Archive for Leopard

Non, ce blog n’est pas mort !

Il est vrai que Jean-Claude Bourret avait dit ça de la Cinq, il y a quelques siècles de cela… Mais non, ce blog n’est pas arrêté, il y a juste que je mets la main à la pâte pour finir mon prochain livre, afin qu’il soit dispo à temps dans les bacs pour fin juin. Donc, nuits de 4 heures et taf de folie pour que tout soit prêt dans les délais.

D’autres événements m’ont également pris du temps, mais ça, j’en parlerai très très prochainement !

Pas d’inquiétude, donc, ce blog retrouvera bientôt une activité normale. En attendant, merci de votre fidélité, et… Stay Tuned !

Parallels Server, vu d’un peu plus près

Et voici donc un petit tour d’horizon de Parallels Server après quelques heures d’utilisation…

  • L’installation du logiciel est rapide, et peut être faite sur Mac OS X Server OU Client. Cela veut dire que vous pouvez faire tourner des machines virtuelles sur un Mac Intel (idéalement un Mac Pro), même si une version standard de Leopard est installéeCorrection : oups, non, pas du tout, on ne peut virtualiser Mac OS X Server QUE sur du Mac OS X Server, dommage ! ;
  • La console d’administration gère l’ensemble des machines virtuelles. On peut les créer, les paramètrer, et une fois qu’une ou plusieurs machines sont lancées, on peut quitter la console. Parallels propose d’ailleurs au téléchargement une version de l’application Management Console pour l’installer sur un poste client : on peut ainsi se connecter à distance au poste hôte et gérer directement les différentes machines ;
  • Pour installer le système (Mac OS X Server, je vous le rappelle), vous pouvez utiliser le DVD d’origine, ou une image-disque. Je pense d’ailleurs que cette solution est beaucoup plus rapide à exploiter, donc préférez-la si possible ;
  • L’installation de Mac OS X Server dans la machine virtuelle se fait de façon totalement identique à l’installation sur une machine non virtualisée. Absolument aucune différence visible, à part un affichage sensiblement moins rapide;
  • Pour gagner de la place, Parallels propose par défaut de créer des images à volumétrie dynamique. Ainsi, seul l’espace réellement utilisé est occupé par l’image-disque ;
  • La console permet de visualiser « l’écran » virtuel de chaque système, mais vous pouvez également vous connecter à chaque machine via VNC (attention à préciser des numéros de port différents par machine) ;
  • On peut à tout moment « détacher » l’écran de la console pour la faire tourner dans sa propre fenêtre… Un peu comme si on contrôlait plusieurs postes simultanément via VNC en fait ;
  • On peut aussi passer n’importe laquelle des machines virtuelles en plein écran…
  • … Et si vous avez installé les Parallels Tools pour OS X, la résolution de la machine virtuelle s’adapte automatiquement pour prendre celle de la machine hôte. À noter que celle-ci se fait en séléctionnant Install Parallels Tools dans le menu Virtual Machine, ce qui fait monter un CD virtuellement sur le bureau de la machine sélectionnée. Le CD contient un simple package qu’on installe ensuite dans Mac OS X Server avant de redémarrer (uniquement la machine virtuelle) ;
  • Il ne semble pas possible de convertir une image-disque d’un système existant sous forme de DMG pour le migrer dans Parallels Server ;
  • Comme prévu, il semble possible de faire des snapshots d’un système Mac OS X Server. Intérêt : vous testez une mise à jour système en pré-production ou effectuez une installation un peu rock’n’roll, ça plante, hop vous revenez au snapshot précédent en un clic. Magique;
  • J’ai essayé de démarrer le système sur une image de Mac OS X Client, je me suis fait rembarré par Parallels Server (sans trop de surprise) ;
  • Lorsqu’une machine virtuelle est lancée, un processus prl_vm_app est lancé ;

Côté client, on constate que le serveur virtualisé est bien visible en AFP si on active ce service dans la machine virtuelle. On peut s’y connecter quelque soit le protocole, on peut l’attaquer avec Admin Server ou Gestionnaire de groupe de travail, etc. Un vrai serveur parfaitement virtualisé !

