L’Applescript du support technique [Oldies but Goodies]

Dans la série « ça trainait sur mon disque dur », un prototype d’Applescript rigolo que j’avais pondu pour la première version de Gete.Net, il y a 18 ans… La vache, ça ne nous rajeunit pas.

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–Ce script sert à décrire exactement comment les techniciens des centres de support technique sont entrainés à répondre au téléphone–
— Optimisation des couches basses du script par Guillaume Gete® —
— Toute ressemblance avec des individus ou des faits existant ou ayant existé est complètement fortuite… Enfin, on l’espère :-) —

Set 
LeTelephone to “Dring Dring”
Set LeClient to LeNomDuClientGonflantQuiAppelle
Set 
NumeroClient to LeNumeroConfidentielDuClientGonflantQuiAppelle

when hearing LeTéléphone
tell application “Prend Telephone”
activate

–Les lignes suivantes servent à se présenter une fois le téléphone décroché–
     set NomTechnicien to MonNom
          if HumeurDuMoment = « Bonne »
set 
TonParole to “VoixChaleureuse”
               set TechVolume to 3
speak « 
Apple Assistance bonjour » & NomTechnicien & « à l’appareil. », with volume = TechVolume and voice = TonParole
          else
set 
TonParole to « VoixAgressive »
               set TechVolume to 5
speak « 
Allo, quel est le problème ? », with volume = TechVolume and voice = TonParole
          end if

–Les lignes suivantes servent à faire donner le nom du client une fois le téléphone décroché–

     speak « Puis-je avoir votre numéro client ? » with volume = TechVolume and voice = TonParole

if LeClient answers “Désolé, je n’ai pas de numéro de client » and HumeurDuMoment = « Bonne »
               speak « Désolé, il m’est impossible de vous aider car vous n’êtes point référencé auprès d’Apple Assistance. Je vous transmets au standard afin que nous procédions à votre enregistrement. »
               redirect LeTelephone to LeStandard
          else
                 set TonParole to « Kill Kill Destroy »
speak « Mais comment vous avez pu appeler alors ? Votre problème, je m’en tape, vous avez qu’à contacter votre revendeur » with volume = 7 and voice = TonParole
                    set LeTelephone to RaccrocheViolemment
          end if
end tell

–Si le client donne son numéro de client, il faut l’entrer dans la base Clients. Les lignes suivantes déterminent le comportement à avoir si le numéro de client ne ressort pas–

     try
search 
NumeroClient in BaseClients
     on error
set 
TonParole to « PassablementEnervé »
          set TechVolume to 1
speak « 
Putain de base à la con ! » with volume = TechVolume and voice = TonParole
     end try

— Il va falloir désormais répondre à la question. La séquence suivante enclenche le processus de recherche automatique de solutions aux problèmes du client– 

tell application « Répondre à la question »
activate
     set TonParole to « QuestionSansAucuneAttention »
     speak « Bien, quel est le problème ? » with volume = current and voice = TonParole
     hear LeClient without listening
     set TonParole to « Compréhensif »
     speak « Oui… D’accord… Hmmm… Ok, très bien. » with volume 2 and voice = TonParole but without attention

set LeProblèmeDuClient to LeClientLuiMême
set 
BlahBlahBlah to CeQueLeClientEssaied’Expliquer

when BlahBlahBlah = 0
     set TonParole to « Ayons l’air d’y comprendre quelque chose »
     set TechVolume to 3
speak « 
Je vais essayer de trouver une solution. » with volume = TechVolume and voice = TonParole

wait 
idle with timer=120
     set TonParole to « Victorieux »
     set TechVolume to 3
speak « 
J’ai peut-être trouvé ! » with volume = TechVolume and voice = TonParole

— Il n’est plus possible de reculer maintenant, il faut trouver une réponse. —
— Les lignes suivantes servent à guider le « troubleshooting »–

set LaRéponseBateau to « Reconstruire le Bureau »
     set TonParole to « Conseil amical »
     speak « Il va falloir essayer de » & LaRéponseBateau with volume = current and voice = TonParole
     set

wait RéponseClient
     if RéponseClient = « Ca marche ! »
          set TonParole to « Super content »
          set TechVolume to 5
speak « 
Et bien voilà une bonne chose de faite ! » with volume = TechVolume and voice = TonParole
     else

