Apple Pay

«  N’importe quelle technologie suffisamment avancée est virtuellement indiscernable de la magie. » — Arthur C. Clarke 

C’est exactement la phrase qui me vient à l’esprit quand j’ai commencé à utiliser Apple Pay il y a quelques semaines, à l’aune d’un changement d’établissement bancaire (une banque à priori assez populaire). Tout dans le processus d’utilisation d’Apple Pay est complètement magique. De la reconnaissance vidéo de la carte, son intégration à l’iPhone, puis à l’Apple Watch, et son utilisation… Tout a été conçu pour réduire complètement la fameuse friction technologique (si chère à mon copain Mourad de 3 Hommes et 1 podcast).

Apple pay tim cook

Le plus intéressant socialement parlant est évidemment la réaction du commerçant de l’autre côté… surtout quand on paye avec l’Apple Watch ! Autant le paiement avec le téléphone, ça commence à rentrer (doucement) dans les mœurs, autant avec l’Apple Watch, ça surprend. Mais ça marche super bien, et là encore, l’absence de friction est remarquable. Double-tap sur le bouton latéral, on approche, bip, au revoir.

La plus grosse incompréhension vient du fait que la plupart des commerçants pensent que les limitations du paiement sans contact avec une carte sans code s’appliquent également avec Apple Pay, en particulier la fameuse limitation des 20€ de paiement. Or, ce n’est pas le cas. Vous pouvez parfaitement payer des montants dans la limite de ce que permet votre carte de crédit (bon, ça doit aussi dépendre peut-être des TPE). Du coup, ça peut être bien aussi sympa de rappeler aux commerçants qu’ils peuvent commander des stickers à poser sur leurs vitrines, ou même indiquer leur compatibilité Apple Pay dans Plans (cf cette page qui répertorie tout ce qu’il y a à savoir sur Apple Pay).

Mais il y a encore du boulot dans notre beau pays. J’ai passé quelques jours à Londres il y a quelques semaines à l’occasion de la conférence MacAD UK (où j’ai été invité comme speaker, on en reparle bientôt), et là-bas, j’ai pu circuler et tout payer dans la ville sans sortir une seule fois ma carte bancaire ou retirer le moindre penny à un distributeur. Là encore, le contrôleur dans le bus était amusé par le fait de contrôler la transaction depuis ma montre… Nous ne sommes pas encore là en France. Mais on s’en approche, petit à petit.

La dernière surprise, c’est ce Kickstarter pour le retour de l’application Twitteriffic sur Mac (auquel je vous invite à participer, tant qu’à faire), et là encore, le paiement par Apple Pay s’est fait sans douleur via Safari.

Apple Pay est vraiment magique. Et avec une friction quasiment nulle, c’est aussi un outil parfait pour nous faire encore plus consommer…

Nous sommes tous des petits lapins entourés de loups aux dents très longues.

LE Game Boy : Eve-Lise Blanc Deleuze, ex-porte-parole de Nintendo France, répond !

La question du sexe de la première console portable de Nintendo divise la France depuis vingt-huit ans (j’ai mal rien qu’en écrivant ces mots). J’ai humblement apporté ma pierre à l’édifice de ce grand débat il y a quelques mois, en envoyant un courrier au service com’ de Nintendo France, qui m’avait, ô surprise, très officiellement répondu. J’ai posté sur Twitter sa réponse, restée depuis (et de très loin) mon top tweet :

Et quand vous dites le Game Boy, il y aura toujours quelqu’un pour vous reprendre en vous expliquant que l’usage veut qu’on dise UNE Game Boy, et vice-versa.

Game Boy Grey Model

Pourtant, Nintendo France a toujours été clair là-dessus, et mon copain Pierre Dandumont du Blog du Lapin a lancé le site (enfin la page) legameboy.info expliquant pourquoi il faut dire LE Game Boy (ça marche aussi pour les versions Advance, SP, Micro), et ça se vérifie encore très bien sur le site de l’histoire de Nintendo chez Nintendo France. Donc, il faut techniquement dire :

– LE Game Boy, LE Nintendo. Entertainment System, LE Nintendo GameCube ;

– Mais LA Super Nintendo, LA Nintendo 64, LA Wii, LA Wii U…

Et comme j’ai voulu en savoir plus sur ce choix, je me suis dit qu’il serait intéressant de demander plus d’informations à des personnes impliquées à l’époque des débuts de Nintendo en France… Et qui de mieux placé que la superstar de la com’ de Nintendo dans les années 90, à savoir, Eve-Lise Blanc-Deleuze ? Tour à tour Responsable Marketing de Bandai (importateur du N.E.S.)  puis Nintendo France, responsable de la communication et  Directrice de la Communication – Porte parole de la société, elle a été pendant longtemps été sa figure de proue, présente dans tous les médias. C’est en particulier à elle qu’on doit entre autres le fameux magazine du Club Nintendo ! Je vous conseille d’ailleurs d’écouter la passionnante émission sur l’arrivée du N.E.S. en France dans le podcast de MO5.com.

Donc, grâce à la magie de Linkedin, rien de plus simple que de retrouver Mme Blanc-Deleuze… Et elle a accepté avec gentillesse de répondre à mes questions :

Bon, alors pour faire simple : on doit dire « Le Game Boy », c’est sûr et certain (doc, pubs, etc, j’ai même un courrier de Nintendo qui l’atteste).  Mais malgré tout les gens se déchirent sur le sujet, des millions de joueurs disant « La Game Boy ». Donc 2 questions :

– Pourquoi avoir poussé à l’époque « Le Game Boy » plutôt que « La Game Boy » ? Tout comme le N.E.S. ?

