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Command-iT 2.0 : Paris, Grand Rex, 15 et 16 mai !

En 2018, Bertrand Pourcel et moi-même avons lancé Command-iT, la première grande conférence pour les administrateurs et consultants Apple francophone de tous horizons. Nous avions souhaité faire de cet événement un rassemblement de compétences, trouver des gens capables de partager leur passion pour des sujets techniques, afin de discuter du présent et du futur de la gestion des appareils Apple : Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, ou encore Apple TV.

Forts du succès rencontré, nous avons écouté, disséqué les commentaires des participants. Nous avons analysé ce qui avait marché… ou pas. Nous avons essayé de voir comment améliorer cet événement pour lui donner encore plus de résonnance. Encore plus de raison d’être.

Command-iT 2.0 aura donc lieu les 15 et 16 mai. Parce que pour beaucoup, en semaine, c’était bien plus simple que le week-end.

Et puis, on a décidé de faire les choses en plus grand. À Paris, cette fois-ci. Parce que c’est comme ça.

Plus grand, ça veut dire aussi trouver une plus grande salle. Et après un peu de recherche, le Grand Rex s’est imposé (presque) tout seul. On a souhaité un lieu équipé de sièges confortables, d’un écran de projection de grande qualité, central dans Paris. Le Grand Rex respectait toutes ces conditions. Et puis… le Grand Rex, quoi ! Y a-t-il une salle plus mythique ? J’y ai mis les pieds il y a presque 20 ans pour un concert de Mike Oldfield (et le lendemain pour y voir Matrix sur l’écran géant, quelle claque mes aïeux). Bon, d’accord, on n’aura pas LA grande salle (on n’était pas sûrs de disposer de 2600 participants), mais on pourra accueillir près de 120 personnes. C’est un bon début.

120 participants, pour échanger, discuter de l’écosystème Apple, de ses challenges. Huit conférenciers pour vous aider à réfléchir sur les meilleures approches à entretenir en terme de gestion de parc, de sécurité, de support.

La grande nouveauté pour cette année : des ateliers (workshops) durant la deuxième journée. On nous a reproché (à juste titre) de ne pas pouvoir mettre les mains dans le cambouis après les conférences. Cette fois-ci, quatre ateliers seront organisés pour permettre à chaque participant de mettre en œuvre les solutions étudiées.

Nous aurons aussi une soirée spéciale, dans un lieu encore tenu secret le jeudi 15. Mais chuuuut. C’est une surprise :)

Command-iT 2.0, ce seront aussi des partenaires. La liste n’est pas encore bouclée, alors n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en faire partie pour présenter vos produits, vos solutions durant ces jours. Ce sera une occasion unique en France.

Pour vous donner une idée de l’ambiance de Command-iT, n’hésitez pas à regarder notre chaine Youtube : toutes les conférences de 2018 y sont présentées.

N’hésitez donc plus. Inscrivez-vous dès maintenant à Command-iT. Vous bénéficierez d’un tarif réduit jusqu’au 1er mars.

Bertrand et moi vous attendons nombreux pour Command-iT 2.0 !

Appeler une fenêtre de Terminal dès le premier démarrage de macOS

Comme expliqué dans mon astuce précédente, on peut facilement faire ré-apparaître l’assistant de choix de langue de macOS au premier démarrage du Mac après une réinstallation complète du système. Mais cette astuce est plus stratégique qu’il n’y paraît.

En effet, elle permet aussi d’appeler une fenêtre de Terminal… en mode root ! Ce qui permet par exemple de lancer un script pour personnaliser le système avant même le premier démarrage du Mac après avoir monté un disque externe. Ce qui peut être fort utile puisque désormais, les Mac deviennent de plus en plus durs à configurer en sortie de carton, en dehors du programme Apple Business (ex-DEP). Dans certains environnements où je travaille, on me demande de préparer un poste avant de le livrer à l’utilisateur, et cette solution peut être intéressante pour rapidement remettre un poste à neuf, installer des mises à jour système ou quelques application, des fonds d’écran, etc.

