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Lion Efficace : en approche !

Et voilà, encore une fois, Amazon a tué tout suspense, tsssssssss.

Donc, Lion Efficace est bien en route, et il devrait être dispo d’ici la fin de l’année, si tout va bien. Comme d’habitude, il ne sera pas le premier livre sur le marché à parler de Lion, mais je reste fidèle à mon objectif : faire le meilleur livre sur le nouveau système d’Apple. Plutôt que d’être le premier à sortir un livre incomplet, je préfère prendre un peu plus de temps pour vous offrir1 le maximum d’astuces, de solutions, de méthodes pour utiliser Lion de façon la plus efficace (ahem).

Une des autres raisons pour lesquelles le livre sera en retard : tant qu’à faire, autant parler de la dernière version de Mac OS X, et d’une de ses plus grosses nouveautés, en forme de nuage

Le tarif, donc : 32€.

Le nombre de pages : plein. Aux alentours de 500, en tout cas, il ne devrait pas être très éloigné de Snow Leopard Efficace.

Les chapitres : la table des chapitres diffèrera peu de celle de Snow Leopard Efficace. Cependant, il est probable qu’iCloud tiendra une place particulière.

One more thing ? Qui sait…

Sur ce, je vous remercie pour votre attention et je retourne au boulot :)

  1. Euh… Vous vendre, quand même.

tmutil : la commande cachée pour Time Machine

Certes, j’ai beaucoup râlé sur ce que Lion n’apportait pas, ou apportait en trop, ou ce qu’il faisait à mon goût mal. Mais il recèle aussi quelques pépites fort utiles, par exemple une nouvelle commande de Terminal appelée tmutil.

Cette commande sert à manipuler Time Machine, de façon très complète, voire plus complète qu’avec l’interface graphique.

La façon la plus simple de l’utiliser, c’est encore de taper juste tmutil :

Minimoi:~ admini$ tmutil
Usage: tmutil help <verb>
Usage: tmutil version
Usage: tmutil enable
Usage: tmutil disable
Usage: tmutil startbackup [-b|--block]
Usage: tmutil stopbackup
Usage: tmutil enablelocal
Usage: tmutil disablelocal
Usage: tmutil snapshot
Usage: tmutil delete snapshot_path ...
Usage: tmutil restore [-v] src dst
Usage: tmutil compare [-a@esmugtdrvEX] [-D depth] [-I name]       tmutil compare [-a@esmugtdrvEX] [-D depth] [-I name] snapshot_path       tmutil compare [-a@esmugtdrvEX] [-D depth] [-I name] path1 path2
Usage: tmutil setdestination mount_point       tmutil setdestination [-p] afp://user[:pass]@host/share
Usage: tmutil addexclusion [-p] item ...
Usage: tmutil removeexclusion [-p] item ...
Usage: tmutil isexcluded item ...
Usage: tmutil inheritbackup machine_directory       tmutil inheritbackup sparse_bundle
Usage: tmutil associatedisk [-a] mount_point volume_backup_directory
Usage: tmutil latestbackup
Usage: tmutil listbackups
Usage: tmutil machinedirectory
Usage: tmutil calculatedrift machine_directory
Usage: tmutil uniquesize path ...
Use `tmutil help <verb>` for more information about a specific verb.Minimoi:~ admini$

Bon… Pas forcément très parlant tout ça. Déjà, on voit quand même qu’on dispose d’options pour activer (enable) ou désactiver (disable) Time Machine. Évidemment, il faudra lancer la commande en root, donc la précéder de sudo puis taper son mot de passe administrateur.

Minimoi:~ admini$ sudo tmutil enable

Maintenant, vous pouvez choisir une destination de sauvegarde :

Minimoi:~ admini$ sudo tmutil setdestination /Volumes/Untitled

On peut aussi lancer une sauvegarde :

Minimoi:~ admini$ sudo tmutil startbackup
Total copied: 247.19 MB (259201817 bytes)
Avg speed:    617.66 MB/min (10794449 bytes/sec)

L’option –block (ou -b) lance la sauvegarde en premier plan. En clair : tant qu’elle n’est pas terminée, vous ne pouvez pas aller plus loin. Moui… Mais on doit pouvoir faire mieux que ça non ?

