Archive for 26 janvier 2009

La phrase du jour

« En revanche de notre point de vue, ce ne sont pas les DRM qui ont étaient l’élément le plus important du désintérêt pour les offres limitées ou illimitées, puisque c’est sur iTunes qu’il y avait des DRM et c’est le service le plus important de tous ».(Bernard Miyet, président du directoire de la SACEM).

Est-ce que ce ne serait pas surtout parce que 1) iTunes Store était la plate-forme offrant les DRM les moins restrictives comparées aux plates-formes comme Windows Play For Sure, et 2) parce qu’iTunes Store est la boutique en ligne la mieux gaulée pour acheter de la musique ?

(Via Yahoo! News)

Microsoft annonce 5.000 licenciements

Via Yahoo! News : Microsoft publie des bénéfices en berne et annonce 5.000 licenciements

Phrase intéressante :
Microsoft est confronté au ralentissement des ventes d’ordinateurs. Selon le cabinet de marketing Gartner, elles n’ont crû que de 1,1% dans le monde au dernier trimestre de 2008 (en glissement annuel), ce qui marque la plus faible progression depuis 2002.

Mais pendant ce temps-là, à Cupertino :

Records historiques pour le chiffre d’affaires et les bénéfices trimestriels d’Apple

Et là on lit :
Au cours du trimestre, Apple a vendu 2 524 000 ordinateurs Macintosh®, ce qui représente 9 % de croissance en volume par rapport au troisième trimestre de l’exercice précédent.

Moralité de l’histoire : les Mac ne sont pas des ordinateurs :-)

Photos de l’investiture de Vous-Savez-Qui

Pas trop mon habitude de parler des élections aux USA et de politique (enfin, pas sur ce blog ;-) ), mais cette série de photos est réellement exceptionnelle. D’ailleurs, n’hésitez pas à aller faire un saut dans les archives de cette partie du site, la plupart des photos sont magnifiques.

(via le toujours indispensable Daring Fireball)

QuickTime 7.6 dispo

QuickTime passe en version 7.6. Et elle corrige un bug très agaçant rencontré chez un client : lors de l’export de Keynote vers QuickTime, la synchro image et son n’était pas conservée. La mise à jour 7.6 sembler corriger le souci. Ouf !

La santé et le Jobs, par Vidberg

Tellement vrai.

À vendre : Adobe CS 3 Standard pour Windows

J’ai en stock un Adobe Creative Suite Standard 3 pour Windows qui cherche un acheteur… Si cela vous intéresse pour vous ou un de vos proches, contactez-moi. Mise à prix : 700€ TTC. En ajoutant la mise à jour vers la CS4, vous pouvez ainsi obtenir cette dernière pour 1416€ TTC, soit près de 30% de réduction sur le prix public TTC de la CS4 ! Attention : comme je ne peux pas fournir de facture sur ce produit (je l’ai eue en cadeau…), il est impossible de procéder à la migration de la version Windows vers la version Mac auprès d’Adobe. Elle ne pourra donc être utilisée que sur un poste Windows.

Contactez-moi par e-mail si vous êtes intéressé.

iWork.com : la pire chose qui pourrait arriver à Microsoft Office ?

Allez, un titre provoc’, pour pas changer, vu que je sais que les commentaire vont affluer suite à ce que je vais déblatérer dans les paragraphes suivants.

J’ai donc pu essayer quelque peu les fonctionnalités « in ze cloud » proposées par le nouveau service iWork.com proposé par Apple. Son objectif est de proposer la visualisation des documents et l’annotation des documents iWork (Pages, Numbers, et Keynote) à travers un simple navigateur Web. Certes, il faut quand même un navigateur récent, mais c’est déjà pas si mal.

Ce qui est très étonnant, c’est que certains commentateurs souhaitent absolument comparer ce service qui sera payant à celui par exemple de Google Docs, qui selon un lecteur de MacGeneration, est gratuit et fait tant de choses en plus : « interactivité avec les lecteurs, droits différents, 7 Go de sauvegarde, visionnable sur tous les navigateurs Mac et PC et GRATUIT ! ).

