Tester les périphériques réseau avec Safari et AppleScript

J’ai eu il y a quelques jours un souci qui arrive parfois à un administrateur réseau : impossible de retrouver un périphérique réseau (ici, un switch) via son adresse IP. En effet, l’appareil a été configuré en DHCP à l’origine, et personne n’avait modifié son adresse IP pour lui en attribuer une fixe… Du coup, pas forcément pratique à retrouver, sauf à installer un utilitaire sous Windows. Le moyen le plus simple était alors d’ouvrir l’interface web de configuration de l’appareil… mais tester 254 adresses IP ne me semblait pas la plus rapide des solutions. À moins d’automatiser le processus…

Attendez, vous avez dit automatiser ? Bon sur, mais c’est bien sang, AppleScript, à la rescousse ! J’ai donc concocté un petit script appelé sobrement Tester plage web avec Safari permettant d’ouvrir une page web pointant vers chaque adresse IP du sous-réseau local, l’une après l’autre, sur une plage de 256 adresses IP (correspondant à un masque de 255.255.255.0). Vous lancez le script, vous appuyez sur Exécuter, et un dialogue vous proposera de taper une adresse IP en utilisant par défaut votre plage d’adresse IP locale, puis de lancer la recherche. 

Tester IP

Pour le moment cette version ne teste que le port 80, mais je prévois une nouvelle version qui testera aussi en plus le port 443 (SSL) si vous le souhaitez.

Amusez-vous bien :-)

Télécharger le script (62 Ko)

3 hommes et 1 podcast, épisode 13 en ligne

La suite des aventures fantastiques de Laurent Pertois, Mourad Larab et Votre Serviteur sont à écouter dès maintenant. Au sommaire : on décortique l’arrivée d’Office sur iPad, la faille de sécurité Heartbleed, on revient un peu sur Carplay et sur le nouveau Captain America au cinéma. Et si vous voulez tout savoir sur le RAID, on en parle aussi ! Tout ça dans la joie, la bonne humeur, et les larmes aussi parfois (© je sais plus qui).

Toutes les infos sur le site ! Et n’oubliez pas : on adore lire vos commentaires, vos critiques, etc. Donc n’hésitez pas à faire noter et commenter  sur iTunes, ainsi que sur le blog.

La VOD nous fait aimer le piratage

Un article bien acide du toujours excellent Pierre Dandumont, qui narre les navrantes protections utilisées pour le téléchargement *légal* du film Veronica Mars.

Le problème, c’est que les systèmes de VOD sont de plus en plus insupportables, et que ça ne s’arrange vraiment pas. Souvenez-vous de mes déboires avec Inception… Alors quand les utilisateurs avancés comme Pierre ou moi pètent un plomb, imaginez ce que ça doit être pour le grand public…

 

 

 

J’ai causé chez iWeek !

J’avais oublié de le signaler, mais j’ai été invité par Benjamin Vincent à participer à l’émission iWeek sur Ouatche.tv il y a une quinzaine de jours… Vous pouvez la regarder ici. On cause avec Benjamin et ses autres invités des résultats d’Apple et du nouveau Mac Pro.

Et si tout va bien, vous pourrez encore voir ma trombone dans l’émission du 13 février, à partir de 22h en direct live !

Nintendo à la croisée des chemins

Ces derniers mois, j’ai lu beaucoup d’articles sur la mort de plus en plus proche de Nintendo (entre autres chez Gruber, Arment qui s’y est encore remis et Siracusa) suite au lancement de sa nouvelle console, la Nintendo 2DS. Il y a également eu un premier article de MacG sur le sujet, qui a remis le couvert dimanche dernier avec un article très intéressant. Point commun : ce ne sont pas des blogueurs de jeux vidéo, mais des blogueurs ou site orientés Apple à la base, et qui traitent donc de Nintendo car le monde du jeu vidéo a fortement basculé vers les smartphones (cela dit Siracusa est aussi un grand fan de Nintendo), et donc iOS. Notez que ce n’est pas une critique en soi, mais juste un constat : ces analyses viennent de gens que je suis essentiellement pour leurs connaissances de l’environnement Apple, moins pour leurs connaissances du monde du jeu vidéo. Ce qui ne veut pas pour autant dire que leurs analyses sont fausses pour autant.

Il se dégage donc de ces articles un consensus : comme Nintendo va moins bien aujourd’hui qu’il y a six ans, il va FORCÉMENT falloir qu’il s’adapte au marché. Et ça veut donc dire que Nintendo DOIT basculer ses jeux sur smartphones.

En tant que gamer et Nintendo-fan, je me dois un peu de réagir enfin à tout ça1 Vous pourrez objecter qu’il y a forcément un peu d’affect justement dans mon article, mais je pense être assez réaliste sur la situation de Big N pour ne pas me mettre d’œillères.

Tout d’abord, il va falloir distinguer un peu deux cas différents, car tout le monde tape sur Nintendo en mélangeant deux marchés pourtant bien distincts.

Le cas 2DS/3DS

La Nintendo 2DS était effectivement un étrange tir de la part de Nintendo. Une console qui ne fait plus de 3D, mais qui joue les jeux 3DS. Une console plus encombrante que la 3DS, puisque non-pliable. Mais également une console sûrement plus solide 2, moins chère que la 3DS, et en général, moins chère que la plupart des smartphones. Le premier modèle d’iPod Touch est à 249€, soit plus de deux fois le prix de la Nintendo 2DS. Avec certes des caractéristiques éminemment inférieures pour la 2DS… mais est-ce que c’est vraiment important ?

