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High Sierra : comment s’y préparer en entreprise (et pas que)

High Sierra, alias macOS 10.13, approche à grands pas, et à ce titre, Apple a diffusé plusieurs articles techniques en amont, tous résumés dans cet article. Intéressons-nous y donc de plus près…

Abandon des certificats signés SHA-1 utilisés avec le protocole TLS.

Cela peut avoir un impact si vous utilisez d’anciens certificats sur d’anciennes versions de Mac OS X Server, par exemple. Notez cependant cette phrase pas anodine en italique dans le document :

Les certificats CA racine signés SHA-1, les certificats SHA-1 distribués par des entreprises et les certificats SHA-1 installés par les utilisateurs ne sont pas concernés par cette modification.

Cela n’est donc surtout vrai que si, par exemple, vous hébergez un site web sur un serveur, site protégé par TLS avec un certificat considéré désormais comme non fiable. Depuis macOS 10.12.4 et iOS 10, Safari affichait une alerte en cas de certificat non fiable, mais désormais, la connexion est carrément refusée. À vous de mettre à jour votre certificat sur votre site. Ça ne sera pas un mal dans tous les cas…

Et dans tous les cas, même pour vos certificats d’entreprise, ou autres, il vaut mieux basculer vers des certificats signés de façon plus sûre.

Les certificats utilisant des clés RSA d’une taille inférieure à 2048 bits à travers toutes les connexionsMacos aofs maj TLS ne seront plus considérées comme sûres.

Là encore, il s’agit d’une amélioration de la sécurité au vu des évolutions technologiques. Apple pousse la sécurité vers le haut, et préfère abandonner des technologies considérées comme obsolètes côté sécurité. Si vous êtes administrateur informatique, attention donc si vous utilisez par exemple des services comme des VPN utilisant des clés RSA un peu trop faibles.

Un exemple de clé RSA non valide sous macOS High Sierra (chiffrement 1024 bits).

TLS 1.2 par défaut pour les configuration EAP-TLS

Important surtout si vous utilisez une authentification de type entreprise exploitant le protocole EAP-TLS pour vos connexions Wi-Fi ou Ethernet. Vos points d’accès devront désormais utiliser TLS 1.2 et non plus 1.0. Dans le cas où vos points d’accès ne peuvent être mis à jour, vous devrez appliquer un profil de configuration sur vos Mac pour forcer l’utilisation de TLS 1.0.

APFS : tout ce qui va mettre le souk dans vos systèmes informatiques

J’ai déjà longuement abordé APFS, je ne reviendrai pas dessus, même si il va falloir éduquer quelque peu vos utilisateurs (« je comprends pas pourquoi désormais quand je duplique des fichiers de 10 Go, la copie se fait toute seule et la taille du disque ne bouge pas… »). Apple y a carrément dédié un article spécifique, pas encore disponible en VF (mais le lien que j’ai utilisé devrait pointer sur la VF dès qu’elle sera disponible).

Il va cependant falloir noter certains points TRÈS importants lors de la migration vers High Sierra.

  • High Sierra va automatiquement convertir tous vos disques de type flash (internes ?) vers APFS, et à priori, on ne peut pas l’éviter. Or, si vous avez des disques partagés via le protocole AFP, ceux-ci ne pourront plus être partagés en utilisant ce protocole (obsolète). Ça peut être gênant si vous avez des anciens clients sous Mac OS X, ou des logiciels qui supportent mal le SMB (<Tousse> Adobe CC <Tousse tousse>), dans ce cas vous ne pourrez plus vous connecter en forçant AFP plutôt que SMB.En clair, si vous avez des serveurs tournant sous des versions récentes de macOS, évitez le passage sous High Sierra si vous avez encore besoin du protocole AFP.
Macos aofs maj

Si vous voyez cette case sur un disque dur classique, vous ne la verrez pas lors de l’installation de la version finale de macOS High Sierra sur un disque flash.

