Siri, je suis ton père…

C’est @timekeeper qui a essayé le premier, et certaines réponses sont vraiment marrantes…

Siri Je suis ton Pere 01Siri Je suis ton Pere 02Siri Je suis ton Pere 03Siri Je suis ton Pere 04Siri Je suis ton Pere 05Siri Je suis ton Pere 06

Goodbye, Iwata-San

Iwata jpg2

 

J’avais prévu de diffuser ces jours-ci mon compte-rendu de la Japan Expo, où j’avais assisté à la Masterclass de Shigeru Miyamoto.

Mais hélas, Satoru Iwata, développeur de légende et CEO de Nintendo, vient de disparaître à 55 ans d’un putain de cancer. Kirby, Earthbound, c’était lui, La DS, la Wii, c’était lui. Il a porté Nintendo depuis 10 ans, et même s’il a fait parfois des erreurs, il les a toujours assumées, et il est resté fidèle à son crédo : le jeu, toujours et encore le jeu. Ses « Iwata Asks » et nombreuses facéties vont cruellement nous manquer. Et puis, quel autre big boss a pu jouer autant l’autodérision dans une vidéo aussi incroyable que ça ?

En tant que Nintendo-fan depuis 30 ans, je ne suis que tristesse infinie. Iwata n’aura pas eu droit hélas à un 1UP, mais sa passion reste avec nous pour toujours.

Et je ne pourrai jamais plus regarder un régime de bananes comme avant.

Iwata bananes

Bref… J’ai vu Shigeru Miyamoto

(Note : article écrit juste quelques jours avant la triste disparition de Satoru Iwata).

Il y a quelques semaines, j’ai appris par la magie des Internets que Shigeru Miyamoto serait présent pour une masterclass, une première mondiale pour cet illustre personnage. Même si vous n’avez aucune culture du jeu vidéo, vous avez peut-être déjà entendu parler de Monsieur Miyamoto, puisqu’il est l’auteur de quelques-uns de jeux aussi géniaux que Starfox, F-Zero, Donkey Kong, Pikmin, mais surtout Zelda et… Super Mario Bros. Ceux qui me connaissent savent à quel point je voue un culte aux divers épisodes de ces sagas. Mario et Zelda, ce sont des centaines d’heures passées à parcourir des univers complètement fous, bourrés d’idées, de magie, de poésie, tout cela avec une jouabilité proche de la perfection. Et même si certains jeux de ces séries sont moins brillants que d’autres, on reste souvent ébahis par l’inventivité dont elles font preuve. Le dernier Super Mario en date, Super Mario 3D World, est d’ailleurs à ce titre une véritable merveille.

Mais la première claque, la première grosse, grosse baffe originelle, restera toujours Super Mario Bros. La première fois que j’ai touché ce jeu, j’étais juste émerveillé. On avançait vers la droite, sans arrêt, on gagnait des pouvoirs, on découvrait des passages secrets ou des vies cachées, des nouveaux ennemis à chaque niveau, de nouvelles astuces… Infernal. J’ai toujours le livret de ma cartouche originale de Super Mario Bros (elle, je l’ai revendue il y a longtemps avec ma première NES, snif), je suis retombé dessus il y a quelques jours, petit choc émotionnel.

Mon deuxième jeu, c’était… The Legend of Zelda. Légendaire, il l’était. Une cartouche dorée (idée de génie), une sauvegarde avec une PILE (autre idée de genie), et un univers phénoménal, gigantesque. J’ai mis longtemps à le finir… mais je l’ai fini. C’était d’ailleurs un jeu assez brutal, et vraiment ouvert : on pouvait quasiment aller découvrir Ganon, le boss final, dès le tout début du jeu sans se taper tous les palais (bon, on ne pouvait alors clairement pas le vaincre, mais quand même). Quand on se rend compte que quasiment CHAQUE ÉCRAN de la carte contient en fait un secret, et qu’après l’avoir fini, on peut se refaire le jeu avec des donjons plus durs…

Et après ces deux jeux qui m’ont rendu Nintendosexuel à vie [1, des hits à la pelle, et autant de grandioses souvenirs : le choc Super Mario Bros 3 et ses costumes (inoubliables, l’envol en raton-laveur, les niveaux en grenouille ou les bateaux volants…), Super Mario World et son monde gigantesque, Zelda III, Mario Kart, F-Zero (le jeu le plus rapide de l’Univers), Starfox qui m’a retourné comme jamais… La découverte d’une 3D VRAIMENT intelligemment exploitée dans Super Mario 64 (le Lakitu-caméraman, putain !), Ocarina of Time qui a été une des aventures les plus extraordinaires qui soient… Je continue ? Allez, juste Super Mario Galaxy I et II, les deux jeux de plate-forme les plus révolutionnaires des dix dernières années. Et oui j’arrête. 