Pour le moment, mis à part côtés performances – parce qu’un Mac mini à 1 Go de RAM, ça vaut quand même pas un Mac Pro bien gavé, il faut bien l’avouer – Parallels Server tient toutes ses promesses. J’attends donc la version finale avec d’autant plus d’impatience !

PS : Pour le fun, je me suis amusé à lancer deux copies de Mac OS X Server + deux installations en même temps, soit quatre machines virtuelles… Mis à part la lenteur, il n’y a pas eu de problème majeur. Magique, je vous dis !

Fiche pratique : comment configurer le DNS de Mac OS X Server

Vous vous souvenez à quel point je suis pénible à rappeler tous les trois articles que le service DNS est indispensable à la bonne configuration de Mac OS X Server ?

Et bien, aujourd’hui, je vous livre un document inédit, une fiche technique expliquant pas à pas comment configurer le service DNS de Mac OS X Server pour que votre serveur soit joyeux, et comment faire en sorte que vos clients utilisent correctement ce serveur. De quoi préparer votre serveur à devenir maitre Open Directory ! Je vous en reparlerai d’ailleurs très, très prochainement…

Pour le moment, régalez-vous, le document est en français, et pour Mac OS X Server 10.5, na. Le PDF de 1,7 Mo se télécharge en cliquant ici..

Pour vos questions, commentaires et autres problèmes, postez dans les commentaires, j’y répondrai dès que je peux.

Ah, et au passage, j’inaugure une rubrique Fiches techniques, dans lesquelles vous trouverez… des fiches techniques. Dingue.

Bienvenue chez les Ch’time Capsule

Décidément, ils sont partout…

(Et évidemment, ce message est authentique).

De la cohérence du Dock

Notre Grouik préféré nous explique qu’il n’est pas content du nouveau Dock de Mac OS X 10.5.2. Non pas parce qu’Apple a décidé de remettre les listes au goût du jour – ça c’est bien – mais plutôt parce que le comportement a changé :
Sauf que… tout n’est pas complètement rentré dans l’ordre. En effet, sous Tiger, lorsque vous faisiez un clic sur un dossier du dock, son contenu apparaissait dans le finder. Et le clic droit, lui, laissait apparaître l’arborescence du dossier. Avec la 10.5.2, la hierarchie est au clic gauche et le clic droit est réservé aux paramétrages. Apple manque donc encore une fois de consistance, en ne réintroduisant qu’une partie des fonctions manquantes.

Et bien… Pas d’accord. Qu’Apple ait décidé d’afficher le contenu du dossier dans le menu en liste quand on fait un clic standard, et affiche les options quand on fait un clic droit est parfaitement consistant avec l’interface du Dock. Les piles étaient une mauvaise solution à un vrai problème : le retour des listes et leur mise en avant sont une vraie réponse.

En effet, depuis ses débuts, le Dock est divisé en deux parties : la gauche (ou la haute, pour ceux qui placent le Dock sur les côtés), réservée aux applications, et la droite (ou basse), réservée à… tout le reste.

Quand on fait un clic standard sur une icône d’application, le programme s’ouvre. Bien. Le même clic standard sur une icône de dossier ouvre sa fenêtre dans le Finder. Bien aussi. Sauf qu’en réalité, si on place une icône dans le Dock, c’est souvent pour accéder rapidement au contenu, et pour éviter d’avoir la fenêtre tout le temps à l’écran. Et le souci, c’est que très souvent, les gens ne voyaient pas la possibilité de défiler dans les dossiers, car l’option était masquée sous le clic droit… Or, le clic droit en standard sur les souris Mac, ça ne date que d‘il y a deux ans et demi, finalement. Je sais, on peut aussi y accéder via un clic maintenu, ou un contrôle-clic, mais ça reste du domaine du power user.