  • Notez que le passage ne sera automatique que pour les disques intégralement Flash, donc pas de migration si vous utilisez un Fusion Drive ou un disque dur classique.
  • Si vous utilisez Time Machine via AFP, vous devrez basculer la connexion en SMB. Du coup, vos postes clients devront peut-être être reconfigurés pour être à nouveau sauvegardés via Time Machine.
  • Les versions de macOS antérieures à macOS 10.12.6 ne pourront pas lire ou écrire sur un disque APFS. Si vous devez assurer l’échange de fichiers avec des disques externes vers d’anciens systèmes, ne les convertissez pas vers APFS. Utilisez Mac OS Étendu pour l’échange vers des Mac, ou exFAT si vous devez également transférer des fichiers vers des PC (évitez FAT-32 (pas de gestion des gros fichiers) et NTFS (pas géré nativement par macOS en écriture)) (et oui je sais il y a trop de parenthèses dans cette phrase).
  • Boot Camp est supporté si vous mettez à jour votre Mac vers macOS Sierra, SAUF si le volume Boot Camp est d’une taille supérieure à 3 To ET réside sur un disque Fusion Drive. Que se passe-t-il si vous avez un volume Boot Camp de plus de 3 To sur un Fusion Drive ? Ben… on ne sait pas. Mystère total. Est-ce que le volume devient non bootable ? Est-ce qu’il faut recréer la partition Boot Camp intégralement ? Au cas où, vous pouvez quand même réduire le volume avec Camptune X (testé avec succès chez moi).
  • Dans tous les cas, Boot Camp ne gèrera pas APFS, en tout cas pour le moment. Cependant, la phrase d’Apple est ambiguë : Boot Camp doesn’t support Read/Write to APFS-formatted Mac volumes. Est-ce que ça veut dire que Boot Camp supportera au moins la lecture des volumes APFS ? SI vous avez la réponse à cette question, ça m’intéresse :)
  • Et évidemment, il faudra mettre à jour la totalité de vos utilitaires de gestion/réparation de disque avec des versions compatible APFS. Mais ça, vous vous en doutiez, n’est-ce pas.

Du côté des services d’annuaires…

Pas grand chose à signaler de ce côté. Ah si, quand même un truc important :

  • Les postes sous High Sierra ne pourront plus être reliés à un annuaire Active Directory dont le niveau de fonctionnalités est inférieur à 2008. Exit Windows Server 2003. Mais de toute façon, en tant que bon sysadmin, ça fait longtemps que vous avez dégagé vos serveurs 2003, n’est-ce pas (enfin je l’espère pour vous).
  • Y’a un deuxième point à savoir, si vous faites partie des 2 administrateurs à encore utiliser NIS, vous ne pourrez pas intégrer vos postes High Sierra. Je sais, c’est un coup dur.

Extensions de kernel… UAKEL bordel ! 1

Du côté des extensions de noyau, ou kernel pour les intimes, il y a énormément de changements. Tout d’abord, rappelons ce qu’est une extension de noyau. Il s’agit d’un fichier doté d’une extension .kext qui ajoute des fonctionnalités au micro-noyau de macOS. La plupart du temps, les extensions de noyau sont plutôt des pilotes matériels, des protocoles réseau, des systèmes de fichiers… Dans l’absolu, Apple invite fortement les développeurs à se passer des extensions de noyau pour éviter qu’un crash d’une extension provoque la chute du système (et donc un reboot obligatoire). Et il est rare qu’un logiciel ait vraiment besoin de charger des extensions de noyau. Mais cela arrive !

Avant High Sierra, une application pouvait installer une extension de kernel et se lancer tranquillou billou, sans que l’utilisateur en soit averti. Mais désormais, le comportement de macOS va changer. Un nouveau mécanisme appelé User Approved Kernel Extension Loading (UAKEL, c’est moche) va désormais inviter l’utilisateur à valider les applications à utiliser une extension de noyau à se charger.