Pour faire apparaître la fenêtre de Terminal, enfoncez donc simplement les touches : Cmd + T (pour certaines versions de macOS, c’est peut-être Cmd + Shift + Ctrl + T, mais en 10.13, Cmd + T semble suffire).

MacOS Root Terminal Language Chooser

Une fois que vous avez obtenu l’accès root, vous pouvez faire différentes opérations, mais le plus intéressant est bien évidemment de lancer un script d’installation via la ligne de commande. Pour monter un disque externe, tapez :

diskutil mountDisk disk2

En supposant qu’un seul disque externe soit connecté, sinon utilisez :

diskutil list

pour trouver le bon disque.

Si tout est OK, les volumes du disque externe seront montés dans /Volumes/, et vous pourrez vous y déplacer :

cd /Volumes/NomDuVolume

Ceci fait, vous n’avez plus qu’à lancer par exemple un script stocké sur votre disque externe :

./install.sh

Script dans lequel vous placerez toutes les actions à déclencher à la chaine, comme l’installation de packages avec la commande installer. N’oubliez donc pas de rajouter un shutdown à la fin du script pour éteindre le Mac avant de le livrer à son utilisateur final.

High Sierra : comment s’y préparer en entreprise (et pas que)

High Sierra, alias macOS 10.13, approche à grands pas, et à ce titre, Apple a diffusé plusieurs articles techniques en amont, tous résumés dans cet article. Intéressons-nous y donc de plus près…

Abandon des certificats signés SHA-1 utilisés avec le protocole TLS.

Cela peut avoir un impact si vous utilisez d’anciens certificats sur d’anciennes versions de Mac OS X Server, par exemple. Notez cependant cette phrase pas anodine en italique dans le document :

Les certificats CA racine signés SHA-1, les certificats SHA-1 distribués par des entreprises et les certificats SHA-1 installés par les utilisateurs ne sont pas concernés par cette modification.

Cela n’est donc surtout vrai que si, par exemple, vous hébergez un site web sur un serveur, site protégé par TLS avec un certificat considéré désormais comme non fiable. Depuis macOS 10.12.4 et iOS 10, Safari affichait une alerte en cas de certificat non fiable, mais désormais, la connexion est carrément refusée. À vous de mettre à jour votre certificat sur votre site. Ça ne sera pas un mal dans tous les cas…

Et dans tous les cas, même pour vos certificats d’entreprise, ou autres, il vaut mieux basculer vers des certificats signés de façon plus sûre.

Les certificats utilisant des clés RSA d’une taille inférieure à 2048 bits à travers toutes les connexionsMacos aofs maj TLS ne seront plus considérées comme sûres.

Là encore, il s’agit d’une amélioration de la sécurité au vu des évolutions technologiques. Apple pousse la sécurité vers le haut, et préfère abandonner des technologies considérées comme obsolètes côté sécurité. Si vous êtes administrateur informatique, attention donc si vous utilisez par exemple des services comme des VPN utilisant des clés RSA un peu trop faibles.

Un exemple de clé RSA non valide sous macOS High Sierra (chiffrement 1024 bits).

TLS 1.2 par défaut pour les configuration EAP-TLS

Important surtout si vous utilisez une authentification de type entreprise exploitant le protocole EAP-TLS pour vos connexions Wi-Fi ou Ethernet. Vos points d’accès devront désormais utiliser TLS 1.2 et non plus 1.0. Dans le cas où vos points d’accès ne peuvent être mis à jour, vous devrez appliquer un profil de configuration sur vos Mac pour forcer l’utilisation de TLS 1.0.

APFS : tout ce qui va mettre le souk dans vos systèmes informatiques

J’ai déjà longuement abordé APFS, je ne reviendrai pas dessus, même si il va falloir éduquer quelque peu vos utilisateurs (« je comprends pas pourquoi désormais quand je duplique des fichiers de 10 Go, la copie se fait toute seule et la taille du disque ne bouge pas… »). Apple y a carrément dédié un article spécifique, pas encore disponible en VF (mais le lien que j’ai utilisé devrait pointer sur la VF dès qu’elle sera disponible).

