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Lettre à mon banquier

 

Cher Monsieur G.,

Je viens de recevoir ce jour un courrier publicitaire de votre part (courrier que je joins à cette lettre car je n’en aurai certainement pas besoin, voir ci-dessous). 

 Dans votre courrier est écrit, je cite :

 « Vous pouvez être confronté à des décalages de trésorerie liés à une réduction de votre activité pendant l’été, au règlement des cotisations URSSAF  et autres charges, ou encore au financement d’un nouveau projet.»

Dans le petit fascicule associé à ce courrier, il est indiqué également :

 « Parce qu’il vous connaît, votre Conseiller bancaire peut réaliser un diagnostic précis de votre activité »

Ainsi que :

« Il vous propose des solutions pour donner plus de souplesse à votre trésorerie (ajustement de votre autorisation de découvert professionnel, affacturage, escompte, crédit de trésorerie).

 J’avoue : ce courrier m’a fait rire. Jaune, certes, mais rire.

 Car souvenez-vous : samedi 22 septembre, vous m’avez appelé vers 15h pour m’annoncer qu’un télérèglement d’environ 900 euros dont vous ne pouviez préciser l’origine allait mettre mon compte professionnel 20XXXXX à découvert. Il s’agissait d’un télérèglement pour l’impôt pour les sociétés. Je précise qu’à ce moment, le solde de mon compte était positif d’environ 500€. Je verse régulièrement tous les mois mon prélèvement pour mon scooter Piaggio MP3, pour lequel j’ai également souscrit un prêt chez vous en décembre 2010, sans même chercher à regarder ailleurs, parce qu’après tout, je fais confiance à ma banque. Même au plus fort de la crise financière qui a agité les banques françaises, ou durant la fameuse affaire Kiervel, je n’ai pensé à aller voir ailleurs, parce qu’après tout, tout se passait bien, ma carte bancaire a fonctionné à plein régime tous les mois, et je ne pense pas particulièrement avoir été un client pénible à gérer.

Je pensais donc que le bilan 2011 de mon entreprise annonçant un exercice positif de 21386 € pour 2012, et ma société n’ayant jamais eu à présenter un compte à découvert, vous auriez l’amabilité de simplement m’avertir du souci, accepter ce télérèglement en me proposant de procéder au plus rapidement au règlement de la différence, ce que je vous ai proposé de faire immédiatement en procédant à un virement à partir d’un autre compte. Mon compte aurait donc pu être à découvert d’un peu moins de 500 € durant environ 5 jours, au pire.

5 jours, sur plus de 2200 jours en tant que client dans votre banque, donc.

 

Mais lorsque vous m’avez dit que c’était impossible, et que, si j’ai bien compris, il fallait absolument que j’interrompe mon week-end en famille pour venir vous déposer la somme à l’instant même sans quoi vous rejetiez la demande de télérèglement, je suis tombé de haut. Il est donc possible, en 2012, d’avoir un tel comportement en tant que banquier avec ses clients professionnels ? Les mettre ainsi au pied du mur, sans même vous poser de question ou simplement regarder les bilans comptables, ou même regarder si ce problème ne pouvait pas être traité de façon plus intelligente ? 

J’ai donc pris acte de votre façon très particulière d’envisager la relation avec votre clientèle, et vous informe de ma volonté à ce jour de cloturer le compte bancaire professionnel numéro 20XXXXX de ma société Gete.Net Consulting.

Par ailleurs, je procède au remboursement intégral du prêt n°211XYZZZZZZ de mon véhicule Piaggio MP3. Les fonds actuellement sur le compte courant devraient être suffisants pour y procéder.

Suivant la cloture, les fonds restants devront être versés au bénéfice du compte Crédit Mutuel de Châtillon (RIB en PJ). 

Je n’ose vous demander également de bien vouloir procéder au remboursement des 20€ de frais sur rejet de télérèglement du 24 septembre, ne serait-ce qu’en dédommagement pour m’avoir ainsi mis les nerfs en pelote durant tout le week-end. Notez que si vous y concédiez, vous regagneriez quelques points de karma, ce qui ne serait pas si mal.

Je vous remercie de procéder à cette cloture dans les meilleurs délais et de m’informer de son suivi par écrit.

Enfin, je vous aurais bien proposé d’agréer l’expression de mes sentiments distingués, malheureusement, je ne suis pas très sur d’en avoir encore. J’en resterai donc à « Cordialement ».


 

Le programme d’achat en volume pour iOS, bientôt en Europe !

Annoncé chez Apple : 

« Coming Soon. The App Store Volume Purchase Program is expanding to the following countries: Australia, Canada, France, Germany, Italy, Japan, New Zealand, Spain, and United Kingdom. »

Et c’est la même chose avec le programme d’achat pour l’éducation.