– Qui est donc le coupable dans cette affaire ? :-D  

Merci en tout cas pour m’avoir répondu, et si la question vous saoûle parce qu’elle fait partie d’un passé que vous n’avez pas envie de déterrer, pas de souci :-) 

Et voici donc la réponse de Mme Blanc-Deleuze :

Elle ne me saoule pas, elle m’amuse.  LA Game Boy, comme LA NES, la version féminine vient de LA console.  LE Game Boy, LE NES, version masculine donc, vient de LE boy, et LE System.  Pourquoi avoir choisi LE ? je ne suis même pas sure que ce soit un choix délibéré :-)  Traduction littérale sans aucun doute.  Pour info à l’époque, les joueurs étaient essentiellement des ados prépubères de sexe masculin ! Ça a peut être inconsciemment joué ;-))

Je vous laisse juge sur le dernier point :) Mais le choix des mots est effectivement intéressant : plutôt que LA console, c’est LE système de Nintendo Entertainment System qui a joué, tout comme le fait qu’il s’agisse d’un « BOY » dans le Game Boy (Captain Obvious à la rescousse !).

Voilà, moi j’ai fait le max pour expliquer pourquoi c’est LE Game Boy, et pas LA. Mais promis : je ne vous emmerbêterai plus avec ça. Si vous dites LA, je ne vous reprendrai plus (même si je sais pertinemment que vous avez tort). L’usage est fort, il l’a peut-être emporté sur la raison, et ce n’est pas dramatique. Il y a bien d’autres bonnes (et mauvaises) raisons de s’engueuler dans le monde.

Demain, je m’attaque à « pain au chocolat ou chocolatine ». Ou je jouerai à la/le Game Boy. On verra bien.

Utiliser l’authentification à deux facteurs d’Apple ID avec un système non supporté

J’ai activé il y a déjà quelques temps sur mon Apple ID l’authentification à deux facteurs afin de sécuriser les accès à ce compte. Mais les conditions d’utilisations de l’authentification à deux facteurs requièrent l’utilisation d’une version de macOS égale ou supérieure à El Capitan (10.11) ou iOS 9 ou ultérieur. Or, j’ai du pour diverses raisons rétrograder hier une machine en 10.10. Et là, le drame : impossible d’authentifier mon compte dans iTunes ! Pourtant le dialogue d’authentification apparaît bien dans iTunes, mais on me demande de retaper mon mot de passe AppleID, et au bout de deux essais, il m’éjecte… alors que le code de vérification apparait bien sur mes appareils de confiance !

La solution, documentée, est finalement très simple : dans le dialogue de confirmation du mot de passe affiché par iTunes (ou par le système), tapez le mot de passe de votre AppleID suivi du code à 6 chiffres reçu sur un appareil de confiance. Le logiciel le reconnaitra alors immédiatement.

De quoi s’éviter parfois bien des prises de tête !

Quand Siri joue à Super Mario Run

Je plussoie sur la recommandation pour Peach.

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Laissez la mémoire de macOS tranquille !

Kirk Mc Elhearn (que nous avions eu le plaisir d’avoir comme invité sur 3 hommes et un podcast) a publié ces jours-ci un article (en anglais) sur les problèmes de consommation de mémoire de Safari, qu’il trouve trop gourmand. Même s’il soulève des points intéressants, je pense qu’il a une approche trop technique de la gestion de la RAM de nos ordinateurs, et surtout de nos Mac, pour ne pas dire quelque peu rétrograde (no offense, Kirk). Et je pense que c’est assez symptomatique des utilisateurs (dont je fais partie) du Mac depuis de longues années. Reprenons donc depuis le début.

Aux origines fut le Systeme 1.0

Le premier système qui a équipé le premier Macintosh était le système 1.0. D’une sophistication incroyable pour l’époque, il ne permettait qu’un seul programme en mémoire à un instant donné. Le MultiFinder puis le Système 7 ont permis d’exploiter plusieurs applications en même temps. Et ce fameux Système 7 a aussi permis d’améliorer la gestion de la mémoire à l’aide de la mémoire virtuelle. Mais toutes ces améliorations ont posé d’autres problèmes : le système gérait la mémoire de façon coopérative, ne gérait pas la fragmentation de la mémoire (des bouts contigus de mémoire ne pouvaient pas être attribués à une autre application, sauf à quitter toutes les applications lancées depuis), et chaque application devait se voir attribuée une quantité de mémoire avant le lancement. Si l’application manquait de RAM, pas de bol ! Il fallait quitter l’application, la sélectionner, utiliser la fenêtre Lire les informations pour attribuer plus de mémoire (si on en avait…).

Fenêtre Lire les informations dans le Système 6

Bref, ce n’était pas vraiment très souple… et cette gestion de la mémoire a pénalisé le Mac durant de nombreuses années, jusqu’à l’arrivée de Mac OS X.

Mac OS X : la mémoire, c’est moi !

En 2001, le nouveau système d’Apple basé sur NeXT apporte enfin au Mac une gestion dynamique de la mémoire1. Ainsi, plus besoin de gérer la mémoire à la main : le système se charge de gérer comme un vrai chef d’orchestre la mémoire, en gérant plus intelligemment également la mémoire virtuelle qui était aussi devenue dynamiquement attribuée. Mais si la puissance des processeurs de nos ordinateurs a augmenté et la quantité de mémoire vive installée également, leur plus gros point noir reste le disque dur qui équipe majoritairement nos Mac. Et c’est le drame du swap : lorsqu’un programme manque de mémoire, le système déplace une partie de la RAM vers le disque dur, ce qui génère des ralentissements importants. Et là, pas le choix : il faut quitter des applications lorsque la mémoire commence vraiment à manquer.