          — Il faut envisager la situation où la solution nª1 ne fonctionne pas —

think « Et merde… » with stay silent
          set TonParole to « Songeur »
          set TechVolume to 4
speak « 
Bon, on va essayer autre chose… » with volume = TechVolume and voice = TonParole
          set LaRéponseBateau to « redémarrer sans extensions »
          set TonParole to « Conseil péremptoire »
          speak « Essayez maintenant de » & LaRéponseBateau with volume = current and voice = TonParole
               
if 
RéponseClient = « Enfin, ça marche !!! »
               think « Pfiou, je l’ai échappé belle » with stay silent
               set TonParole to « Paternel »
               set TechVolume to 5
speak « 
Vous avez apparament un conflit d’extensions. je ne peux malheureusement rester trop longtemps avec vous pour rechercher quelle est l’extension fautive, mais je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer Conflict Catcher qui sait très bien gérer ce genre de problèmes. » with volume = TechVolume and voice = TonParole
               think « Demander une commission sur les ventes à Casady & Greene » with stay silent
          else

 Et si la solution nª2 est inefficace, on peut tenter la numéro 3 —
               think « il est vraiment trop blaireau lui… » with stay silent
               set LaRéponseBateau to « Réinstaller le Système »
               set TonParole to « Conseil péremptoire »
               speak « Il va falloir essayer de » & LaRéponseBateau with volume = current and voice = TonParole
wait 
RéponseClient
               if RéponseClient = « Enfin, ça marche ! »
                    think « Pfiou, je l’ai échappé belle » with stay silent
          set TonParole to « Joyeux »
                    set TechVolume to 5
speak « 
Vous voyez, on a réussi !!! » with volume = TechVolume and voice = TonParole
               else

 Dans le cas (probable) où la réponse nª3 ne donne aucun résultat, il faudra alors tenter la solution ultime —
think « 
Mais pourquoi j’ai pris ce boulot moi ? Je voulais tellement travailler chez MicroSoft… » with stay silent
          set HumeurDuMoment = « Massacrante »

          — Il arrive parfois que le technicien soit un peu énervé. Cette routine tente de —
          — voir si il y a maîtrise de soi de la part du technicien ou non. Dans le cas où il —
          — n’y a plus de contrôle, une routine externe prend le dessus Merci à PM pour sa–
          — contribution essentielle à la création de cette routine —
                    try
                              set MaitriseDeSoi to « Contrôle total de la situation »
                    on error
throw 
CasqueAudio on EcranMac
                    speak « Fais chier bordel !!! »
                    end try

set LaRéponseBateau to « Formater le disque dur à bas niveau à bas niveau avec données à zero et réinstaller la dernière version du logiciel Système »
                    set TonParole to « Décision douloureuse »
                    speak « Je pense malheureusement qu’il n’y a pas d’autre choix que de » & LaRéponseBateau with volume = current and voice = TonParole
                    wait RéponseClient
          if RéponseClient = « Ca marche ! Enfin ! Quel bordel ça a été ! »
                         think « Pourvu qu’il ne rappelle pas… » with stay silent
                         set TonParole to « Complètement hypocrite »
                         set TechVolume to 5
speak « 
Oui, mais vous avez avez été talentueux aussi ! » with volume = TechVolume and voice = TonParole
                    else
set 
TonParole to « Regrets eternels éhontés »
speak « 
Je crains malheureusement que notre support n’est pas apte à vous dépanner, le problème vient surement d’un produit MicroSoft. Appelez-les et expliquez-leur le problème, ils ont surement une solution. » with volume = 3 and voice = TonParole
end if
               end if
          end if
end if
end tell

tell application « Remerciements »
activate
set TonParole to « Remerciements hypocrites »
speak « Notre centre de support vous remercie d’avoir appelé et vous souhaite une excellente journée ! » with volume = current and voice = TonParole
set LeTelephone to “Raccroché”
end tell

tell application GameBoy
activate
play « 
Super Mario Land »
end tell

(Euhhhhhhh… No comment.)

 

Captures d’écran sur Mac : capturer un dialogue (et pas toute une fenêtre)

Une petite astuce fort utile si vous faites des captures d’écran à longueur de journée sur votre Mac…

Vous savez normalement qu’en utilisant Cmd + Maj + 3, on capture tout l’écran du Mac, et Cmd + Maj + 4 capture une zone de l’écran.

Maintenant, les pros savent également qu’en utilisant Cmd + Maj + 4 puis en enfonçant immédiatement la barre d’espace, on peut sélectionner une fenêtre à l’écran. Mais cette dernière commande a un petit défaut : si vous capturez un dialogue dans une fenêtre, comme dans l’exemple ci-dessous :

Capture Complete

Vous n’aurez pas d’autre choix que de capturer toute la fenêtre, puis recadrer l’image pour ne sélectionner que le dialogue lui-même.

