Gete.Net Consulting : dix ans, le temps du changement

Il y a dix ans, j’annonçais dans ce billet le lancement de ma société de conseil informatique dédiée au monde Apple. C’était la fin de l’aventure Gete.net telle qu’on l’avait connue, et pour moi le début d’une nouvelle aventure… qui en réalité avait commencé quelques mois auparavant, puisque très officiellement, Gete.Net Consulting est née le 7 juillet 2006. Donc, je prendrai cette date comme date d’anniversaire.

Et depuis, que de chemin parcouru ! Plusieurs centaines de clients, des milliers d’intervention sur site ou à distance, des dizaines de formations dispensées, des centaines de Mac sauvés, de mises à jour installées, de solutions trouvées à des problèmes plus ou moins compliqués…

Évidemment, je n’avais pas pu prévoir certains événements, comme le fait qu’Apple réduirait significativement la voilure sur ses produits serveurs, ou, bien sûr, l’arrivée de l’iPhone et la révolution technologique qui en a découlé. Mais c’est ce qui fait aussi le sel de mon métier : chaque jour, de nouvelles technologies à connaître…

Dix ans, c’était aussi le moment de se poser un peu, de faire le point. De voir ce qui fonctionne… et ce qui ne fonctionne pas. De voir les erreurs qui ont été commises. De faire amende honorable. On peut toujours faire mieux. Cette année, donc, je mets en place de nouveaux outils : ça a commencé par une vraie gestion de tickets, la mise en place d’outils de gestion de parcs évolués, d’un outil de diagnostic capable de remonter des problèmes de façon pro-active, et bien d’autres choses encore. Cela a passé par ma re-certification, m’étant re-certifié 10.10 et 10.11. Cela passe aussi par la mise en place de nouveaux partenariats avec des sociétés spécialisés dans certains domaines, comme le réseau avancé ou la téléphonie, car il me semble impossible de pouvoir tout faire, tout bien. Il faut être conscient de nos limites, et de l’impossibilité de maitriser l’intégralité d’une chaine technologique parfois beaucoup trop complexe.

Et puis, dix ans, c’est long, et mon logo, créé à l’occasion du retour de Gete.net en 2003, avait pris un sacré coup de vieux.

Voici donc, roulements de tambours… Le nouveau logo de Gete.Net Consulting. Ou plutôt… les nouveaux logos.

Gete net LOGO Macbook 2000x2000 72dpiGete net LOGO iPhone 2000x2000 72dpiGete_net_LOGO_iPad_640

Et oui, des nouveaux logos. Car Gete.Net Consulting, ce n’est plus seulement le Mac, mais c’est aussi l’iPhone et l’iPad. J’ai souhaité à travers ces logos (créés par mon copain Benjamin Renaut) rappeler la diversité de la plate-forme Apple… et mon côté « Docteur du Mac » ^^

2016 sera donc une année charnière à bien des égards, et je tiens à remercier tous mes clients, passés, présents et futurs qui m’ont fait ou me feront confiance, à mes partenaires dans cette aventure, et à ceux qui m’ont poussé à me lancer1.

Pour finir… j’ai toujours aimé cette image du site apple.com, apparue début 2007. Juste une semaine avant le lancement de l’iPhone.

Welcome2007 20070101

J’aime à me dire aussi que pour Gete.Net Consulting, les trente dix premieres années n’étaient que le début…

  1. (Antoine, je pense toujours à toi).

APFS : un Système de Fichiers pour les rassembler tous

Je ne reviendrai pas sur les grosses annonces de la WWDC 2016, les communiqués de presse d’Apple étant assez complets. Je vais plutôt me concentrer sur une annonce qui n’a pas été faite durant la présentation, mais qui me semble assez importante pour justifier un billet complet sur le sujet :

Apple présente un nouveau sytème de fichier pour ses appareils.

Je le répète :

Apple présente un nouveau sytème de fichier pour ses appareils.

En quoi est-ce important ? Pour le comprendre, il faut revenir sur l’histoire mouvementée des systèmes de fichiers sur nos Mac.

Au tout début, fut le Macintosh File System

Le premier système de fichier du Mac est apparu avec le Système 1.0 en 1984, et s’appelait Macintosh File System, ou MFS pour les intimes1. Bien que sophistiqué pour l’époque, il a vite montré ses limites, avec un maximum de 4094 fichiers par volume, ou 20 Mo de taille maximale pour un volume2. Surtout, il ne permettait pas de créer des sous-dossiers : une seule hiérarchie de dossiers était possible. Ce système de fichier fut donc rapidement remplacé, et Mac OS 8 ne permettait plus de lire des volumes MFS (de façon assez rigolote, Apple a proposé un plug-in VFS (Virtual File System) pour lire des volumes MFS sur Mac OS X 10.4… Je laisse ceci comme un challenge pour mon copain Pierre Dandumont ^^). L’une des particularités de MFS est d’avoir apporté la compatibilité avec les sacro-saintes ressources des fichiers du Mac.