Il va cependant falloir noter certains points TRÈS importants lors de la migration vers High Sierra.

  • High Sierra va automatiquement convertir tous vos disques de type flash (internes ?) vers APFS, et à priori, on ne peut pas l’éviter. Or, si vous avez des disques partagés via le protocole AFP, ceux-ci ne pourront plus être partagés en utilisant ce protocole (obsolète). Ça peut être gênant si vous avez des anciens clients sous Mac OS X, ou des logiciels qui supportent mal le SMB (<Tousse> Adobe CC <Tousse tousse>), dans ce cas vous ne pourrez plus vous connecter en forçant AFP plutôt que SMB.En clair, si vous avez des serveurs tournant sous des versions récentes de macOS, évitez le passage sous High Sierra si vous avez encore besoin du protocole AFP.
Macos aofs maj

Si vous voyez cette case sur un disque dur classique, vous ne la verrez pas lors de l’installation de la version finale de macOS High Sierra sur un disque flash.

  • Notez que le passage ne sera automatique que pour les disques intégralement Flash, donc pas de migration si vous utilisez un Fusion Drive ou un disque dur classique.
  • Si vous utilisez Time Machine via AFP, vous devrez basculer la connexion en SMB. Du coup, vos postes clients devront peut-être être reconfigurés pour être à nouveau sauvegardés via Time Machine.
  • Les versions de macOS antérieures à macOS 10.12.6 ne pourront pas lire ou écrire sur un disque APFS. Si vous devez assurer l’échange de fichiers avec des disques externes vers d’anciens systèmes, ne les convertissez pas vers APFS. Utilisez Mac OS Étendu pour l’échange vers des Mac, ou exFAT si vous devez également transférer des fichiers vers des PC (évitez FAT-32 (pas de gestion des gros fichiers) et NTFS (pas géré nativement par macOS en écriture)) (et oui je sais il y a trop de parenthèses dans cette phrase).
  • Boot Camp est supporté si vous mettez à jour votre Mac vers macOS Sierra, SAUF si le volume Boot Camp est d’une taille supérieure à 3 To ET réside sur un disque Fusion Drive. Que se passe-t-il si vous avez un volume Boot Camp de plus de 3 To sur un Fusion Drive ? Ben… on ne sait pas. Mystère total. Est-ce que le volume devient non bootable ? Est-ce qu’il faut recréer la partition Boot Camp intégralement ? Au cas où, vous pouvez quand même réduire le volume avec Camptune X (testé avec succès chez moi).
  • Dans tous les cas, Boot Camp ne gèrera pas APFS, en tout cas pour le moment. Cependant, la phrase d’Apple est ambiguë : Boot Camp doesn’t support Read/Write to APFS-formatted Mac volumes. Est-ce que ça veut dire que Boot Camp supportera au moins la lecture des volumes APFS ? SI vous avez la réponse à cette question, ça m’intéresse :)
  • Et évidemment, il faudra mettre à jour la totalité de vos utilitaires de gestion/réparation de disque avec des versions compatible APFS. Mais ça, vous vous en doutiez, n’est-ce pas.

Du côté des services d’annuaires…

Pas grand chose à signaler de ce côté. Ah si, quand même un truc important :

  • Les postes sous High Sierra ne pourront plus être reliés à un annuaire Active Directory dont le niveau de fonctionnalités est inférieur à 2008. Exit Windows Server 2003. Mais de toute façon, en tant que bon sysadmin, ça fait longtemps que vous avez dégagé vos serveurs 2003, n’est-ce pas (enfin je l’espère pour vous).
  • Y’a un deuxième point à savoir, si vous faites partie des 2 administrateurs à encore utiliser NIS, vous ne pourrez pas intégrer vos postes High Sierra. Je sais, c’est un coup dur.

