Archive for 17 mai 2007

En attendant iLife 07…

ClarisWorks me manque.

clariswork1.jpg

Pour ceux qui n’ont pas connu ClarisWorks, petit retour en arrière : en octobre 1991, un petit logiciel du nom de ClarisWorks débarque sur le marché informatique de l’époque. Une petite révolution, en fait : ClarisWorks n’est pas une suite bureautique de plus, prête à se lancer à l’assaut de MS Office, mais un logiciel qui « intègre » réellement différents composants logiciels les uns dans les autres pour créer des documents élégants avec une souplesse sans commune mesure pour l’époque.

J’ai découvert ClarisWorks dans sa version 2 ou 3, je ne sais plus trop. Mais j’avais rapidement compris que ce produit était bien plus puissant qu’il en avait l’air. Et comme Microsoft n’était plus vraiment en odeur de sainteté dans le monde Mac (merci Word 6…), l’alternative ClarisWorks était parfaitement crédible pour qui souhaitait créer des documents sophistiqués en quelques clics. Lorsque j’ai eu mon premier Mac pour mes vingt ans – un rutilant Performa 6200 équipé de 8 Mo de RAM, la folie !), j’avais insisté pour obtenir la mise à jour de la version 3 à 4 de Claris Works, un geste que je n’ai jamais regretté !

Avec ClarisWorks, intégrer un tableau dans un document de traitement de texte se faisait en dessinant le tableau sur la page. Mais il restait un objet éditable dans son contenu, et à l’intérieur de la page, comme n’importe quel autre objet. Ainsi, votre tableau pouvait parfaitement être basculé de 36° sur votre page sans aucun problème, et son contenu restait éditable ! Avez-vous essayé de faire ça avec Word 2004 ? Ne perdez pas votre temps, c’est impossible.

J’avais fait il y a longtemps une présentation interne d’AppleWorks pour la FNAC. Et curieusement, les vendeurs alors présents étaient tous bluffés par la simplicité avec laquelle on pouvait créer un document complexe intégrant des images (avec habillage de texte), des tableaux, et même des films QuickTime. Et tout ça pour 99€… Que demande le peuple ?

Alors, certes, il n’avait peut-être pas le meilleur correcteur orthographique du marché (Word non plus cela dit), et avait parfois du mal à tenir le choc sur les documents contenant beaucoup d’images (chaque image était directement chargée en RAM, et sur des gros documents avec des photos, ça se sentait). Mais c’était un outil d’une souplesse vraiment incroyable, exploitant réellement les capacités du Mac.

Malheureusement, ClarisWorks a connu une histoire compliquée, excellement bien résumée par l’un de ses développeurs. Il a subi les foudres de l’arrivée de Steve Jobs, qui après l’avoir renommé AppleWorks, a voulu en faire un produit au « look’n feel » Mac OS X, mais qui en a au final retiré quasiment tout l’intérêt en en faisant un produit buggé, à l’interface médiocre, retirant son module de communication pour un module de présentation mal fichu. Aucune modification sur le reste du programme : le traitement de texte, le dessin vectoriel et bitmap, le tableur restent quasiment les mêmes. Bref, il y a de quoi pleurer.

Mais, en 2003, coup de tonnerre, Apple lance… Keynote. Ce logiciel était le symbole que Jobs refusait la médiocrité des logiciels de Microsoft (ici, PowerPoint) en proposant un produit accessible, simple d’utilisation (parfois trop simple, mais bon), et d’une élégance rare. Car c’est là la force de Keynote : ce logiciel est élégant. Il ne cherche pas à en faire trop, mais ce qu’il fait, il le fait bien.

En 2005, ce fut l’arrivée de Pages au sein de la suite iWork. Grande nouvelle : Apple lance un traitement de texte ! Là, l’essai est un peu moins concluant, et malgré la grande qualité des modèles proposés, on est loin de la puissance d’autres programmes pour la gestion de documents longs. Mais la qualité visuelle des documents à l’écran (merci l’intégration de la transparence et des ombres, entre autres) autant qu’à l’impression, la facilité d’emploi, et l’élégance du logiciel restent à souligner. Aujourd’hui, je produis tous mes documents sous Pages, et je suis rarement bloqué par ses limitations. Il devient une alternative de plus en plus intéressante à MS Word.

Surtout, en ajoutant Pages à Keynote et en créant le bundle iWork, Apple a clairement annoncé sa volonté de créer le successeur d’AppleWorks. Et c’est pour cela que, peut-être encore plus que l’arrivée prochaine de Leopard, celle d’iWork 07 me fait me poser des questions. Si Apple réussit effectivement dans les prochains mois à combler les plus gros manques par rapport à Office 2004, en ajoutant en particulier un vrai tableur, quelques outils de dessin bitmap et nous pond une suite digne de ce nom… Alors, je serai capable d’oublier complètement AppleWorks. Mais pour le moment, j’en garde une copie sur mon disque dur, avec un peu de nostalgie…

En attendant iLife 07…

ClarisWorks me manque.

