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Demain, c’est keynote… Suivez-la avec nous !

Enfin, quand je dis nous, c’est la fine équipe d’iWeek, l’émission consacrée au monde Apple, diffusée désormais tous les mardis sur Ouatch TV, la 1ère chaîne de télévision dédiée à l’actualité High-Tech et aux loisirs. Et qui sera dès ce mardi disponible sur le canal 154 de la Freebox ! Ouaaaaaaaais, maman, je passe en nationale !

Et donc, pour fêter ça, la première émission (ou presque) diffusée sur Ouatch TV sera la groooooooose conférence inaugurale keynote d’Apple. Qui fait d’un coup bien monter la pression :

Apple_Pression

Autrement dit, demain, comme dirait Ben Grimm, ÇA VA CHAUFFER ! Pour le coup, Apple met la barre très haut en terme de communication. À un niveau équivalent à celui de l’iPhone, et sûrement bien plus que pour l’iPad.

iWatch ? Nouvel iPhone ? Nouvel iPad ? Plus que tout ça ? Rien de tout ça ? En tout cas, joli pari pour Tim Cook et son équipe, qui vont devoir montrer qu’ils sont les héritiers de l’esprit de Jobs… et qu’Apple est entre de bonnes mains. Personnellement, je n’en doute pas, mais les prochains mois seront sûrement passionnants.

On se retrouve donc mardi 9 septembre à partir de 18h30 pour commenter les annonces d’Apple sur Ouatch.TV dès 19h… et très rapidement également, on debriefera tout ça avec un peu plus de recul avec mes copaings de 3 hommes et 1 podcast. N’hésitez pas également à commenter sur Twitter avec le hashtag #iweektv ! On tâchera de répondre à toutes vos questions.

À mardi soir !

Les 30 ans du Mac

Mac128

Il y a dix ans, on a fêté les 20 ans du Mac.

Pour l’occasion, un ancien d’Apple France avait organisé une grande soirée à la Villette. Il y avait du beau monde, mais l’organisation et le manque de moyens avaient un peu terni la fête. J’avais même été nommé « Homme le plus Mac des 20 dernières années », dites donc, ex-aequo avec Lionel de Macbidouille. C’était évidemment un peu ridicule avec le recul, il y avait tellement de personnes qui auraient pu recevoir ce titre à notre place ! Mais ce vote des internautes m’avait quand même fait super plaisir.

On avait au moins pu faire la bise à Kriss Graffiti (disparue depuis hélas). J’avais même pu gagné un abonnement à feu SVM Mac, ce qui était encore plus rigolo vu qu’à l’époque j’écrivais régulièrement dedans (sous pseudonyme). Je devais d’ailleurs écrire dans la moitié de la presse Mac de l’époque…

À cette époque, le Mac revenait en force, petit à petit. Apple était bien sortie de ses déboires depuis quelques temps, l’iPod cartonnait, et Apple était redevenue une société cool. L’Apple d’aujourd’hui est à la fois très différente et très ressemblante à celle d’il y a trente ans : toujours innovante, avec des produits qui respirent l’envie du travail bien fait, parfois encore arrogante dans sa façon de faire ou de communiquer, parfois têtue, souvent agaçante, mais tout aussi passionnante.

Cette année, il n’y aura pas de grosse fête pour les 30 ans du Mac. Juste une soirée à la maison avec plusieurs amis, qui ont la particularité d’avoir été tous rencontrés autour de cette passion commune du Mac. Des gens de goût, sans aucun doute. Il y en a même avec qui j’ai monté le podcast sur Apple le plus sympa de l’univers. Raclette et souvenirs autour de ce petit ordinateur doté de tellement de personnalité, le premier d’une longue lignée. Le Mac 128 n’était clairement pas parfait, mais… il respirait le génie, la passion, la créativité. L’essence même de ce fameux « vélo pour l’esprit », comme aimait à le dire Steve Jobs. Avec le Mac, on est obligé de reconnaître que l’informatique a fait un bond de géant, qu’on soit fan d’Apple ou pas.