Sauf que.

Si vous laissez enfoncée à ce moment la touche Cmd, vous aurez la possibilité de sélectionner le dialogue en premier plan SANS capturer toute la fenêtre. Vous pouvez aussi capturer uniquement la fenêtre en arrière-plan si ça vous chante.

Capture Partielle

 

 

Je sais pas vous, mais moi, cette astuce va me changer littéralement la vie. Ou pas. Mais quand même.

3H1P : l’épisode 32 est disponible !

3H1P LogoSi vous n’écoutez pas encore 3 Hommes et 1 podcast, ou 3H1P pour les intimes, c’est un tort. C’est sûrement le podcast le plus sympa du moment avec des gens qui connaissent vraiment Apple, qui aiment rigoler (beaucoup), qui aiment parler de séries et de ciné (beaucoup), de jeux vidéo (parfois, et surtout un seul), et c’est co-animé par trois vrais super copains dans la vraie vie de tous les jours. Et je dis pas ça parce que ce sont mes copains et moi-même qui l’animons avec talent. Quoique. Bref, si vous cherchez la version française d’Accidental Tech Podcast, les discussions sur les bagnoles en moins, c’est ZE podcast à écouter.

L’épisode 32 est donc enfin disponible, après beauuuuuucoup d’attente. Enjoy ! Et n’hésitez pas à en parler sur les réseaux sociaux, et à mettre des étoiles et (gentils) commentaires sur iTunes.

Et on remercie encore une fois Cédric Barré qui gère comme un dieu tout le montage de ce beau bordel !

Apple Pay

«  N’importe quelle technologie suffisamment avancée est virtuellement indiscernable de la magie. » — Arthur C. Clarke 

C’est exactement la phrase qui me vient à l’esprit quand j’ai commencé à utiliser Apple Pay il y a quelques semaines, à l’aune d’un changement d’établissement bancaire (une banque à priori assez populaire). Tout dans le processus d’utilisation d’Apple Pay est complètement magique. De la reconnaissance vidéo de la carte, son intégration à l’iPhone, puis à l’Apple Watch, et son utilisation… Tout a été conçu pour réduire complètement la fameuse friction technologique (si chère à mon copain Mourad de 3 Hommes et 1 podcast).

Apple pay tim cook

Le plus intéressant socialement parlant est évidemment la réaction du commerçant de l’autre côté… surtout quand on paye avec l’Apple Watch ! Autant le paiement avec le téléphone, ça commence à rentrer (doucement) dans les mœurs, autant avec l’Apple Watch, ça surprend. Mais ça marche super bien, et là encore, l’absence de friction est remarquable. Double-tap sur le bouton latéral, on approche, bip, au revoir.

La plus grosse incompréhension vient du fait que la plupart des commerçants pensent que les limitations du paiement sans contact avec une carte sans code s’appliquent également avec Apple Pay, en particulier la fameuse limitation des 20€ de paiement. Or, ce n’est pas le cas. Vous pouvez parfaitement payer des montants dans la limite de ce que permet votre carte de crédit (bon, ça doit aussi dépendre peut-être des TPE). Du coup, ça peut être bien aussi sympa de rappeler aux commerçants qu’ils peuvent commander des stickers à poser sur leurs vitrines, ou même indiquer leur compatibilité Apple Pay dans Plans (cf cette page qui répertorie tout ce qu’il y a à savoir sur Apple Pay).

Mais il y a encore du boulot dans notre beau pays. J’ai passé quelques jours à Londres il y a quelques semaines à l’occasion de la conférence MacAD UK (où j’ai été invité comme speaker, on en reparle bientôt), et là-bas, j’ai pu circuler et tout payer dans la ville sans sortir une seule fois ma carte bancaire ou retirer le moindre penny à un distributeur. Là encore, le contrôleur dans le bus était amusé par le fait de contrôler la transaction depuis ma montre… Nous ne sommes pas encore là en France. Mais on s’en approche, petit à petit.

La dernière surprise, c’est ce Kickstarter pour le retour de l’application Twitteriffic sur Mac (auquel je vous invite à participer, tant qu’à faire), et là encore, le paiement par Apple Pay s’est fait sans douleur via Safari.

Apple Pay est vraiment magique. Et avec une friction quasiment nulle, c’est aussi un outil parfait pour nous faire encore plus consommer…

Nous sommes tous des petits lapins entourés de loups aux dents très longues.

LE Game Boy : Eve-Lise Blanc Deleuze, ex-porte-parole de Nintendo France, répond !

