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Test : Epson LW-600P, l’imprimante à étiquettes idéale

Ça fait un petit paquet de temps que je cherchais une imprimante à étiquettes autocollantes noir et blanc sympathique à utiliser. Car quand je fais une installation informatique, c’est toujours sympa indispensable de pouvoir étiqueter tout ce qui traine dans la salle informatique : les serveurs, les routeurs, les switches, les câbles… J’utilisais jusqu’à maintenant une imprimante portable Dymo, mais j’ai toujours trouvé cette dernière incommode, et surtout anti-ergonomique au possible : changer rapidement une partie seulement d’une étiquette était une gageure, le clavier était pénible au possible, etc. Et surtout, sa compatibilité Mac annoncée sur la boite était juste inexistante dans les faits. Bref, pas satisfait, le GG. Enfin, idéalement, je souhaitais avoir une imprimante compatible non seulement avec mon Mac, mais surtout avec mon iPhone : pouvoir juste utiliser ce dernier pour rapidement taper le texte, et envoyer l’impression. Et jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore trouvé mon bonheur…

Mais… je crois que ça y est, j’ai enfin trouvé ! Et c’est chez Epson qu’elle se trouve : la bien nommée LW-600P.

Epson LW 600P

 

Non j’déconne, comme quasiment toutes les imprimantes, elle a un nom affreux. MAIS elle a de solides arguments qui la rendent très attractive.

Tout d’abord, elle n’est vraiment pas très grosse : 54  x 132 x 146 mm, soit un petit peu moins qu’une borne Airport, et un peu moins de deux fois plus épaisse1. Donc assez facilement portable, d’autant qu’elle ne pèse que 500 g, et que son bloc d’alimentation externe est tout léger. Alors certes, il y a un bloc d’alimentation externe, mais non seulement il pèse que dalle (95g), mais en plus vous pouvez le remplacer par un jeu de 6 piles bâton AA (155g, quand même, et oui j’ai pesé). En tout cas, c’est sympa de pouvoir l’utiliser en mode full autonome.

L'imprimante est un peu plus petite mais plus épaisse qu'une borne Airport.

Une connexion simplissime

Côté ports, il n’y a pas grand chose à l’arrière : le port d’alimentation, une entrée USB2 type B, et un bouton Bluetooth, qui vous permet d’activer la connexion Bluetooth si elle a été désactivée (éteignez l’imprimante, puis appuyez sur le bouton Bluetooth et d’allumage en même temps). Le logo Bluetooth se met alors à pulser : ça va être le moment de vous connecter avec votre appareil iOS ! Un saut dans les réglages Bluetooth, et on y découvre la LW-600 dans toute sa splendeur… Un tap, et hop, c’est connecté. Petit défaut cependant : si l’imprimante s’éteint, vous devrez sûrement repasser par la préférence Bluetooth pour la re-connecter à votre appareil une fois rallumée.

Imprimer depuis iOS

Mais ça ne suffira pas ! Il faut maintenant aller dans l’App Store, et télécharger l’app Epson iLabel. Une fois installée, elle permettra d’imprimer… ce que vous voulez, ou presque. On parle d’étiquettes autocollantes en noir et blanc, quand même, hein. Alors certes, l’interface n’est pas délirante, mais elle est plutôt fonctionnelle. On y trouve plusieurs possibilités :

 

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    • Nouvelle étiquette : probablement celle que vous utilisez le plus. On peut choisir différentes polices, l’alignement du texte, les marges à l’impression (NB : inutile de trop les diminuer, le texte sera sûrement coupé… Laissez le réglage en automatique). Notez que sur l’iPhone, il faudra défiler à droite pour voir les options supplémentaires d’intégration d’image, alors qu’elles sont toutes disponibles sur l’iPad. Vous pourrez ajouter des cadres, des signes, écrire à la main, ajouter des infos de contact… et même des côtes-barres ou des QR Codes. Mieux encore : vous pourrez ajouter à votre texte une photo importée depuis Dropbox, Google Drive ou les photos de votre iPad/iPhone, avec différentes méthodes d’importation.
    • QR Code : utile pour créer un QR Code, par exemple pour télécharger facilement un pilote pour une imprimante, et poser le sticker sur ladite imprimante.  Je me suis amusé à créer un QR Code pour le diriger ver une page web, et ça fonctionne sans souci. Vous pouvez aussi faire un QR Code à partir d’un de vos contacts. J’ai testé avec un ruban 18mm, et ça… ne marche pas. Du tout. Je pense qu’il faut l’imprimer sur du ruban plus large pour que le code soit vraiment interprétable par le téléphone2.

