Archive for My life

Bref… J’ai vu Shigeru Miyamoto

(Note : article écrit juste quelques jours avant la triste disparition de Satoru Iwata).

Il y a quelques semaines, j’ai appris par la magie des Internets que Shigeru Miyamoto serait présent pour une masterclass, une première mondiale pour cet illustre personnage. Même si vous n’avez aucune culture du jeu vidéo, vous avez peut-être déjà entendu parler de Monsieur Miyamoto, puisqu’il est l’auteur de quelques-uns de jeux aussi géniaux que Starfox, F-Zero, Donkey Kong, Pikmin, mais surtout Zelda et… Super Mario Bros. Ceux qui me connaissent savent à quel point je voue un culte aux divers épisodes de ces sagas. Mario et Zelda, ce sont des centaines d’heures passées à parcourir des univers complètement fous, bourrés d’idées, de magie, de poésie, tout cela avec une jouabilité proche de la perfection. Et même si certains jeux de ces séries sont moins brillants que d’autres, on reste souvent ébahis par l’inventivité dont elles font preuve. Le dernier Super Mario en date, Super Mario 3D World, est d’ailleurs à ce titre une véritable merveille.

Mais la première claque, la première grosse, grosse baffe originelle, restera toujours Super Mario Bros. La première fois que j’ai touché ce jeu, j’étais juste émerveillé. On avançait vers la droite, sans arrêt, on gagnait des pouvoirs, on découvrait des passages secrets ou des vies cachées, des nouveaux ennemis à chaque niveau, de nouvelles astuces… Infernal. J’ai toujours le livret de ma cartouche originale de Super Mario Bros (elle, je l’ai revendue il y a longtemps avec ma première NES, snif), je suis retombé dessus il y a quelques jours, petit choc émotionnel.

Mon deuxième jeu, c’était… The Legend of Zelda. Légendaire, il l’était. Une cartouche dorée (idée de génie), une sauvegarde avec une PILE (autre idée de genie), et un univers phénoménal, gigantesque. J’ai mis longtemps à le finir… mais je l’ai fini. C’était d’ailleurs un jeu assez brutal, et vraiment ouvert : on pouvait quasiment aller découvrir Ganon, le boss final, dès le tout début du jeu sans se taper tous les palais (bon, on ne pouvait alors clairement pas le vaincre, mais quand même). Quand on se rend compte que quasiment CHAQUE ÉCRAN de la carte contient en fait un secret, et qu’après l’avoir fini, on peut se refaire le jeu avec des donjons plus durs…

Et après ces deux jeux qui m’ont rendu Nintendosexuel à vie [1, des hits à la pelle, et autant de grandioses souvenirs : le choc Super Mario Bros 3 et ses costumes (inoubliables, l’envol en raton-laveur, les niveaux en grenouille ou les bateaux volants…), Super Mario World et son monde gigantesque, Zelda III, Mario Kart, F-Zero (le jeu le plus rapide de l’Univers), Starfox qui m’a retourné comme jamais… La découverte d’une 3D VRAIMENT intelligemment exploitée dans Super Mario 64 (le Lakitu-caméraman, putain !), Ocarina of Time qui a été une des aventures les plus extraordinaires qui soient… Je continue ? Allez, juste Super Mario Galaxy I et II, les deux jeux de plate-forme les plus révolutionnaires des dix dernières années. Et oui j’arrête. 

 

Shigeru Miyamoto est pour moi un demi-dieu vivant.

 

N’ayant jamais eu la chance d’assister à une des célèbres keynotes de mon autre demi-dieu (hélas parti trop tôt en octobre 2011), j’avais décidé que je ne me ferai pas avoir une deuxième fois.

