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Le Mac est le futur Apple II

Apple II

J’allais écrire un long billet sur le futur de Mac OS X, mais David Bosman m’a utilement précédé il  y a assez longtemps pour exprimer une grosse partie de ce que je ressens ces jours-ci.

Surtout, la question ultime à se poser : est-ce qu’Apple peut se débarrasser complètement du Mac ?

La réponse me semble de plus en plus claire : oui. Juste pas tout de suite. Mais ça arrivera.

À ceux à qui cela semblerait juste dingue, souvenez-vous de l’Apple ][. Le premier grand succès d’Apple a continué à se vendre après le lancement du Mac 1. Et il a permis à Apple de survivre jusqu’à ce que le Mac prenne le dessus… Mais les meilleurs choses ont une fin, et Apple a du tuer à un moment un de ses produits-phares pour que vive son autre produit majeur.

Apple n’a jamais eu peur de laisser une technologie pour passer à une autre. Elle a abandonné à vitesse grand V Mac OS  Classic pour passer à Mac OS X. Elle a abandonné l’ADB et le SCSI pour foncer vers USB. Demain, Apple abandonnera peut-être définitivement le Mac pour nous faire tous passer sur iOS. Il suffira à ce dernier d’être assez mur pour permettre de faire tout ce dont on a besoin sur Mac OS X. Il le fera différemment, sûrement de façon plus simple, plus pratique. Ou très différemment. L’essor du tactile augmentera les usages, permettra de nouvelles interfaces innovantes dans les apps… Apple n’hésitera pas à se débarrasser de tous ses fardeaux. Et au vu de son chiffre d’affaires actuel, le Mac sera probablement bientôt un fardeau.

Mais dans quelques années, on ne regardera peut-être plus le Finder, ou les menus déroulants, ou le bureau qu’avec nostalgie. En nous disant que finalement, cette évolution était logique…

 

  1. Et même bien au-delà, le II GS n’ayant été arrêté que fin 1992 !

iOS et Mac OS X : une autre intégration est-elle possible ?

Par le jeu magique des liens sur lesquels je rebondis quand je surfe sur le web, je suis (re)tombé sur cet article de Gizmodo expliquant en quoi l’interface de Lion est bancale : en voulant intégrer des éléments d’iOS à Mac OS X, Apple a finalement mis au point un fourre-tout pas forcément inintéressant, mais mélangeant un peu trop une interface d’ordinateur « classique » à un système non-tactile. Et j’avoue que je suis plutôt d’accord avec cet article (je l’avais déjà dit à la sortie de Lion). La volonté d’Apple de proposer certaines des nouveautés d’iOS est certes louable, mais les personnes habituées à l’informatique ne cherchent pas forcément à avoir un LaunchPad à portée de main alors que le Dock leur suffisait très bien. Ce n’est pas que le Launchpad soit une mauvaise interface : son efficacité sur iOS n’est plus à démontrer (et mon boudchou de 3 ans me le démontre tous les jours), mais je pense qu’elle marche aussi très bien parce que c’est la seule interface pour lancer les applications. À contrario, on pourrait très bien vouloir utiliser l’interface d’iOS sur un ordinateur quand on a commencé à utiliser un iPad, et qu’on souhaite retrouver ses fonctionnalités sur le Mac : les switchers sont effectivement de plus en plus nombreux sur Mac… et pour le boudchou en question, pouvoir utiliser un Mac comme il utilise l’iPad pourrait être finalement plus simple.

Ce qui me fait penser qu’Apple pourrait finalement satisfaire tout le monde en proposant deux interfaces distinctes, selon l’envie  de l’utilisateur : ce que j’appellerai les « mode iOS » et « mode Mac OS X« . Idiot ? Pas forcément, d’autant que ce mode existe déjà partiellement sous la forme du « Finder simplifié », accessible via la préférence Système Contrôle parental. Pourquoi ne pas le faire évoluer vers un utilisation plus proche de celle d’iOS ?

Finder Simplifie

Quand on active ce mode sur un compte, on dispose d’une présentation affichant les applications avec des grosses icônes qui s’activent en un clic. Un mode finalement très proche du Launchpad… Apple pourrait alors en profiter pour imposer le mode plein écran aux applications compatibles, en oubliant complètement Mission Control (beaucoup trop complexe). Du coup, on se retrouverait avec un simili-iOS sur Mac, et ça serait plus cohérent.

