Archive for 24 mai 2011

Et si Apple devenait opérateur mobile ?

C’est la question que pose Matthew Panzarino sur son blog. Et bien plus que la rumeur de télévision Apple qui occupe certains esprits, je me demande si celle-ci n’est pas finalement bien plus crédible.

La première question qui vient en effet à l’esprit par rapport aux colossales réserves de cash d’Apple, c’est : pourquoi accumuler autant si ce n’est pour faire des réserves pour racheter un opérateur mobile OU construire son propre réseau ? La question, incongrue il y a quelques années, ne serait pas finalement si idiote. Regardons de plus près : depuis des années, les opérateurs ont imposé leur loi aux fabricants de mobiles : placement de logo, applications préembarquées, fonctionnalités, design… étaient en réalité pilotés par les opérateurs, pas par le constructeur. Avec l’iPhone, Apple a changé complètement la donne en proposant un appareil pour lequel les opérateurs devenaient juste des fournisseurs de tuyaux.

Manque de bol, ça ne leur plait pas. L’inénarrable Stéphane Richard expliquait ces dernières heures qu’il ne comprenait pas pourquoi Apple ne voulait pas pré-installer l’applications d’Orange sur son téléphone plutôt que d’obliger les utilisateurs à les télécharger en boutique [[1. Au passage, bravo à Stéphane Richard qui n’hésite pas à essayer de se faire mousser en parlant du prochain iPhone.. J’aurais bien une réponse, mais elle serait considérée comme vulgaire, donc contentons-nous de dire que les applications proposées par les opérateurs ne sont pas vraiment au top de ce qu’on peut trouver sur iOS, et qu’elles dégraderaient l’expérience utilisateur, commune à tous les utilisateurs d’iPhone dans le monde.

Ce que les opérateurs ne veulent surtout pas comprendre – ou plutôt comprennent parfaitement mais ne veulent surtout pas mettre en place – est que leur rôle est finalement très, très bête : on leur demande juste de fournir des tuyaux et de laisser passer des données dedans. En clair : de faire leur métier. Mais ça ne leur plait pas aux opérateurs : c’est qu’avec l’avénement de TCP/IP sur les mobiles, ils voient poindre le pire de leurs cauchemars : un monde où ils ne pourraient plus facturer des tarifs exorbitants pour des données aussi simples que des SMS. À ce propos, connaissez-vous le coût réel au mega-octet d’un SMS ? Lisez, c’est édifiant. Pire encore, la voix transite par TCP/IP, rendant obsolète leur mode de facturation à l’heure des communications. Un forfait Apple vraiment illimité, à 30€ par mois communications et SMS/MMS inclus, qui vote pour ?

Mais pour le moment, les opérateurs ont encore un moyen de réplique : la facturation du Mo transféré. Quand l’iPhone a débarqué, les opérateurs (Orange en tête) étaient plutôt confiants : l’iPhone était un appareil novateur, puissant, mais se reposant uniquement sur ses quelques applications d’origine. Rien de trop méchant. Manque de bol : avec l’App Store et l’iPhone 3G, le public a commencé à utiliser réellement le réseau et à le soumettre à des tensions finalement très prévisibles. L’opération a été finalement très simple : transformer les forfaits illimités en… pas-tout-à-fait illimités. En clair : tu as un forfait illimité, mais à 1 Go/mois, sinon ben tu apprends ce que le mot escargot du réseau veut dire.

Pire encore : lorsque l’iPad est annoncé, Apple annonce également un nouveau modèle de facturation de la 3G à l’utilisation, avec l’achat d’un forfait directement à travers l’interface de l’iPad. Aux États-Unis, le tarif est raisonnable, mais quid de la France ? Et bien, les opérateurs ont juste décidé de proposer des abonnements hors de prix (40€ par mois pour un iPad, avec limite à 2 Go ? Sériously, guys ?).