Cette année, je fêterai aussi mes vingt ans de Mac, puisque c’est en octobre 1994 que j’ai découvert, fasciné, ce petit ordinateur sur les bancs de la fac de Lyon 2-Lumière. Je n’étais pas très doué pour les études, et la fac d’anglais n’a pas donné vraiment les résultats escomptés. Mais avec le recul, le Mac m’aura permis de rencontrer des amis, ma toujours merveilleuse épouse, et j’ai la chance de pouvoir bien gagner ma vie dans un domaine où je peux m’éclater et être reconnu.

Rien que pour tout ça, merci Macintosh. Et très joyeux anniversaire.

On repart pour trente ans ?

2014

J’avoue : cette année, je suis plutôt en panne d’inspiration. Peut-être est-ce dû au fait que le mot « quatorze » ne rime avec aucun autre dans le dictionnaire ?

Donc, je vais faire simple : bonne année à tous, meilleurs voeux, de la santé, du bonheur et des sous parce qu’il en faut toujours un peu.

Voeux 2014

À propos de Mavericks Efficace

Comme chaque année, je reçois pas mal de sollicitations sur la sortie d’un nouveau tome de ma littérature dans la série Efficace chez Eyrolles.

Normalement, ma réponse ressemble à : « ça arrive dans quelques semaines », et je suis en retard, et ça sort du coup plutôt deux ou trois mois après la sortie du nouvel OS.

Sauf que là, ma réponse va être différente.

En clair : il n’y aura pas pas de OS X 10.9 : Mavericks Efficace.

Séchez vos larmes. L’explication est relativement simple : si les précédents bouquins ont bien cartonné, il semble que Mountain Lion Efficace a… moins cartonné. Il faut dire que le tirage a été conséquent, et du coup, il en reste pas mal en stock. C’est dommage, mais c’est la vie. Et du coup, il n’est pas sûr que ces gros bouquins soient réellement économiquement vraiment viables. La couleur coûte cher, les tirages sont plus longs à sortir, et moi-même je suis assez casse-bonbons sur ma façon de voir les choses. Ainsi, je me refuse à sortir un bouquin tant que la GM du système n’est pas sortie. Par ailleurs, le temps que l’on relise, qu’on vérifie toutes les astuces, qu’on voit aussi les petits détails manquants ou modifiés depuis la version précédente, ça rajoute encore du temps au temps.

Donc, pas de Mavericks Efficace. Désolé à ceux qui l’attendaient, mais pas d’inquiétude, il y aura plein de super bouquins à lire sur OS X 10.9 dans les prochaines semaines.

Je vous remercie pour votre fidélité, et j’espère que l’arrivée de la 10.10 (ou 11 ???) sera de meilleur augure pour ceux qui aimaient la série Efficace. Sait-on jamais.

Et si les articles idiots sur Apple tuaient le journalisme à petit feu ?

Gizmodo a publié un petit article à charge sur Tim Cook, selon quoi ce dernier serait en train de tuer Apple à petit feu. Rien que ça.

Plusieurs choses me gênent dans l’article, outre le côté hameçon à trolls.

1) Le principal commentateur dans cet article est  « Bob Lefsetz, un vétéran de l’industrie musicale ». Est-ce qu’on doit vraiment prêter une oreille attentive à une industrie qui n’a RIEN compris au numérique, qui pense toujours que le piratage est la source de tous ses maux, et qui pense qu’Apple a tué la musique avec l’iTunes Store tout en pensant que la solution était d’imposer des DRM à tous ses clients pour les em…quiquiner un peu plus ?

2) Reprocher à Tim Cook de ne pas être Steve Jobs, c’est exactement ne pas comprendre Jobs, qui lui-même disait « ne cherchez pas à imiter, mais à être vous-même ». Tim Cook n’a pas le charisme de Jobs, il n’a jamais prétendu l’avoir, mais si Jobs l’a choisi pour être son dauphin, il y a sûrement de bonnes raisons, et en particulier de bien connaître l’ADN de la boite. Il n’a rien fait ? Ben tiens : virer Forstall et réorganiser toute la boite, c’était facile à faire, non ? Faire un courrier d’excuse à ses clients et le signer, parce que ledit Forstall ne voulait pas s’excuser, facile ?