N2DS

Par ailleurs, l’iPod touch, certes plus puissant que la 2DS ou 3DS, ne dispose pas des mêmes capacités de contrôle. Et si le contrôle tactile ou le gyroscope sont amusants, ils ne sont clairement pas adaptés à des jeux demandant un contrôle particulièrement précis (exemple-type : Super Mario). Là, on préfèrera à 100% avoir un vrai stick, voire deux. Déjà que ça râle que la 3DS n’ait qu’un seul stick analogique… Et non, les contrôles des smartphones ne sont pas toujours satisfaisants. Ils sont parfaitement adaptés pour certains styles de jeu (ex : jeux de rythme, comme l’excellentissime Groove Coaster), mais pas à d’autres. Pour la plate-forme, ça ne marche que si on a un personnage qui court sans arrêt dans une direction et qu’on doit faire sauter ou glisser. Mais dès qu’il s’agit d’aller à droite et à gauche, écran capacitif ou pas, ça devient la plaie.

Un argument de la 2DS est qu’il s’agit d’une console… sans 3D. C’est à la fois un bien et un mal : d’un côté, ça veut dire que les gamins peuvent se passer la console sans se poser la question d’activer ou pas la 3D, et ça permet aux plus jeunes de profiter des jeux 3.

En fait, le seul vrai défaut de la 2DS est que Nintendo aurait du être plus agressive tarifairement, en la plaçant sous la fameuse barre psychologique des 100$/€. Là, on aurait une différence bien plus marquée en terme tarifaire avec la 3DS. Les quelques 40$ d’écart me semblent insuffisants.

Maintenant, il faut remettre les choses un peu en perspective. Certes, la 3DS se vend moins que la DS sur la même durée, mais c’est dans le cadre d’un domaine hyper-concurrentiel imposé par les smartphones. Nintendo souffre, mais 36 millions de consoles alors que dans le même temps il s’est vendu plusieurs centaines de millions de smartphones… c’est plutôt pas mal ! Cela signifie qu’il y a toujours un marché pour des appareils de jeux dédiés. Et j’ai tendance à dire que oui, pour plein de raisons :

- Quand je joue, je n’aime pas être interrompu. Je sais que je vais me concentrer sur un jeu pendant un certain temps, et que si le téléphone sonne, je peux juste l’ignorer sans subir sa pression en plein milieu d’un combat. Oui, il y a le mode avion, mais il y a des moments où on veut QUAND même être joignable. Et oui, y’a le mode Ne pas déranger, mais vous allez me lâcher la grappe enfin ? C’est moins pratique, c’est tout, j’ai dit.

- Il est difficile de trouver des jeux dont la durée de vie soit aussi importante que celle des jeux console. Attention, je n’ai pas dit que ça n’existe pas. Mais que c’est plus dur à trouver. Et personnellement, j’ai du mal (est-ce encore lié au point précédent ?) à m’investir autant sur les jeux pour portables. J’ai pourtant acheté des Final Fantasy sur iOS, mais rien à faire, je ne retrouve pas le même plaisir de jeu que sur console, et encore une fois, parce que j’ai du mal à me faire au « tout tactile » sur ce type de jeu.

Je ne penserai donc pas que la 2DS est un coup d’épée dans l’eau, ou une tentative désespérée. Ça me semble au contraire être un coup bien réfléchi, visant  à élargir la base d’utilisateurs par le bas, la 3DS XL étant celle d’élargissement par le haut. Mais malgré cela, peut-il réussir ? Oui, si Nintendo baisse rapidement son prix, et si l’afflux de bons jeux continue (plus à ce sujet plus bas).

Le cas Wii U

Ah, la Wii U… « Quel étrange cri », aurait pu écrire Marguerite Yourcenar. La Wii U était une tentative risquée de la part de Nintendo, née d’une idée fixe de Miyamoto, à savoir le « gameplay asymétrique ». En clair : dissocier ce qui se passe de l’écran principal pour reléguer une partie de l’action sur un écran séparé. Et quand je parle d’idée fixe, c’est un concept qu’on a déjà vu par exemple avec la GameCube (cf le fameux Pacman de triste mémoire ou encore Zelda Four Swords).

Le problème est que… ça marche en fait moyennement en pratique. Certes, ça permet de faire quelques petits trucs intéressants, mais rien qui ne soit pas faisable avec une console plus « classique ». Ou en tout cas, rien qui pousse le consommateur de dire « oh là là, il m’en FAUT une ». Alors que la Wii a été un carton planétaire en raison de sa simplicité d’accès 4, ici Nintendo a, je pense, rendu les choses trop compliquées. Gérer deux écrans n’est pas aussi simple que d’en gérer un seul, devoir faire des gestes sur un écran géant alors que l’action se déroule sur l’écran principal n’a rien de vraiment facile.

Mais le gameplay asymétrique fait du coup rêver du côté des tablettes. D’ailleurs, lors du lancement de la Wii U, beaucoup ont pensé que le Wii U Controler était la console elle-même. Un peu le contraire de l’ensemble Apple TV – iPad, où ce dernier a l’intelligence et l’Apple TV est un récepteur plus ou moins passif. Pire encore, ce concept est compliqué à vendre, d’ailleurs le public n’arrive pas à faire la différence entre Wii U et Wii.

