Archive for Snow Leopard

ZEVO : ZFS enfin sur Mac OS X

Zevo est une solution commerciale permettant la compatibilité de Mac OS X avec le fameux système de fichiers ZFS, longtemps attendu sur Mac et même annoncé par Apple avec Snow Leopard Server, mais dont l’intégration avait été abandonnée pour d’obscures raisons (sûrement des soucis de licence). Disponible en plusieurs versions dans le futur, car pour le moment seule la version Silver est disponible, les autres versions arrivant plus tard dans l’année. Attention, car cette version n’est pas annoncée comme compatible Mac OS X Server (c’est ballot quand même). De même il est impossible de booter sur un volume ZFS, donc ZEVO devra être utilisé sur un disque externe ou interne secondaire. Pas de support non plus du miroir ou du RAIDZ. Enfin, il y a un petit bug qui rend incompatible le partage des volumes ZFS via AFP sous Mac OS X 10.7.2 (c’est en cours de résolution paraît-il).

D’un autre côté, il va être intéressant de voir ce que cela va apporter en terme de compatibilités avec les logiciels, de fonctionnalités comme la gestion des versions et autres déduplications… Et le logiciel n’est pas très cher. À mettre en perspective de la perte de données que l’on peut rencontrer, et relire l’article de John Siracusa sur les problématiques posées par HFS+. Attention cependant : loin de moi l’idée de critiquer HFS+, qui rend encore beaucoup de services et fonctionne bien malgré son grand âge et a bien mieux suivi les évolutions technologiques que, au hasard, le FAT.

Je testerai Zevo dans les prochains jours, je vous dirai ce qu’il en est réellement :-)

(via MacGeneration)

Lion DiskMaker 1.5 est disponible !

Voici donc la plus grosse mise à jour de Lion DiskMaker. J’ai même pensé à le passer en version 2… Oh bravo. La nouvelle version est téléchargeable ici.

Quoi de neuf, donc ?

- Support de la régionalisation ! Il n’y a plus de différence entre les différentes versions, désormais Lion DiskMaker utilisera la bonne langue en fonction des réglages de votre système. Et si vous souhaitez le traduire dans une autre langue, merci de me contacter, la tâche sera TRÈS facile (il y a juste un fichier texte à traduire…).

- Support du fichier InstallESD.dmg. Au cas où vous auriez conservé celui-ci seulement… N’est-ce pas Lionel ;-)

- Un choix plus intelligent des disques éligibles. Lion DiskMaker essaiera de détecter si vous avez un petit disque connecté (amovible ET moins de 8,5 Go) et vous le proposera automatiquement comme choix par défaut, que vous pourrez cependant changer.

- Le dossier Utilitaires est désormais automatiquement copié à la racine du disque d’installation (oui, même sur les clés 4 Go), ceci pour vous permettre d’éviter de devoir chercher ces outils dans l’image (en particulier l’utilitaire du mot de passe interne…). Et oui, le nom du dossier est automatiquement traduit.

- Lorsque vous ouvrez le disque, il sera désormais de toute beautééééé ! Vous trouverez l’application Installation Mac OS X Lion, le dossier Utilitaires, tous alignés correctement avec le joli fond d’écran. C’est-y pas beau ?

- Et parce que je vous aime bien… une jolie icône customisée est automatiquement appliquée au disque ! Ça ne marchera malheureusement pas pour les DVD… Avantage quand même : on la reconnaît bien au démarrage en appuyant sur Option.

- Dans un autre domaine, j’ai corrigé un problème avec Lion DiskMaker qui plantait lors de la création d’un disque avec plus d’un graveur DVD connecté. Aussi, Lion DiskMaker  prendra automatiquement en charge le premier lecteur DVD interne. Si vous souhaitez en utiliser un autre, il faudra changer  le bon paramètre en ouvrant Lion DiskMaker avec l’Éditeur AppleScript.

- Et quelques petits bogues corrigés.