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  • Code-Barres : choisissez votre type de code-barre, et go ! Pas testé, mais pas de raison que ça ne marche pas.
  • Catalogue d’étiquettes : sympa, plein d’étiquettes prêtes à l’emploi pour la sécurité, l’information… Il y en a vraiment un paquet ! Avec texte et logo.

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    • Date et heure : vraiment besoin d’expliquer ?
    • Service en ligne : importez directement vos contenus (images ou étiquettes enregistrées depuis l’app) depuis Dropbox ou Google Drive. Dommage qu’il n’y en ait pas plus de supportés. Si l’app était compatible avec le Document Picker standard d’OS X, ça aurait pu être sympa…
    • Historique. Là aussi, pas besoin d’expliquer.
    • Acheter un ruban : bah oui, vous pouvez commander directement vos rubans sur le site d’Epson. Et il y en a BEAUCOUP de types disponibles : ininflammable, pour câbles, transparents, phosphorescent… un choix très complet !

Bref : si l’ergonomie de l’app est parfois perfectible et si elle n’est pas la plus jolie du marché, elle est incroyablement complète. Honnêtement, je n’en attendais pas autant.

Imprimer depuis un Mac

Pour le Mac, à peu près pareil, mais il faudra d’abord télécharger et installer le (très léger) pilote, et brancher l’imprimante en USB. Enfin, il faudra également télécharger l’app Epson Label Editor Lite sur le Mac App Store. Malheureusement, l’app est clairement moins complète (pas de catalogue d’étiquettes) et beaucoup plus old school que sa comparse iOS (lire : moche). Bon, si vous avez beaucoup d’étiquettes texte à faire, ça peut être  quand même plus pratique que l’app iOS.

 

Epson Label Mac

Impression depuis Windows

J’en sais rien, et je m’en tape, et non, je ne ferai pas de test sous Windows. Vous savez où vous êtes, non ?

Impression depuis Android

Cf supra.

Qualité d’impression

Il ne faut pas évidemment s’attendre à avoir une qualité délirante : il s’agit d’une imprimante à étiquettes. Il n’y a pas une définition de fou, mais à quelques dizaines de cm, ça fait bien illusion. En terme de vitesse d’impression, comptez moins de 10s entre l’ordre d’impression et l’étiquette récupérée dans votre main, découpée et prête à coller. Ah oui, car comme toute imprimante à étiquette qui se respecte, elle découpe toute seule le ruban comme une grande. Notez que vous pouvez changer à n’importe quel moment de ruban d’étiquettes, mais cela mettra l’imprimante hors tension.

Conclusion

Cette imprimante fait le job proprement, de façon hyper simple et rapide. Pour de l’informatif, c’est largement suffisant, même si on verra évidemment bien le manque de définition à l’impression. Mais pour moi, elle remplit parfaitement les critères demandés : petite, portable, autonome, et compatible avec mon iPhone avec un logiciel largement plus que correct, même si perfectible. Et tout ça pour 72€ TTC en ce moment chez Amazon, avec 3 ans de garantie par Epson. La LW-600 d’Epson remplacera donc idéalement ma médiocre Dymo. Que demande le peuple ?

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Note de l’auteur : test fait avec un exemplaire payé par mes soins, et sans aucune pression d’Epson, que je ne connais d’ailleurs pas mais qui sont sûrement des gens charmants.

