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Putain, vingt ans…

Il y a dix ans, j’ai publié un article sur ce blog, sobrement intitulé… Dix ans !

Dix ans plus tard, ce site affiche donc vingt années au compteur. Ça commence à faire beaucoup. Je ne referai pas toute l’histoire du site, tout a été dit dans le susdit article, ainsi que dans cet autre billet.

Soyons cependant honnête : gete.net a bien perdu de sa superbe. Je n’ai plus la même énergie à écrire sur le web, étant plus présent sur les réseaux sociaux et en particulier Twitter comme tant d’autres. J’ai également été absorbé par l’écriture de différents bouquins (dont je suis particulièrement fier, j’avoue). D’autres projets m’ont également accaparé, comme DiskMaker X (oui, une mise à jour ne saurait tarder, et oui, il y aura sûrement une version pour macoS Mojave).

J’ai un peu (beaucoup) perdu la fibre de l’écriture au long court. Peut-être qu’elle reviendra. Qui sait ?

Malgré tout, j’ai toujours un petit peu de nostalgie de cette époque où j’étais capable de rédiger des longs dossiers techniques, de traiter en profondeur certains sujets. Et j’arrive encore à alimenter de temps en temps ce qui est peut-être à ce jour le plus vieux site Mac francophone (y’en a peut-être un autre, mais là comme ça je ne vois pas. Ah si, la page des Logiciels Internet Macintosh en français de l’inestimable Jean-Pierre Kuypers, que je salue bien bas s’il me lit par ici..

J’ai aussi pas mal de projets inachevés. Parce que s’il y a un mot que je déteste parmi tous, je pense, c’est le mot FIN.

Ce blog, ce site, ne seront donc jamais totalement finis. Ils resteront pour toujours un morceau essentiel de mon passage sur cette chic planète. C’est aussi grâce à gete.net que ma vie a basculé, comme je l’expliquais il y a quelques mois.

Alors, je voudrais juste vous remercier, vous tous les fans d’Apple depuis vingt ans ou plus, les gens qui m’ont lu sur fr.comp.sys.mac, qui m’ont soutenu, ceux qui m’ont fait confiance pour écrire sur leurs sites web, dans leurs magazines, ou dans leurs émissions. Vous qui êtes souvent devenus des amis, des proches. Tous ceux qui ont aimé lire mes conneries, qui ont pu être dépannés par les centaines d’astuces publiées ici ou là. Qui continuent de venir de temps en temps voir si y’a pas un nouvel article sur ce site. J’aime à me dire qu’à travers gete.net, j’ai pu aider des centaines (milliers ? millions) d’utilisateurs Apple dans le monde entier. Et que j’ai peut-être contribué à rendre l’Univers un poil meilleur (c’est très présomptueux, je sais).

Et je vous donne donc rendez-vous dans dix ans…

Qui sait.

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iMac : la rupture d’Apple

Il fallait vraiment avoir la foi pour croire au retour possible d’Apple en mai 1998. Steve Jobs a repris les rênes de la société depuis moins d’un an, et il a mis en chantier un plan ambitieux, axé durant les premiers mois autour de l’image de la marque, et de Mac OS (pas encore macOS), son joyau. Apple n’avait pas encore cependant marqué les esprits, et Mac OS X n’existait alors que virtuellement, le chantier de l’adaptation de NextSTEP au Mac ayant à peine commencé. La seule grande raison pour laquelle Apple avait fait parler d’elle quelques mois auparavant dans les médias, c’était lorsque Bill Gates avait daigné mettre 150 millions de dollars dans la boite (« Microsoft rachète Apple »), en actions sans droit de vote. Ce qui a permis surtout d’étouffer les procès en cours…

Mais il manquait une vraie annonce, capable de marquer durablement les esprits. Un produit capable de remettre Apple au centre de la scène. Capable de créer une déflagration.

