Archive for Windows

Pubs Apple et pubs Microsoft : le grand écart

Cela fait quelques temps déjà que j’essaie de comprendre en quoi la communication de Microsoft avec Windows 8 me semble à côté de la plaque. Et puis finalement, j’ai trouvé. C’est assez simple.

Quand Apple fait une pub, elle propose à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires, et j’entends par là « qui sortent de l’ordinaire ». La technologie est là, mais elle devient presque invisible : elle sert surtout à rendre votre vie peut-être plus passionnante. On y voit des sportifs, des artistes, des créateurs, des enfants qui vivent des choses intéressantes. Acheter un iPad Air, c’est une promesse que votre vie sera également enrichie par des rencontres, que l’iPad vous rendra plus créatif, plus capable de faire des choses dont vous ne rêviez pas.

Evidemment, si votre jeu préféré est de cracher sur Apple, vous appellerez ça de la démagogie. Mais dans l’ADN d’Apple, de ses créateurs, il y avait vraiment le désir de changer le monde. Steve Jobs définissait Apple comme étant au carrefour de la technologie et des sciences humaines (liberal arts). Ce n’est pas qu’un effet de style : pour Apple, la technologie ne sert à rien si elle n’existe que pour elle-même. Elle doit permettre d’améliorer le genre humain1.

Intersection

Petit exemple : l’été dernier, nous avons passé avec ma fille de 9 ans une soirée à contempler les étoiles filantes. L’iPad était là, juste pour repérer les constellations avec Starwalk et en savoir un peu plus sur notre univers. C’était un moment fantastique à partager avec ma fille. L’iPad n’aurait pas été là, est-ce que la soirée aurait été moins bonne ? Non, mais sa présence aura rendu cette jolie soirée encore plus jolie. Et c’est déjà pas si mal.

Chez Microsoft, c’est légèrement différent.

Microsoft propose à des gens ordinaires de faire… des choses ordinaires. Par exemple, vous pouvez être chauve et avoir un boulot chiant, mais grace à Microsoft vous pouvez télécharger et jouer à Candy Crush Saga. Mais vous resterez chauve avec un boulot chiant. Comme le disait mon épouse : « dis donc, ils vendent du rêve chez Microsoft là. ».

Vous pouvez aussi être une étudiante en médecine et vivre une vie limite insupportable. Mais grâce à Microsoft, vous allez pouvoir séparer le boulot et les loisirs… enfin, le peu qu’il vous reste de loisirs.

Ou pire, vous allez vivre des situations bien agaçantes dans un avion, et Windows permettra juste… d’y survivre.

Pourtant, certains des logiciels de Microsoft permettent de faire des choses impressionnantes (Photosynth par exemple, ou Kinect). Mais ces logiciels ne sont jamais mis en avant. Microsoft préfère présenter la même chose depuis 20 ans : Windows, et Office. Si vous voulez parler d’immobilisme, en voici un bel exemple.

Le futur président de Microsoft devra être capable de révolutionner la communication de la société, pour faire savoir que ses produits permettent de faire bien plus que des tableaux ou des rapports avec Office.

Même si on est chauve à lunettes avec un boulot chiant.

  1. Que ses produits soient chers et donc non accessibles à tous est un autre débat.

Faut-il brûler iTunes ?

La question revient souvent sur le net ces jours-ci (voir par exemple ici, ici, avec un contre-argument ici) :

Faut-il qu’Apple scinde iTunes en plusieurs applications ?

On reproche souvent à iTunes un côté usine à gaz, trop de fonctions, trop complexe à gérer, trop de bugs… Et la solution serait de rendre les modules d’iTunes autonomes. Ex : séparer les fonctions de synchronisation de la fonction de lecture de média ou de l’iTunes Store. Cette approche rendrait iTunes plus léger et plus efficace à utiliser.

Je pense que ça serait une erreur.