Alors, j’avoue que quelque part, ça me laisse perplexe. En effet, dans cela fait seize ans que macOS charge des extensions d’applications tierce sans qu’Apple s’en émeuve, et d’un coup, ça devient un méga-problème. C’est très bien qu’Apple veuille que les utilisateurs sachent que des trucs se passent sur leur Mac, mais d’un autre côté, ça implique que l’utilisateur comprenne ce qu’est une extension de noyau, et aille valider dans un dialogue s’il souhaite ou non utiliser une extension sans comprendre vraiment à quoi ça sert. Mouaaaaaaaaaais. D’autant plus que l’utilisateur n’aura pas besoin d’être administrateur pour activer l’extension. Ce qui, à mon goût, tue un peu l’intérêt du truc. Cela me fait furieusement penser au concept de l’UAC sous Windows… Erik Gomez a longuement écrit (en anglais) sur ce qu’il appelle Kextpocalypse. Heureusement, Apple a modifié le comportement de l’UAKEL pour rendre la gestion bien plus simple que prévue :

  • UAKEL ne s’activera que pour les nouvelles extensions installées après ou pendant l’installation de High Sierra. Si vous avez déjà des applications installées qui utilisaient des extensions, elles seront automatiquement validées. Ça devrait déjà éliminer un paquet de problèmes.
  • Si une extension remplace une extension déjà validée, elle ne demandera pas la validation.
  • Surtout, si vos Mac sont enrôlés dans une solution de gestion de mobilité (MDM), telle Jamf Pro, Jamf Now, Airwatch, Filewave, Profile Manager… UAKEL sera automatiquement désactivé. Plus de crainte de centaines d’appels affolés après une migration en masse vers High Sierra !
  • Par ailleurs, Apple précise que vous pourrez désactiver UAKEL à la main sur vos postes à l’aide de la commande spctl en démarrant sur la partition Recovery (processus lourd). Et réinitialiser la NVRAM réactivera automatiquement  l’UAKEL.

Mettre à jour vers macOS High Sierra… ou déployer une image de High Sierra ?

Depuis l’arrivée du programme DEP pour le déploiement des appareils, la question de déployer un système en s’appuyant sur une image-disque avec un outil comme Deploy Studio ou autre se pose de plus en plus. Dans le cas du passage à High Sierra, la question ne se pose même pas :

Vous DEVREZ déployer au moins une fois High Sierra via l’application de mise à jour.

L’explication est simple : lors du déploiement de High Sierra, une mise à jour de firmware sera également automatiquement installée par le logiciel d’installation de macOS, comme l’explique cet article. Impossible également de mettre à jour un système sur un disque externe ou sur un Mac en mode disque cible.

Apple a d’ailleurs ajouté de façon très claire et bien visible dans son article :

Apple doesn’t recommend or support monolithic system imaging when upgrading or updating macOS.

C’est clair non ?
 
CEPENDANT.

Vous pourrez toujours faire une image d’un Mac après qu’il ait été migré en High Sierra une première fois, puis déployer l’image SI CES MACS ONT ÉTÉ DÉJÀ MIS À JOUR UNE PREMIÈRE FOIS VERS HIGH SIERRA.

En clair : si vous avez déjà mis une première fois vos Mac à jour vers High Sierra, rien ne devrait vous empêcher de déployer une image monolithique par la suite, une fois que le firmware a été déployé. Mais ça ne reste pas une solution que je recommande, pour plein de raisons qu’il serait trop long de lister ici.

