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Faut-il déployer Microsoft Office via le Mac App Store ?

Depuis quelques semaines, Office 2019 est disponible sur le Mac App Store, Un mouvement très attendu de la part de Microsoft, et qui pourrait faciliter le déploiement de la suite en entreprise.

Office Mac App Store

Ou la compliquer. C’est assez délicat en fait.

One Office to rule them all (not)

Il faut bien comprendre que la version proposée est en réalité Office 365, la version en abonnement de Microsoft Office. Donc, si vous déployez cette version  d’Office mais que vous n’avez pas d’abonnement Office 365, les applications servent juste de liseuse de documents Office. Bon, c’est mieux que rien, mais pas forcément folichon. Il vous en coûtera de 68,99€ à 124,99€ par an selon la formule choisie. Pour ce prix, vous aurez le bonheur de pouvoir utiliser les apps Office, de bénéficier d’une adresse e-mail via Exchange, de plein de stockage OneDrive et autres joyeusetés. Si à la fin vous en avez marre, hop, vous arrêtez de payer et vous n’avez plus rien. Snif.

Le truc, c’est que si vous n’aimez pas vous abonner à vos logiciels, vous pouvez toujours utiliser les apps Office. En effet, Microsoft vend toujours des licences en achat unique. C’est plus cher : 299€. ET vous ne pouvez installer l’application que sur UN seul poste. Alors que les abonnements Office 365 vous permettent d’installer plusieurs copies des apps dans votre famille. Notez aussi que chez Microsoft, une tablette 10,1″, par exemple, c’est un ordinateur, et pas une tablette. Oui, c’est TROP SIMPLE parfois chez eux.

Notons aussi (mais ça c’est pas la faute de Microsoft) que les applications Office sont devenus beaucoup plus lourdes sur le disque avec le temps : la faute à Apple, qui oblige à ce que toutes les apps du Mac App Store soient sandboxées.

Abonnement ou achat définitif ? L’épineux choix

La question est surtout : avez-vous envie de confier toutes vos données à une seule société et utiliser tous ses services de façon optimale ? Économiquement, basculer vers Office 365 peut être plus intéressant que d’utiliser des services séparés. C’est pouvoir utiliser aussi les applicationss en mode cloud, récupérer ses fichiers depuis OneDrive, bénéficier de la solidité d’Exchange… Ce n’est pas un choix déconnant. Office 365 dispose également de solides fonctionnalisés de travail en collaboration, et si vous êtes prêt à investir du temps, la bascule peut être un choix intéressant en supprimant les services redondants (plus besoin de Dropbox – même si ce dernier est meilleur techniquement que OneDrive, pas besoin d’avoir des comptes mails en plus, etc).

De plus, il est important de rappeler que Microsoft réserve certaines fonctionnalités à Office 365. Ainsi, pendant très longtemps, la fonction de d’envoi de mail différé était réservé à Office 365. Si vous aviez une licence perpétuelle d’Office 2016, impossible d’avoir accès à cette fonction ! En revanche, c’est désormais possible avec Office 2019. Mais là encore, dans les futures évolutions d’Office, il est probable que certaines fonctionnalités soient réservées à Office 365 et que les utilisateurs d’Office 2019 ne puissent que les regarder de loin avec un petite larmichette dans les yeux. La vie est dure.

Il est évident que sur le long terme, Microsoft gagne plus d’argent en louant ses licences plutôt qu’en les vendant plein pot. À vous de voir si vous avez surtout envie de gérer toute votre vie au sein de l’écosystème Microsoft ou non, et de tirer partir de 100% des fonctions des logiciels.

Une autre possibilité aussi : vous pouvez utiliser la suite iWork (Pages, Keynote, Numbers) et rester dans l’écosystème Apple, en important/exportant si nécessaire vos documents aux formats Office. C’est ce que je fais la plupart du temps, mais je conserve encore un abonnement Office (essentiellement pour raison de tests).

Bon, alors, on déploie via le Mac App Store ou pas ?

C’est vrai, ça ! On cause, on cause… mais on n’a toujours pas répondu à cette question. Vaut-il mieux déployer Office pour Mac via l’App Store, ou continuer de déployer via les packages classiques proposés par Microsoft ?

