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Conférence à Lyon le 4 octobre : « Trente ans de Macintosh »

30ansDeMac

 

À événement exceptionnel, animations exceptionnelles ! Les Gones du Mac, la célèbre association de passionnés du Mac, en partenariat avec BIMP, organisent samedi 4 octobre une journée spéciale Autour du Mac pour fêter dignement notre ordinateur préféré, avec au programme :

  • Conférences
  • Ateliers pour découvrir de nouveaux produits
  • Echanges avec des professionnels
  • Exposition retraçant l’histoire du Mac
  • Vente de matériel d’occasion
  • Démonstrations
  • Tirage au sort avec à la clef de nombreux cadeaux

Et dans ce cadre, j’animerai donc une conférence intitulée « Trente ans de Macintosh«  le samedi après-midi à 14h, pour revisiter l’histoire du Mac, ses origines, les machines emblématiques, les échecs… Avec moult images et démonstrations amusantes !

Venez donc nombreux, mais n’oubliez pas quand même de vous inscrire au préalable, c’est toujours mieux :-)

Demain, c’est keynote… Suivez-la avec nous !

Enfin, quand je dis nous, c’est la fine équipe d’iWeek, l’émission consacrée au monde Apple, diffusée désormais tous les mardis sur Ouatch TV, la 1ère chaîne de télévision dédiée à l’actualité High-Tech et aux loisirs. Et qui sera dès ce mardi disponible sur le canal 154 de la Freebox ! Ouaaaaaaaais, maman, je passe en nationale !

Et donc, pour fêter ça, la première émission (ou presque) diffusée sur Ouatch TV sera la groooooooose conférence inaugurale keynote d’Apple. Qui fait d’un coup bien monter la pression :

Apple_Pression

Autrement dit, demain, comme dirait Ben Grimm, ÇA VA CHAUFFER ! Pour le coup, Apple met la barre très haut en terme de communication. À un niveau équivalent à celui de l’iPhone, et sûrement bien plus que pour l’iPad.

iWatch ? Nouvel iPhone ? Nouvel iPad ? Plus que tout ça ? Rien de tout ça ? En tout cas, joli pari pour Tim Cook et son équipe, qui vont devoir montrer qu’ils sont les héritiers de l’esprit de Jobs… et qu’Apple est entre de bonnes mains. Personnellement, je n’en doute pas, mais les prochains mois seront sûrement passionnants.

On se retrouve donc mardi 9 septembre à partir de 18h30 pour commenter les annonces d’Apple sur Ouatch.TV dès 19h… et très rapidement également, on debriefera tout ça avec un peu plus de recul avec mes copaings de 3 hommes et 1 podcast. N’hésitez pas également à commenter sur Twitter avec le hashtag #iweektv ! On tâchera de répondre à toutes vos questions.

À mardi soir !

Nintendo à la croisée des chemins

Ces derniers mois, j’ai lu beaucoup d’articles sur la mort de plus en plus proche de Nintendo (entre autres chez Gruber, Arment qui s’y est encore remis et Siracusa) suite au lancement de sa nouvelle console, la Nintendo 2DS. Il y a également eu un premier article de MacG sur le sujet, qui a remis le couvert dimanche dernier avec un article très intéressant. Point commun : ce ne sont pas des blogueurs de jeux vidéo, mais des blogueurs ou site orientés Apple à la base, et qui traitent donc de Nintendo car le monde du jeu vidéo a fortement basculé vers les smartphones (cela dit Siracusa est aussi un grand fan de Nintendo), et donc iOS. Notez que ce n’est pas une critique en soi, mais juste un constat : ces analyses viennent de gens que je suis essentiellement pour leurs connaissances de l’environnement Apple, moins pour leurs connaissances du monde du jeu vidéo. Ce qui ne veut pas pour autant dire que leurs analyses sont fausses pour autant.

Il se dégage donc de ces articles un consensus : comme Nintendo va moins bien aujourd’hui qu’il y a six ans, il va FORCÉMENT falloir qu’il s’adapte au marché. Et ça veut donc dire que Nintendo DOIT basculer ses jeux sur smartphones.

En tant que gamer et Nintendo-fan, je me dois un peu de réagir enfin à tout ça1 Vous pourrez objecter qu’il y a forcément un peu d’affect justement dans mon article, mais je pense être assez réaliste sur la situation de Big N pour ne pas me mettre d’œillères.

Tout d’abord, il va falloir distinguer un peu deux cas différents, car tout le monde tape sur Nintendo en mélangeant deux marchés pourtant bien distincts.

Le cas 2DS/3DS

La Nintendo 2DS était effectivement un étrange tir de la part de Nintendo. Une console qui ne fait plus de 3D, mais qui joue les jeux 3DS. Une console plus encombrante que la 3DS, puisque non-pliable. Mais également une console sûrement plus solide 2, moins chère que la 3DS, et en général, moins chère que la plupart des smartphones. Le premier modèle d’iPod Touch est à 249€, soit plus de deux fois le prix de la Nintendo 2DS. Avec certes des caractéristiques éminemment inférieures pour la 2DS… mais est-ce que c’est vraiment important ?

N2DS

Par ailleurs, l’iPod touch, certes plus puissant que la 2DS ou 3DS, ne dispose pas des mêmes capacités de contrôle. Et si le contrôle tactile ou le gyroscope sont amusants, ils ne sont clairement pas adaptés à des jeux demandant un contrôle particulièrement précis (exemple-type : Super Mario). Là, on préfèrera à 100% avoir un vrai stick, voire deux. Déjà que ça râle que la 3DS n’ait qu’un seul stick analogique… Et non, les contrôles des smartphones ne sont pas toujours satisfaisants. Ils sont parfaitement adaptés pour certains styles de jeu (ex : jeux de rythme, comme l’excellentissime Groove Coaster), mais pas à d’autres. Pour la plate-forme, ça ne marche que si on a un personnage qui court sans arrêt dans une direction et qu’on doit faire sauter ou glisser. Mais dès qu’il s’agit d’aller à droite et à gauche, écran capacitif ou pas, ça devient la plaie.

Un argument de la 2DS est qu’il s’agit d’une console… sans 3D. C’est à la fois un bien et un mal : d’un côté, ça veut dire que les gamins peuvent se passer la console sans se poser la question d’activer ou pas la 3D, et ça permet aux plus jeunes de profiter des jeux 3.

En fait, le seul vrai défaut de la 2DS est que Nintendo aurait du être plus agressive tarifairement, en la plaçant sous la fameuse barre psychologique des 100$/€. Là, on aurait une différence bien plus marquée en terme tarifaire avec la 3DS. Les quelques 40$ d’écart me semblent insuffisants.

Maintenant, il faut remettre les choses un peu en perspective. Certes, la 3DS se vend moins que la DS sur la même durée, mais c’est dans le cadre d’un domaine hyper-concurrentiel imposé par les smartphones. Nintendo souffre, mais 36 millions de consoles alors que dans le même temps il s’est vendu plusieurs centaines de millions de smartphones… c’est plutôt pas mal ! Cela signifie qu’il y a toujours un marché pour des appareils de jeux dédiés. Et j’ai tendance à dire que oui, pour plein de raisons :

- Quand je joue, je n’aime pas être interrompu. Je sais que je vais me concentrer sur un jeu pendant un certain temps, et que si le téléphone sonne, je peux juste l’ignorer sans subir sa pression en plein milieu d’un combat. Oui, il y a le mode avion, mais il y a des moments où on veut QUAND même être joignable. Et oui, y’a le mode Ne pas déranger, mais vous allez me lâcher la grappe enfin ? C’est moins pratique, c’est tout, j’ai dit.