Quand ce mode serait-il actif ? Facile : dès la création du premier compte du Mac, ou lors de la création d’un nouveau compte d’utilisateur. Évidemment, il faudra bien expliquer à l’utilisateur l’avantage d’un mode ou de l’autre. Voire, lui proposer le choix entre l’un et l’autre à la première ouverture de session, afin de lui permettre de choisir son interface…

Multitâche sur iOS : pourquoi on ne le comprend pas

Encore et toujours ce satané multitâche d’iOS dans un billet ? C’est que je trouve le sujet particulièrement intéressant, et il mérite encore qu’on se penche dessus. Car dès que quelqu’un tente d’expliquer pourquoi il n’est pas utile de quitter des applications sur iOS, il y a toujours quelqu’un pour expliquer que SI, il FAUT quitter TOUTES les apps régulièrement sur iOS. Alors que, je l’avais déjà expliqué, ce n’est nécessaire que dans des cas spécifiques.

Mais en réfléchissant un peu plus sur le sujet, je pense que le principal problème du multitâche d’iOS n’est pas dans son implémentation, finalement assez finaude et totalement adaptée à un système mobile, répondant à des exigences draconiennes en terme de consommation d’énergie. Non, le problème est dans la façon dont iOS présente le multitâche.

Vous connaissez donc la manipulation si vous êtes ne serait-ce qu’un peu geek 1  : vous faites un double clic sur le bouton central, et vous accédez aux applications dernièrement lancées. Soit. La barre d’icône peut faire pas mal penser au Dock de Mac OS X : elle permet de lancer une application déjà lancée, ou une application récemment lancée mais qui serait quittée, et permet aussi de quitter une application (enfin, c’est ce qu’on pourrait croire, voir plus loin).

En clair : cette barre présente trop de choses différentes de façon identique. Le Dock de Mac OS X présente les applications de façon différente selon qu’elles sont lancées ou non 2. Je dois avouer que je n’ai jamais été trop fan du Dock : il cumule énormément de fonctions différentes sans forcément bien les différencier. Il s’est certes amélioré avec les années, mais ce côté fourre-tout un peu bordélique m’a toujours un peu gêné. Combien de fois j’ai du expliquer en formation que non, on ne peut pas mettre n’importe quoi à gauche dans le Dock, ce n’était que des applications, sans que cela soit clairement bien expliqué ou visible directement dans l’interface…

On retrouve donc ce côté fourre-tout bordélique dans le gestionnaire du multitâche d’iOS :

  • Les applications en cours d’utilisation (mais pas au premier plan) ;
  • Les applications récemment lancées mais peut-être actives, sauf que je ne peux pas le savoir… Par exemple, il  se peut que la dernière application que j’ai lancée ait quitté inopinément… et elle n’est plus chargée en mémoire. Ou qu’elle ne gère pas correctement le fait d’être mise en arrière-plan et quitte systématiquement.
  • Les applications lancées depuis je ne suis plus quand. Je ne plaisante pas : je trouve sur mon iPhone à la fin de la liste des applications que je n’ai pas relancées depuis plus de trois semaines. Ces applications ne consomment en réalité rien du tout : ce serait plutôt l’équivalent du menu Éléments récents du menu Pomme de Mac OS X.

Que se passe-t-il réellement quand je tape sur l’icône d’une application dans le gestionnaire de tâches ? Si on reprend l’analogie avec Mac OS X, je peux passer d’une application à une autre qui aurait été lancée récemment, ou je tape en fait sur un raccourci vers l’application. Le problème évident est que je ne peux pas savoir à l’avance l’état de l’application. Regardez la copie d’écran suivante :

IOS Multitache

Petit jeu : une de ces applications n’est pas réellement active. Ami lecteur, sauras-tu retrouver laquelle ?

Et oui, il n’est fait aucune distinction entre les applications en arrière-plan selon leur état réel. Comment donc savoir si cliquer sur la petite icône de sens interdit que l’on observe quand on appuie plus d’une seconde sur une icône est vraiment utile ? Du coup, autant tout supprimer, comme ça on aura aussi les apps réellement chargées en mémoire… Mouaaaaaaaaaaaaaais.