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L’iMac a été cette déflagration. Un vrai choc. Son annonce a été scrutée, analysée, disséquée. C’était un produit clivant, mais capable aussi de rassembler. Sa couleur (le fameux Bondi Blue, du nom de la plage de Bondi en Australie) ne laissait jamais indifférent

Je me souviens des débats sans fin sur fr.comp.sys.mac autour de cette annonce, de ce produit fou, sorti de nulle part, ressemblant à aucun autre. Et surtout de la rupture technologique qu’il a constitué, avec un processeur G3 performant, et l’abandon de technologies historiques comme l’ADB ou le port série, ou encore le SCSI, et l’adoption de l’USB, standard émergeant de l’époque. La fin du syndrome NIH : Not Invented Here. Des choix très critiqués à l’époque, mais finalement justifiés et qui ont permis à Apple de se relancer. Et puis, le début de la fin pour le lecteur de disquettes, alors que les clés de stockage USB n’étaient même pas un concept pour l’époque.

C’était aussi le vrai retour d’Apple sur le marché grand public et dans l’éducation, avec un ordinateur doté d’un port Ethernet (très rare en standard à l’époque), et d’un modem 33,6k en standard. Ce point avait tellement fait râler qu’Apple l’a corrigé avant la sortie de l’iMac, en intégrant finalement un modem à 56k, plus dans l’air du temps.

L’iMac a créé une rupture technologique et une rupture financière avec la fin du cycle infernal des baisses des ventes (il me semble qu’il n’y a eu ensuite qu’un ou deux trimestres où elle a vraiment bu la tasse ensuite, pas merci le G4 Cube…).

Mais surtout, l’iMac a créé une rupture émotionnelle, avec l’arrivée d’un ordinateur vraiment design, en rondeur, un véritable OVNI (« it comes from another planet… a good planet, with better designers, ajoutera-t-il malicieusement) dans le triste design industriel de l’époque. C’était la véritable arrivée de Johnny Ive aux commandes de l’Apple Industrial Design Group.

Qu’on l’aime ou pas, l’iMac aura été le symbole pour Apple d’un retour sur le devant de la scène, de sa renaissance, et le terme n’est pas trop fort. Et il est toujours amusant de constater qu’il s’agit sûrement du seul produit Apple à n’avoir jamais changé de nom depuis 20 ans, malgré ses différentes itérations qui l’ont petit à petit éloigné du concept original dans la forme, mais pas dans le fond : un ordinateur tout-en-un, pour tous.

Alors, joyeux anniversaire iMac. Le monde (et Apple) aurait été un peu moins sympa sans toi.

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur le design des produits Apple, vous pouvez revoir ma conférence « Apple et le design », où je parle de l’iMac à partir de 24:30.

Joyeux anniversaire pour quelqu’un de particulier

Laurent Pertois

Dans la vie, on rencontre plein de gens. Qui vous étonnent, qui vous amusent, qui vous énervent, qui vous enchantent. On se fait parfois des ennemis, parfois on se fait des bons copains, parfois des copains qui vous accompagnent un peu, et qu’on oublie, parce que la vie nous a trop éloignés.

Et puis parfois, on rencontre LES copains. Ceux avec qui on a envie de passer les soirées à refaire le monde, à regarder les pires films à la con pour pouvoir en rigoler dans dix ans, ceux avec qui on peut partager les coups durs, les bons moments, les meilleurs moments, ceux à qui on pourrait confier les choses les plus précieuses, parce qu’on sait qu’ils sont des purs amis.

J’ai rencontré Laurent Pertois il y a bientôt quinze ans, via les forums (fora) de fr.comp.sys.mac, où je trainais mes Mac depuis quelques années. Et il s’avère qu’on est plutôt sur la même longueur d’ondes sur beaucoup de trucs, et qu’il est aussi passionné de Mac que moi, ce qui aide pas mal à créer des atomes crochus. Et il s’avéra que mon employeur de l’époque cherchait un nouveau formateur pour développer toute cette jolie entreprise. Alors, je pensais à Laurent, qui fut sûrement un de ses plus brillants éléments1.

Et nous avons passé beaucoup, beaucoup de temps, au boulot et en dehors, à refaire le monde, avec ou sans pomme, à parler ciné, jeux vidéo, histoire de fesses 2, bd, famille, à s’aider à déménager ou à se donner un coup de main sur des problèmes techniques à la con. Et à parler d’Apple, beaucoup, sûrement trop même. Non, c’est pas vrai, on ne parle jamais trop d’Apple.