Là encore, la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

Selon la taille et la structure de votre entreprise, mettre à jour Office (une mise à jour tous les mois désormais) peut être lourd… et long. C’est là où on constate une grosse différence entre l’App Store et le package classique : l’application Office sera plus lourde, et surtout, la mettre à jour implique de re-télécharger toute l’app. Enfin chaque app, ce qui peut avoir un impact significatif sur la bande passante disponible et le trafic Internet.

Il existe pourtant une parade : la mise en cache du contenu. Dans la préférence Système Partage, cliquez sur Mise en cache de contenu, et les mises à jour des apps seront stockées en local, dès qu’un des postes aura commencé à les télécharger. Les postes suivants les téléchargeront depuis ce Mac au lieu de se connecter à Internet (truc en option : cliquez sur le bouton Options avec la touche Option enfoncée pour accéder à plus de réglages).

Mise en cache de Contenu

Cependant, sachez que Microsoft propose aussi de télécharger les mises à jour sur un serveur web local avec Microsoft Auto Update. Cependant, la mise en œuvre est BEAUCOUP plus complexe que celle proposée par Apple. Cela peut être intéressant si vous souhaitez conserver un contrôle très précis sur les mises à jour Office déployées.  Et surtout, le système de Microsoft permet de déployer des versions d’Office en version intégrale, en plus des versions pour Office 365, là où l’App Store ne connaît que la version par abonnement.

Je dirais que si vous avez une petite structure, un Mac qui traine (ou un macOS Server à dégager), mettre en place la mise en cache de contenu est une bonne solution très simple à mettre en œuvre, tout en conservant la facilité de déploiement du Mac App Store et les bénéfices d’Office 365.

La page à connaître : macadmins.software

Dans tous les cas, si vous voulez récupérer les mises à jour de Microsoft Office et des autres apps Microsoft sur Mac, il y a une adresse et une seule à connaître : https://macadmins.software ! Cette page est non-officielle mais bien gérée par l’équipe des développeurs de Microsoft Office Mac. Vous y trouverez des dizaines d’astuces, les liens vers toutes les versions d’Office, des logiciels pour assurer le support technique

Et donc, plusieurs versions d’Office. Trop, sans doute. Déchiffrons un peu l’offre.

  • Office 365 : la dernière version d’Office 365. Abonnement obligatoire.
  • Office 365 Business Pro : la dernière version d’Office 365, avec en plus l’application Teams. Abonnement obligatoire.
Toutes les versions suivantes ne nécessitent PAS d’abonnement et sont en achat perpétuel :
  • Office 2019 Volume License Serializer : logiciel d’activation si vous disposez d’une licence Microsoft Office 2019 en volume. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer ce package..
  • Office 2019 Volume License : application d’installation, compatible avec le logiciel de déploiement du numéro de série. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer le package de déploiement de la licence Office 2019.
  • Office 2019 Home & Student Retail : Office 2019 pour la maison et pour les étudiants.
  • Office 2016 Volume License Serializer : logiciel d’activation, pour Office 2016 cette fois-ci. Et il vous faudra…
  • Office 2016 Volume License : … cette version d’Office 2016 pour pouvoir déployer cette version proprement.
  • Office 2016 Home & Student Retail : Office 2016 pour la maison et pour les étudiants, désormais plus vendu (remplacé par Office 2019).

En résumé : si vous devez déployer Office 365, déployez le premier ou deuxième package… ou passez par le Mac App Store.

En conclusion

J’ai failli juste écrire « comme d’hab avec Microsoft, côté licences, c’est le bordel », et finalement ça n’aurait pas été si injustifié que ça. Il faut juste penser à déployer la version d’Office qui convient à votre licence, et à choisir la licence en fonction de vos besoins réels. Si vous êtes prêts à investir dans l’environnement Microsoft, foncez sur Office 365, c’est une offre de plus en plus riche et ambitieuse, et vous serez sûr de bénéficier toujours des nouvelles fonctionnalités. SI vous préférez des licences classiques et que vous pensez ne pas être frustré par les différences fonctionnelles avec Office 365, restez sur une licence classique et ne vous prenez pas la tête.