La question du sexe de la première console portable de Nintendo divise la France depuis vingt-huit ans (j’ai mal rien qu’en écrivant ces mots). J’ai humblement apporté ma pierre à l’édifice de ce grand débat il y a quelques mois, en envoyant un courrier au service com’ de Nintendo France, qui m’avait, ô surprise, très officiellement répondu. J’ai posté sur Twitter sa réponse, restée depuis (et de très loin) mon top tweet :

Et quand vous dites le Game Boy, il y aura toujours quelqu’un pour vous reprendre en vous expliquant que l’usage veut qu’on dise UNE Game Boy, et vice-versa.

Game Boy Grey Model

Pourtant, Nintendo France a toujours été clair là-dessus, et mon copain Pierre Dandumont du Blog du Lapin a lancé le site (enfin la page) legameboy.info expliquant pourquoi il faut dire LE Game Boy (ça marche aussi pour les versions Advance, SP, Micro), et ça se vérifie encore très bien sur le site de l’histoire de Nintendo chez Nintendo France. Donc, il faut techniquement dire :

– LE Game Boy, LE Nintendo. Entertainment System, LE Nintendo GameCube ;

– Mais LA Super Nintendo, LA Nintendo 64, LA Wii, LA Wii U…

Et comme j’ai voulu en savoir plus sur ce choix, je me suis dit qu’il serait intéressant de demander plus d’informations à des personnes impliquées à l’époque des débuts de Nintendo en France… Et qui de mieux placé que la superstar de la com’ de Nintendo dans les années 90, à savoir, Eve-Lise Blanc-Deleuze ? Tour à tour Responsable Marketing de Bandai (importateur du N.E.S.)  puis Nintendo France, responsable de la communication et  Directrice de la Communication – Porte parole de la société, elle a été pendant longtemps été sa figure de proue, présente dans tous les médias. C’est en particulier à elle qu’on doit entre autres le fameux magazine du Club Nintendo ! Je vous conseille d’ailleurs d’écouter la passionnante émission sur l’arrivée du N.E.S. en France dans le podcast de MO5.com.

Donc, grâce à la magie de Linkedin, rien de plus simple que de retrouver Mme Blanc-Deleuze… Et elle a accepté avec gentillesse de répondre à mes questions :

Bon, alors pour faire simple : on doit dire « Le Game Boy », c’est sûr et certain (doc, pubs, etc, j’ai même un courrier de Nintendo qui l’atteste).  Mais malgré tout les gens se déchirent sur le sujet, des millions de joueurs disant « La Game Boy ». Donc 2 questions :

– Pourquoi avoir poussé à l’époque « Le Game Boy » plutôt que « La Game Boy » ? Tout comme le N.E.S. ?

– Qui est donc le coupable dans cette affaire ? :-D  

Merci en tout cas pour m’avoir répondu, et si la question vous saoûle parce qu’elle fait partie d’un passé que vous n’avez pas envie de déterrer, pas de souci :-) 

Et voici donc la réponse de Mme Blanc-Deleuze :

Elle ne me saoule pas, elle m’amuse.  LA Game Boy, comme LA NES, la version féminine vient de LA console.  LE Game Boy, LE NES, version masculine donc, vient de LE boy, et LE System.  Pourquoi avoir choisi LE ? je ne suis même pas sure que ce soit un choix délibéré :-)  Traduction littérale sans aucun doute.  Pour info à l’époque, les joueurs étaient essentiellement des ados prépubères de sexe masculin ! Ça a peut être inconsciemment joué ;-))

Je vous laisse juge sur le dernier point :) Mais le choix des mots est effectivement intéressant : plutôt que LA console, c’est LE système de Nintendo Entertainment System qui a joué, tout comme le fait qu’il s’agisse d’un « BOY » dans le Game Boy (Captain Obvious à la rescousse !).

Voilà, moi j’ai fait le max pour expliquer pourquoi c’est LE Game Boy, et pas LA. Mais promis : je ne vous emmerbêterai plus avec ça. Si vous dites LA, je ne vous reprendrai plus (même si je sais pertinemment que vous avez tort). L’usage est fort, il l’a peut-être emporté sur la raison, et ce n’est pas dramatique. Il y a bien d’autres bonnes (et mauvaises) raisons de s’engueuler dans le monde.

Demain, je m’attaque à « pain au chocolat ou chocolatine ». Ou je jouerai à la/le Game Boy. On verra bien.