Et la meilleure preuve que c’est pas un copain comme les autres, c’est que le jour où je lui ai demandé de devenir le parrain de ma fille, il a accepté sans hésiter. Si c’est pas de la confiance, je ne sais pas ce que c’est.

On a même décidé, avec notre autre copain Mourad, de se monter un jour un podcast. Vous pouvez l’écouter par ici, et vous entendrez que Laurent n’est pas quelqu’un comme les autres. Outre que sa mémoire dépasse parfois l’entendement, c’est aussi un gars qui sait expliquer les trucs les plus compliqués de la façon la plus simple, et avec qui on peut rigoler. Ah ça, oui, on rigole.

Alors, Laurent, aujourd’hui, je lève un verre de ce Champagne que tu affectionnes tant et qui, incidemment, est aussi la région qui t’a vu naitre 3, afin de te souhaiter le meilleur des anniversaires possibles pour tes quarante ans.

Et en espérant qu’on pourra toujours déconner autant dans les quarante prochaines années !

Santé !

  1. Une forme de jalousie naturelle m’empêche de dire son meilleur élément, même si je le pense.
  2. Non c’est pas vrai. Enfin on dira que c’est pas vrai.
  3. Ce qui explique pas mal certaines tendances, mais je ne suis pas là aujourd’hui pour faire ton procès.

Les 30 ans du Mac

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Il y a dix ans, on a fêté les 20 ans du Mac.

Pour l’occasion, un ancien d’Apple France avait organisé une grande soirée à la Villette. Il y avait du beau monde, mais l’organisation et le manque de moyens avaient un peu terni la fête. J’avais même été nommé « Homme le plus Mac des 20 dernières années », dites donc, ex-aequo avec Lionel de Macbidouille. C’était évidemment un peu ridicule avec le recul, il y avait tellement de personnes qui auraient pu recevoir ce titre à notre place ! Mais ce vote des internautes m’avait quand même fait super plaisir.

On avait au moins pu faire la bise à Kriss Graffiti (disparue depuis hélas). J’avais même pu gagné un abonnement à feu SVM Mac, ce qui était encore plus rigolo vu qu’à l’époque j’écrivais régulièrement dedans (sous pseudonyme). Je devais d’ailleurs écrire dans la moitié de la presse Mac de l’époque…

À cette époque, le Mac revenait en force, petit à petit. Apple était bien sortie de ses déboires depuis quelques temps, l’iPod cartonnait, et Apple était redevenue une société cool. L’Apple d’aujourd’hui est à la fois très différente et très ressemblante à celle d’il y a trente ans : toujours innovante, avec des produits qui respirent l’envie du travail bien fait, parfois encore arrogante dans sa façon de faire ou de communiquer, parfois têtue, souvent agaçante, mais tout aussi passionnante.

Cette année, il n’y aura pas de grosse fête pour les 30 ans du Mac. Juste une soirée à la maison avec plusieurs amis, qui ont la particularité d’avoir été tous rencontrés autour de cette passion commune du Mac. Des gens de goût, sans aucun doute. Il y en a même avec qui j’ai monté le podcast sur Apple le plus sympa de l’univers. Raclette et souvenirs autour de ce petit ordinateur doté de tellement de personnalité, le premier d’une longue lignée. Le Mac 128 n’était clairement pas parfait, mais… il respirait le génie, la passion, la créativité. L’essence même de ce fameux « vélo pour l’esprit », comme aimait à le dire Steve Jobs. Avec le Mac, on est obligé de reconnaître que l’informatique a fait un bond de géant, qu’on soit fan d’Apple ou pas.

Cette année, je fêterai aussi mes vingt ans de Mac, puisque c’est en octobre 1994 que j’ai découvert, fasciné, ce petit ordinateur sur les bancs de la fac de Lyon 2-Lumière. Je n’étais pas très doué pour les études, et la fac d’anglais n’a pas donné vraiment les résultats escomptés. Mais avec le recul, le Mac m’aura permis de rencontrer des amis, ma toujours merveilleuse épouse, et j’ai la chance de pouvoir bien gagner ma vie dans un domaine où je peux m’éclater et être reconnu.