 

Shigeru Miyamoto est pour moi un demi-dieu vivant.

 

N’ayant jamais eu la chance d’assister à une des célèbres keynotes de mon autre demi-dieu (hélas parti trop tôt en octobre 2011), j’avais décidé que je ne me ferai pas avoir une deuxième fois.

Donc, arrivée le vendredi matin à Japan Expo un peu avant 9h, le temps de traverser le parking et de passer en mode « tenue légère » (l’absence de shorts et de chaussures ouvertes ayant été fortement regretées la veille), avec une bonne bouteille de flotte et de quoi manger, traversée du salon pour me planter devant l’immense salle Ichigô (capacité de 13000 personnes, y’en a eu quand même beaucoup moins). Bonne surprise : à 9h30, seulement une dizaine de personnes était déjà présente. Assis contre un pilier dans une zone climatisée, je discute jeux vidéo, Japon et jeux vidéo avec deux sympathiques nouveaux camarades. D’ailleurs si on vous dit que les jeux vidéo ça isole les gens, je pourrais vous conter des dizaines d’histoires démontrant le contraire… « Hey, à quoi tu joues ? » Et hop. Parties de Smash Bros sur 3DS, Street Pass en folie (100 nouveaux Mii dans la journée), on attend dans la bonne humeur, et parfois des moments d’excitation quand on voit la star sur scène à travers les portes durant les répétitions.

Donc, on attend, et ça se rempliit doucement. Puis il y a de plus en plus de monde jusqu’à 13h… Ça se tasse derrière nous, et comme il n’y a pas vraiment de file, des gens passent un peu devant, mais ça va, c’est pas trop méchant.

IMG 0870

Malheureusement, l’organisation était un peu foireuse : dès que les portes s’ouvrent, l’ordre d’arrivée n’est plus respecté, les gens entrent et courent dans la salle, passent les barrières, on se fait griller des places, on est bien vénère. Heureusement, on a quand même des places correctes, on s’assied, et la conférence commence assez rapidement après.

Et là, après une présentation rapide du toujours très pro et super sympa Bertrand Amar, Miyamoto-san débarque enfin sur scène. En vrai. Le gars qui a produit tous ces jeux que j’ai adorés depuis des années. Et donc, là, j’ai quand même chialé (oui je sais, don’t judge me).

IMG 0877

Après que tout le monde se fut calmé, la Master Class a donc commencé. Miyamoto était traduit par… tadaaaaa, Grégoire Hellot, le Greg du Joypad de mon enfance, bordel, quand même, si c’est pas la classe absolue ! On assiste à une présentation de Starfox Zéro (déjà vu et testé la veille sur le stand Nintendo), et de Super Mario Maker (également déjà vu et testé la veille sur le stand Nintendo). Le vrai bon point, c’est qu’il s’agissait d’une vraie Masterclass, avec des explications sur le fonctionnement des jeux, qui me rendent du coup StarFox singulièrement plus intéressant que je l’aurais pensé, même après y avoir un peu joué hier (je l’avais alors trouvé un peu trop mou, et clairement pas hyper joli).

Ensuite, bonne surprise puisque Miyamoto-San avait pensé à apporter dans ses bagages M. Takashi Tezuka, qui est certes moins connu que Miyamoto, mais a été quand même le premier designer embauché par ce dernier, rien que ça, game designer de Mario, et directeur d’un paquet de hits chez Nintendo. Grosso modo, il a bossé en tandem avec Miyamoto sur la plupart de ses hits. Pas un mauvais quoi. Beaucoup de blagues entre eux deux, excellente ambiance, et la présentation de Super Mario Maker prend des tournants très rigolos lorsqu’ils affrontent un niveau conçu par Michel Ancel (le papa de Rayman) basé sur Pacman. Remarque amusante d’ailleurs de Miyamoto, qui cherchait un champignon sur le premier écran du niveau : « ça aurait été moi, il y aurait eu un champignon caché juste ici ! ».

