Archive for 27 avril 2012

Un service de compteur de signes, mots et paragraphes (10.6 et 10.7)

[MàJ] Ajout de la compatibilité avec Snow Leopard.  Merci à Didier Lazzarollo pour son correctif :-) Vous pouvez le télécharger à nouveau ici.

J’avais développé il y a longtemps un AppleScript pour Quark XPress permettant de facilement compter les signes d’un document, ainsi que le nombre de mots et de paragraphes contenus dans un bloc. Comme je m’amusais un peu avec les services aujourd’hui, j’ai décidé d’essayer d’adapter ce script pour le faire tourner sous la forme de service, afin de le rendre ainsi disponible dans toutes les applications de Mac OS X.

Voici donc le résultat : un compteur de signes que vous pouvez installer sur votre Mac et utiliser dans 99% des applications, y compris dans des pages web. Il suffit de sélectionner un texte, puis de faire un clic droit (ou via le menu de l’application > Services), et zou, un joli dialogue apparaît avec le nombre de caractères, de mots et de paragraphes de la sélection. Et tout ça sans passer par un copier-coller, c’est ça la magie des services !

Compteur de signes resultat

Le service Compteur de mots se télécharge ici (75 Ko) et fonctionne sous Lion et Snow Leopard). Pour l’utiliser, copiez le dans le dossier Bibliothèque/Services. Si vous cherchez encore le dossier Bibliothèque sous Lion, je vous rappelle que vous pouvez le retrouver en enfonçant la touche Option et en cliquant sur le menu Option. Double-cliquer dessus permet également de l’installer au bon endroit.

Et au passage, rappel d’une autre astuce (qui se trouve sûrement dans Lion Efficace mais j’ai la flemme de chercher…) : n’oubliez pas que vous pouvez attribuer un équivalent-clavier à ce service via la préférence Système Clavier…

Compteur de signes

Lion Efficace, enfin en version électronique !

Lion Efficace

Ça y est, Lion Efficace est disponible en version Izibook (PDF filigrané) pour la modique somme de 22,90€ ! Rappelons qu’il s’agit d’une version sans DRM, donc lisible partout.

Une version ePub est également prévue, elle est actuellement en cours de conversion (tarif pour le moment inconnu). Mais je serais vous, je prendrais la version PDF, qui est quand même suuuuuuuuuuuper belle et lisible sur quasiment toutes les plate-formes. Et elle est vraiment vraiment très belle. Vraiment.

Lancer un appel depuis son Mac vers un DECT Siemens

Siemens propose de télécharger depuis son site l’application QuickSync (avec une belle icône directement copiée-collée de iSync, tsssssss), qui permet de communiquer directement avec un téléphone DECT de la marque via Bluetooth ou USB. Bon, l’appli est assez buggée si on essaye de l’utiliser pour synchroniser les contacts (il FAUT mettre un numéro de téléphone de région, hors en France, on n’en utilise pas…).

Mais elle a un petit truc rigolo : elle est compatible AppleScript ! Et ça, c’est assez rare pour être souligné. Je me suis dit qu’il y avait sûrement des choses intéressantes à faire avec ça… Et en effet, on peut par exemple créer un Service pour Mac OS X capable de détecter un numéro de téléphone dans une sélection, et de lancer un appel automatiquement…

Vous pouvez télécharger ce service en cliquant ici (53 Ko). Décompressez-le puis copiez-le dans le dossier Bibliothèque/Services. Ouvrez-le avant quand même dans Automator pour modifier le nom du téléphone afin qu’il corresponde à celui enregistré dans la préférence Système Bluetooth.

Pour l’utiliser, il suffira alors de sélectionner un texte contenant un numéro de téléphone, et sélectionner le service via un clic droit > Services.

Note : je n’ai testé qu’avec Lion, pas avec Snow Leopard.

Appeler avec Service

 

Commentaires bienvenus !

Freebox Revolution : attention aux conflits de réglages !