Donc, arrivée le vendredi matin à Japan Expo un peu avant 9h, le temps de traverser le parking et de passer en mode « tenue légère » (l’absence de shorts et de chaussures ouvertes ayant été fortement regretées la veille), avec une bonne bouteille de flotte et de quoi manger, traversée du salon pour me planter devant l’immense salle Ichigô (capacité de 13000 personnes, y’en a eu quand même beaucoup moins). Bonne surprise : à 9h30, seulement une dizaine de personnes était déjà présente. Assis contre un pilier dans une zone climatisée, je discute jeux vidéo, Japon et jeux vidéo avec deux sympathiques nouveaux camarades. D’ailleurs si on vous dit que les jeux vidéo ça isole les gens, je pourrais vous conter des dizaines d’histoires démontrant le contraire… « Hey, à quoi tu joues ? » Et hop. Parties de Smash Bros sur 3DS, Street Pass en folie (100 nouveaux Mii dans la journée), on attend dans la bonne humeur, et parfois des moments d’excitation quand on voit la star sur scène à travers les portes durant les répétitions.

Donc, on attend, et ça se rempliit doucement. Puis il y a de plus en plus de monde jusqu’à 13h… Ça se tasse derrière nous, et comme il n’y a pas vraiment de file, des gens passent un peu devant, mais ça va, c’est pas trop méchant.

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Malheureusement, l’organisation était un peu foireuse : dès que les portes s’ouvrent, l’ordre d’arrivée n’est plus respecté, les gens entrent et courent dans la salle, passent les barrières, on se fait griller des places, on est bien vénère. Heureusement, on a quand même des places correctes, on s’assied, et la conférence commence assez rapidement après.

Et là, après une présentation rapide du toujours très pro et super sympa Bertrand Amar, Miyamoto-san débarque enfin sur scène. En vrai. Le gars qui a produit tous ces jeux que j’ai adorés depuis des années. Et donc, là, j’ai quand même chialé (oui je sais, don’t judge me).

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Après que tout le monde se fut calmé, la Master Class a donc commencé. Miyamoto était traduit par… tadaaaaa, Grégoire Hellot, le Greg du Joypad de mon enfance, bordel, quand même, si c’est pas la classe absolue ! On assiste à une présentation de Starfox Zéro (déjà vu et testé la veille sur le stand Nintendo), et de Super Mario Maker (également déjà vu et testé la veille sur le stand Nintendo). Le vrai bon point, c’est qu’il s’agissait d’une vraie Masterclass, avec des explications sur le fonctionnement des jeux, qui me rendent du coup StarFox singulièrement plus intéressant que je l’aurais pensé, même après y avoir un peu joué hier (je l’avais alors trouvé un peu trop mou, et clairement pas hyper joli).

Ensuite, bonne surprise puisque Miyamoto-San avait pensé à apporter dans ses bagages M. Takashi Tezuka, qui est certes moins connu que Miyamoto, mais a été quand même le premier designer embauché par ce dernier, rien que ça, game designer de Mario, et directeur d’un paquet de hits chez Nintendo. Grosso modo, il a bossé en tandem avec Miyamoto sur la plupart de ses hits. Pas un mauvais quoi. Beaucoup de blagues entre eux deux, excellente ambiance, et la présentation de Super Mario Maker prend des tournants très rigolos lorsqu’ils affrontent un niveau conçu par Michel Ancel (le papa de Rayman) basé sur Pacman. Remarque amusante d’ailleurs de Miyamoto, qui cherchait un champignon sur le premier écran du niveau : « ça aurait été moi, il y aurait eu un champignon caché juste ici ! ».

Ensuite, c’est Bertrand Amar qui doit affronter un niveau conçu par les deux compères reprenant… Paris ! Avec Arc de triomphe, Sacré Cœur et Tour Eiffel ! Bertrand s’en sort plutôt pas mal, et le public est conquis…

Et alors qu’on pensait que la présentation allait se terminer, une dernière surprise avec l’arrivée de Tsubasa Sakaguchi, réalisateur du génial Splatoon, fraichement sorti des labos de Nintendo, et qui s’amuse à tirer au fusil à eau sur le public. Quelques questions, et on a presque fini… Pour une séance de photos. Ah oui, j’oubliais : en 2015, y’a une conf publique, mais on pouvait pas faire de photos ni de vidéos (mais genre on allait se gêner).

On est quand même sortis avec mes 3 comparses avec un grand sourire aux lèvres, ravis par ce contenu, et d’avoir enfin pu réaliser un petit rêve de gosse… jusqu’à ce que l’un d’eux se rende compte qu’il s’était fait tirer son réflex à 800 boules durant le rush final. Parce que bon, monde de Mario ou pas, y’a quand même toujours des connards qui restent des connards.