  1. Comme je crois qu’il y a parfois des fans d’Apple qui me lisent, je pense qu’il faut que je donne des référentiels qu’ils comprennent :-)
  2. iPhone 6s Plus, vous excuserez du peu, hein.

iTunes, iPhone et le piège du chiffrement de sauvegarde

Petit cas intéressant la semaine passée : soit un iPhone 5s à faire migrer vers un nouvel iPhone 6 pour un de mes clients. Je branche le 5s sur son Mac, et je vais lancer la sauvegarde, qui était chiffrée. C’est pratique de chiffrer sa sauvegarde iTunes : au moins, quand on restaure sa sauvegarde, on conserve les éléments du trousseau, comme les mots de passe de mail, des points d’accès Wi-Fi… Fort utile. Si vous ne savez pas comment créer une sauvegarde chiffrée, rien de plus simple : cochez la case Chiffrer la sauvegarde locale dans le résumé de l’iPhone sur iTunes (c’est un iPad sur les captures d’écran, mais l’opération reste identique avec l’iPhone), puis tapez un mot de passe et confirmez-le.

Chiffrement iOS1

Chiffrement iOS4

Enfin, c’est utile SI ON N’OUBLIE PAS LE MOT DE PASSE DE LA SAUVEGARDE, ou si on a bien pensé à cocher la case Mémoriser ce mot de passe dans mon trousseau.

Or, ce n’était pas le cas ici : j’avais lancé une sauvegarde quelques temps auparavant de cet appareil, il a été sauvegardé sans problème, mais le mot de passe n’avait pas été stocké dans le trousseau1. Du coup, impossible de restaurer la sauvegarde (qui pouvait cependant toujours être effectuée).

Bah, pas grave, j’ai qu’à faire une nouvelle sauvegarde, et ne pas ré-utiliser la dernière, me dis-je.

Pas compliqué : menu iTunes > Préférences > Appareils > Supprimer la sauvegarde. Woké. Et on relance la sauvegarde.

Chiffrement iOS6

Maaiieeeeeeuh… Pourquoi iTunes veut toujours que j’utilise une sauvegarde chiffrée ?

Et pourquoi je dois toujours re-taper le mot de passe de la sauvegarde alors qu’il s’agit d’une nouvelle sauvegarde ?

Donc, là, iTunes me bloque. Woké, Pas grave, je prends l’iPhone, je le branche sur un autre Mac, et je relance la sauve…

HEIN QUOI QUE DONC QUOI HEIN ?

iTunes veut TOUJOURS le mot de passe de la sauvegarde ? Le mot de passe original que je n’ai plus ?!?

Conclusion donc définitive, et confirmée via Twitter ainsi que par cet article technique d’Apple : c’est l’iPhone lui-même qui gère le chiffrement de la sauvegarde, à partir du moment où celui-ci a été activé. Pas iTunes, pas le Mac, non : l’iPhone uniquement.

Donc, si vous perdez le mot de passe de la sauvegarde : vous êtes mort. Enfin, façon de parler, mais vous ne serez plus capable d’utiliser une sauvegarde chiffrée tant que vous n’aurez pas  complètement restauré l’iPhone.

La seule solution sera alors de sauvegarder via iCloud votre appareil, puis restaurer sa sauvegarde sur votre iPhone/iPad/iPod Touch. Ou de déchiffrer la sauvegarde existante en mode brute force avec un utilitaire dédié (il en existe, fonctionnels uniquement sous Windows malheureusement). En espérant que le mot de passe ne soit pas trop long, car sinon ça pourrait prendre très, très longtemps…

Toujours bon à savoir !

  1. C’était là ma plus grosse erreur, qui a entrainé tout le reste)

iTunes et iOS : quand la synchronisation locale ne marche plus

Cas d’école ces jours-ci sur les problèmes récurrents de synchronisation dont souffrent iOS et iTunes depuis quelques temps déjà, problèmes sur lesquels Kirk Mc Elhearn (que vous avez bien évidemment découvert par 3 Hommes et un podcast) s’est par exemple longuement épanché depuis quelques temps déjà (page en anglais). Et même si chaque mise à jour d’iTunes apporte un mieux théorique, c’est encore loin d’être gagné.