La Freebox Revolution dispose de deux méthodes pour modifier les réglages de réseau, entre autre les redirections de ports :

Méfiez-vous si vous utilisez ces deux interfaces : en effet, les réglages effectués sur l’interface abonné écrasent systématiquement toutes les modifications effectuées sur l’interface Mafreebox. J’ai eu ainsi récemment le cas d’un client qui effectuait ses propres modifications sur l’interface abonné, et j’avais alors du mal à comprendre pourquoi certains services proposés par un serveur interne n’étaient plus accessibles de l’extérieur…

En pratique, préférez l’interface Mafreebox : elle est plus moderne, plus rapide à utiliser, et surtout les réglages sont pris en compte immédiatement sans avoir besoin de redémarrer la Freebox ! Mieux encore, la Freebox propose dans ses réglages une option pour redémarrer la Freebox si nécessaire à distance.

Les CGU sont imbitables. C’est pour ça qu’on ne les aime pas.

Gonzague Dambricourt publie un billet intéressant ce matin sur les cris d’orfraie  que l’on entend dès qu’un nouveau service en ligne ouvre, comme c’est le cas pour le tout nouveau Google Drive. Et il a raison :

« Comme à CHAQUE fois qu’un service web sort, les « chevaliers blancs » d’Internet vont lire les conditions générales d’utilisation (CGU) desdits services pour pouvoir sortir un article ou des tweets en mode « scandale ». »

Mais j’ai quand même tendance à penser que c’est un peu normal de s’étonner, lorsqu’on lit quelque chose comme :

« Vous restez le propriétaire de tous les droits de propriété intellectuelle dont vous disposez sur ce contenu. En bref, ce qui vous appartient vous appartient. »

“Lorsque vous téléchargez ou soumettez un contenu à nos services, vous accordez à Google (et ceux avec qui nous travaillons) une licence mondiale  pour utiliser, accueillir, stocker, reproduire, modifier, créer des œuvres dérivées (telles que celles résultant de traductions, adaptations ou d’autres changements que nous faisons, de sorte que votre contenu fonctionne mieux avec nos services), communiquer, publier, représenter, afficher et distribuer un tel contenu. ”

On pourrait être d’accord pour dire que la CGU est abusive… puisqu’elle donne grosso modo tous les droits sur votre contenu à Google. Surtout, il n’est pas clairement précisé que c’est pour des raisons techniques que Google a besoin de cette clause.

Pour moi, l’autre souci dans le texte, c’est ceux avec qui nous travaillons.
Qui sont ces gens ?
Quels sont leurs réseaux ?
Je ne suis pas du genre à voir le mal partout. Le problème, c’est surtout que ces conditions générales d’utilisation sont juste imbuvables. Le charabia juridique utilisé dans ces CGU n’est compris que par peu de gens, et tout est fait pour masquer ce contenu dans les tréfonds de 40 pages de texte à usage légal.
Ne croyez pas que je sois particulièrement désagréable parce que c’est Google : la licence d’iTunes est bien pire (22 pages), la faute évidemment à l’intégration avec iTunes Store et autres joyeusetés.
Il faut que les CGU deviennent réellement utilisables. Un étudiant avait fait une proposition dans ce sens, et il y avait effectivement de l’idée. Mais tant que ces licences d’utilisation resteront aussi opaques, on aura droit à des commentaires pas forcément injustifiés.

L’iPad est un gadget

Mon papa, 67 ans, a envoyé cette semaine son premier e-mail.

Depuis son iPad1.

Qu’il avait depuis 24 heures.

Lui qui n’avait jamais touché une souris a été ravi de ce cadeau. Lui qui avait toujours pesté contre ces co(cho)nneries d’ordinateurs, a trouvé que c’était vraiment un outil génial.

The Times, They Are-A Changin’.

Indeed, Bob. Indeed.

  1. Que je lui avais préparé avec amour, quand même.

Faut-il brûler iTunes ?

La question revient souvent sur le net ces jours-ci (voir par exemple ici, ici, avec un contre-argument ici) :

Faut-il qu’Apple scinde iTunes en plusieurs applications ?

On reproche souvent à iTunes un côté usine à gaz, trop de fonctions, trop complexe à gérer, trop de bugs… Et la solution serait de rendre les modules d’iTunes autonomes. Ex : séparer les fonctions de synchronisation de la fonction de lecture de média ou de l’iTunes Store. Cette approche rendrait iTunes plus léger et plus efficace à utiliser.