Par contre, imaginons que vous commandiez un lot d’iMac ces jours-ci auprès d’Apple, et que ces iMac vous soient livrés avec macOS 10.12 Sierra. Là, vous vous dites, « les machines sont neuves, j’attends High Sierra et je les déploie avec un nouveau master tout beau tout propre vers High Sierra avant de les déployer, ni vu ni connu j’t’embrouille ». Ben là, c’est complètement non supporté et vous risquez de rencontrer des problèmes (kernel panics, chute de cheveux, nouvelle émission d’Hanouna, que sais-je). Donc, vous devrez passer par la case mise à jour de logiciels :

  • Par la partition Recovery avec Option + Commande + R (si vous utilisez Cmd + R, vous réinstalleriez la version de l’OS fournie avec votre Mac !) ;
  • En lançant l’installation de macOS depuis le Finder ;
  • Avec un disque d’installation  de macOS créé avec la commande createinstallmedia OU DiskMaker X (Et oui, cela signifie aussi que Diskmaker X sera sûrement d’actualité pour High Sierra ;-) ) ;
  • En créant une image d’installation avec l’utilitaire d’image-système et en la déployant avec la fonction Netinstall de macOS Server.

Le plus simple sera sûrement de déployer l’application High Sierra (à l’aide d’un logiciel d’installation customisé) en exploitant votre solution de déploiement habituelle, Jamf, Filewave, Munki, etc).

Conclusion

Ne migrez pas tout de suite vers High Sierra dès sa sortie. Si vous le pouvez, bloquez la mise à jour autant que possible, et attendez la version .2 ou .3 pour la déployer, comme d’habitude. N’oubliez pas que vous pouvez simplement désactiver le téléchargement des mises à jour en arrière-plan. Jamf Pro permet aussi de bloquer le lancement des applications

Et surtout, testez, testez et testez. La meilleure solution pour les déploiements de ce type consiste souvent à déterminer deux ou trois utilisateurs avancés/passionnés capables de vous faire des vrais retours d’expérience, capables d’assumer les conséquences d’une migration anticipée vers un nouvel OS, de vous indiquer clairement les soucis rencontrés.

N’hésitez pas à renvoyer à Apple vos rapports de bugs. Oui, ils sont bien lus et ils sont pris en compte, surtout si ils sont nombreux. Mais cela pourrait être l’objet d’un autre article.

Et dans tous les cas, enjoy macOS High Sierra !

  1. Je me rends compte que je n’ai jamais fait de vanne sur Kernel et Lion, alors que les Kernel de Lion, ça aurait pu faire un super gag gastronomique. C’est triste.

Finder et « Afficher tous les fichiers » : le raccourci impossible en VF (màj : ou pas)

J’ai entendu parler d’un nouveau raccourci dans le Finder de macOS ces derniers jours à deux occasions, lors d’un article sur le site MacStories, et plus récemment sur Slack. Il s’agit d’une combinaison de touches utilisable dans le Finder pour afficher ou masquer les éléments invisibles dans les différents dossiers de votre Mac. Or, ce raccourci semblait totalement inutilisable sur mon Mac. Le raccourci en question est :

Cmd + Maj + . (point).

À priori, c’est donc un super nouveau raccourci, qui fonctionne d’ailleurs déjà depuis 10.11 (peut-être avant, flemme de tester) dans les dialogues d’ouverture et enregistrement de fichiers. Mais curieusement, il ne fonctionne pas si votre clavier est en configuration AZERTY (99% de la population française). En effet, en France le point est affiché en utilisant Maj + point-virgule. Or, dans notre cas, la correspondance des touches ne fonctionne pas. J’ai essayé différentes solutions, en particulier en attribuant de nouveaux raccourcis-claviers dans la préférence Système Clavier > Raccourcis, mais aucune ne fonctionne correctement, le Finder n’ayant pas d’article Afficher ou Masquer les éléments invisibles pour lui créer une correspondance.

MISE À JOUR (28/05/2017) : En fait, il y a bien un raccourci-clavier utilisable en AZERTY ! Il faut ajouter la touche Fn, ce qui fait donc Fn + Cmd + Maj + point. Bravo à @trebleum qui a trouvé la solution sur Twitter.