WiiUBoutique

Vraie photo piquée à @kwyxz. Vont être contents les gens qui partant en promenade avec leur Wii U Gamepad et se rendront compte que ce n’est pas vraiment une « console portable »…

Pourtant, je ne dirais pas que la Wii U est une mauvaise console. Elle a des bons jeux, certains concepts sont sympas (j’aime bien la télécommande TV intégrée), pouvoir basculer de la télé à l’écran intégré sur certains jeux évite parfois la crise de nerfs familiale… mais elle est arrivée tard, à un moment où le marché se lance vers de nouvelles générations de consoles, avec des caractéristiques techniques pas forcément folichonnes (résolution du Wii Gamepad et autonomie bof). Les ventes sont faibles, ce qui n’entraine pas les développeurs tierce-partie à venir développer dessus. Et du coup les ventes restent faibles… le cercle infernal. Et surtout, elle manque cruellement de très bons jeux. Plus à ce sujet un peu plus loin.

Une autre faiblesse de la Wii U : ses caractéristiques techniques sont déjà obsolètes vis-à-vis la nouvelle génération de consoles. La Xbox One et la PS4 sont des monstres de puissance, qui ne font qu’une bouchée de la Wii U, compliquant encore les portages de jeux d’éditeurs tierce-partie vers la machine de Nintendo…

Bref, la Wii U ressemble fortement à une impasse… pour le moment.

Nintendo et le online

Il est difficile de ne pas évoquer la partie du jeu en ligne dans la stratégie de Nintendo. À mon goût, c’est très simple : elle est juste mauvaise. Le eShop est sympa mais tellement lent qu’il ne donne pas envie d’acheter. Enfin, les jeux son souvent trop chers… surtout si on est habitué aux tarifs des jeux sur l’App Store ! Mais c’est aussi une des difficultés de Nintendo qui doit à la fois plaire au client en proposant du jeu en ligne, mais distribue les mêmes jeux dans des canaux « en dur ». Par ailleurs, Nintendo a été très, trop long à embrasser les réseaux sociaux. Vouloir créer son propre réseau est intéressant, mais est-ce que c’est suffisant pour attirer les joueurs ? Le Miiverse (pourtant fort sympa, et à mon goût plus intéressant que les réseaux actuels sur console) n’est pas le réseau qui fera vendre la Wii U, surtout en restant cloisonné de Facebook ou Twitter… Pas plus que le service Tvii (pas dispo en France), ou Love Film (service de VOD pas dispo en France non plus, et terriblement mal nommé : à chaque fois j’ai l’impression que c’est le nom d’une chaine érotique…).

Il faut dire que Nintendo n’a jamais trop aimé le online, et a longtemps indiqué sa méfiance de ce marché. Il faut lire à ce sujet cet excellent (et très long !) article de Dromble sur la création de la GameCube, qui explique le retard pris par Nintendo sur le jeu en ligne. Et pour voir à quel point Nintendo a poussé l’amateurisme, il ne faut pas regarder plus loin qu’à Noël dernier, où des milliers de joueurs n’ont pas pu obtenir la copie de jeu numérique fournie avec leur console, le eShop étant en rade durant pas moins de cinq jours. Totalement inacceptable.

Les joueurs

Les articles évoqués ci-dessus ne prennent en fait qu’un seul point de vue : celui des acheteurs de smartphones. Autrement dit : les adultes. Qui ont effectivement un smartphone dans la poche, qui jouent avec lorsqu’ils ne passent pas un coup de fil ou ne rédigent pas un e-mail. Cette clientèle-là a effectivement été particulièrement touchée par la Nintendo DS, qui a été le carton planétaire qu’on sait.

Mais dans la plupart de ces articles, je ne vois pas une énorme partie de la clientèle de Nintendo : les enfants. Car Nintendo EST une boite qui vend  des jeux vidéo, et on pourrait même dire des jouets. Les enfants, ce sont eux qui harcèlent leurs parents pour acheter le nouveau jeu que tous leurs copains ont.

Par ailleurs, les attentes des joueurs adultes d’un point de vue technique sont différentes. Je vais prendre un exemple concret : ma fille, 9 ans, qui a eu du mal à déscotcher de sa 3DS durant tout l’été.

- Tu as pensé quoi de Mario et Luigi : Dream Team Bros ?

- J’ai bien aimé.

- Et ça t’a gêné que les écrans n’aient pas une bonne résolution ?

- Une quoi ? »

Voilà. Le côté technique, la résolution de l’écran, le fait que le tactile ne soit pas aussi bon que sur un iPod Touch… LES GOSSES S’EN FOUTENT. Ils se concentrent sur le plaisir du jeu, sur « est-ce que le jeu est entrainant », et ça leur suffit. J’avoue que je suis aussi un peu comme ça (je suis un grand gosse) : tant que le plaisir de jeu est là, peu m’importe si la résolution est trop basse. Si les contrôles sont bons, que le jeu est fun, ça me va. Ça n’est pas pour autant que Nintendo ne doit pas faire d’efforts sur la qualité visuelle, au contraire. Mais c’est moins critique que l’on pourrait le croire. Même si techniquement ce n’est pas le tout dernier cri, la console en a sûrement bien plus dans le ventre qu’on veut le faire croire… mais elle va forcément souffrir de la comparaison avec les consoles Next Gen.