Utiliser l’authentification à deux facteurs d’Apple ID avec un système non supporté

J’ai activé il y a déjà quelques temps sur mon Apple ID l’authentification à deux facteurs afin de sécuriser les accès à ce compte. Mais les conditions d’utilisations de l’authentification à deux facteurs requièrent l’utilisation d’une version de macOS égale ou supérieure à El Capitan (10.11) ou iOS 9 ou ultérieur. Or, j’ai du pour diverses raisons rétrograder hier une machine en 10.10. Et là, le drame : impossible d’authentifier mon compte dans iTunes ! Pourtant le dialogue d’authentification apparaît bien dans iTunes, mais on me demande de retaper mon mot de passe AppleID, et au bout de deux essais, il m’éjecte… alors que le code de vérification apparait bien sur mes appareils de confiance !

La solution, documentée, est finalement très simple : dans le dialogue de confirmation du mot de passe affiché par iTunes (ou par le système), tapez le mot de passe de votre AppleID suivi du code à 6 chiffres reçu sur un appareil de confiance. Le logiciel le reconnaitra alors immédiatement.

De quoi s’éviter parfois bien des prises de tête !

Quand Siri joue à Super Mario Run

Je plussoie sur la recommandation pour Peach.

SuperMarioRun Siri2951Mario_Run_PeachSuperMarioRun Siri2947SuperMarioRun Siri2949SuperMarioRun Siri2945SuperMarioRun Siri2948

Laissez la mémoire de macOS tranquille !

Kirk Mc Elhearn (que nous avions eu le plaisir d’avoir comme invité sur 3 hommes et un podcast) a publié ces jours-ci un article (en anglais) sur les problèmes de consommation de mémoire de Safari, qu’il trouve trop gourmand. Même s’il soulève des points intéressants, je pense qu’il a une approche trop technique de la gestion de la RAM de nos ordinateurs, et surtout de nos Mac, pour ne pas dire quelque peu rétrograde (no offense, Kirk). Et je pense que c’est assez symptomatique des utilisateurs (dont je fais partie) du Mac depuis de longues années. Reprenons donc depuis le début.

Aux origines fut le Systeme 1.0

Le premier système qui a équipé le premier Macintosh était le système 1.0. D’une sophistication incroyable pour l’époque, il ne permettait qu’un seul programme en mémoire à un instant donné. Le MultiFinder puis le Système 7 ont permis d’exploiter plusieurs applications en même temps. Et ce fameux Système 7 a aussi permis d’améliorer la gestion de la mémoire à l’aide de la mémoire virtuelle. Mais toutes ces améliorations ont posé d’autres problèmes : le système gérait la mémoire de façon coopérative, ne gérait pas la fragmentation de la mémoire (des bouts contigus de mémoire ne pouvaient pas être attribués à une autre application, sauf à quitter toutes les applications lancées depuis), et chaque application devait se voir attribuée une quantité de mémoire avant le lancement. Si l’application manquait de RAM, pas de bol ! Il fallait quitter l’application, la sélectionner, utiliser la fenêtre Lire les informations pour attribuer plus de mémoire (si on en avait…).

Fenêtre Lire les informations dans le Système 6

Bref, ce n’était pas vraiment très souple… et cette gestion de la mémoire a pénalisé le Mac durant de nombreuses années, jusqu’à l’arrivée de Mac OS X.

Mac OS X : la mémoire, c’est moi !

En 2001, le nouveau système d’Apple basé sur NeXT apporte enfin au Mac une gestion dynamique de la mémoire1. Ainsi, plus besoin de gérer la mémoire à la main : le système se charge de gérer comme un vrai chef d’orchestre la mémoire, en gérant plus intelligemment également la mémoire virtuelle qui était aussi devenue dynamiquement attribuée. Mais si la puissance des processeurs de nos ordinateurs a augmenté et la quantité de mémoire vive installée également, leur plus gros point noir reste le disque dur qui équipe majoritairement nos Mac. Et c’est le drame du swap : lorsqu’un programme manque de mémoire, le système déplace une partie de la RAM vers le disque dur, ce qui génère des ralentissements importants. Et là, pas le choix : il faut quitter des applications lorsque la mémoire commence vraiment à manquer.

Mavericks : une gestion (encore) améliorée de la mémoire

OS X 10.9 (Mavericks) a également intégré un nouveau mécanisme de compression de la mémoire, afin de rendre la gestion de la mémoire plus efficace. Apple a d’ailleurs publié un nouvel article technique pour expliquer comment la mémoire est gérée par macOS (oui, on va maintenant dire macOS hein), et en particulier expliquer la notion de pression sur la mémoire. Et c’est peut-être l’endroit le plus important à comprendre pour bien gérer la mémoire de son Mac.