Comme d’habitude, Lion DiskMaker est donationware : vous pouvrez l’utiliser sans rien payer, mais vous avez le droit de faire un don si vous le souhaitez :-)

Lion DiskMaker… now in English !

Due to popular demand, I created an English version of Lion DiskMaker. The new 1.3 version is available here on the new English Lion DiskMaker page here.

People of the world, rejoice ! And maybe it will push me to blog in English too, in the future…

Et pour les francophones : la V1.3 corrige également quelques bugs, elle sera dispo en fin de journée. Ouf !

Lion DiskMaker 1.2 est disponible

La version 1.2 de Lion DiskMaker est disponible en téléchargement ici (384 Ko environ). Si vous avez rencontré des problèmes avec la version précédente, je vous invite à télécharger la nouvelle version. N’oubliez pas de consulter la FAQ au préalable.

La liste des nouveautés :

  • Je vous rappelle au passage que si vous n’avez pas l’application Installation Mac OS X Lion copiée dans le dossier /Applications, Lion DiskMaker ne pourra pas fonctionner. Et ben si AH AH AH ÇA MARCHE MAINTENANT !!! Si Installation Mac OS X Lion n’est pas dans /Applications, une copie sera recherchée par Spotlight. Il est cependant possible de choisir une copie située à un autre endroit.
  • L’application respecte le choix du navigateur par défaut lorsqu’une page web est ouverte plutôt que d’imposer Safari.
  • Plus de feedback lors de la création d’un disque de démarrage. Le dossier du disque est affiché et un texte apparaît « Copie en cours… » durant la copie. C’est moins beau qu’une jauge de progression, mais ça annonce un peu plu la couleur.
  • Changement du terme « Clé USB » pour « disque », plus générique, et réfléchissant mieux le fait qu’on peut utiliser différents types de disques et pas que des clés USB…
  • Un peu plus de commentaires pour les courageux qui veulent regarder le code…

Dans le prochain épisode :

  • Localisation US
  • Structure adaptée à une version multilingue.

Et un peu plus tard…

  • Choix du volume si on souhaite garder les autres partitions intactes (pour les gros disques).

Lion DiskMaker 1.2 est DonationWare, donc si vous voulez faire un don, ne vous gênez pas :)

Lion Disk Maker, pour créer en 3 clics un DVD ou une clé USB d’installation de Lion

Lion DiskMaker est une petite application programmée en AppleScript que j’ai écrit pour vous aider à créer en quelques clics un DVD ou une clé USB d’installation de Lion à partir du programme d’installation de Mac OS X. On peut le faire à la main, mais je trouvais intéressant de développer un outil pour le faire facilement, et c’était un bon cas d’école pour me remettre à AppleScript !

C’est gratuit, et tous les détails sont sur cette page dédiée.

Have fun !

Retarder le lancement d’une impression sous Mac OS X

Une petite astuce qu’on a souvent tendance à oublier, alors qu’elle est parfois fort pratique…

Il m’arrive (trop) souvent de travailler tard, et de parfois avoir besoin d’imprimer un document pour le lendemain matin. Problème : mon imprimante laser fait pas mal de bruit,et les chambres de la famille pas très loin du bureau. Pas forcément très agréable de lancer une impression à minuit et d’avoir l’impression de réveiller toute la maisonnée…

L’astuce consiste donc à lancer une impression en différé. Pour cela, rien de plus simple : après avoir affiché le dialogue d’impression de votre imprimante, cliquez sur le menu portant le nom de l’application (celui en bas à gauche).


Maintenant, cliquez sur Programmateur.

Cliquez sur le bouton À, et tapez l’heure d’impression. Si vous tapez 09:00 alors qu’il est 22h, l’impression aura lieu évidemment le lendemain matin. Cliquez enfin sur Imprimer.

Voilà ! L’impression est partie dans la file d’attente, et sera lancée demain matin. Et si vous voulez gagner du temps, créez un préréglage en cliquant sur le menu éponyme.

Nouveaux MacBook Pro, Lion… Mon opinion

Opinion dont tout le monde se fout peut-être, mais c’est mon blog, et je dis ce que je veux dessus.