Bon. Reprenons quand même nos esprits. Certes Google Docs est sympa si on est motivé, qu’on se sent geek dans l’âme, et qu’on a pas envie de faire preuve de trop de créativité. Car avec son choix époustouflant de onze polices, ses 256 couleurs RVB, ses possibilités de mise en page poussées, euh non, poussives, inexistantes… on ne peut pas dire que GoogleDocs se caractérise par des qualités créatives exceptionnelles, ni par des capacités d’innovation délirantes. Comment, des transitions d’objets ou de diapositives dans un document de présentation ? Mais vous n’y pensez pas mon ami ! (*)

Tout ça pour dire qu’il faut revenir parfois un peu sur terre, et réfléchir quelque peu avant de parler trop vite. Pour qu’une comparaison soit valable, il faut comparer ce qui est comparable. Je ne cherche pas à dézinguer illico la solution de Google, mais elle propose à l’heure actuelle des limitations importantes par rapport à une application classique. Dans quelques années, il ne fait aucun doute que les applications Web feront sûrement autant que les applications classiques, mais on en est encore assez loin. Pour le moment, l’intégration entre iLife et iWork est infiniment supérieure à l’intégration entre Google Docs, et, euh, rien en fait.

modele_doc_pagesPrenez par exemple un document standard proposé parmi les modèles de Pages, comme celui ci-contre. Il est impossible de recréer le même document dans GoogleDocs (sauf à y insérer une grosse image faite dans un autre logiciel, OK). Pas aujourd’hui, pas demain, pas avant de nombreux mois/années.
Et c’est là la beauté d’iWork.com : mettre à la disposition de tous ces documents visuellement très poussés à tout le monde, et permettre de les commenter. Là, ce qui est plus impressionnant, c’est comment iWork.com réussit à recréer le même document dans le navigateur quasi sans erreur, en conservant les typos, la mise en page, etc.

Alors, là où ça va paraître dingue, c’est que je pense sincèrement qu’iWork.com peut être suffisamment simple, puissant et percutant pour pousser des entreprises à oublier Microsoft Office, et voici pourquoi.

Durant les présentations Mac@Work, une grande emphase est mise sur la suite iWork (elle constitue en fait le tiers de la présentation). À un moment de la présentation vient alors la grande remarque : « oui, mais moi j’ai besoin de Word pour partager mes documents avec mes clients ». Le besoin est là : partager. iWork.com, c’est le partage. Si on peut partager simplement les documents iWork avec le monde PC, le combat serait donc (au moins en partie) gagné. Et là, d’un seul coup, la stratégie d’Apple apparaît, limpide : pour un quart du prix de Microsoft Office, vous pouvez créer des documents sophistiqués, les publier sur Internet sans quitter votre logiciel, et permettre à vos clients de les commenter… en temps réel ! Vous pouvez rester maitre de vos contenus (vous conservez la version originale), les clients peuvent annoter plutôt que de s’occuper de modifier eux-même les documents… Bien évidemment, cette technique ne pourra pas fonctionner si le client a aussi besoin de modifier les documents en conservant très précisément leur mise en page. Mais c’est une approche qui présente des avantages, puisque l’annotation peut être faite de n’importe où, par n’importe quel ordinateur équipé d’un simple navigateur.

C’est finalement une autre approche de complémentarité web app/web classique : Microsoft pense que la solution du futur revient à construire des applications Web identiques à celles proposées en version desktop (cf Office Live!), et Google pense uniquement au web en tant qu’application (tout est dans le « cloud », et je déteste ce terme). Pour Apple, les applications desktop sont essentielles, mais la diffusion du contenu passe par le web. Et c’est ici la différence majeure entre Google et Apple : Google pense au web comme créateur de contenus et diffuseur. Pour Apple, les applications Desktop créent le contenu, et le Web est un support de diffusion de masse.

Et d’un seul coup, on se dit que finalement, si l’utilisateur d’iWork peut diffuser simplement ses contenus, les partager, les voir annotés, sans qu’il y a besoin de passer par Microsoft Office… Peut-être, peut-être qu’on est au début de quelque chose de nouveau, une nouvelle façon de voir l’échange des documents informatiques sur Mac, dont iWork’09 devient la porte d’entrée, et iWork.com la plaque tournante. Certes, cela sera difficilement applicable dans les très grandes entreprises, mais ça tombe bien, Apple n’a pas fait iWork pour eux, mais pour le marché qui représente près de 98% des entreprises : les PME/PMI, et celles qui auront finalement le plus d’intérêt et facilités à passer à iWork.

Ou peut-être que j’ai tout faux, que je rêve trop, et qu’on continuera à acheter autant MS Office en masse dans les prochaines années. Mais quand même, j’aimerais bien un petit peu avoir raison. Même un tout petit peu… Et d’ailleurs, je pense que je vais passer par iWork.com pour l’échange de mes documents durant les prochains mois. Et on verra dans un an ou deux si j’ai raison. Ou pas.