Extensions de kernel… UAKEL bordel ! 1

Du côté des extensions de noyau, ou kernel pour les intimes, il y a énormément de changements. Tout d’abord, rappelons ce qu’est une extension de noyau. Il s’agit d’un fichier doté d’une extension .kext qui ajoute des fonctionnalités au micro-noyau de macOS. La plupart du temps, les extensions de noyau sont plutôt des pilotes matériels, des protocoles réseau, des systèmes de fichiers… Dans l’absolu, Apple invite fortement les développeurs à se passer des extensions de noyau pour éviter qu’un crash d’une extension provoque la chute du système (et donc un reboot obligatoire). Et il est rare qu’un logiciel ait vraiment besoin de charger des extensions de noyau. Mais cela arrive !

Avant High Sierra, une application pouvait installer une extension de kernel et se lancer tranquillou billou, sans que l’utilisateur en soit averti. Mais désormais, le comportement de macOS va changer. Un nouveau mécanisme appelé User Approved Kernel Extension Loading (UAKEL, c’est moche) va désormais inviter l’utilisateur à valider les applications à utiliser une extension de noyau à se charger.

Alors, j’avoue que quelque part, ça me laisse perplexe. En effet, dans cela fait seize ans que macOS charge des extensions d’applications tierce sans qu’Apple s’en émeuve, et d’un coup, ça devient un méga-problème. C’est très bien qu’Apple veuille que les utilisateurs sachent que des trucs se passent sur leur Mac, mais d’un autre côté, ça implique que l’utilisateur comprenne ce qu’est une extension de noyau, et aille valider dans un dialogue s’il souhaite ou non utiliser une extension sans comprendre vraiment à quoi ça sert. Mouaaaaaaaaaais. D’autant plus que l’utilisateur n’aura pas besoin d’être administrateur pour activer l’extension. Ce qui, à mon goût, tue un peu l’intérêt du truc. Cela me fait furieusement penser au concept de l’UAC sous Windows… Erik Gomez a longuement écrit (en anglais) sur ce qu’il appelle Kextpocalypse. Heureusement, Apple a modifié le comportement de l’UAKEL pour rendre la gestion bien plus simple que prévue :

  • UAKEL ne s’activera que pour les nouvelles extensions installées après ou pendant l’installation de High Sierra. Si vous avez déjà des applications installées qui utilisaient des extensions, elles seront automatiquement validées. Ça devrait déjà éliminer un paquet de problèmes.
  • Si une extension remplace une extension déjà validée, elle ne demandera pas la validation.
  • Surtout, si vos Mac sont enrôlés dans une solution de gestion de mobilité (MDM), telle Jamf Pro, Jamf Now, Airwatch, Filewave, Profile Manager… UAKEL sera automatiquement désactivé. Plus de crainte de centaines d’appels affolés après une migration en masse vers High Sierra !
  • Par ailleurs, Apple précise que vous pourrez désactiver UAKEL à la main sur vos postes à l’aide de la commande spctl en démarrant sur la partition Recovery (processus lourd). Et réinitialiser la NVRAM réactivera automatiquement  l’UAKEL.

Mettre à jour vers macOS High Sierra… ou déployer une image de High Sierra ?

Depuis l’arrivée du programme DEP pour le déploiement des appareils, la question de déployer un système en s’appuyant sur une image-disque avec un outil comme Deploy Studio ou autre se pose de plus en plus. Dans le cas du passage à High Sierra, la question ne se pose même pas :

Vous DEVREZ déployer au moins une fois High Sierra via l’application de mise à jour.

L’explication est simple : lors du déploiement de High Sierra, une mise à jour de firmware sera également automatiquement installée par le logiciel d’installation de macOS, comme l’explique cet article. Impossible également de mettre à jour un système sur un disque externe ou sur un Mac en mode disque cible.

Apple a d’ailleurs ajouté de façon très claire et bien visible dans son article :

Apple doesn’t recommend or support monolithic system imaging when upgrading or updating macOS.

C’est clair non ?
 
CEPENDANT.

Vous pourrez toujours faire une image d’un Mac après qu’il ait été migré en High Sierra une première fois, puis déployer l’image SI CES MACS ONT ÉTÉ DÉJÀ MIS À JOUR UNE PREMIÈRE FOIS VERS HIGH SIERRA.