(Et si vous avez vraiment du mal, contactez Gete.Net Consulting, on fournit aussi des services de déploiement d’apps pour les parcs d’entreprise).

Et j’en profite quand même pour applaudir Microsoft qui fait vraiment du bon boulot sur la partie déploiement et gestion d’Office pour les administrateurs Mac. Le chemin parcouru est spectaculaire, les équipes sont super à l’écoute sur le channel Microsoft-Office sur Slack, de nombreux outils et formations en ligne ont été fournis… Très, très appréciable. Si Apple pouvait toujours en faire autant…

Lion DiskMaker 1.6 available

Wooooooops. A few nasty bugs managed to get through for release 1.5, so here is a new version fixing most problems. No new feature, however upgrade as soon as possible. Download V1.6 now (800 KB).

  • Fixed the MyDiskName variable problem encountered by many…
  • Fixed English localization not appearing. Sorry English-speaking people who’ve been confronted to French :)
  • Changed the language of comments in the script to English.
  • Changed a few variables names to avoid confusion.
  • Now Spotlight looks for the full, literal « Install Mac OS X Lion »  string. Should limit the risk of showing wrong files.
  • A few buttons’ texts have been shortened.

Lion DiskMaker… now in English !

Due to popular demand, I created an English version of Lion DiskMaker. The new 1.3 version is available here on the new English Lion DiskMaker page here.

People of the world, rejoice ! And maybe it will push me to blog in English too, in the future…

Et pour les francophones : la V1.3 corrige également quelques bugs, elle sera dispo en fin de journée. Ouf !

Un MacBook Pro sans DVD ?

J’ai posté cet après-midi sur Twitter mon avis sur les caractéristiques potentielles d’un prochain MacBook Pro. Attention : cela n’est pas une vérité absolue, je n’ai même pas eu d’info à ce sujet par quelqu’un d’Apple, c’est juste une supposition par rapport au marché actuel informatique. Je disais donc ceci :

Prédiction pour le prochain MacBook Pro : DVD out, SSD 64 Go mini standard + DD classique. + de batterie.

Évidemment, c’est une prévision très audacieuse que de penser voir disparaître le lecteur DVD des Mac portables d’ici quelques mois. Et pourtant, pourtant… je pense que ce mouvement risque d’apparaître bien plus vite que ce que l’on pourrait croire.

1) On lit de moins en moins de films sur DVD sur nos ordinateurs.

Il y a dix ans, votre seule possibilité pour disposer d’un film sur votre ordinateur était de disposer d’un lecteur DVD. Et nous avons tous dépensé beaucoup d’argent pour disposer de nos films sur une petite galette.

  • À cette époque, la différence de prix d’achat entre un disque dur d’ordinateur portable et d’un film en DVD était très significative, et la capacité des disques durs ne permettait pas de stocker beaucoup de données. Une galette pouvait contenir un film de 4,7 Go. Le disque dur de mon PowerBook G4 en 2001 disposait en standard de 10 Go. Votre iPhone en a au moins 8. En janvier 2001, un disque dur de 61 Go en 3,5″ (qui ne tenait même pas dans votre portable) coûtait 388$, soit 7,31$ au Go. Aujourd’hui, 1 tera-octet en 2,5″ coûte moins de 130$, soit 13 cts le Go… soit 50 fois moins !
  • Par ailleurs, les formats de compression n’étaient pas très bons sur les ordinateurs : il y avait une vraie différence qualitative entre un film sur DVD et ce qu’on pouvait avoir sur les écrans de nos ordinateurs.
  • Internet et le haut débit étaient bien moins présents qu’aujourd’hui : avant de disposer de nos lignes à haut débit à plusieurs Mb/s, nous devions nous contenter de nos maigres modems à 56K…
  • Surtout, sur un seul disque de poche, je peux disposer de centaines de films ou épisodes de séries télé, même téléchargés légalement avec iTunes (tiens tiens). Pourquoi finalement m’encombrer avec des DVD en voyage ?

On pourra m’objecter que ce n’est pas vrai, que vous utilisez à titre personnel votre lecteur DVD en voyage, etc. Mais je pense qu’Apple analyse très clairement les usages de ses produits, et que chaque cas particulier ne représente pas la réalité.