Exemple hier avec la synchronisation locale d’événements du calendrier et de contacts entre iTunes 12 et un iPhone sous OS 8 chez un client. Impossible d’assurer une synchro correcte : ça mouline, ça mouline… et puis, rien. Pas de message d’erreur, rien. On supprime tous les contacts locaux, et… rien à faire, ça ne passe pas. Pire encore, après avoir par exemple supprimé un groupe dans Contacts, si on retourne dans iTunes, le groupe n’est pas supprimé, même après redémarrage !

Je me suis pas mal pris la tête pour essayer de trouver une solution, et… j’ai trouvé. En fait, les informations de synchro sont également stockée dans un fichier appelé Local, situé dans ~/Bibliothèque/Application Support/SyncServices. Il s’agit en réalité d’un bundle (on peut accéder à son contenu via un clic droit > Afficher le contenu du paquet. Chez mon client, il pesait plus d’un giga-octets ! J’ai donc sauvegardé le fichier, puis je l’ai supprimé.

Le fichier Local

J’ai relancé iTunes, et là, miracle, plus de dossier fantôme, et la synchronisation fonctionne de façon impeccable… Ouf !

Donc, en cas de souci de synchro locale, surveillez vraiment ce fichier…

Demain, c’est keynote… Suivez-la avec nous !

Enfin, quand je dis nous, c’est la fine équipe d’iWeek, l’émission consacrée au monde Apple, diffusée désormais tous les mardis sur Ouatch TV, la 1ère chaîne de télévision dédiée à l’actualité High-Tech et aux loisirs. Et qui sera dès ce mardi disponible sur le canal 154 de la Freebox ! Ouaaaaaaaais, maman, je passe en nationale !

Et donc, pour fêter ça, la première émission (ou presque) diffusée sur Ouatch TV sera la groooooooose conférence inaugurale keynote d’Apple. Qui fait d’un coup bien monter la pression :

Apple_Pression

Autrement dit, demain, comme dirait Ben Grimm, ÇA VA CHAUFFER ! Pour le coup, Apple met la barre très haut en terme de communication. À un niveau équivalent à celui de l’iPhone, et sûrement bien plus que pour l’iPad.

iWatch ? Nouvel iPhone ? Nouvel iPad ? Plus que tout ça ? Rien de tout ça ? En tout cas, joli pari pour Tim Cook et son équipe, qui vont devoir montrer qu’ils sont les héritiers de l’esprit de Jobs… et qu’Apple est entre de bonnes mains. Personnellement, je n’en doute pas, mais les prochains mois seront sûrement passionnants.

On se retrouve donc mardi 9 septembre à partir de 18h30 pour commenter les annonces d’Apple sur Ouatch.TV dès 19h… et très rapidement également, on debriefera tout ça avec un peu plus de recul avec mes copaings de 3 hommes et 1 podcast. N’hésitez pas également à commenter sur Twitter avec le hashtag #iweektv ! On tâchera de répondre à toutes vos questions.

À mardi soir !

WWDC 2014 : le bilan de la conférence inaugurale

(Oui, je ne dis pas “keynote”, ça m’énerve toujours autant. Bref.)

C’était vraiment une belle Keynote ce soir1.

Durant deux heures, Apple a présenté son futur. Et c’est un futur qui me plait bien plus que celui de l’époque de Lion, entre autres. Mais surtout, elle montre ce que je m’entête à dire depuis des années : Apple n’est pas aujourd’hui pour faire des grands chambardements. Si vous attendez une révolution tous les matins, vous serez déçus.

Son travail est itératif. C’est un travail de longue haleine : si vous trouvez qu’il n’y a aucune différence entre l’interface Aqua2 de 2001 et celle de 2014, alors vous avez un vrai problème avec Apple. Et c’est peut-être l’intelligence d’Apple : plutôt que de vouloir tout radicalement changer, plutôt apporter de petites modifications, pour perfectionner son travail de longue haleine, plutôt que de tenter d’imposer par la force des changements radicaux et réellement sujets à controverse3.