Rien que pour tout ça, merci Macintosh. Et très joyeux anniversaire.

On repart pour trente ans ?

iPhone : 7 ans déjà

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Une claque.

C’est ce que nous avions ressenti il y a sept ans jour pour jour, en sortant de la salle de conférence d’Apple France, où nous avions été invités avec Laurent et Mourad, mes amis (et comparses depuis quelques mois de l’incroyable podcast intitulé 3 Hommes et un podcast). Debrief au Mc Do des Ulis1, on revient sur tout ce qu’on a vu durant cette conférence magistrale de deux heures. C’est juste proprement hallucinant. On n’y croit juste pas. D’ailleurs, quelques heures encore auparavant, je n’y croyais pas. Ce qu’Apple a montré est juste tellement au-delà de ce qui existait. La fluidité de l’appareil, les possibilités offertes par le multi-touch, le fait que l’iPhone fonctionne sous OS X, l’intégration tellement poussée entre les applications… 

Apple se jette donc dans le bain de la téléphonie, et de quelle manière ! Les vues d’artiste d’un iPhone étaient alors tellement loin de la réalité. Évidemment qu’Apple avait, devait faire différent. En quelques minutes, tous les soi-disants smart-phones du marché sont devenus obsolètes. Le lendemain matin, tous les médias sont en alerte, les analystes commencent déjà à analyser la mort prochaine d’Apple (car l’iPhone sera forcément un échec), et on a maintenant six mois à attendre avant son lancement aux États-Unis, bien après pour nous Européens. Sera-t-il chez Orange ? Chez SFR ? Chez Bouygues ? Les questions s’accumulent, pas assez de réponses pour le moment : est-ce qu’Apple peut réussir son coup ? Est-ce que les opérateurs suivront ? Quelle va être la réaction de ses concurrents (indice : LULZ, don’t care) ? Est-ce qu’Apple pourra tenir son objectif d’obtenir 1% du marché mobile un an plus tard ? 

Sept ans plus tard, il faudrait juste être aveugle ou de mauvaise foi pour penser qu’Apple n’a pas révolutionné le marché de la téléphonie. L’iPhone a rendu ce marché réellement intelligent. Il a préparé le terrain pour la révolution post-PC avec l’iPad. Il a lancé le marché énorme des apps sur mobile (10 Mds de dollars pour Apple en 2013 !). Le 7 janvier 2007, Apple a promis… et elle a parfaitement rempli le cahier des charges.

Joyeux anniversaire iPhone !

Et si vous ne l’avez jamais vue, prenez une heure et quarante-trois minutes pour regarder l’incroyable présentation de l’iPhone par Steve Jobs. Une de ses meilleures présentations, haut-la-main (et j’irais même jusqu’à dire la meilleure, quoique la conf de lancement du Mac en 1984 était pas mal non plus)…

  1. J’aime vendre du rêve.

Gete.Net Consulting : 5 ans et toutes ses dents

Et voili, Gete.Net Consulting fête sa cinquième année d’existence ! C’est en effet le 17 août 2006 que j’ai lancé ma société de conseil orienté Mac et entreprise. Beaucoup de choses se sont passées en cinq ans : évidemment, l’arrivée de l’iPhone, d’iOS et de l’iPad ont bouleversé la téléphonie et l’informatique personnelle, et on sent que côté stratégie pour les entreprises, c’est parfois un peu confus du côté de la Pomme. Mon métier a aussi pas mal évolué, avec moins de formation pour Apple et plus de conseil pur et dur, plus d’intégration de technologies Apple dans les grandes entreprises (paradoxe…), du support, des livres… Avec une clientèle qui bouge parfois, certains qui sont toujours là depuis le début (un petit coucou en passant à mon premier vrai client et également mon expert-comptable attitré et complètement irremplaçable, qui a le bon goût de ne travailler en plus que sur Mac, hint hint), un passage en mode Apple Distinguished Professional avant de devenir membre de l’Apple Consultant Network

