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iWork.com : la pire chose qui pourrait arriver à Microsoft Office ?

Allez, un titre provoc’, pour pas changer, vu que je sais que les commentaire vont affluer suite à ce que je vais déblatérer dans les paragraphes suivants.

J’ai donc pu essayer quelque peu les fonctionnalités « in ze cloud » proposées par le nouveau service iWork.com proposé par Apple. Son objectif est de proposer la visualisation des documents et l’annotation des documents iWork (Pages, Numbers, et Keynote) à travers un simple navigateur Web. Certes, il faut quand même un navigateur récent, mais c’est déjà pas si mal.

Ce qui est très étonnant, c’est que certains commentateurs souhaitent absolument comparer ce service qui sera payant à celui par exemple de Google Docs, qui selon un lecteur de MacGeneration, est gratuit et fait tant de choses en plus : « interactivité avec les lecteurs, droits différents, 7 Go de sauvegarde, visionnable sur tous les navigateurs Mac et PC et GRATUIT ! ).

Bon. Reprenons quand même nos esprits. Certes Google Docs est sympa si on est motivé, qu’on se sent geek dans l’âme, et qu’on a pas envie de faire preuve de trop de créativité. Car avec son choix époustouflant de onze polices, ses 256 couleurs RVB, ses possibilités de mise en page poussées, euh non, poussives, inexistantes… on ne peut pas dire que GoogleDocs se caractérise par des qualités créatives exceptionnelles, ni par des capacités d’innovation délirantes. Comment, des transitions d’objets ou de diapositives dans un document de présentation ? Mais vous n’y pensez pas mon ami ! (*)

Tout ça pour dire qu’il faut revenir parfois un peu sur terre, et réfléchir quelque peu avant de parler trop vite. Pour qu’une comparaison soit valable, il faut comparer ce qui est comparable. Je ne cherche pas à dézinguer illico la solution de Google, mais elle propose à l’heure actuelle des limitations importantes par rapport à une application classique. Dans quelques années, il ne fait aucun doute que les applications Web feront sûrement autant que les applications classiques, mais on en est encore assez loin. Pour le moment, l’intégration entre iLife et iWork est infiniment supérieure à l’intégration entre Google Docs, et, euh, rien en fait.

modele_doc_pagesPrenez par exemple un document standard proposé parmi les modèles de Pages, comme celui ci-contre. Il est impossible de recréer le même document dans GoogleDocs (sauf à y insérer une grosse image faite dans un autre logiciel, OK). Pas aujourd’hui, pas demain, pas avant de nombreux mois/années.
Et c’est là la beauté d’iWork.com : mettre à la disposition de tous ces documents visuellement très poussés à tout le monde, et permettre de les commenter. Là, ce qui est plus impressionnant, c’est comment iWork.com réussit à recréer le même document dans le navigateur quasi sans erreur, en conservant les typos, la mise en page, etc.

Alors, là où ça va paraître dingue, c’est que je pense sincèrement qu’iWork.com peut être suffisamment simple, puissant et percutant pour pousser des entreprises à oublier Microsoft Office, et voici pourquoi.

Durant les présentations Mac@Work, une grande emphase est mise sur la suite iWork (elle constitue en fait le tiers de la présentation). À un moment de la présentation vient alors la grande remarque : « oui, mais moi j’ai besoin de Word pour partager mes documents avec mes clients ». Le besoin est là : partager. iWork.com, c’est le partage. Si on peut partager simplement les documents iWork avec le monde PC, le combat serait donc (au moins en partie) gagné. Et là, d’un seul coup, la stratégie d’Apple apparaît, limpide : pour un quart du prix de Microsoft Office, vous pouvez créer des documents sophistiqués, les publier sur Internet sans quitter votre logiciel, et permettre à vos clients de les commenter… en temps réel ! Vous pouvez rester maitre de vos contenus (vous conservez la version originale), les clients peuvent annoter plutôt que de s’occuper de modifier eux-même les documents… Bien évidemment, cette technique ne pourra pas fonctionner si le client a aussi besoin de modifier les documents en conservant très précisément leur mise en page. Mais c’est une approche qui présente des avantages, puisque l’annotation peut être faite de n’importe où, par n’importe quel ordinateur équipé d’un simple navigateur.