Mavericks : une gestion (encore) améliorée de la mémoire

OS X 10.9 (Mavericks) a également intégré un nouveau mécanisme de compression de la mémoire, afin de rendre la gestion de la mémoire plus efficace. Apple a d’ailleurs publié un nouvel article technique pour expliquer comment la mémoire est gérée par macOS (oui, on va maintenant dire macOS hein), et en particulier expliquer la notion de pression sur la mémoire. Et c’est peut-être l’endroit le plus important à comprendre pour bien gérer la mémoire de son Mac.

Moniteur Activite memoire compression

La zone Pression de la mémoire vous indique dans quel état se trouve la mémoire de votre Mac : si c’est vert, tout va bien ! Si on est dans l’orange, ça devient inquiétant, et s’il est rouge… Aie, vous êtes en mode swap total ! Dans ce cas, quitter des applications voire redémarrer devient indispensable.

Et encore, pour l’orange, ce n’est pas forcément significatif si votre Mac est équipé d’un SSD plutôt que d’un disque dur classique : certes le SSD reste moins rapide que de la vraie RAM, mais l’impact du swap sur les performances devient du coup très amoindri. Je ne dis pas qu’il n’existe pas, mais qu’il devient plus ou moins négligeable selon les cas.

Et Safari alors ?

Kirk constate que Safari consomme de la RAM, et ça le gêne. Je peux le comprendre, mais en réalité… qu’est-ce que ça peut faire si Safari consomme de la RAM si il y a encore de la RAM disponible ? Pourquoi vraiment est-ce un problème si Safari consomme 500 Mo ou un voire deux Go de RAM ? Est-ce que c’est vraiment un souci si cette mémoire n’est de toute façon pas utilisée par une autre application ? C’est le but du système d’exploitation d’attribuer de la mémoire, car la gestion qu’il en fait est bien trop complexe pour qu’on s’en occupe au final moins efficacement que lui.

Pour Apple, en fait, le but à long terme devrait être le même que pour iOS (et je pense que c’est leur objectif à long terme) : proposer le même système de gestion de mémoire que sur iOS où les apps sont tuées en arrière-plan et relancées automatiquement si besoin est (un mécanisme similaire existe dans macOS, mais je ne l’ai quasiment jamais vu en action), et où il n’y a finalement pas d’information sur la mémoire utilisée.

De nos jours, un navigateur web est une application complexe qui consomme de la RAM,  quasiment un système d’exploitation à lui tout seul, capable de gérer des applications de plus en plus complexes avec des langages interprétés dynamiquement, avec des contenus visuels ou sonores de plus en plus lourds (tiens, par exemple, placer des images Retina dans une page web, ça a forcément un impact sur la consommation mémoire de votre navigateur) . Quand Kirk dit que Google Docs consomme 500 Mo de RAM rien qu’en affichant uniquement une page blanche, c’est mésestimer la complexité de toute l’application autour de cette page. Nous ne sommes plus à l’époque de SimpleText, mais en 2016, et on s’attend à voir un traitement de texte (collaboratif en temps réel !) fonctionner à une vitesse correcte dans un navigateur web. Et pour que l’ensemble des fonctions de ce logiciel intégré au navigateur fonctionne… il faut sûrement plus de RAM que pour un Word. Et là encore, si j’ai encore de la RAM disponible, pourquoi devrais-je m’en priver si cela améliore les performances ? Si une page web consomme vraiment trop de RAM (et elles en consomment de plus en plus !), on peut toujours de toute façon la tuer sans stopper l’ensemble du navigateur (quel progrès mes aïeux !). Il arrive évidemment que certaines pages mal programmées génèrent des fuites de mémoire (j’en ai eu une aujourd’hui, en raison d’une vidéo mal programmée). Dans ce cas, pas le choix : tuez la page à l’aide du Moniteur d’activité, et passez à autre chose.

Mais alors, comment gérer la mémoire de son Mac ?

La réponse est en fait très simple : ne gérez la mémoire de votre Mac que lorsque c’est vraiment nécessaire, c’est-à-dire si vous constatez un ralentissement significatif d’activité, si une page web est plantée, si elle a un impact sur l’autonomie du Mac ou si ce dernier vous le demande poliment. Nous ne sommes plus dans les années 80, nos navigateurs sont des logiciels complexes qui ont besoin de mémoire pour fonctionner, tout comme l’ensemble de nos logiciels. Si vous avez encore la nostalgie des logiciels qui tournaient dans 100 Ko de mémoire, vous n’avez effectivement plus que vos yeux pour pleurer. Mais dans l’ensemble, macOS fait preuve d’une bonne efficacité dans la gestion de la mémoire. Ne le suppléez que si vous constatez un gros souci. J’ai eu par exemple le cas d’un logiciel (j’ai oublié lequel malheureusement) qui générait énormément de mémoire virtuelle (genre plusieurs dizaines de Go après quelques jours), alors qu’il s’agissait d’un logiciel simple qui se logeait dans la barre des menus. Lorsque j’ai constaté qu’il consommait plusieurs giga-octects de mémoire réelle probablement en raison d’une fuite de mémoire, je l’ai supprimé, et je n’ai plus eu de problème.