Le fait est que lancer Gete.Net Consulting était un vrai défi, et pas seulement personnel. Se lancer à son compte à 100% dans une nouvelle structure, appréhender les joies et les réalités de gérer sa propre entreprise, ça demande pas mal de réflexion, et beaucoup de confiance de sa famille. Alors, je tiens à renouveller ici mes remerciements à Mélanie, mon épouse, qui a été la première à croire en ce projet et à supporter cette passion parfois… envahissante. Et si Gete.Net Consulting est toujours là cinq ans plus tard, elle y est pour beaucoup.

Et puis, il y a évidemment ceux qui font confiance à Gete.Net Consulting, parfois pour une journée le temps d’une migration, parfois en me confiant les clés de leur parc informatique pour plus longtemps, parfois au travers de partenariats. Qu’ils soient ici remerciés de cette confiance et de mon plus grand respect.

Cinq années, c’est aussi un cap important pour une entreprise. On entend souvent que le cap le plus difficile à passer pour une entreprise est sa troisième année, c’est là qu’on se rend compte de sa viabilité. Le fait est que le temps est passé si vite ces derniers mois que j’ai failli rater cet anniversaire… Et c’est probablement lorsqu’on oublie ces petits événements qu’on se rend compte que les choses se sont en fait bien mises en place, que l’entreprise vit, et vit bien.

Merci donc à tous, et on refait un nouveau point dans cinq ans !

Happy Birthday Mario !

Boite Japonaise Super Mario 25 ansLe plombier le plus célèbre du monde fête aujourd’hui lundi 13 septembre son 25ème anniversaire. En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai, puisque le 13 septembre sortait Super Mario Bros, le premier épisode de cette saga légendaire. Si vous avez du mal à vous rendre compte de l’impact de Super Mario Bros à l’époque, imaginez que c’est le premier jeu à avoir implémenté le concept du scrolling dans un jeu de plate-forme (le décor qui bouge dans une direction en même temps que le personnage), à proposer un univers complet et cohérent autour d’une histoire complexe [1], les multiples musiques qui accompagnent le joueur, des bonus cachés par centaines, et bien d’autres choses encore. Avec 40 millions d’exemplaires, Super Mario Bros fut le jeu le plus vendu au monde durant 23 ans !

Personnellement j’ai découvert Super Mario Bros en janvier 1990, avec l’achat de la NES. Une merveille technologique pour l’époque, et un jeu cultissime livré avec. Des heures passées à sauter sur des tortues Koopa (que j’ai toujours trouvé plus proches de la tête de canard que de la tortue, mais bon), à écraser les Goomba, à éviter les marteaux et les flammes de Bowser, tout ça pour apprendre que cette connasse de princesse était dans un autre château, grumble grumble[2] . Je dois même toujours avoir quelque part le manuel du jeu où j’avais inscrit un de mes high-scores… Tout ça pour dire que Mario, ça reste toujours le jeu ultime pour de nombreux joueurs. Puis il y eut les suites :
Super Mario Bros 2, pas vraiment un vrai Mario – le jeu original s’appelait Doki Doki Panic, Nintendo of America ayant préféré ne pas proposer directement le vrai SMB2, il est vrai beaucoup plus dur – mais quand même super agréable à jouer et plein de bonnes idées qui ont fait leur preuve (les Bob-ombs, anyone ?).
Super Mario Bros 3, qui fut une pure révélation : un univers immense, l’arrivée du principe des cartes, des niveaux en quantité phénoménale, et LES COSTUMES ! Bordel, tous ces costumes qui transformaient Mario et lui donnaient de nouvelles capacités… Le premier envol en raton-laveur est toujours quelque chose d’inoubliable. Il se distingue aussi par sa difficulté (assez importante sur la fin du jeu), et l’absence d’une sauvegarde qui rendait le jeu encore plus dur. Mais raaaah lovely quand même.
Super Mario World, qui apporta la cape, un univers encore plus vaste et des niveaux à multiples sorties (redoutable), et… Yoshi, le dinosaure bouffeur de pommes qui multipliait encore les capacités de mouvement de Mario. À ce propos, la quantité de mouvements possibles dans ce Mario était à proprement parler incroyable.
Super Mario World 2, qui n’était pas un vrai Mario, mais dont le style graphique crayonné et les idées incroyables étaient à tomber par terre (vous avez souvent combattu une grenouille de l’intérieur avant ce jeu ?).
Super Mario 64, qui non seulement fut le premier jeu de la Nintendo 64, mais fut également le premier jeu à tirer vraiment parti d’un stick analogique sur console [3]. Et le premier jeu de plate-forme à donner un vrai contrôle de la caméra (même si parfois perfectible) et à proposer un univers vaste à visiter. Une vraie révolution, et toujours un jeu vénéré à juste titre.
Super Mario Sunshine… Tiens, lui, ce fut une petite déception. Même s’il comportait quelques bonnes idées, il s’avérait assez lassant car basé sur le principe d’un parc aquatique quelque peu lassant, et même un peu pénible (la musique, bof). Mais Yoshi était de retour, et il comportait de bonnes idées.
Super Mario Galaxy 1 & 2 : deux chef-d’œuvres sur Wii. Maniabilité nickel, univers gigantesque, le principe de la gravité utilisé de façon géniale, musique sublime, durée de vie infinie ou presque, si vous avez une Wii, il vous faut les deux, point.
New Super Mario Bros et New Super Mario Bros Wii : le retour de Mario à la 2D, et c’est finalement une bonne idée de voir le plombier revenir à un système de jeu plus simple et plus accessible à tous. Encore d’excellents jeux à ne pas rater.