Probablement en place avec iOS 6. Et c’est une excellente nouvelle, le manque d’achat en volume de licences pour les logiciels iOS étant régulièrement cité comme un des freins à l’adoption d’iOS en entreprise ou en éducation. Et même si on trouvait moyen de contourner le problème de façon plus ou moins élégante, disposer de cette option n’est pas négligeable.

(Merci Matthieu pour l’info :) )

Mac mini Server : le meilleur serveur ?

(Attention, billet un poil long)

Mini_serveurJe suis tombé comme bien d’autres ce soir sur cet article (dans l’ensemble très bon) sur MacGe à propos du Mac mini Server. Et comme j’ai eu quelques (bon, au moins un) commentaire me demandant mon avis sur cette bécane, je vais non seulement vous donner celui-ci, mais je vais en plus compléter (voire corriger) certains points de l’article susnommé. Car oui, je suis un éternel insatisfait et parfois un véritable enfileur de lépidoptères.

Oh, Mac mini Server, I’ve been waiting for you for so long !

Déjà, mon opinion : le Mac mini Server est exactement la machine que j’attendais d’Apple depuis trop longtemps. Il répond à tout ce qu’on attend d’un produit serveur pour le marché PME/PMI (le SMB – Small and Medium Business – comme on dit dans not’ jargon) :
– Un serveur à tarif accessible, moins de 1000€ TTC ;
– Un produit simple d’emploi, livré sans superflu ;
– Un produit fiable, et là, l’expérience autant que les retours de revendeurs montrent que le Mac mini est un produit dont la fiabilité est parmi les meilleures de tous les produits Apple ;
– Un Mac compact et silencieux, là où les Xserve sont très puissants, très gros et très bruyants ;
– Un serveur capable de gérer l’ensemble des tâches qui lui sont confiées avec un processeur qui tient la route ;
– Deux disques durs, idéal pour améliorer la disponibilité avec du RAID 1 ou les performances avec du RAID 0 (je reviens plus tard sur la sauvegarde) ;
– Pas de lecteur DVD, pas forcément utile sur ce type de configuration (en tout cas bien moins qu’un deuxième disque dur) ;
– Extensible : cinq ports USB 2 et un port FW 800 sont largement suffisants pour la plupart des besoins PME/PMI.

Et encore, j’oublie sûrement quelques-uns des attraits du nouveau Mac mini. Comme serveur de test, c’est une machine idéale, qui supportera même un peu de virtualisation light. Et c’est un serveur qu’on peut emporter partout avec soi ! Envie d’une solution de déploiement qui tient dans un sac à dos ? La voici !

Hello Mac mini, je te présente PME, ta nouvelle amie. Vous allez bien vous entendre tous les deux.

Revenons sur les besoins de l’entreprise. Pour beaucoup de structures, il n’y a pas besoin d’avoir un monstre de puissance comme serveur. J’ai des clients qui utilisent des Mac mini 24h/24 et 7j/7 comme serveurs de mail, de fichiers, de base de données et bien d’autres sans problème majeur. Certes, un argument revient souvent : « le disque dur du Mac mini en 2,5″ est pénalisant en termes de performances ». Pas entièrement faux, mais c’est surtout dû à la vitesse même de ces disques, pas au format (saviez-vous que HP et bien d’autres vendent des solutions de stockage basées sur des disques 2,5″ ?). Et dans bien des cas, les performances du disque seront largement suffisantes par rapport aux besoins : honnêtement, vous pensez que transférer un fichier Word de 100 Ko, ça va fondamentalement plus vite sur un disque 7200 tr/mn par rapport à un 5400 ?

Sur le sujet des performances, il faut bien voir que beaucoup d’entreprises ont des serveurs totalement surdimensionnés par rapport à leurs besoins. Toutes les entreprises n’ont pas un site web à 10000 hits/seconde, ne reçoivent pas 300 e-mails à la minute ou ont besoin de diffuser des vidéos en streaming. Parfois mes clients me demandent s’il ne faut pas changer le serveur car il n’est pas assez puissant, mais ouvrir Server Admin et regarder les courbes d’utilisation mémoire ou CPU confirme en un clin d’œil que la machine est très loin de souffrir.

Il faut voir que pour bien des serveurs, le simple service de partage de fichiers suffit à combler d’aise le client… Mais le package Mac OS X Server + Mac mini est complet, simple à mettre en œuvre, et propose des services qui font parfois bien plaisir : calendriers partagés, wikis, distribution de mises à jour, DHCP, FTP, ou encore VPN (miam) font partie de ces services qu’on peut facilement mettre en place aujourd’hui avec Mac OS X Server. Et le Mac mini, c’est le serveur qu’on pose dans un coin et qu’on peut oublier. Il tourne juste tout seul, sans poser de questions… N’oubliez juste pas de le mettre à jour !