C’est finalement une autre approche de complémentarité web app/web classique : Microsoft pense que la solution du futur revient à construire des applications Web identiques à celles proposées en version desktop (cf Office Live!), et Google pense uniquement au web en tant qu’application (tout est dans le « cloud », et je déteste ce terme). Pour Apple, les applications desktop sont essentielles, mais la diffusion du contenu passe par le web. Et c’est ici la différence majeure entre Google et Apple : Google pense au web comme créateur de contenus et diffuseur. Pour Apple, les applications Desktop créent le contenu, et le Web est un support de diffusion de masse.

Et d’un seul coup, on se dit que finalement, si l’utilisateur d’iWork peut diffuser simplement ses contenus, les partager, les voir annotés, sans qu’il y a besoin de passer par Microsoft Office… Peut-être, peut-être qu’on est au début de quelque chose de nouveau, une nouvelle façon de voir l’échange des documents informatiques sur Mac, dont iWork’09 devient la porte d’entrée, et iWork.com la plaque tournante. Certes, cela sera difficilement applicable dans les très grandes entreprises, mais ça tombe bien, Apple n’a pas fait iWork pour eux, mais pour le marché qui représente près de 98% des entreprises : les PME/PMI, et celles qui auront finalement le plus d’intérêt et facilités à passer à iWork.

Ou peut-être que j’ai tout faux, que je rêve trop, et qu’on continuera à acheter autant MS Office en masse dans les prochaines années. Mais quand même, j’aimerais bien un petit peu avoir raison. Même un tout petit peu… Et d’ailleurs, je pense que je vais passer par iWork.com pour l’échange de mes documents durant les prochains mois. Et on verra dans un an ou deux si j’ai raison. Ou pas.

(*) Et oui, je sais que ce n’est pas essentiel d’avoir des jolies transitions ou effets, mais un bon contenu et un bon présentateur, et qu’avoir trop d’effets spéciaux médiocres peut desservir la présentation. Mais bien utilisé, l’impact ajouté durant la présentation est non négligeable (voir la conférence de MacWorld Expo 2009 par Schiller 2007 par Steve Jobs pour s’en convaincre)

DXM Expo, les 8 et 9 octobre, à Cesson-Sévigné… I’ll be there for youuuuuu

DXM, Apple Premium Reseller à Cesson-Sévigné (juste à côté de Rennes) organise sa DXM Expo les 8 et 9 octobre. Au programme, présentation des produits, technologies et logiciels Apple et formations gratuites durant deux jours !

J’aurai donc le plaisir d’assurer la présentation Mac@Work le 8 octobre à 16h, durant laquelle je vous démontrerai la puissance des technologies de Mac OS X et des logiciels iLife et iWork en entreprise, avec une partie sur Mac OS X Server et les outils de virtualisation. J’assurerai aussi des formations sur l’utilisation de Leopard, iLife et iWork les mercredi et jeudi à 11h. Et le reste du temps, je serai dans la boutique si vous avez des questions à poser, ou des exemplaires de Leopard Efficace à faire dédicacer :-)

Amis du Mac et de la Bretagne, soyez donc au rendez-vous la semaine prochaine… Et n’oubliez pas de vous inscrire sur le site de DXM au préalable !

C’est celui qui dit « Key » est

Non, Florian, tu ne fais pas une fixette, mais dans certains cas, les traductions sont vraiment à se flinguer, la preuve, chez Apple, on n’hésite pas à mettre des clés à la place des touches :

Pages Cles actives

Et ce n’est pas la seule erreur, j’en ai vu d’autres (dans les préférences,Afficher la liste d’achèvement automatique est bien incompréhensible comme il faut).