(*) Et oui, je sais que ce n’est pas essentiel d’avoir des jolies transitions ou effets, mais un bon contenu et un bon présentateur, et qu’avoir trop d’effets spéciaux médiocres peut desservir la présentation. Mais bien utilisé, l’impact ajouté durant la présentation est non négligeable (voir la conférence de MacWorld Expo 2009 par Schiller 2007 par Steve Jobs pour s’en convaincre)

Quand le Figaro écrit sur Jobs

Un petit article dans le Figaro sur : notre gourou à tous. Ben oui, c’est bien connu, dans la salle, lors des conférences, il n’y a que des fans, jamais de journalistes.

Évidemment, l’article prend du plomb dans l’aile quand à son sérieux quand il raconte comment Steve Jobs a convaincu Regis McKenna de venir à la tête d’Apple. C’est John Sculley qui doit être content… Regis McKenna aurait préféré qu’on rappelle qu’il a créé le fameux logo pommé. J’ai cherché aussi d’où venait le capital de 500$ investis dans la création d’Apple, aucune trace… Jamais je n’avais entendu que Steve Jobs était fan de pommes au point que ça soit son aliment favori. Et je suis heureux d’apprendre que l’Apple ][ est un « ordinateur portable » (il fallait juste avoir une grande rallonge). Et évidemment, le raccourci génial : « En 1997, Steve Jobs est rappelé à la tête d’Apple, alors au bord du gouffre. ». Pas un mot sur le rachat d’Apple par NeXT de Next par Apple…

Bref, un bel exemple d’article raté. À lire pour le fun.

(Via MacGe.)

Macworld 09 : mon opinion (et où on parle aussi de mon boulot passionnant de formateur)

buynow_ilifebox20090106Après une conf’ inaugurale de Macworld (oui, je n’ai jamais été fan du mot Keynote pour désigner les keynotes, ah zut), il y a toujours les déçus et les contents. Moi, je fais partie des contents, d’abord parce que je n’ai contractuellement pas le droit de dire du mal d’Apple, ensuite, parce que je ne me fais jamais trop de glands sur la gourmette(*).

Enfin, la meilleure raison pour laquelle c’était à mon avis une bonne soirée est qu’Apple est revenue en force sur les logiciels. Et les logiciels, c’est aussi sa raison de vivre, et une de ses meilleures forces pour faire vendre du Mac.

Prenons d’abord iLife. La suite est toujours livrée en standard sur tous les Mac, ou vendu au prix très doux de 79€. Très doux, car vous avez pour ce tarif une suite logicielle archi-puissante, capable de faire bien plus que la plupart des solutions équivalentes du monde PC, et à l’intégration sans pareille avec Mac OS X et les autres logiciels Apple. iLife fait vendre du Mac. Beaucoup.

Pour essayer de vous en convaincre, je vais vous parler d’une partie de mon travail : la formation. J’en fais pas mal, parfois pour des entreprises, mais également pour les enseignes de ce qu’on appelle le « retail », à savoir les chaînes de boutiques comme Darty, la Fnac, Planet Saturn, et d’autres très bien que j’oublie. Ce sont ces boutiques sur lesquelles certains Mac fans aiment aller taper, pour dire « ils sont nuls, ils ne savent pas vendre du Mac, ils disent n’importe quoi ! ». Et vous savez pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas formés sur le produit. Parce qu’ils ne le connaissent pas. Parce qu’ils n’ont pas le temps d’apprendre les spécificités d’une marque alors qu’il y en a déjà des dizaines d’autres en rayon, que le système est différent, qu’ils ne savent pas que quand on ferme une fenêtre sur Mac, ça ne quitte pas l’application comme sur Windows, etc. Ils doivent apprendre, tout comme nous avons appris un jour face au Mac, pour des raisons diverses et variées (lire à ce titre ce vieux dossier de feu l’ancien Gete.net).

Je vais donc vous expliquer grosso-modo comment se passe aujourd’hui une formation chez un de ces revendeurs. Un formateur (un GG, ou un éminent membre d’Agnosys, ou d’autres personnes très bien aussi) va chez un des dits vendeurs en embarquant un paquet de Mac. Quand je dis paquet, c’est un gros paquet : la dernière fois, c’était environ 18 machines… Ouch. On commence la matinée en se présentant, en demandant à chacun son avis sur le Mac, etc. Déjà, la première chose qui pourra vous surprendre, c’est que ces vendeurs ont souvent eu une expérience positive du Mac, et si ce n’est pas le cas, leur à priori est globalement positif. Ce qui est déjà rassurant pour le formateur que je suis : s’il n’est pas en terrain conquis, il n’est pas non plus sur un terrain miné.