Pourtant, cela pourrait être assez simple de donner un peu plus d’informations, non ? Imaginons :

IOS Multitache2

C’est une mise en situation très rapide, je ne suis pas graphiste, ni ergonome, donc je vous remercie par avance pour votre indulgence :) Mais disons que la situation des applications pourrait gagner en clarté avec un petit badge. Par exemple, indiquer que l’appli Tweetbot est en veille et donc ré-utilisable très rapidement. Que le BBC iPlayer est en cours de chargement d’un épisode de Doctor Who ou de Sherlock, par exemple. Et que l’application France est un alias vers l’application et est donc fermée. Encore que cette image ne parlerait pas aux gens qui ne font pas d’informatique, donc je doute de sa pertinence. Une autre solution : que la barre n’affiche vraiment QUE les applications lancées, et pas de raccourcis du tout vers des applications déjà quittées. Mais on y perdrait en facilité d’accès… Pas facile d’avoir une ergonomie simple ET compréhensible par tous !

Je comprends cependant très bien ce qu’Apple a voulu faire avec ce gestionnaire de tâches : rendre du pouvoir aux geeks, sans  pour autant sacrifier la simplicité d’iOS. Certes, la gestion du multitâches pour les applications tierces était nécessaire, car ne pas pouvoir utiliser un GPS en arrière-plan était juste risible… mais le gestionnaire de tâches méritera probablement plus d’attention de la part d’Apple dans le futur pour être plus clair.

  1. Et encore : mon épouse, plutôt dans la tranche des utilisateurs à qui l’informatique ne fait pas peur, ne connaissait pas la fonction.
  2. Enfin, c’était vrai jusqu’à Lion, puisque ce dernier peut également masquer l’indicateur d’activité des applications, ce que je trouve être une mauvaise idée.

Pourquoi ne pas quitter les apps sur iOS (suite)

J’avais déjà écrit sur ce sujet, mais cet article (en anglais) va un peu plus loin. Très instructif.

Deux-mille-douze, année de la loose ?

Je ne vous le souhaite pas, en tout cas !

Que cette nouvelle année, qui ne sera de toute façon pas la dernière, vous apporte bonheur, félicité, amour, et la santé, bien évidemment., et plein de gadgets pommés dans les poches ou sur vos bureaux…

 

Pour ma part, j’espère avoir un peu plus le temps d’écrire sur ce blog, et espère avoir l’occasion de vous rencontrer, lecteurs, lors d’une conférence ou d’un salon… qui sait ! En attendant, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter si vous avez du temps à perdre.

 

Oui, les contrôles des aéroports ne servent à rien

L’ineffable Pingoo explique sur son blog (attention, il y a du contenu NSFW dedans) à quel point la sécurité dans les aéroports est complètement inutile. Les exemples qu’il donne sont très pertinents, et démontrent bien à quel point nous sommes tombés dans un système absurde. Et ce n’est pas vraiment nouveau : Bruce Schneier a depuis longtemps démontré que tous les contrôles dans les aéroports relevaient du théâtre sécuritaire. Les seuls personnes emmerdées, ce ne sont pas les vilains terroristes mais évidemment les quidams qui doivent arriver à l’aéroport avec 2 heures d’avance pour être sûr de choper leur avion à l’heure sans se prendre la tête aux contrôles toujours trop longs.

Mais non seulement ces contrôles sont ridicules, ils sont également totalement inefficaces. J’en ai eu la preuve par deux fois, puisque j’ai pu monter avec un couteau suisse dans l’avion, couteau équipé d’une lame de taille généreuse, non détecté au contrôle à rayons X.

Pire encore : le couteau repliable qui était resté une fois dans le sac de mon épouse a été détecté à l’aéroport d’Amsterdam… mais les contrôleurs n’ont vu AUCUN problème à ce qu’on monte quand même dans l’avion avec !!! Pourtant, la lame était là-encore largement suffisante pour faire de gros dégâts. Mais au contrôle, elle ne semblait pas aussi dangereuse que la bouteille d’Orangina que je n’avais pu garder sur un autre vol1.

Et nous voici dans un système délirant, où l’on pourrit la vie des passagers en jouant systématiquement avec un coup de retard, où l’on met en danger la vie des passagers, où on les humilie tous les jours un peu plus (lire les histoires d’horreur sur le TSA un peu partout sur Internet) sans vraiment s’occuper de leur sureté. Il vaut mieux s’occuper de la santé financière des fabricants de scanners corporels que de celles de passagers… quand bien même leur efficacité est plus que sujette à caution.

Voyager en avion va devenir de plus en plus difficile  dans les prochaines années… et ce n’est pas près de s’arranger, hélas.

PS : et puisque je parle d’avion, un peu de pub pour Zepiaf, le blog d’un pilote Macounet confirmé et super sympa !

  1. Une personne qui travaille dans le domaine de la sureté m’a confirmé que tout dépend de la taille de la lame. Pourtant, je suis persuadé que dans un bide, la lame de 4 cm d’un couteau suisse doit faire aussi mal que celle d’un autre couteau de 5 cm.