- Il est difficile de trouver des jeux dont la durée de vie soit aussi importante que celle des jeux console. Attention, je n’ai pas dit que ça n’existe pas. Mais que c’est plus dur à trouver. Et personnellement, j’ai du mal (est-ce encore lié au point précédent ?) à m’investir autant sur les jeux pour portables. J’ai pourtant acheté des Final Fantasy sur iOS, mais rien à faire, je ne retrouve pas le même plaisir de jeu que sur console, et encore une fois, parce que j’ai du mal à me faire au « tout tactile » sur ce type de jeu.

Je ne penserai donc pas que la 2DS est un coup d’épée dans l’eau, ou une tentative désespérée. Ça me semble au contraire être un coup bien réfléchi, visant  à élargir la base d’utilisateurs par le bas, la 3DS XL étant celle d’élargissement par le haut. Mais malgré cela, peut-il réussir ? Oui, si Nintendo baisse rapidement son prix, et si l’afflux de bons jeux continue (plus à ce sujet plus bas).

Le cas Wii U

Ah, la Wii U… « Quel étrange cri », aurait pu écrire Marguerite Yourcenar. La Wii U était une tentative risquée de la part de Nintendo, née d’une idée fixe de Miyamoto, à savoir le « gameplay asymétrique ». En clair : dissocier ce qui se passe de l’écran principal pour reléguer une partie de l’action sur un écran séparé. Et quand je parle d’idée fixe, c’est un concept qu’on a déjà vu par exemple avec la GameCube (cf le fameux Pacman de triste mémoire ou encore Zelda Four Swords).

Le problème est que… ça marche en fait moyennement en pratique. Certes, ça permet de faire quelques petits trucs intéressants, mais rien qui ne soit pas faisable avec une console plus « classique ». Ou en tout cas, rien qui pousse le consommateur de dire « oh là là, il m’en FAUT une ». Alors que la Wii a été un carton planétaire en raison de sa simplicité d’accès 4, ici Nintendo a, je pense, rendu les choses trop compliquées. Gérer deux écrans n’est pas aussi simple que d’en gérer un seul, devoir faire des gestes sur un écran géant alors que l’action se déroule sur l’écran principal n’a rien de vraiment facile.

Mais le gameplay asymétrique fait du coup rêver du côté des tablettes. D’ailleurs, lors du lancement de la Wii U, beaucoup ont pensé que le Wii U Controler était la console elle-même. Un peu le contraire de l’ensemble Apple TV – iPad, où ce dernier a l’intelligence et l’Apple TV est un récepteur plus ou moins passif. Pire encore, ce concept est compliqué à vendre, d’ailleurs le public n’arrive pas à faire la différence entre Wii U et Wii.

WiiUBoutique

Vraie photo piquée à @kwyxz. Vont être contents les gens qui partant en promenade avec leur Wii U Gamepad et se rendront compte que ce n’est pas vraiment une « console portable »…

Pourtant, je ne dirais pas que la Wii U est une mauvaise console. Elle a des bons jeux, certains concepts sont sympas (j’aime bien la télécommande TV intégrée), pouvoir basculer de la télé à l’écran intégré sur certains jeux évite parfois la crise de nerfs familiale… mais elle est arrivée tard, à un moment où le marché se lance vers de nouvelles générations de consoles, avec des caractéristiques techniques pas forcément folichonnes (résolution du Wii Gamepad et autonomie bof). Les ventes sont faibles, ce qui n’entraine pas les développeurs tierce-partie à venir développer dessus. Et du coup les ventes restent faibles… le cercle infernal. Et surtout, elle manque cruellement de très bons jeux. Plus à ce sujet un peu plus loin.

Une autre faiblesse de la Wii U : ses caractéristiques techniques sont déjà obsolètes vis-à-vis la nouvelle génération de consoles. La Xbox One et la PS4 sont des monstres de puissance, qui ne font qu’une bouchée de la Wii U, compliquant encore les portages de jeux d’éditeurs tierce-partie vers la machine de Nintendo…

Bref, la Wii U ressemble fortement à une impasse… pour le moment.

Nintendo et le online

Il est difficile de ne pas évoquer la partie du jeu en ligne dans la stratégie de Nintendo. À mon goût, c’est très simple : elle est juste mauvaise. Le eShop est sympa mais tellement lent qu’il ne donne pas envie d’acheter. Enfin, les jeux son souvent trop chers… surtout si on est habitué aux tarifs des jeux sur l’App Store ! Mais c’est aussi une des difficultés de Nintendo qui doit à la fois plaire au client en proposant du jeu en ligne, mais distribue les mêmes jeux dans des canaux « en dur ». Par ailleurs, Nintendo a été très, trop long à embrasser les réseaux sociaux. Vouloir créer son propre réseau est intéressant, mais est-ce que c’est suffisant pour attirer les joueurs ? Le Miiverse (pourtant fort sympa, et à mon goût plus intéressant que les réseaux actuels sur console) n’est pas le réseau qui fera vendre la Wii U, surtout en restant cloisonné de Facebook ou Twitter… Pas plus que le service Tvii (pas dispo en France), ou Love Film (service de VOD pas dispo en France non plus, et terriblement mal nommé : à chaque fois j’ai l’impression que c’est le nom d’une chaine érotique…).

Il faut dire que Nintendo n’a jamais trop aimé le online, et a longtemps indiqué sa méfiance de ce marché. Il faut lire à ce sujet cet excellent (et très long !) article de Dromble sur la création de la GameCube, qui explique le retard pris par Nintendo sur le jeu en ligne. Et pour voir à quel point Nintendo a poussé l’amateurisme, il ne faut pas regarder plus loin qu’à Noël dernier, où des milliers de joueurs n’ont pas pu obtenir la copie de jeu numérique fournie avec leur console, le eShop étant en rade durant pas moins de cinq jours. Totalement inacceptable.

Les joueurs

Les articles évoqués ci-dessus ne prennent en fait qu’un seul point de vue : celui des acheteurs de smartphones. Autrement dit : les adultes. Qui ont effectivement un smartphone dans la poche, qui jouent avec lorsqu’ils ne passent pas un coup de fil ou ne rédigent pas un e-mail. Cette clientèle-là a effectivement été particulièrement touchée par la Nintendo DS, qui a été le carton planétaire qu’on sait.

Mais dans la plupart de ces articles, je ne vois pas une énorme partie de la clientèle de Nintendo : les enfants. Car Nintendo EST une boite qui vend  des jeux vidéo, et on pourrait même dire des jouets. Les enfants, ce sont eux qui harcèlent leurs parents pour acheter le nouveau jeu que tous leurs copains ont.

Par ailleurs, les attentes des joueurs adultes d’un point de vue technique sont différentes. Je vais prendre un exemple concret : ma fille, 9 ans, qui a eu du mal à déscotcher de sa 3DS durant tout l’été.

