Archive for Apple

Le bon plan pour la carte Sapphire sur Mac Pro

SapphireRadeon7870
J’ai eu vent par Frédéric Luu, qui officie sur Gamekult,  d’une promo sur une carte vidéo plutôt pas moche : une Radeon Sapphire HD 7870, équipée de 2 Go de SGRAM à 159,90€. Ce n’est pas le dernier modèle de carte vidéo du moment ni le plus performant, mais vu le prix habituel d’une carte (obsolète) vendue par Apple ou même d’une carte tierce-partie, je trouvais le rapport qualité/prix très intéressant. D’autant plus qu’elle est accompagnée de 4 jeux, donc, et pas des daubes puisque y’a quelques hits du moment : Tomb Raider, Bioshock, Crysis 3, Farcry 3 (code de téléchargement à recevoir une semaine après la réception de la carte). Donc, vu le coût des jeux, on peut se dire que la carte ne coûte presque plus rien.

Alors OUI, ils ne tourneront pas nativement sur Mac, mais ça sera très bien dans Boot Camp, non mais. Par ailleurs, comme signalé il y a quelques temps par MacBidouille, les cartes de modèle 7xxx fonctionnent très bien sur Mac et peuvent être flashées pour être totalement compatibles Mac en suivant la procédure très bien décrite par Lionel.

J’ai donc fait le grand saut la semaine passée et l’ai reçue cet après-midi. Installée dans le Mac Pro (modèle 2009) en quelques minutes, et bon point, ce sont des connecteurs à 6 broches, donc aucune difficulté pour la relier au Mac (même pas besoin de changer de câble, ceux d’origine étant à 6 broches). Au redémarrage, écran noir évidemment, mais après quelques secondes… Hop, fenêtre d’authentification, tout marche ! La carte est effectivement reconnue comme une 7XXX.

MacPro Radeon 7870

Comparé à la rustique Radeon 4870 de mon Mac Pro, ben… déjà, c’est bien plus silencieux, même si on sent qu’elle va pulser une fois soumise à rude épreuve. Et évidemment, les performances sont meilleures, quelle surprise :-) Je n’ai pas fait de test en profondeur pour le moment, n’étant pas un fou des benchs. Je n’ai pas encore testé non plus la procédure de flashage proposée par Macbidouille. Il y aura donc sûrement une suite à cet article :-)

Par contre, un défaut, mais qui n’est pas vraiment dû à la carte : il n’y a pas de connecteur Mini Displayport dessus, ce qui complique singulièrement la donne quand on veut brancher un moniteur Apple Cinema Display 24″ dessus. Il faut donc en passer par un adaptateur, comme celui-ci proposé sur Amazon. Ce n’est pas trop gênant sur ce modèle d’écran, mais l’est beaucoup plus avec l’Apple Studio Display 27″ Thunderbolt (je n’ai pas cherché si des adaptateurs existaient). Si vous avez ce modèle d’écran, je ne vous conseille pas forcément l’achat de cette carte… ou alors, en sachant que vous risquez de paumer USB et son (sauf à utiliser un adaptateur au milieu, mais bon), voire que ça ne marchera peut-être pas du tout.

Edit : Grouik me rappelle qu’on ne peut pas utiliser l’écran Thunderbolt sur le Mac Pro de toute façon. Donc ça résout le problème direct.

Vous avez encore quelques heures pour profiter de cette promotion. Si vous avez un Mac Pro de 2008 ou plus, c’est sûrement un investissement intéressant, donc profitez-en !

Mise à jour : la carte a été flashée avec succès ! Après avoir suivi la procédure indiquée sur Macbidouille, la carte est fonctionnelle (seul défaut : elle est reconnue comme une ATI 7950, mais je ne pense pas que ça porte à conséquence). La pomme s’affiche au démarrage, on peut utiliser les touches de modification pour choisir un autre volume, etc. Content pour le moment, mais on va voir sur le long terme…

Et si les articles idiots sur Apple tuaient le journalisme à petit feu ?

Gizmodo a publié un petit article à charge sur Tim Cook, selon quoi ce dernier serait en train de tuer Apple à petit feu. Rien que ça.

Plusieurs choses me gênent dans l’article, outre le côté hameçon à trolls.

1) Le principal commentateur dans cet article est  « Bob Lefsetz, un vétéran de l’industrie musicale ». Est-ce qu’on doit vraiment prêter une oreille attentive à une industrie qui n’a RIEN compris au numérique, qui pense toujours que le piratage est la source de tous ses maux, et qui pense qu’Apple a tué la musique avec l’iTunes Store tout en pensant que la solution était d’imposer des DRM à tous ses clients pour les em…quiquiner un peu plus ?

2) Reprocher à Tim Cook de ne pas être Steve Jobs, c’est exactement ne pas comprendre Jobs, qui lui-même disait « ne cherchez pas à imiter, mais à être vous-même ». Tim Cook n’a pas le charisme de Jobs, il n’a jamais prétendu l’avoir, mais si Jobs l’a choisi pour être son dauphin, il y a sûrement de bonnes raisons, et en particulier de bien connaître l’ADN de la boite. Il n’a rien fait ? Ben tiens : virer Forstall et réorganiser toute la boite, c’était facile à faire, non ? Faire un courrier d’excuse à ses clients et le signer, parce que ledit Forstall ne voulait pas s’excuser, facile ?