Et puis, il y a les petites mesquineries. Enfin, petites… Perso, j’ai toujours en travers de la gorge le racket (il n’y a pas d’autre mot) des opérateurs qui imposent un abonnement supplémentaire pour utiliser un iPhone en mode modem ou point de partage Internet sans fil. On paye des abonnements avec un Go de consommation par mois, mais on doit payer beaucoup plus cher parce que les octets viennent de et vont vers mon ordinateur plutôt que mon iPhone ? Prenons un cas simple : je télécharge une appli sur l’App Store à partir de mon iPhone 4. Rien ne m’est facturé en plus. Je décide de télécharger la MÊME appli à partir d’iTunes sur mon Mac, et Orange me prélève 10€ par mois pour avoir ce privilège ??? Où est la logique ?

C’est bien connu : Steve Jobs déteste les opérateurs téléphoniques. Il doit clairement penser que la beauté de ses appareils est sérieusement endommagée par leur côté rapiat. Mais je ne serai pas surpris que d’ici cinq ans, Apple se soit lancé d’une façon ou d’une autre dans la création d’un réseau ou le rachat d’un opérateur téléphonique après être devenu MVNO. Travail de longue haleine ? Complètement. Dangereux ? Également. Culotté ? Certainement. Mais ça serait finalement une telle rupture avec les opérateurs classiques et leur fâcheuse tendance à prendre les clients pour des pigeons qu’un tel effort pourrait devenir indispensable pour Apple, qui proposerait alors une solution complète de télécommunication, efficace et à tarif agressif.

Bien sûr, ce serait une tâche de longue haleine, colossale, remplie d’épines, dont la compliquée passation de pouvoir entre les opérateurs classiques et Apple. Mais d’un autre côté, Apple n’était sensée avoir aucune chance sur le marché de la téléphonie il y a quatre ans… We’ve come a long way, baby.

Apple, opérateur téléphonique, ça ne sera donc pas pour demain. Mais je suis sûr que du côté de Cupertino, ça doit pas mal cogiter dans ce sens… Et je suis quasiment sûr que le réseau téléphonique d’Apple pourrait arriver bien avant une TV Apple.

Les paris sont ouverts.

Mieux gérer les autorisations de contrôle à distance avec Apple Remote Desktop

Apple Remote Desktop est une application hyper puissante pour contrôler un ou plusieurs Mac. Elle mériterait presque un bouquin entier (ne rêvez pas). Cependant, j’ai eu une fois une requête un peu particulière d’un client : il souhaitait pouvoir contrôler les postes pour effectuer des tâches comme les mises à jour, envoyer des commandes Unix ou autres tâches d’administration, mais demander l’autorisation pour toute demande de contrôle visuel à distance d’un poste client. En clair : si l’administrateur souhaite contrôler le poste, il doit au préalable en faire la demande à l’utilisateur.

Il s’avère que c’est faisable, mais à condition de bien configurer les options de gestion à distance de Mac OS X. Pour cela, il faut déjà avoir un compte d’administrateur sur le poste client, puis ;

  1. Dans la préférence Système Partage, cliquez sur Gestion à distance.
  2. Cliquez sur Réglages de l’ordinateur.
  3. Cochez la case L’autorisation de contrôle de l’écran peut être demandée par quiconque.
  4. Cliquez sur OK.
  5. Maintenant, cliquez sur Uniquement ces utilisateurs.
  6. Ajoutez un compte d’administrateur en cliquant sur le bouton +.
  7. Double-cliquez sur le compte, puis appuyez sur la touche Option et cliquez sur une des cases : toutes les cases sont cochées, magie1 !
  8. Décochez la case Observer.
  9. Validez avec OK.

Bien ! Maintenant, si vous ajoutez le poste dans Apple Remote Desktop à l’aide de ce compte d’administrateur, vous constaterez que vous pouvez effectuer les tâches d’administration sans difficulté. Mais si vous essayez d’observer le poste ou de le contrôler, il vous sera demandé de confirmer la demande. Si vous confirmez, l’utilisateur recevra alors un message d’alerte pour confirmer la prise de contrôle :

Notez que si vous n’utilisez pas Remote Desktop mais avec Partage d’écran, ça marche pareil : au moment de l’authentification, vous aurez droit à ce joli message.

Cliquez sur En demandant l’autorisation, et hop, le dialogue s’affiche côté client. Notez que si vous tentez alors de vous connecter avec un login et mot de passe d’administrateur, la demande sera (à juste titre) rejetée.