L’un des maitres-mots de cette keynote aura surtout été la fluidité. Fluidité de transfert des informations d’un appareil à un autre. Il y a aujourd’hui encore trop de frictions à l’usage entre un appareil sous iOS et un Mac. On a déjà parlé longuement des limitations d’iCloud, par exemple sur 3 Hommes et un podcast. Il semble qu’Apple ait décidé d’écouter ses utilisateurs pour proposer une expérience plus simple, plus proche de ce qu’on souhaiterait vraiment. Le cas frappant, c’est iCloud Disk : on râlait qu’Apple ne proposait pas de stockage facile d’accès en limitant la partie cloud à l’intégration aux apps ? Hop, voici du partage à la Dropbox. Je râlais qu’on ne puisse pas prendre un appel téléphonique depuis son Mac lorsqu’il arrive sur l’iPhone ? C’est possible, et pas de souci pour envoyer iMessage ou SMS depuis le Mac. Vous voulez créer un hotspot entre votre Mac et votre iPhone ? Hop, un clic, c’est fait. On râlait qu’il fut impossible d’utiliser d’Airdrop entre OS X et iOS ? Voilà, corrigé.

Apps finder access

Plus impressionnant encore, la fonction Handoff, qui permet de reprendre un document sur son iPad ou iPhone exactement où on s’est arrêté sur son Mac. Reste à voir si dans l’usage on aura la même fluidité que durant la conférence4… Mais à priori, tout semble conçu pour que l’iPad, l’iPhone et le Mac5 travaillent réellement main dans la main… iCloud devenant le liant pour tous nos appareils numériques. Apple a compris depuis longtemps que ses appareils ne pouvaient pas fusionner de force, et ça tombe bien, ça n’est pas son objectif. Plutôt que de faire des solutions “sans compromis”, comme le dit si mal Microsoft6, autant faire des solutions adaptées à chaque usage, mais réellement liés les uns aux autres.

Mais Apple est aussi parfois capable de faire quelques choix pour le moins radicaux, comme Metal7,une nouvelle couche de programmation pour tirer parti de la puissance graphique des processeurs A7 et dont la démonstration, je l’avoue, m’a pas mal impressionné. Ou encore… un nouveau langage de programmation. Curieusement, j’ai entendu qu’avec Swift, Apple voulait assassiner les développeurs. Diantre ! Parce que proposer un langage plus simple, plus rapide qu’un langage créé il y a plus de 25 ans, et tirant le meilleur parti de nos processeurs serait les assassiner ? Les développeurs auront certes du travail, mais si le langage est plus efficace, plus beau (mais oui !), ils passeront à Swift, tout comme les développeurs sur Windows ont embrassé C#. En tout cas, Apple leur a donné au moins un beau sujet de discussion pour les années à venir… Et il semble que les premiers retours sur Swift soient assez encourageants.

Restent les changements cosmétiques, qui comme d’habitude vont sûrement faire râler pas mal, puis on s’y fera, comme pour tout. On a survécu à l’interface Platinium et au passage à Aqua…

Bref… Si vous attendiez de voir ce que pouvait donner l’Apple post-Steve Jobs, vous en avez enfin un bon aperçu.

C’est… Apple.

  1. Et merde.
  2. Peut-on encore d’ailleurs encore parler d’Aqua vu l’absence quasi-totale de cette interface liquide ?
  3. Coucou Windows 8, oui oui, c’est de toi qu’on cause
  4. N’oublions pas que chez Apple, la bande passante semble toujours infinie durant les démos.
  5. Et dans une moindre mesure, Windows puisqu’iCloud Drive sera également disponible dessus.
  6. Quand MS dit qu’il n’y a pas de compromis dans Surface, elle démontre systématiquement le contraire
  7. Dont le logo me fait furieusement penser au M sur la casquette de Mario…

iPhone 4S, iPad 3 et iPad 1 à vendre

Je mets en vente une partie de mon matériel Apple :

– Un iPhone 4S, 64 Go, noir, excellent état. Acheté en octobre 2011, il n’est plus sous garantie, MAIS il a été échangé à neuf par Apple en juillet dernier et desimlocké. Donc excellent état, et c’est peu dire (pas de choc, juste quelques micro-rayures au dos). Livré avec kit main libre Apple (jamais utilisé), chargeur Apple, câble iPhone neuf et un dock Apple, dans sa boite d’origine. 350€.