3) Apple en ce moment ne peut pas communiquer car ses résultats seront annoncé le 21 janvier donc dans très peu de temps, pour éviter toute enquête de la SEC (cf cet article de Cent )1.

4) Tim Cook a fait nombre d’interviews, il a son franc-parler, il a un style différent de Jobs, so what ? Ce n’est pas ça qui coulera Apple. Et quand bien même Apple ne sortirait plus rien durant 7 ans, elle pourrait continuer à vivre sur sa réserve de cash. Peu de boites peuvent en dire autant en ce moment.

5) Le succès d’une entreprise n’est pas lié qu’au charisme de son patron. Et heureusement (même si ça aide).

6) Jobs et Cook devaient tout à fait être conscients du fait que leur différence de communication serait décortiquée et comparée. Et je pense que c’est pour cela que depuis quelques années, Jobs n’occupe plus le terrain tout seul sur scène mais laisse la place à ses vice-présidents. Si vous avez des doutes là-dessus, visionnez toutes les conférences inaugurales de Jobs depuis 2009.

En tout cas, moi, je serais journaliste, je m’occuperais beaucoup plus de la situation de HP ou Dell, ces boites qui devaient êtres les modèles des années 2000 et qui ne font qu’avancer chaque jour un peu plus vers le gouffre. Et pour le coup, si vous voulez des PDG peu charistmatiques, vous serez servi.

Et je rêve de voir enfin un article sur Apple qui n’évoque pas son futur sombre pour des raisons délirantes, ou son manque de vision ou de produits révolutionnaires. Une société n’a pas besoin de faire un produit révolutionnaire par an pour assurer son futur (sinon Microsoft serait morte il y a bien longtemps). Elle doit sortir le bon produit, au bon moment, au prix le plus adapté pour assurer des marges lui permettant de vivre plus ou moins confortablement. C’est ce que fait Apple depuis plusieurs années. Elle ne révolutionne pas chaque marché en proposant le produit avec les meilleures caractéristiques. Elle s’est imposée en proposant les produits disposant de la meilleure expérience utilisateur. Rien de plus.

  1. Merci à mon irremplaçable @lolopb pour avoir éclairci ce sujet.

Mountain Lion Efficace est DISPONIBLE !

Jouez hauts Mac, résonnez tablettes, le nouvel opus de la saga Efficace by GG est ENFIN disponible ! Évidemment dispo à l’achat sur Internet, mais aussi chez votre libraire préféré (s’il ne l’a pas, demandez-lui gentiment de vous le commander).

MountainLionEfficace

 

500 pages de pur bonheur ! Des captures d’écran Retina ! Le retour de Mac Vador ! OS X 10.8.2 décortiqué ! Une magnifique couverture organisée de main de maitre par mon camarade Jean-Christophe !

On a également revu tout le sommaire, avec des chapitres plus courts et plus nombreux. Le sommaire :

  • Chapitre 1 – Le Mac : conçu pour OS X
  • Chapitre 2 – L’installation d’OS X
  • Chapitre 3 – S’organiser pour tout retrouver
  • Chapitre 4 – Préférences Système
  • Chapitre 5 – Place aux applications !
  • Chapitre 6 – Votre assistant personnel
  • Chapitre 7 – Communiquer sur Internet
  • Chapitre 8 – Safari, le surf tranquille
  • Chapitre 9 – iCloud : votre vie, enfin synchronisée
  • Chapitre 10 – Le Mac social
  • Chapitre 11 – Le multimédia : au cœur d’OS X
  • Chapitre 12 – Sauvegardez votre Mac
  • Chapitre 13 – Protégez votre Mac
  • Chapitre 14 – Halte, polices !
  • Chapitre 15 – Forte impression !
  • Chapitre 16 – Le Mac soigne votre image
  • Chapitre 17 – Le Mac assure la connexion
  • Chapitre 18 – OS X : pour credo, le partage
  • Chapitre 19 – Automatiser son Mac
  • Chapitre 20 – Prendre soin de son Mac, jour après jour
  •  Chapitre 21 – De Windows au Mac : Switchers, bienvenue !
  •  Annexe A – Les dessous de Mac OS X
  • Annexe B – Le démarrage du Mac
  • Annexe C – Le Terminal à la portée de tous
Si vous avez déjà lu un des précédents livres de la série efficace, vous trouverez des choses identiques (certains chapitres ont peu bougé du fait de nouveautés peu importantes). En revanche, certains chapitres sont entièrement nouveaux, ou ont été totalement remaniés.

La préface est signée de mon ami, mon copain, mon Laurent Pertois à moi. En lisant sa préface, vous gagnerez dix points de karma et vous aurez plus de chance de survivre à la fin du monde.

Enfin, ce livre est dédié à mon ami et mentor Antoine Latour, parti trop tôt, comme vous le savez déjà. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, etc.

Dans tous les cas, j’espère que vous en apprécierez la lecture. N’hésitez pas m’envoyer vos commentaires, vos critiques (positives ET négatives, sinon je ne progresserai pas !), à l’adresse mountainlion-efficace@gete.net.

Et la version numérique ?