Maintenant, vous aurez raison d’indiquer que les enfants ne sont pas les seuls joueurs, loin de là. Si Nintendo veut ré-attirer les gamers plus exigeants sur ses consoles, il faut qu’elle réussisse à faire venir des licences tierce-partie en facilitant le plus possible les portages des autres plate-formes, avec des SDK performants (un point sur lequel Nintendo est souvent à la ramasse). Sera-t-il facile de faire revenir un Rockstar Games et ses fameux GTA sur Wii U ? Rien n’est moins sûr. De même, Nintendo pourrait-elle faire disparaître l’aura de jouet de ses consoles ? Pas évident non plus… sauf à développer un vrai hit orienté adulte, et capable de déchirer techniquement ET graphiquement. Elle en est capable, mais en a-t-elle la volonté ?

Enfin entre les gamers et les enfants, il y a les… casual gamers, ces fameux joueurs occasionnels. C’est une cible qui a fait la fortune de Nintendo à une époque, en particulier avec la Nintendo DS et la Wii. J’en reparle un peu plus loin.

Les jeux

Malheureusement, en tant que vieux joueurs de la génération NES, on souhaiterait que Nintendo nous donne tout le temps des jeux rien que pour nous, les vieux joueurs. Il faut peut-être se faire à l’idée que désormais, Nintendo va avoir de plus en plus de mal à satisfaire cette clientèle de « vieux » joueurs. Encore que… des jeux originaux comme Wonderful 101 sont une tentative pour Nintendo de s’orienter vers un autre public, Bayonetta 2 (s’il reste une exclu Wii U) pourrait aussi en faire venir d’autres.

Bayonetta2

DAT ASS (oups, désolé)

Il n’empêche : Nintendo dispose d’ors et déjà d’une arme de guerre : ses licences, ses personnages… et en premier lieu, Pokemon. Dont un nouveau jeu, Pokemon XY, est sorti le même jour que la 2DS. Quelle curieuse et heureuse coïncidence ! Et il n’a pas mal cartonné, avec 11,6 millions de cartouches vendues.

Du coup, il semble malheureux que Nintendo exploite si mal la plupart de ses licences depuis quelques années. Faisons un peu le tour :

  • Super Mario Bros : après un épisode 3DS un peu plus original, beaucoup de resucées de New Super Mario Bros depuis 2006, et même un ratage (New SMB2). En revanche, Nintendo s’est bien réveillé avec un nouvel opus impressionnant : New Super Mario 3D World est fantastique, bourré de bonnes idées, et avec un challenge assez corsé. Malheureusement, beaucoup se diront « bah, c’est juste un Mario de plus », et c’est fort dommage, car c’est sûrement le meilleur Mario depuis Super Mario Galaxy 2.
  • Zelda : un épisode raté sur DS (Spirit Tracks), une reprise sur 3DS (Ocarina of Time 3D), une version HD de Wind Waker, un épisode 3DS inédit, mais qui est une excellente suite de Zelda III (mon test ici)… Essentiellement de la reprise, et de la suite donc… si l’on retire l’excellent Skyward Sword sur Wii.
  • Starfox : juste une (excellente) version 3DS de Starfox 64. C’est une série abandonnée hélas, alors qu’elle a un potentiel toujours énorme, et que les joueurs attendent désespérément une suite depuis quelques années déjà (ni Rare5 ni Namco ont su en tirer sa quintessence).
  • F-Zero : on attend toujours une suite au fantastique épisode GameCube…
  • Metroid : des épisodes fabuleux sur GameCube, un excellent épisode sur Wii (Metroid Prime : Corruption), et un véritable accident industriel avec Metroid : Other M. Depuis, rien.
  • Donkey Kong : pas de souci de ce côté, un épisode Wii U arrive, qui devrait être d’aussi bonne facture que le premier épisode Wii. Repoussé à mars 2014, aie.
  • Smash Bros : ça devrait être bon, mais ça n’arrive pas avant la fin de l’année, probablement. C’est très loin. Et ce n’est, encore une fois, pas très fédérateur :  si les fans de Nintendo boiront la coupe jusqu’à la lie, ça ne fera pas venir les fans de PS3 ou Xbox vers la Wii U. À la limite, ça aura un bon effet sur les ventes de 3DS.
  • Super Mario Kart : coming soon ! Celui-ci pourrait attirer du monde s’il garde l’esprit fun des épisodes précédents (et si ils virent cette PUTAIN DE CARAPACE BLEUE).
  • Pikmin : le troisième épisode est sorti sur Wii U, hélas très tardivement. Et même s’il est chouette, il n’a plus l’originalité du premier et n’aura pas permis une hausse significative des ventes de Wii U.
  • Kid Icarus : Nintendo l’a ressuscité, pour un jeu que je trouve sympa, sans plus (et il fait plutôt mal aux doigts).
Ss1
Super Mario 3D World est vraiment excellent. Mais pour le public, il restera « un Mario de plus »…
Il y a quand même eu une tentative de nouvelle franchise avec Wonderful 101 (pas testé, plutôt bien critiqué). Cependant, il est intéressant de voir (et ça, Marco Arment l’a bien expliqué dans ce billet) que le succès des consoles de Nintendo est étroitement lié à l’originalité de ses jeux de lancement. Le succès au lancement du Gameboy6 est clairement dû à l’ajout de Tetris dans la boite. De même, la Wii n’aurait pas rencontré un tel succès à son lancement sans la présence de Wii Sports dans la boite. Nintendoland a été une tentative somme toute sympathique de présenter les caractéristiques innovantes de la Wii U, mais ce n’est pas un produit d’appel aussi simple et compréhensible que le tennis de Wii Sports, et peut à ce titre être considéré comme un véritable échec. En fait, tout le concept de jeu asymétrique est sûrement à revoir : c’est une vieille marotte de Miyamoto (souvenez-vous de la funeste  liaison GBA/Gamecube…), mais pas forcément sa meilleure idée.
Le pire problème à aborder pour Nintendo va cependant être celui du prix des jeux. Est-il possible aujourd’hui de forcer les utilisateurs à acheter des jeux à 50€ ou plus, là où on trouve des nouveautés à quelques euros sur l’App Store, voire des logiciels gratuits mais financés par des achats in-app ? Pour moi, la plus grosse difficulté serait de pousser les joueurs à venir massivement acheter en ligne, en devenant beaucoup plus souple sur ses conditions de vente. Par exemple, c’est seulement depuis quelques semaines qu’il est possible de transférer ses jeux sur un nombre illimité de 3DS… Là où Apple a toujours proposé un système de licences beaucoup plus souple. Enfin, faire payer les jeux dématérialisés aussi chers que les jeux physiques… non, ça ne le fait vraiment pas.
De même, Nintendo dispose de jeux fantastiques dans la Console Virtuelle, mais… 3€ pour Ice Climber sur NES ? Sérieusement ? On trouve des jeux avec bien plus de finition pour trois fois moins cher sur l’App Store. Sans compter les choix bizarres de Nintendo, comme sortir Urban Champion, un jeu médiocre de la NES, plutôt que nombre de merveilles de la NES ou Super NES…
Nintendo devrait aussi fortement lorgner du côté du Playstation Plus ou Xbox Live Premium, en proposant un abonnement annuel permettant d’obtenir certains jeux gratuitement durant autant de temps que l’abonnement dure. Ça ne serait pas très complexe à mettre en place et ça pourrait rapporter rapidement très gros.
Enfin, un dernier mot sur ce sujet : Nintendo, pitié, stop avec les Nintendo Direct. Sérieusement, Iwata me fait de la peine à chaque fois. Et pense à réinvestir les salons. Je sais que tu n’aimes pas te mêler à la plèbe des autres éditeurs, mais fais quelques efforts pour redevenir sexy, vraiment.
Iwata

