Tous les articles par Guillaume

Bonne année 2022

Pour 2022, je vous souhaite… qu’est-ce qu’on peut souhaiter, tiens, après les deux dernières années qu’on vient de passer ?

Et bien, qu’on se sorte le plus vite possible de ce merdier.

Et du coup, je vous souhaite en priorité la santé, et ensuite, des mise à jour de macOS qui pèsent moins d’une tonne.

Plus sérieusement, bonne année 2022 à toutes et tous, et prenez soin de vous.

De mon côté, je me suis mis comme challenge de publier un article par jour durant toute l’année. Mais comme je n’ai rien publié hier, on dira qu’on va essayer de faire un article par semaine, et ça sera déjà pas mal.

Matériel à vendre

Comme chaque année ou presque, je remets en vente une partie de mon matériel informatique, essentiellement Apple. Tout le matériel présenté est testé, réinitialisé et remis en état avec la dernière version de système disponible dans la plupart des cas.

IMPORTANT : si vous êtes intéressé par un de ces matériels, merci de lire TOUT le pavé en bas de cette page avant de me contacter. Sinon, pas de réponse !

MacBook Air Intel (Retina, 13 pouces, 2019) – Core i5 1,6 Ghz Double cœur. – RAM : 8 – Stockage : 256 (SSD) – clavier FR Azerty – État de la batterie : 30 charges – Livré avec : Chargeur, carton d’origine
Offert : rallonge Apple – PRIX : 750€ – Frais d’expédition : 50 €.

MacBook Air (Retina, 13 pouces, 2019) – MBA 13.3 SILVER/Core i5 1,6 Ghz Double cœur – clavier FR Azerty – RAM : 8 Go – Stockage : 128 Go – État de la batterie : une trentaine de charges – Livré avec : Chargeur, carton d’origine, offert : rallonge Apple – PRIX : 650€ – Frais d’expédition : 50 €

iPhone SE (1ere Gen) – 64 Go, Space Gray – RAM : – Stockage : 64 – État de la batterie : Batterie à changer – Livré avec : chargeur, câble Lightning. PRIX : 60 € – Frais d’expédition : 15 €

iPad (5eme gen) – Space Gray, Wi-Fi uniquement – Stockage : 32 Go – Livré avec : Chargeur, carton d’origine – PRIX : 180€ – Frais d’expédition : 30 €

iMac (Late 2013) 21,5″ – Core i5 2,7 Ghz – RAM : 8 – Stockage : 512 (SSD) – État de la batterie : N/A – Livré avec : SANS clavier NI souris – PRIX : 250 € – Frais d’expédition : 50 €

iMac (20 pouces, mi-2007) – 2,4 Ghz Intel Core 2 Duo – RAM : 4 – Stockage : 120 Go SSD – État de la batterie : N/A – Livré avec : SANS clavier NI souris – PRIX : 60€ – Frais d’expédition : 50 €

Mac mini Server (mi-2010) – 2,6 Ghz Intel Core 2 Duo – RAM : 6 – Stockage : 2 x 500 Go (SATA) – État de la batterie : N/A – Livré avec : Câble d’alimentation – PRIX : 120€ – Frais d’expédition : 30 €

iPod Touch 1ere Gen édition RED – Stockage : 32 Go – État de la batterie : OK – Livré avec : chargeur + câble iPod – PRIX : 100 € – Frais d’expédition : 10 € (NB : légère trace de coup au dos de l’appareil, très légères

Coque transparente Magsafe pour iPhone 12 – Déballée mais jamais utilisée – RAM : – Stockage : – État de la batterie : – Livré avec : – PRIX : 40€ – Frais d’expédition : 5 €

NAS Synology DS218+ – Livré sans disque – RAM : – Stockage : – État de la batterie : – Livré avec : Cable d’alimentation
Câble USB 3 – PRIX : 200€ – Frais d’expédition : 30 €

Baie Promise Pegasus 2 – 4 baies – Thunderbolt 2 – RAM : N/A – Stockage : 4 x 4 To – État de la batterie : – Livré avec : Cable d’alimentation
Câble Thunderbolt 2 – PRIX : 500€ – Frais d’expédition : 60 €