De même, n’oubliez pas que si vous disposez d’un SSD, la perte de performances imposée par la mémoire virtuelle est moins importante que pour un disque dur classique. Et si vous hésitez entre augmenter la mémoire installer un SSD pour améliorer un Mac vieillissant, investissez sans tarder sur le SSD !

Bref… Oubliez donc vos vieux réflexes, laissez vos programmes ouverts toute la journée si cela vous chante, et ne les quittez pas juste parce qu’ils consomment de la RAM à ne rien faire : au contraire, car cette mémoire sera disponible immédiatement en cas de besoin. Si macOS en a besoin, il saura sûrement la récupérer à son usage. Si vous quittez vos logiciels sans bonne raison, vous forcez le programme à se recharger de façon probablement inutile. N’ayez donc pas le Cmd+Q trop fréquent : vous ne feriez qu’y perdre côté inactivité. Et si toutes les fenêtres affichées d’un programme vous agacent, faites un clic droit > Masquer sur l’icône de l’application dans le Dock (ou Cmd + H pour masquer l’app en court, ou encore Cmd+Alt+H pour masquer toutes les autres applications en cours et ainsi dégager l’affichage). Ou pensez à exploiter le mode plein écran des applications macOS, c’est parfois aussi plus pratique.

Votre Mac ne pourra que vous en remercier !

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  1. Ainsi que la protection de la mémoire ou un vrai multitâche, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Matériel à vendre

Comme chaque année ou presque, je remets en vente une partie de mon matériel informatique.

IMPORTANT : si vous êtes intéressé par une de ces machines, merci de lire TOUT le pavé en bas de cette page avant de me contacter. Sinon, pas de réponse !

 
  • 1 iPhone 6s Plus, 64 Go, gris sidéral

Desimlocké, acheté chez Apple le 1/10/2015, sous AppleCare + (donc garantie étendue jusqu’au 1er octobre 2017). Excellent état général, juste deux petits chocs dans le coin inférieur gauche et supérieur droit, et très légères rayures indétectables à l’usage. Livré avec chargeur, câble Lightning et écouteurs Apple EarPods NEUFS.  650€ TTC.

iPhone 6s+ - Front
iPhone 6s+ - Back


wp-contentuploads2016IMG_2865.JPGwp-contentuploads2016IMG_2866.JPG

  • 1 iPad Air, 64 Go, Wi-Fi + 4G 
Desimlocké, acheté chez Apple le 1/10/2013. Excellent état général. Un magnifique sticker Super Mario au dos… Mais si vous n’en voulez pas, je le retirerai gratuitement ^^ Livré avec chargeur et câble Lightning. 450€ TTC.
iPad Air GG - FrontiPad_Mario
  • 1 NAS Synology 8 disques DS1812+. Caractéristiques ici. Excellent état, livré avec upgrade RAM 3 Go + 7 disques de 1 To chacun , mais vous mettez les disques que vous voulez dedans ! 600€, à négocier si vous ne voulez pas les disques.
  • 1 Mac Pro 2010, Quad-Core Intel Xeon 2.8 GHz (1 processeur), 3 disques 1 To, 32 Go de RAM (4×8 Go), ATI Radeon HD 5770, compatible Sierra ! 600€ TTC
  • 1 Xserve 2008, Quad-Core Intel Xeon Quad-Core Intel Xeon 2.8 GHz (quadcore 1 processeur), 16 Go de RAM (8×2 Go), disque interne 80 Go. 400€ TTC
  • bornes Airport Express 802.11b/g/n (modèle A1264) : celle avec l’ancien look, à directement insérer dans une prise murale ! 20€ TTC pièce.
  • borne Airport Express 802.11b/g (modèle A1088) : 10€ TTC.
  • 2 Apple TV : un modèle 2ème génération à 25€ TTC, et un modèle 3ème génération à 40€ TTC. Chacun livré avec télécommande d’origine.

Remarques importantes

– Tous les prix sont TTC.

– Les prix sont fermes et non négociables. Sauf si vous tenez tellement à acheter un de ces produits que vous êtes prêt à mettre plus, dans ce cas… ^^ Ne me contactez pas pour me demander si je suis prêt à le céder à moins que le prix annoncé, ça sera non.

– Chaque appareil est testé et fonctionnel. Si il y avait cependant un souci durant le premier mois d’utilisation, je la reprendrai sans discussion. Pour les machines couvertes par AppleCare, vous pourrez contacter directement Apple pour obtenir le support nécessaire.

– Les accessoires livrés d’origine sont normalement fournis. Si un adaptateur est nécessaire, je fournis celui d’origine ou un équivalent.

– Je peux établir une facture société pour certaines de ces machines (les plus récentes), certaines venant de mon stock professionnel, d’autres de mon stock personnel. Demandez la facture à la commande.

– Chaque machine pourra être récupérée directement à mon bureau à Vitry sur Seine (94). Éventuellement possibilité de livraison en main propre sur Paris ou sur la périphérie de Vitry sur Seine.

– Si vous souhaitez une configuration différente (disque plus gros ou SSD sur le Mac Pro, ajout de RAM), c’est faisable, mais ça ne sera pas gratuit :-) Contactez-moi et dites-moi exactement ce que vous souhaitez faire. Pour le Mac Pro, indiquez-moi également quel système vous souhaitez dessus.

– Possibilité d’envoi à vos frais sur la France métropolitaine (pas d’envoi à l’étranger). Dans ce cas, le règlement devra être effectué par virement AVANT l’envoi. L’appareil sera expédié dans les 7 jours suivant votre règlement. Pas de mandat-cash, pas de Western Union ou assimilé non plus.

