« Oups. »

C’est ce que je me suis dit lors d’un incident il y a deux jours chez un client.

Cas pratique : un des intervenants sur site a préparé un poste destiné à servir de master de déploiement. Plutôt maousse, le master : 75 Go. Mon rôle consiste ensuite à prendre la machine (un Mac mini), appliquer les derniers réglages, puis faire une image-disque à partir de ce poste master.

Plutôt facile en temps normal : j’utilise le logiciel Deploy Studio, qui est d’une puissance phénoménale pour assurer un déploiement rapide et très souple en environnement Apple. En le combinant avec la technologie NetBoot d’OS X Server, on peut facilement créer les masters et tout aussi simplement les appliquer sur de nouveaux postes.

Confiant, je démarre donc le poste master en Netboot, puis je me prépare à créer le master.

Sauf que je vois alors l’interface de Deploy Studio ne pas me laisser la main, et lancer automatiquement un workflow.

Dans ce workflow, la première action est…

Formater le disque.

OUPS.

Je débranche le poste en urgence, et je redémarre.

Point d’interrogation au démarrage.

Là, le OUPS se transforme en GLOUPS. Car un master de ce type prend énormément de temps à préparer, et comme c’est un master, on n’a pas forcément de sauvegarde de ce poste.

Deploy Studio avait été programmé quelques semaines auparavant pour préparer automatiquement les nouveaux postes qui démarreraient sur l’image-disque de Netboot. Le déploiement avait été fait, et tout avait été fait pour minimiser au possible les interactions.

Autrement dit, c’est la catastrophe… Diskwarrior ne pourra pas faire grand chose dans ce cas. Data Rescue ? Déjà testé sur un disque, il est puissant, mais il va sûrement me récupérer tous les fichiers « en vrac », sans les bons noms, l’arborescence sera explosée… Donc pas beaucoup mieux. J’ai suivi une formation de récupération de données, et je sais que le formatage du disque, s’il permet de récupérer les données, ne permettra pas forcément de récupérer l’arborescence en l’état.

Je préviens l’intervenant qui a préparé l’image.

« Tu déconnes, tu veux me faire marrer là ? ».

Euh, non, j’ai plein d’histoires drôles, mais là, j’en ai pas en stock. Et c’est encore moins drôle quand il m’explique qu’il n’a pas les originaux de tous les fichiers d’exemple et autres documentations qu’il a directement téléchargés sur le poste.

Oups oups oups.

Je préviens alors le directeur du problème. Heureusement, il est philosophe… « Seuls ceux qui ne font jamais rien ne font pas d’erreur ».

C’est vrai, mais quand même. Ça agace, ça énerve. Et ça veut dire qu’on risque d’avoir encore un retard conséquent sur ce déploiement.

Malgré tout, et malgré l’avis d’un de mes confères qui pensait qu’il serait impossible de récupérer le contenu du disque, je récupère la machine et je branche le Mac mini en mode Target sur mon fidèle Mac Pro, et je lance Data Rescue. La nuit va être longue…

Le lendemain matin, vérification faite auprès de Data Rescue.

OH ?

OH OH OH !!!

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHHH !!!

Data Rescue semble avoir été capable de récupérer tous les fichiers ET l’arborescence complète !

Je lance la récupération des fichiers sur un disque externe, puis je recopie tout sur un autre volume. Bon, évidemment, le Mac ne redémarre pas, mais après réparé les autorisations, je lance une réinstallation d’OS X 10.8 via la récupération Internet…

Le Mac redémarre, et pratiquement tous les fichiers sont utilisables !

Je teste le lancement de toutes les applications… Tout se lance, pas  de plantage.

Champagne !