Je pense que ça serait une erreur.

La force d’iTunes, c’est justement l’intégration. Le fait que l’utilisateur lambda ait un seul logiciel à installer pour gérer l’intégralité de ses médias numériques, et pouvoir les retrouver instantanément sur tous ses appareils. Si on se retrouve à morceler les fonctions dans plusieurs applications, on crée  une nouvelle forme de complexité, des interactions difficiles entre composants. Rien ne m’agace plus que lorsque plusieurs morceaux d’une application se retrouvent éparpillés aux quatre coins du système d’exploitation1.

On voit cependant qu’Apple a déjà réfléchi au moins en partie au problème, en proposant la synchronisation via iCloud. Elle est encore loin d’être parfaite, mais elle existe, et fonctionne dans l’ensemble plutôt bien. Mais elle n’est pas adaptée à tous les média, en particulier la vidéo, beaucoup trop lourde aujourd’hui2. La synchro locale a donc encore ses avantages, qu’elle se fasse en Wi-Fi ou via un câble USB.

Le plus gros problème d’iTunes vient de son âge. iTunes est né en 2001. C’est un des plus vieux logiciels d’Apple toujours en activité… plus vieux qu’OS X3 ! Apple a ensuite greffé de plus en plus de fonctions sur iTunes, le rendant effectivement bien plus complexe qu’à l’origine, même si elle en a retiré pas mal au passage. N’oublions pas non plus que la plupart de ces fonctions sont intégrées… à la demande des utilisateurs ! Le compromis entre fonctionnalités et simplicité est toujours très dur à trouver, et je pense qu’avec iTunes, les développeurs ont fort à faire pour trouver le juste milieu. En fait, j’ai même tendance à penser que le travail d’Apple sur iTunes est sacrément bon vu les challenges qu’il implique. Sans compter, comme remarqué très justement sur un blog, les problèmes légaux impliqués par les partenariats avec les majors de la musique, de la TV et du cinéma, qui ne doivent pas faciliter le développement.

Là où Apple pourrait améliorer iTunes, c’est en séparant le moteur de l’application de son interface. Ainsi, cela rendrait l’utilisation d’interfaces alternatives de gestion plus simples, et éviterait d’avoir à lancer iTunes juste pour écouter un morceau ou pour faire une synchronisation standard ou une sauvegarde. Mais ce n’est sûrement pas facile à faire, d’autant qu’iTunes reste encore une des rares applications Carbon de Mac OS X car même si iTunes est écrit en Cocoa dans Lion (avec sûrement quelques gros bouts de Carbon dedans), il reste Carbon sous Mac OS X 10.6.8, tout en conservant les mêmes fonctions et la même compatibilité avec iTunes pour Windows ! Je ne serais du coup pas surpris qu’un iTunes X soit en cours de développement chez Apple, avec un moteur réécrit de zéro, un peu comme Final Cut X.

Parfois, la meilleure solution, c’est juste de recommencer depuis le début.

L’avantage : on sait que ça n’a jamais fait peur à Apple.

(Et si vous voulez plus d’infos sur les logiciels pour améliorer iTunes, voir iTunes : comment l’améliorer… ou s’en passer chez MacG.

  1. Les panneaux de configuration Windows m’ont par exemple toujours exaspéré, en particulier les réglages de réseau et de partage. Pourquoi le nom de l’ordinateur est-il à régler dans le poste de travail, et pas dans un panneau de configuration de partage, par exemple, comme le fait Mac OS X ?
  2. Rappel : un film HD de haute qualité, c’est plusieurs Go à transférer.
  3. À part Final Cut Pro et iMovie, je ne vois pas d’application aussi ancienne. Et même Final Cut Pro et iMovie ont subi un lifting majeur, les rendant très largement différents de leurs ancêtres.

Valve’s Handbook for New Employees

L’organisation de Valve expliquée à ses nouveaux employés. Ou comment une entreprise choisit un paradigme d’entreprise très différent.

C’est intelligent, et en plus très drôle. Beaucoup d’entreprises devraient s’en inspirer.