- Tu as pensé quoi de Mario et Luigi : Dream Team Bros ?

- J’ai bien aimé.

- Et ça t’a gêné que les écrans n’aient pas une bonne résolution ?

- Une quoi ? »

Voilà. Le côté technique, la résolution de l’écran, le fait que le tactile ne soit pas aussi bon que sur un iPod Touch… LES GOSSES S’EN FOUTENT. Ils se concentrent sur le plaisir du jeu, sur « est-ce que le jeu est entrainant », et ça leur suffit. J’avoue que je suis aussi un peu comme ça (je suis un grand gosse) : tant que le plaisir de jeu est là, peu m’importe si la résolution est trop basse. Si les contrôles sont bons, que le jeu est fun, ça me va. Ça n’est pas pour autant que Nintendo ne doit pas faire d’efforts sur la qualité visuelle, au contraire. Mais c’est moins critique que l’on pourrait le croire. Même si techniquement ce n’est pas le tout dernier cri, la console en a sûrement bien plus dans le ventre qu’on veut le faire croire… mais elle va forcément souffrir de la comparaison avec les consoles Next Gen.

Maintenant, vous aurez raison d’indiquer que les enfants ne sont pas les seuls joueurs, loin de là. Si Nintendo veut ré-attirer les gamers plus exigeants sur ses consoles, il faut qu’elle réussisse à faire venir des licences tierce-partie en facilitant le plus possible les portages des autres plate-formes, avec des SDK performants (un point sur lequel Nintendo est souvent à la ramasse). Sera-t-il facile de faire revenir un Rockstar Games et ses fameux GTA sur Wii U ? Rien n’est moins sûr. De même, Nintendo pourrait-elle faire disparaître l’aura de jouet de ses consoles ? Pas évident non plus… sauf à développer un vrai hit orienté adulte, et capable de déchirer techniquement ET graphiquement. Elle en est capable, mais en a-t-elle la volonté ?

Enfin entre les gamers et les enfants, il y a les… casual gamers, ces fameux joueurs occasionnels. C’est une cible qui a fait la fortune de Nintendo à une époque, en particulier avec la Nintendo DS et la Wii. J’en reparle un peu plus loin.

Les jeux

Malheureusement, en tant que vieux joueurs de la génération NES, on souhaiterait que Nintendo nous donne tout le temps des jeux rien que pour nous, les vieux joueurs. Il faut peut-être se faire à l’idée que désormais, Nintendo va avoir de plus en plus de mal à satisfaire cette clientèle de « vieux » joueurs. Encore que… des jeux originaux comme Wonderful 101 sont une tentative pour Nintendo de s’orienter vers un autre public, Bayonetta 2 (s’il reste une exclu Wii U) pourrait aussi en faire venir d’autres.

Bayonetta2

DAT ASS (oups, désolé)

Il n’empêche : Nintendo dispose d’ors et déjà d’une arme de guerre : ses licences, ses personnages… et en premier lieu, Pokemon. Dont un nouveau jeu, Pokemon XY, est sorti le même jour que la 2DS. Quelle curieuse et heureuse coïncidence ! Et il n’a pas mal cartonné, avec 11,6 millions de cartouches vendues.

Du coup, il semble malheureux que Nintendo exploite si mal la plupart de ses licences depuis quelques années. Faisons un peu le tour :

  • Super Mario Bros : après un épisode 3DS un peu plus original, beaucoup de resucées de New Super Mario Bros depuis 2006, et même un ratage (New SMB2). En revanche, Nintendo s’est bien réveillé avec un nouvel opus impressionnant : New Super Mario 3D World est fantastique, bourré de bonnes idées, et avec un challenge assez corsé. Malheureusement, beaucoup se diront « bah, c’est juste un Mario de plus », et c’est fort dommage, car c’est sûrement le meilleur Mario depuis Super Mario Galaxy 2.
  • Zelda : un épisode raté sur DS (Spirit Tracks), une reprise sur 3DS (Ocarina of Time 3D), une version HD de Wind Waker, un épisode 3DS inédit, mais qui est une excellente suite de Zelda III (mon test ici)… Essentiellement de la reprise, et de la suite donc… si l’on retire l’excellent Skyward Sword sur Wii.
  • Starfox : juste une (excellente) version 3DS de Starfox 64. C’est une série abandonnée hélas, alors qu’elle a un potentiel toujours énorme, et que les joueurs attendent désespérément une suite depuis quelques années déjà (ni Rare5 ni Namco ont su en tirer sa quintessence).
  • F-Zero : on attend toujours une suite au fantastique épisode GameCube…
  • Metroid : des épisodes fabuleux sur GameCube, un excellent épisode sur Wii (Metroid Prime : Corruption), et un véritable accident industriel avec Metroid : Other M. Depuis, rien.
  • Donkey Kong : pas de souci de ce côté, un épisode Wii U arrive, qui devrait être d’aussi bonne facture que le premier épisode Wii. Repoussé à mars 2014, aie.
  • Smash Bros : ça devrait être bon, mais ça n’arrive pas avant la fin de l’année, probablement. C’est très loin. Et ce n’est, encore une fois, pas très fédérateur :  si les fans de Nintendo boiront la coupe jusqu’à la lie, ça ne fera pas venir les fans de PS3 ou Xbox vers la Wii U. À la limite, ça aura un bon effet sur les ventes de 3DS.
  • Super Mario Kart : coming soon ! Celui-ci pourrait attirer du monde s’il garde l’esprit fun des épisodes précédents (et si ils virent cette PUTAIN DE CARAPACE BLEUE).
  • Pikmin : le troisième épisode est sorti sur Wii U, hélas très tardivement. Et même s’il est chouette, il n’a plus l’originalité du premier et n’aura pas permis une hausse significative des ventes de Wii U.
  • Kid Icarus : Nintendo l’a ressuscité, pour un jeu que je trouve sympa, sans plus (et il fait plutôt mal aux doigts).
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Super Mario 3D World est vraiment excellent. Mais pour le public, il restera « un Mario de plus »…
Il y a quand même eu une tentative de nouvelle franchise avec Wonderful 101 (pas testé, plutôt bien critiqué). Cependant, il est intéressant de voir (et ça, Marco Arment l’a bien expliqué dans ce billet) que le succès des consoles de Nintendo est étroitement lié à l’originalité de ses jeux de lancement. Le succès au lancement du Gameboy6 est clairement dû à l’ajout de Tetris dans la boite. De même, la Wii n’aurait pas rencontré un tel succès à son lancement sans la présence de Wii Sports dans la boite. Nintendoland a été une tentative somme toute sympathique de présenter les caractéristiques innovantes de la Wii U, mais ce n’est pas un produit d’appel aussi simple et compréhensible que le tennis de Wii Sports, et peut à ce titre être considéré comme un véritable échec. En fait, tout le concept de jeu asymétrique est sûrement à revoir : c’est une vieille marotte de Miyamoto (souvenez-vous de la funeste  liaison GBA/Gamecube…), mais pas forcément sa meilleure idée.
Le pire problème à aborder pour Nintendo va cependant être celui du prix des jeux. Est-il possible aujourd’hui de forcer les utilisateurs à acheter des jeux à 50€ ou plus, là où on trouve des nouveautés à quelques euros sur l’App Store, voire des logiciels gratuits mais financés par des achats in-app ? Pour moi, la plus grosse difficulté serait de pousser les joueurs à venir massivement acheter en ligne, en devenant beaucoup plus souple sur ses conditions de vente. Par exemple, c’est seulement depuis quelques semaines qu’il est possible de transférer ses jeux sur un nombre illimité de 3DS… Là où Apple a toujours proposé un système de licences beaucoup plus souple. Enfin, faire payer les jeux dématérialisés aussi chers que les jeux physiques… non, ça ne le fait vraiment pas.
De même, Nintendo dispose de jeux fantastiques dans la Console Virtuelle, mais… 3€ pour Ice Climber sur NES ? Sérieusement ? On trouve des jeux avec bien plus de finition pour trois fois moins cher sur l’App Store. Sans compter les choix bizarres de Nintendo, comme sortir Urban Champion, un jeu médiocre de la NES, plutôt que nombre de merveilles de la NES ou Super NES…
Nintendo devrait aussi fortement lorgner du côté du Playstation Plus ou Xbox Live Premium, en proposant un abonnement annuel permettant d’obtenir certains jeux gratuitement durant autant de temps que l’abonnement dure. Ça ne serait pas très complexe à mettre en place et ça pourrait rapporter rapidement très gros.
Enfin, un dernier mot sur ce sujet : Nintendo, pitié, stop avec les Nintendo Direct. Sérieusement, Iwata me fait de la peine à chaque fois. Et pense à réinvestir les salons. Je sais que tu n’aimes pas te mêler à la plèbe des autres éditeurs, mais fais quelques efforts pour redevenir sexy, vraiment.
Iwata