3) Apple en ce moment ne peut pas communiquer car ses résultats seront annoncé le 21 janvier donc dans très peu de temps, pour éviter toute enquête de la SEC (cf cet article de Cent )[1.Merci à mon irremplaçable @lolopb pour avoir éclairci ce sujet.].

4) Tim Cook a fait nombre d’interviews, il a son franc-parler, il a un style différent de Jobs, so what ? Ce n’est pas ça qui coulera Apple. Et quand bien même Apple ne sortirait plus rien durant 7 ans, elle pourrait continuer à vivre sur sa réserve de cash. Peu de boites peuvent en dire autant en ce moment.

5) Le succès d’une entreprise n’est pas lié qu’au charisme de son patron. Et heureusement (même si ça aide).

6) Jobs et Cook devaient tout à fait être conscients du fait que leur différence de communication serait décortiquée et comparée. Et je pense que c’est pour cela que depuis quelques années, Jobs n’occupe plus le terrain tout seul sur scène mais laisse la place à ses vice-présidents. Si vous avez des doutes là-dessus, visionnez toutes les conférences inaugurales de Jobs depuis 2009.

En tout cas, moi, je serais journaliste, je m’occuperais beaucoup plus de la situation de HP ou Dell, ces boites qui devaient êtres les modèles des années 2000 et qui ne font qu’avancer chaque jour un peu plus vers le gouffre. Et pour le coup, si vous voulez des PDG peu charistmatiques, vous serez servi.

Et je rêve de voir enfin un article sur Apple qui n’évoque pas son futur sombre pour des raisons délirantes, ou son manque de vision ou de produits révolutionnaires. Une société n’a pas besoin de faire un produit révolutionnaire par an pour assurer son futur (sinon Microsoft serait morte il y a bien longtemps). Elle doit sortir le bon produit, au bon moment, au prix le plus adapté pour assurer des marges lui permettant de vivre plus ou moins confortablement. C’est ce que fait Apple depuis plusieurs années. Elle ne révolutionne pas chaque marché en proposant le produit avec les meilleures caractéristiques. Elle s’est imposée en proposant les produits disposant de la meilleure expérience utilisateur. Rien de plus.

Lion DiskMaker bouge !

Lion DiskMaker va désormais voler plus ou moins de ses propres ailes sur un site dédié à sa gloire. Désormais, pour ses mises à jour, consultez le site :

http://liondiskmaker.com

En anglais et français !

 

2013

L’année 2012 n’aura pas été géniale.

Pour moi, parmi les événements les plus marquants, un gros client qui a déposé le bilan en me laissant une belle ardoise, et évidemment, la perte de deux amis. Une année en dent de scie côté activité professionnelle. Et d’autres événements sur lesquels je ne souhaite pas m’étendre.

Heureusement, j’ai eu quelques bonnes surprises, comme l’incroyable succès de Lion DiskMaker ou de mes derniers livres, quelques nouveaux clients super sympa (ou d’anciens toujours aussi sympas !) ou simplement le fait de voir mes enfants grandir et être heureux, à côté de la femme que j’aime. Il faut parfois juste apprécier la vie comme elle est. Et puis, on a échappé à la fin du monde, c’est pas si mal !

Comme je suis un incorrigible optimiste, j’espère donc simplement que 2013 sera une meilleure année que 2012. Et on va essayer de tout faire en sorte pour que ça arrive. Déjà, en écrivant un peu plus souvent sur ce site… Quelques nouveautés devraient d’ailleurs arriver sous peu. Lion DiskMaker entre autres devrait bientôt trouver un site à sa mesure !

Bonne année et meilleurs voeux à tous. Que l’année 2013 vous soit douce.

« It’s all part of the Plan »

L’un des plus gros changements opérés par Apple dans iOS 6 est évidemment l’abandon de Google Maps au profit d’une solution maison pour l’application Plans. Et évidemment ça n’a pas raté : Apple reçoit une volée de bois vert pour proposer une solution incomplète, gavée d’erreurs, qui ne propose pas ce que propose Google Maps.