– Un iPad 3 (le premier Retina) 16 Go, blanc, Wi-Fi + 3G, desimlocké, avec Smart Cover Apple verte en état correct (un peu grisâtre à l’intérieur…). Il est en excellent état, juste quelques petites rayures au dos (et il est loin d’avoir été utilisé tous les jours). Garanti jusqu’au 10 juillet 2014 (AppleCare). 350€.

– Un iPad 1 (oui, la première génération), 32 Go, Wi-Fi uniquement. Il est en bon état général (seuls ses coins sont plus ou moins abimés) et tient encore très bien la charge. Livré avec chargeur, câble iPhone, housse de protection Apple en très bon état. 100€.

Ces matériels sont disponibles sur Paris/Vitry sur Seine et environ en mains propres, ou en France métropolitaine (frais d’envoi à votre charge, envoi après réception de virement bancaire uniquement).

Si vous êtes intéressé, envoyez votre proposition à l’adresse matos at gete point net. Réponse rapide assurée.

Le programme d’achat en volume pour iOS, bientôt en Europe !

Annoncé chez Apple : 

Coming Soon. The App Store Volume Purchase Program is expanding to the following countries: Australia, Canada, France, Germany, Italy, Japan, New Zealand, Spain, and United Kingdom.”

Et c’est la même chose avec le programme d’achat pour l’éducation.

Probablement en place avec iOS 6. Et c’est une excellente nouvelle, le manque d’achat en volume de licences pour les logiciels iOS étant régulièrement cité comme un des freins à l’adoption d’iOS en entreprise ou en éducation. Et même si on trouvait moyen de contourner le problème de façon plus ou moins élégante, disposer de cette option n’est pas négligeable.

(Merci Matthieu pour l’info :) )

L’iPad est un gadget

Mon papa, 67 ans, a envoyé cette semaine son premier e-mail.

Depuis son iPad1.

Qu’il avait depuis 24 heures.

Lui qui n’avait jamais touché une souris a été ravi de ce cadeau. Lui qui avait toujours pesté contre ces co(cho)nneries d’ordinateurs, a trouvé que c’était vraiment un outil génial.

The Times, They Are-A Changin’.

Indeed, Bob. Indeed.

  1. Que je lui avais préparé avec amour, quand même.

Multitâche sur iOS : pourquoi on ne le comprend pas

Encore et toujours ce satané multitâche d’iOS dans un billet ? C’est que je trouve le sujet particulièrement intéressant, et il mérite encore qu’on se penche dessus. Car dès que quelqu’un tente d’expliquer pourquoi il n’est pas utile de quitter des applications sur iOS, il y a toujours quelqu’un pour expliquer que SI, il FAUT quitter TOUTES les apps régulièrement sur iOS. Alors que, je l’avais déjà expliqué, ce n’est nécessaire que dans des cas spécifiques.

Mais en réfléchissant un peu plus sur le sujet, je pense que le principal problème du multitâche d’iOS n’est pas dans son implémentation, finalement assez finaude et totalement adaptée à un système mobile, répondant à des exigences draconiennes en terme de consommation d’énergie. Non, le problème est dans la façon dont iOS présente le multitâche.

Vous connaissez donc la manipulation si vous êtes ne serait-ce qu’un peu geek 1  : vous faites un double clic sur le bouton central, et vous accédez aux applications dernièrement lancées. Soit. La barre d’icône peut faire pas mal penser au Dock de Mac OS X : elle permet de lancer une application déjà lancée, ou une application récemment lancée mais qui serait quittée, et permet aussi de quitter une application (enfin, c’est ce qu’on pourrait croire, voir plus loin).

