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Apple Mail : quand il est impossible de déplacer un message d’une boite à une autre

Bug curieux chez un client ces derniers jours : suite à un crash ou à une fausse manipulation, plusieurs milliers de messages se sont déplacés dans des dossiers « Mail – éléments récupérés ». Près de 600 dossiers… Mais surtout, un gros souci, car à chaque tentative de déplacer certains messages dans un autre dossier, on tombe sur le message suivant : 

Le message « Blah blah » n’ pas pu être déplacé dans la boite « Truc ». Impossible de charger le corps du message pour LibM {“199990:34323:Wh*:2017-08-29 17:00:01 CET}”}.

Reconstruire la boite ne servait à rien, pas plus que d’exporter le dossier (la boite exportée pesait quelques Ko) ou de supprimer les messages (même erreur). Même chose également en supprimante les fichiers d’index de Mail. Mes quelques recherches sur le sujet n’ont pas donné grand chose, à part ce message d’un utilisateur sur les forums de discussion d’Apple expliquant qu’il est touché par le problème quand il est offline, par exemple dans un avion. Cela dit, c’était un début de piste intéressant. D’autant plus que certains messages se transféraient mais pas d’autres. Pourquoi donc ?

Après avoir regardé un peu dans la hiérarchie de Mail, j’ai trouvé une solution : certains messages qui posaient souci étaient indiqués dans le Finder comme étant de type .partial.emlx, alors que les autres étaient juste des fichiers .emlx. Et effectivement ces derniers se déplaçaient bien, mais pas les autres.

Et donc, en pratique : 

  1. Quittez Mail.
  2. Dans le Finder, ouvrez votre dossier Bibliothèque personnel (cliquez sur le menu Aller tout en enfonçant la touche Option pour afficher le menu Bibliothèque).
  3. Allez dans le dossier Mail/V4 (vous êtes donc dans ~/Library/Mail/V4). 
  4. Cherchez le compte ou se trouvent les messages qui posent problème. Pas forcément évident si vous avez beaucoup de comptes, car ils utilisent un UUID plutôt qu’un nom de compte… Dans ce cas, cherchez un dossier au nom bien particulier qui se trouverait sur ce compte (sinon créez un dossier « GG est le plus grand » et vous le retrouverez facilement, pensez juste à quitter Mail ensuite.
  5. Placez-vous dans le dossier où se trouvent les mails problématiques.
  6. Ouvrez le dossier qui s’y trouve (avec un numéro) puis le dossier Data.
  7. Dans les souss-dossiers qui s’y trouvent, vous découvrirez différents fichiers de mail, dont certains commencent par .partial.emlx : ce sont ces messages qui posent souci. En réalité ils sont bien complets (on peut les consulter sans problème) mais pour une raison inconnue Mail les a considérés comme incomplets.
  8. Supprimez donc « .partial » du nom de chaque message. Si vous disposez de centaines de dossiers, c’est le moment de mettre le nez dans Automator (Sylvain Gamel a écrit d’excellents bouquins sur le sujet ) !
  9. Relancez Mail.
  10. Déplacez vos messages à nouveau comme vous le souhaitez.

Dix astuces sur les fenêtres d’ouverture/enregistrement de fichiers d’OS X

Les fenêtres d’enregistrement et d’ouverture de fichiers, vous les voyez régulièrement sur votre Mac. Par défaut, elles apparaissent plutôt repliées, mais il faut cliquer sur la flèche à droite du menu pour en tirer la quintessence :

Fenetre Repliee

En effet, une fois dépliée, cette fenêtre regorge de petites astuces. Un vrai mini-Finder en fait !

Fenetre Depliee

  • Si vous enregistrez un fichier, cliquez sur le nom d’un fichier ou dossier dans la liste pour remplacer le nom du document en cours par celui sur lequel vous avez cliqué. Attention car si vous cliquez ensuite sur Enregistrer, vous risquez d’écraser le document déjà existant (au secours Time Machine !) ;
  • Pour retrouver le dossier actuellement affiché directement dans le Finder, enfoncez les touches Cmd +R ;
  • Vous pouvez également sélectionner un dossier (dans un dialogue d’enregistrement) ou un dossier ou fichier (dans un dialogue d’ouverture de document) et enfoncer Cmd + I pour afficher sa fenêtre d’informations.
  • Les fichiers et dossiers peuvent toujours être déplacés depuis la fenêtre vers le Finder.
  • Vous avez affiché la fenêtre d’ouverture ou d’enregistrement et vous voyez le dossier dans lequel vous souhaitez vous placer visible dans une fenêtre du Finder, en arrière-plan… N’hésitez pas ! Glissez dans la fenêtre le dossier ou fichier en cours, et la fenêtre va automatiquement se placer dans ce dossier (ou à l’emplacement du fichier). Si c’est une fenêtre d’ouverture , le fichier sera également automatiquement sélectionné.