Minimoi:~ admini$ sudo tmutil enablelocal

Voilà qui est bien plus intéressant ! L’option enablelocal active une des nouvelles fonctions de Time Machine dans Lion : les sauvegardes locales. Lorsque votre Mac est déconnecté de son disque de sauvegarde, il peut continuer à faire des sauvegardes transparentes sur votre disque interne. Si cette fonction vous agace, vous pouvez la désactiver en tapant tmutil disablelocal. Mais vous pouvez aussi l’activer sur un Mac de bureau pour avoir des sauvegardes locales au cas où… Celles-ci seront ensuite automatiquement rapatriées vers votre disque Time Machine.

 

On peut aussi supprimer une sauvegarde Time Machine, ce que ne permet pas le Finder, même avec le compte root !

 

Minimoi:~ admini$ sudo tmutil delete /Chemin/Vers/Le_Dossier_TimeMachine_A_Effacer

Au passage, une astuce : tapez juste sudo tmutil delete, retournez dans le Finder, affichez le dossier Backup.backupdb dans le Finder, sélectionner une sauvegarde dans son dossier, puis glissez-la dans la fenêtre de Terminal pour récupérer son chemin.

Vous avez un dossier ou un fichier à restaurer ? Pas de problème, l’option restore est là pour vous (et vous pouvez l’utiliser sans sudo) :

 

Minimoi:~ admini$ tmutil restore /Chemin/Vers/Le/Dossier/A/Restaurer Dossier_Cible

Et si vous voulez savoir quel fichier est copié en live, ajoutez -v après restore.

Oh, mais on peut aussi faire un instantané du disque sous forme de « snapshot » ! Histoire de le restaurer rapidement en cas de problème :

Minimoi:~ admini$ sudo tmutil snapshot

Bon, ça, j’ai l’impression que ça marche moyen. À tester plus tard…

 

Vous voulez exclure un dossier de la sauvegarde ? Tapez donc :

Minimoi:~ admini$ tmutil addexclusion /Chemin/Vers/Le_Dossier_A_Exclure
Il est intéressant ici de savoir qu’en plus du comportement par défaut de Time Machine en mode graphique, qui est d’associer l’exclusion à un dossier ou un fichier *où qu’il se trouve sur le disque* (en clair : si on le déplace ou qu’on le copie ailleurs, il continuera de ne pas être sauvegardé), on peut choisir en ligne de commande une autre option : en ajoutant -p après addexclusion, on peut définir un chemin de façon absolue et définitive. Ainsi, si vous déplacez le dossier ou fichier dans le chemin défini, il sera à nouveau disponible pour la sauvegarde.

Il y a bien  d’autres options éventuellement à voir, mais ça sera… pour un autre article :)

Lion DiskMaker 1.6 disponible

Aie ! Quelques vilains bugs se sont glissés dans la version 1.5. Voici donc une nouvelle version qui corrige la plupart des problèmes rencontrés. Aucune nouvelle fonction pour cette fois. Télécharger la version 1.6 (800 Ko environ).

  • Correction de la variable MyDiskName qui n’était pas définie dans certains cas.
  • Correction de la régionalisation en langue anglaise. Désolé pour les anglais qui ont du supporter du français :)
  • Les commentaires sont désormais en anglais dans le script.
  • Modification de quelques noms de variables pour éviter quelques confusions.
  • Désormais Spotlight ne cherche plus que pour le terme « Install Mac OS X Lion » complet, afin de limiter les risques de faux positifs.
  • Quelques textes de boutons ont été raccourcis.

 

Lion DiskMaker 1.6 available

Wooooooops. A few nasty bugs managed to get through for release 1.5, so here is a new version fixing most problems. No new feature, however upgrade as soon as possible. Download V1.6 now (800 KB).

  • Fixed the MyDiskName variable problem encountered by many…
  • Fixed English localization not appearing. Sorry English-speaking people who’ve been confronted to French :)
  • Changed the language of comments in the script to English.
  • Changed a few variables names to avoid confusion.
  • Now Spotlight looks for the full, literal « Install Mac OS X Lion »  string. Should limit the risk of showing wrong files.
  • A few buttons’ texts have been shortened.

Lion DiskMaker 1.5 est disponible !

Voici donc la plus grosse mise à jour de Lion DiskMaker. J’ai même pensé à le passer en version 2… Oh bravo. La nouvelle version est téléchargeable ici.

Quoi de neuf, donc ?

