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Corriger des lenteurs de macOS Mojave… en désactivant Siri ?

J’avoue : mon passage à macOS Mojave ne s’est pas fait sans heurt. En particulier, je rencontrai des ralentissements hyper agaçants, voire des gels complets d’interface durant plusieurs secondes, sans aucune raison logique, depuis plusieurs semaines. Et rien dans les historiques du Mac.

J’ai aussi constaté que lors de la connexion sur une page web demandant une authentification, le Mac avait tendance à afficher l’arc-en-ciel de la mort, comme s’il rencontrait des difficultés majeures lors de l’accès au trousseau. Ce qui ne serait pas étonnant… Imaginez un compte d’utilisateur qui a migré depuis environ 15 ans d’un Mac à un autre, d’un système à un autre, tout en conservant les mêmes données dans son trousseau… Forcément, ce dernier est un peu rempli, et contient sûrement beaucoup de données obsolètes : réseaux Wi-Fi plus utilisés, informations de serveurs  d’anciens clients, sites web fermés depuis des années…

Hier, les nerfs m’ont pris. J’ai donc commencé à essayer de supprimer des anciennes données du trousseau, mais un bug a commencé à me faire froncer les sourcils. En effet, il était très difficile de sélectionner plusieurs éléments avec la touche Maj. À chaque fois que je cliquais, la sélection « sautait ». Très étrange… Et j’avais l’impression que le trousseau tentait de rafraichir régulièrement une information.

Du coup, j’ai essayé de comprendre, en triant les informations du trousseau par date, du plus récent au plus ancien.

Trousseau bug 1

Et là, très curieusement, j’ai trouvé cet entrée « com.apple.assistant ». Sauf que l’Assistant de démarrage de macOS, ça fait longtemps que je ne l’ai pas lancé. Et surtout, cette entrée semblait se mettre à jour en permanence. Genre, le rafraichissement sautait toutes les cinq secondes… Hmmmmmm.

En cliquant dessus, on découvre une information intéressante : le compte associé à cet élément du trousseau.

Trousseau bug 2

C’est une information importante, car elle nous donne une idée du service qui pourrait être coupable. Ici, l’entrée en question s’appelle :

Siri Global - com.apple.assistant.music.fusetoken

Et donc, le coupable s’appellerait…

SIRI !

Good Grief It s You

Ni une, ni deux, je fonce sur les préférences Système > Siri…

Pref Siri 1

Et vu que je n’utilise jamais Siri sur mon Mac, je décide juste de le / la désactiver en décochant Activer Demander à Siri.

Pref Siri 2

J’ai ensuite profité de l’occasion pour continuer le nettoyage du trousseau. Et croyez-le ou non, mais le changement est radical. Je travaille depuis ce matin sur mon Mac sans ressentir le moindre ralentissement, tout va beaucoup plus vite, et l’accès aux pages web authentifiées se fait désormais à la vitesse de l’éclair. En fait, depuis ce matin, je n’ai plus vu une seule roue multicolore, et ça, ça fait bien plaisir.

Donc, conseil du jour : si vous rencontrez des lenteurs inexpliquées sur Mojave, commencez par désactiver Siri, et regardez aussi si y’a pas des trucs chelou dans le trousseau. On ne sait jamais.

Attention à la suppression des données Touch ID sur Mac T2 !

Mise à jour : ajout du résultat des tests avec Mac à coprocesseur T1, et modification du titre sur à ces tests).

Je suis tombé récemment sur un souci intéressant : j’utilise beaucoup ces derniers temps un MacBook Air équipé de Touch ID, que je dois reformater après mes tests. Et j’avais pris l’habitude de le tester en activant TouchID dessus. Sauf qu’à un moment, Touch ID a dit « Niet, je n’enregistre plus tes empreintes : y’en a trop ! ». Non pas que j’ai utilisé mes dix doigts plus mes dix doigts de pied, mais parce que Touch ID dispose pour chaque doigt enregistré d’un emplacement spécifique dans la Secure Enclave. Et ce nombre est limité ! Du coup, si on enregistre trop de doigts… ça coince !

Renommer un doigt avec Touch ID dans la préférence Système Touch ID

Le sachiez-tu ? On peut renommer une empreinte dans la préférence Système Touch ID.