2) Le lecteur DVD est de moins en moins utilisé pour installer des logiciels.

Les débits aidant, les logiciels sont de plus en plus téléchargés. Je me souviens avec émotion il y a 15 ans lorsque j’allais acheter mon CD d’Univers Mac et que je passais des heures à fouiller dedans pour  tester des logiciels à en pourrir mon Mac. Désormais, ce sont les sites Mac comme MacGe, Welovemac and co qui nous pourrissent nos disques durs en nous conseillants moult merveilles.

Alors certes, certains GROS logiciels nécessitent un DVD pour s’installer. Mais même la CS5 peut être téléchargée… Et il n’est pas inimaginable que les logiciels désormais passent sur clé USB, comme Apple l’a fait avec le DVD d’installation du MacBook Air qui est une toute ch’tite mignonne clé. Moi je verrais bien l’installation de Final Cut Pro à partir d’une clé 64 Go : probablement moins de problèmes techniques, moins de problèmes avec les archives sur plusieurs disques à gérer, etc. Mais ça serait peut-être un cas extrême, et Apple préférera encore peut-être durant quelques temps fournir ce soft sur DVD, l’utilisation d’un lecteur DVD externe ne posant aucun problème. Et pour les gens qui ont un portable, il y a des chances qu’ils aient aussi un PC ou un Mac à portée de main pour utiliser le partage de DVD.

Les jeux vidéo ? Voyons, maintenant qu’il y a Steam sur Mac, pourquoi s’embêter encore avec des DVD ?

Et puis, reste évidemment cette fameuse icône qui a débarqué il y a quelques semaines sur nos disques durs…

Si vous vous demandiez pourquoi on pouvait désormais s’acheter Apple Remote Desktop ou Aperture pour un cinquième du prix en boite… c’est peut-être aussi pour préparer le terrain à la prochaine révolution matérielle du Mac. Songez que l’installation d’un iWork pèse moins que le dernier Tom-Tom de votre iPhone. L’App Store est la preuve que la dématéralisation a déjà marché pour les mobiles.

Enfin, n’oubliez pas que chez Apple, le logiciel et le matériel évoluent ensemble. Le Mac App Store est peut-être la preuve que le lecteur DVD n’est déjà plus le futur pour Apple.

3) On sauvegarde de moins en moins sur DVD.

Graver des données sur un DVD vierge n’est plus aussi intéressant qu’il y a 10 ans :

  • On met beaucoup moins de données sur un DVD que sur un disque dur.
  • Le ratio temps perdu/vitesse est clairement en défaveur du DVD, le coût d’un disque dur est tellement ridicule qu’il est plus rapide et moins cher de sauvegarder sur plusieurs disques différents que de graver plusieurs DVD (à moins d’avoir très, très peu de données).

J’ai calculé que sur mon MacBook Pro, j’avais utilisé moins de 5 fois mon lecteur DVD en 3 ans. Et encore, j’aurais sûrement pu m’en passer. Et pour faire une sauvegarde complète de mon disque interne actuel, il me faudrait maintenant 25 DVD double couche…

4) Apple n’aime pas se pourrir la vie avec le passé.

Le premier MacBook Air était un terrain d’expérimentation. Le nouveau modèle a été conçu autour du SSD et s’arrache, malgré l’absence de lecteur DVD.

« Oui, mais moi j’ai encore besoin d’utiliser un lecteur DVD pour transférer des fichiers, pour faire mes sauvegardes, pour lire mes films, pour… ».

À ceux-là, je rappelerai qu’en 1999, on utilisait la disquette pour démarrer pour réparer un disque, pour installer un système, pour transférer des documents, etc.

« And then this happened » 1

Apple avait OSÉ sortir un ordinateur qui n’utilisait pas les anciennes technologies du Mac (ni ADB ni SCSI au profit du tout nouveau USB), et qui sacrifiait le sacro-saint lecteur de disquettes au profit de… euh, rien. Apple pensait qu’Internet permettrait le transfert de fichiers, que le réseau Ethernet en standard ça serait bien mieux, etc. Tout le monde a hurlé que les disquettes seraient indispensables, qu’on en aurait toujours besoin pour travailler. Jusqu’à ce que la disquette disparaisse quasiment du paysage informatique. Ça a pris un peu de temps, certains ont du acheter un lecteur de disquettes USB externe2 , mais c’est arrivé. L’iMac aurait du être un échec, il a marqué le renouveau d’Apple.