Ensuite, c’est Bertrand Amar qui doit affronter un niveau conçu par les deux compères reprenant… Paris ! Avec Arc de triomphe, Sacré Cœur et Tour Eiffel ! Bertrand s’en sort plutôt pas mal, et le public est conquis…

Et alors qu’on pensait que la présentation allait se terminer, une dernière surprise avec l’arrivée de Tsubasa Sakaguchi, réalisateur du génial Splatoon, fraichement sorti des labos de Nintendo, et qui s’amuse à tirer au fusil à eau sur le public. Quelques questions, et on a presque fini… Pour une séance de photos. Ah oui, j’oubliais : en 2015, y’a une conf publique, mais on pouvait pas faire de photos ni de vidéos (mais genre on allait se gêner).

On est quand même sortis avec mes 3 comparses avec un grand sourire aux lèvres, ravis par ce contenu, et d’avoir enfin pu réaliser un petit rêve de gosse… jusqu’à ce que l’un d’eux se rende compte qu’il s’était fait tirer son réflex à 800 boules durant le rush final. Parce que bon, monde de Mario ou pas, y’a quand même toujours des connards qui restent des connards.

Bref… j’ai vu Shigeru Miyamoto.

 

IMG 3516  1

  1. Coucou Kwyxz !

Quatres semaines avec l’Apple Watch

J’ai donc reçu mon Apple Watch il y a pratiquement quatre semaines, en même temps d’ailleurs que mes comparses de 3 hommes et un podcast. Je dois admettre que j’étais assez impatient, bien que réservé sur certains aspects de la montre. En aurais-je vraiment besoin ? Allait-elle vraiment me plaire ? Allais-je la retourner sous 14 jours comme certains l’ont fait ?

Déjà, le choix de la montre a été assez chaotique. Parti au départ pour prendre une Apple Watch en version sidérale 42mm, le coût m’avait quand même légèrement fait frémir : à 1249€, pour quelqu’un qui n’utilise plus de montre depuis des années, ça faisait légèrement bobo au portefeuille. Surtout si le test n’est pas concluant.

Je me suis donc rabattu sur le modèle Sport 42mm, avec le bracelet en fluoroélastomère (en plastique quoi), mais toujours en version sidérale. Un poil plus cher certes, mais infiniment plus joli à mon goût que le modèle standard.

Apple watch

L’Apple Watch a été livrée dans un boitier étonnement lourd, assez classieux, avec ses deux tailles de bracelet. Même si je suis resté durant tout ce temps avec le bracelet d’origine (M/L), je vais essayer maintenant de tester le bracelet S/M, même s’il m’oblige à utiliser le dernier point de fixation. Le bracelet est effectivement très confortable, j’arrive très facilement à oublier que je la porte. Côté solidité, ça a l’air plutôt très bien, mais je l’enlève lors des activités de bricolage à la maison… Limitons les risques, quoi (même si c’est souvent à ce moment que je perds le plus de calories !).

Côté affichage, je suis resté sur le look Modulaire, qui est parfait pour mes besoins : simple, mais efficace grâce aux quelques complications disponibles. Elle me donne les infos dont j’ai besoin très rapidement.

L’Apple Watch : le positif

Apres ces quelques semaines d’utilisation, voici ce que j’apprécie vraiment :

– Le look. Sur mon poignet, je ne la trouve pas très massive, finalement. Pas discrète, mais son côté monolithe compact a un côté rassurant.

– L’autonomie. Apple annonçait une journée, on est en fait bien au-delà. Perso je suis plutôt dans les 50% en soirée avec charge la nuit et utilisation à partir de 8h du matin. Alors oui ce n’est pas idéal (j’aimerais que la batterie tienne plutôt deux ou trois ans, eh), mais dans l’état de la technologie actuelle, c’est pas si dégueu.

– Les notifications. Sonores, visuelles, et surtout le fameux contact haptique, ces alertes sont bien fichues et relativement discrètes. Du coup j’utilise moins l’iPhone. Pour moi c’est la vraie force de la Watch. Ne plus avoir besoin de son iPhone pour répondre rapidement à un message, pour visualiser son calendrier, etc. Vraiment pratique.

– Répondre au téléphone avec la Watch : alors oui, c’est sûrement too much, mais qu’est-ce que c’est marrant :-D 

– Les apps. J’utilise peu d’apps sur la Watch, mais Mac ID est incroyablement fun à utiliser (déverrouiller son Mac avec sa montre, non mais ALLO QUOI).