Pas de souci, cherchons donc comment supprimer les empreintes en trop. Ça tombe bien, Pierre Dandumont de l’exceeeeeeellent Journal du lapin a publié un article exactement sur ce sujet. En gros, on redémarre sur la partition Recovery et on tape la commande :

xartutil --erase-all

Ce qui efface immédiatement les empreintes stockées sur le Mac.

SAUF QUE.

Ce qui n’est pas indiqué dans les différents articles donnant cette astuce1, supprimer toutes les empreintes empêche également de déverrouiller la partition FileVault si une empreinte était stockée en relation avec un compte d’utilisateur ! Et il est impossible de réinitialiser le mot de passe du compte en démarrant sur la partition Recovery : c’est une réinstallation obligatoire à la clé ! Notez que ce n’est pas le cas si votre Mac est équipé d’un processeur T1 (Mac équipé de Touch Bar mais sans processeur de chiffrement matériel, donc Macbook Pro modèle fin 2016 ou 2017).

Donc, attention avec cette commande ! Utilisez-la uniquement si vous avez effectivement pour but de revendre un Mac comme conseillé dans l’article de Pierre. Ne l’utilisez pas sur un Mac T2 en production sans disposer d’une sauvegarde, car vous risqueriez de verrouiller définitivement le Mac et d’empêcher l’accès à toutes ses données.

  1. Et à juste titre, comme le souligne Yoann Gini, car ils ont été écrits pour la plupart avant l’arrivée des processeurs T2), c’est que si votre Mac est chiffré et équipé d’un processeur de sécurité T2 [1.À la date de cet article, cela implique les modèles suivants : iMac Pro, Mac mini 2018, MacBook Pro 2018 ou MacBook Air 2018

Transférer un fichier avec AirDrop via Glisser-déposer

Il y a quelques jours, j’ai fait une manipulation avec AirDrop qui a fait s’écarquiller en grand les yeux de mon Lolo préféré. Si lui ne

connaissait pas cette astuce, alors autant dire que vous êtes nombreux à ne pas la connaître. Il faut dire qu’elle n’a rien d’évident.

Quand vous transférez un fichier avec AirDrop, si l’utilisateur cible a la fenêtre AirDrop ouverte (celle qui s’affiche via le menu Aller > AirDrop, ou via la barre latérale), un petit pop-up surgit pour vous inviter à accepter le téléchargement. Là, trois possibilités :

AirDrop Fenetre Standard

Mais le truc qui n’est pas visible du tout, c’est que vous pouvez glisser l’icône de l’élément qui s’affiche dans le pop-up pour le placer sur le Bureau ou dans le dossier de votre choix, ce qui revient d’ailleurs à accepter le téléchargement (forcément).

C’est plus facile à comprendre en vidéo :

Notez que l’application-cible doit être le Finder. Forcément, vu que le document n’existe pas encore sur votre Mac.

Ça paraît idiot, mais dès qu’on a pris goût à cette astuce, difficile de revenir en arrière… Et l’astuce fonctionne depuis pas mal de temps (je dirais au moins OS X 10.9).

Faut-il fuir le DNS de Cloudflare ?

À cette question, la réponse simple semble être : oui.

Mais vous pouvez aussi me poser une autre question, comme :

« Euh, c’est quoi le DNS, et c’est quoi Cloudflare ? »

À cela, je vous ferai remarquer que vous posez deux questions et pas une seule. Mais bon, je suis de bonne humeur, et je répondrai aux deux.

Le DNS, c’est quoi ? 

Le DNS, c’est ça. Et grosso-modo, c’est l’annuaire d’Internet : vous tapez le nom www.apple.com et ça vous fait tomber sur le site web d’Apple, site hébergé sur une ou plusieurs adresses IP.

Comment ça se configure ?

La plupart du temps, vous n’avez pas à le configurer : il est automatiquement renvoyé par votre routeur Internet (votre box Internet, par exemple). Ce sont les entrées qu’on trouve dans la préférence Système Réseau > Avancé > DNS.

Préférence Réseau DNS

Bon alors, c’est quoi ton problème, GG ?

Il y a environ un an (le 1er avril 2018, pour être précis), Cloudflare, une société qui propose un service de cache d’informations sur le web (pour accélérer les accès aux sites) et de sécurisation (pour résister à des attaques type DDOS), a proposé son propre service DNS, utilisant les adresses IP 1.1.1.1 et 1.0.0.1. L’énooooooorme avantage était alors de proposer un service DNS théoriquement très rapide. Notez que Google propose aussi son propre service DNS depuis longtemps aux adresses 8.8.8.8 et 8.8.4.4 (mais perso, moins j’utilise les services de Google, mieux je me porte).