Bref… j’ai vu Shigeru Miyamoto.

 

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  1. Coucou Kwyxz !

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Dix-sept.

C’est le nombre d’articles que j’ai rédigés ici-même depuis le début de l’année. Moins de deux billets par mois… C’est dire si ce pauvre blog se sent à l’abandon.

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir des idées, d’avoir envie d’écrire. Mais quand il s’agit de commencer à rédiger… Ça ne vient tout simplement pas. Je n’arrive pas à me concentrer assez longtemps pour faire sortir toutes mes idées, toutes mes envies de commenter l’actualité du Mac ou d’ailleurs, d’avoir envie de raconter un peu ma vie.

Pourtant… J’écris. Beaucoup. Un peu sur Facebook, dont je ne suis pas un grand fan, mais ça permet de diffuser quelques infos personnelles.

Mais surtout, j’écris sur Twitter. Beaucoup. Sûrement trop même. Des blagues, des commentaires intelligents ou pas, des grandes discussions avec des gens que je connais très bien ou pas du tout. C’est passionnant comment la technologie peut parfois nous rapprocher… ou nous éloigner. Mais oui, Twitter est un média excitant, c’est l’immédiateté, le commentaire à chaud. Sûrement trop chaud, bien trop souvent. Je regarde le compteur de tweets, et là je me dis, mais comment ai-je pu écrire autant de petits messages ? Et quel est leur intérêt réel ? Est-ce que tout ce que j’écris ne serait pas mieux ici, sur ce blog ?

Peut-être. Peut-être pas. La relation avec Twitter me permet, il me semble, d’être plus proche des autres. Mais ce n’est peut-être qu’illusion ? Peut-être que c’est une erreur que de confier une partie désormais significative de sa vie à un site qui crée du lien avec 140 caractères ou moins.

Peut-être qu’il faudrait que je rafraichisse ce blog, et même ce site qui vieillit, qui hurle au rafraichissement, ne serait-ce que dans ses actualités.

Peut-être, qu’il est aussi trop tard cette année pour se dire qu’on va corriger le tir maintenant sur ce blog ou ce site. Laissons passer la fin de l’année, et voyons ce qu’il en est l’année prochaine.

Peut-être que tout cela n’est du qu’au fait que je n’aime pas terminer les choses. C’est vrai : j’ai tendance à commencer souvent beaucoup de projets, mais j’ai énormément de mal à y mettre un point final. Je n’aime pas forcément terminer à 100% les choses. Je suis sûr que cette maladie doit avoir un nom bien précis [1]…

Heureusement, je ne suis pas totalement absent de cet univers Apple à qui j’ai tant donné, et qui m’a tellement donné en retour depuis maintenant… vingt ans. Car oui, il y a vingt ans que je me lançais dans le Mac, et maintenant 8 ans que j’ai monté ma petite entreprise de conseil, audit et maintenance Apple. Qui marche toujours bien… Touchons du bois !

Donc, pas totalement absent. En effet, il reste encore et toujours 3 hommes et un podcast, cette aventure passionnante dans laquelle nous nous sommes lancés Mourad, Laurent et moi-même il y a un an et demi. Créer un podcast, c’est dans l’air du temps, et je pense que le succès est au rendez-vous (à notre mesure, bien évidemment). On continue pour le plaisir, et je pense qu’on a encore beaucoup de choses à dire.

Il y a aussi une autre aventure, commencée au début de l’année : je participe de façon irrégulière à iWeek, l’émission consacrée au monde Apple sur ouatch.tv. Il a du en falloir à Benjamin Vincent du courage et de l’énergie pour monter la première chaîne de télévision dédiée à l’actualité High-Tech et aux loisirs. Du beau boulot, auquel je suis heureux d’apporter ma patte de temps en temps. Il parait que je suis le poil à gratter de l’émission, ça me plait :-)