Si vous êtes intéressé par un de ces appareils : envoyez-moi un e-mail à l’adresse ventes at gete point net. NE PAS M’APPELER POUR AVOIR PLUS D’INFORMATIONS OU POUR DEMANDER À ACHETER LA MACHINE. Que. Par. Mail. Merci.

Si vous avez des questions, envoyez également un e-mail. Vos adresses e-mail ne seront pas collectées à des fins commerciales. J’insiste.

De l’iPhone 7 et de la critique d’Apple en général

Mon copain Pierre Dandumont a rédigé hier un excellent billet intitulé Vous êtes lourd avec l’iPhone. Il synthétise généralement ce que je pense des gens qui critiquent les choix des autres, mais je vais juste en rajouter une toute petite couche en cette soirée de sortie d’iOS 10.

Honnêtement, j’en ai aussi marre qu’à chaque sortie d’appareil Apple, on entende les mêmes critiques des mêmes gens. « Pas révolutionnaire, ils ne font que suivre les autres, Steve Jobs n’aurait jamais fait ça », et tellement d’autres conneries dans le genre que j’ai décidé de prendre une grande décision :

Je ne vais plus essayer de vous convaincre de quoi que ce soit concernant Apple. Que ça soit la meilleure boite du monde, ou pas. Elle fait des produits qui me plaisent, ils peuvent ne pas vous plaire, et vous savez quoi ? Je m’en cogne. J’en ai marre d’être le punching-ball de vos frustrations ou de votre besoin d’être rassuré sur vos choix.

Ça fait vingt-deux ans que je suis dans le monde Apple, vingt-deux ans que j’entends les mêmes critiques, les mêmes raisonnements foireux, les mêmes analyses de comptoir de gens qui ne comprennent pas Apple, vingt-deux ans que je vois une boite au bord du gouffre se relever pour devenir l’une des plus incroyables success story du XXIe siècle.

Je viens de passer la quarantaine, j’en ai marre de devoir donner les mêmes explications aux mêmes gens ou à des nouveaux qui ont envie d’être rassurés sur leur propres choix. J’en ai marre des idées préconçues sur Apple, d’être traité de bobo (ça tombe bien, en 1996, j’étais un ringard) juste parce que je ne choisis pas d’être dans la majorité et de choisir d’utiliser des produits qui ME plaisent et qui ME font en plus bosser avec bonheur depuis 20 ans.

Donc, maintenant, si vous m’abordez en m’expliquant que « Apple c’est nul » ou « Apple c’est has been », pas grave. Je vous laisse à vos opinions, et je vais arrêter de chercher à argumenter. Je vais juste continuer à faire ce que j’aime, ne plus perdre mon temps, et continuer dans cet environnement dans lequel je m’éclate depuis plus de vingt ans, où j’ai rencontré des gens fantastiques, vécu des moments parfois délicats, parfois formidables, avec des vrais émotions. Je continuerai d’écrire de temps en temps pour me faire plaisir.

Et ça m’ira très bien.

Ah, et au passage : je stoppe les commentaires sur ce blog. Je n’écris pas pour me faire incendier, j’écris pour me faire plaisir.

Gete.Net Consulting : dix ans, le temps du changement

Il y a dix ans, j’annonçais dans ce billet le lancement de ma société de conseil informatique dédiée au monde Apple. C’était la fin de l’aventure Gete.net telle qu’on l’avait connue, et pour moi le début d’une nouvelle aventure… qui en réalité avait commencé quelques mois auparavant, puisque très officiellement, Gete.Net Consulting est née le 7 juillet 2006. Donc, je prendrai cette date comme date d’anniversaire.

Et depuis, que de chemin parcouru ! Plusieurs centaines de clients, des milliers d’intervention sur site ou à distance, des dizaines de formations dispensées, des centaines de Mac sauvés, de mises à jour installées, de solutions trouvées à des problèmes plus ou moins compliqués…

Évidemment, je n’avais pas pu prévoir certains événements, comme le fait qu’Apple réduirait significativement la voilure sur ses produits serveurs, ou, bien sûr, l’arrivée de l’iPhone et la révolution technologique qui en a découlé. Mais c’est ce qui fait aussi le sel de mon métier : chaque jour, de nouvelles technologies à connaître…

Dix ans, c’était aussi le moment de se poser un peu, de faire le point. De voir ce qui fonctionne… et ce qui ne fonctionne pas. De voir les erreurs qui ont été commises. De faire amende honorable. On peut toujours faire mieux. Cette année, donc, je mets en place de nouveaux outils : ça a commencé par une vraie gestion de tickets, la mise en place d’outils de gestion de parcs évolués, d’un outil de diagnostic capable de remonter des problèmes de façon pro-active, et bien d’autres choses encore. Cela a passé par ma re-certification, m’étant re-certifié 10.10 et 10.11. Cela passe aussi par la mise en place de nouveaux partenariats avec des sociétés spécialisés dans certains domaines, comme le réseau avancé ou la téléphonie, car il me semble impossible de pouvoir tout faire, tout bien. Il faut être conscient de nos limites, et de l’impossibilité de maitriser l’intégralité d’une chaine technologique parfois beaucoup trop complexe.

Et puis, dix ans, c’est long, et mon logo, créé à l’occasion du retour de Gete.net en 2003, avait pris un sacré coup de vieux.

Voici donc, roulements de tambours… Le nouveau logo de Gete.Net Consulting. Ou plutôt… les nouveaux logos.