Sauf que.

Depuis quelques temps, je rencontrais énormément de lenteurs lors d’affichages de vidéo sur Twitter avec le client Twitterrific, autant sur Mac que sur iOS, mais uniquement connecté sur mon réseau Wi-Fi. Et forcément, ça m’agaçait un peu. J’ai tilté récemment, et j’ai posé la question sur Twitter. Tout juste après, je me suis rendu compte que vous étiez des milliers à avoir le même souci !

Dozens of us arrested development

J’ai donc remplacé mes DNS par ceux de Verisign (64.6.65.6, 64.6.64.6), et la situation s’est laaaaaargement améliorée. Et à priori, j’ai lu aussi quelques commentaires comme quoi les DNS de Cloudflare pouvaient être plus problématiques. J’ai aussi eu beaucoup de lenteurs lors du téléchargement de jeux sur PS4… Peut-être lié également, puisque ces contenus sont souvent mis en cache sur des CDN (Contents Distribution Networks), comme les serveurs d’Akamai.

Donc, méfiance : si vous utilisez les DNS de Cloudflare, pensez éventuellement à basculer vers d’autres serveurs (ceux de votre FAI, Google, Verisign ou autre) si vous rencontrez des lenteurs inexpliquées. Et n’hésitez pas à commenter sous ce billet si vous avez aussi constaté des soucis similaires.

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Faut-il déployer Microsoft Office via le Mac App Store ?

Depuis quelques semaines, Office 2019 est disponible sur le Mac App Store, Un mouvement très attendu de la part de Microsoft, et qui pourrait faciliter le déploiement de la suite en entreprise.

Office Mac App Store

Ou la compliquer. C’est assez délicat en fait.

One Office to rule them all (not)

Il faut bien comprendre que la version proposée est en réalité Office 365, la version en abonnement de Microsoft Office. Donc, si vous déployez cette version  d’Office mais que vous n’avez pas d’abonnement Office 365, les applications servent juste de liseuse de documents Office. Bon, c’est mieux que rien, mais pas forcément folichon. Il vous en coûtera de 68,99€ à 124,99€ par an selon la formule choisie. Pour ce prix, vous aurez le bonheur de pouvoir utiliser les apps Office, de bénéficier d’une adresse e-mail via Exchange, de plein de stockage OneDrive et autres joyeusetés. Si à la fin vous en avez marre, hop, vous arrêtez de payer et vous n’avez plus rien. Snif.

Le truc, c’est que si vous n’aimez pas vous abonner à vos logiciels, vous pouvez toujours utiliser les apps Office. En effet, Microsoft vend toujours des licences en achat unique. C’est plus cher : 299€. ET vous ne pouvez installer l’application que sur UN seul poste. Alors que les abonnements Office 365 vous permettent d’installer plusieurs copies des apps dans votre famille. Notez aussi que chez Microsoft, une tablette 10,1″, par exemple, c’est un ordinateur, et pas une tablette. Oui, c’est TROP SIMPLE parfois chez eux.

Notons aussi (mais ça c’est pas la faute de Microsoft) que les applications Office sont devenus beaucoup plus lourdes sur le disque avec le temps : la faute à Apple, qui oblige à ce que toutes les apps du Mac App Store soient sandboxées.

Abonnement ou achat définitif ? L’épineux choix

La question est surtout : avez-vous envie de confier toutes vos données à une seule société et utiliser tous ses services de façon optimale ? Économiquement, basculer vers Office 365 peut être plus intéressant que d’utiliser des services séparés. C’est pouvoir utiliser aussi les applicationss en mode cloud, récupérer ses fichiers depuis OneDrive, bénéficier de la solidité d’Exchange… Ce n’est pas un choix déconnant. Office 365 dispose également de solides fonctionnalisés de travail en collaboration, et si vous êtes prêt à investir du temps, la bascule peut être un choix intéressant en supprimant les services redondants (plus besoin de Dropbox – même si ce dernier est meilleur techniquement que OneDrive, pas besoin d’avoir des comptes mails en plus, etc).