De la bonne utilisation du DNS

Maintenant, revenons sur l’article de MacGe, et en particulier sa deuxième partie. S’il précise à très juste titre que les services Open Directory et DNS sont fondamentaux au bon fonctionnement du serveur (je vous l’ai déjà expliqué ici et là dans une belle fiche pratique), il y a un point sur lequel je vais sensiblement différer : il s’agit du choix du nom de domaine du serveur, et là, attention, je vais causer technique (âmes sensibles s’abstenir).

Selon MacGe : « Nous entrerons, pour l’exemple, serveur.macgeneration.lan. Pourquoi « .lan » ? Pour être certain que la différence est bien visible, votre serveur DNS ne fonctionnera qu’en interne, c’est à dire sur le LAN (Local Area Network) de l’entreprise ou de la maison. Libre à vous d’utiliser l’extension que vous voulez, tant que la structure est bonne. Par exemple, serveur.steve.jobs pourrait tout à fait convenir aussi. »

Là, pas d’accord : il est préférable dès le départ de mettre un nom de domaine correspondant à un Top Level Domain (TLD), même si vous ne l’avez pas acheté. Non, en fait, achetez-le au préalable. Investissez dans un domaine réservé, par exemple en .org ou en .eu (environ 15€ TTC/an), et configurez votre serveur DNS interne avec ce nom . Pourquoi ? Imaginez la situation : vous utilisez votre ordinateur portable, vous êtes connecté à l’intérieur de votre réseau, et quand vous vous connectez à votre wiki, vous devez aller sur serveur.macgeneration.lan. OK. Maintenant, vous sortez de votre réseau, rentrez chez vous et tapez serveur.macgeneration.lan pour continuer à travailler sur votre zouli wiki.

Et là, c’est le drame (©M6) : impossible d’accéder à votre wiki. Et oui, les serveurs DNS externes pointent sur… rien. .lan, ça n’existe pour personne d’autre que les ordinateurs sur votre réseau interne. Dommage, non ?

Maintenant, imaginons que vous ayez commencé par .lan, puis vous souhaitez créer plusieurs sites web distincts par leur nom et accessibles de l’extérieur, par exemple un site public, un intranet, un extranet… Il faudrait alors idéalement acheter votre nom de domaine puis configurer à nouveau le serveur pour qu’il utilise le nouveau domaine… Malheureusement le changement de nom DNS doit être fait de façon correcte (en particulier en préparant le serveur avec la commande changeip), ce que personne ou presque ne fait.

Certes tout cela peut sembler trivial, ou très compliqué selon les points de vue, mais ce n’est pas à négliger : une très grosse partie des problèmes sur Mac OS X Server viennent d’un DNS mal configuré. Le choix du nom de domaine n’a donc rien de trivial.

Accès mobile : « I’m not your fracking VPN ! »

Concernant l’accès mobile, il ne s’agit pas vraiment d’un VPN SSL. En effet, selon les principes du VPN SSL, il faudrait au préalable s’authentifier sur une page web pour chiffrer tout le trafic vers le serveur interne. Ici, le but est plutôt de rediriger certains flux bien précis vers un serveur interne en utilisant le serveur d’accès mobile comme routeur pour certains services bien précis (iCal, Carnet d’adresses, mail et web). Et c’est indiqué page 183 de la doc des services réseau : il faut utiliser une configuration en split DNS pour que cela fonctionne. Encore une bonne raison de ne pas utiliser de domaine en .lan ;-) Enfin le service d’accès mobile nécessite effectivement un serveur qui effectuera le routage, et par conséquent un serveur différent de celui hébergeant tous les services. Le service d’accès mobile peut être plus avantageux que le VPN car il donne accès aux services essentiels du serveur interne de façon sécurisée, et transparente pour l’utilisateur, sans pour autant donner accès à tout le réseau.

Quand à dire que le protocole Bonjour ne peut pas passer à travers le VPN… ce n’est pas totalement vrai, puisqu’on peut aussi enregistrer des services Bonjour à travers le serveur DNS. Mais il est vrai que c’est quasiment un miracle quand on arrive à faire tomber cette fonction en marche… Enfin, il reste un point à ne pas négliger : qu’il s’agisse du VPN ou du service d’accès mobile, il faudra procéder à des redirections de ports dans les réglages du routeur, opération pas forcément anodine (ou plutôt, pas forcément évidente si on ne connaît pas les rouages de base d’un réseau TCP/IP).

