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Critique ciné : Thor

Attention : cette critique n’a pas pour d’autre but que de permettre  quelques jeux de mots foireux. Vous aurez été prévenus. Ah, et il y a aussi des SPOILERS.

Thor est un film que j’attendais peu. D’abord, parce que ce n’était pas un super-héros que je trouvais parmi les plus intéressants de la galaxie Marvel, ensuite parce que les premières bandes-annonces ou photos ne donnaient pas spécialement envie, et je me disais donc : « Mjolnir’ait peut-être pas le voir ce film-là ». Pourtant, j’avais quand même envie de le voir, puisqu’il s’agit d’une nouvelle étape avant l’arrivée du très attendu Avengers prévu pour 2012. Donc, direction le ciné vendredi soir.

Et dans l’ensemble, j’ai été assez agréablement surpris. Asgard’ très bien ce film.

Certes, le scénario est assez simple : Thor, fils d’Odin prétentieux et bagarreur, est banni du royaume d’Asgard et renvoyé sur Terre par son papounet après avoir fait une grooooooooosse bêtise qui est en fait indirectement causée par Loki, son frangin. Lequel Loki met en place un plan machiavélique pour récupérer le trône, profitant du fait que Thor est bloqué sur Terre. Heureusement, Thor est récupéré par la reine Amidala… euh, une archéologiste et ses collègues, et devra essayer de retrouver ses pouvoirs en récupérant son marteau, Mjolnir donc, coincé dans le Bricorama local sous la garde du SHIELD, retourner à Asgard pour réparer le lifting de Loki (très bien joué par Gad El Maleh (quoi non c’est pas lui ? )) et éventuellement revenir sur Terre bosser à la Poste [1]., parce que quand même, Nathalie Portman elle est quand même loin d’être moche et Thor nade yeux que pour elle. Et c’est ainsi, d’ailleurs, que se termina Thor.

(Bon, mon résumé est un peu Thor-du, je l’avoue.)

Tout ça pour dire que j’ai bien aimé Thor. Le personnage est plutôt bien joué par Chris Hemsworth, qui gagne en humanité au fur et à mesure du film, les motivations de Loki sont un chouïa plus complexe qu’on aurait pu croire, l’humour est bien présent et plutôt bien trouvé dans l’ensemble, et le temps ne s’écoule pas trop lentement. Du côté des défauts, on pourrait citer des scènes d’actions trop rares et manquant quelque peu d’enjeu et floutées par cette PUTAIN D 3D QUI NE SERT À RIEN. Le combat contre le Destructeur est en particulier un peu raté à mon goût : il s’agit normalement d’un des personnages les plus puissants de  l’univers Marvel, et il est détruit en moins de 2 minutes par Thor ? Quelle fainéantise. Il faut dire que situer l’action dans un désert, ça limite les interactions avec les décors, du coup, Thor n’aura pas trop l’occasion de montrer son iiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnncroyable potentiel. Dommage, car quand il y va vraiment fort, Thor tue, et il n’y a finalement que peu de films de super-héros que Thor pille.

Sur ce, et pour ne pas entamer le peu de crédibilité qu’il me reste, j’arrête les critiques ciné. Jusqu’à Captain America, évidemment.

  1. On oublie souvent que sur Asgard, Thor est facteur.

Les joies du téléchargement légal…

Parfois, on se dit que l’industrie audiovisuelle mérite ce qui lui arrive. Elle mérite le piratage, et elle mériterait qu’on lui mette des coups de pieds dans le derrière.

Explications.

J’ai commandé et reçu récemment l’édition Ultimate Combo Blu-Ray + DVD + Copie digitale de l’exceeeeeellent film Inception. Pas de souci : le coffret arrive le jour annoncé, je regarde le film sur la PS3, tout va bien, c’est formidable. Mais puisque Warner propose une copie digitale (qu’on utilise donc avec les doigts, plutôt qu’une copie numérique…) du film, je me décide donc à la télécharger. Un petit papier fournit donc un code à taper sur le site www.warnerathome.com. Il explique qu’il faut cliquer sur la bannière du site affichant cette promotion  (pourquoi diable ne pas proposer directement une URL du type warnerathome.com/inception ?) puis taper le code pour ensuite télécharger le film, en version WMV pour PC ou DivX pour Mac.

