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Test : Epson LW-600P, l’imprimante à étiquettes idéale

Ça fait un petit paquet de temps que je cherchais une imprimante à étiquettes autocollantes noir et blanc sympathique à utiliser. Car quand je fais une installation informatique, c’est toujours sympa indispensable de pouvoir étiqueter tout ce qui traine dans la salle informatique : les serveurs, les routeurs, les switches, les câbles… J’utilisais jusqu’à maintenant une imprimante portable Dymo, mais j’ai toujours trouvé cette dernière incommode, et surtout anti-ergonomique au possible : changer rapidement une partie seulement d’une étiquette était une gageure, le clavier était pénible au possible, etc. Et surtout, sa compatibilité Mac annoncée sur la boite était juste inexistante dans les faits. Bref, pas satisfait, le GG. Enfin, idéalement, je souhaitais avoir une imprimante compatible non seulement avec mon Mac, mais surtout avec mon iPhone : pouvoir juste utiliser ce dernier pour rapidement taper le texte, et envoyer l’impression. Et jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore trouvé mon bonheur…

Mais… je crois que ça y est, j’ai enfin trouvé ! Et c’est chez Epson qu’elle se trouve : la bien nommée LW-600P.

Epson LW 600P

 

Non j’déconne, comme quasiment toutes les imprimantes, elle a un nom affreux. MAIS elle a de solides arguments qui la rendent très attractive.

Tout d’abord, elle n’est vraiment pas très grosse : 54  x 132 x 146 mm, soit un petit peu moins qu’une borne Airport, et un peu moins de deux fois plus épaisse1. Donc assez facilement portable, d’autant qu’elle ne pèse que 500 g, et que son bloc d’alimentation externe est tout léger. Alors certes, il y a un bloc d’alimentation externe, mais non seulement il pèse que dalle (95g), mais en plus vous pouvez le remplacer par un jeu de 6 piles bâton AA (155g, quand même, et oui j’ai pesé). En tout cas, c’est sympa de pouvoir l’utiliser en mode full autonome.

L'imprimante est un peu plus petite mais plus épaisse qu'une borne Airport.

Une connexion simplissime

Côté ports, il n’y a pas grand chose à l’arrière : le port d’alimentation, une entrée USB2 type B, et un bouton Bluetooth, qui vous permet d’activer la connexion Bluetooth si elle a été désactivée (éteignez l’imprimante, puis appuyez sur le bouton Bluetooth et d’allumage en même temps). Le logo Bluetooth se met alors à pulser : ça va être le moment de vous connecter avec votre appareil iOS ! Un saut dans les réglages Bluetooth, et on y découvre la LW-600 dans toute sa splendeur… Un tap, et hop, c’est connecté. Petit défaut cependant : si l’imprimante s’éteint, vous devrez sûrement repasser par la préférence Bluetooth pour la re-connecter à votre appareil une fois rallumée.

Imprimer depuis iOS

Mais ça ne suffira pas ! Il faut maintenant aller dans l’App Store, et télécharger l’app Epson iLabel. Une fois installée, elle permettra d’imprimer… ce que vous voulez, ou presque. On parle d’étiquettes autocollantes en noir et blanc, quand même, hein. Alors certes, l’interface n’est pas délirante, mais elle est plutôt fonctionnelle. On y trouve plusieurs possibilités :

 

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    • Nouvelle étiquette : probablement celle que vous utilisez le plus. On peut choisir différentes polices, l’alignement du texte, les marges à l’impression (NB : inutile de trop les diminuer, le texte sera sûrement coupé… Laissez le réglage en automatique). Notez que sur l’iPhone, il faudra défiler à droite pour voir les options supplémentaires d’intégration d’image, alors qu’elles sont toutes disponibles sur l’iPad. Vous pourrez ajouter des cadres, des signes, écrire à la main, ajouter des infos de contact… et même des côtes-barres ou des QR Codes. Mieux encore : vous pourrez ajouter à votre texte une photo importée depuis Dropbox, Google Drive ou les photos de votre iPad/iPhone, avec différentes méthodes d’importation.
    • QR Code : utile pour créer un QR Code, par exemple pour télécharger facilement un pilote pour une imprimante, et poser le sticker sur ladite imprimante.  Je me suis amusé à créer un QR Code pour le diriger ver une page web, et ça fonctionne sans souci. Vous pouvez aussi faire un QR Code à partir d’un de vos contacts. J’ai testé avec un ruban 18mm, et ça… ne marche pas. Du tout. Je pense qu’il faut l’imprimer sur du ruban plus large pour que le code soit vraiment interprétable par le téléphone2.

