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La VOD nous fait aimer le piratage

Un article bien acide du toujours excellent Pierre Dandumont, qui narre les navrantes protections utilisées pour le téléchargement *légal* du film Veronica Mars.

Le problème, c’est que les systèmes de VOD sont de plus en plus insupportables, et que ça ne s’arrange vraiment pas. Souvenez-vous de mes déboires avec Inception… Alors quand les utilisateurs avancés comme Pierre ou moi pètent un plomb, imaginez ce que ça doit être pour le grand public…

 

 

 

Michael Bay explose… sur scène

C’est l’histoire d’un fail incroyable.

Michael Bay, célèbre réalisateur de son état, connu entre autres pour ses films gavés d’explosion et le surtout très cher à mon cœur Transformers, a été invité par Samsung lors du CES pour participer à la présentation des  les nouveaux écrans incurvés de la marque. Sur scène, il commence à lire son prompteur, devant la foule qui attend ses commentaires dithyrambiques sur cette nouvelle technologie.

La scène est visible ici :

Je bosse pas mal dans le domaine de la présentation, et je me demande comment on peut arriver à un échec pareil. Et finalement, c’est assez facile à analyser.

1) Il n’y avait pas assez de préparation.

La préparation d’une présentation en public ne s’improvise absolument pas. Tout est calculé, minuté. Les keynotes de Steve Jobs semblaient avoir une fluidité naturelle qui n’avait justement rien de naturel : c’était surtout le travail d’une équipe durant plusieurs semaines. Quand on parle avec des employés d’Apple qui ont travaillé de près ou de loin avec Jobs sur le sujet de ses présentations, il ressort énormément de préparation (relire par exemple cet article de Mike Evangelist sur le lancement d’iDVD) et une maitrise de l’ensemble du processus.

Samsung n’a pas fait son boulot pour que tout se passe bien. Bay aurait du être briefé plus en amont, être capable de parler sans avoir besoin du prompteur. Que ce dernier ne remplace pas son discours, mais soit vraiment là pour l’aider à avancer dans son discours. Et l’aider à gérer le stress que pouvait poser une panne matérielle.

2) Bay n’y croyait pas plus que ça.

Le souci avec cette démo, c’est que si Bay y croyait vraiment, si il avait vraiment, vraiment cru au produit, il aurait pu, il aurait du trouver quelque chose à dire ou à faire. Quelque chose qui aurait pu permettre de laisser passer l’orage, plutôt que de s’arrêter en plein vol. « Désolé, mais il y a un petit problème technique, cependant, j’aimerais vous dire que durant les quelques heures où j’ai pu utiliser cet écran, j’ai été impressionné par la façon dont il améliorait l’immersion dans l’image », etc. Plutôt que de quitter la scène de façon assez précipitée (et piteuse).

Y avait-il une façon de limiter les dégâts ? 

Les pannes techniques durant une présentation peuvent arriver n’importe quand. Il existe plusieurs façons de gérer ce genre de troubles. L’une de ces méthodes consiste déjà à dupliquer le matériel, le mettre en redondance pour s’assurer qu’en cas de panne, le système puisse continuer de fonctionner. Cependant, je pense que cela avait du être fait, et il semble que la défaillance vint plutôt du prompteur. Pour autant, ce genre de situations ne devrait pas déstabiliser.

Lors des formations dites Train the trainer (formation de formateurs) chez Apple, on avait à donner une leçon sans projecteur. Pas de diapo, juste nos connaissances à diffuser. Exercice très difficile 1 mais à mon humble avis quasiment indispensable.

Il faut également apprendre à gérer le stress lorsqu’un imprévu arrive. Ça s’apprend aussi. On peut détourner l’attention sur autre chose. Un cas pratique : la télécommande de votre projecteur tombe en rade alors que vous présentez le produit révolutionnaire qui va assurer un futur confortable à votre entreprise. Que faire ? Un élément de réponse ici.

Enfin, si on n’a pas envie de mentir, ou si on ne se sent vraiment pas prêt… on n’est pas obligé d’aller vendre sa réputation à Samsung, Apple ou un autre. Probablement que Bay n’a pas besoin de ça pour vivre…

  1. Je me suis fait par exemple avoir à passer quinze minutes d’un cours de 30 minutes sur un sujet trivial, alors que je pensais réellement en avoir passé 5. Très étonnant, surtout quand on est filmé et qu’on revoit la vidéo.