Elle est en cours de finalisation, et le livre devrait être disponible au format Izibook (PDF filigrané, sans DRM), ou iBooks (ePub, DRMisé). Promis, dès que j’en sais plus, je vous le dis.

Y aura-t-il des offres livre papier + numérique ?

Pas possible, pour des obscures raisons liées au prix unique du livre, ou de DRM, ou je ne sais quoi. Même si j’adorerais ce genre d’initiative, ce n’est juste pas possible pour le moment. Désolé.

On pourra le faire dédicacer ?

Notez dans vos tablettes : j’animerai une conférence en comité restreint (quinzaine de personnes) le samedi 12 janvier à la librairie Eyrolles, à Paris. Plus d’infos très bientôt !!!


« It’s all part of the Plan »

L’un des plus gros changements opérés par Apple dans iOS 6 est évidemment l’abandon de Google Maps au profit d’une solution maison pour l’application Plans. Et évidemment ça n’a pas raté : Apple reçoit une volée de bois vert pour proposer une solution incomplète, gavée d’erreurs, qui ne propose pas ce que propose Google Maps.

Dans un sens, ces critiques sont justifiées. Plans est effectivement parfois franchement à côté de la plaque. C’est une situation qui s’améliorera rapidement, avec les informations fournies par ses utilisateurs. Et je pense qu’Apple n’avait malheureusement pas le choix que de lancer sa solution maintenant. Même si incomplète, même si imparfaite. Expliquons pourquoi.

Google, l’ex-meilleur ami de 30 ans d’Apple

En 1994, Édouard Balladur, ami de 30 ans de Jacques Chirac, avait assuré à ce dernier qu’il ne se présenterait pas aux élections présidentielles, quand bien même les médias le mettent en tête dans les sondages.

1995 : BIM. Balladur se présente. Comme lui faisait dire sa marionnette à Chirac : « ça picote un peu« . Curieusement, Chirac a gardé une certaine rancœur contre Édouard et son dauphin, un certain Sarkozy.

Apple et Google, c’est Chirac et Balladur.

En 2007, Steve Jobs présente en fanfare l’iPhone. Parmi les nombreux partenaires : Google, qui est associé pour l’application Plans. Eric Schmidt vient sur scène faire un petit speech, c’est le bonheur, tout juste s’ils ne vont pas se faire un gros calin sur scène avec Steve.

Fin 2007, Google présente pour la première fois Android, et annonce sa volonté de développer un OS qui, de façon assez étonnante, ressemble de plus en plus à iPhone OS. Steve Jobs pète un cable, la guerre est déclarée.

L’émergence du GPS

Par ailleurs, le GPS a commencé très rapidement à faire son entrée sur l’iPhone, dès le modèle 3G. Fonction très demandée, et très populaire, pour laquelle Google a sur Android un avantage non négligeable : proposer le guidage vocal pour les déplacements, gratuitement. Le mode GPS de Maps est particulièrement convaincant, et pour Apple, il ne fait guerre de doute qu’il va falloir y passer pour ne pas perdre en popularité dans les années à venir.

L’avantage de Google : le temps

Problème : avec Maps, Google a un avantage non négligeable puisqu’elle dispose d’une API bien gaulée, autour de laquelle se sont greffées des multillions de services. Comment concurrencer alors Google, qui a récupéré tant et tant d’informations mises à jour de façon contributive par autant d’utilisateurs depuis des années ?

Il n’y a pas vraiment de solution magique. La seule solution pour Apple était de se lancer dans sa propre solution de cartographie. Un domaine complexe, immense, pour laquelle il y aurait certainement des difficultés au départ. Car il ne faut pas oublier qu’avec son avance, Google Map s’est affiné avec les années… alors que le service lui-même est resté en stade de beta durant de nombreux mois.

Le prix de la dépendance

Chez Apple, on a du se faire bien mal au cerveau pour savoir quoi faire à la fin du contrat avec Google. Je suppose que pas mal de solutions ont du être abordées, mais il était surtout évident qu’il était difficile d’accepter de continuer à travailler avec une société qui avait décidé d’attaquer un marché commun. « Ça picote. » Et chez Apple, on n’aime pas non plus être trop dépendant d’une société tierce. C’est l’effet Office : quand en 1997, Microsoft menaçait de ne plus produire Office pour Mac, il était évident que pour Apple, cela aurait été une catastrophe capable d’enterrer le Mac, si bien que Jobs a du faire de nombreuses concessions à Redmond.

La solution était donc évidente : pour ne plus être dépendante de son ancien partenaire devenu nouvel adversaire, il fallait qu’Apple crée sa propre solution de cartographie / GPS. Et c’est ce qu’elle a commencé à faire il y a quelques années.

Bienvenue au nouveau Plans

Plans sur iOS 6 a donc vu ses cartes remplacées par celles d’Apple. Et là, au lancement d’iOS 6, c’est le drame. On entend Internet râler sur la différence de qualité entre Google Maps et Plans. Un Tumbler montre les horreurs proposées par iOS 6 quand on utilise Plans. Certaines erreurs sont clairement très graves, d’autres sont plutôt amusantes.