Mais que se passe-t-il si on fait un clic droit sur une icône d’application ? On voit différentes options : Afficher dans le Finder, Masquer, Quitter… Des actions qu’on retrouve normalement dans un menu standard ou un menu contextuel. Ce qui est cohérent avec le reste du système : quand je fais un clic droit sur une icône dans le Finder, j’ai un menu qui apparaît, avec différentes options selon l’élément sélectionné. Et quand je fais un clic droit sur un dossier dans le Dock, désormais j’ai… la même chose : un menu qui affiche les différentes options disponibles pour ce dossier. On y gagne donc bien en cohérence.

Par ailleurs, il y a une option qui a échappé à beaucoup : avec Leopard, le Dock gère les dossiers à ouverture automatique. Quand on glisse un élément sur le dossier et qu’on attend une seconde (ou qu’on appuie sur la barre d’espace), il s’ouvre dans le Finder. On glisse l’élément, et hop, il se referme. Je trouve ça plutôt intéressant… encore que là, Apple a un peu foiré le design puisque si on va alors dans un sous-dossier, la fenêtre ne se ferme pas automatiquement. Graoumpf.

Par ailleurs, contrairement à ce qu’annonce Grouik, on peut placer un alias d’un dossier dans le Dock ainsi que ce dossier sans souci. Du moins, ça marche chez moi.

Tout ça pour dire que les choix de design ne sont jamais évidents. Mais je trouve bien qu’Apple mette en avant le menu hiérarchique dans le Dock en le réservant au clic standard, car c’est souvent le contenu des dossiers qui nous intéresse, rarement les dossiers en tant que tel. Et si ça ne vous plait toujours pas, il reste la solution ultime dont j’ai fait la pub depuis plus de dix ans sans relâche : DragThing.

Enfin, il y a un dernier aspect que je trouve plutôt très, très bien : le feedback négatif sur Leopard a vraiment servi, puisque nous n’avons pas du attendre la 10.6 pour voir corriger ce qui semblait – à juste titre – des énormités : donc, retour de la barre des menus opaque (en option), Dock avec gestion des listes dans les dossiers, un menu Time Machine qui rend les opérations de ce dernier plus visibles (et permet de retirer son icône du Dock…)… C’est pas du positif tout ça ?

Mac OS X Server 10.5 et son firewall trop adaptatif

Après avoir fait mumuse avec le firew… euh, coupe-feu de Mac OS X Server 10.5, je me suis rendu compte que celui-ci avait tendance à bloquer tout seul certaines adresses IP. Dont la mienne, ce qui pouvait être gênant. C’est que Leo Server intègre un nouveau firewall adaptatif trop puissant, mais alors vraiment trop. C’est d’ailleurs une grosse fonction qui avait été annoncée pour la première Developer Preview (celle de 2006), et intégrée en silence dans la release finale (il y est fait mention uniquement dans la doc, dans un très court paragraphe).

Suite à une petite râlouille, j’ai quand même eu une info intéressante : le firewall adaptatif peut se voir appliqué des listes d’exclusion (blacklists), mais aussi des listes d’autorisations (whitelists). Et pour les appliquer, il faut passer par la commande afctl.
Par exemple, pour ajouter votre adresse IP pour éviter qu’elle soit blacklistée automatiquement, vous pouvez faire :

# sudo afctl -w adresse_ip

Spécifiez bien l’adresse IP (et pas le nom DNS). Les notations par bloc CIDR sont également autorisées.

Et comme d’hab : man -8 afctl pour en savoir plus.

Mail : utiliser plusieurs adresses avec un seul compte

Tiens, un autre astuce bien utile pour Mail, tellement utile que je me demande comment ça se fait qu’elle soit pas plus connue.

Si vous avez plusieurs adresses e-mail, votre premier réflexe est d’avoir créé des comptes de messagerie séparés, et d’attribuer un compte à chaque adresse. Et c’est bien normal : c’est ce que proposent tous les FAI, après tout.