- Support de la régionalisation ! Il n’y a plus de différence entre les différentes versions, désormais Lion DiskMaker utilisera la bonne langue en fonction des réglages de votre système. Et si vous souhaitez le traduire dans une autre langue, merci de me contacter, la tâche sera TRÈS facile (il y a juste un fichier texte à traduire…).

- Support du fichier InstallESD.dmg. Au cas où vous auriez conservé celui-ci seulement… N’est-ce pas Lionel ;-)

- Un choix plus intelligent des disques éligibles. Lion DiskMaker essaiera de détecter si vous avez un petit disque connecté (amovible ET moins de 8,5 Go) et vous le proposera automatiquement comme choix par défaut, que vous pourrez cependant changer.

- Le dossier Utilitaires est désormais automatiquement copié à la racine du disque d’installation (oui, même sur les clés 4 Go), ceci pour vous permettre d’éviter de devoir chercher ces outils dans l’image (en particulier l’utilitaire du mot de passe interne…). Et oui, le nom du dossier est automatiquement traduit.

- Lorsque vous ouvrez le disque, il sera désormais de toute beautééééé ! Vous trouverez l’application Installation Mac OS X Lion, le dossier Utilitaires, tous alignés correctement avec le joli fond d’écran. C’est-y pas beau ?

- Et parce que je vous aime bien… une jolie icône customisée est automatiquement appliquée au disque ! Ça ne marchera malheureusement pas pour les DVD… Avantage quand même : on la reconnaît bien au démarrage en appuyant sur Option.

- Dans un autre domaine, j’ai corrigé un problème avec Lion DiskMaker qui plantait lors de la création d’un disque avec plus d’un graveur DVD connecté. Aussi, Lion DiskMaker  prendra automatiquement en charge le premier lecteur DVD interne. Si vous souhaitez en utiliser un autre, il faudra changer  le bon paramètre en ouvrant Lion DiskMaker avec l’Éditeur AppleScript.

- Et quelques petits bogues corrigés.

Comme d’habitude, Lion DiskMaker est donationware : vous pouvrez l’utiliser sans rien payer, mais vous avez le droit de faire un don si vous le souhaitez :-)

Lion DiskMaker… now in English !

Due to popular demand, I created an English version of Lion DiskMaker. The new 1.3 version is available here on the new English Lion DiskMaker page here.

People of the world, rejoice ! And maybe it will push me to blog in English too, in the future…

Et pour les francophones : la V1.3 corrige également quelques bugs, elle sera dispo en fin de journée. Ouf !

Lion Disk Maker, pour créer en 3 clics un DVD ou une clé USB d’installation de Lion

Lion DiskMaker est une petite application programmée en AppleScript que j’ai écrit pour vous aider à créer en quelques clics un DVD ou une clé USB d’installation de Lion à partir du programme d’installation de Mac OS X. On peut le faire à la main, mais je trouvais intéressant de développer un outil pour le faire facilement, et c’était un bon cas d’école pour me remettre à AppleScript !

C’est gratuit, et tous les détails sont sur cette page dédiée.

Have fun !

Lion

[Edité : morceau manquant sur Mission Control]

Lion est un sujet compliqué. Je l’ai testé depuis de nombreux mois, et je dois vous avouer quelque chose : je n’arrive pas à en tomber intensément amoureux. Oh, rien de méchant : c’est somme toute une version très importante de Mac OS X, sur laquelle Apple a énormément travaillé pour proposer une nouvelle vision de l’informatique, toujours plus simple et théoriquement plus conviviale. Mais juste que je n’arrive pas à trouver Lion aussi excitant que, par exemple, Panther à l’époque. Lion est d’autant plus un sujet compliqué à traiter pour moi que par mon rôle de consultant membre de l’ACN, je me devrais d’être plus… positif. Mais d’un autre côté, je me dois d’avoir un certain devoir d’honnêteté intellectuelle face à mon lectorat, et mes clients.

La question est donc : est-ce qu’il s’agit d’une version vraiment intéressante de Mac OS X , et surtout, est-ce que cela vaut le coup d’y passer ?

Pour moi, la réponse est pour le moment : pas sûr. Pour plein de raisons, en fait.

Trop d’iOS dans Mac OS X tuerait-il OS X ?