Critique : Iron Man 3

Iron man 3 - poster

Après un premier épisode enthousiasmant et un deuxième très décevant car beaucoup trop sérieux pour être honnête, voici qu’Iron Man revient sur nos écrans pour un troisième épisode. Alors, daube ou pas daube ?

Ben franchement : super pas daube. En réalité, j’ai même vraiment beaucoup aimé cet épisode. Alors attention, cependant : je rappelle que je suis super bon public, et que quand je vais au ciné, c’est essentiellement pour en prendre plein les mirettes et les oreilles. Si en plus, le spectacle est fun, c’est gagné pour moi. Et en l’occurrence, Iron Man 3 est très fun. Autant le précédent opus était raté car se prenant beaucoup trop au sérieux, autant celui-ci est vraiment drôle. On retrouve un Tony Stark mordant, cynique, toujours plus intéressé par son propre sort, mais également fragilisé par les épreuves rencontrés lors de Avengers, et que son arrogance va meurtrir avant de le faire repartir toujours plus haut.

Les scènes d’action sont impressionnantes et passionnantes dans l’ensemble, avec un final plus que sympathique, les effets spéciaux sont superbes, mais surtout, encore une fois, l’humour est de retour, Robert Downey Jr nous offre un Stark toujours plus mordant. Alors certes, on peut hurler sur le traitement accordé au Mandarin (encore que je l’ai trouvé plutôt… intéressant), ou s’interroger sur certaines incohérences du film, mais Shane Black s’en sort plus que bien et mérite nos remerciements pour avoir remis Iron Man sur les rails. J’ai aimé, et ça fait bien plaisir.

3 hommes et un podcast : épisode zéro en ligne !

Il y a quelques semaines, avec mes copains Mourad et Laurent, nous nous sommes dits qu’ils serait peut-être rigolo de débattre en mode podcast des trucs qui nous plaisent (ou ne nous plaisent pas, tant qu’à faire).

Hop, après un enregistrement en mode rock’n’roll la semaine passée, le premier épisode (numéroté zéro) de ce nouveau podcast est enfin en ligne ! Il s’appelle 3 hommes et un podcast, et est disponible sur le site http://www.3hommeset1podcast.fr. Vous pouvez suivre le compte Twitter pour suivre notre actualité et nous poser vos questions, commenter (en bien ou en mal)… N’hésitez pas à nous dire si ça vous a plu, ça nous motivera pour les prochains épisodes :-)

PS : oui, je sais, je parle trop vite. Toujours.

Les meilleurs génériques de James Bond

Classement totalement personnel et subjectif de mes génériques préférés de James Bond, par ordre de préférence :

  1. Au service secret de sa Majesté
  2. Au service secret de sa Majesté
  3. Au service secret de sa Majesté
  4. Au service secret de sa Majesté
  5. Au service secret de sa Majesté

(Non, il n’y a pas d’erreur.)

Skyfall (ATTENTION : SPOILERS)

SkyfallÇa fait longtemps que je n’ai pas fait de critique de film sur ce blog (je trouve plus sympa la plupart du temps d’aller poser mes commentaires sur l’excellent Voir et manger, de Nicolas Furno, qui a lui aussi publié sa critique ). Mais Skyfall le mérite, autant pour ses qualités que pour ses défauts.

James Bond revient donc, pour ses 50 ans, toujours impeccablement joué par Daniel Craig. Une mission foireuse en Turquie, un Bond abattu par erreur et donné pour mort, et le MI6 attaqué de l’intérieur. Une bonne mise en bouche, pour un film qui atteint presque les 2h30. Je ne vais pas ré-expliquer le scénario, cependant : je vais juste essayer de développer certains points que j’ai trouvés étonnants, certains parti-pris, et certaines idées qui m’ont gênés.

[spoiler effect= »slide »]C’est un bon Bond (hinhin), mais ce n’est pas le *meilleur* Bond. À mon goût, Casino Royalereste supérieur, malgré tout ce que Skyfall apporte.Les excellents côtés : action menée à tambour battant, assez réaliste, beaucoup plus fun que le précédent (c’était pas difficile cela dit), quelques séquences vraiment bien. Avoir ressuscité l’Aston Martin DB 5, c’était top (encore que… cf plus loin).