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  • Code-Barres : choisissez votre type de code-barre, et go ! Pas testé, mais pas de raison que ça ne marche pas.
  • Catalogue d’étiquettes : sympa, plein d’étiquettes prêtes à l’emploi pour la sécurité, l’information… Il y en a vraiment un paquet ! Avec texte et logo.

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    • Date et heure : vraiment besoin d’expliquer ?
    • Service en ligne : importez directement vos contenus (images ou étiquettes enregistrées depuis l’app) depuis Dropbox ou Google Drive. Dommage qu’il n’y en ait pas plus de supportés. Si l’app était compatible avec le Document Picker standard d’OS X, ça aurait pu être sympa…
    • Historique. Là aussi, pas besoin d’expliquer.
    • Acheter un ruban : bah oui, vous pouvez commander directement vos rubans sur le site d’Epson. Et il y en a BEAUCOUP de types disponibles : ininflammable, pour câbles, transparents, phosphorescent… un choix très complet !

Bref : si l’ergonomie de l’app est parfois perfectible et si elle n’est pas la plus jolie du marché, elle est incroyablement complète. Honnêtement, je n’en attendais pas autant.

Imprimer depuis un Mac

Pour le Mac, à peu près pareil, mais il faudra d’abord télécharger et installer le (très léger) pilote, et brancher l’imprimante en USB. Enfin, il faudra également télécharger l’app Epson Label Editor Lite sur le Mac App Store. Malheureusement, l’app est clairement moins complète (pas de catalogue d’étiquettes) et beaucoup plus old school que sa comparse iOS (lire : moche). Bon, si vous avez beaucoup d’étiquettes texte à faire, ça peut être  quand même plus pratique que l’app iOS.

 

Epson Label Mac

Impression depuis Windows

J’en sais rien, et je m’en tape, et non, je ne ferai pas de test sous Windows. Vous savez où vous êtes, non ?

Impression depuis Android

Cf supra.

Qualité d’impression

Il ne faut pas évidemment s’attendre à avoir une qualité délirante : il s’agit d’une imprimante à étiquettes. Il n’y a pas une définition de fou, mais à quelques dizaines de cm, ça fait bien illusion. En terme de vitesse d’impression, comptez moins de 10s entre l’ordre d’impression et l’étiquette récupérée dans votre main, découpée et prête à coller. Ah oui, car comme toute imprimante à étiquette qui se respecte, elle découpe toute seule le ruban comme une grande. Notez que vous pouvez changer à n’importe quel moment de ruban d’étiquettes, mais cela mettra l’imprimante hors tension.

Conclusion

Cette imprimante fait le job proprement, de façon hyper simple et rapide. Pour de l’informatif, c’est largement suffisant, même si on verra évidemment bien le manque de définition à l’impression. Mais pour moi, elle remplit parfaitement les critères demandés : petite, portable, autonome, et compatible avec mon iPhone avec un logiciel largement plus que correct, même si perfectible. Et tout ça pour 72€ TTC en ce moment chez Amazon, avec 3 ans de garantie par Epson. La LW-600 d’Epson remplacera donc idéalement ma médiocre Dymo. Que demande le peuple ?

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Note de l’auteur : test fait avec un exemplaire payé par mes soins, et sans aucune pression d’Epson, que je ne connais d’ailleurs pas mais qui sont sûrement des gens charmants.

  1. Comme je crois qu’il y a parfois des fans d’Apple qui me lisent, je pense qu’il faut que je donne des référentiels qu’ils comprennent :-)
  2. iPhone 6s Plus, vous excuserez du peu, hein.

iTunes, iPhone et le piège du chiffrement de sauvegarde

Petit cas intéressant la semaine passée : soit un iPhone 5s à faire migrer vers un nouvel iPhone 6 pour un de mes clients. Je branche le 5s sur son Mac, et je vais lancer la sauvegarde, qui était chiffrée. C’est pratique de chiffrer sa sauvegarde iTunes : au moins, quand on restaure sa sauvegarde, on conserve les éléments du trousseau, comme les mots de passe de mail, des points d’accès Wi-Fi… Fort utile. Si vous ne savez pas comment créer une sauvegarde chiffrée, rien de plus simple : cochez la case Chiffrer la sauvegarde locale dans le résumé de l’iPhone sur iTunes (c’est un iPad sur les captures d’écran, mais l’opération reste identique avec l’iPhone), puis tapez un mot de passe et confirmez-le.