Souvenez-vous : avec Lion, l’objectif d’Apple était : « Back to the Mac ». Ce que nous avions à l’époque interprété comme plus d’attention de la part d’Apple pour le Mac. En réalité, Steve Jobs expliquait la stratégie d’Apple comme « réintégrer dans OS X des éléments qui ont fait le succès d’iOS ».

Après tout, pourquoi pas : il y a des éléments d’iOS qui sont clairement très, très intéressants et qui méritaient d’être repris. Malheureusement, dans son objectif d’harmoniser iOS et Mac OS X, Apple est allée trop loin. Prenons quelques exemples.

De l’obligation (mal gérée) du multi-touch

Apple s’est sentie obligée dans OS X d’ajouter des actions orientées multi-touch. Certaines de ces actions sont très agréables à partir du moment où l’on dispose d’un Magic Trackpad. Magic Mouse ? Oubliez : gérer les mouvements à deux doigts sur une souris est juste infernal.

Malheureusement, si certaines actions sont effectivement adaptées (le glissement à trois ou quatre doigts pour passer d’un espace à un autre), ce n’est pas le cas des mouvements pour activer LaunchPad ou Mission Control qui me semblent particulièrement peu intuitifs. Et on en revient alors au problème des interfaces qui cachent trop d’informations : autant on peut facilement aller cliquer sur un menu pour voir son contenu, autant deviner à l’avance l’effet d’une action multi-points tient du coup de chance… d’autant que l’expérience n’est pas toujours cohérente d’une action à une autre.

Des écrans plus grands… mais plus vides

Avec Lion, certaines des applications historiques de Mac OS X voient leur  interface se rapprocher de celles de l’iPad. Ce qui me semble poser plusieurs soucis, en particulier pour iCal / Calendrier et Carnet d’adresses.

D’abord, Apple pense que rapprocher les interfaces d’iCal et du Carnet du Mac de leur équivalent iOS est une bonne chose. Cela pourrait être vrai si les interfaces de ces logiciels étaient top sur iOS. Manque de chance, non seulement les fonctions du Carnet et d’iCal sont quasi-identiques entre Snow Leopard et Lion, mais pire : elles sont moins pratiques que celles de Snow Leopard ! Ainsi, le Carnet d’adresse perd une colonne, pourtant fort pratique pour afficher les groupes de contacts. Il faut donc cliquer sur un bouton pour revenir en arrière, et il est impossible de lister une fiche de contact facilement en même temps que la liste des groupes. Passer d’un groupe à un autre impose plus de mouvements de souris.

Mais c’est iCal qui souffre le plus de cette « évolution ». Dans un mouvement d’unification halluciné, Apple a décidé de retirer la liste de calendriers pour en faire un popover. Quand vous tapez sur le bouton Liste, vous voyez affichés vos calendriers et la correspondance des couleurs. Heu, allo ? Je gère DIX calendriers, je passe régulièrement de l’un à l’autre, et l’impossibilité de passer d’un calendrier à un autre en un clic ainsi que de facilement voir les correspondances de couleurs dans la liste rendent iCal quasi-inutilisable. Alors qu’il n’y a rien qui justifie cette modification, à part donc, l’homogénéité entre iOS et OS X. C’est là qu’Apple a tout faux : si iOS et OS X se ressemblent, ils ne fonctionnent pas sur le même matériel. En particulier, l’écran le plus grand qu’iOS utilise aujourd’hui se limite à 1024 pixels par 768 dans un système pour lequel la notion de fenêtre est inexistante puisque mono-document et même mono-écran. Et là, il est vrai que la résolution limitée peut avoir un impact sur l’utilisation du système.

Mais sur une machine de bureau ? Qui dispose d’un écran qui peut atteindre sans grosse difficulté les 1900 voire 2500 pixels de large ? En quoi ça enquiquine Apple qu’on puisse voir la liste de calendriers en permanence, bon sang ??? Pire encore : pourquoi ne pas la rétablir par exemple automatiquement dès que la présentation passe en plein écran, plutôt que de m’afficher le même nombre de colonnes plus grandes, et encore plus vides ???

iCal n’est pas une application que j’utilise à moitié : elle m’est indispensable pour coordonner mes rendez-vous professionnels, voir la disponibilité de ma famille, et bien plus. Ces changements qui peuvent sembler triviaux ont pourtant un impact incroyable sur la productivité au jour le jour. Apple aurait pu y penser, ou simplement proposer un choix. Mais là, non : c’est popover pour tout le monde, et c’est bien gonflant. J’espère que je ne serai pas le seul à râler dans les prochains mois…