C’est oublier que Google Maps a également eu son lot d’erreurs plus ou moins graves, qui n’ont été corrigées que parce qu’elles avaient été remontées par les utilisateurs. Chance : iOS 6 propose d’envoyer un correctif en quelques secondes (1. Sûrement moins de temps qu’il n’en faut pour râler sur un Tumblr, d’ailleurs. Excusez-moi pour cette perfidie.].

Par ailleurs, et pour mon expérience très personnelle : j’ai utilisé l’application Plans pour me diriger avec l’assistance vocale dans Paris sans aucune difficulté. Bien parti et bien arrivé. Comme d’habitude : on ne parle que des trains en retard… Mais pour beaucoup d’utilisateurs de Plans, l’application sera fonctionnnelle.

Par ailleurs, je trouve les vues proposées par Plans plutôt sympathiques, le mode 3D donnant un effet bien rendu, et le déplacement à deux doigts pour agrandir ou changer l’angle de visualisation est fluide et rapide. En clair : le moteur de l’application est plutôt pas mal du tout.

Apple aurait-elle du lancer Plans dans cet état ?

À mon avis : oui. Quand bien même sa réputation doit en souffrir durant quelques semaines ou mois, l’application Plans verra sa qualité augmenter rapidement, sans avoir besoin de mettre à jour l’OS. Car évidemment, tout se passe du côté des serveurs d’Apple. Apple va corriger inlassablement les données, et on verra une meilleure qualité dans Plans dans les mois à venir 1. Plans continuera d’évoluer au fur et à mesure qu’Apple intègrera de nouvelles bases d’informations, que Yelp renforcera ses commentaires, que les utilisateurs enverront des corrections, etc.

Cela me rappelle le lancement du geoportail de l’IGN : difficultés techniques car sous-dimensionné, moins à jour que des sites comme pagejaunes.fr, etc. Le problème reste le même : à un moment, il faut juste se jeter à l’eau. Il est impossible d’attendre les 100% de satisfaction sur un service de cartographie dès le départ, avec des informations 100% pertinentes. Ces services s’amélioreront2.

Apple a cependant commis quelques erreurs à mon avis plus grave que les erreurs sur les cartes :

  • Ne pas mentionner que Plans est en mode beta pour le moment. Les utilisateurs assument que Plans est en version finale et c’est dommageable, car on s’attend alors à quelque chose d’au moins aussi bon que Google Maps. Alors que ce n’est tout simplement pas possible ave un système qui se construira au fur et à mesure des années.
  • Ne pas proposer de version web de son service. Probablement l’erreur la plus importante. Google Maps est accessible par le plus grand nombre, depuis n’importe quel navigateur. Pour utiliser Plans, il faut forcément un appareil iOS sous OS 6. Même un Mac ne peut pas l’utiliser ! Sûrement dans OS X Sea Lion3… Apple devrait rendre sa solution accessible au plus grand nombre pour la rendre vraiment populaire, et ne pas se restreindre aux utilisateurs d’iOS.
  • Plans devrait être intégré à iCloud, pour que les cartes ou les informations saisies sur un appareil soient automatiquement disponibles sur les autres. Exemple : créer un trajet sur son Mac, récupérer son iPhone et accéder directement à ce trajet à travers Plans.

Encore une fois : il est difficile, du côté utilisateur, d’accepter que l’application Plans ne soit pas aussi bonne que Google Maps. Et clairement, elle ne l’est pas. Loin de moi l’idée de tresser des couronnes à Apple pour la qualité de sa nouvelle application, mais Apple était un peu dans une impasse face à cette situation. Elle a pris un chemin délicat, qui lui vaudra quelques claques dans la gueule. Et dans quelques mois, on aura oublié tout ça et on sera passé à autre chose, parce qu’il faut bien avancer. C’est ce que fait Apple, à sa façon…

« La route est droite, mais la pente est forte. » ©Raffarin. (Et promis, mon prochain article ne fera plus aucune allusion à la droite française.)

(PS : et si vous n’avez pas compris le titre de cet article, regardez l’excellentissime The Dark Knight).

  1. Les mauvaises langues ajouteront évidemment que vu l’état de Plans, ça ne pourra que s’améliorer. C’est petit.
  2. Les beta-testeurs auront constaté déjà des améliorations très significatives entre les premières beta et la version « finale ».
  3. Évidemment ça ne sera pas ce nom, mais je le trouve rigolo.

Adieu Antoine, merci pour tout

Il y a des billets qu’on n’a pas envie d’écrire. Ces billets qui font mal, parce qu’on les écrit toujours trop tôt, parce qu’ils sont remplis d’une émotion vive. Alors quand j’ai appris ce matin la disparition brutale d’Antoine Latour, une des légendes d’Apple France, dans un accident de moto, c’est un peu un coup de massue sur la tronche que je me suis pris.

J’ai connu Antoine en 1999. Cette année-là, j’avais lancé la TIL FR, un début de traduction de la Tech Info Library d’Apple (devenue depuis Knowledge Base). Je travaillais chez Apple Assistance, l’ancêtre du support AppleCare, et je me disais que les réponses à de nombreuses questions se trouvant dans cette TIL, mais les articles n’étaient alors disponibles qu’en anglais. J’ai commencé ces traductions tout seul, puis de nombreuses personnes se sont proposées pour m’aider, dont Laurent Gerlinger et Antoine Latour, que j’ai rencontré la première fois à mon retour en France lors du premier campus d’été Agnosys. Il m’a beaucoup appris, et je lui dois beaucoup.