Chiffrement iOS1

Chiffrement iOS4

Enfin, c’est utile SI ON N’OUBLIE PAS LE MOT DE PASSE DE LA SAUVEGARDE, ou si on a bien pensé à cocher la case Mémoriser ce mot de passe dans mon trousseau.

Or, ce n’était pas le cas ici : j’avais lancé une sauvegarde quelques temps auparavant de cet appareil, il a été sauvegardé sans problème, mais le mot de passe n’avait pas été stocké dans le trousseau1. Du coup, impossible de restaurer la sauvegarde (qui pouvait cependant toujours être effectuée).

Bah, pas grave, j’ai qu’à faire une nouvelle sauvegarde, et ne pas ré-utiliser la dernière, me dis-je.

Pas compliqué : menu iTunes > Préférences > Appareils > Supprimer la sauvegarde. Woké. Et on relance la sauvegarde.

Chiffrement iOS6

Maaiieeeeeeuh… Pourquoi iTunes veut toujours que j’utilise une sauvegarde chiffrée ?

Et pourquoi je dois toujours re-taper le mot de passe de la sauvegarde alors qu’il s’agit d’une nouvelle sauvegarde ?

Donc, là, iTunes me bloque. Woké, Pas grave, je prends l’iPhone, je le branche sur un autre Mac, et je relance la sauve…

HEIN QUOI QUE DONC QUOI HEIN ?

iTunes veut TOUJOURS le mot de passe de la sauvegarde ? Le mot de passe original que je n’ai plus ?!?

Conclusion donc définitive, et confirmée via Twitter ainsi que par cet article technique d’Apple : c’est l’iPhone lui-même qui gère le chiffrement de la sauvegarde, à partir du moment où celui-ci a été activé. Pas iTunes, pas le Mac, non : l’iPhone uniquement.

Donc, si vous perdez le mot de passe de la sauvegarde : vous êtes mort. Enfin, façon de parler, mais vous ne serez plus capable d’utiliser une sauvegarde chiffrée tant que vous n’aurez pas  complètement restauré l’iPhone.

La seule solution sera alors de sauvegarder via iCloud votre appareil, puis restaurer sa sauvegarde sur votre iPhone/iPad/iPod Touch. Ou de déchiffrer la sauvegarde existante en mode brute force avec un utilitaire dédié (il en existe, fonctionnels uniquement sous Windows malheureusement). En espérant que le mot de passe ne soit pas trop long, car sinon ça pourrait prendre très, très longtemps…

Toujours bon à savoir !

  1. C’était là ma plus grosse erreur, qui a entrainé tout le reste)

Matériel Apple à vendre

MISE À JOUR : j’ai eu un bug avec l’adresse e-mail mise en place, si vous n’avez pas eu de réponse dans les dernières 24 heures, envoyez-moi un mail à consulting at gete point net. Désolé :(

J’ai un peu de matériel à vendre ces jours-ci…

IMPORTANT : si vous êtes intéressé par une de ces machines, merci de lire TOUT le pavé en bas de cette page avant de me contacter. Sinon, pas de réponse !

– 1 MacBook Air 13“, modèle Mi-2013 (modèle ici)

  • Core i5 1,3 Ghz
  • 8 Go de RAM
  • SSD 512 Go
  • Nombre de cycle de charges : 951
  • Couvert par AppleCare jusqu’au 28 juin 2016

 Mise à prix : 1000€

C’est l’ancien MacBook Air de mon épouse ;-) Il est en parfait état, à part quelques traces sous la coque. Le clavier est nickel : mon épouse a utilisé une protection silicone pour le clavier durant les deux années d’utilisation.

Machine utilisée en environnement non fumeur.

Vente MBA1

– 1 iPhone 5s 64 Go, gris sidéral

Il a été échangé au début de l’année contre un autre pour diverses raisons, donc batterie pas trop ancienne, et donc peu de risque qu’elle expire de façon extraordinaire d’ici quelques semaines.

Le coin supérieur droit a eu un léger choc, donc il est un poil déformé, mais cela n’a pas d’incidence du tout à l’usage. L’écran est impeccable.

Couvert par AppleCare jusqu’au 18 novembre 2015

Mis à jour sous iOS 9.0.2, Localiser mon iPhone bien désactivé.

Mise à prix : 350€ 

Vente iPhone2

Vente iPhone1

 – 1 Mac Mini Server mi-2011 (alu) (modèle ici)

Machine récupérée chez un client, état impeccable.