J’avais alors rêvé que je pouvais lire le film en trois clics sur mon ordinateur… Mais comme pour Inception, la réalité semble si compliquée qu’on se demande si on n’est pas encore en train de rêver.

Car une fois qu’on est sur le superbe (ahem) site warnerathome.com, on cherche la fameuse bannière, qui n’existe donc pas. Mon instinct me pousse à aller voir sur le site http://www.warnervideolive.com/, site de téléchargement légal de l’offre de Warner, où je devrais trouver la bannière… Ah non, toujours pas. Alors tapons le nom du film dans le moteur de recherche… Il ne s’affiche pas !?! Ah,alors cliquons sur un des liens qui parle d’Inception, quand même. Ouf ! Je peux taper un Bonuscode, je me dis que c’est sûrement de ça qu’on parle sur le petit papier fourni avec le film (le terme Bonuscode n’y étant jamais référencé).

Tapons donc le bonuscode à l’endroit indiqué. Oh, je peux choisir de télécharger le film ! Oh, mais… seulement en version WMV ! J’arrête donc pour ce soir… Je retente l’expérience trois jours plus tard, et miracle, la version DivX est également disponible. J’ajoute au panier, je vais pour m’enregistrer, et je regarde, et hop, le panier est vide ! GRAAAAAAAAAAH !!! Et impossible de retaper le Bonuscode, qui est déclaré invalide, sauf à virer les cookies…

Après avoir écrit au support de Warner, je reçois un e-mail le lendemain :

Bonjour,
C’est avec la plus grande attention que nous avons pris connaissance de votre demande.
Après vérification, il se trouve que votre BONUSCODE est parfaitement valide.
Afin de bénéficier pleinement de cette offre merci de vérifier les points suivant :
1- Rendez vous sur www.warnervideolive.com et identifiez vous sur votre compte.
2- Cliquez sur Mon panier:
Si un article est présent avec un mode de paiement BONUSCODE, vous pouvez valider la commande.
Si aucun article n’est présent, entrez votre BONUSCODE a l’emplacement indiqué a gauche et suivez les indications affichées a l’écran.

Évidemment, la manipulation indiquée ne marche pas. Que ça soit avec Safari, Firefox, Chrome… Ah mais au fait, je n’ai pas tenté avec Internet Explorer ? Parallels, à la rescousse !

Et…

Bien évidemment, sous IE, ça MARCHE. Grrrrrrrrrr.

Téléchargement du film lancé… Ah non ! On obtient juste un petit fichier Inception.tix, à garder de côté. Installons plutôt le Divx Player nouvelle génération. Un lecteur à l’interface transparente même si ça ne vous plait pas, aux boutons de fenêtres originaux (comprenez : moches et non standard), et il faudra enregistrer votre lecteur DivX auprès de Warner pour pouvoir lire votre film. Car, oui, vous ne pourrez le lire que sur UN seul appareil. Oubliez votre iPhone, votre iPad, ça sera sur votre Mac, point barre. Je double-clique sur le fameux fichier .tix, ce qui lance le téléchargement… qui se bloque à mon insu au bout de 30%. Pas possible de continuer, il faut relancer l’application, 3 fois pour arriver à la fin de la journée à obtenir tout le film. Merveilleux non ?

Enfin, on lance la lecture : la qualité est bof, le film est sensé peser 1 Go selon l’application DivX, en réalité 1,69 Go selon le Finder (mais seulement 300 Mo selon la police), et, surtout, joie et bonheur, vous ne pourrez pas le regarder sans connexion Internet ! Et oui, dans un grand élan de stupidité, le lecteur DivX doit être capable de décider au moment de la lecture si vous pouvez lire le film ou non ! Si vous comptiez lancer la lecture de votre film préféré au milieu du Tunnel sous la Manche, vous pouvez oublier.