De plus, il est important de rappeler que Microsoft réserve certaines fonctionnalités à Office 365. Ainsi, pendant très longtemps, la fonction de d’envoi de mail différé était réservé à Office 365. Si vous aviez une licence perpétuelle d’Office 2016, impossible d’avoir accès à cette fonction ! En revanche, c’est désormais possible avec Office 2019. Mais là encore, dans les futures évolutions d’Office, il est probable que certaines fonctionnalités soient réservées à Office 365 et que les utilisateurs d’Office 2019 ne puissent que les regarder de loin avec un petite larmichette dans les yeux. La vie est dure.

Il est évident que sur le long terme, Microsoft gagne plus d’argent en louant ses licences plutôt qu’en les vendant plein pot. À vous de voir si vous avez surtout envie de gérer toute votre vie au sein de l’écosystème Microsoft ou non, et de tirer partir de 100% des fonctions des logiciels.

Une autre possibilité aussi : vous pouvez utiliser la suite iWork (Pages, Keynote, Numbers) et rester dans l’écosystème Apple, en important/exportant si nécessaire vos documents aux formats Office. C’est ce que je fais la plupart du temps, mais je conserve encore un abonnement Office (essentiellement pour raison de tests).

Bon, alors, on déploie via le Mac App Store ou pas ?

C’est vrai, ça ! On cause, on cause… mais on n’a toujours pas répondu à cette question. Vaut-il mieux déployer Office pour Mac via l’App Store, ou continuer de déployer via les packages classiques proposés par Microsoft ?

Là encore, la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

Selon la taille et la structure de votre entreprise, mettre à jour Office (une mise à jour tous les mois désormais) peut être lourd… et long. C’est là où on constate une grosse différence entre l’App Store et le package classique : l’application Office sera plus lourde, et surtout, la mettre à jour implique de re-télécharger toute l’app. Enfin chaque app, ce qui peut avoir un impact significatif sur la bande passante disponible et le trafic Internet.

Il existe pourtant une parade : la mise en cache du contenu. Dans la préférence Système Partage, cliquez sur Mise en cache de contenu, et les mises à jour des apps seront stockées en local, dès qu’un des postes aura commencé à les télécharger. Les postes suivants les téléchargeront depuis ce Mac au lieu de se connecter à Internet (truc en option : cliquez sur le bouton Options avec la touche Option enfoncée pour accéder à plus de réglages).

Mise en cache de Contenu

Cependant, sachez que Microsoft propose aussi de télécharger les mises à jour sur un serveur web local avec Microsoft Auto Update. Cependant, la mise en œuvre est BEAUCOUP plus complexe que celle proposée par Apple. Cela peut être intéressant si vous souhaitez conserver un contrôle très précis sur les mises à jour Office déployées.  Et surtout, le système de Microsoft permet de déployer des versions d’Office en version intégrale, en plus des versions pour Office 365, là où l’App Store ne connaît que la version par abonnement.

Je dirais que si vous avez une petite structure, un Mac qui traine (ou un macOS Server à dégager), mettre en place la mise en cache de contenu est une bonne solution très simple à mettre en œuvre, tout en conservant la facilité de déploiement du Mac App Store et les bénéfices d’Office 365.

La page à connaître : macadmins.software

Dans tous les cas, si vous voulez récupérer les mises à jour de Microsoft Office et des autres apps Microsoft sur Mac, il y a une adresse et une seule à connaître : https://macadmins.software ! Cette page est non-officielle mais bien gérée par l’équipe des développeurs de Microsoft Office Mac. Vous y trouverez des dizaines d’astuces, les liens vers toutes les versions d’Office, des logiciels pour assurer le support technique

Et donc, plusieurs versions d’Office. Trop, sans doute. Déchiffrons un peu l’offre.

  • Office 365 : la dernière version d’Office 365. Abonnement obligatoire.
  • Office 365 Business Pro : la dernière version d’Office 365, avec en plus l’application Teams. Abonnement obligatoire.
Toutes les versions suivantes ne nécessitent PAS d’abonnement et sont en achat perpétuel :
  • Office 2019 Volume License Serializer : logiciel d’activation si vous disposez d’une licence Microsoft Office 2019 en volume. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer ce package..
  • Office 2019 Volume License : application d’installation, compatible avec le logiciel de déploiement du numéro de série. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer le package de déploiement de la licence Office 2019.
  • Office 2019 Home & Student Retail : Office 2019 pour la maison et pour les étudiants.
  • Office 2016 Volume License Serializer : logiciel d’activation, pour Office 2016 cette fois-ci. Et il vous faudra…
  • Office 2016 Volume License : … cette version d’Office 2016 pour pouvoir déployer cette version proprement.
  • Office 2016 Home & Student Retail : Office 2016 pour la maison et pour les étudiants, désormais plus vendu (remplacé par Office 2019).