RAM : 8 Go

Core i7 2 GHz

Mac mini mi-2010

2 disques durs 500 Go

700€  

– 1 Mac Mini Server mi-2010 (alu) (modèle ici)

RAM : 4 Go

Core 2 Duo 2,66 GHz

2 disques durs  500 Go NEUFS (Seagate ST500LM012 Momentus Spinpoint M8)

500€

– 1 Mac mini Server YM9420BPB9X Late 2009 (modèle ici)

  •  Core 2 Duo 2,53 GHz
  •  1 disque 80 Go + 1 disque 500 Go
  •  4 Go de RAM

350€ TTC

1 baie de stockage Promise SmartStor 4 x 1 To, Firewire 800, USB2 et eSATA. 350€

– 1 Time Capsule 1 To première génération (modèle ici), 60 €

– 1 borne Airport Extreme Gigabit 4ème génération (modèle ici), 802.11n en 2,4 et Ghz, 40€

– 3 bornes Airport Extreme Gigabit 2ème génération  (modèle ici), 802.11n en 2,4 Ghz uiquement, 20€ l’unité 

Remarques importantes

– Tous les prix sont TTC.

– Chaque machine est testée et fonctionnelle. Si il y avait cependant un souci durant le premier mois d’utilisation, je la reprendrai sans discussion. Pour les machines couvertes par AppleCare, vous pourrez contacter directement Apple pour obtenir le support nécessaire.

– Les accessoires livrés d’origine sont normalement fournis. Si un adaptateur est nécessaire, je fournis celui d’origine ou un équivalent.

– Tous les Mac mini sont livrés sans clavier ni souris.

– Tous les Mac présentés ici peuvent fonctionner sur la dernière version de OS X (El Capitan). Je fournis cependant la machine avec le système de votre choix (dans la mesure de sa compatibilité avec un ancien système, évidemment).

– Je peux établir une facture société pour certaines de ces machines (les plus récentes), certaines venant de mon stock professionnel, d’autres de mon stock personnel. Demandez la facture à la commande.

– Chaque machine pourra être récupérée directement à mon bureau à Vitry sur Seine (94). Éventuellement possibilité de livraison en main propre sur Paris ou sur la périphérie de Vitry sur Seine.

– Si vous souhaitez une configuration différente (disque plus gros ou SSD sur le Mac mini, ajout de RAM), c’est faisable, mais ça ne sera pas gratuit :-) Contactez-moi et dites-moi exactement ce que vous souhaitez faire.

– Possibilité d’envoi à vos frais sur la France métropolitaine (pas d’envoi à l’étranger). Dans ce cas, le règlement devra être effectué par virement AVANT l’envoi. L’appareil sera expédié dans les 7 jours suivant votre règlement. Pas de mandat-cash, pas de Western Union ou assimilé non plus.

Si vous êtes intéressé par un de ces appareils : envoyez-moi un e-mail à l’adresse consulting at gete point net. Si vous avez des questions, laissez-les également en commentaire. Vos adresses e-mail ne seront pas collectées à des fins commerciales. J’insiste.

iTunes et iOS : quand la synchronisation locale ne marche plus

Cas d’école ces jours-ci sur les problèmes récurrents de synchronisation dont souffrent iOS et iTunes depuis quelques temps déjà, problèmes sur lesquels Kirk Mc Elhearn (que vous avez bien évidemment découvert par 3 Hommes et un podcast) s’est par exemple longuement épanché depuis quelques temps déjà (page en anglais). Et même si chaque mise à jour d’iTunes apporte un mieux théorique, c’est encore loin d’être gagné.

Exemple hier avec la synchronisation locale d’événements du calendrier et de contacts entre iTunes 12 et un iPhone sous OS 8 chez un client. Impossible d’assurer une synchro correcte : ça mouline, ça mouline… et puis, rien. Pas de message d’erreur, rien. On supprime tous les contacts locaux, et… rien à faire, ça ne passe pas. Pire encore, après avoir par exemple supprimé un groupe dans Contacts, si on retourne dans iTunes, le groupe n’est pas supprimé, même après redémarrage !

Je me suis pas mal pris la tête pour essayer de trouver une solution, et… j’ai trouvé. En fait, les informations de synchro sont également stockée dans un fichier appelé Local, situé dans ~/Bibliothèque/Application Support/SyncServices. Il s’agit en réalité d’un bundle (on peut accéder à son contenu via un clic droit > Afficher le contenu du paquet. Chez mon client, il pesait plus d’un giga-octets ! J’ai donc sauvegardé le fichier, puis je l’ai supprimé.