Donc, exit MFS3. Et bonjour HFS.

HFS : les grands débuts d’un grand système de fichiers

Dès l’arrivée du premier disque dur pour le Mac en 1985, Apple lance son nouveau système de fichiers : HFS, pour Hierarchical File System. Déjà beaucoup plus mur, il est taillé pour le futur proche : avec une taille maximale de fichiers de 2 Go, 65535 fichiers par volume qui peut atteindre 2 To, il ne semble pas prêt de montrer ses limites, alors que FAT16 sur Windows accepte des volumes de seulement 2 Go maximum (4 Go sur Windows NT), ce qui posera pas mal de soucis avec l’arrivée des premiers disques atteignant cette taille à la fin des années 90… Et finalement, il remplissait bien son office.

Enfin, presque. Car il restait un système de fichiers 16-bits, limité à de nombreux niveaux. Et en particulier, le nombre fixe de 65535 blocs d’allocation sur le disque créait un gâchis d’espace énorme. Un petit alias de quelques octets sur un disque de petite taille pouvait peser plusieurs Ko sur un disque de 1 Go. Et tout comme Windows a du faire le saut vers FAT32, le Mac a du passer vers un autre format de fichiers.

HFS+ : HFS, mais en (beaucoup) mieux

Exit la limite des blocs sur 16 bits : HFS+ (ou Mac OS Étendu) apporte la gestion de volumes sur 32 bits, réduisant ainsi la taille des blocs d’allocation et apportant plein de nouvelles fonctions sympa. Les volumes, lisibles à partir de Mac OS 8.1, sont également compatibles Unicode avec des noms de fichiers jusqu’à 255 caractères, mais le système en bénéficiera réellement avec l’arrivée de Mac OS X. Et donc, HFS+ devient obligatoire pour installer Mac OS X, si vous étiez assez fou pour l’installer dès le 21 mars 2001 sur votre Mac.

Mais attention ! Bien qu’il a été officiellement lancé en 1998, HFS+ n’a pas cessé d’évoluer depuis. Entre autres :

  • Le support de la journalisation avec Mac OS X 10.2.2. Cette fonction est essentielle sur les systèmes modernes : en cas de plantage, on peut se fier à l’état du journal pour retrouver l’état fiable d’un volume après un crash système plutôt que de faire un contrôle de cohérence sur l’ensemble du disque.
  • Les listes de contrôle d’accès (ACL) avec Mac OS X 10.4 ;
  • La gestion des hard links vers des dossiers, essentiellement pour Time Machine (Mac OS X 10.5) ;
  • La compression de fichiers (Mac OS X 10.6) ;

Et aujourd’hui, votre iPhone, votre Mac, votre iPad… utilisent encore une version améliorée d’HFS+. Un système qui a pratiquement 20 ans. Il était temps de changer. Car HFS+ commence à montrer ses limites, et à se montrer indigne de nos machines. Et c’est surtout avec Time Machine que les limitations commençaient à être atteintes.

En effet, Time Machine est très exigeant : on parle de stocker des centaines de milliers de fichiers, certains variant très peu, et pour lesquels la fiabilité est essentielle. Or, HFS+ échoue quasiment à tous les niveaux avec Time Machine :

  • Pas de déduplication de fichiers. Vous avez plusieurs copies de fichiers dans votre Mac ? Pas de bol, HFS+ va garder une copie de chaque fichier sur votre disque. Pire : vous disposez de plusieurs copies de fichiers dans vos sauvegardes Time Machine ? Pas de bol, il y aura autant de copies du fichier qu’il sera mentionné sur le disque, même s’il a été juste déplacé. Pas très efficace.
  • Pas de vérification de la cohérence des fichiers lors de la copie. Il n’existe pas de mécanisme permettant de s’assurer à 100% qu’une copie de fichier est totalement cohérente lors de la sauvegarde Time Machine. Votre fichier devrait être bien copié, mais… on ne peut pas le garantir à 100%.
  • Pas de snapshot. Et pourtant, ça serait génial, et pas que pour Time Machine. Vous faites une modification de votre système de fichier, vous installez une grosse mise à jour, vous redémarrez, BIM, machine plantée. Vous pouvez en une seconde retrouver votre disque tel qu’il était avant la màj. Le rêve.
  • Pas de sauvegarde atomique des fichiers. Vous avez déplacer un fichier dans l’arborescence de votre Mac ? Et oui, Time Machine est idiot, il ne le sait pas, parce que HFS+ ne peut pas lui dire qu’un fichier juste déplacé n’a pas besoin d’être recopié intégralement. Et du coup, il le sauvegarde à nouveau. Ne déplacez jamais vos dossiers de films téléchargés du net. Jamais.
  • Pas de gestion de clone de fichiers. Un clone de fichier est une copie de fichier qui ne prend pas de place sur le disque dur. Et toutes les modifications que l’on fait à ce fichier sont ajoutées sous la forme de blocs supplémentaires sur le disque. Exemple : J’ai créé un document Word, je l’enregistre, Time Machine le sauvegarde. Je rajoute un paragraphe : Time Machine re-sauvegarde tout le fichier, y compris la partie déjà enregistrée. Pas efficace. Avec un clone, Time Machine pourrait dire « ne sauvegarde que la partie manquante du fichier, le reste, je l’ai déjà en clone ».