Sauf que cela oblige à relever plusieurs comptes, que ça crée parfois des doublons, que ça rend la gestion des boites plus compliquée… Simplifiez donc tout ça !

D’abord, créez  un compte de messagerie. À  la limite, deux si vous voulez séparer ce qui est perso et ce qui ne l’est pas. Ensuite, pour chaque compte mail, rajoutez  dans le champ « Adresse électronique » les différentes adresses que vous souhaitez utiliser avec ce compte, en les séparant par une virgule. Et assurez-vous au préalable qu’elles sont bien redirigées vers cette même boite e-mail !

Plusieurs adresses dans Mail

Enregistrez en fermant la fenêtre (note : pourquoi il n’y a pas de bouton Appliquer ou Annuler dans cette fenêtre ?), et ouvrez un nouveau message : vous verrez toutes vos adresses e-mail listées dans le menu « De« . Magiiiiiiiique ! 

Notez que ça marche avec Mail sous 10.4 et 10.5, 10.3 aussi peut-être mais pas sûr.

Astuce : comment ajouter un compte plus vite dans Mail

Pour ajouter un compte dans Mail, vous :

  • ouvrez les préférences de Mail (dans le menu Mail)
  • cliquez sur le bouton Comptes ;
  • cliquez sur le bouton + ;
  • Et vous devez ensuite vous taper tout l’assistant… Pénible !

Pour aller plus vite,  cliquez sur le bouton + tout en enfonçant la touche Option : Hop, un nouveau compte est créé, directement dans l’interface de Mail. mail_option.png Voilà, vous allez pouvoir rentrer à la maison 20 secondes plus tôt ce soir. 

Filewave compatible Leopard

FileWave annonce la version 3.5 de son logiciel de déploiement du même nom pour Mac, Windows et Linux. Parmi lesgrandes nouveautés, on notera l’accélération notable des performances et la compatibilité complète avec notre ami Leo.Et si j’en parle ici, c’est parce qu’il s’agit sans aucun doute de la plus puissante solution de déploiement pour les administrateurs Mac, qui vaut largement qu’on y consacre du temps…  En plus, il est multi plate-formes, et j’assure les formations FileWave pour la France :-) Plus d’infos sur FileWave, en français sur le site de mes copains de Bridge Europe.

GrabFS, un système de fichiers… de copies d’écran

Depuis que MacFUSE est sorti, on voit apparaître des projets rigolos de systèmes de fichiers « virtuels » tout aussi rigolos. Le tout dernier s’appelle GrabFS, du même auteur que MacFUSE, justement (si vous ne connaissez pas Amit Singh, c’est le doux dingue qui a pondu Mac OS X Internals, une encyclopédie biblique des composants internes de Mac OS X).

Et à quoi sert GrabFS ? Et bien, une fois lancé, un volume GrabFS apparait. Quand on l’ouvre, on découvre une liste des processus ouverts sous forme de dossier. Et dans chaque dossier se trouve des fichiers qui sont… des copies d’écrans des fenêtres de chaque application ouverte à l’écran. Si si. Copies que vous pouvez admirer avec QuickLook, ou ouvrir dans Aperçu ou n’importe quelle application de traitement d’image, évidemment.

GrabFS
Mise en abîme : prévisualisation avec QuickLook d’une copie d’écran représentant la fenêtre elle-même…
Vous avez mal au crâne ? C’est normal
.

Et pour faire une copie d’écran, on fait comment ? Et bien… on glisse la copie d’écran qui nous intéresse sur un autre volume, ou sur le Bureau, et hop, vous avez la copie d’écran.

C’est surprenant, innovant, et même si ça n’est pas encore top pratique, avec un meilleur enrobage ça pourrait se révéler un outil formidable pour les gens qui, comme moi, font des tonnes des copies d’écran tous les jours. D’ailleurs j’y retourne, j’ai un bouquin à finir :-)