Voilà, c’était juste un petit tour d’horizon des jeux Mario (et encore j’ai pas parlé des Mario Land sur Gameboy ou de la compilation Super Mario All Stars). Tout ça pour dire que les Mario, j’en ai mangé depuis 25 ans, et que j’ai pas envie que ça s’arrête. L’indigestion de champignons ? Connaît pas !

Alors… Mega-Happy Birthday Mario !!! Et encore merci à Shigeru Miyamoto d’avoir fait vivre à tous les joueurs des aventures aussi géniales.

  1. Mais oui, l’univers de Mario est cohérent avec lui-même, et c’est ce qui importe. Et oui, l’histoire est bien plus complexe que ce qu’il y avait avant.
  2. Si vous avez trouvé à quoi fait référence ce borborygme,vous connaissez vos classiques du jeu vidéo.
  3. Il est possible que Nights sur Saturn l’ait précédé, mais j’ai la flemme de chercher.

Apple, la passion du design… au Musée de l’informatique !

Depuis presque un an, le Musée de l’informatique dirigé de main de maître par Philippe Nieuwbourg (oui, le même qui préface Snow Leopard Efficace !) propose une exposition à l’occasion des 25 ans du Mac. Succès oblige, l’exposition a été prolongée jusqu’au 31 mars prochain.

Et pour fêter dignement la fin de cette superbe exposition, je vous invite à assister à la conférence Apple : la passion du Design, que j’aurai le plaisir de présenter le mardi 30 mars (juste un jour avant, donc !) à 18h précises. Cela se passera donc au sommet de la Grande Arche de la Défense, et je reviendrai durant un peu plus d’une heure sur l’histoire d’Apple, ses produits et surtout comment le design a été un concept majeur au sein de cette histoire… Avec démonstration « live » de produits que vous n’aurez peut-être jamais l’occasion d’avoir vu, et sûrement quelques surprises…

Plus d’informations très très bientôt sur le site du Musée de l’informatique, et ici-même !

(Pour ajouter l’événement dans iCal, cliquez ici)

Dix ans !