Après cette mise au point importante… :-) Considérons donc que je me suis bien vautré sur les MacBook Pro. Pas de SSD à tous les étages, lecteur DVD en standard, mais l’arrivée de LightPeak Thunderbolt. Donc, vous le saurez : la prochaine fois que je fais une prévision, allez sur un autre blog plus intéressant, je sais pas moi, allez chez Lok MacBrains, David Bosman, WeLoveMac ou encore chez Anthony Nelzin par exemple1.

Donc, pour le MacBook Pro, j’ai été mauvais, mais je pense que j’ai juste quelques mois d’avance, vous verrez bien, je finirai par avoir raison, si si. Mais surprise, Apple a lancé sa petite bombe de la journée avec le débarquement d’une version développeur de Mac OS X 10.7. Au passage, observez le changement radical chez Apple :

  • Début des années 2000 : Mac OS X est présenté et lancé en grandes pompes à chaque conférence majeure. Et ceci, jusqu’à 2007, avec la présentation de Mac OS X 10.5 à la keynote de la WWDC.
  • 2008 : Steve Jobs annonce lors de la conférence de la WWDC que le prochain OS s’appellera Snow Leopard. Et ? C’est tout. Seuls les développeurs auront le droit d’en savoir plus lors de la conférence de Bertrand Serlet. Il aura quand même droit à une petite démonstration un an plus tard pour la keynote de la WWDC 2009. Mais le cœur des démos, c’est clairement iOS, et Apple prépare le terrain pour 2010…
  • 2010 qui ne verra d’ailleurs pas de nouvelle version majeure de Mac OS X. On saura juste que Lion sera le nom de code de la 10.7, et fin 2010, on a droit à une petite démo de quelques minutes qui montrent que Lion sera Mac OS X + plein de gros morceaux d’iOS. « Back to the Mac », qu’ils disaient…
  • 2011 : annonce de la Developer Preview de Lion, en même temps que des nouveaux MacBook Pro. Il y a encore 4 ans, Apple aurait organisé un Special Event, là, c’est tout juste si les attachés de presse sont mis au courant.

Cela indique surtout que Mac OS X, même s’il est toujours important pour Apple, n’est plus le produit à succès qu’il a été, et va s’imprégner de plus en plus de la philosophie d’iOS. Si on veut connaître le Mac du futur, il suffit de regarder vers l’iPad.

La plus grande question (pour moi) restait quand même de savoir ce qu’il allait advenir de Mac OS X Server après l’annonce de la mort des Xserve. Quid du Mac mini Server ? Et bien, la réponse est celle que je pensais depuis quelques temps : Mac OS X Server a été fusionné dans Mac OSX. Enfin, pratiquement : à l’installation de Mac OS X sur un poste, on pourra ajouter le package Serveur.

Ce que, grosso modo, Mac OS X Server fait déjà aujourd’hui.

En effet, le logiciel d’installation de Mac OS X Server, c’est un Mac OS X tout ce qu’il y a de plus standard sur lequel Apple rajoute une couche et des outils d’administration serveur à l’aide d’un package dédié. Dans quelques mois, passer sur Mac OS X Server à partir d’un Mac client ne vous coûtera pas plus cher, pour un nombre illimité de clients.

C’est une stratégie audacieuse, mais intéressante. Et surtout, elle montre qu’Apple veut continuer son serveur, même s’il ne cherche plus à attaquer les marchés d’il y a quelques années. Le temps passe, Apple reste une entreprise orientée utilisateurs, mais sa solution serveur est viable auprès des petites entreprises, donc autant la pousser dans cette direction. Le risque, c’est peut-être de ne pas être au final assez cher. En effet, qui pourrait avoir confiance dans un système serveur qui ne coûte pas plusieurs dizaines de milliers d’euros ? ;-)