Ça se lit en PDF ici.

(via l’excellent Cafeine de Cafzone.)

Adieu Manu

C’est avec énormément d’émotion que j’ai appris lundi la disparition d’Emmanuel Penel, un de mes copains de lycée, à seulement 33 ans, emporté par une sorte de leucémie foudroyante.

Manu était un gars gentil, voire, LE gars gentil. Rarement en colère, toujours prêt à se marrer, nous avons passé de nombreux après-midi et soirées ensemble, à jouer à la console, à discuter des filles ou à refaire le monde. Il y a encore quelques jours, je repensais à ces monstrueuses soirées à jouer à Bomberman ou à GoldenEye sur N64 (il avait d’ailleurs pondu l’un de mes avatars avec ma trombine en James Bond, avatar que j’utilise toujours sur mon Mac) en me disant qu’il faudrait un jour remettre ça…

Manu, c’était aussi le garçon qui attendait avec ma famille sur le quai de la gare lors de mon retour d’Angleterre en 1998, le gars qui avait organisé en douce mon anniversaire avec des copains la même année, malgré la distance. Bref, un vrai copain. La vie nous avait éloigné, lui dans le sud, moi à Paris, mais nous gardions contact via FaceBook. Je pensais qu’il faudrait quand même que j’aille le voir un jour…

La vie en a décidé autrement. Manu est parti brutalement, bien trop brutalement. Mes pensées vont évidemment à sa famille et à ses proches, à sa compagne et à leur petite fille.

Ciao Manu. Et promis, si on se retrouve, cette fois, c’est moi qui te mettrai une taule à Goldeneye.

Lion : créer une matrice RAID sans effacement

Certes, je suis parfois très critique sur Lion, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier certaines petites pépites qu’il renferme. Ainsi, j’ai découvert avec plaisir qu’il est très facile de créer un ensemble RAID 1 en mode miroir sans avoir besoin d’effacer les données au préalable. Certes, c’était possible précédemment, mais assez pénible, et uniquement en mode ligne de commande. Avec Lion, ça devient presque un plaisir.

NB important : cette astuce ne marchera PAS si vous souhaitez créer un ensemble RAID à partir des deux disques d’un Mac mini Server. En effet, le disque de démarrage contient la fameuse partition Restore HD, qui est incompatible avec les ensembles RAID miroir. Il faudra donc, dans ce cas précis, sauvegarder et effacer le disque… Dommage, je sais. Mais vu le temps nécessaire pour la reconstruction (voir plus bas)…

Pour créer un volume RAID en miroir, il vous faut donc deux disques :

– Votre disque principal, qui contient des données ;

– Un autre disque, de capacité au moins égale. Attention, le contenu de ce disque sera effacé !

Ici, le volume principal sera GrosDisque, et le disque PleinDePlace sera utilisé pour mettre en place le RAID miroir. J’ai choisi deux disques connectés en eSATA sur mon Mac Pro.

RAID 1

D’abord, quittez toutes les applications de votre Mac, et assurez-vous qu’aucun fichier n’est utilisé sur ce volume.

Ouvrez maintenant Utilitaire de disques (dans /Applications/Utilitaires/) et sélectionnez le disque principal (ici, GrosDisque), puis cliquez sur l’onglet RAID.

Vous avez maintenant la possibilité de créer un nouvel ensemble RAID. Inutile de changer le nom du volume RAID, puisqu’il utilisera le nom de votre volume principal.

Glissez ensuite le volume principal dans la liste des disques membres de cet ensemble.

RAID 2

Si tout va bien, vous verrez le bouton indiquer Activer. Cliquez dessus, et patientez quelques secondes… Le disque disparaît… et… remonte ! Hop !

Mais ce n’est pas fini… Car un volume RAID sans un deuxième disque, ça ne sert pas à grand chose… Glissez donc maintenant votre deuxième disque dans l’ensemble RAID et cliquez sur Reconstruire.

RAID 3

L’ensemble RAID va maintenant passer en mode dégradé, et sa reconstruction sera lancée automatiquement.

RAID 4

Il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience, car la reconstruction peut être longue, trèèèèèès longue…

RAID 5