– Le suivi d’activité. Alors, certes, c’est peut-être moins bon qu’un bracelet dédié… MAIS la Watch m’oblige à me bouger un peu plus. Je ne suis pas sportif, je suis souvent trop verrouillé sur mon clavier, et le fait que la Watch me rappelle de temps en temps qu’il faut me déconnecter, ou que ça serait plus pertinent de monter par les escaliers chez ce client plutôt que de prendre l’ascenseur, bref, qu’elle me force subtilement à être un poil plus actif n’est pas pour me déplaire. On peut le voir comme une contrainte, ou on peut estimer pathétique de devoir en arriver là… mais le fait est que pour moi, ça marche plutôt bien.

– Le bracelet sport. J’étais pas convaincu au départ, je trouvais le bracelet milanais vraiment chouette, mais au final… je trouve que le bracelet Sport me convient bien, il est agréable à porter, donc très bien.

– Siri. J’utilise déjà Siri tous les jours sur l’iPhone, et son intégration avec la Watch est vraiment agréable. Mais des petits défauts quand même : si je lui dis « Appelle mon épouse sur son mobile », la Watch ne fait pas le lien avec Madame Gète, là où l’iPhone le fait très bien. Cependant, elle n’est pas totalement idiote : elle propose alors de transférer via la fonction Handoff d’iOS la requête vers l’iPhone, qui peut alors déclencher l’appel. Futé.

L’Apple Watch : le pas forcément positif.

– L’interface est parfois vraiment confuse. On ne sait plus trop où aller pour lancer l’opération suivante. Ça mériterait un peu d’éclaircissement, ou d’homogénéité. Bref, ça semble parfois plus compliqué que nécessaire.

– Les fonctions Force Touch sont… troublantes. Pas évident de savoir quand il faut appuyer de façon forte ou pas. Mais on s’y fait.

– Le bouton des contacts favoris. Il rend les choses inutilement confuses, et je ne l’utilise quasiment pas.

– Les fonctions de messages personnels à base d’envoi du rythme cardiaque à sa douce ou de GIFs pas très jolis… Non, vraiment pas fan.

– La couronne digitale. L’idée est géniale, l’exécution un peu moins, et là encore c’est plutôt lié à l’interface utilisateur qui ne suit pas. Perso, je ne l’utilise pas beaucoup au jour le jour.

« Mais à quoi ça sert, vraiment ? Pourquoi en aurais-je vraiment besoin ? »

La réponse ? Elle est absolument impossible à donner. Je sais juste que c’est un superbe objet, fait avec soin, avec une vraie attention au détail, toujours disponible (dans la mesure où sa batterie est pleine, hin hin)… mais surtout infiniment personnel. Tim Cook l’a toujours dit : « c’est l’appareil Apple le plus personnel qui soit ». Et effectivement : il s’agit d’un produit totalement orienté vers l’affect, autrement dit, rien qui puisse être mis sur une liste de choix.

Dans l’ensemble, la Watch en est à sa version 1.0. Comme le premier iPhone qui n’avait pas de 3G ou de GPS, c’est un produit en devenir. Déjà, l’arrivée d’un SDK un peu plus complet devrait permettre de voir débarquer des vraies applications natives, et là les choses pourraient devenir bien plus intéressantes. De même, je suis curieux de voir ce qu’Apple va développer autour du cardiofréquencemètre… Il y a beaucoup de choses à faire.

En conclusion… je ne peux pas conclure. Je ne peux pas vous dire que c’est le meilleur produit Apple jamais créé, ni que c’est le plus indispensable. Mais c’est un superbe objet qui montre (art) un futur connecté, et pas aussi idiot ou inutile qu’on voudrait le faire croire.

N’essayez pas l’Apple Watch sur une seule journée pour faire votre opinion. Testez-la, utilisez-la vraiment. Elle saura se faire apprécier. 

En tout cas, j’aime mon Apple Watch, et je la garde :-)

Ceci n’est pas une montre

NewImage

 

Soyons honnête : ceci n’est pas une montre. Si on prend en compte le fait qu’une montre est un objet attaché autour d’un poignet et qui donne l’heure, alors non, l’Apple Watch n’est pas une montre.

C’est bien plus que cela. Et c’est peut-être le produit le plus complexe qu’Apple ait jamais sorti, car il se situe sur un territoire totalement inconnu pour nous, clients potentiels, mais également pour les sociétés informatiques ET les fabricants de montres.