Warner complique donc encore inutilement le téléchargement dit « légal », la copie digitale étant pénible à télécharger ET pénible à utiliser. Entretemps, il vous aura sûrement fallu 2 heures pour récupérer en trois clics la copie HD sur Piratebay ou Megaupload. Quand les majors comprendront-elles qu’une expérience utilisateur désastreuse ne permettra pas de contrer le piratage ? Là j’avoue que j’ai pas trop la foi sur ce coup.

Toy Story 3 : et vous, c’était quoi votre jouet préféré ?

Je suis allé voir Toy Story 3 avec ma fille et mon neveu il y a quelques jours, et sans surprise, c’est un pur chef-d’œuvre. Réflexions sur le temps qui passe, la nostalgie… et j’ai encore réussi à lâcher mes larmes par deux fois sur la fin (sont vraiment forts, chez Pixar, souvenez-vous de Là-Haut).

Bon, il y a quand même quelques points qui m’ont agacé, rien de méchant, mais surtout le fait de devoir lâcher trois euros de plus pour une 3D qui n’apporte RIEN. Mais quand je dis rien, c’est vraiment rien : ni l’intérêt du film, ni – et c’est bien plus grave – le côté spectaculaire du film a été renforcé. À MORT LA 3D !!!

OK, donc la râlerie du soir est passée. Et je reviens sur Toy Story 3 encore quelques minutes. Car après le film, on pouvait vraiment se poser la question : quel a été notre jouet préféré ? Celui qu’on aurait eu envie de garder ad vitam eternam, qui nous a accompagné durant des années, voire durant notre vie ? Bref, quel pourrait être « mon Woody » ?

Je dois avouer qu’il y a encore quelques-uns de mes jouets que je garde jalousement, sans même que mes enfants aient le droit d’y toucher. En particulier quelques Transformers, car les gros robots multiformes ont toujours exercé une étrange fascination sur moi. Il me reste un Dinobot de ma jeunesse, ainsi que les Seacons (non, ce ne sont pas six abrutis, quoique…), ou encore Astrotrain. Je me suis même tapé le délire récemment de m’acheter Optimus Prime, Megatron et Jazz dans une réédition de leur version G1 (l’originale).

Mais encore plus que les Transformers, je pense qu’il y a un jouet qui m’a marqué bien plus que tous les autres.

Le Galaxy Commander de Lego.
Galaxy Commander Lego

Il y a des scènes qui restent gravées dans la mémoire, et je n’étais pas très grand quand cette boite est apparue… 1983. Mais je me souviens très bien de mon grand-père, qui me l’a offerte, de cette visite aux Dames de France de Valence, au troisième étage, de cette hésitation devant une autre boite, et mon grand-père qui m’a quand même convaincu de prendre celle-là. De cette attente dans le magasin, avec la boite sur les bras, car Papy vivait en Andorre, et il ne semblait pas très facile de payer avec un chèque de là-bas (ou autre problème technique dont je me souviens moins bien). De cette satisfaction à ouvrir cette grosse boite, et à passer une soirée à tout monter. Et de ce petit chef-d’œuvre d’inventivité, de technicité, de design, et qui était probablement l’une des plus grosses boites de Lego à cette époque.

Et chez Lego, les grosses boites, c’est toujours mieux, car elles contiennent plus de pièces. Et plus de pièces, ça veut dire plus de possibilités. J’ai eu pas mal de boites de Lego dans ma vie, et elles ont été une source de dé-frustration énorme : en effet, à chaque fois que j’ai eu envie d’un jouet que je ne pouvais pas forcément avoir 1, je me suis amusé à le recréer avec des Lego. Robots transformables, véhicules de M.A.S.K 2, vaisseau de Cobra… Je me suis amusé un jour ou l’autre à les créer. Pour ensuite les casser, et refaire autre chose.

Oui, les Lego ont été des jouets géniaux. Et le Galaxy Commander a été un des fleurons de Lego, car malgré certaines limites techniques (peu de pièces mobiles ou à angles sophistiqués à cette époque), ses ingénieurs ont créé un petit chef-d’œuvre doté de trois modules autonomes.

Quand on regarde de plus près…

On soulève une pièce, et on tire doucement…

Et voilà, le vaisseau est séparé du reste !