Moniteur Activite memoire compression

La zone Pression de la mémoire vous indique dans quel état se trouve la mémoire de votre Mac : si c’est vert, tout va bien ! Si on est dans l’orange, ça devient inquiétant, et s’il est rouge… Aie, vous êtes en mode swap total ! Dans ce cas, quitter des applications voire redémarrer devient indispensable.

Et encore, pour l’orange, ce n’est pas forcément significatif si votre Mac est équipé d’un SSD plutôt que d’un disque dur classique : certes le SSD reste moins rapide que de la vraie RAM, mais l’impact du swap sur les performances devient du coup très amoindri. Je ne dis pas qu’il n’existe pas, mais qu’il devient plus ou moins négligeable selon les cas.

Et Safari alors ?

Kirk constate que Safari consomme de la RAM, et ça le gêne. Je peux le comprendre, mais en réalité… qu’est-ce que ça peut faire si Safari consomme de la RAM si il y a encore de la RAM disponible ? Pourquoi vraiment est-ce un problème si Safari consomme 500 Mo ou un voire deux Go de RAM ? Est-ce que c’est vraiment un souci si cette mémoire n’est de toute façon pas utilisée par une autre application ? C’est le but du système d’exploitation d’attribuer de la mémoire, car la gestion qu’il en fait est bien trop complexe pour qu’on s’en occupe au final moins efficacement que lui.

Pour Apple, en fait, le but à long terme devrait être le même que pour iOS (et je pense que c’est leur objectif à long terme) : proposer le même système de gestion de mémoire que sur iOS où les apps sont tuées en arrière-plan et relancées automatiquement si besoin est (un mécanisme similaire existe dans macOS, mais je ne l’ai quasiment jamais vu en action), et où il n’y a finalement pas d’information sur la mémoire utilisée.

De nos jours, un navigateur web est une application complexe qui consomme de la RAM,  quasiment un système d’exploitation à lui tout seul, capable de gérer des applications de plus en plus complexes avec des langages interprétés dynamiquement, avec des contenus visuels ou sonores de plus en plus lourds (tiens, par exemple, placer des images Retina dans une page web, ça a forcément un impact sur la consommation mémoire de votre navigateur) . Quand Kirk dit que Google Docs consomme 500 Mo de RAM rien qu’en affichant uniquement une page blanche, c’est mésestimer la complexité de toute l’application autour de cette page. Nous ne sommes plus à l’époque de SimpleText, mais en 2016, et on s’attend à voir un traitement de texte (collaboratif en temps réel !) fonctionner à une vitesse correcte dans un navigateur web. Et pour que l’ensemble des fonctions de ce logiciel intégré au navigateur fonctionne… il faut sûrement plus de RAM que pour un Word. Et là encore, si j’ai encore de la RAM disponible, pourquoi devrais-je m’en priver si cela améliore les performances ? Si une page web consomme vraiment trop de RAM (et elles en consomment de plus en plus !), on peut toujours de toute façon la tuer sans stopper l’ensemble du navigateur (quel progrès mes aïeux !). Il arrive évidemment que certaines pages mal programmées génèrent des fuites de mémoire (j’en ai eu une aujourd’hui, en raison d’une vidéo mal programmée). Dans ce cas, pas le choix : tuez la page à l’aide du Moniteur d’activité, et passez à autre chose.

Mais alors, comment gérer la mémoire de son Mac ?

La réponse est en fait très simple : ne gérez la mémoire de votre Mac que lorsque c’est vraiment nécessaire, c’est-à-dire si vous constatez un ralentissement significatif d’activité, si une page web est plantée, si elle a un impact sur l’autonomie du Mac ou si ce dernier vous le demande poliment. Nous ne sommes plus dans les années 80, nos navigateurs sont des logiciels complexes qui ont besoin de mémoire pour fonctionner, tout comme l’ensemble de nos logiciels. Si vous avez encore la nostalgie des logiciels qui tournaient dans 100 Ko de mémoire, vous n’avez effectivement plus que vos yeux pour pleurer. Mais dans l’ensemble, macOS fait preuve d’une bonne efficacité dans la gestion de la mémoire. Ne le suppléez que si vous constatez un gros souci. J’ai eu par exemple le cas d’un logiciel (j’ai oublié lequel malheureusement) qui générait énormément de mémoire virtuelle (genre plusieurs dizaines de Go après quelques jours), alors qu’il s’agissait d’un logiciel simple qui se logeait dans la barre des menus. Lorsque j’ai constaté qu’il consommait plusieurs giga-octects de mémoire réelle probablement en raison d’une fuite de mémoire, je l’ai supprimé, et je n’ai plus eu de problème.