Nintendo doit-elle abandonner le hardware ?

Dire qu’il faut absolument que Nintendo abandonne le hardware me semble être un non-sens. L’histoire de Nintendo tourne autour de révolutions matérielles : les cartouches avec pile de la NES et sa croix directionnelle, la forme du pad et les boutons L/R de la SNES, le pad analogique de la N64, la Wiimote… Nintendo a développé ses consoles et leurs manettes en fonction de ses logiciels, et on se souvient de la célèbre citation d’Alan Kay. Rien ne dit qu’un Super Mario développé pour une console non-Nintendo sera génial (cf. Sonic par exemple, qui n’a pas vraiment donné grand chose de génial depuis qu’il a quitté la Dreamcast). En ajoutant une manette au smartphone, on ne fait que déporter le problème. Nintendo pourrait éventuellement développer sa propre manette pour smartphone, mais rien ne dit encore une fois que cela serait pratique ou agréable à utiliser, ou aussi naturel que de sortir sa 3DS de sa poche.
Nintendo va cependant avoir des difficultés à affronter les smartphones, car ses consoles ne peuvent affronter le rythme de changement plus soutenu de ces derniers : souvent proposés avec un abonnement dans la plupart des cas, leur parc est renouvelé assez rapidement, là où une console n’est en général renouvelée que tous les 5 ans (hormis les modifications plus esthétiques/ergonomiques, comme les consoles version XL).
En revanche, pour les fameux joueurs casual, je pense que c’est effectivement mort : le succès de Candy Crush Saga & co montre que le smartphone a gagné cette bataille. Une grosse partie des joueurs conquis par la DS pour des jeux qui n’avaient rien de commun (et pour beaucoup, totalement portables sur un smartphone en revanche), ont abandonné le navire et n’y reviendront plus. En 2004, il y avait encore une différenciation très claire entre les jeux pour consoles et les jeux pour soi-disant smarthones dont le prix était bien plus élevé (le P800 de Sony Ericsson était à 1000€, quand même). L’iPhone a ringardisé les smartphones à clavier précédents, mais également les consoles de jeu. Pour tirer quelques bénéfices de ces joueurs occasionnels perdus, envisager d’adapter des jeux comme Mario’s Picross pourrait être pertinent, tant que le cœur du jeu se prête à une utilisation tactile. Mais le cœur des jeux action/ plate-forme de la firme de Kyoto ne semble pas adapté aux smartphones. N’espérez pas voir un Mario ou un Zelda sous sa forme actuelle7.
Zelda sur iPhone ?
Un Zelda sur iPhone ? Et… pourquoi pas ? Mais pas forcément n’importe lequel.
Tout tient en fait dans le style de jeux : certains pourront être adaptés aux smartphones, d’autres pas du tout. À Nintendo de faire les choix pertinents.