Le fichier Local

J’ai relancé iTunes, et là, miracle, plus de dossier fantôme, et la synchronisation fonctionne de façon impeccable… Ouf !

Donc, en cas de souci de synchro locale, surveillez vraiment ce fichier…

Les comparatifs étranges de 01.Net

Le site 01.net propose un très étrange classement de téléphones portables à plus de 450€. Ce classement aux critères très étonnants a fait réagir Benoit Pepermans qui se fend d’un long billet de blog fort intéressant. Outre le fait qu’on trouve un BlackBerry Passeport devant l’iPhone 6 (srsly, guys ?), l’article met en avant le fléau des sites technologiques qui ne mettent en avant que des critères dits « objectifs »… mais qui ne le sont pas tant que ça. Pire encore, qu’un site comme 01.net mette en avant des critères comme le nombre de pixels d’un capteur photo pour décider de sa qualité réduit en cendres sa crédibilité.

Mais surtout, il montre le décalage de plus en plus flagrant entre les sites qui veulent comparer des données dans un tableau, en oubliant totalement le côté émotionnel de ces appareils que nous portons en permanence avec nous, ou que nous utilisons tous les jours.

Les caractéristiques techniques d’un appareil électronique ne sont pas négligeables, bien sûr. Mais seule la prise en main réelle, l’utilisation sur le terrain, la possibilité de le toucher permettent d’en appréhender toutes les subtilités, que ce soit pour Apple ou pour d’autres constructeurs… Mais il faut être honnête, sur ce terrain, Apple part avec une avance phénoménale, car elle place le design au cœur de ses produits. Elle appelle à l’émotion. Je me souviens par exemple très bien du peu d’engouement pour le MacBook Air original, en 2008. Et puis, on le sortait de son carton, et… wouah. Ça ne ressemblait à rien de connu.

Et ça, toutes les caractéristiques techniques du monde ne peuvent pas forcément le contrer. C’est pour cela qu’il est la plupart du temps indispensable de voir l’appareil de vos rêves in situ. C’est comme pour l’automobile : vous ne choisissez pas forcément une voiture uniquement parce qu’elle fait du 4 litres au cent (même si ça peut être un critère, évidemment) : son aspect, son élégance vont aussi devoir vous parler. L’informatique atteint aujourd’hui le même statut que l’automobile : ce n’est plus un objet forcément moche, mais ce doit aussi être un objet avec lequel nous souhaitons avoir une relation plus… intime[1]. 

C’est aussi pour cela qu’il sera indispensable de tester l’ Watch lorsqu’elle sera disponible, sans forcément regarder ses caractéristiques techniques, car plus encore, la montre parlera à votre émotion. Et peut-être que vous accepterez de sacrifier des éléments qui pourraient sembler importants[2]… parce qu’elle vous aura touché dans quelque chose de plus subtil qu’un tableau de caractéristiques techniques.

  1. Ne rigolez pas, au fond.
  2. <tousse tousse> L’autonomie <tousse tousse>

Demain, c’est keynote… Suivez-la avec nous !

Enfin, quand je dis nous, c’est la fine équipe d’iWeek, l’émission consacrée au monde Apple, diffusée désormais tous les mardis sur Ouatch TV, la 1ère chaîne de télévision dédiée à l’actualité High-Tech et aux loisirs. Et qui sera dès ce mardi disponible sur le canal 154 de la Freebox ! Ouaaaaaaaais, maman, je passe en nationale !

Et donc, pour fêter ça, la première émission (ou presque) diffusée sur Ouatch TV sera la groooooooose conférence inaugurale keynote d’Apple. Qui fait d’un coup bien monter la pression :

Apple_Pression

Autrement dit, demain, comme dirait Ben Grimm, ÇA VA CHAUFFER ! Pour le coup, Apple met la barre très haut en terme de communication. À un niveau équivalent à celui de l’iPhone, et sûrement bien plus que pour l’iPad.

iWatch ? Nouvel iPhone ? Nouvel iPad ? Plus que tout ça ? Rien de tout ça ? En tout cas, joli pari pour Tim Cook et son équipe, qui vont devoir montrer qu’ils sont les héritiers de l’esprit de Jobs… et qu’Apple est entre de bonnes mains. Personnellement, je n’en doute pas, mais les prochains mois seront sûrement passionnants.