Conclusions de cette histoire :

  • Je ne suis pas infaillible. Mais ça, on le savait déjà.
  • Heureusement, j’ai parfois des clients très cools.
  • Même quand vous faites un master, faites TOUJOURS une sauvegarde de ce dernier. Ici nous avons eu une expérience humaine malheureuse, mais ça aurait pu être une panne matérielle ou logicielle qui aurait fait perdre un temps conséquent.
  • Quand vous utilisez une fonction de déploiement automatique qui efface par défaut les disques, pensez à la désactiver quand elle est devenue inutile…
  • Quand on fait une connerie, autant être honnête et l’assumer. Je ne pense pas qu’il aurait été pertinent de tenter de garder ça sous le tapis. L’erreur était essentiellement la mienne.
  • Assumer son erreur, c’est aussi mettre en œuvre ce qu’il faut pour que la situation désagréable soit corrigée rapidement.
  • Data Rescue est bien plus puissant encore que ce que je pensais. Et dans ce cas précis (formatage d’un disque par erreur), c’était l’outil le plus adapté, même si Diskwarrior fait souvent des miracles. Evidemment, il fallait être très rapide dès le problème détecté, et si l’ancien master avait été appliqué sur le poste, c’était fini…

Conclusion de la conclusion :

Parfois, j’ai du pot. Beaucoup.

Mountain Lion Efficace est disponible en version numérique !

La version numérique de Mountain Lion Efficace est disponible depuis quelques jours, au format ePub + PDF au prix presque cadeau de 22,90€. Et oui, deux formats pour le prix d’un ! Le PDF est fourni sans DRM, mais le document est personnalisé avec votre adresse e-mail.

Pour l’acheter, passez par ce lien pour que mon copain JCC (qui a commis la couv’) en profite aussi un peu :-)

Lion DiskMaker bouge !

Lion DiskMaker va désormais voler plus ou moins de ses propres ailes sur un site dédié à sa gloire. Désormais, pour ses mises à jour, consultez le site :

http://liondiskmaker.com

En anglais et français !

 

Conférence à la librairie Eyrolles, le 12/01/2013

Hop, petit communiqué de la Librairie Eyrolles. Attention, places ultra limitées donc inscrivez-vous vite ! 

La Librairie Eyrolles a le plaisir de vous inviter à un atelier de Guillaume Gète à l’occasion de la sortie de son livre Mac OS X 10.8 Mountain Lion efficace le Samedi 12 Janvier 2013 à partir de 15h00.

Vous avez un Mac ? Ou vous envisagez de vous mettre au Mac ?
Guillaume Gète, spécialiste Apple et auteur de Mountain Lion Efficace, partage ses conseils et astuces pour rendre votre Mac indispensable au quotidien. Accéder à ses données de n’importe où, lire toutes les vidéos, partager vos documents avec vos interlocuteurs PC, créer rapidement des notes, ne plus jamais perdre vos documents… et même découvrir comment faire fonctionner Windows sur votre Mac ! »


Rendez-vous :

Samedi 12 Janvier 2013 à partir de 15h00
au 55 boulevard Saint-Germain (75005 Paris)
Renseignements et inscription :

par e-mail à : conference@eyrolles.com
par téléphone au 01 44 41 11 31
ou directement en librairie auprès de nos libraires

OS X : quand Contrôle parental et HTTPS font mauvais ménage

OS X intègre depuis plusieurs versions un système de contrôle parental permettant de limiter les connexions à Internet. Dans ce cas, OS X pourra n’autoriser que certains sites, en bloquant automatiquement les contenus dits « pour adultes ». Problème : dans ce cas, de nombreux sites utilisant le protocole HTTP sécurisé (ou HTTPS) deviendront inaccessibles . Comme indiqué dans la base technique d’Apple :

Remarque sur le protocole https : pour les sites Web utilisant le cryptage SSL (l’URL commence généralement par https), le filtre de contenu Internet ne peut pas examiner le contenu chiffré de la page. Pour cette raison, les sites Web chiffrés doivent être explicitement autorisés à l’aide de la liste « Toujours autoriser ». Les sites Web chiffrés qui ne figurent pas dans la liste « Toujours autoriser » sont bloqués par le filtre de contenu Internet automatique.