2014, l’année de tous les dangers

Bref, pour Nintendo, il va y avoir du mal à se faire une place au soleil avec l’arrivée de la Xbox One et la PS4 et la guerre sans merci livrée du côté des smartphones. Pour autant, je ne pense pas que ça soit le moment de se lancer dans une stratégie d’attaque du marché mobile… Mais si côté jeux, ça ne se réveille pas rapidement, il va vraiment y a avoir du mouron à se faire, non pas à cause de la concurrence de ces nouvelles consoles next Gen, mais parce que des machines comme la PS3 deviennent très accessibles, ont un catalogue très vaste et des caractéristiques techniques qui ne font pas encore pitié…
2014 sera donc une année charnière. Nintendo devra absolument convaincre du côté logiciels, et la meilleure façon pour cela serait de proposer un voire plusieurs killer games capable de toucher autant les hardcore gamers, autant que des joueurs plus occasionnels ou plus jeunes. Elle en a été capable : la N64 était annoncée comme tuée par la Playstation, mais Zelda : Ocarina of Time et bien d’autres jeux (les licences Rare, entre autres) ont permis à Nintendo de gagner de l’argent et de largement étendre son audience.
Augmenter également sa présence online, améliorer la communication avec les smartphones soit via des apps dédiées à améliorer la communication avec ses jeux ou carrément adapter certains jeux ou développer de nouvelles licences pour les smartphones, les chantiers seront importants. Tout ça pour limiter la casse avec la Wii U, et passer rapidement à the next big thing. Et évidemment, baisser le prix de ses consoles, et éventuellement de ses jeux.
K bigpic
Nintendo a du pain sur la planche. Son combat ne fait réellement que commencer. Mais personnellement, je croise les doigts pour voir arriver quelques merveilles dans quelques mois. Le prochain E3 devrait à ce titre être déterminant, et Nintendo jouera son va-tout. Sans grosse nouveauté marquante, elle risque fort d’avoir très mal à se relever…
En complément : lire cet article de Wired, qui explique à quel point la situation est complexe. Bon, d’un autre côté, Wired avait fait aussi un paquet de prédictions sur Apple en 1997 hein :-)
  1. Pour tout avouer, j’ai commencé à écrire cet article il y a trois mois, et je l’ai réécrit plusieurs fois.
  2. Pas pour rien qu’elle ressemble à une console V-Tech, même si de ce côté, Nintendo n’a jamais eu à trop craindre grand monde
  3. Nintendo déconseille l’utilisation de la 3D pour les joueurs de moins de 20 ans
  4. La preuve : même mes sœurs ont joué à la Wii et en ont une
  5. Pas leur faute cela dit, le jeu qu’ils avaient développé, Dinosaurs Planet, s’est vu collé les persos de Starfox à la dernière minute. Pas merci Miyamoto.
  6. Ou la Gameboy, je me tape des polémiques sur le sujet, dites comme vous préférez.
  7. Encore que… Zelda Phantom Hourglass ou Spirit Tracks, bien que n’étant pas les meilleurs de la série, pourraient se voir adaptés en version portable vu qu’ils avaient été pensés tactiles.

Pubs Apple et pubs Microsoft : le grand écart

Cela fait quelques temps déjà que j’essaie de comprendre en quoi la communication de Microsoft avec Windows 8 me semble à côté de la plaque. Et puis finalement, j’ai trouvé. C’est assez simple.

Quand Apple fait une pub, elle propose à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires, et j’entends par là « qui sortent de l’ordinaire ». La technologie est là, mais elle devient presque invisible : elle sert surtout à rendre votre vie peut-être plus passionnante. On y voit des sportifs, des artistes, des créateurs, des enfants qui vivent des choses intéressantes. Acheter un iPad Air, c’est une promesse que votre vie sera également enrichie par des rencontres, que l’iPad vous rendra plus créatif, plus capable de faire des choses dont vous ne rêviez pas.

Evidemment, si votre jeu préféré est de cracher sur Apple, vous appellerez ça de la démagogie. Mais dans l’ADN d’Apple, de ses créateurs, il y avait vraiment le désir de changer le monde. Steve Jobs définissait Apple comme étant au carrefour de la technologie et des sciences humaines (liberal arts). Ce n’est pas qu’un effet de style : pour Apple, la technologie ne sert à rien si elle n’existe que pour elle-même. Elle doit permettre d’améliorer le genre humain1.

Intersection

Petit exemple : l’été dernier, nous avons passé avec ma fille de 9 ans une soirée à contempler les étoiles filantes. L’iPad était là, juste pour repérer les constellations avec Starwalk et en savoir un peu plus sur notre univers. C’était un moment fantastique à partager avec ma fille. L’iPad n’aurait pas été là, est-ce que la soirée aurait été moins bonne ? Non, mais sa présence aura rendu cette jolie soirée encore plus jolie. Et c’est déjà pas si mal.

Chez Microsoft, c’est légèrement différent.

Microsoft propose à des gens ordinaires de faire… des choses ordinaires. Par exemple, vous pouvez être chauve et avoir un boulot chiant, mais grace à Microsoft vous pouvez télécharger et jouer à Candy Crush Saga. Mais vous resterez chauve avec un boulot chiant. Comme le disait mon épouse : « dis donc, ils vendent du rêve chez Microsoft là. ».

Vous pouvez aussi être une étudiante en médecine et vivre une vie limite insupportable. Mais grâce à Microsoft, vous allez pouvoir séparer le boulot et les loisirs… enfin, le peu qu’il vous reste de loisirs.

Ou pire, vous allez vivre des situations bien agaçantes dans un avion, et Windows permettra juste… d’y survivre.

Pourtant, certains des logiciels de Microsoft permettent de faire des choses impressionnantes (Photosynth par exemple, ou Kinect). Mais ces logiciels ne sont jamais mis en avant. Microsoft préfère présenter la même chose depuis 20 ans : Windows, et Office. Si vous voulez parler d’immobilisme, en voici un bel exemple.