Je l’ai déjà dit : Apple est souvent la première entreprise à intégrer une nouvelle technologie, mais elle n’hésitera pas non plus à être beaucoup moins conservatrice et à s’en débarrasser si nécessaire.

5) OK, mais on met quoi à la place ? Un trou ?3

Non, quand même pas. Mais si on retourne le MacBook Pro et qu’on l’ouvre, on voit que le lecteur DVD prend vraiment beaucoup de place… Pas loin du quart de la machine. Que peut faire Apple de cette place ?

Pour moi, la solution la plus logique serait de mettre un SSD EN PLUS d’un disque dur classique. Le SSD est vraiment révolutionnaire, c’est la technologie qui a donné le plus grand coup de fouet à l’informatique depuis longtemps. Avec un SSD, tout va vraiment beaucoup plus vite, l’ordinateur est silencieux, etc. Le problème, c’est le coût : on n’est pas encore à la parité entre SSD et disque à plateaux. Mais ça devrait arriver d’ici 18 mois maximum. En attendant, Apple pourrait très bien utiliser la place dégagée par le lecteur DVD pour mettre un deuxième disque classique. Ainsi, on cumule l’avantage d’un disque de grande capacité pour le stockage longue durée et le SSD pour garder une vitesse de transfert optimale. Avec éventuellement un assistant à la Apple pour délocaliser facilement son dossier de départ sur le disque externe ou seulement une partie des données comme la bibliothèque iTunes. Et une option sur l’Apple Store pour virer le disque dur et mettre un deuxième SSD à la place.

Mais même avec un deuxième disque, il restera encore dans un 15″ ou un 17″ de l’espace disponible… pour mettre par exemple encore plus de batterie. Car on a toujours envie d’avoir plus d’autonomie dans nos portables, mais avec deux disques, celle-ci risque de chuter légèrement. Pourquoi donc ne pas imaginer que la batterie pourrait occuper toute la longueur du MacBook Pro ? Et Apple aurait même éventuellement le luxe de rajouter quelques ports sur le côté gauche : pourquoi pas de l’USB 3, un deuxième FW800, un port eSATAp, le fameux LightPeak… Et toujours le lecteur DVD en option. Certes, un accessoire de plus à emporter avec soi dans certains cas, mais tellement rares finalement que dans quelques mois, on n’y pensera même plus.

Évidemment, tout ceci n’est que supposition. Évidemment, je peux me planter à 100%. Mais tout de même, il n’est pas interdit de penser que si Apple voulait une nouvelle fois marquer les esprits, elle pourrait annoncer dès maintenant la mort du lecteur DVD.

Et si cela arrive, vous l’aurez lu ici en premier. Gnark gnark.

  1. Pour reprendre le génial article de Marco Arment
  2. Et encore, le lecteur DVD externe existe déjà, alors qu’il a fallu attendre des mois après la sortie de l’iMac pour voir débarquer des lecteurs de disques USB…
  3. Cela me rappelle furieusement la voiture non-fumeur de Jacques Calvet dans les Guignols…

Mac OS X : comment sélectionner automatiquement le PPD d’un copieur multi-fonction ?

Je déteste les copieurs multi-fonctions. Au moins, vous êtes prévenu : si vous lisez des gros mots, ça ne sera pas ma faute.

Je viens de me battre pendant quelques jours à essayer de faire fonctionner correctement un copieur BizHub 350 de Konica Minolta avec Mac OS X 10.6. Car, voyez-vous, le constructeur n’a pas encore eu l’heurt de proposer un pilote à jour pour ce système sorti depuis maintenant 14 mois… Pas grave, hein, on va se débrouiller, comme d’habitude !