Antoine, c’était la passion d’Apple, de la marque, de son esprit, avec une certaine indépendance revendiquée. Chez lui, le mot « corporate » était à envergure très variable… Il n’a jamais voulu quitter « sa » Toulouse, au point de préférer quitter Apple en 2008 pour monter SOS Mac avec son comparse Philippe Macone. Il était toujours prêt à dépanner, et ses connaissances sur le monde Mac étaient juste faramineuses. C’était une de ses passions, avec tant d’autres, dont l’aviation, et sa légendaire XM… Il était également l’un des grands présentateurs d’Apple lors des Apple Expo, où son bagout et son expérience rendaient chaque présentation vraiment unique… Nous avions d’ailleurs travaillé ensemble sur les conférences de la dernière Apple Expo de 2008. Antoine ne savait pas communiquer sa passion : il n’avait en fait pas besoin de le savoir, car c’était juste naturel chez lui.

Aujourd’hui, c’est une grande partie de l’âme d’Apple, et particulièrement d’Apple France, qui est partie. Les grands éclats de rire d’Antoine vont vraiment nous manquer. Adieu l’ami, et encore merci pour tout. Et mes pensées vers son épouse, ses enfants, et tous ses proches (Michel et Philippe en tête).

Màj : un dernier hommage lui sera rendu vendredi 22 juin à 11h. Le lieu de son inhumation ne m’a pas encore été renseigné, je le posterai dès que j’en sais plus.

NB : concernant les infos pratiques sur les hommages rendus à Antoine, j’ai préféré les déplacer sur un nouveau billet.

Si vous avez connu Antoine, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire. Ils seront tous regroupés et postés sur un petit site qui sera mis en ligne prochainement.

Sadmac

Le mystère du logo à l’envers

John Gruber pointe aujourd’hui vers le blog de Joe Moreno, qui a travaillé chez Apple en tant que consultant WebObjects, et qui explique pourquoi le logo Apple est repassé dans le bon sens quand le portable est ouvert. L’argument qu’il présente est intéressant, et même plus que cela : il atteste du fait que jusqu’au PowerBook G3 (FireWire, nom de code Pismo), la pomme était effectivement à l’envers quand le portable était ouvert.

Sex and the city s4e8 powerbook g3 1

Notez que dans cette série, le portable jouait mieux que l’actrice derrière lui.

L’explication alors donnée était simple : cela permettait à l’utilisateur de savoir dans quel sens attraper et ouvrir sa machine. Je me souviens qu’à l’époque, cette question revenait régulièrement lors des formations commerciales Apple que j’animais. Et surtout, surtout, à l’époque, une FAQ de la TIL 1 expliquait le problème en détails. C’était un article totalement officiel, en provenance directe d’Apple, ce que semble confirmer Joe Moreno.

Mais le plus intéressant dans l’histoire est arrivé à l’époque de la sortie du PowerBook G4.

PbG4

Et là… c’est le drame.

C’est à ce moment que la Pomme est repassée dans le bon sens, portable ouvert. Et à ce moment précis, un événement intéressant s’est produit : l’article de la TIL susmentionné a tout simplement… disparu. Volatilisé. Je ne l’ai plus jamais retrouvé, quand bien même je sais l’avoir vu. Et  le problème de la Pomme Karen Cheryl, qui n’en était théoriquement pas un, l’est devenu pour moi, surtout avec les PowerBook G4 Aluminium, que j’ai tenté d’ouvrir des dizaines de fois dans le mauvais sens, aucun indice visuel n’étant donné si on le saisit en le visualisant de haut… à part la Pomme, donc.

Peut-être qu’il est temps qu’Apple se penche réellement sur le problème, en ajoutant une Pomme qui change d’orientation selon que le portable est ouvert ou non… Allez Apple, surprends-nous !

  1. Tech Info Library, ancêtre de l’l’actuelle Knowledge Base

Le Mac est le futur Apple II

Apple II

J’allais écrire un long billet sur le futur de Mac OS X, mais David Bosman m’a utilement précédé il  y a assez longtemps pour exprimer une grosse partie de ce que je ressens ces jours-ci.

Surtout, la question ultime à se poser : est-ce qu’Apple peut se débarrasser complètement du Mac ?

La réponse me semble de plus en plus claire : oui. Juste pas tout de suite. Mais ça arrivera.

À ceux à qui cela semblerait juste dingue, souvenez-vous de l’Apple ][. Le premier grand succès d’Apple a continué à se vendre après le lancement du Mac 1. Et il a permis à Apple de survivre jusqu’à ce que le Mac prenne le dessus… Mais les meilleurs choses ont une fin, et Apple a du tuer à un moment un de ses produits-phares pour que vive son autre produit majeur.