Alors, elle est pas belle la vie ? ©Michel Elias

  1. Rien que pour cette astuce, vous devriez ENCORE me remercier.

Conférences Apple’s Day : le Mac et iOS en entreprise [MàJ]

Je donnerai deux TROIS conférences le samedi 28 mai à l’Epita / Epitech / Etna (rayez les mentions inutiles) à l’occasion de l’Apple’s Day.

Les sujets que j’aborderai :

  • 14h00 : Intégrez vos Mac dans votre environnement informatique en un temps record
  • 16h00 : Découvrez comment intégrer iPhone et iPad dans votre entreprise
  • 17H30 : Mac OS X et la virtualisation

Ces conférences sont gratuites. Tout se passera sur le campus d’EPITA (24 rue Pasteur, Le Kremlin-Bicêtre).

Pour assister obtenir votre invitation, n’oubliez surtout pas de vous inscrire en ligne.

Et si vous souhaitez faire dédicacer vos exemplaires de À la découverte de son iPad, Leopard Efficace ou Snow Leopard Efficace, n’hésitez pas à faire un saut :)

Pourquoi ne pas (toujours) tuer les apps sur iOS

Mon copain Jean-Christophe Courte vient de publier un article (après une looooooooongue discussion sur Twitter) à propos de la nécessité de tuer les apps sur iOS toutes les 24 heures. Dans la majorité des cas, je suis d’accord avec ses astuces, mais pas dans ce cas précis.

L’idée communément admise est qu’avec iOS4, Apple a enfin autorisé le multitâche sur l’iPhone, l’iPad et l’iPod touch. C’est évidemment inexact : iOS gère le multitâche préemptif depuis ses débuts au niveau du noyau. Vous vous souvenez ? « iPhone runs OS X… » (à 3:55)

Ce qu’Apple a permis à partir  d’iOS4 est une gestion plus poussée du multitâche et ouverte aux développeurs, par exemple pour mettre une application sonore autre que l’iPod en arrière-plan. Dans le même temps, Apple a ajouté une possibilité de contrôle par l’utilisateur des taches à l’aide d’un gestionnaire de tâches, que l’on révèle par une double pression 1

Comme l’explique très bien Jean-Christophe, on peut aussi depuis iOS tuer des applications. Mais je pense que cette fonction est très souvent mal utilisée. Je vois souvent des utilisateurs penser qu’il FAUT quitter les apps après utilisation ou qu’il faut tout quitter régulièrement.

Comme sur un ordinateur quoi. Mais l’iPad et l’iPhone ne sont pas des ordinateurs comme les autres. C’est bien là tout le problème ! Nous avons été habitués à exploiter des gestionnaires de taches, ajoutant une couche de complexité à leur exploitation. Avec iOS, Apple a proposé une nouvelle façon de gérer ses applis : de ne pas les gérer. Pas d’histoire de RAM à gérer, d’applis à quitter, et soyons honnête : dans 99,999% des cas, iOS gère ça très bien. La preuve : vous pouvez lancer sans vous poser de questions un nombre quasiment illimité d’apps, et l’OS ne ralentit pas et n’affiche jamais d’alerte de manque de mémoire. Mais comment fait-il ?

Tout simplement en tuant les processus inutilisés depuis longtemps. Lorsqu’une app est inutilisée, iOS va simplement la figer et écrire toutes ses données dans la mémoire de l’appareil. Mais là où un OS classique doit écrire les données sur un disque dur très lent, iOS écrit sur de la mémoire flash beaucoup plus rapide. L’opération est invisible pour l’utilisateur. Que la tache soit relancée à partir du disque ou de la RAM fait finalement peu de différence. D’ailleurs, vous pouvez faire le test : lancez toutes les apps de votre iPad. Il ne râle jamais que le système manque de mémoire2.

