Archive for Astuces

Lion Disk Maker, pour créer en 3 clics un DVD ou une clé USB d’installation de Lion

Lion DiskMaker est une petite application programmée en AppleScript que j’ai écrit pour vous aider à créer en quelques clics un DVD ou une clé USB d’installation de Lion à partir du programme d’installation de Mac OS X. On peut le faire à la main, mais je trouvais intéressant de développer un outil pour le faire facilement, et c’était un bon cas d’école pour me remettre à AppleScript !

C’est gratuit, et tous les détails sont sur cette page dédiée.

Have fun !

Créer un dossier pour une sélection de fichiers (et les renommer) avec Automator

Comme j’écris beaucoup sur le Mac, je fais beaucoup de copies d’écran, copies qui s’entassent sur mon Bureau et que je dois ensuite renommer et classer pour ne pas être noyé dans la masse de mes documents. J’ai donc composé une petite action Automator qui :

  • récupère les éléments sélectionnés sur le Bureau ;
  • vous demande un nom de dossier ;
  • crée le dossier avec le nom demandé sur le Bureau ;
  • glisse à l’intérieur de ce dossier tous les éléments sélectionnés précédemment ;
  • vous propose de renommer séquentiellement tous les fichiers dans le dossier selon le nom de votre choix.
  • Et c’est tout, et c’est déjà pas mal.

Pour l’utiliser : téléchargez le fichier, et décompressez-le puis placez l’action Automator Regrouper et renommer dans le dossier ~/Bibliothèque/Services ou /Bibliothèque/Services. Ensuite, sélectionnez plusieurs fichiers dans n’importe quel dossier, et, au choix :

  • Cliquez sur Finder > Services > Rassembler et Renommer
  • Faites un clic droit puis Rassembler et renommer (éventuellement dans le sous-menu Services)
  • Vous pouvez aussi passer par le menu Action (l’engrenage) de la barre d’outils des fenêtres du Finder.

Testez-le et dites-moi ce que vous en pensez, si ça bugge, etc.

Cliquez ici pour télécharger l’action Automator Regrouper et Renommer.

Have fun !

Mini-armoire informatique, made in IKEA

Je recherchais depuis quelques mois une solution pour mieux organiser mon bureau. Ma problématique : beaucoup de câbles, évidemment, un switch, une Time Capsule, un Mac mini de test, et pas mal d’écrans sur le bureau.

J’avais donc envie d’un petit meuble pour ranger tout ça, et j’ai finalement trouvé par hasard mon bonheur chez notre suédois préféré (ahem). Un petit caisson à tiroirs appelé LENNART[1.ménager] et qui coûte en plus fois rien : 9,99€.

En quoi ce meuble est bien ? Déjà, il propose trois tiroirs mobiles, et avec un espacement suffisant entre les tiroirs pour laisser passer des fils devant et derrière. Ensuite, les tiroirs sont grillagés, il n’y a donc aucun problème de ventilation pour le Mac mini. Enfin, il est doté de deux roulettes pour faciliter son déplacement lors du débranchement/rebranchement de câbles. Et il se monte en 15 minutes, si on est pas trop mauvais avec un tournevis.

Le résultat, le voici :

J’ai donc du haut vers le bas :

- un Mac mini, relié en Ethernet ;

- Un AppleTV. Éteint. Depuis… longtemps, en fait.

- Un switch Netgear Gigabit et manageable, tant qu’à faire ;

- Et la Time Capsule, qui sauvegarde vaillamment toute la maison. Elle marche d’ailleurs plutôt bien, et est très silencieuse depuis que j’ai changé son disque dur.

Tout ce petit monde est bien caché sous mon bureau, et j’ai même un câble Ethernet déjà connecté au cas où j’ai besoin de connecter rapidement une bécane pour lui refaire une santé. Tout ça avec une occupation au sol minimale et pas de vibration particulière. Et quand y’a besoin d’accéder à l’arrière, ben… c’est sur roulette, quoi, et les tiroirs s’ouvrent facilement. Un investissement minime, et plein de place récupérée sur mon bureau, moi je dis formidable.

Bientôt dans cette rubrique : comment écrire le mot ORDINATEUR sur votre Mac avec des lettres argentées et l’installer sur une moquette taupe, sous la houlette de Valérie Damidot ! Yeah !