De même, n’oubliez pas que si vous disposez d’un SSD, la perte de performances imposée par la mémoire virtuelle est moins importante que pour un disque dur classique. Et si vous hésitez entre augmenter la mémoire installer un SSD pour améliorer un Mac vieillissant, investissez sans tarder sur le SSD !

Bref… Oubliez donc vos vieux réflexes, laissez vos programmes ouverts toute la journée si cela vous chante, et ne les quittez pas juste parce qu’ils consomment de la RAM à ne rien faire : au contraire, car cette mémoire sera disponible immédiatement en cas de besoin. Si macOS en a besoin, il saura sûrement la récupérer à son usage. Si vous quittez vos logiciels sans bonne raison, vous forcez le programme à se recharger de façon probablement inutile. N’ayez donc pas le Cmd+Q trop fréquent : vous ne feriez qu’y perdre côté inactivité. Et si toutes les fenêtres affichées d’un programme vous agacent, faites un clic droit > Masquer sur l’icône de l’application dans le Dock (ou Cmd + H pour masquer l’app en court, ou encore Cmd+Alt+H pour masquer toutes les autres applications en cours et ainsi dégager l’affichage). Ou pensez à exploiter le mode plein écran des applications macOS, c’est parfois aussi plus pratique.

Votre Mac ne pourra que vous en remercier !

leave_macos_memory_alone

  1. Ainsi que la protection de la mémoire ou un vrai multitâche, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Matériel à vendre

Comme chaque année ou presque, je remets en vente une partie de mon matériel informatique.

IMPORTANT : si vous êtes intéressé par une de ces machines, merci de lire TOUT le pavé en bas de cette page avant de me contacter. Sinon, pas de réponse !

 
  • 1 iPhone 6s Plus, 64 Go, gris sidéral

Desimlocké, acheté chez Apple le 1/10/2015, sous AppleCare + (donc garantie étendue jusqu’au 1er octobre 2017). Excellent état général, juste deux petits chocs dans le coin inférieur gauche et supérieur droit, et très légères rayures indétectables à l’usage. Livré avec chargeur, câble Lightning et écouteurs Apple EarPods NEUFS.  650€ TTC.

iPhone 6s+ - Front
iPhone 6s+ - Back


wp-contentuploads2016IMG_2865.JPGwp-contentuploads2016IMG_2866.JPG

  • 1 iPad Air, 64 Go, Wi-Fi + 4G 
Desimlocké, acheté chez Apple le 1/10/2013. Excellent état général. Un magnifique sticker Super Mario au dos… Mais si vous n’en voulez pas, je le retirerai gratuitement ^^ Livré avec chargeur et câble Lightning. 450€ TTC.
iPad Air GG - FrontiPad_Mario
  • 1 NAS Synology 8 disques DS1812+. Caractéristiques ici. Excellent état, livré avec upgrade RAM 3 Go + 7 disques de 1 To chacun , mais vous mettez les disques que vous voulez dedans ! 600€, à négocier si vous ne voulez pas les disques.
  • 1 Mac Pro 2010, Quad-Core Intel Xeon 2.8 GHz (1 processeur), 3 disques 1 To, 32 Go de RAM (4×8 Go), ATI Radeon HD 5770, compatible Sierra ! 600€ TTC
  • 1 Xserve 2008, Quad-Core Intel Xeon Quad-Core Intel Xeon 2.8 GHz (quadcore 1 processeur), 16 Go de RAM (8×2 Go), disque interne 80 Go. 400€ TTC
  • bornes Airport Express 802.11b/g/n (modèle A1264) : celle avec l’ancien look, à directement insérer dans une prise murale ! 20€ TTC pièce.
  • borne Airport Express 802.11b/g (modèle A1088) : 10€ TTC.
  • 2 Apple TV : un modèle 2ème génération à 25€ TTC, et un modèle 3ème génération à 40€ TTC. Chacun livré avec télécommande d’origine.

Remarques importantes

– Tous les prix sont TTC.

– Les prix sont fermes et non négociables. Sauf si vous tenez tellement à acheter un de ces produits que vous êtes prêt à mettre plus, dans ce cas… ^^ Ne me contactez pas pour me demander si je suis prêt à le céder à moins que le prix annoncé, ça sera non.