Gete net LOGO Macbook 2000x2000 72dpiGete net LOGO iPhone 2000x2000 72dpiGete_net_LOGO_iPad_640

Et oui, des nouveaux logos. Car Gete.Net Consulting, ce n’est plus seulement le Mac, mais c’est aussi l’iPhone et l’iPad. J’ai souhaité à travers ces logos (créés par mon copain Benjamin Renaut) rappeler la diversité de la plate-forme Apple… et mon côté « Docteur du Mac » ^^

2016 sera donc une année charnière à bien des égards, et je tiens à remercier tous mes clients, passés, présents et futurs qui m’ont fait ou me feront confiance, à mes partenaires dans cette aventure, et à ceux qui m’ont poussé à me lancer1.

Pour finir… j’ai toujours aimé cette image du site apple.com, apparue début 2007. Juste une semaine avant le lancement de l’iPhone.

Welcome2007 20070101

J’aime à me dire aussi que pour Gete.Net Consulting, les trente dix premieres années n’étaient que le début…

  1. (Antoine, je pense toujours à toi).

APFS : un Système de Fichiers pour les rassembler tous

Je ne reviendrai pas sur les grosses annonces de la WWDC 2016, les communiqués de presse d’Apple étant assez complets. Je vais plutôt me concentrer sur une annonce qui n’a pas été faite durant la présentation, mais qui me semble assez importante pour justifier un billet complet sur le sujet :

Apple présente un nouveau sytème de fichier pour ses appareils.

Je le répète :

Apple présente un nouveau sytème de fichier pour ses appareils.

En quoi est-ce important ? Pour le comprendre, il faut revenir sur l’histoire mouvementée des systèmes de fichiers sur nos Mac.

Au tout début, fut le Macintosh File System

Le premier système de fichier du Mac est apparu avec le Système 1.0 en 1984, et s’appelait Macintosh File System, ou MFS pour les intimes1. Bien que sophistiqué pour l’époque, il a vite montré ses limites, avec un maximum de 4094 fichiers par volume, ou 20 Mo de taille maximale pour un volume2. Surtout, il ne permettait pas de créer des sous-dossiers : une seule hiérarchie de dossiers était possible. Ce système de fichier fut donc rapidement remplacé, et Mac OS 8 ne permettait plus de lire des volumes MFS (de façon assez rigolote, Apple a proposé un plug-in VFS (Virtual File System) pour lire des volumes MFS sur Mac OS X 10.4… Je laisse ceci comme un challenge pour mon copain Pierre Dandumont ^^). L’une des particularités de MFS est d’avoir apporté la compatibilité avec les sacro-saintes ressources des fichiers du Mac.

Donc, exit MFS3. Et bonjour HFS.

HFS : les grands débuts d’un grand système de fichiers

Dès l’arrivée du premier disque dur pour le Mac en 1985, Apple lance son nouveau système de fichiers : HFS, pour Hierarchical File System. Déjà beaucoup plus mur, il est taillé pour le futur proche : avec une taille maximale de fichiers de 2 Go, 65535 fichiers par volume qui peut atteindre 2 To, il ne semble pas prêt de montrer ses limites, alors que FAT16 sur Windows accepte des volumes de seulement 2 Go maximum (4 Go sur Windows NT), ce qui posera pas mal de soucis avec l’arrivée des premiers disques atteignant cette taille à la fin des années 90… Et finalement, il remplissait bien son office.

Enfin, presque. Car il restait un système de fichiers 16-bits, limité à de nombreux niveaux. Et en particulier, le nombre fixe de 65535 blocs d’allocation sur le disque créait un gâchis d’espace énorme. Un petit alias de quelques octets sur un disque de petite taille pouvait peser plusieurs Ko sur un disque de 1 Go. Et tout comme Windows a du faire le saut vers FAT32, le Mac a du passer vers un autre format de fichiers.

HFS+ : HFS, mais en (beaucoup) mieux

Exit la limite des blocs sur 16 bits : HFS+ (ou Mac OS Étendu) apporte la gestion de volumes sur 32 bits, réduisant ainsi la taille des blocs d’allocation et apportant plein de nouvelles fonctions sympa. Les volumes, lisibles à partir de Mac OS 8.1, sont également compatibles Unicode avec des noms de fichiers jusqu’à 255 caractères, mais le système en bénéficiera réellement avec l’arrivée de Mac OS X. Et donc, HFS+ devient obligatoire pour installer Mac OS X, si vous étiez assez fou pour l’installer dès le 21 mars 2001 sur votre Mac.

Mais attention ! Bien qu’il a été officiellement lancé en 1998, HFS+ n’a pas cessé d’évoluer depuis. Entre autres :

  • Le support de la journalisation avec Mac OS X 10.2.2. Cette fonction est essentielle sur les systèmes modernes : en cas de plantage, on peut se fier à l’état du journal pour retrouver l’état fiable d’un volume après un crash système plutôt que de faire un contrôle de cohérence sur l’ensemble du disque.
  • Les listes de contrôle d’accès (ACL) avec Mac OS X 10.4 ;
  • La gestion des hard links vers des dossiers, essentiellement pour Time Machine (Mac OS X 10.5) ;
  • La compression de fichiers (Mac OS X 10.6) ;

Et aujourd’hui, votre iPhone, votre Mac, votre iPad… utilisent encore une version améliorée d’HFS+. Un système qui a pratiquement 20 ans. Il était temps de changer. Car HFS+ commence à montrer ses limites, et à se montrer indigne de nos machines. Et c’est surtout avec Time Machine que les limitations commençaient à être atteintes.

