Archive for 22 avril 2011

Silence will fall.

La saison 6 de Doctor Who commence samedi soir. Et ça me fait penser que depuis ce vieil article, je ne vous avais pas reparlé de cette série fantastique (au propre comme au figuré) depuis ce très vieil article. Entretemps, le succès de la série a augmenté y compris en France (je ne compte plus les nouveaux fans autour de moi), et un nouveau docteur a débarqué, le sémillant Matt Smith.

Que dire sur l’évolution de la série ? Et bien, ma foi, qu’il y a eu une vraie rupture dans la saison, avec l’arrivée du génial Steven Moffat 1 à la réalisation. On retrouve son style plus sombre, ses idées plus démoniaques, et une folie qui avait été un peu perdue avec le temps. Il est arrivé avec l’ambition de faire un grand nettoyage dans la série… Et que dire, sinon que c’est gagné sur tous les tableaux ! J’avoue qu’en voyant le nouveau logo, j’étais dubitatif sur cette modernisation, ce style voulu plus moderne. Tout comme j’ai tiqué en voyant la tête du remplaçant de David Tennant : après tout, ce dernier était tellement inspiré dans le rôle du docteur qu’il semblait très difficile de le remplacer2. Et puis c’était quoi ce nouveau compagnon ? OK, Karen Gillan est mignonne, mais pouvait-elle reprendre le rôle si magistralement mené par Catherine Tate durant la saison 4 ? Et le départ de Russel T. Davies n’allait-il pas bouleverser la série, lui qui avait su si efficacement la relancer en 2005 ?

Et bien, il aura fallu environ 10 minutes de l’épisode 1 de la saison 5 (intitulé très astucieusement « The Eleventh Hour ») pour me convaincre que Matt Smith était LE Docteur. Aussi bon, fun et enthousiasmant que le Tennant des débuts 3, il s’affirme en quelques secondes dans cet épisode fantastique, avec la cultissime scène de la cuisine (« You’re Scottish, fry something ! » me fait toujours mourir de rire) avec une jeune Amy réellement douée. Et rapidement, on tombe dans le mystérieux, avec ces « cracks in the wall » qui créeront bien des problèmes durant toute cette saison 5, et une fin d’épisode intelligente qui assure la passation de pouvoir avec panache (les 10 docteurs en succession en vidéo et Eleven qui passe à travers… Superbe). Et Karen Gillan qui remplit son rôle à merveille, épaulée par un autre compagnon, SON compagnon Rory, tout aussi prodigieux (et certain diront même bien plus sympathique qu’Amy… Ils n’auront pas tout à fait tort).

Cette saison aura donc été menée tambour battant sur 13 épisodes, avec par ordre chronologique :

  • The Eleventh Hour : L’arrivée du 11ème docteur provoque le chaos dans la vie d’Amy Pond, et une course contre la montre pour retrouver le « Prisonnier Zéro », un extra-terrestre criminel. Cet épisode est un petit chef-d’oeuvre à lui tout seul.
  • The Beast Below : dans un vaisseau spatial qui serait les restes de l’Angleterre du XXIXe siècle, le Docteur et Amy sont confrontés à des automates mystérieux… Un épisode agréable, sans temps mort.
  • Victory of the Daleks : Appelé en renfort par Winston Churchill, le Docteur découvre son pire ennemi… aidant le royaume britannique !
  • The Time of Angels et Flesh and Stones : le retour des terrifiants Anges Pleureurs, déjà vu dans l’épisode S3E10 (« Blink ») et de la belle et mystérieuse River Song… Deux épisodes juste géniaux.
  • Vampires of Venice : des vampires, à Venise. Un des épisodes que j’aime le moins de cette saison.
  • Amy’s Choice : Amy, Rory et le Docteur se retrouvent coincés dans un étrange village. Ou dans le TARDIS. Mais est-ce que l’un des deux endroits est un rêve… et si oui, lequel ?
  • The Hungry Earth et Cold Blood : deux très bons épisodes où l’on retrouve les Siluriens, des grands classiques parmi les ennemis de la série, euh, classique.
  • Vincent and the Doctor : un épisode MA-GNI-FIQUE et je pèse mes mots. Le Docteur et Amy découvrent un monstre caché dans un tableau de Vincent Van Gogh et décident de le rencontrer. Réellement, un petit chef-d’œuvre.
  • The Lodger : Le vilain petit canard de la saison. Sérieusement, on sent les coupes de budget de la BBC dans cet épisode… Vraiment dommage.
  • The Pandorica Opens / The Big Bang. Le Docteur retrouve River Song et découvre enfin ce qui se passe quand le Pandorica s’ouvre… La première partie est très bien, la deuxième est excellente. Et ce final, mes aïeux !
  • A Christmas Carol : une superbe relecture du classique Noël de Scrooge de Charles Dickens. Acteurs formidables et situations enlevées.