Un ordinateur est… un ordinateur. Qu’il soit personnel ou professionnel, cela reste majoritairement un écran posé sur un bureau ou sur nos genoux, avec lequel nous agissons avec un clavier et une souris/trackpad. Ce n’est pas un objet personnel, dans le sens où est il facilement interchangeable avec un autre, et nous en sommes physiquement détachés.

Le smartphone est déjà beaucoup plus personnel. Il nous permet de créer un lien intime avec l’extérieur, et il reste proche de nous, souvent dans notre poche 1. Le smartphone, c’est bien plus qu’un téléphone. C’est aussi un ordinateur de poche, un GPS, un appareil photo, une caméra, un walkman, et tellement plus de choses encore.

Mais la montre… c’est un objet particulièrement intime, que l’on porte quasiment en permanence avec nous. Mais certains s’en passent également très bien… surtout depuis l’arrivée des smartphones !

Et pour Apple, le challenge est énorme. Parce que nul est capable de dire si la Watch est capable de capter un large public… ou non. Nul n’est capable de dire si ses avantages, ses nouvelles fonctions, seront capables de compenser ses faiblesses (réelles).

Mais si certains se sont dit déçus par les annonces sur la Watch, c’est parce que nous avons une tendance naturelle à trop attendre d’Apple, qui fait parfois des merveilles de technologie, en étant capable de pondre des ordinateurs portables capables d’atteindre la journée d’autonomie. Pour la Watch, la batterie sera un vrai challenge. Elle pourrait tenir 18 heures en utilisation normale, mais on aurait préféré qu’elle fasse beaucoup, beaucoup plus. Ici, Apple a préféré choisir une technologie d’affichage et de construction supérieure à celle de la Pebble, mais elle ne fera pas encore de miracle sur son autonomie, hélas.

En revanche, ce que la Watch perd en autonomie, elle le gagne en design pur et dur. C’est un vrai, beau produit Apple, élégant dans sa forme, avec une vraie approche émotionnelle du produit. Je pense que beaucoup seront tentés par la Watch après l’avoir vue en magasin ou après l’avoir vue au poignet d’un ami ou collègue 2.

Surtout… il n’y a pas qu’une Watch, il y a des Apple Watches. Apple ne lance pas un produit, mais une collection aux prix très variés. C’est presque inédit pour un constructeur à la base d’ordinateurs. Et pourtant, ce n’est pas la première fois qu’Apple fait ça, souvenez-vous des iMac multicolores… Apple essaie ici réellement de s’affirmer comme une société au carrefour des sciences humaines et de la technologie. C’est son crédo. Mais elle va encore plus loin en mettant un pied dans le domaine du luxe, et ça, c’est quasiment inédit dans le monde informatique3.

La Watch sera lancée le 24 avril, et en pré-commande dès ce vendredi 10 avril. Personnellement, je pense qu’elle sera un joli succès, mais je peux tout à fait me tromper. Je pense aussi la commander, ne serait-ce que parce que sa sortie a le bon goût de coïncider peu ou prou avec mon anniversaire… Mais aussi parce que je suis curieux de voir si avoir à nouveau une montre à mon poignet peut me changer ma dépendance (assez réelle, soyons honnête) au smartphone.

Est-ce que la Watch sera le premier vrai échec de Tim Cook ? Ou est-ce que ce sera un succès aussi colossal que l’iPhone dans quelques années ? Nul n’est capable de le dire. Et contrairement à ce qu’on entend souvent, Apple a parfaitement le droit à l’échec : elle a aujourd’hui les reins financièrement assez solides pour tenter des paris un peu fous.

En tout cas, les prochains mois seront sûrement passionnants. Et pour ceux que mon avis intéresse vraiment, n’oubliez pas d’écouter 3 hommes et un podcast, le sujet a été abondamment traité ces derniers mois :-)

  1. Attention, évitez la poche arrière. Surtout avec l’iPhone 6.
  2. L’effet iPod : on le trouvait trop cher, mais après quelques minutes d’utilisation, on en voulait un…
  3.  à part Vertu, qui propose des smartphones à prix prohibitif, mais surtout un service de conciergerie associé.

iTunes et iOS : quand la synchronisation locale ne marche plus

Cas d’école ces jours-ci sur les problèmes récurrents de synchronisation dont souffrent iOS et iTunes depuis quelques temps déjà, problèmes sur lesquels Kirk Mc Elhearn (que vous avez bien évidemment découvert par 3 Hommes et un podcast) s’est par exemple longuement épanché depuis quelques temps déjà (page en anglais). Et même si chaque mise à jour d’iTunes apporte un mieux théorique, c’est encore loin d’être gagné.