Alors, certes, on peut se demander de quoi sera fait ce serveur, Apple ne parlant plus de certaines fonctions majeures des versions précédentes, comme le Netboot ou Podcast Producer. Cependant, il est intéressant de voir qu’elle parle de solutions de gestion centralisée de la partie Mac, mais également tout ce qui touche à iOS avec le nouveau Profile Manager ou une gestion simplifiée du protocole WebDAV. Apple prévoit donc que Mac OS X Server sera un complément utile à des déploiements d’iOS en masse… À voir. Mais je ne suis pas surpris outre mesure de la voir se déplacer là où est son cœur de marché, à savoir, les petites entreprises. Mais je peux comprendre que ceux qui ont investi sur des solutions très coûteuses et orientées sur des structures plus importantes soient inquiets…

Dire que je suis épaté par Lion serait également excessif, mais je suis très intéressé par ce qu’Apple propose aujourd’hui, et curieux de voir ce que sera le produit final. L’été n’est pas encore là, et Lion a encore le temps d’évoluer. Surtout qu’il semblerait qu’une certaine tablette recevra bientôt une mise à jour majeure, et iOS évoluer d’ici là…

Mais surtout, je pense que pour les consultants du monde Mac, il ne faut pas se voiler la face : Apple tire aujourd’hui la majorité de ses bénéfices d’iOS. Le Mac n’est plus sa plate-forme de prédilection, le futur sera tactile, et le PC (et le Mac) sont condamnés à disparaître dans les dix prochaines années. On peut pleurer là-dessus, tout comme on a pu pleurer sur l’abandon de Mac OS 9, des disquettes ou des PowerPC. Plutôt que de s’apitoyer sur le passé, il est urgent de regarder ce que l’avenir nous offre comme opportunités et les saisir. De préférence avec le sourire, même si ce n’est pas toujours facile.

  1. Name dropping particulièrement pas gratuit, donc les gars, n’oubliez pas les petites coupures sur mon compte en Suisse, merci.

Qu’est-ce qu’un bon mot de passe ?

Un ami m’a raconté l’histoire suivante il y a quelques jours :

Il y a quelques semaines, je me suis connecté sur le réseau d’un hôtel où je résidais pour quelques nuits. Dans la soirée, un détail dans la barre latérale du Finder m’a fait sourciller : un autre portable Apple était connecté sur le même réseau local que moi. Et selon la règle établie par l’assistant de Mac OS X, il s’appelait « Ordinateur de XXX », XXX étant le prénom de son utilisateur. Plus intéressant encore, le compte était accessible en partage de fichiers. Et en tapant « XXX » (le nom de l’utilisateur) comme identifiant et en ne tapant aucun mot de passe… Je pouvais accéder au disque complet de l’utilisateur. Pas de méthode de crack violent : il m’a juste fallu une minute de déduction, et tenter le coup pour réussir à rentrer sur cet ordinateur.

Cette petite histoire montre donc qu’il est indispensable de disposer d’un bon mot de passe sécurisé pour sécuriser son ordinateur et tous les différents services auxquels nous avons besoin d’accéder en ligne.1

Ce qui est étonnant, c’est de voir à quel point il est difficile pour chacun de choisir un bon mot de passe. Or, le couple identifiant/mot de passe est la seule façon de garantir de façon fiable votre identité auprès d’un système informatique (un sujet que j’ai déjà décrit dans Snow Leopard Efficace) et de vous protéger de certains intrusions. Et malheureusement, pour trop d’utilisateurs le mot de passe est vécu comme un calvaire, et donc par défaut trop simple… quand il n’est pas juste complètement supprimé !  Ou pire encore, noté sur  un post-it posé sur l’écran…

Je me suis donc posé la question ces jours-ci : qu’est qu’un bon mot de passe ? D’habitude, quand on demande à un expert, un bon mot de passe doit répondre aux règles suivantes :

  • Au moins 8 caractères ;
  • Mélanger majuscules et minuscules ;
  • Contenir des chiffres et des lettres ;
  • Intégrer au moins un caractère spécial (? ; ! ‘ § & etc.) ;
  • Ne pas être un mot du dictionnaire.
  • Ne pas être évident. Éviter par exemple sa date de naissance, le nom de son épouse, etc.