On se retrouve donc mardi 9 septembre à partir de 18h30 pour commenter les annonces d’Apple sur Ouatch.TV dès 19h… et très rapidement également, on debriefera tout ça avec un peu plus de recul avec mes copaings de 3 hommes et 1 podcast. N’hésitez pas également à commenter sur Twitter avec le hashtag #iweektv ! On tâchera de répondre à toutes vos questions.

À mardi soir !

WWDC 2014 : le bilan de la conférence inaugurale

(Oui, je ne dis pas « keynote », ça m’énerve toujours autant. Bref.)

C’était vraiment une belle Keynote ce soir1.

Durant deux heures, Apple a présenté son futur. Et c’est un futur qui me plait bien plus que celui de l’époque de Lion, entre autres. Mais surtout, elle montre ce que je m’entête à dire depuis des années : Apple n’est pas aujourd’hui pour faire des grands chambardements. Si vous attendez une révolution tous les matins, vous serez déçus.

Son travail est itératif. C’est un travail de longue haleine : si vous trouvez qu’il n’y a aucune différence entre l’interface Aqua2 de 2001 et celle de 2014, alors vous avez un vrai problème avec Apple. Et c’est peut-être l’intelligence d’Apple : plutôt que de vouloir tout radicalement changer, plutôt apporter de petites modifications, pour perfectionner son travail de longue haleine, plutôt que de tenter d’imposer par la force des changements radicaux et réellement sujets à controverse3.

L’un des maitres-mots de cette keynote aura surtout été la fluidité. Fluidité de transfert des informations d’un appareil à un autre. Il y a aujourd’hui encore trop de frictions à l’usage entre un appareil sous iOS et un Mac. On a déjà parlé longuement des limitations d’iCloud, par exemple sur 3 Hommes et un podcast. Il semble qu’Apple ait décidé d’écouter ses utilisateurs pour proposer une expérience plus simple, plus proche de ce qu’on souhaiterait vraiment. Le cas frappant, c’est iCloud Disk : on râlait qu’Apple ne proposait pas de stockage facile d’accès en limitant la partie cloud à l’intégration aux apps ? Hop, voici du partage à la Dropbox. Je râlais qu’on ne puisse pas prendre un appel téléphonique depuis son Mac lorsqu’il arrive sur l’iPhone ? C’est possible, et pas de souci pour envoyer iMessage ou SMS depuis le Mac. Vous voulez créer un hotspot entre votre Mac et votre iPhone ? Hop, un clic, c’est fait. On râlait qu’il fut impossible d’utiliser d’Airdrop entre OS X et iOS ? Voilà, corrigé.

Apps finder access

Plus impressionnant encore, la fonction Handoff, qui permet de reprendre un document sur son iPad ou iPhone exactement où on s’est arrêté sur son Mac. Reste à voir si dans l’usage on aura la même fluidité que durant la conférence4… Mais à priori, tout semble conçu pour que l’iPad, l’iPhone et le Mac5 travaillent réellement main dans la main… iCloud devenant le liant pour tous nos appareils numériques. Apple a compris depuis longtemps que ses appareils ne pouvaient pas fusionner de force, et ça tombe bien, ça n’est pas son objectif. Plutôt que de faire des solutions « sans compromis », comme le dit si mal Microsoft6, autant faire des solutions adaptées à chaque usage, mais réellement liés les uns aux autres.

Mais Apple est aussi parfois capable de faire quelques choix pour le moins radicaux, comme Metal7,une nouvelle couche de programmation pour tirer parti de la puissance graphique des processeurs A7 et dont la démonstration, je l’avoue, m’a pas mal impressionné. Ou encore… un nouveau langage de programmation. Curieusement, j’ai entendu qu’avec Swift, Apple voulait assassiner les développeurs. Diantre ! Parce que proposer un langage plus simple, plus rapide qu’un langage créé il y a plus de 25 ans, et tirant le meilleur parti de nos processeurs serait les assassiner ? Les développeurs auront certes du travail, mais si le langage est plus efficace, plus beau (mais oui !), ils passeront à Swift, tout comme les développeurs sur Windows ont embrassé C#. En tout cas, Apple leur a donné au moins un beau sujet de discussion pour les années à venir… Et il semble que les premiers retours sur Swift soient assez encourageants.

Restent les changements cosmétiques, qui comme d’habitude vont sûrement faire râler pas mal, puis on s’y fera, comme pour tout. On a survécu à l’interface Platinium et au passage à Aqua…

Bref… Si vous attendiez de voir ce que pouvait donner l’Apple post-Steve Jobs, vous en avez enfin un bon aperçu.