Nintendo doit-elle abandonner le hardware ?

Dire qu’il faut absolument que Nintendo abandonne le hardware me semble être un non-sens. L’histoire de Nintendo tourne autour de révolutions matérielles : les cartouches avec pile de la NES et sa croix directionnelle, la forme du pad et les boutons L/R de la SNES, le pad analogique de la N64, la Wiimote… Nintendo a développé ses consoles et leurs manettes en fonction de ses logiciels, et on se souvient de la célèbre citation d’Alan Kay. Rien ne dit qu’un Super Mario développé pour une console non-Nintendo sera génial (cf. Sonic par exemple, qui n’a pas vraiment donné grand chose de génial depuis qu’il a quitté la Dreamcast). En ajoutant une manette au smartphone, on ne fait que déporter le problème. Nintendo pourrait éventuellement développer sa propre manette pour smartphone, mais rien ne dit encore une fois que cela serait pratique ou agréable à utiliser, ou aussi naturel que de sortir sa 3DS de sa poche.
Nintendo va cependant avoir des difficultés à affronter les smartphones, car ses consoles ne peuvent affronter le rythme de changement plus soutenu de ces derniers : souvent proposés avec un abonnement dans la plupart des cas, leur parc est renouvelé assez rapidement, là où une console n’est en général renouvelée que tous les 5 ans (hormis les modifications plus esthétiques/ergonomiques, comme les consoles version XL).
En revanche, pour les fameux joueurs casual, je pense que c’est effectivement mort : le succès de Candy Crush Saga & co montre que le smartphone a gagné cette bataille. Une grosse partie des joueurs conquis par la DS pour des jeux qui n’avaient rien de commun (et pour beaucoup, totalement portables sur un smartphone en revanche), ont abandonné le navire et n’y reviendront plus. En 2004, il y avait encore une différenciation très claire entre les jeux pour consoles et les jeux pour soi-disant smarthones dont le prix était bien plus élevé (le P800 de Sony Ericsson était à 1000€, quand même). L’iPhone a ringardisé les smartphones à clavier précédents, mais également les consoles de jeu. Pour tirer quelques bénéfices de ces joueurs occasionnels perdus, envisager d’adapter des jeux comme Mario’s Picross pourrait être pertinent, tant que le cœur du jeu se prête à une utilisation tactile. Mais le cœur des jeux action/ plate-forme de la firme de Kyoto ne semble pas adapté aux smartphones. N’espérez pas voir un Mario ou un Zelda sous sa forme actuelle7.
Zelda sur iPhone ?
Un Zelda sur iPhone ? Et… pourquoi pas ? Mais pas forcément n’importe lequel.
Tout tient en fait dans le style de jeux : certains pourront être adaptés aux smartphones, d’autres pas du tout. À Nintendo de faire les choix pertinents.

2014, l’année de tous les dangers

Bref, pour Nintendo, il va y avoir du mal à se faire une place au soleil avec l’arrivée de la Xbox One et la PS4 et la guerre sans merci livrée du côté des smartphones. Pour autant, je ne pense pas que ça soit le moment de se lancer dans une stratégie d’attaque du marché mobile… Mais si côté jeux, ça ne se réveille pas rapidement, il va vraiment y a avoir du mouron à se faire, non pas à cause de la concurrence de ces nouvelles consoles next Gen, mais parce que des machines comme la PS3 deviennent très accessibles, ont un catalogue très vaste et des caractéristiques techniques qui ne font pas encore pitié…
2014 sera donc une année charnière. Nintendo devra absolument convaincre du côté logiciels, et la meilleure façon pour cela serait de proposer un voire plusieurs killer games capable de toucher autant les hardcore gamers, autant que des joueurs plus occasionnels ou plus jeunes. Elle en a été capable : la N64 était annoncée comme tuée par la Playstation, mais Zelda : Ocarina of Time et bien d’autres jeux (les licences Rare, entre autres) ont permis à Nintendo de gagner de l’argent et de largement étendre son audience.
Augmenter également sa présence online, améliorer la communication avec les smartphones soit via des apps dédiées à améliorer la communication avec ses jeux ou carrément adapter certains jeux ou développer de nouvelles licences pour les smartphones, les chantiers seront importants. Tout ça pour limiter la casse avec la Wii U, et passer rapidement à the next big thing. Et évidemment, baisser le prix de ses consoles, et éventuellement de ses jeux.
K bigpic
Nintendo a du pain sur la planche. Son combat ne fait réellement que commencer. Mais personnellement, je croise les doigts pour voir arriver quelques merveilles dans quelques mois. Le prochain E3 devrait à ce titre être déterminant, et Nintendo jouera son va-tout. Sans grosse nouveauté marquante, elle risque fort d’avoir très mal à se relever…
En complément : lire cet article de Wired, qui explique à quel point la situation est complexe. Bon, d’un autre côté, Wired avait fait aussi un paquet de prédictions sur Apple en 1997 hein :-)
  1. Pour tout avouer, j’ai commencé à écrire cet article il y a trois mois, et je l’ai réécrit plusieurs fois.
  2. Pas pour rien qu’elle ressemble à une console V-Tech, même si de ce côté, Nintendo n’a jamais eu à trop craindre grand monde
  3. Nintendo déconseille l’utilisation de la 3D pour les joueurs de moins de 20 ans
  4. La preuve : même mes sœurs ont joué à la Wii et en ont une
  5. Pas leur faute cela dit, le jeu qu’ils avaient développé, Dinosaurs Planet, s’est vu collé les persos de Starfox à la dernière minute. Pas merci Miyamoto.
  6. Ou la Gameboy, je me tape des polémiques sur le sujet, dites comme vous préférez.
  7. Encore que… Zelda Phantom Hourglass ou Spirit Tracks, bien que n’étant pas les meilleurs de la série, pourraient se voir adaptés en version portable vu qu’ils avaient été pensés tactiles.