(O)Mission Control

Il est des technologies que j’étais fier de montrer sur Mac, et Exposé en faisait partie. Et bien, en une version de Mac iOS X, Apple a réussi à tuer Exposé. Honnêtement ? Je n’aime pas du tout Mission Control. C’est un fourre-tout sensé permettre de trouver plus facilement ses fenêtres, et je trouve  que c’est exactement le contraire qui se produit. Plutôt que de voir toutes les fenêtres affichées d’un coup, on voit toutes les applications d’un espace dédié, et ce n’est pas vraiment pratique. Et là encore, les gestes pour afficher les fenêtres d’une application ne sont pas naturels, et pire, donnent un résultat limité. Avec Exposé, je pouvais rapidement afficher toutes les fenêtres à l’écran, et pas juste « un petit morceau de la fenêtre regroupé par applications ». Avec Mission Control, les fenêtres sont regroupées, et si on utilise le bon (et délicat) geste pour les afficher, on en affiche juste « un peu plus », et en version réduite. Beaucoup mons pratique.

LaunchPad : le lanceur inutile ?

Plus encore que Mission Control, je déteste LaunchPad. Lanceur du pauvre, il fait moins bien ce que le Dock ne faisait pourtant pas trop mal jusqu’à maintenant : donner un accès rapide aux applications. Autant c’est un système qui est très adapté à une interface tactile où l’on tape directement sur l’écran, autant il ne sert à rien sur Mac. Au contraire : atteindre une cible de taille moyenne au trackpad est loin d’être une sinécure, alors que le Dock a un avantage dû à la fameuse loi de Fitts qui explique que la facilité à laquelle une cible peut être atteinte dépend de sa taille et de sa distance au pointeur. Avec le Dock, la cible dispose au moins d’un côté où sa taille est infinie (c’est le bord de l’écran). Faites l’expérience : avec votre souris ou votre trackpad, testez en combien de temps vous arrivez à lanceur une application avec le Launchpad et la même avec le Dock. Ce dernier est bien plus rapide… Pire encore, LaunchPad ne sait pas gérer le Glisser-Déposer ! Avec le Dock, pour envoyer un fichier en pièce jointe d’un nouveau mail, il suffit de glisser la PJ sur l’icône de Mail. Avec LaunchPad ? Ne cherchez pas, ça ne marche tout juste pas.

Il s’agit là encore d’une tentative d’Apple d’adapter un type d’interface à un système pour lequel il n’est pas adapté. Dans le cas de LaunchPad, c’est un échec cuisant pour une initiative pas vraiment utile : avait-on vraiment besoin d’une nouvelle interface de lancement d’applications ? Le seul gros intérêt de Launchpad, c ‘est qu’on peut complètement s’en passer. Enfin, tant qu’Apple n’a pas la mauvaise idée de virer complètement le Dock1

Une interface aussi terne que ça

Depuis iTunes, on a vu qu’Apple a décidé de prendre la couleur en grippe. Soit… le gris peut avoir ses charmes. Mais du coup, on perd énormément de lisibilité au niveau des icônes. Pire encore : la barre latérale n’affiche plus vos icônes personnalisées mais des icônes en niveau de gris. L’affichage manque alors cruellement de contraste… Toutes les icônes des différents disques que je connecte sur mon Mac ont exactement la même icône dans la barre latérale, quand bien même j’ai passé du temps à les personnaliser… Une barre latérale dont Apple a encore modifié le comportement, en éliminant les dossiers intelligents et en décidant arbitrairement de placer la liste des disques durs plutôt en bas qu’en haut. Un choix plus ou moins justifiable, mais que j’aurais préféré pouvoir personnaliser. Pas très grave, mais un peu gênant quand même.

Un mode de distribution trop novateur ?

En proposant Lion uniquement sur le Mac App Store, Apple tente un coup d’audace assez impressionnant : imposer à ses clients de passer par une boutique uniquement en ligne pour télécharger son nouveau système est quelque chose qu’aucune société commerciale n’a proposé jusqu’à maintenant. C’est sur certains points une bonne idée, mais dans une société où l’ADSL n’est pas encore (loin s’en faut) la norme et où de nombreux abonnements se voient appliqués une limitation de téléchargement, cela paraît un peu tôt, même si Apple tient évidemment à son image de précurseur2. Et quid de l’installation si on n’a pas Mac OS X 10.6 déjà installé ? Sera-t-il possible de facilement installer Lion sur un Mac dont le disque vient d’être fraichement changé ? Beaucoup de questions… qui n’amènent pas forcément des réponses très satisfaisantes.