Mieux gérer les autorisations de contrôle à distance avec Apple Remote Desktop

Apple Remote Desktop est une application hyper puissante pour contrôler un ou plusieurs Mac. Elle mériterait presque un bouquin entier (ne rêvez pas). Cependant, j’ai eu une fois une requête un peu particulière d’un client : il souhaitait pouvoir contrôler les postes pour effectuer des tâches comme les mises à jour, envoyer des commandes Unix ou autres tâches d’administration, mais demander l’autorisation pour toute demande de contrôle visuel à distance d’un poste client. En clair : si l’administrateur souhaite contrôler le poste, il doit au préalable en faire la demande à l’utilisateur.

Il s’avère que c’est faisable, mais à condition de bien configurer les options de gestion à distance de Mac OS X. Pour cela, il faut déjà avoir un compte d’administrateur sur le poste client, puis ;

  1. Dans la préférence Système Partage, cliquez sur Gestion à distance.
  2. Cliquez sur Réglages de l’ordinateur.
  3. Cochez la case L’autorisation de contrôle de l’écran peut être demandée par quiconque.
  4. Cliquez sur OK.
  5. Maintenant, cliquez sur Uniquement ces utilisateurs.
  6. Ajoutez un compte d’administrateur en cliquant sur le bouton +.
  7. Double-cliquez sur le compte, puis appuyez sur la touche Option et cliquez sur une des cases : toutes les cases sont cochées, magie1 !
  8. Décochez la case Observer.
  9. Validez avec OK.

Bien ! Maintenant, si vous ajoutez le poste dans Apple Remote Desktop à l’aide de ce compte d’administrateur, vous constaterez que vous pouvez effectuer les tâches d’administration sans difficulté. Mais si vous essayez d’observer le poste ou de le contrôler, il vous sera demandé de confirmer la demande. Si vous confirmez, l’utilisateur recevra alors un message d’alerte pour confirmer la prise de contrôle :

Notez que si vous n’utilisez pas Remote Desktop mais avec Partage d’écran, ça marche pareil : au moment de l’authentification, vous aurez droit à ce joli message.

Cliquez sur En demandant l’autorisation, et hop, le dialogue s’affiche côté client. Notez que si vous tentez alors de vous connecter avec un login et mot de passe d’administrateur, la demande sera (à juste titre) rejetée.

Alors, elle est pas belle la vie ? ©Michel Elias

  1. Rien que pour cette astuce, vous devriez ENCORE me remercier.

Pourquoi ne pas (toujours) tuer les apps sur iOS

Mon copain Jean-Christophe Courte vient de publier un article (après une looooooooongue discussion sur Twitter) à propos de la nécessité de tuer les apps sur iOS toutes les 24 heures. Dans la majorité des cas, je suis d’accord avec ses astuces, mais pas dans ce cas précis.

L’idée communément admise est qu’avec iOS4, Apple a enfin autorisé le multitâche sur l’iPhone, l’iPad et l’iPod touch. C’est évidemment inexact : iOS gère le multitâche préemptif depuis ses débuts au niveau du noyau. Vous vous souvenez ? « iPhone runs OS X… » (à 3:55)

Ce qu’Apple a permis à partir  d’iOS4 est une gestion plus poussée du multitâche et ouverte aux développeurs, par exemple pour mettre une application sonore autre que l’iPod en arrière-plan. Dans le même temps, Apple a ajouté une possibilité de contrôle par l’utilisateur des taches à l’aide d’un gestionnaire de tâches, que l’on révèle par une double pression 1

Comme l’explique très bien Jean-Christophe, on peut aussi depuis iOS tuer des applications. Mais je pense que cette fonction est très souvent mal utilisée. Je vois souvent des utilisateurs penser qu’il FAUT quitter les apps après utilisation ou qu’il faut tout quitter régulièrement.