Ça alors, la partie arrière glisse ! Le système de montée du vaisseau dans son attelage est particulièrement ingénieux.

Oooooooh un laboratoire d'analyse mobile ! Comme c'est futé !

Il y a eu de très nombreux modèles de « gros vaisseaux » chez Lego… mais celui-ci reste définitivement mon préféré. Et sûrement un de mes jouets préférés… Jusqu’à ce qu’une certaine N.E.S. débarque dans ma vie !

Et vous, amis lecteurs, répondez-moi donc… Quel a été pour vous le jouet le plus marquant, celui que vous aimeriez retrouver, ou que vous avez déjà essayé de retrouver ? Racontez donc vos histoires de jouets dans les commentaires !

  1. Ma famille était très pauvre, et je n’avais souvent droit qu’à une petite orange et un morceau de chocolat pour Noël… Quoi, pas crédible ?
  2. Sûrement une des meilleures séries de jouets des années 80

Pixar, DRM… et M*RD*.

Je suis furax.

Le père Noël a apporté à ma fille et moi-même le coffret Blu-Ray/DVD de Là-Haut, ce film de Pixar dont j’ai déjà dit tout le bien dont je pensais à sa sortie cet été. Dans un seul coffret, 4 supports optiques : 2 Blu-Ray, pour les gens qui comme moi ne sont pas encore passés à la Haute Définition, un DVD pour les gens qui comme moi utilisent cette antique technologie qu’est le DVD, et une version numérique pour les gens qui comme moi utilisent leur ordinateur pour… hein, quoi ? Vous avez quoi comme ordinateur, mon bon môssieur ? Un MAC ??? Ah mais non, c’est pas possib’, car la version numérique ne fonctionne qu’avec Windows Media Player.

Oui mais attendez… Pixar, c’est pas à Steve Jobs ? Et maintenant, Jobs il est pas à la tête de Disney ? Et d’Apple aussi ? Et y’a pas une méthode pour mettre des copies numériques qui fonctionnent aussi avec iTunes ?

Réponse globale : oui. D’où mon énervement que je qualifierai de légitime.

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. Certes, ça n’enlève pour le coup rien aux qualités du film, mais quand même, c’est très énervant. Et oui, je sais, y’a Boot Camp et la virtualisation, mais ça n’est pas une bonne excuse.

Avatar : mon avis (pour de vrai cette fois-ci)

avatarJe suis donc allé voir Avatar hier avec mon épouse et des amis (coucou Mourad), en 3D pour la peine, et salle pleine, tant qu’à faire.

Alors, comment résumer Avatar ? Une sorte de remake de Danse avec les Loups, en version technoïde et dans une jungle z’hostile, avec à la place des méchants ‘ricains qui massacrent les indiens, les méchants ‘ricains qui massacrent les gentils N’aavis qui communiquent avec la Terre, les ancêtres et tout le toutim.

Tout ça pour dire que ce n’est pas très original, mais que l’aspect technique est bien mis en avant, et de ce côté-là, on peut le dire, le film est très beau. Techniquement, rien à dire, c’est superbe à tous les niveaux, les mechas ou les animaux sont très détaillés et superbement rendus, mais pas encore trop originaux, contrairement à ce que j’espérais. Quand à la 3D, elle n’était pas vraiment indispensable. Peut-être qu’en IMAX c’est clairement très différent, mais dans la salle où j’étais, je n’ai pas trouvé que la 3D apportait un « plus » révolutionnaire.

En résumé : je ne suis pas super déçu, mais je ne pense pas non plus qu’Avatar mérite toutes les critiques dithyrambiques à son sujet. On est laaaaaaaaaaargement au-dessus d’un téléfilm de M6, mais j’ai du mal à rejoindre l’enthousiasme de ceux présentant Avatar comme le Star Wars du XXIe siècle. Un bon film, mais je n’attendrai pas avec impatience sa sortie en DVD ou Blu-Ray (alors que Là-Haut, qui vient de sortir, si).

Avatar : mon avis

Je l’ai pas vu.

Là-haut

Le nouveau Pixar est un chef-d'œuvre.

Le nouveau Pixar est un chef-d'œuvre.