Une licence simple… et compliquée

Malheureusement, il reste le problème de la licence. Pas de problème côté utilisateur : on peut installer Lion sur autant de postes qu’on veut chez soi. Mais pour les entreprises ? C’est évidemment une licence par poste, avec ce que ça impose théoriquement : un compte AppleID par poste ! Juste galère à gérer au jour le jour… Et des difficultés supplémentaires pour l’achat : il faudra passer par un achat en ligne avec CB ou crédit en carte iTunes, sans possibilité de passer par le principe habituel du bon de commande / facture couramment utilisé. Apple n’aime-t-elle vraiment pas le marché de l’entreprise ? Au moment où celui-ci recommence à lui faire les yeux doux, fort dommage…

Le cas Lion Server

Intégré à Mac OS X client, installable pour une bouchée de pain : voilà Lion Server. D’un côté, j’applaudis à cette nouvelle accessibilité, en particulier côté tarif. D’un autre côté, c’est à se demander si peu cher, ce n’est pas « pas assez cher » : à croire qu’Apple veut diluer la valeur de Lion Server en le rendant trop accessible. Et pourtant, il y a plein de bonnes choses et bonnes idées dans ce Lion Server. Mais comme d’habitude, je conseillerai d’attendre un peu pour la mise en production. Comme d’habitude : sauvegarde et mise en place d’un serveur de test ne seront pas de trop avant une migration qu’il ne faut pas forcer si votre entreprise dépend de la bonne santé de votre serveur. J’aurai l’occasion de revenir dessus sous peu.

« Mais enfin, GG, tu l’aimes pas du tout Lion ? »

Il y a de très bons points dans Lion, quand même. Versions, les améliorations en terme de sécurité (chiffrement complet des disques, miam), AirDrop, la reprise de session et l’enregistrement automatique, les améliorations de Mail ou de Safari ainsi que plein d’ajouts dans le Finder ou dans Spotlight contribuent largement à un système intéressant. Mais j’attendais peut-être trop d’Apple… Et peut-être que j’aurais aimé un peu plus de folie plutôt que de tenter d’adapter à tout prix des idées d’une interface tactile sur un matériel qui n’a pas été conçu à cet effet. J’attendais aussi un nouveau système de fichiers pour remplacer le vénérable HFS+, mais cela n’arrive toujours pas…

Mais avec un peu de chance, Apple entendra rapidement les critiques, et les premières mises à jour de Lion nous feront oublier certains de ces désagréments 3.

En attendant, pour ceux qui se jettent sur Lion aujourd’hui, n’oubliez pas : SAUVEGARDEZ AVANT D’INSTALLER.

  1. Et pourtant, Dieu que je ne suis pas un fan du Dock…
  2. Et d’un autre côté, j’applaudis la prouesse technique de permettre une installation d’un système complet avec création d’une partition de récupération en quelques clics seulement, de façon entièrement automatique pour l’utilisateur.
  3. Pas tous, évidemment : le passage par le Mac App Store reste par exemple un point de non-retour définitif.

Créer un dossier pour une sélection de fichiers (et les renommer) avec Automator

Comme j’écris beaucoup sur le Mac, je fais beaucoup de copies d’écran, copies qui s’entassent sur mon Bureau et que je dois ensuite renommer et classer pour ne pas être noyé dans la masse de mes documents. J’ai donc composé une petite action Automator qui :

  • récupère les éléments sélectionnés sur le Bureau ;
  • vous demande un nom de dossier ;
  • crée le dossier avec le nom demandé sur le Bureau ;
  • glisse à l’intérieur de ce dossier tous les éléments sélectionnés précédemment ;
  • vous propose de renommer séquentiellement tous les fichiers dans le dossier selon le nom de votre choix.
  • Et c’est tout, et c’est déjà pas mal.