Glisser Dossier

  • Vous pouvez sortir un fichier/dossier du dialogue, par exemple pour le poser sur le Bureau ou dans un autre dossier du Finder. MAIS, subtilité, vous pouvez AUSSI déplacer des fichiers ou dossiers dans la fenêtre. L’astuce consiste à enfoncer la touche Cmd tandis que vous déplacez le dossier/fichier dans la fenêtre. Sa zone de contenu passera en bleu pour signaler la modification.
  • Vous souhaitez renommer un dossier ou fichier ? Utilisez un clic droit > Renommer.
  • Tous les raccourcis-claviers affichés dans le menu Aller du Finder sont utilisables, à l’exception de AirDrop, Tous mes fichiers, ou Se connecter à un serveur.
  • Même si le bouton Nouveau dossier n’est pas affiché, vous avez toujours la possibilité d’utiliser Cmd + Maj + N pour créer un dossier.
  • Tous les raccourcis que vous avez ajouté dans la barre latérale sont également disponibles dans la zone d’ouverture/enregistrement. Personnalisez cette foutue barre, bon sang : vous augmenterez votre productivité de 100% en 2 jours. Bon, OK, peut-être pas, mais vraiment, ajoutez-y vos dossiers les plus courants. Vous me direz merci.
  • Et parce que J’ADORE les listes où on annonce « dix » mais en fait il y en a onze, parce que ça fait genre trop marrant : si vous faites défiler la barre latérale, vous verrez une partie Media, pour accéder rapidement au contenu Photo Booth, Photos, vidéos, ou votre musique stockée dans iTunes.Dialogue Enregistrement Medias

Voilà, c’est tout. Imprimez cette liste, apprenez-la par cœur, interro écrite dans trois semaines.

Un package pour supprimer Microsoft Office 2011 d’un Mac

Si vous décidez de migrer sous Microsoft Office 2016 ou avez décidé de vous débarrasser d’Office 2011 pour passer à un autre logiciel (ou le réinstaller proprement), vous n’avez peut-être pas envie de garder non plus toutes ses scories sur votre Mac. Alors hop, en cadeau, un tout petit package que vous pouvez déployer à la main ou via Apple Remote Desktop, FileWave, Casper ou l’outil de déploiement de votre choix.

Attention : le mpkg n’est pas signé (je ne sais pas pourquoi, il veut pas…). Donc pour le moment, il faut l’ouvrir avec Ctrl + clic > Ouvrir. C’est comme ça. Correction : le package est désormais proprement signé, donc plus besoin de faire de Ctrl + Clic, merci Laurent Pertois et Stéphane Sudre :)

Télécharger Uninstall Office 2011.pkg (19Ko)

El Capitan arrive ! Êtes-vous prêt ?

Et voilà, c’est le moment de l’année que nous attendons tous… Une nouvelle version majeure d’OS X débarque. La douzième. Et comme pour toutes les mises à jour, se pose la question : dois-je installer cette mise à jour ?

ElCapitan

Et comme d’habitude, la réponse n’est jamais totalement tranchée.

Si vous utilisez OS X dans un contexte professionnel, avec des logiciels très spécifiques, la réponse est définitivement non. Avec une mise à jour majeure viennent également des incompatibilités, surtout avec les logiciels professionnels (vidéo et audio) utilisant des cartes spécifiques. Dans ce cas, évitez comme la peste la mise à jour, et attendez des jours meilleurs.

Pour les autres… Si vous avez des logiciels auxquels vous tenez vraiment, assurez-vous qu’il sont bien mis à jour pour fonctionner sur El Capitan au préalable. Et surtout, méfiez-vous de cette nouvelle fonction de protection de l’intégrité du système (System Integrity Protection, ou SIP), qui pose parfois souci à certains développeurs. Une nouvelle forme de protection qui rend l’installation de potentiels malwares plus compliquée, mais qui a aussi comme défaut de limiter certaines interactions possibles auparavant pour créer des « hacks » logiciels du système. Des outils comme Bartender ou Default Folder demanderont éventuellement de s’installer en désactivant temporairement SIP. C’est un peu pénible, mais c’est mieux qu’un blocage complet de ces logiciels. Bref… Faites le tour de vos outils favoris, et mettez-les à jour si nécessaire.