Du coup, pratiquement pas besoin de gestionnaire de taches pour gérer la mémoire de l’appareil. Mais alors, à quoi sert-il ? Je lui vois plusieurs intérêts, mais en tant qu’utilisateur avancé :

– Il donne accès à la liste des apps récemment utilisées. En cela, je le considère beaucoup plus proche des Éléments récents du menu Pomme ou du Dock de Mac OS X. C’est pratique pour naviguer entre les quelques dernières apps lancées. C’est à mon goût le point le plus intéressant de ce gestionnaire de tâches.
– Éventuellement à tuer une tache qui poserait problème. Personnellement, j’ai UN cas avec UNE app bien ciblée : Tom-Tom, qui continue de faire tourner à fond le GPS si on s’arrête un peu avant la destination. Et là l’iPhone continue de chauffer, chauffer (ça bouffe une puce GPS), et 2 heures plus tard, plus de batterie. Donc, je tue Tom-Tom systématiquement à l’arrivée.
-Une application (dé)bloque. Si elle ne répond pas et bloque les autres, autant la quitter.

JCC a rencontré un autre cas qui l’obligerait à quitter toutes les apps : un bug logiciel qui bloque alors la synchronisation avec iTunes. Mais personnellement je n’ai jamais rencontré ce problème et je ne relance jamais mes apps. Je ne dis pas que le problème n’existe pas, juste que ce comportement ne devrait pas arriver et n’arrive majoritairement pas. Ça serait plutôt une application particulière qui pourrait poser ce problème de synchronisation… Et le problème pourrait être corrigé quand l’application problématique est détectée, le problème remonté  et le bug éliminé.

À mon goût, quitter toutes les applications sous iOS revient un peu à reconstruire le bureau sous Mac OS 9 ou à réparer les autorisations sous Mac OS X : Ça peut réparer temporairement certaines erreurs, mais on le conseille un peu trop souvent, alors qu’il est souvent plus intéressant sur le long terme de comprendre pourquoi ce problème se déclenche3.

Mon conseil, donc : ne quittez pas les apps sans raison. Lassez iOS faire son boulot : après tout, dans la plupart des cas, il l’a très bien fait jusqu’à iOS 4. Et seulement si vous rencontrez un problème, envisagez de quitter certaines apps.

Pour reprendre une pub célèbre : ne passons pas à côté des choses simples.

Lire aussi sur ce blog et un peu sur le même sujet : Le point faible d’Apple…

  1. Pas un double-clic (réservé à la souris) ou un double-tap (pour la partie tactile de l’appareil).
  2. À contrario, la PlayBook de RIM utilise une méthode originale (ahem) : quand une app manque de mémoire, les coins se mettent à émettre une pulsation rouge. Si vous trouvez ça naturel, je ne comprends pas.
  3. Un peu comme si je vous conseillais de rajouter de l’essence dans votre voiture si elle ne démarre que le réservoir rempli à moitié : la solution serait de le remplir un peu plus, mais il serait quand même plus pratique et économique de comprendre pourquoi vous ne pouvez pas démarrer avec seulement un quart du réservoir).

Retarder le lancement d’une impression sous Mac OS X

Une petite astuce qu’on a souvent tendance à oublier, alors qu’elle est parfois fort pratique…

Il m’arrive (trop) souvent de travailler tard, et de parfois avoir besoin d’imprimer un document pour le lendemain matin. Problème : mon imprimante laser fait pas mal de bruit,et les chambres de la famille pas très loin du bureau. Pas forcément très agréable de lancer une impression à minuit et d’avoir l’impression de réveiller toute la maisonnée…

L’astuce consiste donc à lancer une impression en différé. Pour cela, rien de plus simple : après avoir affiché le dialogue d’impression de votre imprimante, cliquez sur le menu portant le nom de l’application (celui en bas à gauche).


Maintenant, cliquez sur Programmateur.

Cliquez sur le bouton À, et tapez l’heure d’impression. Si vous tapez 09:00 alors qu’il est 22h, l’impression aura lieu évidemment le lendemain matin. Cliquez enfin sur Imprimer.

Voilà ! L’impression est partie dans la file d’attente, et sera lancée demain matin. Et si vous voulez gagner du temps, créez un préréglage en cliquant sur le menu éponyme.