Dans un sens, ces critiques sont justifiées. Plans est effectivement parfois franchement à côté de la plaque. C’est une situation qui s’améliorera rapidement, avec les informations fournies par ses utilisateurs. Et je pense qu’Apple n’avait malheureusement pas le choix que de lancer sa solution maintenant. Même si incomplète, même si imparfaite. Expliquons pourquoi.

Google, l’ex-meilleur ami de 30 ans d’Apple

En 1994, Édouard Balladur, ami de 30 ans de Jacques Chirac, avait assuré à ce dernier qu’il ne se présenterait pas aux élections présidentielles, quand bien même les médias le mettent en tête dans les sondages.

1995 : BIM. Balladur se présente. Comme lui faisait dire sa marionnette à Chirac : « ça picote un peu« . Curieusement, Chirac a gardé une certaine rancœur contre Édouard et son dauphin, un certain Sarkozy.

Apple et Google, c’est Chirac et Balladur.

En 2007, Steve Jobs présente en fanfare l’iPhone. Parmi les nombreux partenaires : Google, qui est associé pour l’application Plans. Eric Schmidt vient sur scène faire un petit speech, c’est le bonheur, tout juste s’ils ne vont pas se faire un gros calin sur scène avec Steve.

Fin 2007, Google présente pour la première fois Android, et annonce sa volonté de développer un OS qui, de façon assez étonnante, ressemble de plus en plus à iPhone OS. Steve Jobs pète un cable, la guerre est déclarée.

L’émergence du GPS

Par ailleurs, le GPS a commencé très rapidement à faire son entrée sur l’iPhone, dès le modèle 3G. Fonction très demandée, et très populaire, pour laquelle Google a sur Android un avantage non négligeable : proposer le guidage vocal pour les déplacements, gratuitement. Le mode GPS de Maps est particulièrement convaincant, et pour Apple, il ne fait guerre de doute qu’il va falloir y passer pour ne pas perdre en popularité dans les années à venir.

L’avantage de Google : le temps

Problème : avec Maps, Google a un avantage non négligeable puisqu’elle dispose d’une API bien gaulée, autour de laquelle se sont greffées des multillions de services. Comment concurrencer alors Google, qui a récupéré tant et tant d’informations mises à jour de façon contributive par autant d’utilisateurs depuis des années ?

Il n’y a pas vraiment de solution magique. La seule solution pour Apple était de se lancer dans sa propre solution de cartographie. Un domaine complexe, immense, pour laquelle il y aurait certainement des difficultés au départ. Car il ne faut pas oublier qu’avec son avance, Google Map s’est affiné avec les années… alors que le service lui-même est resté en stade de beta durant de nombreux mois.

Le prix de la dépendance

Chez Apple, on a du se faire bien mal au cerveau pour savoir quoi faire à la fin du contrat avec Google. Je suppose que pas mal de solutions ont du être abordées, mais il était surtout évident qu’il était difficile d’accepter de continuer à travailler avec une société qui avait décidé d’attaquer un marché commun. « Ça picote. » Et chez Apple, on n’aime pas non plus être trop dépendant d’une société tierce. C’est l’effet Office : quand en 1997, Microsoft menaçait de ne plus produire Office pour Mac, il était évident que pour Apple, cela aurait été une catastrophe capable d’enterrer le Mac, si bien que Jobs a du faire de nombreuses concessions à Redmond.

La solution était donc évidente : pour ne plus être dépendante de son ancien partenaire devenu nouvel adversaire, il fallait qu’Apple crée sa propre solution de cartographie / GPS. Et c’est ce qu’elle a commencé à faire il y a quelques années.

Bienvenue au nouveau Plans

Plans sur iOS 6 a donc vu ses cartes remplacées par celles d’Apple. Et là, au lancement d’iOS 6, c’est le drame. On entend Internet râler sur la différence de qualité entre Google Maps et Plans. Un Tumbler montre les horreurs proposées par iOS 6 quand on utilise Plans. Certaines erreurs sont clairement très graves, d’autres sont plutôt amusantes.