Pubs Apple et pubs Microsoft : le grand écart

Cela fait quelques temps déjà que j’essaie de comprendre en quoi la communication de Microsoft avec Windows 8 me semble à côté de la plaque. Et puis finalement, j’ai trouvé. C’est assez simple.

Quand Apple fait une pub, elle propose à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires, et j’entends par là « qui sortent de l’ordinaire ». La technologie est là, mais elle devient presque invisible : elle sert surtout à rendre votre vie peut-être plus passionnante. On y voit des sportifs, des artistes, des créateurs, des enfants qui vivent des choses intéressantes. Acheter un iPad Air, c’est une promesse que votre vie sera également enrichie par des rencontres, que l’iPad vous rendra plus créatif, plus capable de faire des choses dont vous ne rêviez pas.

Evidemment, si votre jeu préféré est de cracher sur Apple, vous appellerez ça de la démagogie. Mais dans l’ADN d’Apple, de ses créateurs, il y avait vraiment le désir de changer le monde. Steve Jobs définissait Apple comme étant au carrefour de la technologie et des sciences humaines (liberal arts). Ce n’est pas qu’un effet de style : pour Apple, la technologie ne sert à rien si elle n’existe que pour elle-même. Elle doit permettre d’améliorer le genre humain1.

Intersection

Petit exemple : l’été dernier, nous avons passé avec ma fille de 9 ans une soirée à contempler les étoiles filantes. L’iPad était là, juste pour repérer les constellations avec Starwalk et en savoir un peu plus sur notre univers. C’était un moment fantastique à partager avec ma fille. L’iPad n’aurait pas été là, est-ce que la soirée aurait été moins bonne ? Non, mais sa présence aura rendu cette jolie soirée encore plus jolie. Et c’est déjà pas si mal.

Chez Microsoft, c’est légèrement différent.

Microsoft propose à des gens ordinaires de faire… des choses ordinaires. Par exemple, vous pouvez être chauve et avoir un boulot chiant, mais grace à Microsoft vous pouvez télécharger et jouer à Candy Crush Saga. Mais vous resterez chauve avec un boulot chiant. Comme le disait mon épouse : « dis donc, ils vendent du rêve chez Microsoft là. ».

Vous pouvez aussi être une étudiante en médecine et vivre une vie limite insupportable. Mais grâce à Microsoft, vous allez pouvoir séparer le boulot et les loisirs… enfin, le peu qu’il vous reste de loisirs.

Ou pire, vous allez vivre des situations bien agaçantes dans un avion, et Windows permettra juste… d’y survivre.

Pourtant, certains des logiciels de Microsoft permettent de faire des choses impressionnantes (Photosynth par exemple, ou Kinect). Mais ces logiciels ne sont jamais mis en avant. Microsoft préfère présenter la même chose depuis 20 ans : Windows, et Office. Si vous voulez parler d’immobilisme, en voici un bel exemple.

Le futur président de Microsoft devra être capable de révolutionner la communication de la société, pour faire savoir que ses produits permettent de faire bien plus que des tableaux ou des rapports avec Office.

Même si on est chauve à lunettes avec un boulot chiant.

  1. Que ses produits soient chers et donc non accessibles à tous est un autre débat.

Les 30 ans du Mac

Mac128

Il y a dix ans, on a fêté les 20 ans du Mac.

Pour l’occasion, un ancien d’Apple France avait organisé une grande soirée à la Villette. Il y avait du beau monde, mais l’organisation et le manque de moyens avaient un peu terni la fête. J’avais même été nommé « Homme le plus Mac des 20 dernières années », dites donc, ex-aequo avec Lionel de Macbidouille. C’était évidemment un peu ridicule avec le recul, il y avait tellement de personnes qui auraient pu recevoir ce titre à notre place ! Mais ce vote des internautes m’avait quand même fait super plaisir.

On avait au moins pu faire la bise à Kriss Graffiti (disparue depuis hélas). J’avais même pu gagné un abonnement à feu SVM Mac, ce qui était encore plus rigolo vu qu’à l’époque j’écrivais régulièrement dedans (sous pseudonyme). Je devais d’ailleurs écrire dans la moitié de la presse Mac de l’époque…

À cette époque, le Mac revenait en force, petit à petit. Apple était bien sortie de ses déboires depuis quelques temps, l’iPod cartonnait, et Apple était redevenue une société cool. L’Apple d’aujourd’hui est à la fois très différente et très ressemblante à celle d’il y a trente ans : toujours innovante, avec des produits qui respirent l’envie du travail bien fait, parfois encore arrogante dans sa façon de faire ou de communiquer, parfois têtue, souvent agaçante, mais tout aussi passionnante.

Cette année, il n’y aura pas de grosse fête pour les 30 ans du Mac. Juste une soirée à la maison avec plusieurs amis, qui ont la particularité d’avoir été tous rencontrés autour de cette passion commune du Mac. Des gens de goût, sans aucun doute. Il y en a même avec qui j’ai monté le podcast sur Apple le plus sympa de l’univers. Raclette et souvenirs autour de ce petit ordinateur doté de tellement de personnalité, le premier d’une longue lignée. Le Mac 128 n’était clairement pas parfait, mais… il respirait le génie, la passion, la créativité. L’essence même de ce fameux « vélo pour l’esprit », comme aimait à le dire Steve Jobs. Avec le Mac, on est obligé de reconnaître que l’informatique a fait un bond de géant, qu’on soit fan d’Apple ou pas.

Cette année, je fêterai aussi mes vingt ans de Mac, puisque c’est en octobre 1994 que j’ai découvert, fasciné, ce petit ordinateur sur les bancs de la fac de Lyon 2-Lumière. Je n’étais pas très doué pour les études, et la fac d’anglais n’a pas donné vraiment les résultats escomptés. Mais avec le recul, le Mac m’aura permis de rencontrer des amis, ma toujours merveilleuse épouse, et j’ai la chance de pouvoir bien gagner ma vie dans un domaine où je peux m’éclater et être reconnu.

Rien que pour tout ça, merci Macintosh. Et très joyeux anniversaire.

On repart pour trente ans ?

Le bon plan pour la carte Sapphire sur Mac Pro

SapphireRadeon7870
J’ai eu vent par Frédéric Luu, qui officie sur Gamekult,  d’une promo sur une carte vidéo plutôt pas moche : une Radeon Sapphire HD 7870, équipée de 2 Go de SGRAM à 159,90€. Ce n’est pas le dernier modèle de carte vidéo du moment ni le plus performant, mais vu le prix habituel d’une carte (obsolète) vendue par Apple ou même d’une carte tierce-partie, je trouvais le rapport qualité/prix très intéressant. D’autant plus qu’elle est accompagnée de 4 jeux, donc, et pas des daubes puisque y’a quelques hits du moment : Tomb Raider, Bioshock, Crysis 3, Farcry 3 (code de téléchargement à recevoir une semaine après la réception de la carte). Donc, vu le coût des jeux, on peut se dire que la carte ne coûte presque plus rien.