Je dois l’avouer : quand j’ai vu la première bande-annonce du nouveau film de Pixar il y a quelques mois (un an ?) de cela, j’étais circonspect. Car le thème du film – un vieillard qui part en voyage dans sa maison portée par des milliers de ballons – ne me semblait pas aussi épique que les aventures d’un petit robot solitaire perdu sur notre planète ou d’une bande de jouets délirants (dont le troisième épisode débarque l’année prochaine, miam !).

Je me suis lourdement trompé. Là-haut est un chef-d’œuvre. Le genre de films à vous donner l’amour du cinéma, qui vous fait vous demander « mais pourquoi les films d’animation sont toujours déconsidérés par le monde du cinéma (ben oui, pourquoi un film d’animation ne pourrait-il pas être le meilleur film de l’année aux Oscars ?), qui apporte des émotions à la pelle, qui vous bouleverse par sa franchise, sa légereté, son intelligence. La seule scène d’introduction, racontant la rencontre du héros et de son épouse, est incroyablement simple, formidablement bien racontée, et bouleversante, à en avoir plus que les larmes aux yeux.

Le reste de l’histoire est parfaitement bien mené, sans faiblesse de rythme, avec autant d’humour que d’émotion, avec un gamin attachant et parfois crétin, avec un grand-père bougon qui porte littéralement sa maison et son histoire comme un fardeau, avec des scènes d’actions inventives et spectaculaires, avec un méchant inquiétant mais à la motivation limpide, un chien bien gentil et d’autres bien méchants… Et toujours cette émotion qui se dégage tout au long du film, par petites touches intelligentes.

Vous l’aurez compris : j’ai adoré Là-haut, son incroyable sensibilité, sa tendresse, son humour intelligent, et le fait que pas un instant on ne prend le spectateur pour un con. Si on compare Là-haut aux derniers D.A. que j’ai vu au cinéma (le médiocre Madagascar II et le gentillet L’âge de glace III), on se rend compte que Pixar est aussi éloigné de ses compétiteurs que l’iPhone de Windows Mobile : de par l’intelligence de la mise en scène, la prise de risque (oser mettre un grand-père en antihéros dans un film blockbuster de l’été et aux capacités de merchandising fort limitées face à un Scrat, ça frise le culot) et l’incroyable foisonnement technique qu’on ne remarque que par moments (les animations des chiens sont assez phénoménales) lorsque l’action baisse légèrement en rythme. Définitivement dans mon Top 3 des films Pixar.

Si vous ne devez voir qu’un seul film cette année, allez voir Là-haut. Seul, ou en famille, mais allez-y, bon sang !

PS : j’allais oublier : la musique est magnifique.

Transformers II : mon avis très intéressant

transformers2J’avais pensé faire un long billet pour parler de Transformers II, et ça tombe bien, ce billet sera un peu plus long que la moyenne. ATTENTION : CE BILLET COMPORTE D’ÉNORMES SPOILERS. Si vous comptez voir le film, fermez tout de suite cette fenêtre. Pour ceux qui n’auraient pas lu ce précédent billet où je cause du premier film, allez-y, puis revenez.

J’ai donc décidé de voir Transformers II mercredi soir avec quelques copains, séance de 22h en VO. Précision importante : je ne vais pas forcément au cinéma pour me poser des grandes questions existentielles sur la vie, ses travers, ses désespoirs, etc. Ce que j’aime dans le cinéma, c’est quand même essentiellement le grand spectacle, être scotché au fauteuil par les effets spéciaux, ce genre de truc quoi (même si je trouve un film comme Casablanca remarquable à plus d’un titre, par exemple). Je ne m’érigerai pas en critique de film, je dirais même que je suis un spectacteur finalement assez basique. Bref.

Tout ça pour dire que l’objectif avec ce film était d’en prendre plein la gueule, et on peut le dire, c’est carrément réussi. Ce qui est gênant, c’est qu’on en prend peut-être un peu trop plein la gueule. Explications.