Et Apple a failli nous apporter toutes ces fonctions. On y a cru. Vraiment.

ZFS : l’espoir douché

Avec l’arrivée de Mac OS X Server 10.6, Apple a annoncé également la compatibilité d’OS X avec le format ZFS. Ce système de fichiers créé par Sun portait tous nos espoirs pour un système de fichiers moderne. Mais très peu de temps après l’annonce, toute mention de ZFS est retirée, et on n’en entend plus parler du tout. On suppose pour éviter des problèmes de licences avec Sun… Mais n’empêche, les admins Mac sont malheureux, et même si une tentative de solution commerciale a existé quelques mois, elle a été rapidement tuée dans l’œuf. La tristesse absolue.

Et depuis, on voit les évolutions d’HFS+ qui s’améliore un peu, mais on souffre devant l’inefficacité de Time Machine à gérer son espace intelligemment. On voit des sauvegardes échouer bêtement, des disques se remplir inutilement, des espaces de stockage gaspillés. C’était même une blague récurrente dans le milieu : se demander si Apple, enfin, allait faire plaisir au célèbre John Siracusa en proposant enfin un système moderne. En effet, dans ses loooongues revues d’OS X, le problème du système de fichiers était régulièrement abordé par M. Siracusa, qui avait même consacré un article complet sur le sujet il y a pratiquement… dix ans.

On n’y croyait plus. On a attendu, on se disait qu’Apple ferait bien quelque chose un jour. Mais durant la conférence, rien. Désespoir.

Et soudain, un tweet qui tombe. L’espoir renait.

Bienvenue à Apple File System !

Apple File System (APFS) a été annoncé en douce, via le planning de la WWDC, juste à la fin de la conférence, et confirmé lors de la conférence OS State of the Union, beaucoup plus technique que la conférence inaugurale (historiquement, c’est même souvent celle où l’on découvre le plus de choses croustillantes). Un nouveau système de fichier, plus moderne à tous les niveaux, qui va faire sourire tout le monde et mieux sécuriser nos informations. Petit tour du propriétaire.

Un système de fichier unique, taillé pour les stockages modernes

APFS a été conçu pour tous les appareils Apple : de l’Apple Watch jusqu’au Mac, en pensant par l’iPhone et l’iPad, en tenant compte des spécifités des SSD ou mémoires flash qui les équipent. Ainsi, les fonctions TRIM sont nativement supportées, ce qui améliorera les performances et la durée de vie de ces mémoires solides.

Surtout, APFS n’a quasiment plus de limite : en étant un système de fichier 64 bits, il est capable de gérer jusqu’à neuf quintillions de fichiers. Soit un milliard de trilliards un million neuf milliards de milliards de fichiers (merci @mlamelot Jean-Paul Blanc, décidément, c’est pire que du Krazuki). Ça va, vous devriez être peinard pour pouvoir stocker vos trois documents Word sur votre bureau.

Plus intéressant encore, dans un monde où la synchronisation d’informations devient de plus en plus critique, APFS sait gérer des datations à la nanoseconde près. Ça parait étrange, mais le monde est ainsi fait : il faut que l’information devienne vraiment précise.

Une bien meilleure gestion de l’espace de stockage

APFS regorge d’astuces pour améliorer la gestion au jour le jour de l’espace de stockage. Certes, ce n’est pas très important si vous réinitialisez votre disque dur une fois tous les cinq ans, mais pour moi ou tous mes confrères qui avons l’habitude de formater des disques tous les jours, ce n’est pas négligeable ! Par exemple, l’allocation des blocs se fait de façon extensible dynamiquement, ce qui devrait rendre l’initialisation d’un disque beaucoup plus rapide et efficace à gérer dans le temps. De même, lorsqu’un fichier comporte beaucoup de « trous » dans ses données, la fonction dite « sparse file » permettra de mieux gérer l’espace de stockage, en réduisant la taille physique occupé par ces fichiers. Un peu comme si vous retiriez les trous d’un morceau d’emmental et compactiez tout le fromage pour qu’il prenne moins de place.