En clair : si vous avez déjà mis une première fois vos Mac à jour vers High Sierra, rien ne devrait vous empêcher de déployer une image monolithique par la suite, une fois que le firmware a été déployé. Mais ça ne reste pas une solution que je recommande, pour plein de raisons qu’il serait trop long de lister ici.

Par contre, imaginons que vous commandiez un lot d’iMac ces jours-ci auprès d’Apple, et que ces iMac vous soient livrés avec macOS 10.12 Sierra. Là, vous vous dites, « les machines sont neuves, j’attends High Sierra et je les déploie avec un nouveau master tout beau tout propre vers High Sierra avant de les déployer, ni vu ni connu j’t’embrouille ». Ben là, c’est complètement non supporté et vous risquez de rencontrer des problèmes (kernel panics, chute de cheveux, nouvelle émission d’Hanouna, que sais-je). Donc, vous devrez passer par la case mise à jour de logiciels :

  • Par la partition Recovery avec Option + Commande + R (si vous utilisez Cmd + R, vous réinstalleriez la version de l’OS fournie avec votre Mac !) ;
  • En lançant l’installation de macOS depuis le Finder ;
  • Avec un disque d’installation  de macOS créé avec la commande createinstallmedia OU DiskMaker X (Et oui, cela signifie aussi que Diskmaker X sera sûrement d’actualité pour High Sierra ;-) ) ;
  • En créant une image d’installation avec l’utilitaire d’image-système et en la déployant avec la fonction Netinstall de macOS Server.

Le plus simple sera sûrement de déployer l’application High Sierra (à l’aide d’un logiciel d’installation customisé) en exploitant votre solution de déploiement habituelle, Jamf, Filewave, Munki, etc).

Conclusion

Ne migrez pas tout de suite vers High Sierra dès sa sortie. Si vous le pouvez, bloquez la mise à jour autant que possible, et attendez la version .2 ou .3 pour la déployer, comme d’habitude. N’oubliez pas que vous pouvez simplement désactiver le téléchargement des mises à jour en arrière-plan. Jamf Pro permet aussi de bloquer le lancement des applications

Et surtout, testez, testez et testez. La meilleure solution pour les déploiements de ce type consiste souvent à déterminer deux ou trois utilisateurs avancés/passionnés capables de vous faire des vrais retours d’expérience, capables d’assumer les conséquences d’une migration anticipée vers un nouvel OS, de vous indiquer clairement les soucis rencontrés.

N’hésitez pas à renvoyer à Apple vos rapports de bugs. Oui, ils sont bien lus et ils sont pris en compte, surtout si ils sont nombreux. Mais cela pourrait être l’objet d’un autre article.

Et dans tous les cas, enjoy macOS High Sierra !

  1. Je me rends compte que je n’ai jamais fait de vanne sur Kernel et Lion, alors que les Kernel de Lion, ça aurait pu faire un super gag gastronomique. C’est triste.

Gete.Net Consulting : dix ans, le temps du changement

Il y a dix ans, j’annonçais dans ce billet le lancement de ma société de conseil informatique dédiée au monde Apple. C’était la fin de l’aventure Gete.net telle qu’on l’avait connue, et pour moi le début d’une nouvelle aventure… qui en réalité avait commencé quelques mois auparavant, puisque très officiellement, Gete.Net Consulting est née le 7 juillet 2006. Donc, je prendrai cette date comme date d’anniversaire.