Autre aventure : DiskMaker X. Alors certes, la dernière version est encore pas totalement aboutie, il y a encore beaucoup d’efforts à faire de mon côté pour rendre une copie vraiment bien fiabilisée, mais… là encore, il est toujours très étonnant pour moi de voir ce petit bout de logiciel conçu au départ pour m’amuser, être ensuite utilisé par le monde entier, être téléchargé par des centaines de personnes à son lancement… Je suis effaré par le nombre de vidéos explicatives sur Youtube, ou les commentaires en langues étrangères sur Twitter ou sur les sites les plus célèbres. Est-ce un succès mérité ? Je ne sais pas : n’importe quel développeur aurait pu avoir l’idée, et dans les mains d’un développeur Cocoa, il pourrait être sûrement tellement mieux… Mais je suis quand même content de ce qu’il est devenu. Et surtout, vu les nombreux commentaires, il semble qu’il soit vraiment utile à de nombreuses personnes. Prends ça, la ligne de commande ! 

Bref. Certes ce blog est à l’abandon. Mais gardons espoir : se poser les questions, c’est déjà commencer à y répondre.

La preuve, ce billet que j’ai finalement pu rédiger jusqu’au bout.

Et à vous qui me lisez encore depuis toutes ces années : merci pour votre fidélité. Promis, les vingt premières années n’étaient que le début :-) 

  1. Ce n’est même pas de la procrastination, puisque je ne cherche pas forcément à faire diversion.

Joyeux anniversaire pour quelqu’un de particulier

Laurent Pertois

Dans la vie, on rencontre plein de gens. Qui vous étonnent, qui vous amusent, qui vous énervent, qui vous enchantent. On se fait parfois des ennemis, parfois on se fait des bons copains, parfois des copains qui vous accompagnent un peu, et qu’on oublie, parce que la vie nous a trop éloignés.

Et puis parfois, on rencontre LES copains. Ceux avec qui on a envie de passer les soirées à refaire le monde, à regarder les pires films à la con pour pouvoir en rigoler dans dix ans, ceux avec qui on peut partager les coups durs, les bons moments, les meilleurs moments, ceux à qui on pourrait confier les choses les plus précieuses, parce qu’on sait qu’ils sont des purs amis.

J’ai rencontré Laurent Pertois il y a bientôt quinze ans, via les forums (fora) de fr.comp.sys.mac, où je trainais mes Mac depuis quelques années. Et il s’avère qu’on est plutôt sur la même longueur d’ondes sur beaucoup de trucs, et qu’il est aussi passionné de Mac que moi, ce qui aide pas mal à créer des atomes crochus. Et il s’avéra que mon employeur de l’époque cherchait un nouveau formateur pour développer toute cette jolie entreprise. Alors, je pensais à Laurent, qui fut sûrement un de ses plus brillants éléments1.

Et nous avons passé beaucoup, beaucoup de temps, au boulot et en dehors, à refaire le monde, avec ou sans pomme, à parler ciné, jeux vidéo, histoire de fesses 2, bd, famille, à s’aider à déménager ou à se donner un coup de main sur des problèmes techniques à la con. Et à parler d’Apple, beaucoup, sûrement trop même. Non, c’est pas vrai, on ne parle jamais trop d’Apple.

Et la meilleure preuve que c’est pas un copain comme les autres, c’est que le jour où je lui ai demandé de devenir le parrain de ma fille, il a accepté sans hésiter. Si c’est pas de la confiance, je ne sais pas ce que c’est.

On a même décidé, avec notre autre copain Mourad, de se monter un jour un podcast. Vous pouvez l’écouter par ici, et vous entendrez que Laurent n’est pas quelqu’un comme les autres. Outre que sa mémoire dépasse parfois l’entendement, c’est aussi un gars qui sait expliquer les trucs les plus compliqués de la façon la plus simple, et avec qui on peut rigoler. Ah ça, oui, on rigole.

Alors, Laurent, aujourd’hui, je lève un verre de ce Champagne que tu affectionnes tant et qui, incidemment, est aussi la région qui t’a vu naitre 3, afin de te souhaiter le meilleur des anniversaires possibles pour tes quarante ans.

Et en espérant qu’on pourra toujours déconner autant dans les quarante prochaines années !

Santé !

  1. Une forme de jalousie naturelle m’empêche de dire son meilleur élément, même si je le pense.
  2. Non c’est pas vrai. Enfin on dira que c’est pas vrai.
  3. Ce qui explique pas mal certaines tendances, mais je ne suis pas là aujourd’hui pour faire ton procès.