Apple n’a jamais eu peur de laisser une technologie pour passer à une autre. Elle a abandonné à vitesse grand V Mac OS  Classic pour passer à Mac OS X. Elle a abandonné l’ADB et le SCSI pour foncer vers USB. Demain, Apple abandonnera peut-être définitivement le Mac pour nous faire tous passer sur iOS. Il suffira à ce dernier d’être assez mur pour permettre de faire tout ce dont on a besoin sur Mac OS X. Il le fera différemment, sûrement de façon plus simple, plus pratique. Ou très différemment. L’essor du tactile augmentera les usages, permettra de nouvelles interfaces innovantes dans les apps… Apple n’hésitera pas à se débarrasser de tous ses fardeaux. Et au vu de son chiffre d’affaires actuel, le Mac sera probablement bientôt un fardeau.

Mais dans quelques années, on ne regardera peut-être plus le Finder, ou les menus déroulants, ou le bureau qu’avec nostalgie. En nous disant que finalement, cette évolution était logique…

 

  1. Et même bien au-delà, le II GS n’ayant été arrêté que fin 1992 !

Conférence « Apple : la passion du design », jeudi 13/10, Paris

AppleDesign

J’animerai la conférence Apple : la passion du design jeudi prochain lors de la session CocoaHeads à Paris. Il va sans dire que vu les circonstances, cette présentation se fera sûrement dans une ambiance un peu particulière…

Rendez-vous donc jeudi 13 octobre à 19h à l’école IESA Multimédia, 5 rue Saint-Augustin, 75002 Paris Campus Opéra, 5, avenue de l’Opéra – 75001 Paris.

Pour évaluer les besoins en terme de salle, merci de vous enregistrer dans les commentaires sur le site de Cocoaheads.

La présentation durera un peu plus d’une heure, et si vous voulez ensuite diner, il y aura sûrement quelque chose  à faire.

À jeudi, donc.

Merci Steve.

Here’s to the crazy ones. The misfits. The rebels. The troublemakers. The round pegs in the square holes. 

The ones who see things differently. They’re not fond of rules. And they have no respect for the status quo. You can quote them, disagree with them, glorify or vilify them.

About the only thing you can’t do is ignore them. Because they change things. They invent. They imagine. They heal. They explore. They create. They inspire. They push the human race forward.

Maybe they have to be crazy.

How else can you stare at an empty canvas and see a work of art? Or sit in silence and hear a song that’s never been written? Or gaze at a red planet and see a laboratory on wheels?

We make tools for these kinds of people.

While some see them as the crazy ones, we see genius. Because the people who are crazy enough to think they can change the world, are the ones who do.

Tu as voulu changer le monde… tu y es arrivé.

Profite maintenant calmement du reste de ta vie.

Et merci d’être revenu.

Lion

[Edité : morceau manquant sur Mission Control]

Lion est un sujet compliqué. Je l’ai testé depuis de nombreux mois, et je dois vous avouer quelque chose : je n’arrive pas à en tomber intensément amoureux. Oh, rien de méchant : c’est somme toute une version très importante de Mac OS X, sur laquelle Apple a énormément travaillé pour proposer une nouvelle vision de l’informatique, toujours plus simple et théoriquement plus conviviale. Mais juste que je n’arrive pas à trouver Lion aussi excitant que, par exemple, Panther à l’époque. Lion est d’autant plus un sujet compliqué à traiter pour moi que par mon rôle de consultant membre de l’ACN, je me devrais d’être plus… positif. Mais d’un autre côté, je me dois d’avoir un certain devoir d’honnêteté intellectuelle face à mon lectorat, et mes clients.

La question est donc : est-ce qu’il s’agit d’une version vraiment intéressante de Mac OS X , et surtout, est-ce que cela vaut le coup d’y passer ?

Pour moi, la réponse est pour le moment : pas sûr. Pour plein de raisons, en fait.

Trop d’iOS dans Mac OS X tuerait-il OS X ?

Souvenez-vous : avec Lion, l’objectif d’Apple était : « Back to the Mac ». Ce que nous avions à l’époque interprété comme plus d’attention de la part d’Apple pour le Mac. En réalité, Steve Jobs expliquait la stratégie d’Apple comme « réintégrer dans OS X des éléments qui ont fait le succès d’iOS ».

Après tout, pourquoi pas : il y a des éléments d’iOS qui sont clairement très, très intéressants et qui méritaient d’être repris. Malheureusement, dans son objectif d’harmoniser iOS et Mac OS X, Apple est allée trop loin. Prenons quelques exemples.

De l’obligation (mal gérée) du multi-touch

Apple s’est sentie obligée dans OS X d’ajouter des actions orientées multi-touch. Certaines de ces actions sont très agréables à partir du moment où l’on dispose d’un Magic Trackpad. Magic Mouse ? Oubliez : gérer les mouvements à deux doigts sur une souris est juste infernal.

Malheureusement, si certaines actions sont effectivement adaptées (le glissement à trois ou quatre doigts pour passer d’un espace à un autre), ce n’est pas le cas des mouvements pour activer LaunchPad ou Mission Control qui me semblent particulièrement peu intuitifs. Et on en revient alors au problème des interfaces qui cachent trop d’informations : autant on peut facilement aller cliquer sur un menu pour voir son contenu, autant deviner à l’avance l’effet d’une action multi-points tient du coup de chance… d’autant que l’expérience n’est pas toujours cohérente d’une action à une autre.

Des écrans plus grands… mais plus vides

Avec Lion, certaines des applications historiques de Mac OS X voient leur  interface se rapprocher de celles de l’iPad. Ce qui me semble poser plusieurs soucis, en particulier pour iCal / Calendrier et Carnet d’adresses.