Notons encore des caractéristiques rigolotes comme le partage d’espace (space sharing) : imaginons que vous ayez formaté votre disque de 1 To en deux volumes, le premier contenant 100 Go de données, le deuxième en contenant 200 Go. Et bien, l’espace restant disponible annoncé sera de 700 Go au total, même si le disque a été divisé en deux volumes identiques. Magique ! Et particulièrement utile par exemple pour Boot Camp, puisque ça pourrait fonctionner quelque soit le système de fichier au dessus du container APFS.

Une meilleure sureté des données…

Vos données seront bien plus en sureté sur un disque initialisé avec APFS : en effet, divers mécanismes comme le copy-on-write ou « l’enregistrement sûr atomique », ou la coalescence des enregistrements permettront de s’assurer qu’un fichier soit toujours correctement enregistré sur votre disque. À bas les opérations à moitié effectuées !

… Ainsi qu’une meilleure sécurité !

La sécurité de vos données reste un sujet important de préoccupation pour Apple. D’où l’idée d’améliorer encore le chiffrement des disques après FileVault 2, en proposant carrément en option un chiffrement multi-clés avec des clés pour les fichiers et une clé spécifique pour les méta-données sensibles. Ainsi, même si la sécurité physique du disque est compromise, vos données restent chiffrées. De quoi rendre fous les gouvernements du monde entier.

APFS, l’ami de Time Machine (on l’espère)

Normalement, avec tout ça, la plupart des gros défauts abordés plus haut pour Time Machine devraient être de mauvais souvenirs.L’espace devrait être bien mieux géré, puisque le clonage de dossiers ou fichiers est nativement supporté, tout comme les snapshots. De quoi regagner énormément d’espace sur vos disques de sauvegarde, et rendre ces dernières beaucoup, beaucoup plus rapides. Et du coup, si vous utilisez Time Machine sur un serveur de fichiers, le réseau devrait beaucoup moins tirer la langue. On pourrait même imaginer une sauvegarde quasi-permanente et instantanée sur un autre disque, à intervalles hyper courts. Ça devient faisable.

Quelques limitations…

Évidemment rien n’est parfait dans ce bas monde, et pour cette première version beta publique de OS X Sierra, on rencontrera des limitations importantes :

  • L’impossibilité de démarrer sur une partition APFS ;
  • L’impossibilité de le partager en AFP (SMB obligatoire, de toute façon, AFP est officiellement annoncé comme déprécié, l’étape ultime avant d’être complètement retiré) ;
  • L’impossibilité de créer un volume insensible à la casse ;
  • L’absence de compatibilité Time Machine ;
  • L’impossibilité d’utiliser FileVault ;
  • L’incompatibilité avec les disques Fusion Drive, qui rassemblent disque dur physique et SSD pour créer un seul volume logique.
Pas d’inquiétude pour autant : à ce stade du développement, il est normal que certaines fonctions  soient indisponibles, aussi importantes qu’elles soient. Pour le moment, si vous avez installé la beta de MacOS Sierra, vous ne pouvez que créer des conteneurs APFS sur un disque. De quoi tester… mais attention à bien sauvegarder vos fichiers dans tous les cas :)

… mais énormément de promesse !

L’importance d’un système de fichiers efficace pour l’avenir n’est pas à négliger, et avec APFS, Apple prépare son futur pour les vingt prochaines années au minimum. D’autant plus qu’il semble qu’il sera possible de convertir dynamiquement un volume HFS+ en APFS.
À ce propos, les OS précédents ne seront pas capables de lire un disque APFS, mais est-ce qu’Apple renouvellera le principe très élégant des volumes HFS+ qui, lorsqu’on les branchait sur un Mac non compatible HFS+, n’affichaient pas une alerte d’initialisation du disque, mais montaient volume en affichant juste… un fichier texte appelé «  Where_have_all_my_files_gone » ? Une solution typiquement Apple.
En tout cas, Apple nous fait désormais attendre 2017 avec impatience pour profiter enfin d’un système de fichiers modernes. Et pour ne rien gâcher, ses spécifications techniques seront open source, contrairement à NTFS ou exFAT. Prends ça dans les dents, Microsoft !
  1. Oui, cette abréviation est beaucoup plus drôle à dire quand on parle français.
  2. En réalité, 20 Mio)
  3. excitées mes… quoi ???