La force d’iTunes, c’est justement l’intégration. Le fait que l’utilisateur lambda ait un seul logiciel à installer pour gérer l’intégralité de ses médias numériques, et pouvoir les retrouver instantanément sur tous ses appareils. Si on se retrouve à morceler les fonctions dans plusieurs applications, on crée  une nouvelle forme de complexité, des interactions difficiles entre composants. Rien ne m’agace plus que lorsque plusieurs morceaux d’une application se retrouvent éparpillés aux quatre coins du système d’exploitation1.

On voit cependant qu’Apple a déjà réfléchi au moins en partie au problème, en proposant la synchronisation via iCloud. Elle est encore loin d’être parfaite, mais elle existe, et fonctionne dans l’ensemble plutôt bien. Mais elle n’est pas adaptée à tous les média, en particulier la vidéo, beaucoup trop lourde aujourd’hui2. La synchro locale a donc encore ses avantages, qu’elle se fasse en Wi-Fi ou via un câble USB.

Le plus gros problème d’iTunes vient de son âge. iTunes est né en 2001. C’est un des plus vieux logiciels d’Apple toujours en activité… plus vieux qu’OS X3 ! Apple a ensuite greffé de plus en plus de fonctions sur iTunes, le rendant effectivement bien plus complexe qu’à l’origine, même si elle en a retiré pas mal au passage. N’oublions pas non plus que la plupart de ces fonctions sont intégrées… à la demande des utilisateurs ! Le compromis entre fonctionnalités et simplicité est toujours très dur à trouver, et je pense qu’avec iTunes, les développeurs ont fort à faire pour trouver le juste milieu. En fait, j’ai même tendance à penser que le travail d’Apple sur iTunes est sacrément bon vu les challenges qu’il implique. Sans compter, comme remarqué très justement sur un blog, les problèmes légaux impliqués par les partenariats avec les majors de la musique, de la TV et du cinéma, qui ne doivent pas faciliter le développement.

Là où Apple pourrait améliorer iTunes, c’est en séparant le moteur de l’application de son interface. Ainsi, cela rendrait l’utilisation d’interfaces alternatives de gestion plus simples, et éviterait d’avoir à lancer iTunes juste pour écouter un morceau ou pour faire une synchronisation standard ou une sauvegarde. Mais ce n’est sûrement pas facile à faire, d’autant qu’iTunes reste encore une des rares applications Carbon de Mac OS X car même si iTunes est écrit en Cocoa dans Lion (avec sûrement quelques gros bouts de Carbon dedans), il reste Carbon sous Mac OS X 10.6.8, tout en conservant les mêmes fonctions et la même compatibilité avec iTunes pour Windows ! Je ne serais du coup pas surpris qu’un iTunes X soit en cours de développement chez Apple, avec un moteur réécrit de zéro, un peu comme Final Cut X.

Parfois, la meilleure solution, c’est juste de recommencer depuis le début.

L’avantage : on sait que ça n’a jamais fait peur à Apple.

(Et si vous voulez plus d’infos sur les logiciels pour améliorer iTunes, voir iTunes : comment l’améliorer… ou s’en passer chez MacG.

  1. Les panneaux de configuration Windows m’ont par exemple toujours exaspéré, en particulier les réglages de réseau et de partage. Pourquoi le nom de l’ordinateur est-il à régler dans le poste de travail, et pas dans un panneau de configuration de partage, par exemple, comme le fait Mac OS X ?
  2. Rappel : un film HD de haute qualité, c’est plusieurs Go à transférer.
  3. À part Final Cut Pro et iMovie, je ne vois pas d’application aussi ancienne. Et même Final Cut Pro et iMovie ont subi un lifting majeur, les rendant très largement différents de leurs ancêtres.

Boot Camp et Mac OS X Server : mais si, ça marche !

MacGeneration se fait l’écho d’un article d’Apple qui explique que Boot Camp n’est pas officiellement supporté avec Mac OS X Server.