Le DVD, c’est tellement XXè siècle

Concernant le point de l’installation, il est vrai qu’il faut normalement passer par l’outil d’installation de système à distance pour restaurer l’OS en cas de panne. Mais on peut aussi être prévoyant, et simplement réserver une partition de système d’un disque externe en y clonant le DVD d’installation. Avantage : on boote et on réinstalle le système bien plus vite… C’est la solution que j’utilise, et elle marche fichtrement bien. Sinon, on installe l’outil d’installation à distance sur un Mac ou PC du réseau, et zou !

En revanche, un point important signalé par MacGe à très, très juste titre : le RAID 1 (miroir) n’est pas une sauvegarde. C’est juste un système pour s’assurer que votre système continue de tourner en cas de perte d’un disque, mais il ne pourra jamais permettre de récupérer un fichier effacé par erreur ! Donc, sauvegardez vos données, quelque soit l’outil que vous utilisez.

Sorry, Mac mini, but your server is in another castle ! (1)

Pour conclure, je serai encore plus enthousiaste que MacGe sur le marché du Mac mini Server : c’est un produit archi-sexy, simple à administrer (j’ai scié récemment un consultant Linux en lui montrant comment on gère le serveur), silencieux, efficace et très certainement suffisant pour 90% des utilisateurs du marché PME/PMI. Et des échos que j’ai eus, les ventes seraient déjà à la hauteur des attentes sur cette machine.

Go, Mac mini, go get them !

(1) En fait le sous-titre compte pour du beurre, c’est juste que je voulais faire un clin d’œil à la sortie de New Super Mario Bros Wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Le Mac, prêt pour entreprendre, au Salon des Entrepreneurs à Nantes, 18 et 19 nov. (et oui mon titre est long)

Salon_NantesJe serai donc à Nantes les 18 et 19 novembre (la semaine prochaine, quoaaaaaa) pour présenter les avantages du Mac pour les entreprises. Ça se passe au Salon des Entrepreneurs à Nantes, et je répondrai à toutes vos questions d’intégration, de migration et autres joyeusetés sur les capacités des produits Apple à améliorer votre productivité et rendre votre vie plus belle (mais si).

Toutes les infos pratiques et les inscriptions se font par là.

Conférence Le Mac en entreprise, désormais en ligne

logonetworkvisioPour ceux qui ont raté la conférence sur le Mac en entreprise que j’ai présentée au salon des entreprises et des nouvelles technologies à Colmar la semaine passée, vous pouvez désormais la consulter sur le site de Network Visio à l’adresse suivante : http://colmar-multimedia.networkvisio.com/main_colmarmultimedia/pg101983-tv.html. Enregistrement préalable obligatoire sur le site, mais vous passerez une bonne heure à découvrir pourquoi le Mac est l’outil idéal aujourd’hui pour les PME et PMI !

PS : et oui, je sais, je parle très vite.

Mac@Work, ça reprend !

Et voici une nouvelle fournée de dates pour le programme Mac@Work :

  • Demain chez iCLG à Paris, 14h30 et 16h, rue du Renard à Paris, inscriptions ici (je sais j’annonce super à la bourre) ;
  • Jeudi 11 juin chez iSwitch, à Lens, sessions à 10h et 14h, modalités d’inscription sur le site ;
  • Les 17 et 18 juin sur le stand Apple au Salon de l’entrepreneur à Lyon ;
  • Le 23 juin chez mLife à Nimes ;
  • Le 2 juillet chez iTribu à Montpellier ;
  • Et encore le 8 juillet chez iCLG.
  • Avec ça, si vous n’arrivez pas à venir me voir, c’est que vous n’avez vraiment pas de chance.

    Présentation Mac@Work à Lille le 16 avril

    – Quoi : présentation Mac@Work : comment le Mac peut piloter votre entreprise.
    – Où : Lille, à la Cité des échanges à Marcq en Baroeul ;
    – Avec qui : l’équipe de O2i Lille, et moi-même ;
    – Quand : ce jeudi 16 avril, à 17h45.
    – Comment : contacter O2i pour les inscriptions (http://www.o2i-cdsystemes.com/).

    À demain !

    Mac@Work à Rouen, Le Mans, Montpellier…

    Les prochaines dates pour venir assister aux présentations les atouts du Mac en entreprises :

    – 13 mars au Mans chez Krystena (10h et 14h) ;
    – 29 mars, à Montpellier chez iTribu.

    Plus d’infos sur les présentations Mac@Work sur le site d’Apple, et également sur ce billet publié il y a quelques temps déjà…