Mon Mac & Moi : Pages, Numbers et Keynote sur iBooks Store

Agnosys, Centre de Formation Officiel Apple, sort en format iBooks (donc lisible sur iPad, iPhone et iPod touch) le livre Mon Mac & Moi :  iWork’ 09 (que j’avais rédigé en 2009) sur sous la forme de trois opus consacrés à Pages, Numbers et Keynote. Chaque livre est disponible au format iBooks à partir de l’iBooks Store (cherchez Mon Mac & Moi) et au tarif absolument incroyable de 4,99€. Moi je dis, à ce prix-là, il faut prendre les trois…

Améliorer sa signature dans les mails

L’e-mail est un outil indispensable désormais, mais je suis toujours aussi effaré sur le peu de gens qui savent utiliser efficacement la signature dans leur logiciel de messagerie. Pire, parfois, la signature est tellement mal utilisée qu’elle risque de donner de vous une image pas forcément positive… Voici donc quelques conseils pour faire une signature qui donnera un sourire Émail diamant à vos correspondants.

  1. Commencez votre signature par « ––  » (tiret tiret espace). Cette combinaison de deux tirets suivis d’une espace est détectée par certains logiciels, qui élimineront automatiquement la signature lors de l’utilisation de leur fonction Répondre. Fort pratique. Malheureusement, Mail dans Mac OS X ne gère pas correctement ce séparateur, alors qu’Entourage, oui… BOUH APPLE !!!
  2. Évitez les signatures trop longues. Inutile de laisser votre CV dans la signature. Conservez les informations vraiment utiles : votre prénom et nom, fonction,  nom de votre entreprise, votre adresse, site web, numéro de téléphone… Éventuellement, votre compte Twitter, votre adresse MSN, etc. Pas utile de mettre de citation philosophique, ou de lien vers vos photos de vacances. Sur Usenet, la règle voulait que les signatures fassent moins de 4 lignes, et moins de 72 caractères par ligne. C’était dans la plupart des cas très suffisant.
  3. Mettez plus d’informations sur une seule ligne. Et séparez les informations avec le signe |. Par exemple :
    Web : http://www.gete.net | Twitter : http://twitter.com/ggete | Blog : http://blog.gete.net
  4. Ne faites pas de mail-art. Dessiner un logo Star Wars était super joli et original quand on surfait sur AOL en 1994. Depuis, le monde a évolué. En bien. Je vous assure.
  5. Ne mettez pas ces informations pertinentes directement dans une image. Pourquoi ? Tout simplement parce que les logiciels de mail sont de nos jours capables de détecter directement ces informations et permettre d’ajouter directement vos informations dans leur carnet d’adresse en un clic. En intégrant ces infos dans une image, vous les forcez à devoir recopier les informations à la main. Ce qui est particulièrement agaçant. Si si. Enfin, les images pèsent beaucoup plus lourd que du texte. Quand je suis connecté en EDGE et que je dois attendre qu’une image s’affiche pour lire un mail, j’ai juste envie de pendre l’expéditeur avec un câble SCSI.
  6. Ne mettez pas votre portrait dans votre signature. Je vais vous faire une confidence : vous n’êtes pas si beau que ça. Et si vous voulez vraiment montrer votre beau visage : faites un blog. C’est encore meilleur pour l’ego. Enfin, dites-vous que chaque image transférée, c’est de la bande passante consommée inutilement et de l’espace inutilement occupé sur les disques durs de vos correspondants.
  7. Si vous voulez vraiment mettre une image en signature, OPTIMISEZ-LA. Pas plus de 20 ko (et encore, c’est 20 ko de trop). Et testez les formats : certaines images passent mieux en PNG ou en GIF qu’en JPEG.
  8. Ne rajoutez pas d’avertissement sur la politique de gestion des e-mails (ou « disclaimer ». Manque de bol, pleins d’entreprises se sentent obligées de rajouter un blob de texte sur chaque e-mail envoyé pour indiquer leur politique de gestion des e-mails… alors que rien ne vous oblige à le faire, et que ça ne vous protège pas ni votre destinataire de quoi que ce soit pour autant. Par contre, ça a un effet très désagréable : comme les gens, naturellement feignants, ne nettoient pas leurs réponses avant de les envoyer, on a droit à des disclaimers qui prennent 200 lignes. Pour une réponse qui en fait 2. Insupportable. Le plus simple donc : oubliez ce qu’on vous a dit, et virez ce disclaimer qui ne sert à rien. Si votre patron vous explique qu’il faut le mettre pour vous protéger, faites-le lire ce blog. Et passez au Pôle Emploi pour avoir paumé votre emploi à force de lire ce site plutôt que de bosser.
  9. Formatez correctement votre adresse. Ne serait-ce que pour faire plaisir à vos correspondants qui utilisent un logiciel comme Mail, qui a le bon goût de détecter automatiquement les adresses dans les messages. Vous pouvez même améliorer l’ordinaire pour vos correspondants. Par exemple, ajoutez Bureau : devant votre numéro de téléphone pro, et Mail le rajoutera automatiquement dans la fiche du contact à la catégorie Travail. Juste magique.