Maintenant, mes regrets :

– L’histoire n’est pas mauvaise en soi, mais elle n’a pas non plus les implications habituelles attendues dans un James Bond. Ce n’est pas un méchant qui veut contrôler une source d’énergie, une arme ultime, ou autre… c’est juste un méchant qui veut se venger. Bon bon bon. Mais ce scénario relativement faible est surtout une occasion pour revenir sur le passé de Bond, son histoire, sa jeunesse, et c’est ce qui le rend intéressant. On revient sur cette jeunesse douloureuse, le fait que Bond soit orphelin (point soulevé très justement à propos par Vesper Lynd dans Casino Royale) jouant ici un rôle prépondérant. C’est cette introspection continue de Bond qui constitue l’un des points les plus intéressants de ce film, avec évidemment sa relation toujours compliquée avec M (on en reparle plus loin). Notons quand même que l’intrique de la vengeance a déjà été exploitée dans Le monde ne suffit pas, avec en particulier un plan alambiqué pour un bad guy (façon de parler) qui cherche finalement juste à se venger du MI6 et tout particulièrement de M.

– Le méchant n’est pas beau, et assez étonnamment, il ressemble beaucoup à Requin lorsqu’il décide de retirer son dentier. J’ai pourtant de la difficulté à le trouver particulièrement génial ou intéressant. Après tout, son but ultime, c’est juste de se venger de M, qui l’avait lâchée. Ex-agent secret, il fait preuve d’une finesse toute relative… Mais il est vrai qu’il est bien joué. De là à dire qu’il vole la vedette à Bond… pas évident. Je serai en tout cas moins dythirambique que l’ami Furno. Le méchant est très méchant, mais je trouve qu’il manque d’enjeux. OK il veut se venger, et c’est ce qu’il fait… Mais… je sais pas, il manque un peu le côté mégalomane à mon goût. Pas dramatique, mais je ne trouve pas quand même qu’il vole la vedette à Bond Mais bon, après Mathieu Amalric (peu crédible dans le décevant Quantum of Solace), faut dire que n’importe quel méchant pouvait sembler avoir de la personnalité…

– M, justement…Le personnage de M est emblématique des James Bond. Son supérieur hiérarchique direct a toujours eu une histoire compliquée avec cet agent, mais jusqu’à Goldeneye, il restait un personnage peu en relation directe avec l’histoire. Il se contentait de lui donner son ordre de mission, de lui taper de temps en temps sur les doigts, avec quelques exceptions notoires (en particulier lorsqu’il retire son permis de tuer à Bond dans Licence to Kill). Le truc, c’est que… *J’adore* Judi Dench. L’avoir engagée dans le rôle de M est sûrement l’idée la plus géniale de Bond depuis des dizaines d’années. Sa froideur collait totalement au personnage de M, en y rajoutant une poigne de fer que les anciens M n’avaient pas forcément. Son personnage a pris de l’ampleur de façon considérable, et elle n’a jamais hésité à tenter de mettre son agent au pas, tout en conservant une certaine affection pour lui. La fin de Skyfall me rend du coup tout triste, parce que… ben voilà, quoi. D’un autre côté, elle était un des seuls points qui continuaient d’ancrer la série dans son passé (après tout, elle est le seul élément majeur de la série qui n’a pas changé entre Die Another Day et Casino Royale).

–  C’est donc plus ou moins officiel : les gadgets ne sont plus vraiment à l’ordre du jour ! Le nouveau Q l’annonce clairement : « Les pistolets qui explosent, on ne fait plus tellement ça de nos jours ». Du coup, plus rien ne distingue vraiment Bond de Jason Bourne, et ça c’est un peu dommage.  Certes, il y a deux petits gadgets, mais rien de dingue. J’aimerais retrouver la folie réjouissante de certains Bond (dans le genre, j’avais adoré le passage où Bond pilote à l’arrière de sa BMW dans Demain ne meurt jamais). L’Aston Martin DB5 mythique de Goldfinger fait son retour, mais elle pose cependant un problème de cohérence : elle fait référence au passé, mais un passé qui ne devrait pas exister dans un épisode de James Bond qui est un reboot assumé… Du coup c’est un peu bancal. Autre point bizarre : Q est un gamin, qui à mon goût a du mal à soutenir la comparaison avec l’excellentissime John Cleese, qui tenait le rôle de R (remplaçant de Q) dans Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour. Pourquoi ne pas l’avoir donc nommé S ? À moins qu’on considère vraiment que dans le cadre du reboot, on oublie que R ait existé…

– Skyfall se termine sur une note pas vraiment positive, même si toute la série a finalement été rebootée, avec un retour aux grands classiques : M à son bureau, Moneypenny à son poste également… Comme le disait Marine, manque plus que le chapeau au porte-manteau :-) Malgré tout, il y a un personnage majeur de la série depuis quelques années qui a disparu, et Bond a finalement quelque peu raté sa mission.