En résumé : si vous devez déployer Office 365, déployez le premier ou deuxième package… ou passez par le Mac App Store.

En conclusion

J’ai failli juste écrire « comme d’hab avec Microsoft, côté licences, c’est le bordel », et finalement ça n’aurait pas été si injustifié que ça. Il faut juste penser à déployer la version d’Office qui convient à votre licence, et à choisir la licence en fonction de vos besoins réels. Si vous êtes prêts à investir dans l’environnement Microsoft, foncez sur Office 365, c’est une offre de plus en plus riche et ambitieuse, et vous serez sûr de bénéficier toujours des nouvelles fonctionnalités. SI vous préférez des licences classiques et que vous pensez ne pas être frustré par les différences fonctionnelles avec Office 365, restez sur une licence classique et ne vous prenez pas la tête.

(Et si vous avez vraiment du mal, contactez Gete.Net Consulting, on fournit aussi des services de déploiement d’apps pour les parcs d’entreprise).

Et j’en profite quand même pour applaudir Microsoft qui fait vraiment du bon boulot sur la partie déploiement et gestion d’Office pour les administrateurs Mac. Le chemin parcouru est spectaculaire, les équipes sont super à l’écoute sur le channel Microsoft-Office sur Slack, de nombreux outils et formations en ligne ont été fournis… Très, très appréciable. Si Apple pouvait toujours en faire autant…

Livre bonus : macOS, 70 astuces en stock… Option

NewImage

Il y a quelques années, j’avais publié un petit livre-bonus sur l’utilisation de la touche Option. Bonus, car il était en complément gratuit de mes différents livres sur macOS alors publiés à l’époque chez Eyrolles.

2019, on (Pierre Dandumont du blogdulapin.com pour être précis) me demande sur Twitter si je pensais à mettre à jour ce document un jour.

Et bien, voici « un jour ». Et comme cinquante astuces, c’était petit joueur, j’ai up le game en passant à SOIXANTE-DIX ASTUCES avec la touche Option. Rien que ça. Des vieilles astuces qui ne fonctionnent plus ont été supprimées, mais surtout, beaucoup ont été rajoutées.

Et c’est toujours gratuit.

Et ça se télécharge par là (3,5 Mo).

Bonne lecture !

Supprimer l’accès à un réseau Wi-Fi du Mac… mais pas d’iCloud

Il n’est pas inutile de faire le tri parfois dans la liste des réseaux Wi-Fi mémorisés sur son Mac. Je le fais une fois par an, par exemple pour retirer les hotspots où je me suis connecté une fois, les hôtels, les anciens clients… Pour accéder à la liste des réseaux mémorisés, cliquez sur le menu Wi-Fi > Ouvrir les préférences Réseau, sélectionnez la ligne Wi-Fi et cliquez sur Avancé.

MacOS WiFi 1

Si vous sélectionnez un réseau Wi-Fi et cliquez sur le bouton Moins , macOS propose de supprimer le réseau Wi-Fi de votre compte iCloud. En clair : ce réseau sera totalement oublié de tous les appareils connectés à votre compte iCloud (iPhone, iPad, autre Mac…). 

MacOS WiFi 2

Cependant, vous avez peut-être envie de supprimer le réseau Wi-Fi uniquement de votre Mac, tout en le laissant disponible sur les autres appareils connectés à iCloud. Dans ce cas, enfoncez la touche Option tout en cliquant sur le bouton Moins : un nouveau message apparaitra alors pour expliquer que seule la copie locale de ce réseau Wi-Fi sera supprimée.

MacOS WiFi 3

À propos de capture d’écran, par Audrey Couleau

Les captures d’écran, on en fait tout le temps. Enfin, vous, je sais pas, mais moi, j’en fais tout le temps. Alors quand Audrey Couleau a annoncé son nouveau livre sur ce sujet, je me suis demandé si j’allais pouvoir trouver encore des informations nouvelles alors qu’Apple a largement augmenté les possibilités de captures avec macOS Mojave.