Exemple hier avec la synchronisation locale d’événements du calendrier et de contacts entre iTunes 12 et un iPhone sous OS 8 chez un client. Impossible d’assurer une synchro correcte : ça mouline, ça mouline… et puis, rien. Pas de message d’erreur, rien. On supprime tous les contacts locaux, et… rien à faire, ça ne passe pas. Pire encore, après avoir par exemple supprimé un groupe dans Contacts, si on retourne dans iTunes, le groupe n’est pas supprimé, même après redémarrage !

Je me suis pas mal pris la tête pour essayer de trouver une solution, et… j’ai trouvé. En fait, les informations de synchro sont également stockée dans un fichier appelé Local, situé dans ~/Bibliothèque/Application Support/SyncServices. Il s’agit en réalité d’un bundle (on peut accéder à son contenu via un clic droit > Afficher le contenu du paquet. Chez mon client, il pesait plus d’un giga-octets ! J’ai donc sauvegardé le fichier, puis je l’ai supprimé.

Le fichier Local

J’ai relancé iTunes, et là, miracle, plus de dossier fantôme, et la synchronisation fonctionne de façon impeccable… Ouf !

Donc, en cas de souci de synchro locale, surveillez vraiment ce fichier…

Du futur, d’Apple et de Microsoft

Je suis tombé sur cet intéressant billet publié sur Medium par Franck Chen. Sa comparaison entre cette vidéo publiée par l’équipe Entreprise de Microsoft et le Knowledge Navigator, une vidéo futuriste conçue par l’équipe de l’Apple Technologies Group en 1987 est plutôt bien trouvée, et il est vrai qu’un grand nombre des technologies montrées dans la vidéo d’Apple commencent à vraiment se concrétiser 30 ans plus tard.

Mais d’un autre côté… Plusieurs points me dérangeant dans la vidéo de Microsoft. Tout d’abord, le fait que Microsoft présente sa vidéo dans le cadre de l’entreprise montre à quel point elle a toujours du mal à aller vers l’individu. Le coeur du marché de Microsoft, c’est l’entreprise.

Ensuite… Je ne pense pas qu’en 2015, Microsoft ait vraiment intérêt à créer ce genre de vidéos. Nous sommes déjà bien au courant de tous les avantages qu’apportent la réalité augmentée, Internet, les wearable devices ou le smartphone… parce que nous les utilisons déjà. Ce que Microsoft montre n’est qu’une version améliorée de ces concepts, rien de plus. La production de ces jolies images coûte cher, et n’apporte rien en terme d’image de marque pour Microsoft. Quel est le but recherché ? Montrer que dans le futur, tout sera mieux ? Mais tout est déjà mieux qu’il y a 10 ou 20 ans. On n’a pas besoin de vidéos pour nous dire que la réalité augmentée permettra de faire plein de trucs, on le sait déjà. Le public a désormais intégré la chose informatique : il faut arrêter de le prendre pour un con. En fait, je trouve que ces vidéos de « concept de vie » sont terriblement datés, et promettent juste trop. Dans le même genre, la vidéo de présentation de HoloLens a tout l’air du concept casse-gueules qui ne pourra pas être aussi performant dans la réalité. On est dans le domaine du vaporware.

À contrario, l’approche d’Apple me semble incroyablement plus concrète. Ses dernières campagnes de pub (« Tout est différent avec l’iPad« , « iPhone 6 World Gallery« , « Lancez-vous« , ne sont pas axées sur « Qu’est-ce que vous pourrez faire avec votre iPad/iPhone dans le futur », mais sur « Comment nos technologies changent la vie des gens aujourd’hui« . Elles montrent des changements très concrets. Apple ne vous montre pas que « le futur sera top », mais que « le futur, c’est maintenant ».