– Chaque appareil est testé et fonctionnel. Si il y avait cependant un souci durant le premier mois d’utilisation, je la reprendrai sans discussion. Pour les machines couvertes par AppleCare, vous pourrez contacter directement Apple pour obtenir le support nécessaire.

– Les accessoires livrés d’origine sont normalement fournis. Si un adaptateur est nécessaire, je fournis celui d’origine ou un équivalent.

– Je peux établir une facture société pour certaines de ces machines (les plus récentes), certaines venant de mon stock professionnel, d’autres de mon stock personnel. Demandez la facture à la commande.

– Chaque machine pourra être récupérée directement à mon bureau à Vitry sur Seine (94). Éventuellement possibilité de livraison en main propre sur Paris ou sur la périphérie de Vitry sur Seine.

– Si vous souhaitez une configuration différente (disque plus gros ou SSD sur le Mac Pro, ajout de RAM), c’est faisable, mais ça ne sera pas gratuit :-) Contactez-moi et dites-moi exactement ce que vous souhaitez faire. Pour le Mac Pro, indiquez-moi également quel système vous souhaitez dessus.

– Possibilité d’envoi à vos frais sur la France métropolitaine (pas d’envoi à l’étranger). Dans ce cas, le règlement devra être effectué par virement AVANT l’envoi. L’appareil sera expédié dans les 7 jours suivant votre règlement. Pas de mandat-cash, pas de Western Union ou assimilé non plus.

Si vous êtes intéressé par un de ces appareils : envoyez-moi un e-mail à l’adresse ventes at gete point net. NE PAS M’APPELER POUR AVOIR PLUS D’INFORMATIONS OU POUR DEMANDER À ACHETER LA MACHINE. Que. Par. Mail. Merci.

Si vous avez des questions, envoyez également un e-mail. Vos adresses e-mail ne seront pas collectées à des fins commerciales. J’insiste.

De l’iPhone 7 et de la critique d’Apple en général

Mon copain Pierre Dandumont a rédigé hier un excellent billet intitulé Vous êtes lourd avec l’iPhone. Il synthétise généralement ce que je pense des gens qui critiquent les choix des autres, mais je vais juste en rajouter une toute petite couche en cette soirée de sortie d’iOS 10.

Honnêtement, j’en ai aussi marre qu’à chaque sortie d’appareil Apple, on entende les mêmes critiques des mêmes gens. « Pas révolutionnaire, ils ne font que suivre les autres, Steve Jobs n’aurait jamais fait ça », et tellement d’autres conneries dans le genre que j’ai décidé de prendre une grande décision :

Je ne vais plus essayer de vous convaincre de quoi que ce soit concernant Apple. Que ça soit la meilleure boite du monde, ou pas. Elle fait des produits qui me plaisent, ils peuvent ne pas vous plaire, et vous savez quoi ? Je m’en cogne. J’en ai marre d’être le punching-ball de vos frustrations ou de votre besoin d’être rassuré sur vos choix.

Ça fait vingt-deux ans que je suis dans le monde Apple, vingt-deux ans que j’entends les mêmes critiques, les mêmes raisonnements foireux, les mêmes analyses de comptoir de gens qui ne comprennent pas Apple, vingt-deux ans que je vois une boite au bord du gouffre se relever pour devenir l’une des plus incroyables success story du XXIe siècle.

Je viens de passer la quarantaine, j’en ai marre de devoir donner les mêmes explications aux mêmes gens ou à des nouveaux qui ont envie d’être rassurés sur leur propres choix. J’en ai marre des idées préconçues sur Apple, d’être traité de bobo (ça tombe bien, en 1996, j’étais un ringard) juste parce que je ne choisis pas d’être dans la majorité et de choisir d’utiliser des produits qui ME plaisent et qui ME font en plus bosser avec bonheur depuis 20 ans.

Donc, maintenant, si vous m’abordez en m’expliquant que « Apple c’est nul » ou « Apple c’est has been », pas grave. Je vous laisse à vos opinions, et je vais arrêter de chercher à argumenter. Je vais juste continuer à faire ce que j’aime, ne plus perdre mon temps, et continuer dans cet environnement dans lequel je m’éclate depuis plus de vingt ans, où j’ai rencontré des gens fantastiques, vécu des moments parfois délicats, parfois formidables, avec des vrais émotions. Je continuerai d’écrire de temps en temps pour me faire plaisir.

Et ça m’ira très bien.

Ah, et au passage : je stoppe les commentaires sur ce blog. Je n’écris pas pour me faire incendier, j’écris pour me faire plaisir.