D’abord, Apple pense que rapprocher les interfaces d’iCal et du Carnet du Mac de leur équivalent iOS est une bonne chose. Cela pourrait être vrai si les interfaces de ces logiciels étaient top sur iOS. Manque de chance, non seulement les fonctions du Carnet et d’iCal sont quasi-identiques entre Snow Leopard et Lion, mais pire : elles sont moins pratiques que celles de Snow Leopard ! Ainsi, le Carnet d’adresse perd une colonne, pourtant fort pratique pour afficher les groupes de contacts. Il faut donc cliquer sur un bouton pour revenir en arrière, et il est impossible de lister une fiche de contact facilement en même temps que la liste des groupes. Passer d’un groupe à un autre impose plus de mouvements de souris.

Mais c’est iCal qui souffre le plus de cette « évolution ». Dans un mouvement d’unification halluciné, Apple a décidé de retirer la liste de calendriers pour en faire un popover. Quand vous tapez sur le bouton Liste, vous voyez affichés vos calendriers et la correspondance des couleurs. Heu, allo ? Je gère DIX calendriers, je passe régulièrement de l’un à l’autre, et l’impossibilité de passer d’un calendrier à un autre en un clic ainsi que de facilement voir les correspondances de couleurs dans la liste rendent iCal quasi-inutilisable. Alors qu’il n’y a rien qui justifie cette modification, à part donc, l’homogénéité entre iOS et OS X. C’est là qu’Apple a tout faux : si iOS et OS X se ressemblent, ils ne fonctionnent pas sur le même matériel. En particulier, l’écran le plus grand qu’iOS utilise aujourd’hui se limite à 1024 pixels par 768 dans un système pour lequel la notion de fenêtre est inexistante puisque mono-document et même mono-écran. Et là, il est vrai que la résolution limitée peut avoir un impact sur l’utilisation du système.

Mais sur une machine de bureau ? Qui dispose d’un écran qui peut atteindre sans grosse difficulté les 1900 voire 2500 pixels de large ? En quoi ça enquiquine Apple qu’on puisse voir la liste de calendriers en permanence, bon sang ??? Pire encore : pourquoi ne pas la rétablir par exemple automatiquement dès que la présentation passe en plein écran, plutôt que de m’afficher le même nombre de colonnes plus grandes, et encore plus vides ???

iCal n’est pas une application que j’utilise à moitié : elle m’est indispensable pour coordonner mes rendez-vous professionnels, voir la disponibilité de ma famille, et bien plus. Ces changements qui peuvent sembler triviaux ont pourtant un impact incroyable sur la productivité au jour le jour. Apple aurait pu y penser, ou simplement proposer un choix. Mais là, non : c’est popover pour tout le monde, et c’est bien gonflant. J’espère que je ne serai pas le seul à râler dans les prochains mois…

(O)Mission Control

Il est des technologies que j’étais fier de montrer sur Mac, et Exposé en faisait partie. Et bien, en une version de Mac iOS X, Apple a réussi à tuer Exposé. Honnêtement ? Je n’aime pas du tout Mission Control. C’est un fourre-tout sensé permettre de trouver plus facilement ses fenêtres, et je trouve  que c’est exactement le contraire qui se produit. Plutôt que de voir toutes les fenêtres affichées d’un coup, on voit toutes les applications d’un espace dédié, et ce n’est pas vraiment pratique. Et là encore, les gestes pour afficher les fenêtres d’une application ne sont pas naturels, et pire, donnent un résultat limité. Avec Exposé, je pouvais rapidement afficher toutes les fenêtres à l’écran, et pas juste « un petit morceau de la fenêtre regroupé par applications ». Avec Mission Control, les fenêtres sont regroupées, et si on utilise le bon (et délicat) geste pour les afficher, on en affiche juste « un peu plus », et en version réduite. Beaucoup mons pratique.

LaunchPad : le lanceur inutile ?

Plus encore que Mission Control, je déteste LaunchPad. Lanceur du pauvre, il fait moins bien ce que le Dock ne faisait pourtant pas trop mal jusqu’à maintenant : donner un accès rapide aux applications. Autant c’est un système qui est très adapté à une interface tactile où l’on tape directement sur l’écran, autant il ne sert à rien sur Mac. Au contraire : atteindre une cible de taille moyenne au trackpad est loin d’être une sinécure, alors que le Dock a un avantage dû à la fameuse loi de Fitts qui explique que la facilité à laquelle une cible peut être atteinte dépend de sa taille et de sa distance au pointeur. Avec le Dock, la cible dispose au moins d’un côté où sa taille est infinie (c’est le bord de l’écran). Faites l’expérience : avec votre souris ou votre trackpad, testez en combien de temps vous arrivez à lanceur une application avec le Launchpad et la même avec le Dock. Ce dernier est bien plus rapide… Pire encore, LaunchPad ne sait pas gérer le Glisser-Déposer ! Avec le Dock, pour envoyer un fichier en pièce jointe d’un nouveau mail, il suffit de glisser la PJ sur l’icône de Mail. Avec LaunchPad ? Ne cherchez pas, ça ne marche tout juste pas.