Comme sur un ordinateur quoi. Mais l’iPad et l’iPhone ne sont pas des ordinateurs comme les autres. C’est bien là tout le problème ! Nous avons été habitués à exploiter des gestionnaires de taches, ajoutant une couche de complexité à leur exploitation. Avec iOS, Apple a proposé une nouvelle façon de gérer ses applis : de ne pas les gérer. Pas d’histoire de RAM à gérer, d’applis à quitter, et soyons honnête : dans 99,999% des cas, iOS gère ça très bien. La preuve : vous pouvez lancer sans vous poser de questions un nombre quasiment illimité d’apps, et l’OS ne ralentit pas et n’affiche jamais d’alerte de manque de mémoire. Mais comment fait-il ?

Tout simplement en tuant les processus inutilisés depuis longtemps. Lorsqu’une app est inutilisée, iOS va simplement la figer et écrire toutes ses données dans la mémoire de l’appareil. Mais là où un OS classique doit écrire les données sur un disque dur très lent, iOS écrit sur de la mémoire flash beaucoup plus rapide. L’opération est invisible pour l’utilisateur. Que la tache soit relancée à partir du disque ou de la RAM fait finalement peu de différence. D’ailleurs, vous pouvez faire le test : lancez toutes les apps de votre iPad. Il ne râle jamais que le système manque de mémoire2.

Du coup, pratiquement pas besoin de gestionnaire de taches pour gérer la mémoire de l’appareil. Mais alors, à quoi sert-il ? Je lui vois plusieurs intérêts, mais en tant qu’utilisateur avancé :

- Il donne accès à la liste des apps récemment utilisées. En cela, je le considère beaucoup plus proche des Éléments récents du menu Pomme ou du Dock de Mac OS X. C’est pratique pour naviguer entre les quelques dernières apps lancées. C’est à mon goût le point le plus intéressant de ce gestionnaire de tâches.
- Éventuellement à tuer une tache qui poserait problème. Personnellement, j’ai UN cas avec UNE app bien ciblée : Tom-Tom, qui continue de faire tourner à fond le GPS si on s’arrête un peu avant la destination. Et là l’iPhone continue de chauffer, chauffer (ça bouffe une puce GPS), et 2 heures plus tard, plus de batterie. Donc, je tue Tom-Tom systématiquement à l’arrivée.
-Une application (dé)bloque. Si elle ne répond pas et bloque les autres, autant la quitter.

JCC a rencontré un autre cas qui l’obligerait à quitter toutes les apps : un bug logiciel qui bloque alors la synchronisation avec iTunes. Mais personnellement je n’ai jamais rencontré ce problème et je ne relance jamais mes apps. Je ne dis pas que le problème n’existe pas, juste que ce comportement ne devrait pas arriver et n’arrive majoritairement pas. Ça serait plutôt une application particulière qui pourrait poser ce problème de synchronisation… Et le problème pourrait être corrigé quand l’application problématique est détectée, le problème remonté  et le bug éliminé.

À mon goût, quitter toutes les applications sous iOS revient un peu à reconstruire le bureau sous Mac OS 9 ou à réparer les autorisations sous Mac OS X : Ça peut réparer temporairement certaines erreurs, mais on le conseille un peu trop souvent, alors qu’il est souvent plus intéressant sur le long terme de comprendre pourquoi ce problème se déclenche3.

Mon conseil, donc : ne quittez pas les apps sans raison. Lassez iOS faire son boulot : après tout, dans la plupart des cas, il l’a très bien fait jusqu’à iOS 4. Et seulement si vous rencontrez un problème, envisagez de quitter certaines apps.

Pour reprendre une pub célèbre : ne passons pas à côté des choses simples.

Lire aussi sur ce blog et un peu sur le même sujet : Le point faible d’Apple…

  1. Pas un double-clic (réservé à la souris) ou un double-tap (pour la partie tactile de l’appareil).
  2. À contrario, la PlayBook de RIM utilise une méthode originale (ahem) : quand une app manque de mémoire, les coins se mettent à émettre une pulsation rouge. Si vous trouvez ça naturel, je ne comprends pas.
  3. Un peu comme si je vous conseillais de rajouter de l’essence dans votre voiture si elle ne démarre que le réservoir rempli à moitié : la solution serait de le remplir un peu plus, mais il serait quand même plus pratique et économique de comprendre pourquoi vous ne pouvez pas démarrer avec seulement un quart du réservoir).