Donc, après avoir trouvé avec le (très gentil) technicien de Konica le bon driver (C-401, parce qu’il y a un Fiery derrière, amusant non ?), puis sélectionné la bonne file d’attente (« print », là c’est facile, mais attention, ça dépend du copieur), il restait à trouver comment sélectionner automatiquement le bon driver. Car Mac OS X dispose d’une petite subtilité pour choisir automatiquement le driver. Il faut, dans l’ordre :

– que le copieur renvoie son nom de modèle (ModelName) à la connexion avec le Mac ;

– Qu’il existe dans un dossier PPDs (principalement dans /Library/Printers/) un PPD compressé au format .gzip et intitulé avec le ModelName du copieur.

Dans l’ensemble, ce mécanisme marche… pas trop mal. Mais que se passe-t-il si le développeur, particulièrement incompétent, fait n’importe quoi ?

Et ben on se prend bien le chou. Car il faut alors trouver le modèle renvoyé par le copieur, ce qui n’est pas totalement évident… Dans mon cas, j’avais un PPD qui s’appelait Fiery X3e 22C-KM PS v2.0 eu. Pratique non ? Le ModelName dans le PPD indiquait quand à lui Fiery X3e 22C-KM PS Color Server v2.0 eu. Problème : quelque soit le nom utilisé, impossible d’avoir le PPD sélectionné automatiquement. Ce qui veut dire que le copieur ne se présente pas comme indiqué dans le PPD.

Et bien, soit ! Analysons un peu le traffic IP entre le Mac et l’imprimante au moment de la connexion. Tapons donc dans le Terminal :

sudo tcpdump -nnnvi en0 host IP_Copieur

Ici, en0 désigne le nom BSD de votre connexion Ethernet. La plupart du temps, c’est en0 si vous êtes en Ethernet ou en1 si vous utilisez Airport. En cas de doute, vérifiez ce nom dans Informations Système > Réseau. Et vous remplacez évidemment IP_Copieur par l’adresse IP ou le nom DNS de votre copieur.

Maintenant, ouvrez la préférence Système Imprimantes et Fax, appuyez sur le bouton +, puis sur le bouton IP pour faire une configuration via IP, et tapez l’adresse du copieur, ici 192.168.1.51.

Aie… « Imprimante PostScript générique » ! Pas vraiment ce qu’on veut… Il est temps maintenant de regarder ce que ça donne du côté de tcpdump Beaucoup de bla-bla, mais une ligne qui m’intéresse :

23:15:06.354258 IP (tos 0x0, ttl 64, id 0, offset 0, flags [DF], proto UDP (17), length 92)    192.168.1.51.161 > 192.168.1.2.59013:  { SNMPv1 { GetResponse(49) R=1536459456  .1.3.6.1.2.1.25.3.2.1.3.1= »C350″ .1.3.6.1.2.1.1.6.0= » » } }
Ne voyez-vous donc pas ? « C350 », qu’elle dit, la dame ! Il faut donc :
– Décompresser le PPD ;
– Remplacer à l’aide d’un éditeur de texte le ModelName dans le PPD par C350 ;
– Renommer ce fichier PPD décompressé en C350 ;
– Recompresser le PPD au format Gzip (avec la commande gzip, par exemple) ;
– Replacer le PPD C350.gzip dans le dossier /Bibliothèque/Printers/PPDs/Contents/Resources/
Saisissons  à nouveau l’adresse du copieur…
Victoire !!! Attention cependant à bien mettre le bon nom de file d’attente avant d’enregistrer : par exemple, pour ce modèle de copieur, c’est « print », mais sur d’autres, ça peut être « lp », ou rien, ou autre chose…
Et au passage, petite info : si vous utilisez les préférences gérées (MCX) pour appliquer des imprimantes par défaut à vos postes, méfiez-vous de ne pas laisser de caractère spécial ou accentué dans le nom de l’imprimante : vous risqueriez alors de rajouter des nouveaux doublons à chaque ouverture de session !

Mon Mac & Moi : iWork’ 09, bientôt dispo !

mmm-iwork-3m039J’ai fini il y a quelques jours la rédaction du livre Mon Mac & Moi consacré à iWork’ 09. 212 pages consacrées aux nouvelles versions de Pages, Numbers et Keynote, avec des tonnes de nouvelles astuces, de conseils, une prise en main de la version beta d’iWork.com, et tout ça dans un bouquin en couleur avec un super joli papier, et qui tient dans une (grande) poche. Pour 13,90€, moi je dis, c’est presque donné. Le bouquin est disponible en pré-commande sur le site, et d’ici une semaine à dix jours dans les librairies. Vos commentaires sont les bienvenus (par mail ou, euh, en commentaire).