Les 30 ans du Mac

Mac128

Il y a dix ans, on a fêté les 20 ans du Mac.

Pour l’occasion, un ancien d’Apple France avait organisé une grande soirée à la Villette. Il y avait du beau monde, mais l’organisation et le manque de moyens avaient un peu terni la fête. J’avais même été nommé « Homme le plus Mac des 20 dernières années », dites donc, ex-aequo avec Lionel de Macbidouille. C’était évidemment un peu ridicule avec le recul, il y avait tellement de personnes qui auraient pu recevoir ce titre à notre place ! Mais ce vote des internautes m’avait quand même fait super plaisir.

On avait au moins pu faire la bise à Kriss Graffiti (disparue depuis hélas). J’avais même pu gagné un abonnement à feu SVM Mac, ce qui était encore plus rigolo vu qu’à l’époque j’écrivais régulièrement dedans (sous pseudonyme). Je devais d’ailleurs écrire dans la moitié de la presse Mac de l’époque…

À cette époque, le Mac revenait en force, petit à petit. Apple était bien sortie de ses déboires depuis quelques temps, l’iPod cartonnait, et Apple était redevenue une société cool. L’Apple d’aujourd’hui est à la fois très différente et très ressemblante à celle d’il y a trente ans : toujours innovante, avec des produits qui respirent l’envie du travail bien fait, parfois encore arrogante dans sa façon de faire ou de communiquer, parfois têtue, souvent agaçante, mais tout aussi passionnante.

Cette année, il n’y aura pas de grosse fête pour les 30 ans du Mac. Juste une soirée à la maison avec plusieurs amis, qui ont la particularité d’avoir été tous rencontrés autour de cette passion commune du Mac. Des gens de goût, sans aucun doute. Il y en a même avec qui j’ai monté le podcast sur Apple le plus sympa de l’univers. Raclette et souvenirs autour de ce petit ordinateur doté de tellement de personnalité, le premier d’une longue lignée. Le Mac 128 n’était clairement pas parfait, mais… il respirait le génie, la passion, la créativité. L’essence même de ce fameux « vélo pour l’esprit », comme aimait à le dire Steve Jobs. Avec le Mac, on est obligé de reconnaître que l’informatique a fait un bond de géant, qu’on soit fan d’Apple ou pas.

Cette année, je fêterai aussi mes vingt ans de Mac, puisque c’est en octobre 1994 que j’ai découvert, fasciné, ce petit ordinateur sur les bancs de la fac de Lyon 2-Lumière. Je n’étais pas très doué pour les études, et la fac d’anglais n’a pas donné vraiment les résultats escomptés. Mais avec le recul, le Mac m’aura permis de rencontrer des amis, ma toujours merveilleuse épouse, et j’ai la chance de pouvoir bien gagner ma vie dans un domaine où je peux m’éclater et être reconnu.

Rien que pour tout ça, merci Macintosh. Et très joyeux anniversaire.

On repart pour trente ans ?

« Oups. »

C’est ce que je me suis dit lors d’un incident il y a deux jours chez un client.

Cas pratique : un des intervenants sur site a préparé un poste destiné à servir de master de déploiement. Plutôt maousse, le master : 75 Go. Mon rôle consiste ensuite à prendre la machine (un Mac mini), appliquer les derniers réglages, puis faire une image-disque à partir de ce poste master.

Plutôt facile en temps normal : j’utilise le logiciel Deploy Studio, qui est d’une puissance phénoménale pour assurer un déploiement rapide et très souple en environnement Apple. En le combinant avec la technologie NetBoot d’OS X Server, on peut facilement créer les masters et tout aussi simplement les appliquer sur de nouveaux postes.

Confiant, je démarre donc le poste master en Netboot, puis je me prépare à créer le master.

Sauf que je vois alors l’interface de Deploy Studio ne pas me laisser la main, et lancer automatiquement un workflow.

Dans ce workflow, la première action est…

Formater le disque.

OUPS.

Je débranche le poste en urgence, et je redémarre.

Point d’interrogation au démarrage.