    Mail gère la détection des adresses dans les signatures de façon très efficace.

  10. Évitez les signatures en HTML. L’avantage du texte brut, c’est qu’il est lisible par n’importe qui, alors que le HTML ne passe pas partout. Alors certes, votre signature sera un poil moins jolie, mais honnêtement, ça ne fascinera que vous (ou pire : auprès d’un public plus au courant des technologies, de vous faire passer pour un ringard). Restez simple, tout le monde vous en remerciera.
  11. N’intégrez pas de V-Card dans votre signature. Le format vCard est fort pratique pour transférer ses coordonnées. Mais la mettre dans votre signature est une supra-mauvaise idée. Est-ce que lorsque vous voyez vos collègues de bureau, vous leur donnez une carte de visite à chaque fois que vous leur parlez ? Intégrer votre vCard dans votre signature est tout aussi idiot (et ça consomme de la bande passante pour rien). Insérez votre vCard dans un mail en PJ lors de votre premier échange avec un client/prospect/ami/extra-terrestre, et c’est tout.
  12. Ne mettez pas 36 adresses e-mails ou 10 types de messagerie instantanée ou solution VOIP. Une adresse e-mail, votre identifiant Skype ou AIM, ça suffit. Et encore, si vous acceptez qu’on vous contacte par ces moyens.
  13. Utilisez plusieurs signatures. Quand je réponds sur une liste de discussion, j’utilise une signature sans mon numéro de téléphone : cette information n’est pas pertinente. Quand je réponds à des courriers privés, j’utilise une signature moins informelle.
  14. Attention aux citations. Mettre une citation peut être considéré comme amusant. Mais certaines citations peuvent ne pas faire rire votre destinataire… Réservez-les éventuellement aux forums ou listes de discussion.
  15. Oui, vous pouvez vous faire un (petit) peu de pub. Je réserve dans ma signature une ligne pour indiquer la sortie d’un nouveau livre, par exemple. C’est à mon goût toujours intéressant de voir qu’il y a de l’activité chez un correspondant professionnel. Par contre, pas la peine d’y joindre le PDF de 12 Mo…
  16. Testez votre signature. Envoyez quelques mails, et recevez-les sous différentes formes et clients. Si vous êtes sur Mac, envoyez un mail vers un PC. Le tout étant d’éviter les mauvaises surprises d’interprétation de la signature par chaque logiciel.

Ces règles vous semblent compliquées ? Ou arbitraires ? Il s’agit juste de règles de bon sens. Lorsque vous communiquez avec des professionnels, la signature imprime votre marque : vous êtes aussi jugé sur cet aspect de votre communication. Est-ce que vous enverriez un CV rédigé en Comic Sans avec des dégradés arc-en-ciel et du Word Art juste parce que vous pouvez le faire ? Personnellement, quand je reçois une signature qui me fait mal aux yeux, ça ne me donne pas forcément envie d’aller plus loin, c’est comme les mauvais PowerPoint chers à Garr Reynolds ou Phil Waknell. Ce dernier a d’ailleurs écrit un très bon billet (en anglais) intitulé First impressions Last. La signature de vos mails fait partie de cette première impression. Autant limiter les risques et rester simple et efficace. Simple is beautiful.

Critique ciné : Thor

Attention : cette critique n’a pas pour d’autre but que de permettre  quelques jeux de mots foireux. Vous aurez été prévenus. Ah, et il y a aussi des SPOILERS.