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Pour ceux qui n’ont pas connu ClarisWorks, petit retour en arrière : en octobre 1991, un petit logiciel du nom de ClarisWorks débarque sur le marché informatique de l’époque. Une petite révolution, en fait : ClarisWorks n’est pas une suite bureautique de plus, prête à se lancer à l’assaut de MS Office, mais un logiciel qui « intègre » réellement différents composants logiciels les uns dans les autres pour créer des documents élégants avec une souplesse sans commune mesure pour l’époque.

J’ai découvert ClarisWorks dans sa version 2 ou 3, je ne sais plus trop. Mais j’avais rapidement compris que ce produit était bien plus puissant qu’il en avait l’air. Et comme Microsoft n’était plus vraiment en odeur de sainteté dans le monde Mac (merci Word 6…), l’alternative ClarisWorks était parfaitement crédible pour qui souhaitait créer des documents sophistiqués en quelques clics. Lorsque j’ai eu mon premier Mac pour mes vingt ans – un rutilant Performa 6200 équipé de 8 Mo de RAM, la folie !), j’avais insisté pour obtenir la mise à jour de la version 3 à 4 de Claris Works, un geste que je n’ai jamais regretté !

Avec ClarisWorks, intégrer un tableau dans un document de traitement de texte se faisait en dessinant le tableau sur la page. Mais il restait un objet éditable dans son contenu, et à l’intérieur de la page, comme n’importe quel autre objet. Ainsi, votre tableau pouvait parfaitement être basculé de 36° sur votre page sans aucun problème, et son contenu restait éditable ! Avez-vous essayé de faire ça avec Word 2004 ? Ne perdez pas votre temps, c’est impossible.

J’avais fait il y a longtemps une présentation interne d’AppleWorks pour la FNAC. Et curieusement, les vendeurs alors présents étaient tous bluffés par la simplicité avec laquelle on pouvait créer un document complexe intégrant des images (avec habillage de texte), des tableaux, et même des films QuickTime. Et tout ça pour 99€… Que demande le peuple ?

Alors, certes, il n’avait peut-être pas le meilleur correcteur orthographique du marché (Word non plus cela dit), et avait parfois du mal à tenir le choc sur les documents contenant beaucoup d’images (chaque image était directement chargée en RAM, et sur des gros documents avec des photos, ça se sentait). Mais c’était un outil d’une souplesse vraiment incroyable, exploitant réellement les capacités du Mac.

Malheureusement, ClarisWorks a connu une histoire compliquée, excellement bien résumée par l’un de ses développeurs. Il a subi les foudres de l’arrivée de Steve Jobs, qui après l’avoir renommé AppleWorks, a voulu en faire un produit au « look’n feel » Mac OS X, mais qui en a au final retiré quasiment tout l’intérêt en en faisant un produit buggé, à l’interface médiocre, retirant son module de communication pour un module de présentation mal fichu. Aucune modification sur le reste du programme : le traitement de texte, le dessin vectoriel et bitmap, le tableur restent quasiment les mêmes. Bref, il y a de quoi pleurer.

Mais, en 2003, coup de tonnerre, Apple lance… Keynote. Ce logiciel était le symbole que Jobs refusait la médiocrité des logiciels de Microsoft (ici, PowerPoint) en proposant un produit accessible, simple d’utilisation (parfois trop simple, mais bon), et d’une élégance rare. Car c’est là la force de Keynote : ce logiciel est élégant. Il ne cherche pas à en faire trop, mais ce qu’il fait, il le fait bien.

En 2005, ce fut l’arrivée de Pages au sein de la suite iWork. Grande nouvelle : Apple lance un traitement de texte ! Là, l’essai est un peu moins concluant, et malgré la grande qualité des modèles proposés, on est loin de la puissance d’autres programmes pour la gestion de documents longs. Mais la qualité visuelle des documents à l’écran (merci l’intégration de la transparence et des ombres, entre autres) autant qu’à l’impression, la facilité d’emploi, et l’élégance du logiciel restent à souligner. Aujourd’hui, je produis tous mes documents sous Pages, et je suis rarement bloqué par ses limitations. Il devient une alternative de plus en plus intéressante à MS Word.

Surtout, en ajoutant Pages à Keynote et en créant le bundle iWork, Apple a clairement annoncé sa volonté de créer le successeur d’AppleWorks. Et c’est pour cela que, peut-être encore plus que l’arrivée prochaine de Leopard, celle d’iWork 07 me fait me poser des questions. Si Apple réussit effectivement dans les prochains mois à combler les plus gros manques par rapport à Office 2004, en ajoutant en particulier un vrai tableur, quelques outils de dessin bitmap et nous pond une suite digne de ce nom… Alors, je serai capable d’oublier complètement AppleWorks. Mais pour le moment, j’en garde une copie sur mon disque dur, avec un peu de nostalgie…