L’une des dernières tendances au cinéma, c’est le montage « cut ». C’est à dire qu’on enchaîne des plans variés de façon très rapides pour donner l’impression (l’illusion ?) d’une très, très grande activité. C’est parfois bien fait et agréable, mais le souci, c’est que ça devient un peu trop systématique au ciné grand spectacle. Le niveau d’alerte maximal avait déjà été donné avec Spiderman III : autant les deux premiers réussissaient l’exploit d’être incroyablement inventifs dans les scènes d’action tout en conservant une très grande lisibilité, autant le premier combat du troisième est une bouillie infâme où les scènes s’enchaînent dans la plus grande incompréhension. Et ça s’est encore aggravé dans le dernier James Bond (mais si, Quantum of Solace, celui au nom tellement intraduisible qu’il n’a finalement pas été traduit du tout…). Là encore, la première scène (en voiture) donne presque l’envie de vomir tellement les plans d’une durée de 1/10ème de seconde s’enchaînent sans interruption, et ça ne s’arrange pas avec les autres scènes d’action.

Dans TRII, rebelote : ce taré de Michael Bay multiplie les plans rapprochés ultra-rapides, souvent à l’excès, ce qui rend complexe et fatigante la lecture à l’écran. Et c’est bien dommage, car il y a parfois des superbes idées dans les combats (entre autre cette scène dans la forêt où Optimus Prime essaie de protéger Sam tout en combattant Starscream et Megatron en plus de je sais plus quel robot pas sympa).

De plus, le film souffre d’un gros défaut : il est trop long. Environ 2h30, c’est énorme pour ce genre de films, et ça se sent, en particulier durant l’arrivée en Egypte : ça rame, Bay veut compter son temps, et il nous impose des scènes à rallonge sur l’envoi des troupes sur le terrain, leurs gros portes-n’avions et leurs gros canons, on se croirait presque dans une campagne de recrutement pour la US Army. Cette fascination de Bay pour les G.I.s vire presque à l’écoeurement par moments, hélas, tellement il nous fait des ralentis d’hélicos, de démonstration de décollages d’avions de chasse, de mise en place de tanks, etc. Et puis, vient le combat final, qui après une période d’attente bien trop longue, se termine aussi de façon beaucoup trop courte, hélas… Pourtant, il y avait une très bonne idée derrière.

Et malgré tout ça, la sauce réussit à prendre. Certes moins que dans le premier épisode, mais quand même, ça prend, à cause de ou grâce à :
- l’humour (parfois de mauvais goût, mais bon…), en particulier grâce à l’ex-agent de l’ex-Sector Seven joué par l’excellentissime John Turturro et un petit robot franchement fendard ;
- des effets malgré tout spectaculaires de démesure : il suffit de voir la scène d’intro, ou encore Devastator pour s’en convaincre !
- L’incroyable inventivité de certaines scènes : là je pense plutôt à JetFire, vieux robot arthritique mais dont l’action sera salutaire au dernier moment du film, ou encore la récupération du Cube par les Decepticons, avec l’intrusion à base de « robots-boulettes » (mais qui m’a fait d’un autre côté penser à Aeon Flux)… ;
– la plastique de Megan Fox – ça c’est pour l’ado qui sommeille en chacun de nous, mais je parle uniquement aux garçons hein ;
- Et de ce doux délire qui parsème l’ensemble du film…

En clair : si vous avez aimé le premier Transformers, vous aimerez probablement le deuxième, s’il vous avait donné des boutons, ne tentez même pas d’entrer dans la salle.

Maintenant, j’aimerais vraiment savoir où s’est barré mon Mac mini…

Drebin chez Apple

Quand j’ai vu ce titre chez MacGe, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à celui-ci…

Espérons qu’il sera plus doué !

Mais où est Wall-E dans Ratatouille ?

Une bonne question, dont la réponse se trouve dans cet excellent article, qui démontre également la multitude de références (parfois archi-subtiles) entre les différents films Pixar…

PS : après avoir vu (le sublime) Wall-E, ma fille a voulu regarder l’un des suppléments, intitulé Burn-E… Elle commence à lire pas mal du tout, mais elle ne sait pas que dans le cas de Burn-E, le « E » se prononce « i »… Et évidemment ça me fait beaucoup rire :-)