Il reste toujours la solution du Terminal (taper defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles yes ; killall -9 Finder et valider), mais il est dommage qu’on ne puisse pas bénéficier de ce raccourci en VF. J’ai renseigné un Radar sur sur ce sujet (#32443380), n’hésitez pas à faire un duplicate dessus.

AppleShowAllFiles

Un package pour supprimer Microsoft Office 2011 d’un Mac

Si vous décidez de migrer sous Microsoft Office 2016 ou avez décidé de vous débarrasser d’Office 2011 pour passer à un autre logiciel (ou le réinstaller proprement), vous n’avez peut-être pas envie de garder non plus toutes ses scories sur votre Mac. Alors hop, en cadeau, un tout petit package que vous pouvez déployer à la main ou via Apple Remote Desktop, FileWave, Casper ou l’outil de déploiement de votre choix.

Attention : le mpkg n’est pas signé (je ne sais pas pourquoi, il veut pas…). Donc pour le moment, il faut l’ouvrir avec Ctrl + clic > Ouvrir. C’est comme ça. Correction : le package est désormais proprement signé, donc plus besoin de faire de Ctrl + Clic, merci Laurent Pertois et Stéphane Sudre :)

Télécharger Uninstall Office 2011.pkg (19Ko)

Rendre l’historique des liens Google ou t.co dans Safari à nouveau lisible

Depuis quelques temps, je me prends bien la tête avec l’historique de Safari. Explication : quand je fais une recherche sur Google, j’ai tendance à cliquer sur chaque lien de la premièr page de résultats avec la touche Commande enfoncée afin d’ouvrir les liens dans des onglets. Rien d’extraordinaire, à priori, sauf que l’historique de Safari devient alors inutilisable :

Historique Google Safari

 

Tout ça parce que Google rajoute du code Javascript à la noix pour traquer un peu plus votre activité, groumpf. Heureusement, il existe une solution : l’extension GDirectLinks pour Safari corrige le problème en désactivant le code Javascript problématique, pour avoir à nouveau un bel historique tout propre. Ouf ! Le site de Canisbos Software est plein d’extensions sympathiques pour Safari, allez donc y jeter un coup d’œil. Petit rappel pratique : les extensions de navigateur se dégustent une par une. N’installez pas 50 extensions d’un coup : installez-en une, testez un jour ou deux, puis une autre, etc. Vous ne voudriez pas rendre votre beau navigateur tout instable, si ?

Ah, et dans le même ordre d’idée, si les liens en t.co (utilisés par Twitter pour raccourcir les URLs) vous font le même gag, y’a Detox qui est très bien.

Comprendre l’option « Copier exactement » du Finder

Comme vous le savez, le Finder permet depuis quelques versions déjà de faire du copier-coller de fichier, comme sur Windows.

Vous sélectionnez un fichier, vous cliquez sur le menu Édition > Copier, puis vous allez le placer dans un autre dossier via Coller.

 

Bon, ça, c’est classique, je ne vous apprends rien. Plus subtil, quand vous enfoncez la touche Option, la commande devient Déplacer l’élément ici.

Finder Deplacement Element

 

Cependant, le menu cache une option encore plus subtile : enfoncez Majuscule ET Option, et le menu devient Coller l’élément exactement.

Coller exactement

 

GNÉÉÉÉÉ ??

 

En fait, cette option est intéressante car elle permet de conserver les autorisations attribuées à l’origine à un fichier lors d’un Copier-coller de fichier. Explication : vous copiez un fichier appartenant à un autre utilisateur que vous. Par défaut, lorsque vous collez le fichier, vous allez automatiquement devenir son propriétaire et vous voir attribué ses autorisations d’origine. Par exemple, si je copie cette application située dans le dossier /System/Library/CoreServices/, je vais en devenir le propriétaire.