Retarder le lancement d’une impression sous Mac OS X

Une petite astuce qu’on a souvent tendance à oublier, alors qu’elle est parfois fort pratique…

Il m’arrive (trop) souvent de travailler tard, et de parfois avoir besoin d’imprimer un document pour le lendemain matin. Problème : mon imprimante laser fait pas mal de bruit,et les chambres de la famille pas très loin du bureau. Pas forcément très agréable de lancer une impression à minuit et d’avoir l’impression de réveiller toute la maisonnée…

L’astuce consiste donc à lancer une impression en différé. Pour cela, rien de plus simple : après avoir affiché le dialogue d’impression de votre imprimante, cliquez sur le menu portant le nom de l’application (celui en bas à gauche).


Maintenant, cliquez sur Programmateur.

Cliquez sur le bouton À, et tapez l’heure d’impression. Si vous tapez 09:00 alors qu’il est 22h, l’impression aura lieu évidemment le lendemain matin. Cliquez enfin sur Imprimer.

Voilà ! L’impression est partie dans la file d’attente, et sera lancée demain matin. Et si vous voulez gagner du temps, créez un préréglage en cliquant sur le menu éponyme.

Améliorer sa signature dans les mails

L’e-mail est un outil indispensable désormais, mais je suis toujours aussi effaré sur le peu de gens qui savent utiliser efficacement la signature dans leur logiciel de messagerie. Pire, parfois, la signature est tellement mal utilisée qu’elle risque de donner de vous une image pas forcément positive… Voici donc quelques conseils pour faire une signature qui donnera un sourire Émail diamant à vos correspondants.

  1. Commencez votre signature par « ––  » (tiret tiret espace). Cette combinaison de deux tirets suivis d’un espace est détectée par certains logiciels, qui élimineront automatiquement la signature lors de l’utilisation de leur fonction Répondre. Fort pratique. Malheureusement, Mail dans Mac OS X ne gère pas correctement ce séparateur, alors qu’Entourage, oui… BOUH APPLE !!!
  2. Évitez les signatures trop longues. Inutile de laisser votre CV dans la signature. Conservez les informations vraiment utiles : votre prénom et nom, fonction,  nom de votre entreprise, votre adresse, site web, numéro de téléphone… Éventuellement, votre compte Twitter, votre adresse MSN, etc. Pas utile de mettre de citation philosophique, ou de lien vers vos photos de vacances. Sur Usenet, la règle voulait que les signatures fassent moins de 4 lignes, et moins de 72 caractères par ligne. C’était dans la plupart des cas très suffisant.
  3. Mettez plus d’informations sur une seule ligne. Et séparez les informations avec le signe |. Par exemple :
    Web : http://www.gete.net | Twitter : http://twitter.com/ggete | Blog : http://blog.gete.net
  4. Ne faites pas de mail-art. Dessiner un logo Star Wars était super joli et original quand on surfait sur AOL en 1994. Depuis, le monde a évolué. En bien. Je vous assure.
  5. Ne mettez pas ces informations pertinentes directement dans une image. Pourquoi ? Tout simplement parce que les logiciels de mail sont de nos jours capables de détecter directement ces informations et permettre d’ajouter directement vos informations dans leur carnet d’adresse en un clic. En intégrant ces infos dans une image, vous les forcez à devoir recopier les informations à la main. Ce qui est particulièrement agaçant. Si si. Enfin, les images pèsent beaucoup plus lourd que du texte. Quand je suis connecté en EDGE et que je dois attendre qu’une image s’affiche pour lire un mail, j’ai juste envie de pendre l’expéditeur avec un câble SCSI.
  6. Ne mettez pas votre portrait dans votre signature. Je vais vous faire une confidence : vous n’êtes pas si beau que ça. Et si vous voulez vraiment montrer votre beau visage : faites un blog. C’est encore meilleur pour l’ego. Enfin, dites-vous que chaque image transférée, c’est de la bande passante consommée inutilement et de l’espace inutilement occupé sur les disques durs de vos correspondants.
  7. Si vous voulez vraiment mettre une image en signature, OPTIMISEZ-LA. Pas plus de 20 Ko (et encore, c’est 20 Ko de trop). Et testez les formats : certaines images passent mieux en PNG ou en GIF qu’en JPEG.
  8. Ne rajoutez pas d’avertissement sur la politique de gestion des e-mails (ou « disclaimer ». Manque de bol, pleins d’entreprises se sentent obligées de rajouter un blob de texte sur chaque e-mail envoyé pour indiquer leur politique de gestion des e-mails… alors que rien ne vous oblige à le faire, et que ça ne vous protège pas ni votre destinataire de quoi que ce soit pour autant. Par contre, ça a un effet très désagréable : comme les gens, naturellement feignants, ne nettoient pas leurs réponses avant de les envoyer, on a droit à des disclaimers qui prennent 200 lignes. Pour une réponse qui en fait 2. Insupportable. Le plus simple donc : oubliez ce qu’on vous a dit, et virez ce disclaimer qui ne sert à rien. Si votre patron vous explique qu’il faut le mettre pour vous protéger, faites-le lire ce blog. Et passez au Pôle Emploi pour avoir paumé votre emploi à force de lire ce site plutôt que de bosser.
  9. Formatez correctement votre adresse. Ne serait-ce que pour faire plaisir à vos correspondants qui utilisent un logiciel comme Mail, qui a le bon goût de détecter automatiquement les adresses dans les messages. Vous pouvez même améliorer l’ordinaire pour vos correspondants. Par exemple, ajoutez Bureau : devant votre numéro de téléphone pro, et Mail le rajoutera automatiquement dans la fiche du contact à la catégorie Travail. Juste magique.