Cuk teste les softs de clonage de disque

François teste deux excellents logiciels CarbonCopy Cloner 3 contre SuperDuper.

Point à savoir : Carbon Copy Cloner 3, dispo depuis quelques semaines, intègre sa propre version de rsync qui corrige de nombreux bugs de copie avec le rsync d’Apple… en particulier, il sait copier correctement les ACLs, y compris en réseau. Yabon !

Carbon Copy Cloner passe la troisième

La version 3.0 de Carbon Copy Cloner est disponible. Au programme : interface plus simple à utiliser, et la copie réseau via rsync (une version optimisée, qu’il dit). C’est un donationware, et vu le bien que M. Bombich a fait aux admins Mac du monde entier, y’a pas de raison de s’en priver.

SnapZ Pro X, enfin en UB

Merci à François Cunéo qui nous informe que SnapZ Pro X est enfin disponible en version Universal Binary.

Allez, plus que Microsoft Office, et on sera 100% UB !

Faisons mumuse avec les modèles de Pages

pages2.pngJ’aime beaucoup Pages. Malgré ses bugs, malgré ses lenteurs, malgré ses limitations… J’aime vraiment de plus en plus ce logiciel. Et comme je l’avais déjà dit, j’en attends beaucoup plus encore dans le futur iWork 07. Mais pour le moment, je vis encore plutôt pas trop mal avec ses limitations.

Cependant, il y en a une qui m’a toujours agacée : sa gestion de la fenêtre des modèles. Et en particulier, le peu de customisation qu’elle autorise… du moins, en apparence.

Quand vous ouvrez Pages et que vous choisissez de créer un nouveau document vierge, il affiche sa page par défaut. Bien. Ces modèles sont classés par groupes, avec les groupes généraux en premier, et les groupes personnalisés de l’utilisateur en second. Comment crée-t-on des groupes perso ? Facile : il suffit de créer un ou plusieurs dossiers dans le dossier ~/Bibliothèque/Application Support/iWork/Pages/Modèles/. Jusque là, ça va encore.

Le souci, c’est que lorsqu’on ouvre les modèles, ceux d’Apple sont toujours présentés en premier dans la liste, quoi qu’on fasse ! Vous aurez bon changé le nom de vos dossiers et modèles, les votres seront toujours en tout dernier.

Si vous souhaitez quand même personnaliser cette fenêtre et mettre vos modèles préférés en premier choix, ouvrez le dossier
/Applications/Pages/Contents/Resources/French.lproj/Templates/ISO (faites contrôle-clic sur l’icône de Pages et sélectionnez Afficher le contenu du paquet pour y arriver).

Une fois là, double-cliquez sur le fichier TemplatesInfo.plist pour l’ouvrir avec Property List Editor (quoi, vous n’avez pas ce logiciel ? N’attendez pas pour l’installer, il est livré avec les autres applications des outils Développeur).

Ce fichier se décompose en trois parties :
defaultGroup : le nom du groupe par défaut qui sera affiché en premier quand vous ouvrirez la fenêtre. Ici, GeteNet Consulting ;
sortedFiles : L’ordre des fichiers tels que listés dans chaque groupe. Pour ajouter votre groupe de modèles dans cette liste, cliquez sur SortedFiles puis sur New Child. Double-cliquez sur New Item et tapez le nom du groupe, puis cliquez sur String et choisissez Array à la place. Enfin, créez des nouveaux « childs » en dessous en indiquant les noms de vos modèles, dans l’ordre que vous souhaitez les afficher (n’oubliez pas de terminer par .template).
sortedGroups : même principe, il faut créer un nouveau child dans cet array, et le nommer du nom de votre groupe.

Enfin, reste à retourner dans le Finder pour créer un alias de votre dossier-groupe dans le dossier
/Applications/Pages/Contents/Resources/French.lproj/Templates/ISO.

Même pas besoin de relancer Pages pour savourer : demandez juste à créer un nouveau document, et vos modèles seront exactement là où vous le souhaitez.

pages_modeles.png