Alors OUI, ils ne tourneront pas nativement sur Mac, mais ça sera très bien dans Boot Camp, non mais. Par ailleurs, comme signalé il y a quelques temps par MacBidouille, les cartes de modèle 7xxx fonctionnent très bien sur Mac et peuvent être flashées pour être totalement compatibles Mac en suivant la procédure très bien décrite par Lionel.

J’ai donc fait le grand saut la semaine passée et l’ai reçue cet après-midi. Installée dans le Mac Pro (modèle 2009) en quelques minutes, et bon point, ce sont des connecteurs à 6 broches, donc aucune difficulté pour la relier au Mac (même pas besoin de changer de câble, ceux d’origine étant à 6 broches). Au redémarrage, écran noir évidemment, mais après quelques secondes… Hop, fenêtre d’authentification, tout marche ! La carte est effectivement reconnue comme une 7XXX.

MacPro Radeon 7870

Comparé à la rustique Radeon 4870 de mon Mac Pro, ben… déjà, c’est bien plus silencieux, même si on sent qu’elle va pulser une fois soumise à rude épreuve. Et évidemment, les performances sont meilleures, quelle surprise :-) Je n’ai pas fait de test en profondeur pour le moment, n’étant pas un fou des benchs. Je n’ai pas encore testé non plus la procédure de flashage proposée par Macbidouille. Il y aura donc sûrement une suite à cet article :-)

Par contre, un défaut, mais qui n’est pas vraiment dû à la carte : il n’y a pas de connecteur Mini Displayport dessus, ce qui complique singulièrement la donne quand on veut brancher un moniteur Apple Cinema Display 24″ dessus. Il faut donc en passer par un adaptateur, comme celui-ci proposé sur Amazon. Ce n’est pas trop gênant sur ce modèle d’écran, mais l’est beaucoup plus avec l’Apple Studio Display 27″ Thunderbolt (je n’ai pas cherché si des adaptateurs existaient). Si vous avez ce modèle d’écran, je ne vous conseille pas forcément l’achat de cette carte… ou alors, en sachant que vous risquez de paumer USB et son (sauf à utiliser un adaptateur au milieu, mais bon), voire que ça ne marchera peut-être pas du tout.

Edit : Grouik me rappelle qu’on ne peut pas utiliser l’écran Thunderbolt sur le Mac Pro de toute façon. Donc ça résout le problème direct.

Vous avez encore quelques heures pour profiter de cette promotion. Si vous avez un Mac Pro de 2008 ou plus, c’est sûrement un investissement intéressant, donc profitez-en !

Mise à jour : la carte a été flashée avec succès ! Après avoir suivi la procédure indiquée sur Macbidouille, la carte est fonctionnelle (seul défaut : elle est reconnue comme une ATI 7950, mais je ne pense pas que ça porte à conséquence). La pomme s’affiche au démarrage, on peut utiliser les touches de modification pour choisir un autre volume, etc. Content pour le moment, mais on va voir sur le long terme…

Et si les articles idiots sur Apple tuaient le journalisme à petit feu ?

Gizmodo a publié un petit article à charge sur Tim Cook, selon quoi ce dernier serait en train de tuer Apple à petit feu. Rien que ça.

Plusieurs choses me gênent dans l’article, outre le côté hameçon à trolls.

1) Le principal commentateur dans cet article est  « Bob Lefsetz, un vétéran de l’industrie musicale ». Est-ce qu’on doit vraiment prêter une oreille attentive à une industrie qui n’a RIEN compris au numérique, qui pense toujours que le piratage est la source de tous ses maux, et qui pense qu’Apple a tué la musique avec l’iTunes Store tout en pensant que la solution était d’imposer des DRM à tous ses clients pour les em…quiquiner un peu plus ?

2) Reprocher à Tim Cook de ne pas être Steve Jobs, c’est exactement ne pas comprendre Jobs, qui lui-même disait « ne cherchez pas à imiter, mais à être vous-même ». Tim Cook n’a pas le charisme de Jobs, il n’a jamais prétendu l’avoir, mais si Jobs l’a choisi pour être son dauphin, il y a sûrement de bonnes raisons, et en particulier de bien connaître l’ADN de la boite. Il n’a rien fait ? Ben tiens : virer Forstall et réorganiser toute la boite, c’était facile à faire, non ? Faire un courrier d’excuse à ses clients et le signer, parce que ledit Forstall ne voulait pas s’excuser, facile ?

3) Apple en ce moment ne peut pas communiquer car ses résultats seront annoncé le 21 janvier donc dans très peu de temps, pour éviter toute enquête de la SEC (cf cet article de Cent )[1.Merci à mon irremplaçable @lolopb pour avoir éclairci ce sujet.].

4) Tim Cook a fait nombre d’interviews, il a son franc-parler, il a un style différent de Jobs, so what ? Ce n’est pas ça qui coulera Apple. Et quand bien même Apple ne sortirait plus rien durant 7 ans, elle pourrait continuer à vivre sur sa réserve de cash. Peu de boites peuvent en dire autant en ce moment.

5) Le succès d’une entreprise n’est pas lié qu’au charisme de son patron. Et heureusement (même si ça aide).

6) Jobs et Cook devaient tout à fait être conscients du fait que leur différence de communication serait décortiquée et comparée. Et je pense que c’est pour cela que depuis quelques années, Jobs n’occupe plus le terrain tout seul sur scène mais laisse la place à ses vice-présidents. Si vous avez des doutes là-dessus, visionnez toutes les conférences inaugurales de Jobs depuis 2009.

En tout cas, moi, je serais journaliste, je m’occuperais beaucoup plus de la situation de HP ou Dell, ces boites qui devaient êtres les modèles des années 2000 et qui ne font qu’avancer chaque jour un peu plus vers le gouffre. Et pour le coup, si vous voulez des PDG peu charistmatiques, vous serez servi.

Et je rêve de voir enfin un article sur Apple qui n’évoque pas son futur sombre pour des raisons délirantes, ou son manque de vision ou de produits révolutionnaires. Une société n’a pas besoin de faire un produit révolutionnaire par an pour assurer son futur (sinon Microsoft serait morte il y a bien longtemps). Elle doit sortir le bon produit, au bon moment, au prix le plus adapté pour assurer des marges lui permettant de vivre plus ou moins confortablement. C’est ce que fait Apple depuis plusieurs années. Elle ne révolutionne pas chaque marché en proposant le produit avec les meilleures caractéristiques. Elle s’est imposée en proposant les produits disposant de la meilleure expérience utilisateur. Rien de plus.

Mountain Lion Efficace est DISPONIBLE !

Jouez hauts Mac, résonnez tablettes, le nouvel opus de la saga Efficace by GG est ENFIN disponible ! Évidemment dispo à l’achat sur Internet, mais aussi chez votre libraire préféré (s’il ne l’a pas, demandez-lui gentiment de vous le commander).

MountainLionEfficace

 

500 pages de pur bonheur ! Des captures d’écran Retina ! Le retour de Mac Vador ! OS X 10.8.2 décortiqué ! Une magnifique couverture organisée de main de maitre par mon camarade Jean-Christophe !