    Mail gère la détection des adresses dans les signatures de façon très efficace.

  10. Évitez les signatures en HTML. L’avantage du texte brut, c’est qu’il est lisible par n’importe qui, alors que le HTML ne passe pas partout. Alors certes, votre signature sera un poil moins jolie, mais honnêtement, ça ne fascinera que vous (ou pire : auprès d’un public plus au courant des technologies, de vous faire passer pour un ringard). Restez simple, tout le monde vous en remerciera.
  11. N’intégrez pas de V-Card dans votre signature. Le format vCard est fort pratique pour transférer ses coordonnées. Mais la mettre dans votre signature est une supra-mauvaise idée. Est-ce que lorsque vous voyez vos collègues de bureau, vous leur donnez une carte de visite à chaque fois que vous leur parlez ? Intégrer votre vCard dans votre signature est tout aussi idiot (et ça consomme de la bande passante pour rien). Insérez votre vCard dans un mail en PJ lors de votre premier échange avec un client/prospect/ami/extra-terrestre, et c’est tout.
  12. Ne mettez pas 36 adresses e-mails ou 10 types de messagerie instantanée ou solution VOIP. Une adresse e-mail, votre identifiant Skype ou AIM, ça suffit. Et encore, si vous acceptez qu’on vous contacte par ces moyens.
  13. Utilisez plusieurs signatures. Quand je réponds sur une liste de discussion, j’utilise une signature sans mon numéro de téléphone : cette information n’est pas pertinente. Quand je réponds à des courriers privés, j’utilise une signature moins informelle.
  14. Attention aux citations. Mettre une citation peut être considéré comme amusant. Mais certaines citations peuvent ne pas faire rire votre destinataire… Réservez-les éventuellement aux forums ou listes de discussion.
  15. Oui, vous pouvez vous faire un (petit) peu de pub. Je réserve dans ma signature une ligne pour indiquer la sortie d’un nouveau livre, par exemple. C’est à mon goût toujours intéressant de voir qu’il y a de l’activité chez un correspondant professionnel. Par contre, pas la peine d’y joindre le PDF de 12 Mo…
  16. Testez votre signature. Envoyez quelques mails, et recevez-les sous différentes formes et clients. Si vous êtes sur Mac, envoyez un mail vers un PC. Le tout étant d’éviter les mauvaises surprises d’interprétation de la signature par chaque logiciel.