Autorisations Coller Simple

En revanche, avec l’option Coller Exactement, les autorisations d’origine sont transférées, et c’est donc toujours le compte root (system) qui en est le possesseur ! D’ailleurs on me demande de valider par mot de passe le fait que je connais un compte d’administrateur pour faire la copie, là où la copie standard ne me demandait rien.

Autorisations Coller Exactement

Cette commande peut donc être particulièrement utile pour copier des fichiers sans en perdre les autorisations via le Finder, une critique souvent formulée à son encontre… Et elle est suffisamment bien cachée pour être disponible quand on en a vraiment besoin !

Automatisez sous Mac OS X 10.8 : le livre de Sylvain Gamel est dispo !

Automatisez 10 8

J’adore Automator. C’est vraiment une de ces merveilles un peu cachées d’OS X, qui permet de faire des choses super sophistiquéesen quelques clics, avec un retour sur investissement quasi-immédiat pour l’utilisateur. J’ai d’ailleurs abordé le sujet dans Mountain Lion Efficace  et tous les autres livres que j’ai rédigés dans la série Efficace [1. Y en aura-t-il un pour le prochain OS d’Apple ? Mystère…). Cependant, il est difficile d’être exhaustif dans un livre déjà bien costaud, et le temps manquait pour aborder le sujet plus en profondeur. Heureusement, Sylvain Gamel s’en est chargé, et le résultat est à la hauteur des espérances…  et même bien au-delà ! Après avoir consacré un premier opus à Automator, il a décidé de remettre le couvert pour OS X 10.8 (tiens, d’ailleurs faudrait revoir la couverture ;-) ). C’est un super gros ouvrage, qui passe en revue toute les nouveautés et donne plein de bons conseils pour profiter au mieux d’Automator et même aller plus loin, par exemple en créant ses propres actions avec Xcode… Balaise !

Bonus : le livre comporte des tutoriels vidéo de bonne facture… et il est préfacé par Votre Serviteur, ce qui ne fait qu’en renforcer le caractère exceptionnel.

Hop, ça s’achète ici en version numérique (PDF + ePub multimédias), pour la modique somme de 11,90€ !

Retrouver les caractéristiques techniques d’un Mac en un clic

J’utilise souvent cette page de support d’Apple pour retrouver les caractéristiques techniques d’un Mac (en complément de l’excellent MacTracker). Une des méthodes les plus simples consiste alors à taper le numéro de série de la machine dans le champ de recherche pour retrouver les caractéristiques correspondantes. Le souci, c’est que lorsqu’on travaille comme moi dans le monde Apple, des numéros des série, on en traite régulièrement. Donc c’est fastidieux de faire du copier-coller dans son navigateur.

Automator, à la rescousse ! Lancez-le, puis créez un service, et ajoutez-y les deux actions suivantes :

Automator trouverModeleMac

 

Enregistrez maintenant votre service sous un nom approprié  (ex : recette de la tartelette n’est pas un nom approprié. En revanche, Retrouver les caractéristiques techniques est un nom approprié).

Maintenant, quand vous rencontrez un numéro de série d’un produit Apple dans n’importe quel texte, sélectionnez-le, effectuez un clic droit puis choisissez votre processus Automator dans le menu Services pour afficher ses caractéristiques.

 

 

OS X : quand Contrôle parental et HTTPS font mauvais ménage

OS X intègre depuis plusieurs versions un système de contrôle parental permettant de limiter les connexions à Internet. Dans ce cas, OS X pourra n’autoriser que certains sites, en bloquant automatiquement les contenus dits « pour adultes ». Problème : dans ce cas, de nombreux sites utilisant le protocole HTTP sécurisé (ou HTTPS) deviendront inaccessibles . Comme indiqué dans la base technique d’Apple :

Remarque sur le protocole https : pour les sites Web utilisant le cryptage SSL (l’URL commence généralement par https), le filtre de contenu Internet ne peut pas examiner le contenu chiffré de la page. Pour cette raison, les sites Web chiffrés doivent être explicitement autorisés à l’aide de la liste « Toujours autoriser ». Les sites Web chiffrés qui ne figurent pas dans la liste « Toujours autoriser » sont bloqués par le filtre de contenu Internet automatique.