On a également revu tout le sommaire, avec des chapitres plus courts et plus nombreux. Le sommaire :

  • Chapitre 1 – Le Mac : conçu pour OS X
  • Chapitre 2 – L’installation d’OS X
  • Chapitre 3 – S’organiser pour tout retrouver
  • Chapitre 4 – Préférences Système
  • Chapitre 5 – Place aux applications !
  • Chapitre 6 – Votre assistant personnel
  • Chapitre 7 – Communiquer sur Internet
  • Chapitre 8 – Safari, le surf tranquille
  • Chapitre 9 – iCloud : votre vie, enfin synchronisée
  • Chapitre 10 – Le Mac social
  • Chapitre 11 – Le multimédia : au cœur d’OS X
  • Chapitre 12 – Sauvegardez votre Mac
  • Chapitre 13 – Protégez votre Mac
  • Chapitre 14 – Halte, polices !
  • Chapitre 15 – Forte impression !
  • Chapitre 16 – Le Mac soigne votre image
  • Chapitre 17 – Le Mac assure la connexion
  • Chapitre 18 – OS X : pour credo, le partage
  • Chapitre 19 – Automatiser son Mac
  • Chapitre 20 – Prendre soin de son Mac, jour après jour
  •  Chapitre 21 – De Windows au Mac : Switchers, bienvenue !
  •  Annexe A – Les dessous de Mac OS X
  • Annexe B – Le démarrage du Mac
  • Annexe C – Le Terminal à la portée de tous
Si vous avez déjà lu un des précédents livres de la série efficace, vous trouverez des choses identiques (certains chapitres ont peu bougé du fait de nouveautés peu importantes). En revanche, certains chapitres sont entièrement nouveaux, ou ont été totalement remaniés.

La préface est signée de mon ami, mon copain, mon Laurent Pertois à moi. En lisant sa préface, vous gagnerez dix points de karma et vous aurez plus de chance de survivre à la fin du monde.

Enfin, ce livre est dédié à mon ami et mentor Antoine Latour, parti trop tôt, comme vous le savez déjà. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, etc.

Dans tous les cas, j’espère que vous en apprécierez la lecture. N’hésitez pas m’envoyer vos commentaires, vos critiques (positives ET négatives, sinon je ne progresserai pas !), à l’adresse mountainlion-efficace@gete.net.

Et la version numérique ?

Elle est en cours de finalisation, et le livre devrait être disponible au format Izibook (PDF filigrané, sans DRM), ou iBooks (ePub, DRMisé). Promis, dès que j’en sais plus, je vous le dis.

Y aura-t-il des offres livre papier + numérique ?

Pas possible, pour des obscures raisons liées au prix unique du livre, ou de DRM, ou je ne sais quoi. Même si j’adorerais ce genre d’initiative, ce n’est juste pas possible pour le moment. Désolé.

On pourra le faire dédicacer ?

Notez dans vos tablettes : j’animerai une conférence en comité restreint (quinzaine de personnes) le samedi 12 janvier à la librairie Eyrolles, à Paris. Plus d’infos très bientôt !!!


« It’s all part of the Plan »

L’un des plus gros changements opérés par Apple dans iOS 6 est évidemment l’abandon de Google Maps au profit d’une solution maison pour l’application Plans. Et évidemment ça n’a pas raté : Apple reçoit une volée de bois vert pour proposer une solution incomplète, gavée d’erreurs, qui ne propose pas ce que propose Google Maps.

Dans un sens, ces critiques sont justifiées. Plans est effectivement parfois franchement à côté de la plaque. C’est une situation qui s’améliorera rapidement, avec les informations fournies par ses utilisateurs. Et je pense qu’Apple n’avait malheureusement pas le choix que de lancer sa solution maintenant. Même si incomplète, même si imparfaite. Expliquons pourquoi.

Google, l’ex-meilleur ami de 30 ans d’Apple

En 1994, Édouard Balladur, ami de 30 ans de Jacques Chirac, avait assuré à ce dernier qu’il ne se présenterait pas aux élections présidentielles, quand bien même les médias le mettent en tête dans les sondages.

1995 : BIM. Balladur se présente. Comme lui faisait dire sa marionnette à Chirac : « ça picote un peu« . Curieusement, Chirac a gardé une certaine rancœur contre Édouard et son dauphin, un certain Sarkozy.

Apple et Google, c’est Chirac et Balladur.

En 2007, Steve Jobs présente en fanfare l’iPhone. Parmi les nombreux partenaires : Google, qui est associé pour l’application Plans. Eric Schmidt vient sur scène faire un petit speech, c’est le bonheur, tout juste s’ils ne vont pas se faire un gros calin sur scène avec Steve.

Fin 2007, Google présente pour la première fois Android, et annonce sa volonté de développer un OS qui, de façon assez étonnante, ressemble de plus en plus à iPhone OS. Steve Jobs pète un cable, la guerre est déclarée.

L’émergence du GPS

Par ailleurs, le GPS a commencé très rapidement à faire son entrée sur l’iPhone, dès le modèle 3G. Fonction très demandée, et très populaire, pour laquelle Google a sur Android un avantage non négligeable : proposer le guidage vocal pour les déplacements, gratuitement. Le mode GPS de Maps est particulièrement convaincant, et pour Apple, il ne fait guerre de doute qu’il va falloir y passer pour ne pas perdre en popularité dans les années à venir.

L’avantage de Google : le temps

Problème : avec Maps, Google a un avantage non négligeable puisqu’elle dispose d’une API bien gaulée, autour de laquelle se sont greffées des multillions de services. Comment concurrencer alors Google, qui a récupéré tant et tant d’informations mises à jour de façon contributive par autant d’utilisateurs depuis des années ?

Il n’y a pas vraiment de solution magique. La seule solution pour Apple était de se lancer dans sa propre solution de cartographie. Un domaine complexe, immense, pour laquelle il y aurait certainement des difficultés au départ. Car il ne faut pas oublier qu’avec son avance, Google Map s’est affiné avec les années… alors que le service lui-même est resté en stade de beta durant de nombreux mois.

Le prix de la dépendance

Chez Apple, on a du se faire bien mal au cerveau pour savoir quoi faire à la fin du contrat avec Google. Je suppose que pas mal de solutions ont du être abordées, mais il était surtout évident qu’il était difficile d’accepter de continuer à travailler avec une société qui avait décidé d’attaquer un marché commun. « Ça picote. » Et chez Apple, on n’aime pas non plus être trop dépendant d’une société tierce. C’est l’effet Office : quand en 1997, Microsoft menaçait de ne plus produire Office pour Mac, il était évident que pour Apple, cela aurait été une catastrophe capable d’enterrer le Mac, si bien que Jobs a du faire de nombreuses concessions à Redmond.

La solution était donc évidente : pour ne plus être dépendante de son ancien partenaire devenu nouvel adversaire, il fallait qu’Apple crée sa propre solution de cartographie / GPS. Et c’est ce qu’elle a commencé à faire il y a quelques années.

Bienvenue au nouveau Plans

Plans sur iOS 6 a donc vu ses cartes remplacées par celles d’Apple. Et là, au lancement d’iOS 6, c’est le drame. On entend Internet râler sur la différence de qualité entre Google Maps et Plans. Un Tumbler montre les horreurs proposées par iOS 6 quand on utilise Plans. Certaines erreurs sont clairement très graves, d’autres sont plutôt amusantes.