Thor est un film que j’attendais peu. D’abord, parce que ce n’était pas un super-héros que je trouvais parmi les plus intéressants de la galaxie Marvel, ensuite parce que les premières bandes-annonces ou photos ne donnaient pas spécialement envie, et je me disais donc : « Mjolnir’ait peut-être pas le voir ce film-là ». Pourtant, j’avais quand même envie de le voir, puisqu’il s’agit d’une nouvelle étape avant l’arrivée du très attendu Avengers prévu pour 2012. Donc, direction le ciné vendredi soir.

Et dans l’ensemble, j’ai été assez agréablement surpris. Asgard’ très bien ce film.

Certes, le scénario est assez simple : Thor, fils d’Odin prétentieux et bagarreur, est banni du royaume d’Asgard et renvoyé sur Terre par son papounet après avoir fait une grooooooooosse bêtise qui est en fait indirectement causée par Loki, son frangin. Lequel Loki met en place un plan machiavélique pour récupérer le trône, profitant du fait que Thor est bloqué sur Terre. Heureusement, Thor est récupéré par la reine Amidala… euh, une archéologiste et ses collègues, et devra essayer de retrouver ses pouvoirs en récupérant son marteau, Mjolnir donc, coincé dans le Bricorama local sous la garde du SHIELD, retourner à Asgard pour réparer le lifting de Loki (très bien joué par Gad El Maleh (quoi non c’est pas lui ? )) et éventuellement revenir sur Terre bosser à la Poste [1]., parce que quand même, Nathalie Portman elle est quand même loin d’être moche et Thor nade yeux que pour elle. Et c’est ainsi, d’ailleurs, que se termina Thor.

(Bon, mon résumé est un peu Thor-du, je l’avoue.)

Tout ça pour dire que j’ai bien aimé Thor. Le personnage est plutôt bien joué par Chris Hemsworth, qui gagne en humanité au fur et à mesure du film, les motivations de Loki sont un chouïa plus complexe qu’on aurait pu croire, l’humour est bien présent et plutôt bien trouvé dans l’ensemble, et le temps ne s’écoule pas trop lentement. Du côté des défauts, on pourrait citer des scènes d’actions trop rares et manquant quelque peu d’enjeu et floutées par cette PUTAIN D 3D QUI NE SERT À RIEN. Le combat contre le Destructeur est en particulier un peu raté à mon goût : il s’agit normalement d’un des personnages les plus puissants de  l’univers Marvel, et il est détruit en moins de 2 minutes par Thor ? Quelle fainéantise. Il faut dire que situer l’action dans un désert, ça limite les interactions avec les décors, du coup, Thor n’aura pas trop l’occasion de montrer son iiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnncroyable potentiel. Dommage, car quand il y va vraiment fort, Thor tue, et il n’y a finalement que peu de films de super-héros que Thor pille.

Sur ce, et pour ne pas entamer le peu de crédibilité qu’il me reste, j’arrête les critiques ciné. Jusqu’à Captain America, évidemment.

  1. On oublie souvent que sur Asgard, Thor est facteur.

Nouvel iMac : le SSD qui fait mal [MàJ]

J’attendais avec impatience l’annonce des nouveaux iMac, non pas pour moi, mais pour certains de mes clients qui sont pas loin de renouveller leur parc. Dans l’ensemble, cette génération est bien plus intéressante que l’ancienne, mais je suis un peu déçu par un point : l’option SSD.

En effet, autant sur le MacBook Air, Apple est allé à fond sur le SSD avec le succès qu’on connaît, autant sur l’iMac, elle reste très conservatrice : gros disque dur, et SSD en option, mais pas sur tous les modèles.

Déjà, l’option SSD n’est pas disponible pour le modèle 21,5″ d’entrée de gamme, qui est pourtant exactement le même que le deuxième modèle. Donc, si vous voulez le SSD, c’est 300€ de plus.

Mais pire : la seule option SSD est un modèle 256 Go, facturé la bagatelle de 500€. Même s’il est vrai qu’on est plutôt dans la fourchette basse du prix du SSD (certains modèles haut-de-gamme tapent dans les 1300€), j’aurais apprécié un modèle avec moins de capacité, genre 128 Go, en complément du SSD, tout en gardant l’option du disque 1 To.