Le futur président de Microsoft devra être capable de révolutionner la communication de la société, pour faire savoir que ses produits permettent de faire bien plus que des tableaux ou des rapports avec Office.

Même si on est chauve à lunettes avec un boulot chiant.

  1. Que ses produits soient chers et donc non accessibles à tous est un autre débat.

Les 30 ans du Mac

Mac128

Il y a dix ans, on a fêté les 20 ans du Mac.

Pour l’occasion, un ancien d’Apple France avait organisé une grande soirée à la Villette. Il y avait du beau monde, mais l’organisation et le manque de moyens avaient un peu terni la fête. J’avais même été nommé « Homme le plus Mac des 20 dernières années », dites donc, ex-aequo avec Lionel de Macbidouille. C’était évidemment un peu ridicule avec le recul, il y avait tellement de personnes qui auraient pu recevoir ce titre à notre place ! Mais ce vote des internautes m’avait quand même fait super plaisir.

On avait au moins pu faire la bise à Kriss Graffiti (disparue depuis hélas). J’avais même pu gagné un abonnement à feu SVM Mac, ce qui était encore plus rigolo vu qu’à l’époque j’écrivais régulièrement dedans (sous pseudonyme). Je devais d’ailleurs écrire dans la moitié de la presse Mac de l’époque…

À cette époque, le Mac revenait en force, petit à petit. Apple était bien sortie de ses déboires depuis quelques temps, l’iPod cartonnait, et Apple était redevenue une société cool. L’Apple d’aujourd’hui est à la fois très différente et très ressemblante à celle d’il y a trente ans : toujours innovante, avec des produits qui respirent l’envie du travail bien fait, parfois encore arrogante dans sa façon de faire ou de communiquer, parfois têtue, souvent agaçante, mais tout aussi passionnante.

Cette année, il n’y aura pas de grosse fête pour les 30 ans du Mac. Juste une soirée à la maison avec plusieurs amis, qui ont la particularité d’avoir été tous rencontrés autour de cette passion commune du Mac. Des gens de goût, sans aucun doute. Il y en a même avec qui j’ai monté le podcast sur Apple le plus sympa de l’univers. Raclette et souvenirs autour de ce petit ordinateur doté de tellement de personnalité, le premier d’une longue lignée. Le Mac 128 n’était clairement pas parfait, mais… il respirait le génie, la passion, la créativité. L’essence même de ce fameux « vélo pour l’esprit », comme aimait à le dire Steve Jobs. Avec le Mac, on est obligé de reconnaître que l’informatique a fait un bond de géant, qu’on soit fan d’Apple ou pas.

Cette année, je fêterai aussi mes vingt ans de Mac, puisque c’est en octobre 1994 que j’ai découvert, fasciné, ce petit ordinateur sur les bancs de la fac de Lyon 2-Lumière. Je n’étais pas très doué pour les études, et la fac d’anglais n’a pas donné vraiment les résultats escomptés. Mais avec le recul, le Mac m’aura permis de rencontrer des amis, ma toujours merveilleuse épouse, et j’ai la chance de pouvoir bien gagner ma vie dans un domaine où je peux m’éclater et être reconnu.

Rien que pour tout ça, merci Macintosh. Et très joyeux anniversaire.

On repart pour trente ans ?

Envoyer un mail avec une autre adresse e-mail via Gmail sur iOS

Une cliente m’a posé une petite colle ces derniers jours. Elle utilise un compte Gmail pour sa messagerie, mais souhaite que son adresse avec son domaine personnalisé apparaisse quand elle envoie un message. En clair, plutôt que le destinataire reçoive un message de la part de contactclient@gmail.com, le message apparaisse comme provenant de contact@leclient.fr. Ce qui n’est ni esthétique, ni très pro.

Et bien, effectuer une configuration de ce type est loin d’être aussi évident qu’il y paraît avec iOS. Après avoir cherché longtemps, et lancé un appel sur Twitter, il semble que les conclusions sont définitives :

C’est un peu beaucoup la merde à mettre en place. J’ai reçu pas mal de réponses, certaines assez contradictoires, mais au final, j’ai réussi à avoir des infos à peu près claires.

En fait, lorsque vous envoyez un message via un compte Gmail sur iOS, l’adresse Gmail original apparaît toujours (sauf à utiliser un compte Google Apps, et donc payer, selon @ristic OU à ne pas utiliser le SMTP de Gmail).

Mais même dans ce cas, c’est moins évident qu’il n’y paraît. En effet, si vous créez un compte de type Gmail sur iOS, le SMTP utilisé sera TOUJOURS celui de Google. Même si vous ajoutez un serveur SMTP secondaire, celui de Google aura toujours la priorité. Pire encore, vous ne pouvez pas le désactiver.

Seule solution : passer… en IMAP. Donc supprimer le compte Gmail, et re-paramétrer un compte de messagerie de type Autre > Mail dans la partie Réglages > Mail, Contacts, Calendrier d’iOS.

Mais là encore, subtilité. J’avais au départ renseigné le compte en mettant tous les paramètres de Gmail, y compris SMTP, puis paramètré un serveur SMTP secondaire non Gmail, avant de désactiver le serveur SMTP principal Gmail. Théoriquement, on se dit que si le serveur Gmail est désactivé dans iOS, le serveur secondaire devrait être pris en compte en priorité. Et bien, pas du tout ! Le serveur Gmail continue d’être exploité en priorité, même s’il est désactivé selon iOS. Là, je penche plutôt pour le bug idiot, parce que je ne vois pas la logique de permettre de désactiver un compte  mais qu’il reste finalement actif ET prioritaire.