Il y a dix ans, quelques jours après que l’Équipe de France de foot atteigne le sommet de son art, je lançais mon premier site Web, alias la Guill’home Page (oh oh oh, y’avait déjà de l’humour dites donc). Un site particulier puisque je travaillais alors comme technicien hotline d’Apple Assistance (ex-AppleCare) de l’autre côté de la Manche (coucou Foots Cray, et non je ne te regrette pas). Je me souviens encore de ce dimanche soir où, alors que Zizou and co faisaient hurler de bonheur la France entière ou presque et que Londres croulait sous des trombes d’eau, je rédigeais mes pages HTML avec amour sur Claris HomePage… Et c’est entre le 16 et le 17 juillet (je n’arrive plus à retrouver la date exacte mais je crois bien que c’est le 17) que j’annonçais l’arrivée de Gete.net au mooooooonde entier. À l’époque, le site était hébergé à l’adresse www.g-gete.dircon.co.uk (Dircon était mon fournisseur d’accès en Angleterre).

Et il s’en est passé des choses en dix années ! Le site a évolué, prenant parfois un joli look plus pro, parfois en se distinguant en proposant des versions multicolores, parfois en proposant une maquette ratée… J’ai également essayé de le faire évoluer au gré des technologies du Web, avec l’adoption du moteur b2, puis l’intégration de Spip lors du retour de Gete.Net en version plus mieux bien en 2005, et l’intégration de WordPress, dont l’ancêtre était… b2, comme quoi !

Depuis tout ce temps, j’ai essayé de proposer une autre approche du Mac, plus axée sur les dossiers techniques que sur l’actualité, mais toujours avec assez d’humour voire de déconne pour rendre cette approche technique plus attrayante. Mon lectorat a été assez variable, mais il m’a permis de me faire assez connaître pour permettre ensuite de faire mon trou dans le monde du Mac. Son contenu a aussi évolué avec le temps : d’un site pour les utilisateurs débutants, il est devenu une ressource technique axée sur le monde Mac professionnel. Il a en quelque sorte suivi mon parcours…

Bref, ce site m’a accompagné durant presque un tiers de ma vie. Et l’arrivée de mon livre quelques jours avant cet anniversaire est, je trouve, un assez joli cadeau… C’est aussi l’occasion de vous remercier, amis lecteurstrices, pour votre fidélité durant toutes ces années. Certes, je n’ai pas le site Mac le plus influent de la blogosphère Mac, mais je sais que les conseils, astuces, dossiers diffusés durant toutes ces années ont aidé plus d’un internaute. C’est, et cela restera toujours, ma première source de satisfaction.

Pour vous amuser, je vous propose de retrouver quelques archives des différentes versions du site, pour vous aider à voir le chemin parcouru… Certaines étaient originales, d’autres un vrai ratage graphique, mais elles ont toujours été faites avec et pour le Mac.

Commençons par la première version de Gete.Net… Vous ne verrez malheureusement pas de version de la Guill’Home Page, je n’en ai conservé aucune version (snif !). La première version était conçue autour d’un design assez simple. Vous pouvez la retrouver intégralement en cliquant ici. Elle a été mise en ligne fin août 1998. On y retrouvait déjà pas mal de rubriques que j’ai ensuite conservées d’année en année : humour, liens, et bien sûr les fameux dossiers qui ont fait la renommé du site. Le code HTML était particulièrement mauvais, Claris Home Page étant certes simple à apprivoiser, mais au détriment de la qualité du code. Cela dit, je ne trouve pas le look du site déplaisant avec le recul.

Gete.Net version iMacEn 1999, avec l’arrivée des iMac multicolores, j’ai eu envie de faire quelque chose de jamais vu ou presque : un site dont l’apparence change à la volée selon les envies de chacun. Ainsi est arrivé le site Gete.Net sauce iMac : en cliquant sur l’image d’iMac en haut de chaque page, on pouvait choisir d’afficher le site en vert, orange, rouge… C’était ma première incursion dans le monde des CSS, ce qui était encore assez rare à l’époque ! Je crois que j’avais alors déjà déserté Claris HomePage pour Golive, qui était déjà tombé dans l’escarcelle de Adobe (hélas). C’était en tout cas une version du site que j’ai bien aimé, la gestion des feuilles de style me facilitant en plus pas mal la vie. Mais il était encore statique, ce qui était parfois pénible. Pour voir cette version du site, passez par Archive.org.