Jouez au Bingo WWDC 2016 !

Allez, hop, pour s’amuser durant la présentation de la WWDC ce soir, une petite grille de bingo à remplir ! Si vous faites une ligne, criez « BINGO » (et éventuellement servez-vous à boire).

Grille du bingo WWDC 2016

 

Télécharger la grille du bingo_WWDC_2016 ici (PDF, 69 Ko)

Dix astuces sur les fenêtres d’ouverture/enregistrement de fichiers d’OS X

Les fenêtres d’enregistrement et d’ouverture de fichiers, vous les voyez régulièrement sur votre Mac. Par défaut, elles apparaissent plutôt repliées, mais il faut cliquer sur la flèche à droite du menu pour en tirer la quintessence :

Fenetre Repliee

En effet, une fois dépliée, cette fenêtre regorge de petites astuces. Un vrai mini-Finder en fait !

Fenetre Depliee

  • Si vous enregistrez un fichier, cliquez sur le nom d’un fichier ou dossier dans la liste pour remplacer le nom du document en cours par celui sur lequel vous avez cliqué. Attention car si vous cliquez ensuite sur Enregistrer, vous risquez d’écraser le document déjà existant (au secours Time Machine !) ;
  • Pour retrouver le dossier actuellement affiché directement dans le Finder, enfoncez les touches Cmd +R ;
  • Vous pouvez également sélectionner un dossier (dans un dialogue d’enregistrement) ou un dossier ou fichier (dans un dialogue d’ouverture de document) et enfoncer Cmd + I pour afficher sa fenêtre d’informations.
  • Les fichiers et dossiers peuvent toujours être déplacés depuis la fenêtre vers le Finder.
  • Vous avez affiché la fenêtre d’ouverture ou d’enregistrement et vous voyez le dossier dans lequel vous souhaitez vous placer visible dans une fenêtre du Finder, en arrière-plan… N’hésitez pas ! Glissez dans la fenêtre le dossier ou fichier en cours, et la fenêtre va automatiquement se placer dans ce dossier (ou à l’emplacement du fichier). Si c’est une fenêtre d’ouverture , le fichier sera également automatiquement sélectionné.

Glisser Dossier

  • Vous pouvez sortir un fichier/dossier du dialogue, par exemple pour le poser sur le Bureau ou dans un autre dossier du Finder. MAIS, subtilité, vous pouvez AUSSI déplacer des fichiers ou dossiers dans la fenêtre. L’astuce consiste à enfoncer la touche Cmd tandis que vous déplacez le dossier/fichier dans la fenêtre. Sa zone de contenu passera en bleu pour signaler la modification.
  • Vous souhaitez renommer un dossier ou fichier ? Utilisez un clic droit > Renommer.
  • Tous les raccourcis-claviers affichés dans le menu Aller du Finder sont utilisables, à l’exception de AirDrop, Tous mes fichiers, ou Se connecter à un serveur.
  • Même si le bouton Nouveau dossier n’est pas affiché, vous avez toujours la possibilité d’utiliser Cmd + Maj + N pour créer un dossier.
  • Tous les raccourcis que vous avez ajouté dans la barre latérale sont également disponibles dans la zone d’ouverture/enregistrement. Personnalisez cette foutue barre, bon sang : vous augmenterez votre productivité de 100% en 2 jours. Bon, OK, peut-être pas, mais vraiment, ajoutez-y vos dossiers les plus courants. Vous me direz merci.
  • Et parce que J’ADORE les listes où on annonce « dix » mais en fait il y en a onze, parce que ça fait genre trop marrant : si vous faites défiler la barre latérale, vous verrez une partie Media, pour accéder rapidement au contenu Photo Booth, Photos, vidéos, ou votre musique stockée dans iTunes.Dialogue Enregistrement Medias

Voilà, c’est tout. Imprimez cette liste, apprenez-la par cœur, interro écrite dans trois semaines.

Compétence Mac n°47 disponible, avec plein de GG dedans

Bonne nouvelle : le numéro 47 du magazine Compétence Mac (mai/juin 2016) est enfin sorti. Et si c’est une bonne nouvelle, c’est aussi parce que j’ai eu l’honneur de participer à la confection de la majeure partie du magazine, sous la houlette bienveillante de Audrey Couleau et Gérald Vidamment.

Compétences Mac 47 - Couverture

Intitulé “PROTECTION • SAUVEGARDE • PARTAGE : GÉREZ MIEUX VOS DONNÉES”, ce nouveau numéro aborde de nombreux sujets : on y parle autant de chiffrement que de sauvegarde, de protection de la vie privée, de sécurité informatique, de publication d’informations en ligne, et bien d’autres sujets passionnants (et parfois terriblement d’actualité…).