Dans ce cas, il suffit d’ajouter le site demandé dans la liste des sites autorisés, non ?

WROOONG

En effet, ça ne passe pas… Le contrôle parental rejette parfois certains sites, alors que le domaine est bien ajouté. On a eu le cas récemment à la maison avec le site PotterMore.

Potterless

ControleParental https2

Alors, comment faire ? Dégainons d’abord le Terminal, et tapons les commandes suivantes :

$ host www.pottermore.com

La commande host nous renvoie ceci :

www.pottermore.com is an alias for www.pottermore.com.edgekey.net.
www.pottermore.com.edgekey.net is an alias for e3773.b.akamaiedge.net.
e3773.b.akamaiedge.net has address 92.123.95.91

On voit donc que www.pottermore.com est un alias du domaine www.pottermore.com.edgekey.net ainsi que de e3773.b.akamaiedge.net, lequel a pour adresse IP 92.123.95.91.

Et bien, il ne nous reste qu’à ajouter tout ça dans le contrôle parental… et oui, ça inclut l’adresse IP !

ControleParentalOK

Et voilà, plus qu’à recharger la page, accepter le certificat, et… ça passe !

2013

L’année 2012 n’aura pas été géniale.

Pour moi, parmi les événements les plus marquants, un gros client qui a déposé le bilan en me laissant une belle ardoise, et évidemment, la perte de deux amis. Une année en dent de scie côté activité professionnelle. Et d’autres événements sur lesquels je ne souhaite pas m’étendre.

Heureusement, j’ai eu quelques bonnes surprises, comme l’incroyable succès de Lion DiskMaker ou de mes derniers livres, quelques nouveaux clients super sympa (ou d’anciens toujours aussi sympas !) ou simplement le fait de voir mes enfants grandir et être heureux, à côté de la femme que j’aime. Il faut parfois juste apprécier la vie comme elle est. Et puis, on a échappé à la fin du monde, c’est pas si mal !

Comme je suis un incorrigible optimiste, j’espère donc simplement que 2013 sera une meilleure année que 2012. Et on va essayer de tout faire en sorte pour que ça arrive. Déjà, en écrivant un peu plus souvent sur ce site… Quelques nouveautés devraient d’ailleurs arriver sous peu. Lion DiskMaker entre autres devrait bientôt trouver un site à sa mesure !

Bonne année et meilleurs voeux à tous. Que l’année 2013 vous soit douce.

Mountain Lion Efficace est DISPONIBLE !

Jouez hauts Mac, résonnez tablettes, le nouvel opus de la saga Efficace by GG est ENFIN disponible ! Évidemment dispo à l’achat sur Internet, mais aussi chez votre libraire préféré (s’il ne l’a pas, demandez-lui gentiment de vous le commander).

MountainLionEfficace

 

500 pages de pur bonheur ! Des captures d’écran Retina ! Le retour de Mac Vador ! OS X 10.8.2 décortiqué ! Une magnifique couverture organisée de main de maitre par mon camarade Jean-Christophe !

On a également revu tout le sommaire, avec des chapitres plus courts et plus nombreux. Le sommaire :