Et depuis, que de chemin parcouru ! Plusieurs centaines de clients, des milliers d’intervention sur site ou à distance, des dizaines de formations dispensées, des centaines de Mac sauvés, de mises à jour installées, de solutions trouvées à des problèmes plus ou moins compliqués…

Évidemment, je n’avais pas pu prévoir certains événements, comme le fait qu’Apple réduirait significativement la voilure sur ses produits serveurs, ou, bien sûr, l’arrivée de l’iPhone et la révolution technologique qui en a découlé. Mais c’est ce qui fait aussi le sel de mon métier : chaque jour, de nouvelles technologies à connaître…

Dix ans, c’était aussi le moment de se poser un peu, de faire le point. De voir ce qui fonctionne… et ce qui ne fonctionne pas. De voir les erreurs qui ont été commises. De faire amende honorable. On peut toujours faire mieux. Cette année, donc, je mets en place de nouveaux outils : ça a commencé par une vraie gestion de tickets, la mise en place d’outils de gestion de parcs évolués, d’un outil de diagnostic capable de remonter des problèmes de façon pro-active, et bien d’autres choses encore. Cela a passé par ma re-certification, m’étant re-certifié 10.10 et 10.11. Cela passe aussi par la mise en place de nouveaux partenariats avec des sociétés spécialisés dans certains domaines, comme le réseau avancé ou la téléphonie, car il me semble impossible de pouvoir tout faire, tout bien. Il faut être conscient de nos limites, et de l’impossibilité de maitriser l’intégralité d’une chaine technologique parfois beaucoup trop complexe.

Et puis, dix ans, c’est long, et mon logo, créé à l’occasion du retour de Gete.net en 2003, avait pris un sacré coup de vieux.

Voici donc, roulements de tambours… Le nouveau logo de Gete.Net Consulting. Ou plutôt… les nouveaux logos.

Gete net LOGO Macbook 2000x2000 72dpiGete net LOGO iPhone 2000x2000 72dpiGete_net_LOGO_iPad_640

Et oui, des nouveaux logos. Car Gete.Net Consulting, ce n’est plus seulement le Mac, mais c’est aussi l’iPhone et l’iPad. J’ai souhaité à travers ces logos (créés par mon copain Benjamin Renaut) rappeler la diversité de la plate-forme Apple… et mon côté « Docteur du Mac » ^^

2016 sera donc une année charnière à bien des égards, et je tiens à remercier tous mes clients, passés, présents et futurs qui m’ont fait ou me feront confiance, à mes partenaires dans cette aventure, et à ceux qui m’ont poussé à me lancer1.

Pour finir… j’ai toujours aimé cette image du site apple.com, apparue début 2007. Juste une semaine avant le lancement de l’iPhone.

Welcome2007 20070101

J’aime à me dire aussi que pour Gete.Net Consulting, les trente dix premieres années n’étaient que le début…

  1. (Antoine, je pense toujours à toi).

« Oups. »

C’est ce que je me suis dit lors d’un incident il y a deux jours chez un client.

Cas pratique : un des intervenants sur site a préparé un poste destiné à servir de master de déploiement. Plutôt maousse, le master : 75 Go. Mon rôle consiste ensuite à prendre la machine (un Mac mini), appliquer les derniers réglages, puis faire une image-disque à partir de ce poste master.

Plutôt facile en temps normal : j’utilise le logiciel Deploy Studio, qui est d’une puissance phénoménale pour assurer un déploiement rapide et très souple en environnement Apple. En le combinant avec la technologie NetBoot d’OS X Server, on peut facilement créer les masters et tout aussi simplement les appliquer sur de nouveaux postes.

Confiant, je démarre donc le poste master en Netboot, puis je me prépare à créer le master.

Sauf que je vois alors l’interface de Deploy Studio ne pas me laisser la main, et lancer automatiquement un workflow.

Dans ce workflow, la première action est…

Formater le disque.

OUPS.

Je débranche le poste en urgence, et je redémarre.

Point d’interrogation au démarrage.

Là, le OUPS se transforme en GLOUPS. Car un master de ce type prend énormément de temps à préparer, et comme c’est un master, on n’a pas forcément de sauvegarde de ce poste.

Deploy Studio avait été programmé quelques semaines auparavant pour préparer automatiquement les nouveaux postes qui démarreraient sur l’image-disque de Netboot. Le déploiement avait été fait, et tout avait été fait pour minimiser au possible les interactions.