Je suis plutôt d’accord avec ces règles, même si les mots de passe sont de plus en plus rapides à cracker en mode force brute, la puissance de calcul des ordinateurs aidant. Mais personnellement, je rajouterais deux règles  :

  • Le mot de passe doit être mémorisable. Il existe plein de méthodes pour cela : l’acrostiche est par exemple une méthode couramment utilisée et qui peut être considérée comme efficace. Si votre chanson préférée est « Hélène, je m’appelle Hélène », vous pouvez très bien partir sur « LNJeuMapLLN! ». OK, il manque des chiffres, mais ça peut être amélioré, et côté sécurité, c’est vraiment pas mauvais. Remplacez par exemple le e par un 3, et ça ira encore mieux. Vous pouvez aussi utiliser un peu de leet speak pour améliorer tout ça…
  • Malheureusement, ce mot de passe a un défaut à mon goût. Il est peut-être mémorisable, mais il ne « coule » pas sous les doigts. Je veux dire par là que sa frappe est compliquée, et du coup vous êtes ralenti lorsque vous devez le taper. Il faut que votre mot de passe soit fluide. Il faut que vous puissez le taper sans avoir à regarder le clavier et sans avoir pour autant à vous faire des crampes aux doigts. C’est un des points les plus délicats, mais une fois que vous aurez trouvé ce mot de passe, vous n’aurez plus forcément envie d’en changer. Et vous serez satisfait de bénéficier d’un peu plus de sécurité.

Ce dernier point est bien plus crucial que l’on pourrait le croire. J’ai déjà eu des mots de passe qui répondaient à toutes les règles précédentes, mais dont la frappe me semblait finalement « douloureuse » ou trop compliquée, je perdais trop de temps à les taper. Dans ce cas, c’étaient de mauvais mots de passe. Si il vous faut plus de 3 secondes pour taper votre mot de passe, c’est qu’il est mauvais. Je tape certes assez vite 2, mais vous devriez pouvoir trouver un mot de passe à votre convenance et que vous serez capable de taper rapidement.

N’hésitez pas non plus à tester vos mots de passe avec l’aide de l’Assistant mot de passe:

  1. Ouvrez la préférence Système Comptes
  2. Cliquez sur Modifier le mot de passe
  3. Cliquez sur la clé en face de Nouveau mot de passe.

L’assistant pourra vous proposer des suggestions ou tester votre mot de passe actuel afin d’en vérifier son niveau de sécurité.

Pensez donc à changer votre mot de passe s’il n’est pas sécurisé.

(Et si le sujet vous passionne, vous pouvez lire l’article de Yoann Gini, qui a eu l’idée d’écrire sur le même sujet et de diffuser son article juste quelques heures avant moi. Argh).

  1. Accessoirement, cette histoire montre également à quel point Bonjour est parfois trop bavard et combien il peut être utile d’utiliser un firewall efficace ou un outil de type Little Snitch…
  2. Environ 55 mots/minute, excusez du peu.

Mac OS X : comment sélectionner automatiquement le PPD d’un copieur multi-fonction ?

Je déteste les copieurs multi-fonctions. Au moins, vous êtes prévenu : si vous lisez des gros mots, ça ne sera pas ma faute.

Je viens de me battre pendant quelques jours à essayer de faire fonctionner correctement un copieur BizHub 350 de Konica Minolta avec Mac OS X 10.6. Car, voyez-vous, le constructeur n’a pas encore eu l’heurt de proposer un pilote à jour pour ce système sorti depuis maintenant 14 mois… Pas grave, hein, on va se débrouiller, comme d’habitude !