C’est… Apple.

  1. Et merde.
  2. Peut-on encore d’ailleurs encore parler d’Aqua vu l’absence quasi-totale de cette interface liquide ?
  3. Coucou Windows 8, oui oui, c’est de toi qu’on cause
  4. N’oublions pas que chez Apple, la bande passante semble toujours infinie durant les démos.
  5. Et dans une moindre mesure, Windows puisqu’iCloud Drive sera également disponible dessus.
  6. Quand MS dit qu’il n’y a pas de compromis dans Surface, elle démontre systématiquement le contraire
  7. Dont le logo me fait furieusement penser au M sur la casquette de Mario…

iPhone : 7 ans déjà

Iphone

Une claque.

C’est ce que nous avions ressenti il y a sept ans jour pour jour, en sortant de la salle de conférence d’Apple France, où nous avions été invités avec Laurent et Mourad, mes amis (et comparses depuis quelques mois de l’incroyable podcast intitulé 3 Hommes et un podcast). Debrief au Mc Do des Ulis1, on revient sur tout ce qu’on a vu durant cette conférence magistrale de deux heures. C’est juste proprement hallucinant. On n’y croit juste pas. D’ailleurs, quelques heures encore auparavant, je n’y croyais pas. Ce qu’Apple a montré est juste tellement au-delà de ce qui existait. La fluidité de l’appareil, les possibilités offertes par le multi-touch, le fait que l’iPhone fonctionne sous OS X, l’intégration tellement poussée entre les applications… 

Apple se jette donc dans le bain de la téléphonie, et de quelle manière ! Les vues d’artiste d’un iPhone étaient alors tellement loin de la réalité. Évidemment qu’Apple avait, devait faire différent. En quelques minutes, tous les soi-disants smart-phones du marché sont devenus obsolètes. Le lendemain matin, tous les médias sont en alerte, les analystes commencent déjà à analyser la mort prochaine d’Apple (car l’iPhone sera forcément un échec), et on a maintenant six mois à attendre avant son lancement aux États-Unis, bien après pour nous Européens. Sera-t-il chez Orange ? Chez SFR ? Chez Bouygues ? Les questions s’accumulent, pas assez de réponses pour le moment : est-ce qu’Apple peut réussir son coup ? Est-ce que les opérateurs suivront ? Quelle va être la réaction de ses concurrents (indice : LULZ, don’t care) ? Est-ce qu’Apple pourra tenir son objectif d’obtenir 1% du marché mobile un an plus tard ? 

Sept ans plus tard, il faudrait juste être aveugle ou de mauvaise foi pour penser qu’Apple n’a pas révolutionné le marché de la téléphonie. L’iPhone a rendu ce marché réellement intelligent. Il a préparé le terrain pour la révolution post-PC avec l’iPad. Il a lancé le marché énorme des apps sur mobile (10 Mds de dollars pour Apple en 2013 !). Le 7 janvier 2007, Apple a promis… et elle a parfaitement rempli le cahier des charges.

Joyeux anniversaire iPhone !

Et si vous ne l’avez jamais vue, prenez une heure et quarante-trois minutes pour regarder l’incroyable présentation de l’iPhone par Steve Jobs. Une de ses meilleures présentations, haut-la-main (et j’irais même jusqu’à dire la meilleure, quoique la conf de lancement du Mac en 1984 était pas mal non plus)…

  1. J’aime vendre du rêve.

iPhone 4S, iPad 3 et iPad 1 à vendre

Je mets en vente une partie de mon matériel Apple :

– Un iPhone 4S, 64 Go, noir, excellent état. Acheté en octobre 2011, il n’est plus sous garantie, MAIS il a été échangé à neuf par Apple en juillet dernier et desimlocké. Donc excellent état, et c’est peu dire (pas de choc, juste quelques micro-rayures au dos). Livré avec kit main libre Apple (jamais utilisé), chargeur Apple, câble iPhone neuf et un dock Apple, dans sa boite d’origine. 350€.

– Un iPad 3 (le premier Retina) 16 Go, blanc, Wi-Fi + 3G, desimlocké, avec Smart Cover Apple verte en état correct (un peu grisâtre à l’intérieur…). Il est en excellent état, juste quelques petites rayures au dos (et il est loin d’avoir été utilisé tous les jours). Garanti jusqu’au 10 juillet 2014 (AppleCare). 350€.