C’est oublier que Google Maps a également eu son lot d’erreurs plus ou moins graves, qui n’ont été corrigées que parce qu’elles avaient été remontées par les utilisateurs. Chance : iOS 6 propose d’envoyer un correctif en quelques secondes (1. Sûrement moins de temps qu’il n’en faut pour râler sur un Tumblr, d’ailleurs. Excusez-moi pour cette perfidie.].

Par ailleurs, et pour mon expérience très personnelle : j’ai utilisé l’application Plans pour me diriger avec l’assistance vocale dans Paris sans aucune difficulté. Bien parti et bien arrivé. Comme d’habitude : on ne parle que des trains en retard… Mais pour beaucoup d’utilisateurs de Plans, l’application sera fonctionnnelle.

Par ailleurs, je trouve les vues proposées par Plans plutôt sympathiques, le mode 3D donnant un effet bien rendu, et le déplacement à deux doigts pour agrandir ou changer l’angle de visualisation est fluide et rapide. En clair : le moteur de l’application est plutôt pas mal du tout.

Apple aurait-elle du lancer Plans dans cet état ?

À mon avis : oui. Quand bien même sa réputation doit en souffrir durant quelques semaines ou mois, l’application Plans verra sa qualité augmenter rapidement, sans avoir besoin de mettre à jour l’OS. Car évidemment, tout se passe du côté des serveurs d’Apple. Apple va corriger inlassablement les données, et on verra une meilleure qualité dans Plans dans les mois à venir 1. Plans continuera d’évoluer au fur et à mesure qu’Apple intègrera de nouvelles bases d’informations, que Yelp renforcera ses commentaires, que les utilisateurs enverront des corrections, etc.

Cela me rappelle le lancement du geoportail de l’IGN : difficultés techniques car sous-dimensionné, moins à jour que des sites comme pagejaunes.fr, etc. Le problème reste le même : à un moment, il faut juste se jeter à l’eau. Il est impossible d’attendre les 100% de satisfaction sur un service de cartographie dès le départ, avec des informations 100% pertinentes. Ces services s’amélioreront2.

Apple a cependant commis quelques erreurs à mon avis plus grave que les erreurs sur les cartes :

  • Ne pas mentionner que Plans est en mode beta pour le moment. Les utilisateurs assument que Plans est en version finale et c’est dommageable, car on s’attend alors à quelque chose d’au moins aussi bon que Google Maps. Alors que ce n’est tout simplement pas possible ave un système qui se construira au fur et à mesure des années.
  • Ne pas proposer de version web de son service. Probablement l’erreur la plus importante. Google Maps est accessible par le plus grand nombre, depuis n’importe quel navigateur. Pour utiliser Plans, il faut forcément un appareil iOS sous OS 6. Même un Mac ne peut pas l’utiliser ! Sûrement dans OS X Sea Lion3… Apple devrait rendre sa solution accessible au plus grand nombre pour la rendre vraiment populaire, et ne pas se restreindre aux utilisateurs d’iOS.
  • Plans devrait être intégré à iCloud, pour que les cartes ou les informations saisies sur un appareil soient automatiquement disponibles sur les autres. Exemple : créer un trajet sur son Mac, récupérer son iPhone et accéder directement à ce trajet à travers Plans.

Encore une fois : il est difficile, du côté utilisateur, d’accepter que l’application Plans ne soit pas aussi bonne que Google Maps. Et clairement, elle ne l’est pas. Loin de moi l’idée de tresser des couronnes à Apple pour la qualité de sa nouvelle application, mais Apple était un peu dans une impasse face à cette situation. Elle a pris un chemin délicat, qui lui vaudra quelques claques dans la gueule. Et dans quelques mois, on aura oublié tout ça et on sera passé à autre chose, parce qu’il faut bien avancer. C’est ce que fait Apple, à sa façon…

« La route est droite, mais la pente est forte. » ©Raffarin. (Et promis, mon prochain article ne fera plus aucune allusion à la droite française.)

(PS : et si vous n’avez pas compris le titre de cet article, regardez l’excellentissime The Dark Knight).

  1. Les mauvaises langues ajouteront évidemment que vu l’état de Plans, ça ne pourra que s’améliorer. C’est petit.
  2. Les beta-testeurs auront constaté déjà des améliorations très significatives entre les premières beta et la version « finale ».
  3. Évidemment ça ne sera pas ce nom, mais je le trouve rigolo.

Adieu Antoine, merci pour tout

Il y a des billets qu’on n’a pas envie d’écrire. Ces billets qui font mal, parce qu’on les écrit toujours trop tôt, parce qu’ils sont remplis d’une émotion vive. Alors quand j’ai appris ce matin la disparition brutale d’Antoine Latour, une des légendes d’Apple France, dans un accident de moto, c’est un peu un coup de massue sur la tronche que je me suis pris.

J’ai connu Antoine en 1999. Cette année-là, j’avais lancé la TIL FR, un début de traduction de la Tech Info Library d’Apple (devenue depuis Knowledge Base). Je travaillais chez Apple Assistance, l’ancêtre du support AppleCare, et je me disais que les réponses à de nombreuses questions se trouvant dans cette TIL, mais les articles n’étaient alors disponibles qu’en anglais. J’ai commencé ces traductions tout seul, puis de nombreuses personnes se sont proposées pour m’aider, dont Laurent Gerlinger et Antoine Latour, que j’ai rencontré la première fois à mon retour en France lors du premier campus d’été Agnosys. Il m’a beaucoup appris, et je lui dois beaucoup.

Antoine, c’était la passion d’Apple, de la marque, de son esprit, avec une certaine indépendance revendiquée. Chez lui, le mot « corporate » était à envergure très variable… Il n’a jamais voulu quitter « sa » Toulouse, au point de préférer quitter Apple en 2008 pour monter SOS Mac avec son comparse Philippe Macone. Il était toujours prêt à dépanner, et ses connaissances sur le monde Mac étaient juste faramineuses. C’était une de ses passions, avec tant d’autres, dont l’aviation, et sa légendaire XM… Il était également l’un des grands présentateurs d’Apple lors des Apple Expo, où son bagout et son expérience rendaient chaque présentation vraiment unique… Nous avions d’ailleurs travaillé ensemble sur les conférences de la dernière Apple Expo de 2008. Antoine ne savait pas communiquer sa passion : il n’avait en fait pas besoin de le savoir, car c’était juste naturel chez lui.

Aujourd’hui, c’est une grande partie de l’âme d’Apple, et particulièrement d’Apple France, qui est partie. Les grands éclats de rire d’Antoine vont vraiment nous manquer. Adieu l’ami, et encore merci pour tout. Et mes pensées vers son épouse, ses enfants, et tous ses proches (Michel et Philippe en tête).

Màj : un dernier hommage lui sera rendu vendredi 22 juin à 11h. Le lieu de son inhumation ne m’a pas encore été renseigné, je le posterai dès que j’en sais plus.

NB : concernant les infos pratiques sur les hommages rendus à Antoine, j’ai préféré les déplacer sur un nouveau billet.

Si vous avez connu Antoine, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire. Ils seront tous regroupés et postés sur un petit site qui sera mis en ligne prochainement.

Sadmac