Là, le OUPS se transforme en GLOUPS. Car un master de ce type prend énormément de temps à préparer, et comme c’est un master, on n’a pas forcément de sauvegarde de ce poste.

Deploy Studio avait été programmé quelques semaines auparavant pour préparer automatiquement les nouveaux postes qui démarreraient sur l’image-disque de Netboot. Le déploiement avait été fait, et tout avait été fait pour minimiser au possible les interactions.

Autrement dit, c’est la catastrophe… Diskwarrior ne pourra pas faire grand chose dans ce cas. Data Rescue ? Déjà testé sur un disque, il est puissant, mais il va sûrement me récupérer tous les fichiers « en vrac », sans les bons noms, l’arborescence sera explosée… Donc pas beaucoup mieux. J’ai suivi une formation de récupération de données, et je sais que le formatage du disque, s’il permet de récupérer les données, ne permettra pas forcément de récupérer l’arborescence en l’état.

Je préviens l’intervenant qui a préparé l’image.

« Tu déconnes, tu veux me faire marrer là ? ».

Euh, non, j’ai plein d’histoires drôles, mais là, j’en ai pas en stock. Et c’est encore moins drôle quand il m’explique qu’il n’a pas les originaux de tous les fichiers d’exemple et autres documentations qu’il a directement téléchargés sur le poste.

Oups oups oups.

Je préviens alors le directeur du problème. Heureusement, il est philosophe… « Seuls ceux qui ne font jamais rien ne font pas d’erreur ».

C’est vrai, mais quand même. Ça agace, ça énerve. Et ça veut dire qu’on risque d’avoir encore un retard conséquent sur ce déploiement.

Malgré tout, et malgré l’avis d’un de mes confères qui pensait qu’il serait impossible de récupérer le contenu du disque, je récupère la machine et je branche le Mac mini en mode Target sur mon fidèle Mac Pro, et je lance Data Rescue. La nuit va être longue…

Le lendemain matin, vérification faite auprès de Data Rescue.

OH ?

OH OH OH !!!

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHHH !!!

Data Rescue semble avoir été capable de récupérer tous les fichiers ET l’arborescence complète !

Je lance la récupération des fichiers sur un disque externe, puis je recopie tout sur un autre volume. Bon, évidemment, le Mac ne redémarre pas, mais après réparé les autorisations, je lance une réinstallation d’OS X 10.8 via la récupération Internet…

Le Mac redémarre, et pratiquement tous les fichiers sont utilisables !

Je teste le lancement de toutes les applications… Tout se lance, pas  de plantage.

Champagne !

Conclusions de cette histoire :

  • Je ne suis pas infaillible. Mais ça, on le savait déjà.
  • Heureusement, j’ai parfois des clients très cools.
  • Même quand vous faites un master, faites TOUJOURS une sauvegarde de ce dernier. Ici nous avons eu une expérience humaine malheureuse, mais ça aurait pu être une panne matérielle ou logicielle qui aurait fait perdre un temps conséquent.
  • Quand vous utilisez une fonction de déploiement automatique qui efface par défaut les disques, pensez à la désactiver quand elle est devenue inutile…
  • Quand on fait une connerie, autant être honnête et l’assumer. Je ne pense pas qu’il aurait été pertinent de tenter de garder ça sous le tapis. L’erreur était essentiellement la mienne.
  • Assumer son erreur, c’est aussi mettre en œuvre ce qu’il faut pour que la situation désagréable soit corrigée rapidement.
  • Data Rescue est bien plus puissant encore que ce que je pensais. Et dans ce cas précis (formatage d’un disque par erreur), c’était l’outil le plus adapté, même si Diskwarrior fait souvent des miracles. Evidemment, il fallait être très rapide dès le problème détecté, et si l’ancien master avait été appliqué sur le poste, c’était fini…

Conclusion de la conclusion :

Parfois, j’ai du pot. Beaucoup.

Y’a des jours comme ça…

… Vous vous levez le matin, vous relevez d’un œil distrait les mails sur votre iPad…

 

 

Et puis votre tête explose.

 

Woz

 

Achievement unlocked.