La seule solution consiste donc à mettre dans les paramètres du compte toutes les informations d’un autre compte SMTP non Gmail dans les paramètres du serveur primaire. Et là, ça marche : le message arrive bien avec la bonne adresse e-mail affichée.

Malgré tout, c’est un vrai problème, dû à la fois à Google ET à Apple. Si Gmail a un fonctionnement en IMAP bien particulier (les déboires de la 10.9 avec Gmail sont là pour le rappeler), son fonctionnement en SMTP est tout aussi étrange : à partir du moment où le serveur accepte un identifiant pour l’authentification SMTP ET que l’adresse d’envoi est bonne, il n’y a aucune raison pour que le serveur ré-écrive l’adresse e-mail d’expédition. Mais Apple ne nous simplifie pas non plus la vie, en empêchant toute modification sur la création d’un compte Gmail à posteriori (les réglages du serveur d’envoi sont tous grisés), et en utilisant un serveur SMTP pourtant désactivé comme serveur primaire d’expédition…

iPhone : 7 ans déjà

Iphone

Une claque.

C’est ce que nous avions ressenti il y a sept ans jour pour jour, en sortant de la salle de conférence d’Apple France, où nous avions été invités avec Laurent et Mourad, mes amis (et comparses depuis quelques mois de l’incroyable podcast intitulé 3 Hommes et un podcast). Debrief au Mc Do des Ulis1, on revient sur tout ce qu’on a vu durant cette conférence magistrale de deux heures. C’est juste proprement hallucinant. On n’y croit juste pas. D’ailleurs, quelques heures encore auparavant, je n’y croyais pas. Ce qu’Apple a montré est juste tellement au-delà de ce qui existait. La fluidité de l’appareil, les possibilités offertes par le multi-touch, le fait que l’iPhone fonctionne sous OS X, l’intégration tellement poussée entre les applications… 

Apple se jette donc dans le bain de la téléphonie, et de quelle manière ! Les vues d’artiste d’un iPhone étaient alors tellement loin de la réalité. Évidemment qu’Apple avait, devait faire différent. En quelques minutes, tous les soi-disants smart-phones du marché sont devenus obsolètes. Le lendemain matin, tous les médias sont en alerte, les analystes commencent déjà à analyser la mort prochaine d’Apple (car l’iPhone sera forcément un échec), et on a maintenant six mois à attendre avant son lancement aux États-Unis, bien après pour nous Européens. Sera-t-il chez Orange ? Chez SFR ? Chez Bouygues ? Les questions s’accumulent, pas assez de réponses pour le moment : est-ce qu’Apple peut réussir son coup ? Est-ce que les opérateurs suivront ? Quelle va être la réaction de ses concurrents (indice : LULZ, don’t care) ? Est-ce qu’Apple pourra tenir son objectif d’obtenir 1% du marché mobile un an plus tard ? 

Sept ans plus tard, il faudrait juste être aveugle ou de mauvaise foi pour penser qu’Apple n’a pas révolutionné le marché de la téléphonie. L’iPhone a rendu ce marché réellement intelligent. Il a préparé le terrain pour la révolution post-PC avec l’iPad. Il a lancé le marché énorme des apps sur mobile (10 Mds de dollars pour Apple en 2013 !). Le 7 janvier 2007, Apple a promis… et elle a parfaitement rempli le cahier des charges.

Joyeux anniversaire iPhone !

Et si vous ne l’avez jamais vue, prenez une heure et quarante-trois minutes pour regarder l’incroyable présentation de l’iPhone par Steve Jobs. Une de ses meilleures présentations, haut-la-main (et j’irais même jusqu’à dire la meilleure, quoique la conf de lancement du Mac en 1984 était pas mal non plus)…

  1. J’aime vendre du rêve.

iPhone 4S, iPad 3 et iPad 1 à vendre

Je mets en vente une partie de mon matériel Apple :

- Un iPhone 4S, 64 Go, noir, excellent état. Acheté en octobre 2011, il n’est plus sous garantie, MAIS il a été échangé à neuf par Apple en juillet dernier et desimlocké. Donc excellent état, et c’est peu dire (pas de choc, juste quelques micro-rayures au dos). Livré avec kit main libre Apple (jamais utilisé), chargeur Apple, câble iPhone neuf et un dock Apple, dans sa boite d’origine. 350€.

- Un iPad 3 (le premier Retina) 16 Go, blanc, Wi-Fi + 3G, desimlocké, avec Smart Cover Apple verte en état correct (un peu grisâtre à l’intérieur…). Il est en excellent état, juste quelques petites rayures au dos (et il est loin d’avoir été utilisé tous les jours). Garanti jusqu’au 10 juillet 2014 (AppleCare). 350€.

- Un iPad 1 (oui, la première génération), 32 Go, Wi-Fi uniquement. Il est en bon état général (seuls ses coins sont plus ou moins abimés) et tient encore très bien la charge. Livré avec chargeur, câble iPhone, housse de protection Apple en très bon état. 100€.

Ces matériels sont disponibles sur Paris/Vitry sur Seine et environ en mains propres, ou en France métropolitaine (frais d’envoi à votre charge, envoi après réception de virement bancaire uniquement).

Si vous êtes intéressé, envoyez votre proposition à l’adresse matos at gete point net. Réponse rapide assurée.