  • Chapitre 1 – Le Mac : conçu pour OS X
  • Chapitre 2 – L’installation d’OS X
  • Chapitre 3 – S’organiser pour tout retrouver
  • Chapitre 4 – Préférences Système
  • Chapitre 5 – Place aux applications !
  • Chapitre 6 – Votre assistant personnel
  • Chapitre 7 – Communiquer sur Internet
  • Chapitre 8 – Safari, le surf tranquille
  • Chapitre 9 – iCloud : votre vie, enfin synchronisée
  • Chapitre 10 – Le Mac social
  • Chapitre 11 – Le multimédia : au cœur d’OS X
  • Chapitre 12 – Sauvegardez votre Mac
  • Chapitre 13 – Protégez votre Mac
  • Chapitre 14 – Halte, polices !
  • Chapitre 15 – Forte impression !
  • Chapitre 16 – Le Mac soigne votre image
  • Chapitre 17 – Le Mac assure la connexion
  • Chapitre 18 – OS X : pour credo, le partage
  • Chapitre 19 – Automatiser son Mac
  • Chapitre 20 – Prendre soin de son Mac, jour après jour
  •  Chapitre 21 – De Windows au Mac : Switchers, bienvenue !
  •  Annexe A – Les dessous de Mac OS X
  • Annexe B – Le démarrage du Mac
  • Annexe C – Le Terminal à la portée de tous
Si vous avez déjà lu un des précédents livres de la série efficace, vous trouverez des choses identiques (certains chapitres ont peu bougé du fait de nouveautés peu importantes). En revanche, certains chapitres sont entièrement nouveaux, ou ont été totalement remaniés.

La préface est signée de mon ami, mon copain, mon Laurent Pertois à moi. En lisant sa préface, vous gagnerez dix points de karma et vous aurez plus de chance de survivre à la fin du monde.

Enfin, ce livre est dédié à mon ami et mentor Antoine Latour, parti trop tôt, comme vous le savez déjà. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, etc.

Dans tous les cas, j’espère que vous en apprécierez la lecture. N’hésitez pas m’envoyer vos commentaires, vos critiques (positives ET négatives, sinon je ne progresserai pas !), à l’adresse mountainlion-efficace@gete.net.

Et la version numérique ?

Elle est en cours de finalisation, et le livre devrait être disponible au format Izibook (PDF filigrané, sans DRM), ou iBooks (ePub, DRMisé). Promis, dès que j’en sais plus, je vous le dis.

Y aura-t-il des offres livre papier + numérique ?

Pas possible, pour des obscures raisons liées au prix unique du livre, ou de DRM, ou je ne sais quoi. Même si j’adorerais ce genre d’initiative, ce n’est juste pas possible pour le moment. Désolé.

On pourra le faire dédicacer ?

Notez dans vos tablettes : j’animerai une conférence en comité restreint (quinzaine de personnes) le samedi 12 janvier à la librairie Eyrolles, à Paris. Plus d’infos très bientôt !!!


Qui veut supprimer des évènements en masse dans iCal / Calendrier

Problème intéressant chez un client : suite à une mauvaise manipulation1, certains événements se multipliaient des dizaines de fois dans Calendrier (anciennement iCal), … ce qui est un chouïa agaçant.

Malheureusement, Calendrier ne propose pas de méthode pour sélectionner facilement de nombreux évènements et les supprimer. Vous pouvez sélectionner tous les événements sur un mois, mais la suppression est longue et fastidieuse… et évidemment très répétitive.

Attendez… vous avez dit répétitif ?

AUTOMATOR, À LA RESCOUSSE !

Arale

(Ça fait longtemps que je voulais placer Arale dans un article, c’était la bonne occasion)


Avant toute chose, sauvegardez votre contenu iCal / Calendrier, en cliquant sur le menu Fichier > Exporter > Archive du Calendrier. Ainsi, si vous faites une erreur, vous pourrez facilement réintégrer tout le contenu du calendrier.

Lancez maintenant Automator, et créez un nouveau processus. Puis ajoutez les actions suivantes :

  • Obtenir les éléments de Calendrier indiqués (afin de sélectionner uniquement les calendriers qui vous intéressent) ;
  • Rechercher des événements Calendrier ;
  • Supprimer ces événements Calendrier.

Calendrier Suppresion Automator

Pour l’action Rechercher, sélectionnez « La date de fin est antérieure à » : je trouve ça plus intelligent que de choisir la date de début d’événement, ce dernier pouvant se terminer bien plus tard que la date choisie. Mais vous pouvez ajuster selon vos besoins.