En résumé : une saison dans l’ensemble vraiment excellente, un Matt Smith déjanté et génial, et une saison 6 qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Pari complètement gagné pour Steve Moffat à mes yeux. Ah, j’oubliais : la musique de Murray Gold n’a jamais été aussi bonne. Sérieusement, ça oscille entre du (très bon) John Williams et du Giaccino des grands jours.

Donc… Vivement samedi soir… pour le premier voyage aux États-Unis du Docteur ! En espérant que la série ne s’américanise pas trop et conserve son charme so British. Mais aux premières bandes-annonces, elle serait vraiment effrayante comme il faut.

GERONIMO !

PS : la série sera suivie par un hommage à Elisabeth Sladen, malheureusement décédée le 19 avril. Cette formidable actrice qui a incarné Sarah Jane Smith, l’un des plus célèbres compagnons du Docteur, était extrêmement populaire et a même eu droit à son spin-off, « The Sarah Jane Adventures » (que je vous recommande fortement, même si cette série est fortement marquée « enfants »).

  1. Auteur également de la non moins géniale série Coupling, alias Six Sexy en France
  2. Tout comme il semblait impossible que Tennant remplace Eccleston… Huh huh, la bonne blague.
  3. Il faut l’avouer : à la fin des 4 épisodes spéciaux de 2009, j’étais triste mais aussi un peu content que Tennant se barre.

Parts de marché

Il est donc acté aujourd’hui que puisqu’Apple propose une solution mobile fermée et qu’Android est ouvert (ahem), Apple est forcément condamnée à revivre le scénario des années 1990, et à revivre la même chute aux enfers. Parce qu’il est bien connu que l’histoire se répète, surtout en informatique.

La preuve : Windows Mobile est un succès écrasant aujourd’hui sur le marché des smartphones, Microsoft a écrabouillé tout le monde sur son passage, et il n’y  plus aucune société pour les combattre dans le domaine informatique. Non ? Je me serais trompé ?

Les analystes (et dans une certaine (grande) mesure, les journalistes) aiment à penser que le scénario de Windows il y a 20 ans est celui du succès et qu’il faut qu’Apple ouvre son système pour réussir à battre la concurrence. Quand bien même il y a beaucoup plus d’exemples de sociétés qui ont perdu, puis gagné à nouveau du terrain, alors que la domination de Microsoft via Windows est la véritable exception des technologies numériques.

Apple est devenue en moins de 10 ans l’une des plus grandes entreprises au monde en terme de capitalisation boursière sans pour autant avoir adopté Windows sur toutes ses bécanes 1. Et si on regarde de près, la suprématie de Windows n’a pas été particulièrement ébranlée sur les machines de bureau, où Linux ne perce que très timidement. Alors qu’il est tout aussi « gratuit » qu’Android pour les téléphones portables, non ?

Autre point amusant : continuer d’entendre qu’Apple aurait du licencier Mac OS dès 1985. Alors que le Mac était une architecture totalement différente du PC de l’époque, avec des écrans de bien plus haute résolution, et une ROM matérielle qui comportait la moitié de l’OS, donc un système totalement incompatible avec la technologie PC de l’époque. En 1995, Apple a autorisé des constructeurs à sortir des clones de Mac. Cela a failli la tuer. À la même époque, elle dépendait d’un OS en bout de course et sans aucun successeur (Copland était un fatras sans aucun vrai chef de projet).