En effet, Time Machine est très exigeant : on parle de stocker des centaines de milliers de fichiers, certains variant très peu, et pour lesquels la fiabilité est essentielle. Or, HFS+ échoue quasiment à tous les niveaux avec Time Machine :

  • Pas de déduplication de fichiers. Vous avez plusieurs copies de fichiers dans votre Mac ? Pas de bol, HFS+ va garder une copie de chaque fichier sur votre disque. Pire : vous disposez de plusieurs copies de fichiers dans vos sauvegardes Time Machine ? Pas de bol, il y aura autant de copies du fichier qu’il sera mentionné sur le disque, même s’il a été juste déplacé. Pas très efficace.
  • Pas de vérification de la cohérence des fichiers lors de la copie. Il n’existe pas de mécanisme permettant de s’assurer à 100% qu’une copie de fichier est totalement cohérente lors de la sauvegarde Time Machine. Votre fichier devrait être bien copié, mais… on ne peut pas le garantir à 100%.
  • Pas de snapshot. Et pourtant, ça serait génial, et pas que pour Time Machine. Vous faites une modification de votre système de fichier, vous installez une grosse mise à jour, vous redémarrez, BIM, machine plantée. Vous pouvez en une seconde retrouver votre disque tel qu’il était avant la màj. Le rêve.
  • Pas de sauvegarde atomique des fichiers. Vous avez déplacer un fichier dans l’arborescence de votre Mac ? Et oui, Time Machine est idiot, il ne le sait pas, parce que HFS+ ne peut pas lui dire qu’un fichier juste déplacé n’a pas besoin d’être recopié intégralement. Et du coup, il le sauvegarde à nouveau. Ne déplacez jamais vos dossiers de films téléchargés du net. Jamais.
  • Pas de gestion de clone de fichiers. Un clone de fichier est une copie de fichier qui ne prend pas de place sur le disque dur. Et toutes les modifications que l’on fait à ce fichier sont ajoutées sous la forme de blocs supplémentaires sur le disque. Exemple : J’ai créé un document Word, je l’enregistre, Time Machine le sauvegarde. Je rajoute un paragraphe : Time Machine re-sauvegarde tout le fichier, y compris la partie déjà enregistrée. Pas efficace. Avec un clone, Time Machine pourrait dire « ne sauvegarde que la partie manquante du fichier, le reste, je l’ai déjà en clone ».

Et Apple a failli nous apporter toutes ces fonctions. On y a cru. Vraiment.

ZFS : l’espoir douché

Avec l’arrivée de Mac OS X Server 10.6, Apple a annoncé également la compatibilité d’OS X avec le format ZFS. Ce système de fichiers créé par Sun portait tous nos espoirs pour un système de fichiers moderne. Mais très peu de temps après l’annonce, toute mention de ZFS est retirée, et on n’en entend plus parler du tout. On suppose pour éviter des problèmes de licences avec Sun… Mais n’empêche, les admins Mac sont malheureux, et même si une tentative de solution commerciale a existé quelques mois, elle a été rapidement tuée dans l’œuf. La tristesse absolue.

Et depuis, on voit les évolutions d’HFS+ qui s’améliore un peu, mais on souffre devant l’inefficacité de Time Machine à gérer son espace intelligemment. On voit des sauvegardes échouer bêtement, des disques se remplir inutilement, des espaces de stockage gaspillés. C’était même une blague récurrente dans le milieu : se demander si Apple, enfin, allait faire plaisir au célèbre John Siracusa en proposant enfin un système moderne. En effet, dans ses loooongues revues d’OS X, le problème du système de fichiers était régulièrement abordé par M. Siracusa, qui avait même consacré un article complet sur le sujet il y a pratiquement… dix ans.

On n’y croyait plus. On a attendu, on se disait qu’Apple ferait bien quelque chose un jour. Mais durant la conférence, rien. Désespoir.

Et soudain, un tweet qui tombe. L’espoir renait.

Bienvenue à Apple File System !

Apple File System (APFS) a été annoncé en douce, via le planning de la WWDC, juste à la fin de la conférence, et confirmé lors de la conférence OS State of the Union, beaucoup plus technique que la conférence inaugurale (historiquement, c’est même souvent celle où l’on découvre le plus de choses croustillantes). Un nouveau système de fichier, plus moderne à tous les niveaux, qui va faire sourire tout le monde et mieux sécuriser nos informations. Petit tour du propriétaire.

Un système de fichier unique, taillé pour les stockages modernes

APFS a été conçu pour tous les appareils Apple : de l’Apple Watch jusqu’au Mac, en pensant par l’iPhone et l’iPad, en tenant compte des spécifités des SSD ou mémoires flash qui les équipent. Ainsi, les fonctions TRIM sont nativement supportées, ce qui améliorera les performances et la durée de vie de ces mémoires solides.

Surtout, APFS n’a quasiment plus de limite : en étant un système de fichier 64 bits, il est capable de gérer jusqu’à neuf quintillions de fichiers. Soit un milliard de trilliards un million neuf milliards de milliards de fichiers (merci @mlamelot Jean-Paul Blanc, décidément, c’est pire que du Krazuki). Ça va, vous devriez être peinard pour pouvoir stocker vos trois documents Word sur votre bureau.

Plus intéressant encore, dans un monde où la synchronisation d’informations devient de plus en plus critique, APFS sait gérer des datations à la nanoseconde près. Ça parait étrange, mais le monde est ainsi fait : il faut que l’information devienne vraiment précise.