 

Et voili ! Il ne reste plus qu’à lancer le processus, et aller vous coucher… Mais avant, procurez-vous l’excellent guide Automatisez sous Mac de Sylvain Gamel, qui donne pleeeein de très bonnes astuces sur Automator.

  1. La synchronisation des calendriers était resté cochée dans iTunes, en plus de la synchronisation iCloud…

Les meilleurs génériques de James Bond

Classement totalement personnel et subjectif de mes génériques préférés de James Bond, par ordre de préférence :

  1. Au service secret de sa Majesté
  2. Au service secret de sa Majesté
  3. Au service secret de sa Majesté
  4. Au service secret de sa Majesté
  5. Au service secret de sa Majesté

(Non, il n’y a pas d’erreur.)

Skyfall (ATTENTION : SPOILERS)

SkyfallÇa fait longtemps que je n’ai pas fait de critique de film sur ce blog (je trouve plus sympa la plupart du temps d’aller poser mes commentaires sur l’excellent Voir et manger, de Nicolas Furno, qui a lui aussi publié sa critique ). Mais Skyfall le mérite, autant pour ses qualités que pour ses défauts.

James Bond revient donc, pour ses 50 ans, toujours impeccablement joué par Daniel Craig. Une mission foireuse en Turquie, un Bond abattu par erreur et donné pour mort, et le MI6 attaqué de l’intérieur. Une bonne mise en bouche, pour un film qui atteint presque les 2h30. Je ne vais pas ré-expliquer le scénario, cependant : je vais juste essayer de développer certains points que j’ai trouvés étonnants, certains parti-pris, et certaines idées qui m’ont gênés.

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C’est un bon Bond (hinhin), mais ce n’est pas le *meilleur* Bond. À mon goût, Casino Royalereste supérieur, malgré tout ce que Skyfall apporte.Les excellents côtés : action menée à tambour battant, assez réaliste, beaucoup plus fun que le précédent (c’était pas difficile cela dit), quelques séquences vraiment bien. Avoir ressuscité l’Aston Martin DB 5, c’était top (encore que… cf plus loin).

Maintenant, mes regrets :

- L’histoire n’est pas mauvaise en soi, mais elle n’a pas non plus les implications habituelles attendues dans un James Bond. Ce n’est pas un méchant qui veut contrôler une source d’énergie, une arme ultime, ou autre… c’est juste un méchant qui veut se venger. Bon bon bon. Mais ce scénario relativement faible est surtout une occasion pour revenir sur le passé de Bond, son histoire, sa jeunesse, et c’est ce qui le rend intéressant. On revient sur cette jeunesse douloureuse, le fait que Bond soit orphelin (point soulevé très justement à propos par Vesper Lynd dans Casino Royale) jouant ici un rôle prépondérant. C’est cette introspection continue de Bond qui constitue l’un des points les plus intéressants de ce film, avec évidemment sa relation toujours compliquée avec M (on en reparle plus loin). Notons quand même que l’intrique de la vengeance a déjà été exploitée dans Le monde ne suffit pas, avec en particulier un plan alambiqué pour un bad guy (façon de parler) qui cherche finalement juste à se venger du MI6 et tout particulièrement de M.

- Le méchant n’est pas beau, et assez étonnamment, il ressemble beaucoup à Requin lorsqu’il décide de retirer son dentier. J’ai pourtant de la difficulté à le trouver particulièrement génial ou intéressant. Après tout, son but ultime, c’est juste de se venger de M, qui l’avait lâchée. Ex-agent secret, il fait preuve d’une finesse toute relative… Mais il est vrai qu’il est bien joué. De là à dire qu’il vole la vedette à Bond… pas évident. Je serai en tout cas moins dythirambique que l’ami Furno. Le méchant est très méchant, mais je trouve qu’il manque d’enjeux. OK il veut se venger, et c’est ce qu’il fait… Mais… je sais pas, il manque un peu le côté mégalomane à mon goût. Pas dramatique, mais je ne trouve pas quand même qu’il vole la vedette à Bond Mais bon, après Mathieu Amalric (peu crédible dans le décevant Quantum of Solace), faut dire que n’importe quel méchant pouvait sembler avoir de la personnalité…