Donc, après avoir trouvé avec le (très gentil) technicien de Konica le bon driver (C-401, parce qu’il y a un Fiery derrière, amusant non ?), puis sélectionné la bonne file d’attente (« print », là c’est facile, mais attention, ça dépend du copieur), il restait à trouver comment sélectionner automatiquement le bon driver. Car Mac OS X dispose d’une petite subtilité pour choisir automatiquement le driver. Il faut, dans l’ordre :

- que le copieur renvoie son nom de modèle (ModelName) à la connexion avec le Mac ;

- Qu’il existe dans un dossier PPDs (principalement dans /Library/Printers/) un PPD compressé au format .gzip et intitulé avec le ModelName du copieur.

Dans l’ensemble, ce mécanisme marche… pas trop mal. Mais que se passe-t-il si le développeur, particulièrement incompétent, fait n’importe quoi ?

Et ben on se prend bien le chou. Car il faut alors trouver le modèle renvoyé par le copieur, ce qui n’est pas totalement évident… Dans mon cas, j’avais un PPD qui s’appelait Fiery X3e 22C-KM PS v2.0 eu. Pratique non ? Le ModelName dans le PPD indiquait quand à lui Fiery X3e 22C-KM PS Color Server v2.0 eu. Problème : quelque soit le nom utilisé, impossible d’avoir le PPD sélectionné automatiquement. Ce qui veut dire que le copieur ne se présente pas comme indiqué dans le PPD.

Et bien, soit ! Analysons un peu le traffic IP entre le Mac et l’imprimante au moment de la connexion. Tapons donc dans le Terminal :

sudo tcpdump -nnnvi en0 host IP_Copieur

Ici, en0 désigne le nom BSD de votre connexion Ethernet. La plupart du temps, c’est en0 si vous êtes en Ethernet ou en1 si vous utilisez Airport. En cas de doute, vérifiez ce nom dans Informations Système > Réseau. Et vous remplacez évidemment IP_Copieur par l’adresse IP ou le nom DNS de votre copieur.

Maintenant, ouvrez la préférence Système Imprimantes et Fax, appuyez sur le bouton +, puis sur le bouton IP pour faire une configuration via IP, et tapez l’adresse du copieur, ici 192.168.1.51.

Aie… « Imprimante PostScript générique » ! Pas vraiment ce qu’on veut… Il est temps maintenant de regarder ce que ça donne du côté de tcpdump Beaucoup de bla-bla, mais une ligne qui m’intéresse :

23:15:06.354258 IP (tos 0×0, ttl 64, id 0, offset 0, flags [DF], proto UDP (17), length 92)    192.168.1.51.161 > 192.168.1.2.59013:  { SNMPv1 { GetResponse(49) R=1536459456  .1.3.6.1.2.1.25.3.2.1.3.1= »C350″ .1.3.6.1.2.1.1.6.0= »" } }
Ne voyez-vous donc pas ? « C350″, qu’elle dit, la dame ! Il faut donc :
- Décompresser le PPD ;
- Remplacer à l’aide d’un éditeur de texte le ModelName dans le PPD par C350 ;
- Renommer ce fichier PPD décompressé en C350 ;
- Recompresser le PPD au format Gzip (avec la commande gzip, par exemple) ;
- Replacer le PPD C350.gzip dans le dossier /Bibliothèque/Printers/PPDs/Contents/Resources/
Saisissons  à nouveau l’adresse du copieur…
Victoire !!! Attention cependant à bien mettre le bon nom de file d’attente avant d’enregistrer : par exemple, pour ce modèle de copieur, c’est « print », mais sur d’autres, ça peut être « lp », ou rien, ou autre chose…
Et au passage, petite info : si vous utilisez les préférences gérées (MCX) pour appliquer des imprimantes par défaut à vos postes, méfiez-vous de ne pas laisser de caractère spécial ou accentué dans le nom de l’imprimante : vous risqueriez alors de rajouter des nouveaux doublons à chaque ouverture de session !

MacSysBrain #2 à Lyon !

C’est officiel : la conférence MacSysBrain numéro 2 aura lieu à Lyon entre le 16 et 22 octobre au sein de l’université Lumière Lyon 2 (ma fac… Snif !). Plus de détails sur le site.

Et je vous rappelle que le premier épisode (avec ma maaaaagnifique conf sur les ACL) se trouve ici !