Capture visuel

Et la réponse est… oui ! À propos de Capture d’écran est un bouquin complet, très didactique, pas trop long, plein d’astuces dans tous les sens, qui déborde de son sujet pour présenter également d’autres technologies Apple parfois oubliées.

Je vous invite à aller lire la description du livre d’Audrey sur son site. Et à 3,99€, c’est un bouquin qui vaut largement le coup !

Comprendre les conteneurs APFS : partitionner pour mieux régner

J’ai pas mal parlé du système de fichiers APFS ces derniers jours, et voici un autre sujet peu expliqué sur le Net, alors qu’il me semble particulièrement intéressant : la notion de conteneur APFS. Pour la comprendre, il faut revenir à la notion de volume sur un disque.

Normalement, quand vous initialisez un disque, vous créez ensuite un ou plusieurs volumes dessus. Un volume est une partie de l’espace de stockage préparé pour recevoir des données. Traditionnellement, vous voyez un volume sur votre Mac, et il s’appelle Macintosh HD (alors que le petit du pangolin se serait appelé Gérard).

Cependant, pour plein de raisons historiques, il a été possible depuis la nuit des temps de préparer un disque pour créer non pas un mais plusieurs volumes, qu’on a appelé partitions. Et c’était fort pratique pour séparer des données les unes les autres, typiquement : pour installer deux versions de système sur un même disque dur. Cependant, une partition n’est pas forcément un volume : on peut très bien créer une partition sans lui appliquer de système de fichier. Dans ce cas, cette partition ne sera juste pas visible ou exploitable par votre ordinateur.

Donc : un disque peut contenir des partitions, chacune étant ou non préparée pour être un volume.

C’est clair pour tout le monde ? Je peux passer à la suite ?

La partition sur un disque classique

Sur un système de fichier classique, on détermine la taille de la partition lors de sa création. Les systèmes d’exploitation modernes comme macOS sont capables de créer une nouvelle partition simplement en diminuant la taille de la partition en cours, et en créant la nouvelle partition dans l’espace restant. C’est ce que permet Utilitaire de disque quand vous ajoutez une partition sur un système de fichier macOS Étendu (HFS+).

Prenons un cas pratique. J’ai un disque de 500 Go. J’ai initialisé le disque et formaté une partition A pour y créer un volume A1. Tout va bien pour le moment.

Je souhaite maintenant installer un autre système d’exploitation dessus sans toucher à mon système existant. Dans ce cas, je crée une nouvelle partition B de 250 Go, sur lequel j’applique un volume, que j’appelle B1 , et j’installe mon système dessus. Tout va bien aussi.

Le hic, c’est qu’il me faut décider à l’avance de la taille de ma partition, et l’espace alloué lui est définitivement réservé. Ici, chaque volume prend 250 Go, et si une partition est remplie, et bien… tant pis ! Dans certains cas, on pourra éventuellement réduire la taille de la partition, mais c’est une opération quelque peu complexe… et un poil dangereuse (oui, il vaut quand même mieux éviter de triturer les tables de partition dans la mesure du possible même si en cas de problème, Utilitaire de disque saura remettre normalement tout dans l’état avant le partitionnement du disque).

Et alors, et alors, et alors ? APFS est arrivéééééééééééé…

Contrairement à un disque HFS+, un volume APFS est un conteneur intégrant plusieurs volumes distincts. Avec Utilitaire de disque, si on sélectionne le conteneur APFS, on note par exemple un volume VM avant même le volume principal.

Le point le plus intéressant est que l’espace entre les différents volumes du conteneur est fluide, dans le sens où il est partagé entre les différents volumes. Vous disposez de la même quantité d’espace sur votre conteneur APFS, et tous les volumes voient la totalité de l’espace du conteneur comme disponible.

Quel intérêt ? Très simple : ne plus avoir à décider à l’avance la taille d’une partition… et regretter plus tard ce choix. Là, si vous avez décidé de rajouter un volume sur votre conteneur APFS, ça n’a aucune incidence sur l’espace disponible pour les autres partitions. Si vous aviez 300 Go d’espace libre précédemment dans votre conteneur pour votre volume A1, après avoir créé un nouveau volume APFS, le volume A1 verra toujours 300 Go de disponible ! L’espace disponible indiqué pour chaque volume sera toujours exactement le même.