En vente en ligne et chez tous les bons marchands de journaux pour 9,90€ ! Et évidemment, vos critiques (constructives) sont les bienvenues.

Goodbye Major Tom

Quelle meilleure façon de commencer l’année que de vous adresser mes meilleurs vœux pour 2016, avec de l’amour, du bonheur, de la santé, tout ça ?

Sauf que la vie avance, et qui dit vie qui avance, dit aussi, hélas, disparitions de ceux qui nous touchent.

David Bowie fait partie de ces artistes qui m’ont touché. Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est arrivé par hasard il y a une quinzaine d’années, et même si je ne suis pas un fan de Bowie de la première heure, j’ai assez apprécié son œuvre depuis quelques années pour être vraiment peiné par sa disparition soudaine.

Je ne vais pas déblatérer trop longtemps sur son œuvre, d’une complexité incroyable. Mais juste vous parler d’un morceau.

Il s’appelle Absolute Beginners, et est extrait du film éponyme (qui a été un flop). Ce n’est pas son meilleur morceau, ni le plus connu. Mais quand j’étais petit, ce morceau passait de temps en temps au Top 50, et je le trouvais juste fascinant, du haut de mes 9 ans.

Et puis allez, un deuxième morceau. Parce que c’est un arrangement incroyable d’un des morceaux les plus connus de Bowie, et qu’il vous donnera des frissons dans le dos tant sa voix cristalline s’élève dans la foule totalement silencieuse.

 

David Bowie est et restera toujours une légende. Merci à lui.

Et comme lu aujourd’hui sur Twitter : If you’re ever sad, just remember the world is 4.543 billion years old and you somehow managed to exist at the same time as David Bowie.

Je suis Paris.

Ce soir, je suis allé avec Laurent au cinéma. Nous étions allés voir… Spectre. Une histoire de terroristes.

A plusieurs moments, pas mal d’agitation dans la salle. Puis écran et son figés, en plein dans la dernière ligne droite du film. Un membre de l’équipe du Pathé Grenelles annoncé l’évacuation de la salle en raison des événements ce soir à Paris. On ne comprend pas. On s’exécute. On rallume les portables, les alertes, les messages très inquiets arrivent, on remonte le fil de Twitter sous le choc. On sort du film mais on est toujours dedans, sauf que ce n’est plus un film. On décide de rentrer chez Laurent et on voit toute l’horreur. La timeline de Twitter qui explose de ces photos de parents, proches de ces jeunes, sans nouvelle depuis le début de la soirée, dans l’angoisse absolue. La solidarité qui s’organise tant bien que mal.

Ce soir des fous ont décidé d’attaquer notre pays, une fois de plus. Ce soir, j’aurais pu être l’un des victimes. Ce soir nous devons plus que jamais être solidaires et unis contre ces dingues. Ne sombrons pas dans les amalgames. Contre la haine, donnons toujours plus d’amour.

J’aime Paris, et ce soir, comme toujours, je suis Paris.

Fluctuat nec mergitur.

Test : Epson LW-600P, l’imprimante à étiquettes idéale

Ça fait un petit paquet de temps que je cherchais une imprimante à étiquettes autocollantes noir et blanc sympathique à utiliser. Car quand je fais une installation informatique, c’est toujours sympa indispensable de pouvoir étiqueter tout ce qui traine dans la salle informatique : les serveurs, les routeurs, les switches, les câbles… J’utilisais jusqu’à maintenant une imprimante portable Dymo, mais j’ai toujours trouvé cette dernière incommode, et surtout anti-ergonomique au possible : changer rapidement une partie seulement d’une étiquette était une gageure, le clavier était pénible au possible, etc. Et surtout, sa compatibilité Mac annoncée sur la boite était juste inexistante dans les faits. Bref, pas satisfait, le GG. Enfin, idéalement, je souhaitais avoir une imprimante compatible non seulement avec mon Mac, mais surtout avec mon iPhone : pouvoir juste utiliser ce dernier pour rapidement taper le texte, et envoyer l’impression. Et jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore trouvé mon bonheur…

Mais… je crois que ça y est, j’ai enfin trouvé ! Et c’est chez Epson qu’elle se trouve : la bien nommée LW-600P.

Epson LW 600P

 

Non j’déconne, comme quasiment toutes les imprimantes, elle a un nom affreux. MAIS elle a de solides arguments qui la rendent très attractive.