 

Et non, ce n’est pas une blague, c’est bien le vrai :-)

Adieu Manu

C’est avec énormément d’émotion que j’ai appris lundi la disparition d’Emmanuel Penel, un de mes copains de lycée, à seulement 33 ans, emporté par une sorte de leucémie foudroyante.

Manu était un gars gentil, voire, LE gars gentil. Rarement en colère, toujours prêt à se marrer, nous avons passé de nombreux après-midi et soirées ensemble, à jouer à la console, à discuter des filles ou à refaire le monde. Il y a encore quelques jours, je repensais à ces monstrueuses soirées à jouer à Bomberman ou à GoldenEye sur N64 (il avait d’ailleurs pondu l’un de mes avatars avec ma trombine en James Bond, avatar que j’utilise toujours sur mon Mac) en me disant qu’il faudrait un jour remettre ça…

Manu, c’était aussi le garçon qui attendait avec ma famille sur le quai de la gare lors de mon retour d’Angleterre en 1998, le gars qui avait organisé en douce mon anniversaire avec des copains la même année, malgré la distance. Bref, un vrai copain. La vie nous avait éloigné, lui dans le sud, moi à Paris, mais nous gardions contact via FaceBook. Je pensais qu’il faudrait quand même que j’aille le voir un jour…

La vie en a décidé autrement. Manu est parti brutalement, bien trop brutalement. Mes pensées vont évidemment à sa famille et à ses proches, à sa compagne et à leur petite fille.

Ciao Manu. Et promis, si on se retrouve, cette fois, c’est moi qui te mettrai une taule à Goldeneye.

Lion Efficace est (quasi) disponible

Un petit billet pour vous avertir qu’après moult retards, Lion Efficace sort enfin dans les bacs ce 29 mars !

 

Lion Efficace, le livre

Allez, hop, copier-coller des infos tirées des éditions Eyrolles :

 

Si Mac OS X, désormais proche de l’iPad, brille par son confort d’utilisation, l’intuitivité de son interface et ses nombreux effets graphiques, il n’en demeure pas moins un système d’exploitation de la famille Unix, puissant et complet, dont on veillera à bien connaître les mécanismes pour en optimiser l’utilisation quotidienne.

Sachez utiliser votre Mac OS X Lion jusqu’au bout !

  • Installez et personnalisez le système
  • Maîtrisez les nouveaux gestes multitouch de votre Mac
  • Repensez votre environnement de travail grâce à Mission Control, les nouveaux bureaux et le LaunchPad
  • Synchronisez vos données personnelles avec e nouveau service iCIoud
  • Protégez et sauvegardez vos données avec FileVault 2, Time Machine et Versions
  • Sécurisez l’accès aux données en créant des comptes et mots de passe
  • Dépannez vos applications et votre système
  • Partagez vos fichiers simplement avec AirDrop
  • Assurez la délicate gestion des polices et imprimantes
  • Automatisez les tâches répétitives avec Automator et AppleScript

À qui s’adresse cet ouvrage ?

  • Aux passionnés de Mac qui souhaitent explorer Lion en profondeur
  • Aux utilisateurs de PC qui désirent passer à Mac OS X
  • A tous ceux qui veulent être plus efficaces avec leur Mac !

Au sommaire

 

  • OS X, au centre de la plateforme Apple
  • Le Mac, un PC pas comme les autres
  • L’installation de Mac OS X
  • S’organiser pour tout retrouver
  • Des applications… pour être efficace !
  • Mac OS X : le meilleur d’Internet
  • Le multimédia, au coeur de Mac OS X
  • Un système bien ordonné est un système qui fonctionne bien
  • Protégez votre Mac
  • Halte, polices !
  • Les périphériques, c’est fantastique ! Imprimantes, bluetooth et appareils photo
  • Le Mac, ordinateur branché
  • Mac OS X, un système partageur
  • Prendre soin de son Mac jour après jour
  • Le terminal, un outil à portée de tous
  • A. Les dessous de Mac OS X
  • B. Démarrage du Mac
  • C. De Windows au Mac : Switchers, bienvenue !

Le livre devrait coûter dans les 32€, et être disponible en version électronique courant avril.