Exemple pratique : j’ai du il y a quelques jours installer un système de test sur un Mac. Plutôt que de partitionner le disque (ce qui peut prendre beaucoup de temps si votre disque contient beaucoup de données, et là encore, manipuler les tables de partition, plutôt bof) sans savoir de combien de place j’aurai besoin, j’ai rajouté un volume au sein du conteneur APFS sans me prendre la tête sur la quantité d’espace nécessaire pour ce volume. Temps de l’opération : 30 secondes, impact sur ma façon de gérer mes données sur mon volume actuel : nul.

Si on ouvre Utilitaire de disque, on a bien ici un conteneur, qui contient d’ailleurs déjà un volume TARDIS.

Conteneur APFS 01

Si on clique sur Partitionner, on obtient un étrange message qui propose de partitionner « à l’ancienne », ou de rajouter plutôt un conteneur APFS.

Conteneur APFS 02

Notez qu’effectivement, il y a bien comme indiqué un menu Ajouter un volume APFS dans le menu Édition. Notez-le si vous décidez de devenir un maniaque du volume APFS.

Conteneur APFS 03

Nommez le volume, et cliquez enfin sur le bouton Ajouter.

Conteneur APFS 04

Et hop : en quelques secondes, le volume APFS était dispo, sans que cela ampute le volume d’origine d’un seul octet (bon, allez, sûrement quelques octets, mais vraiment c’était pas cher payé, et c’était rapide).

Notez bien : désormais, chaque volume dispose du même espace disque disponible. Bon, pas tout à fait, presque disponible, pour des raisons sûrement passionnantes, le volume additionnel peut présenter une taille un peu différente (une vingtaine de Go quand même dans notre cas…). Mais si vous copiez un élément sur le nouveau volume, vous constaterez que l’espace perdu le sera également sur la première.

APFS Comparaison Volumes

Bref, les conteneurs APFS, ce sont les joies de la création de volumes en quelques secondes, et sans toutes les emmerdes habituelles du partitionnement, c’est pas génial ça ? Si, bon.

Pour supprimer le conteneur, cliquez dessus, puis sur le bouton moins, et validez. Hop, le volume disparaît quasi instantanément et toutes ses données avec lui, et vous retrouvez votre volume de démarrage préféré tout seul aux commandes.

Déterminer une taille de réserver et/ou un quota sur un volume APFS

Malgré cela, vous aurez peut-être envie de limiter la place prise par un volume au sein du conteneur APFS. C’est pourquoi, au moment de la création du volume, vous pouvez cliquer sur Options de taille puis déterminer une taille de réserve et un quota de réserve.  La taille de réserve, c’est l’espace minimum garanti pour ce volume APFS : quoi qu’il arrive, il ne pourra descendre en dessous de la taille indiquée. Du coup, il lui sera donné priorité si l’espace venait à manquer entre les deux volumes. La taille de quota, c’est en fait la taille maximale du volume : vous ne pourrez pas le remplir de données au-delà de la quantité indiquée (sinon il hurle et alerte Alexandre Benalla).

Conteneur APFS 06

Considération philosophique du jour : à quand un volume APFS… réservé au système ?

La gestion des conteneurs APFS apporte, mine de rien, un changement assez important dans la façon dont nous traitons les volumes sur nos Mac. Cela peut même avoir certains intérêts pour, par exemple, sécuriser des données dans un volume particulier d’un conteneur dédié (et oui, chaque volume APFS peut avoir son propre chiffrement).

Mai je vois sur le long terme qu’Apple pourrait profiter de son expérience avec iOS pour répliquer le même fonctionnement sur macOS. À savoir : stocker le système des Mac de façon sécurisée dans un volume APFS, et rendre ce dernier quasiment inaccessible. En terme de sécurité, cela serait un progrès non négligeable, et l’intérêt de l’APFS serait de s’assurer que dans tous les cas, les données de l’utilisateur bénéficient toujours du maximum d’espace disponible sur le disque malgré la partition. Les données de l’utilisateur resteraient alors localisées uniquement sur un conteneur séparé du système. Peut-être que je me méprends, mais vu l’iOSsification de macOS, je ne serais pas surpris de voir cela arriver un jour, et peut-être même plus tôt que vous pourriez le croire.