En clair : cette barre présente trop de choses différentes de façon identique. Le Dock de Mac OS X présente les applications de façon différente selon qu’elles sont lancées ou non 2. Je dois avouer que je n’ai jamais été trop fan du Dock : il cumule énormément de fonctions différentes sans forcément bien les différencier. Il s’est certes amélioré avec les années, mais ce côté fourre-tout un peu bordélique m’a toujours un peu gêné. Combien de fois j’ai du expliquer en formation que non, on ne peut pas mettre n’importe quoi à gauche dans le Dock, ce n’était que des applications, sans que cela soit clairement bien expliqué ou visible directement dans l’interface…

On retrouve donc ce côté fourre-tout bordélique dans le gestionnaire du multitâche d’iOS :

  • Les applications en cours d’utilisation (mais pas au premier plan) ;
  • Les applications récemment lancées mais peut-être actives, sauf que je ne peux pas le savoir… Par exemple, il  se peut que la dernière application que j’ai lancée ait quitté inopinément… et elle n’est plus chargée en mémoire. Ou qu’elle ne gère pas correctement le fait d’être mise en arrière-plan et quitte systématiquement.
  • Les applications lancées depuis je ne suis plus quand. Je ne plaisante pas : je trouve sur mon iPhone à la fin de la liste des applications que je n’ai pas relancées depuis plus de trois semaines. Ces applications ne consomment en réalité rien du tout : ce serait plutôt l’équivalent du menu Éléments récents du menu Pomme de Mac OS X.

Que se passe-t-il réellement quand je tape sur l’icône d’une application dans le gestionnaire de tâches ? Si on reprend l’analogie avec Mac OS X, je peux passer d’une application à une autre qui aurait été lancée récemment, ou je tape en fait sur un raccourci vers l’application. Le problème évident est que je ne peux pas savoir à l’avance l’état de l’application. Regardez la copie d’écran suivante :

IOS Multitache

Petit jeu : une de ces applications n’est pas réellement active. Ami lecteur, sauras-tu retrouver laquelle ?

Et oui, il n’est fait aucune distinction entre les applications en arrière-plan selon leur état réel. Comment donc savoir si cliquer sur la petite icône de sens interdit que l’on observe quand on appuie plus d’une seconde sur une icône est vraiment utile ? Du coup, autant tout supprimer, comme ça on aura aussi les apps réellement chargées en mémoire… Mouaaaaaaaaaaaaaais.

Pourtant, cela pourrait être assez simple de donner un peu plus d’informations, non ? Imaginons :

IOS Multitache2

C’est une mise en situation très rapide, je ne suis pas graphiste, ni ergonome, donc je vous remercie par avance pour votre indulgence :) Mais disons que la situation des applications pourrait gagner en clarté avec un petit badge. Par exemple, indiquer que l’appli Tweetbot est en veille et donc ré-utilisable très rapidement. Que le BBC iPlayer est en cours de chargement d’un épisode de Doctor Who ou de Sherlock, par exemple. Et que l’application France est un alias vers l’application et est donc fermée. Encore que cette image ne parlerait pas aux gens qui ne font pas d’informatique, donc je doute de sa pertinence. Une autre solution : que la barre n’affiche vraiment QUE les applications lancées, et pas de raccourcis du tout vers des applications déjà quittées. Mais on y perdrait en facilité d’accès… Pas facile d’avoir une ergonomie simple ET compréhensible par tous !

Je comprends cependant très bien ce qu’Apple a voulu faire avec ce gestionnaire de tâches : rendre du pouvoir aux geeks, sans  pour autant sacrifier la simplicité d’iOS. Certes, la gestion du multitâches pour les applications tierces était nécessaire, car ne pas pouvoir utiliser un GPS en arrière-plan était juste risible… mais le gestionnaire de tâches méritera probablement plus d’attention de la part d’Apple dans le futur pour être plus clair.

  1. Et encore : mon épouse, plutôt dans la tranche des utilisateurs à qui l’informatique ne fait pas peur, ne connaissait pas la fonction.
  2. Enfin, c’était vrai jusqu’à Lion, puisque ce dernier peut également masquer l’indicateur d’activité des applications, ce que je trouve être une mauvaise idée.