Tout d’abord, elle n’est vraiment pas très grosse : 54  x 132 x 146 mm, soit un petit peu moins qu’une borne Airport, et un peu moins de deux fois plus épaisse1. Donc assez facilement portable, d’autant qu’elle ne pèse que 500 g, et que son bloc d’alimentation externe est tout léger. Alors certes, il y a un bloc d’alimentation externe, mais non seulement il pèse que dalle (95g), mais en plus vous pouvez le remplacer par un jeu de 6 piles bâton AA (155g, quand même, et oui j’ai pesé). En tout cas, c’est sympa de pouvoir l’utiliser en mode full autonome.

L'imprimante est un peu plus petite mais plus épaisse qu'une borne Airport.

Une connexion simplissime

Côté ports, il n’y a pas grand chose à l’arrière : le port d’alimentation, une entrée USB2 type B, et un bouton Bluetooth, qui vous permet d’activer la connexion Bluetooth si elle a été désactivée (éteignez l’imprimante, puis appuyez sur le bouton Bluetooth et d’allumage en même temps). Le logo Bluetooth se met alors à pulser : ça va être le moment de vous connecter avec votre appareil iOS ! Un saut dans les réglages Bluetooth, et on y découvre la LW-600 dans toute sa splendeur… Un tap, et hop, c’est connecté. Petit défaut cependant : si l’imprimante s’éteint, vous devrez sûrement repasser par la préférence Bluetooth pour la re-connecter à votre appareil une fois rallumée.

Imprimer depuis iOS

Mais ça ne suffira pas ! Il faut maintenant aller dans l’App Store, et télécharger l’app Epson iLabel. Une fois installée, elle permettra d’imprimer… ce que vous voulez, ou presque. On parle d’étiquettes autocollantes en noir et blanc, quand même, hein. Alors certes, l’interface n’est pas délirante, mais elle est plutôt fonctionnelle. On y trouve plusieurs possibilités :

 

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    • Nouvelle étiquette : probablement celle que vous utilisez le plus. On peut choisir différentes polices, l’alignement du texte, les marges à l’impression (NB : inutile de trop les diminuer, le texte sera sûrement coupé… Laissez le réglage en automatique). Notez que sur l’iPhone, il faudra défiler à droite pour voir les options supplémentaires d’intégration d’image, alors qu’elles sont toutes disponibles sur l’iPad. Vous pourrez ajouter des cadres, des signes, écrire à la main, ajouter des infos de contact… et même des côtes-barres ou des QR Codes. Mieux encore : vous pourrez ajouter à votre texte une photo importée depuis Dropbox, Google Drive ou les photos de votre iPad/iPhone, avec différentes méthodes d’importation.
    • QR Code : utile pour créer un QR Code, par exemple pour télécharger facilement un pilote pour une imprimante, et poser le sticker sur ladite imprimante.  Je me suis amusé à créer un QR Code pour le diriger ver une page web, et ça fonctionne sans souci. Vous pouvez aussi faire un QR Code à partir d’un de vos contacts. J’ai testé avec un ruban 18mm, et ça… ne marche pas. Du tout. Je pense qu’il faut l’imprimer sur du ruban plus large pour que le code soit vraiment interprétable par le téléphone2.

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  • Code-Barres : choisissez votre type de code-barre, et go ! Pas testé, mais pas de raison que ça ne marche pas.
  • Catalogue d’étiquettes : sympa, plein d’étiquettes prêtes à l’emploi pour la sécurité, l’information… Il y en a vraiment un paquet ! Avec texte et logo.

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    • Date et heure : vraiment besoin d’expliquer ?
    • Service en ligne : importez directement vos contenus (images ou étiquettes enregistrées depuis l’app) depuis Dropbox ou Google Drive. Dommage qu’il n’y en ait pas plus de supportés. Si l’app était compatible avec le Document Picker standard d’OS X, ça aurait pu être sympa…
    • Historique. Là aussi, pas besoin d’expliquer.
    • Acheter un ruban : bah oui, vous pouvez commander directement vos rubans sur le site d’Epson. Et il y en a BEAUCOUP de types disponibles : ininflammable, pour câbles, transparents, phosphorescent… un choix très complet !

Bref : si l’ergonomie de l’app est parfois perfectible et si elle n’est pas la plus jolie du marché, elle est incroyablement complète. Honnêtement, je n’en attendais pas autant.

Imprimer depuis un Mac

Pour le Mac, à peu près pareil, mais il faudra d’abord télécharger et installer le (très léger) pilote, et brancher l’imprimante en USB. Enfin, il faudra également télécharger l’app Epson Label Editor Lite sur le Mac App Store. Malheureusement, l’app est clairement moins complète (pas de catalogue d’étiquettes) et beaucoup plus old school que sa comparse iOS (lire : moche). Bon, si vous avez beaucoup d’étiquettes texte à faire, ça peut être  quand même plus pratique que l’app iOS.