Dans ce cas, il suffit d’ajouter le site demandé dans la liste des sites autorisés, non ?

WROOONG

En effet, ça ne passe pas… Le contrôle parental rejette parfois certains sites, alors que le domaine est bien ajouté. On a eu le cas récemment à la maison avec le site PotterMore.

Potterless

ControleParental https2

Alors, comment faire ? Dégainons d’abord le Terminal, et tapons les commandes suivantes :

$ host www.pottermore.com

La commande host nous renvoie ceci :

www.pottermore.com is an alias for www.pottermore.com.edgekey.net.
www.pottermore.com.edgekey.net is an alias for e3773.b.akamaiedge.net.
e3773.b.akamaiedge.net has address 92.123.95.91

On voit donc que www.pottermore.com est un alias du domaine www.pottermore.com.edgekey.net ainsi que de e3773.b.akamaiedge.net, lequel a pour adresse IP 92.123.95.91.

Et bien, il ne nous reste qu’à ajouter tout ça dans le contrôle parental… et oui, ça inclut l’adresse IP !

ControleParentalOK

Et voilà, plus qu’à recharger la page, accepter le certificat, et… ça passe !

Qui veut supprimer des évènements en masse dans iCal / Calendrier

Problème intéressant chez un client : suite à une mauvaise manipulation1, certains événements se multipliaient des dizaines de fois dans Calendrier (anciennement iCal), … ce qui est un chouïa agaçant.

Malheureusement, Calendrier ne propose pas de méthode pour sélectionner facilement de nombreux évènements et les supprimer. Vous pouvez sélectionner tous les événements sur un mois, mais la suppression est longue et fastidieuse… et évidemment très répétitive.

Attendez… vous avez dit répétitif ?

AUTOMATOR, À LA RESCOUSSE !

Arale

(Ça fait longtemps que je voulais placer Arale dans un article, c’était la bonne occasion)


Avant toute chose, sauvegardez votre contenu iCal / Calendrier, en cliquant sur le menu Fichier > Exporter > Archive du Calendrier. Ainsi, si vous faites une erreur, vous pourrez facilement réintégrer tout le contenu du calendrier.

Lancez maintenant Automator, et créez un nouveau processus. Puis ajoutez les actions suivantes :

  • Obtenir les éléments de Calendrier indiqués (afin de sélectionner uniquement les calendriers qui vous intéressent) ;
  • Rechercher des événements Calendrier ;
  • Supprimer ces événements Calendrier.

Calendrier Suppresion Automator

Pour l’action Rechercher, sélectionnez « La date de fin est antérieure à » : je trouve ça plus intelligent que de choisir la date de début d’événement, ce dernier pouvant se terminer bien plus tard que la date choisie. Mais vous pouvez ajuster selon vos besoins.

 

Et voili ! Il ne reste plus qu’à lancer le processus, et aller vous coucher… Mais avant, procurez-vous l’excellent guide Automatisez sous Mac de Sylvain Gamel, qui donne pleeeein de très bonnes astuces sur Automator.

  1. La synchronisation des calendriers était resté cochée dans iTunes, en plus de la synchronisation iCloud…

Conférence intégration iOS et Mac en entreprise en ligne

J’ai donné il y a quelques semaines une conférence sur le thème de l’intégration des systèmes Mac et des appareils iOS dans le cadre de l’entreprise. Cette conférence est en ligne depuis quelques jours, mais j’avais oublié de le signaler. Oubli corrigé : vous pouvez donc la consulter directement sur Dailymotion si vous avez une heure et quart à perdre.