Mais globalement, pour une fois, je suis très, très optimiste. La version Golden Master (la fameuse GM) de El Capitan est particulièrement solide, et la version finale devrait être très très très proche de cette GM (on passerait d’une version 15A282b à 15A282c, donc quasiment aucun changement d’importance). La mise à jour se déploie plutôt rapidement (compter 20 à 40 minutes, maximum une heure), et je n’ai pas vu de bug vraiment majeur sur mes différentes machines. On est très loin de la cata qu’était Yosemite à son lancement… Avec les performances en hausse, et la compatibilité avec des Mac vieux de 8 ans (!), on peut vraiment affirmer que El Capitan est une des meilleures mises à jour d’OS X depuis quelques temps.

Mais dans tous les cas, et comme je le répétais encore sur iWeek hier : SAUVEGARDEZ ! Ne vous lancez pas dans une mise à jour majeure d’OS sans un filet de sécurité. Time Machine, Carbon Copy Cloner, SuperDuper!, Crashplan et bien d’autres sont vos meilleurs alliés ici.

Et évidemment, si vous voulez procéder à une installation propre du système, ou si vous devez installer plusieurs copies d’OS X à la maison ou au travail, je ne peux que vous inviter à télécharger la nouvelle version de DiskMaker X, qui devrait être disponible quelques minutes/heures après la disponibilité réelle d’OS X 10.11 :-)

En tout cas, bravo aux équipes d’Apple qui ont du bosser comme des dingues pour ce joli résultat, et qui vont encore devoir continuer à bosser, la 10.11.1 est déjà dans les bacs pour les développeurs… :-)

iTunes et iOS : quand la synchronisation locale ne marche plus

Cas d’école ces jours-ci sur les problèmes récurrents de synchronisation dont souffrent iOS et iTunes depuis quelques temps déjà, problèmes sur lesquels Kirk Mc Elhearn (que vous avez bien évidemment découvert par 3 Hommes et un podcast) s’est par exemple longuement épanché depuis quelques temps déjà (page en anglais). Et même si chaque mise à jour d’iTunes apporte un mieux théorique, c’est encore loin d’être gagné.

Exemple hier avec la synchronisation locale d’événements du calendrier et de contacts entre iTunes 12 et un iPhone sous OS 8 chez un client. Impossible d’assurer une synchro correcte : ça mouline, ça mouline… et puis, rien. Pas de message d’erreur, rien. On supprime tous les contacts locaux, et… rien à faire, ça ne passe pas. Pire encore, après avoir par exemple supprimé un groupe dans Contacts, si on retourne dans iTunes, le groupe n’est pas supprimé, même après redémarrage !

Je me suis pas mal pris la tête pour essayer de trouver une solution, et… j’ai trouvé. En fait, les informations de synchro sont également stockée dans un fichier appelé Local, situé dans ~/Bibliothèque/Application Support/SyncServices. Il s’agit en réalité d’un bundle (on peut accéder à son contenu via un clic droit > Afficher le contenu du paquet. Chez mon client, il pesait plus d’un giga-octets ! J’ai donc sauvegardé le fichier, puis je l’ai supprimé.

Le fichier Local

J’ai relancé iTunes, et là, miracle, plus de dossier fantôme, et la synchronisation fonctionne de façon impeccable… Ouf !

Donc, en cas de souci de synchro locale, surveillez vraiment ce fichier…

Rendre l’historique des liens Google ou t.co dans Safari à nouveau lisible

Depuis quelques temps, je me prends bien la tête avec l’historique de Safari. Explication : quand je fais une recherche sur Google, j’ai tendance à cliquer sur chaque lien de la premièr page de résultats avec la touche Commande enfoncée afin d’ouvrir les liens dans des onglets. Rien d’extraordinaire, à priori, sauf que l’historique de Safari devient alors inutilisable :

Historique Google Safari

 

Tout ça parce que Google rajoute du code Javascript à la noix pour traquer un peu plus votre activité, groumpf. Heureusement, il existe une solution : l’extension GDirectLinks pour Safari corrige le problème en désactivant le code Javascript problématique, pour avoir à nouveau un bel historique tout propre. Ouf ! Le site de Canisbos Software est plein d’extensions sympathiques pour Safari, allez donc y jeter un coup d’œil. Petit rappel pratique : les extensions de navigateur se dégustent une par une. N’installez pas 50 extensions d’un coup : installez-en une, testez un jour ou deux, puis une autre, etc. Vous ne voudriez pas rendre votre beau navigateur tout instable, si ?