Une bien meilleure gestion de l’espace de stockage

APFS regorge d’astuces pour améliorer la gestion au jour le jour de l’espace de stockage. Certes, ce n’est pas très important si vous réinitialisez votre disque dur une fois tous les cinq ans, mais pour moi ou tous mes confrères qui avons l’habitude de formater des disques tous les jours, ce n’est pas négligeable ! Par exemple, l’allocation des blocs se fait de façon extensible dynamiquement, ce qui devrait rendre l’initialisation d’un disque beaucoup plus rapide et efficace à gérer dans le temps. De même, lorsqu’un fichier comporte beaucoup de « trous » dans ses données, la fonction dite « sparse file » permettra de mieux gérer l’espace de stockage, en réduisant la taille physique occupé par ces fichiers. Un peu comme si vous retiriez les trous d’un morceau d’emmental et compactiez tout le fromage pour qu’il prenne moins de place.

Notons encore des caractéristiques rigolotes comme le partage d’espace (space sharing) : imaginons que vous ayez formaté votre disque de 1 To en deux volumes, le premier contenant 100 Go de données, le deuxième en contenant 200 Go. Et bien, l’espace restant disponible annoncé sera de 700 Go au total, même si le disque a été divisé en deux volumes identiques. Magique ! Et particulièrement utile par exemple pour Boot Camp, puisque ça pourrait fonctionner quelque soit le système de fichier au dessus du container APFS.

Une meilleure sureté des données…

Vos données seront bien plus en sureté sur un disque initialisé avec APFS : en effet, divers mécanismes comme le copy-on-write ou « l’enregistrement sûr atomique », ou la coalescence des enregistrements permettront de s’assurer qu’un fichier soit toujours correctement enregistré sur votre disque. À bas les opérations à moitié effectuées !

… Ainsi qu’une meilleure sécurité !

La sécurité de vos données reste un sujet important de préoccupation pour Apple. D’où l’idée d’améliorer encore le chiffrement des disques après FileVault 2, en proposant carrément en option un chiffrement multi-clés avec des clés pour les fichiers et une clé spécifique pour les méta-données sensibles. Ainsi, même si la sécurité physique du disque est compromise, vos données restent chiffrées. De quoi rendre fous les gouvernements du monde entier.

APFS, l’ami de Time Machine (on l’espère)

Normalement, avec tout ça, la plupart des gros défauts abordés plus haut pour Time Machine devraient être de mauvais souvenirs.L’espace devrait être bien mieux géré, puisque le clonage de dossiers ou fichiers est nativement supporté, tout comme les snapshots. De quoi regagner énormément d’espace sur vos disques de sauvegarde, et rendre ces dernières beaucoup, beaucoup plus rapides. Et du coup, si vous utilisez Time Machine sur un serveur de fichiers, le réseau devrait beaucoup moins tirer la langue. On pourrait même imaginer une sauvegarde quasi-permanente et instantanée sur un autre disque, à intervalles hyper courts. Ça devient faisable.

Quelques limitations…

Évidemment rien n’est parfait dans ce bas monde, et pour cette première version beta publique de OS X Sierra, on rencontrera des limitations importantes :

  • L’impossibilité de démarrer sur une partition APFS ;
  • L’impossibilité de le partager en AFP (SMB obligatoire, de toute façon, AFP est officiellement annoncé comme déprécié, l’étape ultime avant d’être complètement retiré) ;
  • L’impossibilité de créer un volume insensible à la casse ;
  • L’absence de compatibilité Time Machine ;
  • L’impossibilité d’utiliser FileVault ;
  • L’incompatibilité avec les disques Fusion Drive, qui rassemblent disque dur physique et SSD pour créer un seul volume logique.
Pas d’inquiétude pour autant : à ce stade du développement, il est normal que certaines fonctions  soient indisponibles, aussi importantes qu’elles soient. Pour le moment, si vous avez installé la beta de MacOS Sierra, vous ne pouvez que créer des conteneurs APFS sur un disque. De quoi tester… mais attention à bien sauvegarder vos fichiers dans tous les cas :)

… mais énormément de promesse !

L’importance d’un système de fichiers efficace pour l’avenir n’est pas à négliger, et avec APFS, Apple prépare son futur pour les vingt prochaines années au minimum. D’autant plus qu’il semble qu’il sera possible de convertir dynamiquement un volume HFS+ en APFS.
À ce propos, les OS précédents ne seront pas capables de lire un disque APFS, mais est-ce qu’Apple renouvellera le principe très élégant des volumes HFS+ qui, lorsqu’on les branchait sur un Mac non compatible HFS+, n’affichaient pas une alerte d’initialisation du disque, mais montaient volume en affichant juste… un fichier texte appelé «  Where_have_all_my_files_gone » ? Une solution typiquement Apple.
En tout cas, Apple nous fait désormais attendre 2017 avec impatience pour profiter enfin d’un système de fichiers modernes. Et pour ne rien gâcher, ses spécifications techniques seront open source, contrairement à NTFS ou exFAT. Prends ça dans les dents, Microsoft !
  1. Oui, cette abréviation est beaucoup plus drôle à dire quand on parle français.
  2. En réalité, 20 Mio)
  3. excitées mes… quoi ???

Jouez au Bingo WWDC 2016 !

Allez, hop, pour s’amuser durant la présentation de la WWDC ce soir, une petite grille de bingo à remplir ! Si vous faites une ligne, criez « BINGO » (et éventuellement servez-vous à boire).

Grille du bingo WWDC 2016

 

Télécharger la grille du bingo_WWDC_2016 ici (PDF, 69 Ko)