– Un iPad 1 (oui, la première génération), 32 Go, Wi-Fi uniquement. Il est en bon état général (seuls ses coins sont plus ou moins abimés) et tient encore très bien la charge. Livré avec chargeur, câble iPhone, housse de protection Apple en très bon état. 100€.

Ces matériels sont disponibles sur Paris/Vitry sur Seine et environ en mains propres, ou en France métropolitaine (frais d’envoi à votre charge, envoi après réception de virement bancaire uniquement).

Si vous êtes intéressé, envoyez votre proposition à l’adresse matos at gete point net. Réponse rapide assurée.

Le téléphone à 700$

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J’ai lu hier sur Twitter quelqu’un de choqué de voir des des gens payer un téléphone à 700$. UN TÉLÉPHONE.

Je me demande juste : est-ce que ces gens ont déjà tenu un smartphone de leur vie ?

Le smartphone actuel n’est plus un simple téléphone. C’est un objet qui remplace :

  • Un appareil photo ;
  • Un caméscope numérique Full HD ;
  • Une webcam ;
  • Un messager de poche ;
  • Un iPod (enfin, si vous préférez, un LECTEUR AUDIO)  ;
  • Un lecteur vidéo ;
  • Un ordinateur ;
  • Une console de jeu ;
  • Un boitier GPS ;
  • Un dictaphone…

Et bien d’autres choses encore. Faites la somme de ce que coutaient tous ces appareils il y a quelques années, additionnez-les, et vous vous rendrez compte que le coût d’un iPhone ou de tout autre smartphone n’est pas si élevé que ça. Un bon GPS, ça peut coûter 300€. Une console de jeu, 150€. Un appareil photo numérique, 150€. L’intégration dans un boitier de quelques millimètres d’épaisseur a un prix.

Sans oublier que les smartphones actuels intègrent des technologies de pointe:  magnétomètre, accéléromètre, gyroscope, écran de haute qualité, dans un appareil capable d’afficher une image HD sur une télévision Full HD, sans fil.

Tout ça dans un boitier qui tient dans la poche, et qui peut tenir à peu près une journée sur batterie et qui peut répondre à vos questions par la voix. Grosso modo, quand on voyait ces technologies-là dans un film de SF il y a dix ans, ça pouvait encore nous faire sourire. Aujourd’hui, c’est la réalité. Vous pouvez faire une visioconférence avec vos proches à l’autre bout de la planète, sans difficulté majeure1.

Ajoutez un clavier Bluetooth, un écran ou un vidéoprojecteur, et hop, vous avez un outil de diffusion de saisie ou de présentation qui tient dans la poche. Inimaginable il y a encore cinq ans.

Non, l’iPhone n’est pas un « téléphone ». Si vous pensez cela, vous passez effectivement à côté de quelque chose de bien plus intéressant qu’un TÉLÉPHONE. Je connais aujourd’hui des gens qui n’utilisent quasiment pas leur iPhone pour téléphoner, mais l’utilisent pour des tonnes d’autres tâches (productives ou non) toute la journée. C’est devenu un vrai compagnon, mais aussi un outil de loisirs, ou un outil pour se faciliter la vie.

Après, le coût que vous seriez prêt à y mettre, c’est autre chose. Mais je ne trouve pas démesuré qu’on veuille mettre beaucoup d’argent dans un appareil qu’on utilise tous les jours, pour des tâches très différentes. Personnellement, je trouve démentiel qu’on puisse mettre 500€ dans un sac à mains, ou 1000€ dans un collier, qui ne fera même pas de photo HD. Ou plus de 50 000€ dans une voiture, alors que je n’y vois qu’un utilitaire capable de m’emmener d’un point A vers un point B.

Mais je peux comprendre qu’on ait ce genre d’envie. Et je ne traite pas les autres de fous pour autant. Simplement, ce que nous sommes prêts à mettre pour accéder à certaines technologies diffère d’un être humain à un autre. Nous mettons dans les objets qui nous semblent intéressants ou adaptés à nos besoins parfois un prix qui peut sembler déraisonnable aux autres… mais ça ne rend pas nos choix dingues pour autant. Juste que nos centres d’intérêt sont différents, et c’est tant mieux.

En revanche, je vous le confirme : si vous achetez aujourd’hui un téléphone à 700€ juste pour passer des coups de fil, c’est idiot. Filez-le moi plutôt, j’en ferai bon usage, promis.

  1. Faites gaffe au décalage horaire, quand même.