De même, comme le rappelle ce billet, il existe de nombreux marchés où il n’y a pas eu de vainqueur bien défini, comme celui des jeux vidéo. Et c’est une très bonne chose : cela évite à chacun de dormir sur ses lauriers, la concurrence étant motrice d’innovation technologique. Dans les années 90, Nintendo dominait le marché jusqu’à l’arrogance, puis s’est prise une claque avec la PS 1 puis 2, Microsoft a débarqué, a dégainé le premier sur le marché des consoles « Next-Gen » avec la Xbox 360, alors que Nintendo revenait comme innovateur avec la DS puis la Wii.

Ce qui a sorti Apple du gouffre, ce n’est pas d’avoir tout abandonné à Windows : c’est de créer des nouvelles machines, de sortir des sentiers balisés, d’innover, de tracer sa voie sans écouter ceux qui avaient forcément raison. Si on avait écouté ces mêmes personnes, un produit comme l’iMac n’aurait jamais pu sortir2 et Apple aurait du prendre une licence de Windows NT 4 dès 1996 tout en enterrant Mac OS. Selon ces mêmes personnes, l’iPod aurait été un échec, et face au BlackBerry, l’iPhone, sans clavier, n’aurait eu aucun succès. Quand à l’iPad, c’est un gros iPod touch, personne ne veut utiliser ça pour remplacer son ordinateur.3

À vrai dire, je trouve presque cette volonté d’uniformisation des pensées (« allez tous vers Android ! » après « Allez tous vers Windows ! ») presque inquiétante. Comme si il fallait absolument qu’il n’y ait qu’UNE solution universelle dirigée par UNE compagnie. Alors qu’on a très bien vu ce qui se passait quand une seule compagnie faisait la pluie et le beau temps, et en particulier le frein à l’innovation que cela devenait…

Donc : la concurrence d’Android est bonne. Mais la disparition de toutes les plate-formes ne serait pas une bonne chose. Mettre tous les pouvoirs dans les mains d’une seule société qui en a déjà beaucoup ne serait peut-être pas une bonne idée… Que cette société soit Google ou Apple.

  1. Certes, on peut installer Windows sur un Mac, mais ce n’est pas l’élément déclencheur qui a permis aux ventes de Mac d’accélérer depuis quelques années. L’arrivée de Mac OS X et d’iLife ont été les deux événements les plus significatifs à mon goût
  2. « Pas de lecteur de disquettes ! Pas de SCSI ! USB, mais c’est quoi ça ! »
  3. Quand bien même Apple a bien expliqué qu’il s’agissait d’un produit entre l’iPhone et le Mac.

Disques Samsung Ecogreen, attention

Petit message si vous envisagez d’acheter un disque dur Samsung Ecogreen : j’ai rencontré le même souci sur DEUX disques Ecogreen 1,5 To (modèle HD154UI). Le symptôme : on branche le disque dans un Mac Pro (modèle 2009), et au bout de quelques heures, le disque disparaît se déconnecte tout seul (logiquement hein, pas physiquement évidemment) et disparaît complètement de la chaîne SATA (invisible dans Utilitaire de disques), obligeant à un reboot (qui ne se fait d’ailleurs pas correctement).

En changeant le disque d’emplacement SATA, le problème survient à nouveau pour le même disque. J’ai fait échanger un disque auprès de Samsung (qui ne fait évidemment pas cadeau des frais de port en Hollande, grrrrr) mais un autre disque a déclenché exactement le même problème. Et une recherche sur le forum d’Apple dévoile des témoignages similaires avec le même modèle. Comme Samsung est très fier d’annoncer qu’ils ne proposent pas de mise à jour de firmware pour leurs disques, on supposera donc que les disques sont définitivement défectueux.

Préférez donc un autre modèle, voire une autre marque de disque si vous ne voulez pas voir vos données disparaître comme par magie…