Alors attention : non supporté, chez un constructeur, ça veut dire « on n’apporte pas de support en cas de problème technique ». En réalité, ce qui se passe est que l’assistant Boot Camp n’est pas installé quand on installe Mac OS X Server et (et c’est le point le plus sensible) les pilotes Boot Camp que l’on installe sous Windows ne sont pas livrés avec le DVD de Mac OS X Server.

Donc, a priori, Apple a raison : on ne peut pas installer Windows sur son Mac s’il est pré-équipé de Mac OS X Server… et si c’est un XServe. Mais sur un Mac Pro ou un Mac mini Server, on peut très bien :
– créer une partition DOS sur votre disque dur à la main avec Utilitaire de disque ;
– démarrer sur un DVD Windows pour lancer l’installation ;
– et installer les pilotes Boot Camp en utilisant un DVD de Mac OS X version client. Ce qui ne pose donc pas de souci pour le Mac Pro ou pour le Mac mini : si vous connaissez quelqu’un qui dispose du DVD d’installation de Mac OS X d’une de ces machines, il vous faut juste vous le procurer pour pouvoir ensuite installer Windows. En revanche, pas de solution pour les Xserve : le seul DVD qu’ils acceptent, c’est celui de Mac OS X Server (normal).

L’article d’Apple pourrait donc faire croire que l’installation de Windows n’est pas possible si votre Mac est pré-équipé de Mac OS X Server… C’est faux (heureusement). Facile, pas forcément, mais faux, du moins pour les Mac Pro et les Mac mini Server.

Et pour ceux qui se demandent qui peut donc bien vouloir utiliser Windows sur une machine qui aurait déjà Mac OS X Server installé… ben y’a moi, et c’est suffisant, nan mais !

Pixar, DRM… et M*RD*.

Je suis furax.

Le père Noël a apporté à ma fille et moi-même le coffret Blu-Ray/DVD de Là-Haut, ce film de Pixar dont j’ai déjà dit tout le bien dont je pensais à sa sortie cet été. Dans un seul coffret, 4 supports optiques : 2 Blu-Ray, pour les gens qui comme moi ne sont pas encore passés à la Haute Définition, un DVD pour les gens qui comme moi utilisent cette antique technologie qu’est le DVD, et une version numérique pour les gens qui comme moi utilisent leur ordinateur pour… hein, quoi ? Vous avez quoi comme ordinateur, mon bon môssieur ? Un MAC ??? Ah mais non, c’est pas possib’, car la version numérique ne fonctionne qu’avec Windows Media Player.

Oui mais attendez… Pixar, c’est pas à Steve Jobs ? Et maintenant, Jobs il est pas à la tête de Disney ? Et d’Apple aussi ? Et y’a pas une méthode pour mettre des copies numériques qui fonctionnent aussi avec iTunes ?

Réponse globale : oui. D’où mon énervement que je qualifierai de légitime.

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. Certes, ça n’enlève pour le coup rien aux qualités du film, mais quand même, c’est très énervant. Et oui, je sais, y’a Boot Camp et la virtualisation, mais ça n’est pas une bonne excuse.

Révolutionnaire

PCinpact publie un dossier très INtéressant sur Windows 7. Bon, dans l’ensemble, on apprend pas grand chose, sinon que Seven est surtout là pour faire oublier l’échec patenté (et pas tentant) de Vista.
Y’a juste une petite remarque qui m’a fait sourire, à propos du nouveau Dock de la nouvelle barre des tâches…, je cite : « Parce qu’il est possible de faire apparaître une information très simple sur l’icône. Par exemple, on peut imaginer que le prochain Outlook indiquerait le nombre de courriers non lus directement sur sa propre icône.« .

En effet, on l’imagine très bien, très bien même. On imagine même cela depuis oh, allez, 2001…

mail

Je tremble devant les prochaines innovations que pourraient apporter les futures versions de Windows.