Résumons, donc : si vous voulez le SSD en complément du disque 1 To, il vous en coûte donc 600€ (SSD 500€, DD 100€)… qui s’ajoutent aux 300€ du deuxième modèle d’iMac. Soit le SSD additionnel à 900€. OUCH. Évidemment, on pourra penser (certainement à raison) que le but est justement de pousser à l’upgrade, et c’est bien dommage : le tarif va refroidir plus d’un client potentiel, alors qu’Apple pourrait se poser en leader de la révolution du SSD avec un SSD à bas prix.

D’un autre côté… Je me demande si l’idée n’est pas justement d’éviter que le client achète cette option en masse, car elle pose un problème de complexité liée à la taille actuelle des SSD et à leur coût. Explications : un SSD ne permet pas de stocker autant de données qu’un disque dur pour des raisons de coût de production[1]. Or, avec les besoins actuels en stockage de donnée, le SSD pose problème par ses faibles capacités, sauf à y mettre le prix fort. L’ajout d’un deuxième disque dur classique de grosse capacité permet de réduire fortement ce problème, mais au prix d’une complexité plus grande pour l’utilisateur, car si ses données sont stockées sur le SSD, il faut ensuite régulièrement les copier sur le disque dur. Perte de temps, et d’énormes complications.

Il faudrait donc, comme le précise @DanDuGeek du Journal du Lapin, qu’Apple propose une meilleure gestion du couple SSD + disque dur. L’idéal serait que l’Assistant Réglages proposé au démarrage ou l’Assistant de migration propose de migrer automatiquement et de façon transparente les données les plus sensibles et lourdes, à savoir le plus souvent les dossiers Musique, Vidéo et Images du dossier de départ de l’utilisateur. Une option permettrait ainsi de déplacer dès la migration de l’utilisateur toutes ses données « lourdes » et ayant moins besoin du SSD vers le disque dur. On pourrait même imaginer une option encore plus transparent : un système de fichier (un HFS++ ?) qui saurait gérer correctement un JBOD[2] et répartirait intelligemment les données en fonction de leur type. Un seul volume à gérer par l’utilisateur, mais l’avantage des deux disques. Beaucoup plus compliqué à créer et à gérer, évidemment… et peut-être pas si intéressant si l’on considère que nous sommes dans une phase de migration vers le SSD.

[MàJ] Une autre piste très intéressant a été soulevée : l’utilisation d’une nouvelle technologie Smart Response made in Intel qui permettrait d’utiliser le SSD comme super-cache du disque dur. Plus de détails chez MacGe. Et merci à @jmarc ;-) ).

En attendant, si vous souhaitez prendre un iMac avec SSD, il faudra donc sortir le chéquier… Le marketing d’Apple a encore bien joué !

  1. n’attendez pas la parité du coût disque dur / SSD avant 18 mois, dixit les constructeurs.
  2. Just a Bunch of Disk, un lot de disques agrégés, en somme.

Utiliser le nouveau calendrier MobileMe avec iOS 3

L’ami MacBrains du site éponyme s’est plaint ce soir d’un problème important : désormais, Apple force la migration des calendriers MobileMe vers un nouveau système. Las, ce nouveau système ne permet de récupérer les calendriers qu’à partir d’iOS 4, ce qui met sur la (multi)touche[1] le magnifique iPhone 3G de notre hélvète ami.

Sauf qu’en fait… ça marche très bien. Pour accéder à son calendrier après migration, il suffit de configurer le compte ainsi sur votre iPhone :

  • Lancez l’application Réglages.
  • Tapez Mail, Contacts, Calendriers.
  • Tapez Ajouter un compte.
  • Là, ne tapez PAS sur MobileMe, mais sur Autre.
  • Tapez Ajouter un compte CalDAV.
  • Renseignez les informations de la façon suivante :
    • Serveur : cal.me.com
    • Nom d’utilisateur : votre identifiant MobileMe, sans @me.com.
    • Mot de passe : le mot de passe de votre compte MobileMe.
    • Description : ce que vous voulez.
  • Tapez Suivant.

Le compte est ajouté, et utilisable sur votre « vieil » iPhone. Cette astuce a été testée sous iOS 3.1.3 et un iPhone 2G.

On dit merci qui ?

PS : chez David, pour les petites coupures, tu les laisses sur le compte en Suisse, comdab. Merci.

  1. AH AH AH.