Faire un nettoyage des snapshots de macOS

J’ai abordé hier la notion de snapshot avec APFS, une fonction super puissante et très pratique pour créer un instantané d’un volume. Suite à cet article, j’ai reçu une question sur le stockage de macOS qui prend parfois bien plus de place qu’il ne devrait. Par exemple une partition macOS qui occupe 300 Go d’espace alors que l’utilisateur n’exploite réellement que quelques Go du disque. Et cela m’a fait penser à un problème que j’ai rencontré récemment avec ces fameux snapshots.

En effet, en voulant faire du nettoyage sur mon Mac, j’ai dégagé une grosse partie des machines virtuelles que j’utilisais avec VMware Fusion. Mais une fois la corbeille vidée, surprise : impossible de récupérer l’espace-disque pris par ces machines ! Soit plusieurs centaines de Go…

Il faut savoir que normalement, les snapshots sont automatiquement nettoyés lorsque de l’espace-disque est nécessaire. Ils sont donc à ce titre considérés comme de l’espace-disque disponible et comptés comme tel. En clair : même si un Snapshots prend 200 Go sur votre disque, macOS n’affichera pas cette espace comme occupé.

Sauf que dans mon cas, ça n’est pas exactement ce qui s’est produit. Et cela était à priori dû à une fonction de macOS : les instantanés locaux de Time Machine. Cette fonction suuuuuuper utile permet de sauvegarder régulièrement les données de votre poste même quand votre disque Time Machine n’est pas disponible. Dans ce cas, macOS passe par les sauvegardes locales pour vous permettre quand même de récupérer vos données en cas de pépin (genre un fichier que vous avez effacé par erreur).

Revenons sur notre problème. Dans mon cas, je ne sais pas si c’était dû à un bug ou pas, mais la seule solution a été pour moi de supprimer les snapshots locaux. Pour cela, il a fallu à nouveau passer par le Terminal et la commande tmutil.

tmutil listlocalsnapshotdates /

Affiche les dates des snapshots disponibles pour votre Mac :

Time machine snapshots

On aurait pu utiliser aussi

tmutil listlocalsnapshots /

Mais la première commande est préférable car elle liste uniquement les dates des snapshots, et comme vous le verrez ensuite, ça sera plus pertinent.

À priori, peu de chances que votre disque soit gavé jusqu’à la moelle de snapshots. Mais si vous devez en effacer, vous disposez de deux options.

Supprimer une certaine quantité de données

Pour cela, tapez :

tmutil thinlocalsnapshots / TailleEnOctets UrgenceDe1à4

Vous pouvez spécifier dans la commande :

– La taille en octets à récupérer. Par exemple, si vous voulez récupérer 10 Go, tapez 10000000000 (Oui je sais qu’un Go ça fait pas 10 000 000 000 octets précisément MERCI, c’est pour simplifier enfin) ;

– Eventuellement, le degré d’urgence, qui sera un chiffre compris entre 1 et 4.. Ce qui est rigolo, c’est qu’Apple ne précise pas ce que ça fait exactement. Mais on peut penser que ça permet, euh, de faire agir la commande plus vite. Ou pas. Bref.

Supprimer des dates précises de snapshots

C’est dans ce cas précis qu’il vaut mieux avoir les dates uniquement affichées avec listlocalsnapshotdates.

tmutil deletelocalsnapshots date

Où vous remplacerez date par une date de snapshot à supprimer.

Evidemment, vous voyez le souci : il est impossible de facilement savoir quelle est la taille utilisée réellement par un snapshot APFS et donc de viser un snapshot précis. C’est fort dommage. Mais c’est comme ça.

Dans mon cas, donc, je n’ai vu regagner de la place sur mon disque qu’après avoir supprimé tous les snapshots locaux.

Un peu de philosophie sur la façon dont nous appréhendons le stockage

J’aurais quand même tendance à devoir de nos jours expliquer que le stockage s’use si on s’en sert. Mais pour le coup, les snapshots sont une BONNE façon d’occuper de l’espace de façon intelligente. Dans l’absolu, sauf horreur ou que vous ne trouvez vraiment pas votre compte de stockage, ne vous forcez pas à supprimer les snapshots locaux. Il vaut mieux les avoir sous la main et en disposer en cas de pépin plutôt que de vouloir absolument chercher à récupérer le moindre octet quand cela n’est pas nécessaire.

Bref : sauf cas extrême, laissez votre Mac gérer votre espace de stockage pour vous.