– Il est en revanche intéressant de noter que Skyfall, contrairement à la plupart des titres « Noms de code » de la série (Goldeneye, Moonraker) n’est pas référence à une mission de l’agent, mais bel et bien au passé de Bond, hors mission. Cela marque bien que cet épisode n’est pas axé sur le héros ou son adversaire, mais sur son passé. L’attaque de Skyfall est d’ailleurs plutôt bien menée et très satisfaisante (à part le manque de combat final avec ze big baddie).

Malgré ces critiques, Skyfall reste un très bon épisode, plein d’ambition qui relance bien l’intérêt pour la série après le ratage Quantum of Solace. Un bon 17/20 pour moi. Allez le voir !

[/spoiler]

Critique ciné : Thor

Attention : cette critique n’a pas pour d’autre but que de permettre  quelques jeux de mots foireux. Vous aurez été prévenus. Ah, et il y a aussi des SPOILERS.

Thor est un film que j’attendais peu. D’abord, parce que ce n’était pas un super-héros que je trouvais parmi les plus intéressants de la galaxie Marvel, ensuite parce que les premières bandes-annonces ou photos ne donnaient pas spécialement envie, et je me disais donc : « Mjolnir’ait peut-être pas le voir ce film-là ». Pourtant, j’avais quand même envie de le voir, puisqu’il s’agit d’une nouvelle étape avant l’arrivée du très attendu Avengers prévu pour 2012. Donc, direction le ciné vendredi soir.

Et dans l’ensemble, j’ai été assez agréablement surpris. Asgard’ très bien ce film.

Certes, le scénario est assez simple : Thor, fils d’Odin prétentieux et bagarreur, est banni du royaume d’Asgard et renvoyé sur Terre par son papounet après avoir fait une grooooooooosse bêtise qui est en fait indirectement causée par Loki, son frangin. Lequel Loki met en place un plan machiavélique pour récupérer le trône, profitant du fait que Thor est bloqué sur Terre. Heureusement, Thor est récupéré par la reine Amidala… euh, une archéologiste et ses collègues, et devra essayer de retrouver ses pouvoirs en récupérant son marteau, Mjolnir donc, coincé dans le Bricorama local sous la garde du SHIELD, retourner à Asgard pour réparer le lifting de Loki (très bien joué par Gad El Maleh (quoi non c’est pas lui ? )) et éventuellement revenir sur Terre bosser à la Poste [1]., parce que quand même, Nathalie Portman elle est quand même loin d’être moche et Thor nade yeux que pour elle. Et c’est ainsi, d’ailleurs, que se termina Thor.

(Bon, mon résumé est un peu Thor-du, je l’avoue.)

Tout ça pour dire que j’ai bien aimé Thor. Le personnage est plutôt bien joué par Chris Hemsworth, qui gagne en humanité au fur et à mesure du film, les motivations de Loki sont un chouïa plus complexe qu’on aurait pu croire, l’humour est bien présent et plutôt bien trouvé dans l’ensemble, et le temps ne s’écoule pas trop lentement. Du côté des défauts, on pourrait citer des scènes d’actions trop rares et manquant quelque peu d’enjeu et floutées par cette PUTAIN D 3D QUI NE SERT À RIEN. Le combat contre le Destructeur est en particulier un peu raté à mon goût : il s’agit normalement d’un des personnages les plus puissants de  l’univers Marvel, et il est détruit en moins de 2 minutes par Thor ? Quelle fainéantise. Il faut dire que situer l’action dans un désert, ça limite les interactions avec les décors, du coup, Thor n’aura pas trop l’occasion de montrer son iiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnncroyable potentiel. Dommage, car quand il y va vraiment fort, Thor tue, et il n’y a finalement que peu de films de super-héros que Thor pille.