C’est oublier que Google Maps a également eu son lot d’erreurs plus ou moins graves, qui n’ont été corrigées que parce qu’elles avaient été remontées par les utilisateurs. Chance : iOS 6 propose d’envoyer un correctif en quelques secondes (1. Sûrement moins de temps qu’il n’en faut pour râler sur un Tumblr, d’ailleurs. Excusez-moi pour cette perfidie.].

Par ailleurs, et pour mon expérience très personnelle : j’ai utilisé l’application Plans pour me diriger avec l’assistance vocale dans Paris sans aucune difficulté. Bien parti et bien arrivé. Comme d’habitude : on ne parle que des trains en retard… Mais pour beaucoup d’utilisateurs de Plans, l’application sera fonctionnnelle.

Par ailleurs, je trouve les vues proposées par Plans plutôt sympathiques, le mode 3D donnant un effet bien rendu, et le déplacement à deux doigts pour agrandir ou changer l’angle de visualisation est fluide et rapide. En clair : le moteur de l’application est plutôt pas mal du tout.

Apple aurait-elle du lancer Plans dans cet état ?

À mon avis : oui. Quand bien même sa réputation doit en souffrir durant quelques semaines ou mois, l’application Plans verra sa qualité augmenter rapidement, sans avoir besoin de mettre à jour l’OS. Car évidemment, tout se passe du côté des serveurs d’Apple. Apple va corriger inlassablement les données, et on verra une meilleure qualité dans Plans dans les mois à venir 1. Plans continuera d’évoluer au fur et à mesure qu’Apple intègrera de nouvelles bases d’informations, que Yelp renforcera ses commentaires, que les utilisateurs enverront des corrections, etc.

Cela me rappelle le lancement du geoportail de l’IGN : difficultés techniques car sous-dimensionné, moins à jour que des sites comme pagejaunes.fr, etc. Le problème reste le même : à un moment, il faut juste se jeter à l’eau. Il est impossible d’attendre les 100% de satisfaction sur un service de cartographie dès le départ, avec des informations 100% pertinentes. Ces services s’amélioreront2.

Apple a cependant commis quelques erreurs à mon avis plus grave que les erreurs sur les cartes :

  • Ne pas mentionner que Plans est en mode beta pour le moment. Les utilisateurs assument que Plans est en version finale et c’est dommageable, car on s’attend alors à quelque chose d’au moins aussi bon que Google Maps. Alors que ce n’est tout simplement pas possible ave un système qui se construira au fur et à mesure des années.
  • Ne pas proposer de version web de son service. Probablement l’erreur la plus importante. Google Maps est accessible par le plus grand nombre, depuis n’importe quel navigateur. Pour utiliser Plans, il faut forcément un appareil iOS sous OS 6. Même un Mac ne peut pas l’utiliser ! Sûrement dans OS X Sea Lion3… Apple devrait rendre sa solution accessible au plus grand nombre pour la rendre vraiment populaire, et ne pas se restreindre aux utilisateurs d’iOS.
  • Plans devrait être intégré à iCloud, pour que les cartes ou les informations saisies sur un appareil soient automatiquement disponibles sur les autres. Exemple : créer un trajet sur son Mac, récupérer son iPhone et accéder directement à ce trajet à travers Plans.

Encore une fois : il est difficile, du côté utilisateur, d’accepter que l’application Plans ne soit pas aussi bonne que Google Maps. Et clairement, elle ne l’est pas. Loin de moi l’idée de tresser des couronnes à Apple pour la qualité de sa nouvelle application, mais Apple était un peu dans une impasse face à cette situation. Elle a pris un chemin délicat, qui lui vaudra quelques claques dans la gueule. Et dans quelques mois, on aura oublié tout ça et on sera passé à autre chose, parce qu’il faut bien avancer. C’est ce que fait Apple, à sa façon…

« La route est droite, mais la pente est forte. » ©Raffarin. (Et promis, mon prochain article ne fera plus aucune allusion à la droite française.)

(PS : et si vous n’avez pas compris le titre de cet article, regardez l’excellentissime The Dark Knight).