Autrement dit, c’est la catastrophe… Diskwarrior ne pourra pas faire grand chose dans ce cas. Data Rescue ? Déjà testé sur un disque, il est puissant, mais il va sûrement me récupérer tous les fichiers « en vrac », sans les bons noms, l’arborescence sera explosée… Donc pas beaucoup mieux. J’ai suivi une formation de récupération de données, et je sais que le formatage du disque, s’il permet de récupérer les données, ne permettra pas forcément de récupérer l’arborescence en l’état.

Je préviens l’intervenant qui a préparé l’image.

« Tu déconnes, tu veux me faire marrer là ? ».

Euh, non, j’ai plein d’histoires drôles, mais là, j’en ai pas en stock. Et c’est encore moins drôle quand il m’explique qu’il n’a pas les originaux de tous les fichiers d’exemple et autres documentations qu’il a directement téléchargés sur le poste.

Oups oups oups.

Je préviens alors le directeur du problème. Heureusement, il est philosophe… « Seuls ceux qui ne font jamais rien ne font pas d’erreur ».

C’est vrai, mais quand même. Ça agace, ça énerve. Et ça veut dire qu’on risque d’avoir encore un retard conséquent sur ce déploiement.

Malgré tout, et malgré l’avis d’un de mes confères qui pensait qu’il serait impossible de récupérer le contenu du disque, je récupère la machine et je branche le Mac mini en mode Target sur mon fidèle Mac Pro, et je lance Data Rescue. La nuit va être longue…

Le lendemain matin, vérification faite auprès de Data Rescue.

OH ?

OH OH OH !!!

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHHH !!!

Data Rescue semble avoir été capable de récupérer tous les fichiers ET l’arborescence complète !

Je lance la récupération des fichiers sur un disque externe, puis je recopie tout sur un autre volume. Bon, évidemment, le Mac ne redémarre pas, mais après réparé les autorisations, je lance une réinstallation d’OS X 10.8 via la récupération Internet…

Le Mac redémarre, et pratiquement tous les fichiers sont utilisables !

Je teste le lancement de toutes les applications… Tout se lance, pas  de plantage.

Champagne !

Conclusions de cette histoire :

  • Je ne suis pas infaillible. Mais ça, on le savait déjà.
  • Heureusement, j’ai parfois des clients très cools.
  • Même quand vous faites un master, faites TOUJOURS une sauvegarde de ce dernier. Ici nous avons eu une expérience humaine malheureuse, mais ça aurait pu être une panne matérielle ou logicielle qui aurait fait perdre un temps conséquent.
  • Quand vous utilisez une fonction de déploiement automatique qui efface par défaut les disques, pensez à la désactiver quand elle est devenue inutile…
  • Quand on fait une connerie, autant être honnête et l’assumer. Je ne pense pas qu’il aurait été pertinent de tenter de garder ça sous le tapis. L’erreur était essentiellement la mienne.
  • Assumer son erreur, c’est aussi mettre en œuvre ce qu’il faut pour que la situation désagréable soit corrigée rapidement.
  • Data Rescue est bien plus puissant encore que ce que je pensais. Et dans ce cas précis (formatage d’un disque par erreur), c’était l’outil le plus adapté, même si Diskwarrior fait souvent des miracles. Evidemment, il fallait être très rapide dès le problème détecté, et si l’ancien master avait été appliqué sur le poste, c’était fini…

Conclusion de la conclusion :

Parfois, j’ai du pot. Beaucoup.

Le programme d’achat en volume pour iOS, bientôt en Europe !

Annoncé chez Apple : 

« Coming Soon. The App Store Volume Purchase Program is expanding to the following countries: Australia, Canada, France, Germany, Italy, Japan, New Zealand, Spain, and United Kingdom. »

Et c’est la même chose avec le programme d’achat pour l’éducation.

Probablement en place avec iOS 6. Et c’est une excellente nouvelle, le manque d’achat en volume de licences pour les logiciels iOS étant régulièrement cité comme un des freins à l’adoption d’iOS en entreprise ou en éducation. Et même si on trouvait moyen de contourner le problème de façon plus ou moins élégante, disposer de cette option n’est pas négligeable.

(Merci Matthieu pour l’info :) )