HP, ou l’art du filtrage de l’impression

HP présente depuis quelques mois déjà sa technologie ePrint, dont tout le monde se taperait si Apple n’avait pas décidé de la proposer comme seul moyen officiel d’imprimer à partir d’un iPad. Bon, en pratique, l’idée d’ePrint est quand même pas bête : permettre d’imprimer en envoyant simplement un e-mail à une adresse dédiée à cet effet… et hop, le fichier est imprimé à distance, où qu’on soit dans le monde. C’est beau. C’est fantastique.

Mais… il y a des trucs étranges. Enfin, surtout un, qui m’agace prodigieusement.

VOTRE imprimante ne peut pas imprimer certains de VOS documents parce que leur qualité n’est pas suffisante POUR HP.

Je m’explique.

J’ai acheté récemment une Photosmart 6510 e-All-in-One. J’ai souhaité tester le service ePrint en imprimant une image de petite taille, une copie d’écran pour être précis. Alors certes, une copie d’écran, c’est pas une énorme qualité, mais on n’a pas tous les jours besoin d’imprimer un document en 300 ppp.

Donc, envoi du fichier en PJ à l’adresse de l’imprimante.

Et quelques secondes plus tard : surprise dans mes mails !

 

Hpeprintfaitiech

Le travail d’impression a été annulé car le travail d’impression contient des photos dont la qualité est trop faible pour permettre une impression avec de bons résultats.

MAIS QUEL EST LE FEUQUE ???

De quel droit HP s’arroge-t-elle le droit de choisir ce qui est imprimable ou pas sur mon imprimante ? Et vous aurez beau essayer dans tous les sens : la seule façon d’imprimer une copie d’écran sera de l’envoyer directement à partir du Mac vers l’imprimante en Wi-Fi ou USB.

Alors qu’une imprimante me dise « j’ai pas assez de mémoire parce que ton fichier pèse 4 Go et moi j’ai que 128 Mo installé », tout à fait acceptable. Qu’iPhoto me prévienne à outrance que mon document risque d’avoir une sale gueule si je l’imprime alors que mes photos ont un format timbre poste et que ça le fera pas avec l’image en pleine page, pas de problème pour moi. Mais DE QUEL DROIT HP s’arroge-t-elle le droit de me refuser d’imprimer ce que je VEUX imprimer, qualité médiocre ou pas ? C’est bien mon souci si l’image finale est dégueu et qu’elle sera imprimée de façon dégueu. Pour beaucoup de monde, une qualité brouillon est bien suffisante.

Et pourquoi pas dans quelques années l’imprimante qui refuse d’imprimer en noir et blanc, ou mes photos de vacances parce que je suis trop gros dessus (c’est un exemple, stop quoi) ?

Sachez-le donc : si vous utilisez ePrint, attention donc si vous avez envie d’imprimer n’importe quel document sur votre imprimante, ça ne sera juste pas possible. HP vous surveille.

Podcast : la minute Apple

Vincent Touati du podcast La minute Apple m’a interviewé il y a quelques jours, vous pourrez donc en savoir plus sur ma vie passionnante ici. Et au passage, il y a deux exemplaires de À la découverte de son iPad à gagner ! Et merci à Vincent pour son accueil et sa motivation, qui font toujours plaisir à voir (et à écouter) !

Bye bye, Flash

C’est donc officiel : Adobe abandonne Flash pour Mobile.

Steve avait donc vu juste.

Et comme j’ai envie de me jeter quelques fleurs, moi aussi (j’avais publié ce billet quelques jours avant que Steve publie le sien).

La question maintenant : à quand le tour de Flash non mobile ?

Bye bye Welovemac !

Il l’a annoncé aujourd’hui : Christophe Schmitt raccroche sa plume numérique.

Dommage, Welovemac était un site rudement sympa, avec un vrai gentil rédacteur qui écrivait sans faute et avec plein d’énergie. Bonne chance donc à Christophe pour la suite de ses aventures et son changement professionnel. Pour l’avoir vécu il y a quelques années, je sais à quel point il est parfois délicat de rester accroché à son site web… On n’a juste parfois pas le temps, pas l’envie, pas la possibilité… Et il vaut mieux savoir s’arrêter au bon moment.

Bravo à lui donc pour son œuvre, et si vous êtes vraiment trop trop triste, vous avez le droit de vous abonner à son compte Twitter perso.