Pour l’utiliser : téléchargez le fichier, et décompressez-le puis placez l’action Automator Regrouper et renommer dans le dossier ~/Bibliothèque/Services ou /Bibliothèque/Services. Ensuite, sélectionnez plusieurs fichiers dans n’importe quel dossier, et, au choix :

  • Cliquez sur Finder > Services > Rassembler et Renommer
  • Faites un clic droit puis Rassembler et renommer (éventuellement dans le sous-menu Services)
  • Vous pouvez aussi passer par le menu Action (l’engrenage) de la barre d’outils des fenêtres du Finder.

Testez-le et dites-moi ce que vous en pensez, si ça bugge, etc.

Cliquez ici pour télécharger l’action Automator Regrouper et Renommer.

Have fun !

WWDC 2011 : la nouvelle ère d’Apple

La conférence inaugurale de la WWDC 2011 aura vu son contenu clairement annoncé par Apple dès la semaine passée : Lion, iOS5, et iCloud. Rien de plus, rien de moins. Et Steve Jobs s’en sera donc tenu là.

Lion : le système presque trop simple

Rien de bien neuf sur Lion comparé à ce qui avait été annoncé il y a quelques mois. La plus grosse surprise vient de l’annonce du tarif de 23,99€ (j’aurais plutôt tablé sur 129,99€, Lion n’étant pas un OS de transition comme pouvait l’être Snow Leopard) et surtout, celle du mode de distribution uniquement via Internet. Ce qui me semble être audacieux, voire un peu trop :

  • Quid des gens qui n’ont pas l’ADSL ?
  • Quid des revendeurs Apple ? Je sais que ce n’est pas la principale préoccupation d’Apple, mais quand même…
  • Et les licences entreprise ? C’est évidemment un point qui me fait tiquer particulièrement : impossible de lier le téléchargement d’un OS à un identifiant unique. Et surtout, le paiement par CB sur l’iTunes Store va énerver et compliquer inutilement la vie de beaucoup de monde.

Lion Server est lui annoncé à 39,99€. Là encore, la chute de prix est spectaculaire : 87 pour cent de réduction ! Là, c’est un peu compliqué car Apple envoie un double message : nos produits sont très peu chers. Mais en même temps, cela voudrait presque dire « nos produits sont au rabais » pour certains clients[1]. Ce qui est encore plus étonnant, c’est à quel point Apple souhaite complètement simplifier à l’extrême sa gamme de produits logiciels. Il y a quelques années, Apple proposait une gamme de tarifs bien plus complexe, avec des mises à jour, des versions complètes, des versions 10 clients ou clients illimités, et même des numéros de série pour la version serveur. Pas d’activation, pas de tarification avec version famille, pro, ultime, 16 soupapes inversées… Tout le monde à la même enseigne, ce qui facilite aussi le développement je pense et évite les énervements des clients…

Mais en réalité, la baisse de tarif est encore plus spectaculaire, puisque vous pourrez acheter UNE copie de Lion pour l’installer sur autant de postes que vous le souhaitez chez vous. Même plus de pack familial… Là encore, simplification de la gamme et économies pour le client. Mais toujours pas de stratégie clairement annoncée pour l’entreprise, ce qui est particulièrement agaçant. C’est à croire qu’Apple ne vend aucun ordinateur aux entreprises, alors que le succès du Mac mini Server montre qu’il y a encore largement de la place pour Apple sur ce marché. De même, les nombreuses nouvelles fonctions de Lion Server montrent que celui-ci aura toute sa pertinence dans l’entreprise, avec une intégration encore plus poussée des appareils iOS. Wait and see, donc.

iOS 5 : l’année de l’émancipation

Les nouveautés pour iOS5 sont finalement très peu surprenantes, mais elles font particulièrement plaisir. Ce qui est surtout important, c’est qu’iOS devient ENFIN un système autonome. Souvenez-vous de ce billet où j’expliquais que l’iPad devait vivre sans iTunes.

Et bien, ça y est, c’est fait. L’iPad n’est plus un périphérique, mais un ordinateur, à lui tout seul. Idem pour l’iPhone. Ce sont des produits devenus totalement émancipés. Si vous souhaitez utiliser un iPad sans iTunes, c’est désormais totalement faisable, même pour faire les mises à jour. Et avec la synchronisation Wi-Fi, le transfert des données et la sauvegarde complète se font sans douleur au moment de la recharge, futé.

Mais là encore, il manque quelques réponses à des questions typiques des entreprises : comment acheter des applications iOS en masse ? Comment j’accède à mes serveurs ? Vraiment dommage, à une époque où les entreprises commencent vraiment à s’intéresser plus que sérieusement à l’iPad et l’iPhone.