Ah, et dans le même ordre d’idée, si les liens en t.co (utilisés par Twitter pour raccourcir les URLs) vous font le même gag, y’a Detox qui est très bien.

Astuce : activer Exposé à partir du Sélecteur d’applications

Une petite astuce qui vaut ce qu’elle vaut, et qui fonctionne depuis (au moins) Lion : lorsque vous utilisez le Sélecteur d’applications à l’aide du raccourci Cmd + Tab (ou Cmd + Shift + Tab), vous pouvez activer le mode Exposé pour l’application sélectionnée en enfonçant la touche Flèche haut ou Flèche bas du clavier, et ainsi afficher toutes ses fenêtres en mode Exposé.

Selecteur Apps

Lion Server 10.7.4 : corriger un refus des connexions AFP

Problème étonnant chez un de mes clients : après le passage de la version 10.7.3 à la 10.7.4, plus possible pour certains postes de se connecter en AFP ! Lors de la tentative de connexion, qu’on utilise le dialogue de connexion (Cmd + K) ou qu’on clique sur la barre latérale puis sur Connexion, une fenêtre s’ouvre quelque secondes, et… c’es tout. Pas de fenêtre d’authentification. Le message suivant apparaît alors dans system.log : 

Jun 5 21:34:41 iMac-1 com.apple.launchd.peruser.503[111] (com.apple.netauth.useragent[256]): Job appears to have crashed: Segmentation fault

Plus étonnant encore : le même poste client arrive à se connecter à un serveur AFP à l’extérieur du réseau sans souci. Et les postes clients hors du réseau se connectent au serveur sans problème également !

Après beaucoup (beaucoup) de recherche et un peu de déduction, j’ai découvert que dans les réglages du service AFP, la ligne kerberosPrincipal affichait via la commande

sudo serveradmin settings afp

affichait parmi tous ces résultats cette ligne :

afp:kerberosPrincipal = "afpserver"

Ah ! Bizarre, car normalement elle devrait indiquer le principal du service AFP au sein de Kerberos. Ce principal devait être de la forme :

 afpserver/server.example.com@SERVER.EXAMPLE.COM

 

Qu’à cela ne tienne ! Stoppons AFP, modifions le principal puis relançons AFP : 

% sudo serveradmin afp stop
% sudo serveradmin settings afp:kerberosPrincipal = afpserver/server.example.com@SERVER.EXAMPLE.COM
% sudo serveradmin afp start

Remplacez évidemment server.example.com par le nom DNS de votre serveur et SERVER.EXAMPLE.COM par le nom du domaine Kerberos de votre domaine maitre Open Directory.

Après modification, le service est de nouveau accessible. Ouf !

Télécharger à nouveau dans l’App Store : enfin facile !

Une petite nouveauté pas désagréable vient de faire son apparition dans l’App Store, il semble depuis Mac OS X 10.7.4. Correction : cela semble être une modification du côté des serveurs de l’App Store, puisque après vérification, cela est également vrai en 10.7.3. En effet, pouvoir télécharger un logiciel déjà installé était une sinécure, en particulier le logiciel d’installation de Lion. Il était alors conseillé d’enfoncer la touche Option avant de cliquer sur le bouton Installer dans la liste d’applications… et ceci était sensé faire apparaître une option Télécharger sur la page de l’application. Mais ce fonctionnement était assez aléatoire…

Il semble qu’Apple a décidé de faciliter le processus, puisque le bouton Télécharger du logiciel d’installation de Lion dans l’App store reste toujours affiché désormais… même si vous utilisez déjà Lion.

Lion Telecharge

Notez d’ailleurs que si vous avez une version plus ancienne de l’application Installation Mac OS X Lion, celle-ci sera automatiquement mise à jour si vous cliquez sur Télécharger, quelque soit son emplacement sur le disque dur.

Merci m’sieur Apple !

Quelle télécommande pour donner une présentation ?

Il y quelques jours sur Twitter, Audrey Couleau m’a signalé un tweet de Compétences Mac, le site ayant publié un article intitulé : UN POINTEUR LASER POUR RÉUSSIR VOS PRÉSENTIONS À COUP SÛR.

Manque de bol, contrairement à ce que pensait Audrey, c’est sûrement une des pires télécommandes qui soient. En présentation, la télécommande la plus simple restera toujours la meilleure, parce que lorsqu’on a le stress de devoir assurer devant 500 personnes pas forcément acquises à votre cause, il faut éviter au maximum que la technique soit contre vous.