Ces règles vous semblent compliquées ? Ou arbitraires ? Il s’agit juste de règles de bon sens. Lorsque vous communiquez avec des professionnels, la signature imprime votre marque : vous êtes aussi jugé sur cet aspect de votre communication. Est-ce que vous enverriez un CV rédigé en Comic Sans avec des dégradés arc-en-ciel et du Word Art juste parce que vous pouvez le faire ? Personnellement, quand je reçois une signature qui me fait mal aux yeux, ça ne me donne pas forcément envie d’aller plus loin, c’est comme les mauvais PowerPoint chers à Garr Reynolds ou Phil Waknell. Ce dernier a d’ailleurs écrit un très bon billet (en anglais) intitulé First impressions Last. La signature de vos mails fait partie de cette première impression. Autant limiter les risques et rester simple et efficace. Simple is beautiful.

Utiliser le nouveau calendrier MobileMe avec iOS 3

L’ami MacBrains du site éponyme s’est plaint ce soir d’un problème important : désormais, Apple force la migration des calendriers MobileMe vers un nouveau système. Las, ce nouveau système ne permet de récupérer les calendriers qu’à partir d’iOS 4, ce qui met sur la (multi)touche[1] le magnifique iPhone 3G de notre hélvète ami.

Sauf qu’en fait… ça marche très bien. Pour accéder à son calendrier après migration, il suffit de configurer le compte ainsi sur votre iPhone :

  • Lancez l’application Réglages.
  • Tapez Mail, Contacts, Calendriers.
  • Tapez Ajouter un compte.
  • Là, ne tapez PAS sur MobileMe, mais sur Autre.
  • Tapez Ajouter un compte CalDAV.
  • Renseignez les informations de la façon suivante :
    • Serveur : cal.me.com
    • Nom d’utilisateur : votre identifiant MobileMe, sans @me.com.
    • Mot de passe : le mot de passe de votre compte MobileMe.
    • Description : ce que vous voulez.
  • Tapez Suivant.

Le compte est ajouté, et utilisable sur votre « vieil » iPhone. Cette astuce a été testée sous iOS 3.1.3 et un iPhone 2G.

On dit merci qui ?

PS : chez David, pour les petites coupures, tu les laisses sur le compte en Suisse, comdab. Merci.

  1. AH AH AH.

Disques Samsung Ecogreen, attention

Petit message si vous envisagez d’acheter un disque dur Samsung Ecogreen : j’ai rencontré le même souci sur DEUX disques Ecogreen 1,5 To (modèle HD154UI). Le symptôme : on branche le disque dans un Mac Pro (modèle 2009), et au bout de quelques heures, le disque disparaît se déconnecte tout seul (logiquement hein, pas physiquement évidemment) et disparaît complètement de la chaîne SATA (invisible dans Utilitaire de disques), obligeant à un reboot (qui ne se fait d’ailleurs pas correctement).

En changeant le disque d’emplacement SATA, le problème survient à nouveau pour le même disque. J’ai fait échanger un disque auprès de Samsung (qui ne fait évidemment pas cadeau des frais de port en Hollande, grrrrr) mais un autre disque a déclenché exactement le même problème. Et une recherche sur le forum d’Apple dévoile des témoignages similaires avec le même modèle. Comme Samsung est très fier d’annoncer qu’ils ne proposent pas de mise à jour de firmware pour leurs disques, on supposera donc que les disques sont définitivement défectueux.

Préférez donc un autre modèle, voire une autre marque de disque si vous ne voulez pas voir vos données disparaître comme par magie…

Qu’est-ce qu’un bon mot de passe ?

Un ami m’a raconté l’histoire suivante il y a quelques jours :

Il y a quelques semaines, je me suis connecté sur le réseau d’un hôtel où je résidais pour quelques nuits. Dans la soirée, un détail dans la barre latérale du Finder m’a fait sourciller : un autre portable Apple était connecté sur le même réseau local que moi. Et selon la règle établie par l’assistant de Mac OS X, il s’appelait « Ordinateur de XXX », XXX étant le prénom de son utilisateur. Plus intéressant encore, le compte était accessible en partage de fichiers. Et en tapant « XXX » (le nom de l’utilisateur) comme identifiant et en ne tapant aucun mot de passe… Je pouvais accéder au disque complet de l’utilisateur. Pas de méthode de crack violent : il m’a juste fallu une minute de déduction, et tenter le coup pour réussir à rentrer sur cet ordinateur.