- M, justement…Le personnage de M est emblématique des James Bond. Son supérieur hiérarchique direct a toujours eu une histoire compliquée avec cet agent, mais jusqu’à Goldeneye, il restait un personnage peu en relation directe avec l’histoire. Il se contentait de lui donner son ordre de mission, de lui taper de temps en temps sur les doigts, avec quelques exceptions notoires (en particulier lorsqu’il retire son permis de tuer à Bond dans Licence to Kill). Le truc, c’est que… *J’adore* Judi Dench. L’avoir engagée dans le rôle de M est sûrement l’idée la plus géniale de Bond depuis des dizaines d’années. Sa froideur collait totalement au personnage de M, en y rajoutant une poigne de fer que les anciens M n’avaient pas forcément. Son personnage a pris de l’ampleur de façon considérable, et elle n’a jamais hésité à tenter de mettre son agent au pas, tout en conservant une certaine affection pour lui. La fin de Skyfall me rend du coup tout triste, parce que… ben voilà, quoi. D’un autre côté, elle était un des seuls points qui continuaient d’ancrer la série dans son passé (après tout, elle est le seul élément majeur de la série qui n’a pas changé entre Die Another Day et Casino Royale).

-  C’est donc plus ou moins officiel : les gadgets ne sont plus vraiment à l’ordre du jour ! Le nouveau Q l’annonce clairement : « Les pistolets qui explosent, on ne fait plus tellement ça de nos jours ». Du coup, plus rien ne distingue vraiment Bond de Jason Bourne, et ça c’est un peu dommage.  Certes, il y a deux petits gadgets, mais rien de dingue. J’aimerais retrouver la folie réjouissante de certains Bond (dans le genre, j’avais adoré le passage où Bond pilote à l’arrière de sa BMW dans Demain ne meurt jamais). L’Aston Martin DB5 mythique de Goldfinger fait son retour, mais elle pose cependant un problème de cohérence : elle fait référence au passé, mais un passé qui ne devrait pas exister dans un épisode de James Bond qui est un reboot assumé… Du coup c’est un peu bancal. Autre point bizarre : Q est un gamin, qui à mon goût a du mal à soutenir la comparaison avec l’excellentissime John Cleese, qui tenait le rôle de R (remplaçant de Q) dans Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour. Pourquoi ne pas l’avoir donc nommé S ? À moins qu’on considère vraiment que dans le cadre du reboot, on oublie que R ait existé…

- Skyfall se termine sur une note pas vraiment positive, même si toute la série a finalement été rebootée, avec un retour aux grands classiques : M à son bureau, Moneypenny à son poste également… Comme le disait Marine, manque plus que le chapeau au porte-manteau :-) Malgré tout, il y a un personnage majeur de la série depuis quelques années qui a disparu, et Bond a finalement quelque peu raté sa mission.

- Il est en revanche intéressant de noter que Skyfall, contrairement à la plupart des titres « Noms de code » de la série (Goldeneye, Moonraker) n’est pas référence à une mission de l’agent, mais bel et bien au passé de Bond, hors mission. Cela marque bien que cet épisode n’est pas axé sur le héros ou son adversaire, mais sur son passé. L’attaque de Skyfall est d’ailleurs plutôt bien menée et très satisfaisante (à part le manque de combat final avec ze big baddie).

Malgré ces critiques, Skyfall reste un très bon épisode, plein d’ambition qui relance bien l’intérêt pour la série après le ratage Quantum of Solace. Un bon 17/20 pour moi. Allez le voir !