Sur ce, et pour ne pas entamer le peu de crédibilité qu’il me reste, j’arrête les critiques ciné. Jusqu’à Captain America, évidemment.

  1. On oublie souvent que sur Asgard, Thor est facteur.

Les joies du téléchargement légal…

Parfois, on se dit que l’industrie audiovisuelle mérite ce qui lui arrive. Elle mérite le piratage, et elle mériterait qu’on lui mette des coups de pieds dans le derrière.

Explications.

J’ai commandé et reçu récemment l’édition Ultimate Combo Blu-Ray + DVD + Copie digitale de l’exceeeeeellent film Inception. Pas de souci : le coffret arrive le jour annoncé, je regarde le film sur la PS3, tout va bien, c’est formidable. Mais puisque Warner propose une copie digitale (qu’on utilise donc avec les doigts, plutôt qu’une copie numérique…) du film, je me décide donc à la télécharger. Un petit papier fournit donc un code à taper sur le site www.warnerathome.com. Il explique qu’il faut cliquer sur la bannière du site affichant cette promotion  (pourquoi diable ne pas proposer directement une URL du type warnerathome.com/inception ?) puis taper le code pour ensuite télécharger le film, en version WMV pour PC ou DivX pour Mac.

J’avais alors rêvé que je pouvais lire le film en trois clics sur mon ordinateur… Mais comme pour Inception, la réalité semble si compliquée qu’on se demande si on n’est pas encore en train de rêver.

Car une fois qu’on est sur le superbe (ahem) site warnerathome.com, on cherche la fameuse bannière, qui n’existe donc pas. Mon instinct me pousse à aller voir sur le site http://www.warnervideolive.com/, site de téléchargement légal de l’offre de Warner, où je devrais trouver la bannière… Ah non, toujours pas. Alors tapons le nom du film dans le moteur de recherche… Il ne s’affiche pas !?! Ah,alors cliquons sur un des liens qui parle d’Inception, quand même. Ouf ! Je peux taper un Bonuscode, je me dis que c’est sûrement de ça qu’on parle sur le petit papier fourni avec le film (le terme Bonuscode n’y étant jamais référencé).

Tapons donc le bonuscode à l’endroit indiqué. Oh, je peux choisir de télécharger le film ! Oh, mais… seulement en version WMV ! J’arrête donc pour ce soir… Je retente l’expérience trois jours plus tard, et miracle, la version DivX est également disponible. J’ajoute au panier, je vais pour m’enregistrer, et je regarde, et hop, le panier est vide ! GRAAAAAAAAAAH !!! Et impossible de retaper le Bonuscode, qui est déclaré invalide, sauf à virer les cookies…

Après avoir écrit au support de Warner, je reçois un e-mail le lendemain :

Bonjour,
C’est avec la plus grande attention que nous avons pris connaissance de votre demande.
Après vérification, il se trouve que votre BONUSCODE est parfaitement valide.
Afin de bénéficier pleinement de cette offre merci de vérifier les points suivant :
1- Rendez vous sur www.warnervideolive.com et identifiez vous sur votre compte.
2- Cliquez sur Mon panier:
Si un article est présent avec un mode de paiement BONUSCODE, vous pouvez valider la commande.
Si aucun article n’est présent, entrez votre BONUSCODE a l’emplacement indiqué a gauche et suivez les indications affichées a l’écran.

Évidemment, la manipulation indiquée ne marche pas. Que ça soit avec Safari, Firefox, Chrome… Ah mais au fait, je n’ai pas tenté avec Internet Explorer ? Parallels, à la rescousse !

Et…

Bien évidemment, sous IE, ça MARCHE. Grrrrrrrrrr.

Téléchargement du film lancé… Ah non ! On obtient juste un petit fichier Inception.tix, à garder de côté. Installons plutôt le Divx Player nouvelle génération. Un lecteur à l’interface transparente même si ça ne vous plait pas, aux boutons de fenêtres originaux (comprenez : moches et non standard), et il faudra enregistrer votre lecteur DivX auprès de Warner pour pouvoir lire votre film. Car, oui, vous ne pourrez le lire que sur UN seul appareil. Oubliez votre iPhone, votre iPad, ça sera sur votre Mac, point barre. Je double-clique sur le fameux fichier .tix, ce qui lance le téléchargement… qui se bloque à mon insu au bout de 30%. Pas possible de continuer, il faut relancer l’application, 3 fois pour arriver à la fin de la journée à obtenir tout le film. Merveilleux non ?