Cette petite histoire montre donc qu’il est indispensable de disposer d’un bon mot de passe sécurisé pour sécuriser son ordinateur et tous les différents services auxquels nous avons besoin d’accéder en ligne.1

Ce qui est étonnant, c’est de voir à quel point il est difficile pour chacun de choisir un bon mot de passe. Or, le couple identifiant/mot de passe est la seule façon de garantir de façon fiable votre identité auprès d’un système informatique (un sujet que j’ai déjà décrit dans Snow Leopard Efficace) et de vous protéger de certains intrusions. Et malheureusement, pour trop d’utilisateurs le mot de passe est vécu comme un calvaire, et donc par défaut trop simple… quand il n’est pas juste complètement supprimé !  Ou pire encore, noté sur  un post-it posé sur l’écran…

Je me suis donc posé la question ces jours-ci : qu’est qu’un bon mot de passe ? D’habitude, quand on demande à un expert, un bon mot de passe doit répondre aux règles suivantes :

  • Au moins 8 caractères ;
  • Mélanger majuscules et minuscules ;
  • Contenir des chiffres et des lettres ;
  • Intégrer au moins un caractère spécial (? ; ! ‘ § & etc.) ;
  • Ne pas être un mot du dictionnaire.
  • Ne pas être évident. Éviter par exemple sa date de naissance, le nom de son épouse, etc.

Je suis plutôt d’accord avec ces règles, même si les mots de passe sont de plus en plus rapides à cracker en mode force brute, la puissance de calcul des ordinateurs aidant. Mais personnellement, je rajouterais deux règles  :

  • Le mot de passe doit être mémorisable. Il existe plein de méthodes pour cela : l’acrostiche est par exemple une méthode couramment utilisée et qui peut être considérée comme efficace. Si votre chanson préférée est « Hélène, je m’appelle Hélène », vous pouvez très bien partir sur « LNJeuMapLLN! ». OK, il manque des chiffres, mais ça peut être amélioré, et côté sécurité, c’est vraiment pas mauvais. Remplacez par exemple le e par un 3, et ça ira encore mieux. Vous pouvez aussi utiliser un peu de leet speak pour améliorer tout ça…
  • Malheureusement, ce mot de passe a un défaut à mon goût. Il est peut-être mémorisable, mais il ne « coule » pas sous les doigts. Je veux dire par là que sa frappe est compliquée, et du coup vous êtes ralenti lorsque vous devez le taper. Il faut que votre mot de passe soit fluide. Il faut que vous puissez le taper sans avoir à regarder le clavier et sans avoir pour autant à vous faire des crampes aux doigts. C’est un des points les plus délicats, mais une fois que vous aurez trouvé ce mot de passe, vous n’aurez plus forcément envie d’en changer. Et vous serez satisfait de bénéficier d’un peu plus de sécurité.

Ce dernier point est bien plus crucial que l’on pourrait le croire. J’ai déjà eu des mots de passe qui répondaient à toutes les règles précédentes, mais dont la frappe me semblait finalement « douloureuse » ou trop compliquée, je perdais trop de temps à les taper. Dans ce cas, c’étaient de mauvais mots de passe. Si il vous faut plus de 3 secondes pour taper votre mot de passe, c’est qu’il est mauvais. Je tape certes assez vite 2, mais vous devriez pouvoir trouver un mot de passe à votre convenance et que vous serez capable de taper rapidement.

N’hésitez pas non plus à tester vos mots de passe avec l’aide de l’Assistant mot de passe:

  1. Ouvrez la préférence Système Comptes
  2. Cliquez sur Modifier le mot de passe
  3. Cliquez sur la clé en face de Nouveau mot de passe.

L’assistant pourra vous proposer des suggestions ou tester votre mot de passe actuel afin d’en vérifier son niveau de sécurité.

Pensez donc à changer votre mot de passe s’il n’est pas sécurisé.

(Et si le sujet vous passionne, vous pouvez lire l’article de Yoann Gini, qui a eu l’idée d’écrire sur le même sujet et de diffuser son article juste quelques heures avant moi. Argh).

  1. Accessoirement, cette histoire montre également à quel point Bonjour est parfois trop bavard et combien il peut être utile d’utiliser un firewall efficace ou un outil de type Little Snitch…
  2. Environ 55 mots/minute, excusez du peu.