  1. Les mauvaises langues ajouteront évidemment que vu l’état de Plans, ça ne pourra que s’améliorer. C’est petit.
  2. Les beta-testeurs auront constaté déjà des améliorations très significatives entre les premières beta et la version « finale ».
  3. Évidemment ça ne sera pas ce nom, mais je le trouve rigolo.

Le téléphone à 700$

Hero front

J’ai lu hier sur Twitter quelqu’un de choqué de voir des des gens payer un téléphone à 700$. UN TÉLÉPHONE.

Je me demande juste : est-ce que ces gens ont déjà tenu un smartphone de leur vie ?

Le smartphone actuel n’est plus un simple téléphone. C’est un objet qui remplace :

  • Un appareil photo ;
  • Un caméscope numérique Full HD ;
  • Une webcam ;
  • Un messager de poche ;
  • Un iPod (enfin, si vous préférez, un LECTEUR AUDIO)  ;
  • Un lecteur vidéo ;
  • Un ordinateur ;
  • Une console de jeu ;
  • Un boitier GPS ;
  • Un dictaphone…

Et bien d’autres choses encore. Faites la somme de ce que coutaient tous ces appareils il y a quelques années, additionnez-les, et vous vous rendrez compte que le coût d’un iPhone ou de tout autre smartphone n’est pas si élevé que ça. Un bon GPS, ça peut coûter 300€. Une console de jeu, 150€. Un appareil photo numérique, 150€. L’intégration dans un boitier de quelques millimètres d’épaisseur a un prix.

Sans oublier que les smartphones actuels intègrent des technologies de pointe:  magnétomètre, accéléromètre, gyroscope, écran de haute qualité, dans un appareil capable d’afficher une image HD sur une télévision Full HD, sans fil.

Tout ça dans un boitier qui tient dans la poche, et qui peut tenir à peu près une journée sur batterie et qui peut répondre à vos questions par la voix. Grosso modo, quand on voyait ces technologies-là dans un film de SF il y a dix ans, ça pouvait encore nous faire sourire. Aujourd’hui, c’est la réalité. Vous pouvez faire une visioconférence avec vos proches à l’autre bout de la planète, sans difficulté majeure1.

Ajoutez un clavier Bluetooth, un écran ou un vidéoprojecteur, et hop, vous avez un outil de diffusion de saisie ou de présentation qui tient dans la poche. Inimaginable il y a encore cinq ans.

Non, l’iPhone n’est pas un « téléphone ». Si vous pensez cela, vous passez effectivement à côté de quelque chose de bien plus intéressant qu’un TÉLÉPHONE. Je connais aujourd’hui des gens qui n’utilisent quasiment pas leur iPhone pour téléphoner, mais l’utilisent pour des tonnes d’autres tâches (productives ou non) toute la journée. C’est devenu un vrai compagnon, mais aussi un outil de loisirs, ou un outil pour se faciliter la vie.

Après, le coût que vous seriez prêt à y mettre, c’est autre chose. Mais je ne trouve pas démesuré qu’on veuille mettre beaucoup d’argent dans un appareil qu’on utilise tous les jours, pour des tâches très différentes. Personnellement, je trouve démentiel qu’on puisse mettre 500€ dans un sac à mains, ou 1000€ dans un collier, qui ne fera même pas de photo HD. Ou plus de 50 000€ dans une voiture, alors que je n’y vois qu’un utilitaire capable de m’emmener d’un point A vers un point B.

Mais je peux comprendre qu’on ait ce genre d’envie. Et je ne traite pas les autres de fous pour autant. Simplement, ce que nous sommes prêts à mettre pour accéder à certaines technologies diffère d’un être humain à un autre. Nous mettons dans les objets qui nous semblent intéressants ou adaptés à nos besoins parfois un prix qui peut sembler déraisonnable aux autres… mais ça ne rend pas nos choix dingues pour autant. Juste que nos centres d’intérêt sont différents, et c’est tant mieux.

En revanche, je vous le confirme : si vous achetez aujourd’hui un téléphone à 700€ juste pour passer des coups de fil, c’est idiot. Filez-le moi plutôt, j’en ferai bon usage, promis.

  1. Faites gaffe au décalage horaire, quand même.

Mars

Juste incroyable.