Enfin, on lance la lecture : la qualité est bof, le film est sensé peser 1 Go selon l’application DivX, en réalité 1,69 Go selon le Finder (mais seulement 300 Mo selon la police), et, surtout, joie et bonheur, vous ne pourrez pas le regarder sans connexion Internet ! Et oui, dans un grand élan de stupidité, le lecteur DivX doit être capable de décider au moment de la lecture si vous pouvez lire le film ou non ! Si vous comptiez lancer la lecture de votre film préféré au milieu du Tunnel sous la Manche, vous pouvez oublier.

Warner complique donc encore inutilement le téléchargement dit « légal », la copie digitale étant pénible à télécharger ET pénible à utiliser. Entretemps, il vous aura sûrement fallu 2 heures pour récupérer en trois clics la copie HD sur Piratebay ou Megaupload. Quand les majors comprendront-elles qu’une expérience utilisateur désastreuse ne permettra pas de contrer le piratage ? Là j’avoue que j’ai pas trop la foi sur ce coup.

Pixar, DRM… et M*RD*.

Je suis furax.

Le père Noël a apporté à ma fille et moi-même le coffret Blu-Ray/DVD de Là-Haut, ce film de Pixar dont j’ai déjà dit tout le bien dont je pensais à sa sortie cet été. Dans un seul coffret, 4 supports optiques : 2 Blu-Ray, pour les gens qui comme moi ne sont pas encore passés à la Haute Définition, un DVD pour les gens qui comme moi utilisent cette antique technologie qu’est le DVD, et une version numérique pour les gens qui comme moi utilisent leur ordinateur pour… hein, quoi ? Vous avez quoi comme ordinateur, mon bon môssieur ? Un MAC ??? Ah mais non, c’est pas possib’, car la version numérique ne fonctionne qu’avec Windows Media Player.

Oui mais attendez… Pixar, c’est pas à Steve Jobs ? Et maintenant, Jobs il est pas à la tête de Disney ? Et d’Apple aussi ? Et y’a pas une méthode pour mettre des copies numériques qui fonctionnent aussi avec iTunes ?

Réponse globale : oui. D’où mon énervement que je qualifierai de légitime.

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. Certes, ça n’enlève pour le coup rien aux qualités du film, mais quand même, c’est très énervant. Et oui, je sais, y’a Boot Camp et la virtualisation, mais ça n’est pas une bonne excuse.

Avatar : mon avis (pour de vrai cette fois-ci)

avatarJe suis donc allé voir Avatar hier avec mon épouse et des amis (coucou Mourad), en 3D pour la peine, et salle pleine, tant qu’à faire.

Alors, comment résumer Avatar ? Une sorte de remake de Danse avec les Loups, en version technoïde et dans une jungle z’hostile, avec à la place des méchants ‘ricains qui massacrent les indiens, les méchants ‘ricains qui massacrent les gentils N’aavis qui communiquent avec la Terre, les ancêtres et tout le toutim.

Tout ça pour dire que ce n’est pas très original, mais que l’aspect technique est bien mis en avant, et de ce côté-là, on peut le dire, le film est très beau. Techniquement, rien à dire, c’est superbe à tous les niveaux, les mechas ou les animaux sont très détaillés et superbement rendus, mais pas encore trop originaux, contrairement à ce que j’espérais. Quand à la 3D, elle n’était pas vraiment indispensable. Peut-être qu’en IMAX c’est clairement très différent, mais dans la salle où j’étais, je n’ai pas trouvé que la 3D apportait un « plus » révolutionnaire.

En résumé : je ne suis pas super déçu, mais je ne pense pas non plus qu’Avatar mérite toutes les critiques dithyrambiques à son sujet. On est laaaaaaaaaaargement au-dessus d’un téléfilm de M6, mais j’ai du mal à rejoindre l’enthousiasme de ceux présentant Avatar comme le Star Wars du XXIe siècle. Un bon film, mais je n’attendrai pas avec impatience sa sortie en DVD ou Blu-Ray (alors que Là-Haut, qui vient de sortir, si).