Et pour la partie polémique : on aurait effectivement voulu qu’Apple apporte un peu plus de fraicheur à iOS, avec quelques manques encore patents qui montrent que le jailbreak a encore de beaux jours. On pourrait même se demander pourquoi Apple a ainsi recopié le système de notifications d’Android, euh de WebOS… Ben vous pouvez y aller, critiquez. Mais honnêtement, si Apple a choisi cette solution, c’est peut-être parce qu’il s’agit simplement de la meilleure solution… Et qu’elle n’a pas (heureusement) le monopole des bonnes idées.

iCloud, ou la mort du système de fichiers

Le dernier gros morceau de la conférence était dédié à iCloud. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la petite réflexion de Jobs : « pourquoi faire confiance à la société qui nous a proposé MobileMe ? ». Moment de lucidité… Mais on peut effectivement espérer qu’Apple propose enfin avec iCloud toutes les solutions pour faciliter la synchronisation d’informations entre vos appareils. Le gros problème avec cette satanée synchronisation est de savoir où est la Vérité (l’information à jour la plus récente, et donc probablement la plus correcte) dès lors qu’on multiplie les points de synchronisation[2]. La seule solution ? Ne jamais avoir plus d’un seul point de synchronisation. Et iCloud va être ce point unique.

iCloud va loin, très loin. Contacts, calendriers, mails, photos, applications, livres, musique, données des logiciels, sonneries, configuration de l’appareil, vidéo… et même les documents. Ça, c’est vraiment vraiment bien. Vous enregistrez un document sur un appareil, et hop, il est disponible sur un autre en quelques secondes. Mais là encore, ça pose la question de la confidentialité des données et risque de faire peur à pas mal d’entreprises… À moins que pour Apple, la cause soit entendue : en dehors d’Exchange[3], point  (enfin plutôt, peu) de salut, et pour l’accès aux données, chaque entreprise doit décider de sa propre stratégie.

Mais iCloud est surtout la preuve que l’OS devient linéaire : l’emplacement des données sur votre disque importe peu, ce qui compte, c’est d’y avoir accès. C’est critiquable si on est utilisateur avancé, mais pour beaucoup de monde, ça sera largement suffisant. Vos données, partout, instantanément. On retrouve le côté « magique » de l’iPad. Et évidemment, avec un avantage énorme : c’est gratuit ! Enfin, du moins, pour les 5 premiers Go, et encore : une grosse partie des données ne fait pas partie de ce quota, dont la musique…

La musique, justement, parlons-en. iTunes Match était un énorme One More Thing. J’avais imaginé il y a longtemps qu’Apple puisse proposer ce type de système pour faciliter la migration de la musique inzecloud. Et c’est ce qu’elle a fait. Ne vous trompez pas : ce qu’Apple a mis en place est tout sauf simple, et les technologies derrière justifient probablement une bonne partie du nouveau Data Center à plein de sous qu’elle a mis en place. Et que les majors aient suivi Apple sur ce coup n’est pas la moins remarquable des victoires de Steve Jobs. Évidemment cette solution ne fonctionnera au début qu’aux USA (la mondialisation n’est pas un mot encore dans le dictionnaire des majors), mais quand même : bel effort.

iCloud montre donc que le hub numérique décrit par Steve Jobs en 2001 n’est plus du tout d’actualité. iCloud est appelé à devenir une brique fondamentale de l’expérience iOS / Mac OS X. La synchronisation manuelle est dépassée : le but est de ne même plus savoir où sont les données, juste de les utiliser.

Les trente premières années n’étaient que le début, annonçait Apple en 2007. Apple amorce un tournant bien plus remarquable pour elle et ses utilisateurs qu’on pourrait le croire après cette conférence. Vu les changements incroyables opérés durant ces quatre dernières années, je n’ose pas imaginer à quel point les prochaines années vont être passionnantes…

  1. Ne riez pas : l’excuse « votre produit n’est pas assez cher pour être crédible m’a déjà été donnée par des DSI.
  2. Apple fournit avec les outils développeur un programme Synchrospector, très intéressant, qui fait souvent référence à cette notion de « The Truth », avec un grand T.
  3. Qu’Apple adopte de plus en plus au sein de Mac OS X et d’iOS…