Que Microsoft pense avoir encore le temps et l’argent de produire des vidéos futuristes me semble naif, pour ne pas dire dangereux : plus encore que d’habitude, elle néglige de regarder ce qui se passe autour d’elle, pour présenter un futur de science-fiction en Full HD. Ça ne la sert pas vraiment, et ça la coupe de la réalité. Dans les années 80, Apple adorait montrer des trucs très futuristes, mais elle s’est également éparpillée au lieu de se concentrer sur l’essentiel : faire de bons ordinateurs. Ça a failli la tuer. À son retour, Jobs a fait un nettoyage de fond en supprimant tout ce qui était inutile dans la boite. Même si Satya Nadella a mis en oeuvre de gros chantiers et apporté des changements bienvenus dans la culture de l’entreprise, il y a donc encore du boulot pour changer la communication de Microsoft… et elle en aurait bien besoin.

Personnellement, je n’attends pas de Microsoft qu’elle me présente des images que j’ai déjà vu il y a 6 ans dans Avatar. J’attends déjà qu’elle me fournisse une nouvelle version fonctionnelle de Microsoft Office, avec les mêmes fonctions que la version PC. Ça tombe bien : la première beta d’Office 2016 est tombée cette semaine. Microsoft n’a donc plus que quelques mois pour me faire rêver

Finalement, je ne suis pas si exigeant que ça.

Suivez la conf Apple lundi 9 mars en direct sur Ouatch TV !

Lundi soir, c’est keynote conférence Apple ! On se retrouve donc à partir de 17h30 en direct sur Ouatch.tv pour suivre toutes les annonces d’Apple avec la joyeuse équipe de Benjamin Vincent. On devrait enfin connaître les derniers détails croustillants sur l’ Watch, dont sa date de disponibilité, son prix, et sûrement d’autres surprises…

N’hésitez pas non plus à me suivre sur Twitter et à discuter des annonces durant la conférence.

À lundi !

« Je ne suis pas Charlie… »

« … mais je me battrai pour que vous puissiez continuer à l’être. »

 

Ciao Cabu

Les comparatifs étranges de 01.Net

Le site 01.net propose un très étrange classement de téléphones portables à plus de 450€. Ce classement aux critères très étonnants a fait réagir Benoit Pepermans qui se fend d’un long billet de blog fort intéressant. Outre le fait qu’on trouve un BlackBerry Passeport devant l’iPhone 6 (srsly, guys ?), l’article met en avant le fléau des sites technologiques qui ne mettent en avant que des critères dits « objectifs »… mais qui ne le sont pas tant que ça. Pire encore, qu’un site comme 01.net mette en avant des critères comme le nombre de pixels d’un capteur photo pour décider de sa qualité réduit en cendres sa crédibilité.

Mais surtout, il montre le décalage de plus en plus flagrant entre les sites qui veulent comparer des données dans un tableau, en oubliant totalement le côté émotionnel de ces appareils que nous portons en permanence avec nous, ou que nous utilisons tous les jours.

Les caractéristiques techniques d’un appareil électronique ne sont pas négligeables, bien sûr. Mais seule la prise en main réelle, l’utilisation sur le terrain, la possibilité de le toucher permettent d’en appréhender toutes les subtilités, que ce soit pour Apple ou pour d’autres constructeurs… Mais il faut être honnête, sur ce terrain, Apple part avec une avance phénoménale, car elle place le design au cœur de ses produits. Elle appelle à l’émotion. Je me souviens par exemple très bien du peu d’engouement pour le MacBook Air original, en 2008. Et puis, on le sortait de son carton, et… wouah. Ça ne ressemblait à rien de connu.

Et ça, toutes les caractéristiques techniques du monde ne peuvent pas forcément le contrer. C’est pour cela qu’il est la plupart du temps indispensable de voir l’appareil de vos rêves in situ. C’est comme pour l’automobile : vous ne choisissez pas forcément une voiture uniquement parce qu’elle fait du 4 litres au cent (même si ça peut être un critère, évidemment) : son aspect, son élégance vont aussi devoir vous parler. L’informatique atteint aujourd’hui le même statut que l’automobile : ce n’est plus un objet forcément moche, mais ce doit aussi être un objet avec lequel nous souhaitons avoir une relation plus… intime[1]. 

C’est aussi pour cela qu’il sera indispensable de tester l’ Watch lorsqu’elle sera disponible, sans forcément regarder ses caractéristiques techniques, car plus encore, la montre parlera à votre émotion. Et peut-être que vous accepterez de sacrifier des éléments qui pourraient sembler importants[2]… parce qu’elle vous aura touché dans quelque chose de plus subtil qu’un tableau de caractéristiques techniques.

  1. Ne rigolez pas, au fond.
  2. <tousse tousse> L’autonomie <tousse tousse>