Il s’agit là encore d’une tentative d’Apple d’adapter un type d’interface à un système pour lequel il n’est pas adapté. Dans le cas de LaunchPad, c’est un échec cuisant pour une initiative pas vraiment utile : avait-on vraiment besoin d’une nouvelle interface de lancement d’applications ? Le seul gros intérêt de Launchpad, c ‘est qu’on peut complètement s’en passer. Enfin, tant qu’Apple n’a pas la mauvaise idée de virer complètement le Dock1

Une interface aussi terne que ça

Depuis iTunes, on a vu qu’Apple a décidé de prendre la couleur en grippe. Soit… le gris peut avoir ses charmes. Mais du coup, on perd énormément de lisibilité au niveau des icônes. Pire encore : la barre latérale n’affiche plus vos icônes personnalisées mais des icônes en niveau de gris. L’affichage manque alors cruellement de contraste… Toutes les icônes des différents disques que je connecte sur mon Mac ont exactement la même icône dans la barre latérale, quand bien même j’ai passé du temps à les personnaliser… Une barre latérale dont Apple a encore modifié le comportement, en éliminant les dossiers intelligents et en décidant arbitrairement de placer la liste des disques durs plutôt en bas qu’en haut. Un choix plus ou moins justifiable, mais que j’aurais préféré pouvoir personnaliser. Pas très grave, mais un peu gênant quand même.

Un mode de distribution trop novateur ?

En proposant Lion uniquement sur le Mac App Store, Apple tente un coup d’audace assez impressionnant : imposer à ses clients de passer par une boutique uniquement en ligne pour télécharger son nouveau système est quelque chose qu’aucune société commerciale n’a proposé jusqu’à maintenant. C’est sur certains points une bonne idée, mais dans une société où l’ADSL n’est pas encore (loin s’en faut) la norme et où de nombreux abonnements se voient appliqués une limitation de téléchargement, cela paraît un peu tôt, même si Apple tient évidemment à son image de précurseur2. Et quid de l’installation si on n’a pas Mac OS X 10.6 déjà installé ? Sera-t-il possible de facilement installer Lion sur un Mac dont le disque vient d’être fraichement changé ? Beaucoup de questions… qui n’amènent pas forcément des réponses très satisfaisantes.

Une licence simple… et compliquée

Malheureusement, il reste le problème de la licence. Pas de problème côté utilisateur : on peut installer Lion sur autant de postes qu’on veut chez soi. Mais pour les entreprises ? C’est évidemment une licence par poste, avec ce que ça impose théoriquement : un compte AppleID par poste ! Juste galère à gérer au jour le jour… Et des difficultés supplémentaires pour l’achat : il faudra passer par un achat en ligne avec CB ou crédit en carte iTunes, sans possibilité de passer par le principe habituel du bon de commande / facture couramment utilisé. Apple n’aime-t-elle vraiment pas le marché de l’entreprise ? Au moment où celui-ci recommence à lui faire les yeux doux, fort dommage…

Le cas Lion Server

Intégré à Mac OS X client, installable pour une bouchée de pain : voilà Lion Server. D’un côté, j’applaudis à cette nouvelle accessibilité, en particulier côté tarif. D’un autre côté, c’est à se demander si peu cher, ce n’est pas « pas assez cher » : à croire qu’Apple veut diluer la valeur de Lion Server en le rendant trop accessible. Et pourtant, il y a plein de bonnes choses et bonnes idées dans ce Lion Server. Mais comme d’habitude, je conseillerai d’attendre un peu pour la mise en production. Comme d’habitude : sauvegarde et mise en place d’un serveur de test ne seront pas de trop avant une migration qu’il ne faut pas forcer si votre entreprise dépend de la bonne santé de votre serveur. J’aurai l’occasion de revenir dessus sous peu.

« Mais enfin, GG, tu l’aimes pas du tout Lion ? »

Il y a de très bons points dans Lion, quand même. Versions, les améliorations en terme de sécurité (chiffrement complet des disques, miam), AirDrop, la reprise de session et l’enregistrement automatique, les améliorations de Mail ou de Safari ainsi que plein d’ajouts dans le Finder ou dans Spotlight contribuent largement à un système intéressant. Mais j’attendais peut-être trop d’Apple… Et peut-être que j’aurais aimé un peu plus de folie plutôt que de tenter d’adapter à tout prix des idées d’une interface tactile sur un matériel qui n’a pas été conçu à cet effet. J’attendais aussi un nouveau système de fichiers pour remplacer le vénérable HFS+, mais cela n’arrive toujours pas…

Mais avec un peu de chance, Apple entendra rapidement les critiques, et les premières mises à jour de Lion nous feront oublier certains de ces désagréments 3.

En attendant, pour ceux qui se jettent sur Lion aujourd’hui, n’oubliez pas : SAUVEGARDEZ AVANT D’INSTALLER.

  1. Et pourtant, Dieu que je ne suis pas un fan du Dock…
  2. Et d’un autre côté, j’applaudis la prouesse technique de permettre une installation d’un système complet avec création d’une partition de récupération en quelques clics seulement, de façon entièrement automatique pour l’utilisateur.
  3. Pas tous, évidemment : le passage par le Mac App Store reste par exemple un point de non-retour définitif.