Et à ceux qui m’ont demandé si la partie serveur était abordée : c’était malheureusement impossible, déjà que le bouquin est énorme, il en aurait fallu encore beaucoup plus ! Mais j’ai des idées sur le sujet…

Dans tous les cas, bonne lecture ! Et si vous voyez des erreurs, souhaitez m’insulter ou m’envoyer des compliments, écrivez à lion-efficace@gete.net.

Lion Efficace : en approche !

Et voilà, encore une fois, Amazon a tué tout suspense, tsssssssss.

Donc, Lion Efficace est bien en route, et il devrait être dispo d’ici la fin de l’année, si tout va bien. Comme d’habitude, il ne sera pas le premier livre sur le marché à parler de Lion, mais je reste fidèle à mon objectif : faire le meilleur livre sur le nouveau système d’Apple. Plutôt que d’être le premier à sortir un livre incomplet, je préfère prendre un peu plus de temps pour vous offrir1 le maximum d’astuces, de solutions, de méthodes pour utiliser Lion de façon la plus efficace (ahem).

Une des autres raisons pour lesquelles le livre sera en retard : tant qu’à faire, autant parler de la dernière version de Mac OS X, et d’une de ses plus grosses nouveautés, en forme de nuage

Le tarif, donc : 32€.

Le nombre de pages : plein. Aux alentours de 500, en tout cas, il ne devrait pas être très éloigné de Snow Leopard Efficace.

Les chapitres : la table des chapitres diffèrera peu de celle de Snow Leopard Efficace. Cependant, il est probable qu’iCloud tiendra une place particulière.

One more thing ? Qui sait…

Sur ce, je vous remercie pour votre attention et je retourne au boulot :)

  1. Euh… Vous vendre, quand même.

Gete.Net Consulting : 5 ans et toutes ses dents

Et voili, Gete.Net Consulting fête sa cinquième année d’existence ! C’est en effet le 17 août 2006 que j’ai lancé ma société de conseil orienté Mac et entreprise. Beaucoup de choses se sont passées en cinq ans : évidemment, l’arrivée de l’iPhone, d’iOS et de l’iPad ont bouleversé la téléphonie et l’informatique personnelle, et on sent que côté stratégie pour les entreprises, c’est parfois un peu confus du côté de la Pomme. Mon métier a aussi pas mal évolué, avec moins de formation pour Apple et plus de conseil pur et dur, plus d’intégration de technologies Apple dans les grandes entreprises (paradoxe…), du support, des livres… Avec une clientèle qui bouge parfois, certains qui sont toujours là depuis le début (un petit coucou en passant à mon premier vrai client et également mon expert-comptable attitré et complètement irremplaçable, qui a le bon goût de ne travailler en plus que sur Mac, hint hint), un passage en mode Apple Distinguished Professional avant de devenir membre de l’Apple Consultant Network

Le fait est que lancer Gete.Net Consulting était un vrai défi, et pas seulement personnel. Se lancer à son compte à 100% dans une nouvelle structure, appréhender les joies et les réalités de gérer sa propre entreprise, ça demande pas mal de réflexion, et beaucoup de confiance de sa famille. Alors, je tiens à renouveller ici mes remerciements à Mélanie, mon épouse, qui a été la première à croire en ce projet et à supporter cette passion parfois… envahissante. Et si Gete.Net Consulting est toujours là cinq ans plus tard, elle y est pour beaucoup.

Et puis, il y a évidemment ceux qui font confiance à Gete.Net Consulting, parfois pour une journée le temps d’une migration, parfois en me confiant les clés de leur parc informatique pour plus longtemps, parfois au travers de partenariats. Qu’ils soient ici remerciés de cette confiance et de mon plus grand respect.

Cinq années, c’est aussi un cap important pour une entreprise. On entend souvent que le cap le plus difficile à passer pour une entreprise est sa troisième année, c’est là qu’on se rend compte de sa viabilité. Le fait est que le temps est passé si vite ces derniers mois que j’ai failli rater cet anniversaire… Et c’est probablement lorsqu’on oublie ces petits événements qu’on se rend compte que les choses se sont en fait bien mises en place, que l’entreprise vit, et vit bien.

Merci donc à tous, et on refait un nouveau point dans cinq ans !