C’est également en 1999 que j’ai lancé TIL Fr, la traduction en français de la Technical Info Library d’Apple (devenue ensuite Knowldege Base, et reprise en KbaseFR). L’idée était alors simple : une grosse partie des réponses aux questions que les gens postaient sur les forums de discussion ou m’envoyaient par mail avaient une réponse dans la base d’informations technique d’Apple. Mais ce qui bloquait, c’était surtout la langue anglaise, les articles n’étant pas traduits. Lorsque j’ai commencé à traduire la TIL, je me suis posé pas mal de questions, d’abord sur la légitimité à faire ce travail, à ce que ça apporterait… Finalement, avec le recul, c’était une excellente idée. Et je remercie Laurent Gerlinger, qui m’a rapidement apporté son aide et a monté une équipe de folie pour lancer la traduction en masse des articles ! Nous avons essayé de refaire la même chose avec la KBase Fr, mais avec beaucoup moins de succès hélas… N’est pas chef d’équipe qui veut !

En 2000, comme je trouvais qu’un seul site ne suffisait pas, je me suis lancé sur… un autre site ! Ce fut donc en janvier le lancement de Gete.Net’Book, le premier site Mac consacré aux portables Apple. Si ce site a eu pas mal de succès à son lancement, il a souffert de son manque de mises à jour. Gérer deux sites simultanément était trop compliqué, et j’aurais eu besoin d’une équipe pour m’occuper de celui-ci. Manque de chance : je n’aime pas laisser mes bébés aux autres, et d’autres se sont occupés de faire un autre site sur le sujet. À noter sur ce site la page des prototypes, avec des photos de produits Apple assez rares (merci Yann ;-) ). Surtout, elle a donné naissance à la liste PowerBook-Fr, devenue depuis mobile-mac-fr.

GeteNet 2001. Violet is not beautiful.Il y eu aussi des tentatives de refonte graphique complètement ratées. La pire est sûrement cette version violette et jaune d’un mauvais goût total… Mais comment ai-je pu laisser passer ça ? Y’a des matins, on a l’inspiration, d’autres, ben… on se plante. Cette version est donc à oublier, si possible…

Puis j’ai voulu faire un break, en 2001. Passer à autre chose, voir un petit peu ailleurs ce qui se faisait… Me consacrer à ma vie personnelle. Mais la passion est quelque chose qu’on aime communiquer, et celle du Mac me colle à la peau, et j’ai alors relancé Gete.Net, mais cette fois-ci avec l’aide du comparse Gilles Pouëssel, alias gP. Son style et le mien étaient parfois assez proches, et sa Base de connaissances solide constituait un ajout de poids à Gete.Net. Cela a également permis d’apporter un contenu un peu plus régulier. Lorsque j’ai remis Gete.Net en ligne, cela s’est fait avec une nouvelle maquette, évidemment. Pas forcément ma préférée, mais pas la plus moche non plus. C’est à ce moment que j’ai intégré le moteur b2 dans Gete.Net, le rendant plus simple à maintenir pour la partie actualité.

Gete.Net Façon 2004Et enfin, en août 2004 est arrivée la nouvelle nouvelle version de Gete.Net. Réalisée par divers copains, dont François Landreau et Taho!, il a été conçu autour du moteur Spip. Ce n’est pas d’ailleurs forcément la meilleure idée qu’on ait eue… Même si Spip est très puissant, son manque d’évolutions depuis quelques temps le rend plutôt rédhibitoire, et ses boucles à priori super simples à gérer ne l’étaient pas tant que ça… Et puis, l’interface d’administration fait toujours aussi mal aux yeux, voire plus. Enfin, le moteur de Spip n’était pas forcément adapté aux longs dossiers que nous affectionnions tant Gilles et moi… Du coup, ce site a vécu presque deux ans avant de passer à la trappe, victime de ma nouvelle petite entreprise. Vous pouvez consulter l’intégralité de cet ancien site par ici.

Voilà, c’est tout pour le tour des différentes versions de Gete.Net ! J’espère que vous aurez apprécié ce petit voyage dans le temps et le WWW et aurez apprécié son évolution.

Et en route pour dix nouvelles années !