Ensuite, présentation d’Apple, de l’esprit de la société, de la gamme des produits, etc. Grosso-modo, de une à deux heures de présentation.

Puis, c’est… pratique. Cela veut dire quoi ? Chacun a sa machine, et on va lui montrer les bases de Mac OS X, ce qu’il doit savoir montrer pour faire rapidement une présentation percutante, et croyez-moi, les formateurs Apple savent faire des démonstrations très percutantes ! Le but est de faire comprendre que non, le Mac n’est pas plus complexe que Windows, bien au contraire, qu’il a des points forts à faire valoir.

Mais ça, c’est pour la matinée. L’après-midi est consacré à une autre sorte de pratique. Et cela se passe autour… d’iLife. Et oui, notre bonne vieille suite iLife, dont on fait le tour durant près de trois heures. iPhoto, iMovie, iWeb, GarageBand, iDVD… On montre ce qu’on peut faire en quelques clics avec ces logiciels, leurs capacités graphiques, et leur intégration avec les autres composants de Mac OS X. Par exemple, comment on peut récupérer des informations du Carnet d’adresses pour créer un calendrier avec iPhoto. Ou comment monter rapidement un petit film, récupérer les photos d’iPhoto, la musique d’iTunes… avant de tout transférer dans iTunes ou dans YouTube (mot magique !). On crée un site dans iWeb, qu’on remplit avec les éléments des autres logiciels… Et je montre quand j’ai le temps (pas toujours évident) la création d’un podcast avec Garageband, parfois en faisant une sorte de fausse pub, avec effets audio, images récupérées d’iPhoto…

Et vous savez quoi ? Ces trois heures passent à une vitesse incroyable (j’ai rarement le temps de boire un coup entre le début et la fin). Et surtout, je pose à la fin de la formation à mes stagiaires LA question :
« Avez-vous compté le nombre de fois que vous êtes repassé sur le Bureau(**) pour intégrer vos photos dans votre site, ou pour ajouter de la musique sur votre film… ? » La réponse est évidente pour tous : zéro.

Quelle est alors la réaction des stagiaires ? Dans l’ensemble, très, très positive : ils repartent conquis par le Mac, ont bien plus confiance pour le vendre, et surtout, surtout, le prix des Mac eux-même n’est même pas un sujet de débat, car ils ont bien compris que le logiciel inclus est bien plus vendeur, et qu’une simple démo peut convaincre… à partir du moment où on est soi-même convaincant.

C’est en cela que l’arrivée d’iLife 09 est importante : elle conforte la situation d’Apple en temps qu’innovateur logiciel, avec des fonctions aussi impressionnantes que la reconnaissance faciale (un hit assuré en démonstration), des possibilités de montage bien plus poussées sur iMovie 09… Sans oublier la mise à jour plus que bienvenue d’iWork 09, qui donnera également lieu à des démonstrations sûrement très intéressantes (je reviendrai sur iwork.com et son impact sur le monde de l’entreprise dans un futur billet).

Evidemment, la présentation du MacBook Pro 17″ et sa méga-batterie est un bonus non négligeable, mais Apple a clairement raison de mettre en avant ses deux logiciels phare que sont iLife et iWork. Plus encore que Mac OS X, ils sont une des meilleures raisons à passer au Mac. La mise à jour d’un Mac mini, d’un Mac pro ou d’un iMac n’a que peu d’importance pour Apple : les fans sauront attendre (ils râleront juste un peu plus sur les forums). En revanche, faire vendre tous les Mac grâce à iLife et iWork à des nouveaux clients est crucial.

L’année 2009 commence donc fort bien… Et il nous reste encore 359 jours à attendre des nouveautés, miam !

(*)Ahem.
(**) Le terme « Bureau » est quand même encore à cet instant de la formation plus concret pour la plupart d’entre eux que « Finder »…

PS : n’hésitez pas à commander iLife 09, iWork ou votre rutilant MacBook Pro en passant par les liens AppleStore de Gete.Net au préalable ;-)

Tiens, dans Numbers 09…

… il y a désormais un dictionnaire AppleScript.

Donc, Laurent… finis les sarcasmes !

(c’était une super private joke, vous pouvez vous rendormir).