Par conséquent, une télécommande doit répondre à mon avis pas si humble du tout à des critères bien précis. Entre autres, elle doit :

  • bien tenir dans une main. S’il vous faut deux mains pour l’utiliser, il y a une erreur d’ergonomie quelque part. Si c’est une brique, pas la peine d’y penser. Idéalement, le public ne voit même pas que vous avez une télécommande dans la main. Rendez la technologie invisible : cela participera à la magie de la présentation.
  • être utilisable sans même avoir besoin de la regarder. Du coup, exit les télécommandes avec des tonnes de boutons. La télécommande idéale ne devrait avoir que trois boutons au maximum : diapo suivante, diapo précédente1 et passer la présentation en mode écran noir.
  • être utilisable même si l’ordinateur n’est pas visible. Exit donc les télécommandes infrarouge, et bonjour les télécommandes à onde radio ou Bluetooth.
  • fonctionnelle en quelques secondes. Si vous présentez régulièrement, vous savez sûrement qu’il arrive parfois qu’on ait très peu de temps pour se préparer avant une conférence lorsque celles-ci s’enchaînent. Or, s’il vous faut du temps pour connecter votre télécommande à un réseau Wi-Fi ou configurer votre ordinateur en borne Wi-Fi, connecter votre iPhone, lancer l’application Keynote Remote2, s’assurer que tout fonctionne bien… Vous risquez de perdre trop de temps. Qui plus est, si vous vous connectez à un réseau Wi-Fi tierce partie, vous risquez de dépendre d’un matériel qui pourrait s’avérer défaillir durant la présentation. Autant limiter les risques. Personnellement, les quelques fois où j’ai du utiliser mon iPhone comme télécommande, je m’en suis mordu les doigts.
  • Ne pas intégrer de pointeur laser.
Tiens, parlons-en du pointeur laser : lorsque j’en vois un utilisé par un présentateur, j’ai envie de lui saisir sa télécommande et lui enfoncer le laser dans l’œil. Outre le risque d’aveugler son assistance par un geste maladroit, j’ai tendance à penser que si on doit pointer quelque chose avec un laser, c’est qu’il y a un souci dans la conception de la diapositive. En plus, si les gens passent leur temps à essayer d’éviter le laser que vous allez leur pointer dans les yeux, ils vont cligner des yeux. Et vous connaissez le risque.
 
 

Dontblink

 
 
Si dans le cheminement de votre présentation, vous pensez « Ah tiens, il faudrait que je pointe ça avec ma télécommande », brûlez la diapositive, et refaites-la. Imaginez par exemple que votre télécommande tombe en panne pile poil durant votre présentation… Hop, plus de laser, et d’un seul coup, de grosses difficultés à continuer le cheminement de la présentation. Pas bon. Le public ne vient pas voir un point sur un écran : il vient vous voir, vous.
Enfin, les pointeurs laser sont interdits dans les avions. Si vous voyagez beaucoup, ça risque d’être une plaie.
 
Alors, quelle est la télécommande idéale pour moi ? Et bien, la voici, ta-daaaaaaaaaaaaam !
Keynote si600 Remote
 
Le modèle que j’utilise – cadeau de mon épouse – est la 33374, qui intègre un laser, mais ce modèle sans laser vendu par Amazon devrait tout aussi bien s’y substituer. Avantages de cette télécommande : 
  • Elle fonctionne par onde radio avec une excellente portée ;
  • Le module USB se loge dans la télécommande quand il n’est pas utilisé (même s’il est un peu gros et donc dépasse pas mal de l’ordinateur) et coupe le laser, donc les piles ne s’épuiseront pas inutilement dans votre sac ;
  • Elle fonctionne en mode Plug’n’Play total : vous la branchez, et vous pouvez l’utiliser sans configuration aucune avec Keynote ou PowerPoint ;
  • Elle épouse bien la forme de la main, avec une texture agréable ;
  • Elle n’est pas trop grosse ni trop petite ;
  • Elle est manipulable uniquement avec le pouce, avec des boutons assez gros et assez espacés pour qu’on ne s’y trompe pas ;
  • Elle fonctionne avec 2 piles bâton AAA. Pas forcément plus mal que des batteries rechargeables : en cas de doute horrible, vous n’aurez pas à chercher un câble idiot qu’on n’a jamais sous la main mais juste à réinsérer des piles neuves3.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire pour rendre vos présentations… magiques !

  1. Et encore, certains diront que c’est un bouton de trop. Ne soyons pas trop extrême quand même.
  2. Si vous utilisez Keynote, mais évidemment que vous utilisez Keynote hein ?
  3. Dont vous emporterez évidemment un jeu dans votre sac par pure sécurité.