 

Epson Label Mac

Impression depuis Windows

J’en sais rien, et je m’en tape, et non, je ne ferai pas de test sous Windows. Vous savez où vous êtes, non ?

Impression depuis Android

Cf supra.

Qualité d’impression

Il ne faut pas évidemment s’attendre à avoir une qualité délirante : il s’agit d’une imprimante à étiquettes. Il n’y a pas une définition de fou, mais à quelques dizaines de cm, ça fait bien illusion. En terme de vitesse d’impression, comptez moins de 10s entre l’ordre d’impression et l’étiquette récupérée dans votre main, découpée et prête à coller. Ah oui, car comme toute imprimante à étiquette qui se respecte, elle découpe toute seule le ruban comme une grande. Notez que vous pouvez changer à n’importe quel moment de ruban d’étiquettes, mais cela mettra l’imprimante hors tension.

Conclusion

Cette imprimante fait le job proprement, de façon hyper simple et rapide. Pour de l’informatif, c’est largement suffisant, même si on verra évidemment bien le manque de définition à l’impression. Mais pour moi, elle remplit parfaitement les critères demandés : petite, portable, autonome, et compatible avec mon iPhone avec un logiciel largement plus que correct, même si perfectible. Et tout ça pour 72€ TTC en ce moment chez Amazon, avec 3 ans de garantie par Epson. La LW-600 d’Epson remplacera donc idéalement ma médiocre Dymo. Que demande le peuple ?

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Note de l’auteur : test fait avec un exemplaire payé par mes soins, et sans aucune pression d’Epson, que je ne connais d’ailleurs pas mais qui sont sûrement des gens charmants.

  1. Comme je crois qu’il y a parfois des fans d’Apple qui me lisent, je pense qu’il faut que je donne des référentiels qu’ils comprennent :-)
  2. iPhone 6s Plus, vous excuserez du peu, hein.

Regagnez 1,5 Go sur l’installation d’Office 2016 Mac

Microsoft Office 2016 Mac est particulièrement gourmand en espace-disque : pratiquement 7 Go pour l’ensemble de la suite ! Il faut dire que Microsoft n’y a pas été de main morte : chaque application est pratiquement entièrement auto-contenue, à un point où cela devient ridicule. Par exemple, le dossier de polices est intégré à chaque application, là où il était présent uniquement dans le dossier Polices principal du Mac (dans /Bibliothèque/Fonts).

Sauf que ça ne sert pas à grand chose, et que ça gaspille beaucoup d’espace pour rien. Donc… regagnons de l’espace ! Pour cela, rien de plus simple : téléchargez le script en bas d’article, lancez-le, et validez puis tapez l’identifiant et mot de passe d’un administrateur du poste. Et hop, toutes les polices seront regroupées dans un dossier Microsoft_Office_2016 dans /Bibliothèque/Fonts, et supprimées de leurs applications respectives, qui continueront de parfaitement tourner.

Attention cependant : il faudra probablement répéter l’opération si vous installez une mise à jour des applications Office.

Bénéfice total ? L’ensemble des applications Office passe de 6,83 Go… à 5,41 Go, en tenant compte des polices recopiées dans /Bibliothèque/Fonts/Microsoft_Office_2016. Pratiquement 1,5 Go récupéré, pas mal !

Office 2016 Redux

Le script a été testé sous Yosemite et El Capitan, sans difficulté majeure. Et il ne sert à rien sous Office 2011 (je préfère préciser hein).

Télécharger Regrouper Police Office 2016 (65 Ko)

Un package pour supprimer Microsoft Office 2011 d’un Mac

Si vous décidez de migrer sous Microsoft Office 2016 ou avez décidé de vous débarrasser d’Office 2011 pour passer à un autre logiciel (ou le réinstaller proprement), vous n’avez peut-être pas envie de garder non plus toutes ses scories sur votre Mac. Alors hop, en cadeau, un tout petit package que vous pouvez déployer à la main ou via Apple Remote Desktop, FileWave, Casper ou l’outil de déploiement de votre choix.

Attention : le mpkg n’est pas signé (je ne sais pas pourquoi, il veut pas…). Donc pour le moment, il faut l’ouvrir avec Ctrl + clic > Ouvrir. C’est comme ça. Correction : le package est désormais proprement signé, donc plus besoin de faire de Ctrl + Clic, merci Laurent Pertois et Stéphane Sudre :)

Télécharger Uninstall Office 2011.pkg (19Ko)