Baie Drobo DRDR4-A – 5 Baies – USB 3, eSATA, FireWire 800 – RAM : – Stockage : Sans disque – État de la batterie : – Livré avec : Cable d’alimentation
Câble USB 3
Câble eSATA – PRIX : 150€ – Frais d’expédition : 30 €

Baie Drobo Gen 3 – 4 Baies – USB 3 – RAM : – Stockage : Sans disque – État de la batterie : – Livré avec : Livré avec rallonge et carton d’origine
Câble USB3 – PRIX : 100€ – Frais d’expédition : 30 €

Apple Thunderbolt Display 27 – Connecteur très légèrement dénudé mais réparé et mais totalement fonctionnel ! Livré avec : câble d’alimentation – PRIX : 400€ – Frais d’expédition : 50 €

Borne Airport Extreme Gigabit Ethernet – Livrée avec : Cable d’alimentation – PRIX : 20€ – Frais d’expédition : 5 €

Borne Airport Express (Gen 1) – Livrée avec : Cable d’alimentation – PRIX : 10€ – Frais d’expédition : 5 €

Borne Airport Express (Gen 1) – Livrée avec : Cable d’alimentation – PRIX : 10€ – Frais d’expédition : 5 €

Borne Airport Express (Gen 2) – Livrée sans accessoire – PRIX : 20€ – Frais d’expédition : 5 €

Clavier Bluetooth Apple A1314 – Azerty – 2 piles – Livré sans pile – PRIX : 30€ – Frais d’expédition : 5 €

Clavier Bluetooth Apple – Azerty – 2 piles – Livré sans pile – PRIX : 30€ – Frais d’expédition : 5 €

Trackpad Apple (1ère génération) Livré sans pile – PRIX : 30€ – Frais d’expédition : 5 €

Apple Magic Mouse – livrée sans pile – PRIX : 30€ – Frais d’expédition : 5 €

Switch HP Procurve JE008A – 24 ports Gigabit + 4 ports d’extension – manageable – 70€

Remarques importantes

– Tous les prix sont TTC.

– Les prix sont fermes et non négociables. Sauf si vous tenez tellement à acheter un de ces produits que vous êtes prêt à mettre plus, dans ce cas… ^^ Ne me contactez pas pour me demander si je suis prêt à le céder à moins que le prix annoncé, ça sera non.

  • Je privilégierai la vente à des personnes que je connais en priorité.
  • Chaque appareil est testé et fonctionnel. Si il y avait cependant un souc majeur durant le premier mois d’utilisation, je la reprendrai sans discussion.
  • Les accessoires livrés d’origine sont normalement fournis. Si un adaptateur est nécessaire, je fournis celui d’origine ou un équivalent.
  • Je peux établir une facture société pour certaines de ces machines (les plus récentes), certaines venant de mon stock professionnel, d’autres de mon stock personnel. Demandez la facture à la commande.
  • Chaque machine pourra être récupérée directement à mon bureau à Vitry sur Seine (94). Éventuellement possibilité de livraison en main propre sur Paris ou sur la périphérie de Vitry sur Seine.
  • Si vous souhaitez une configuration différente (disque plus gros ou SSD sur un iMac, ajout de RAM), c’est faisable, mais ça ne sera pas gratuit :-) Contactez-moi et dites-moi exactement ce que vous souhaitez faire.
  • Possibilité d’envoi à vos frais sur la France métropolitaine (pas d’envoi à l’étranger). Dans ce cas, le règlement devra être effectué par virement AVANT l’envoi. L’appareil sera expédié dans les 7 jours suivant votre règlement. Pas de mandat-cash, pas de Western Union ou assimilé non plus.

Si vous êtes intéressé par un de ces appareils : envoyez-moi un e-mail à l’adresse ventes at gete point net. NE PAS M’APPELER POUR AVOIR PLUS D’INFORMATIONS OU POUR DEMANDER À ACHETER LA MACHINE. Que. Par. Mail. Merci.

Si vous avez des questions, envoyez également un e-mail. Vos adresses e-mail ne seront pas collectées à des fins commerciales. J’insiste.

macOS Monterey : réintégrer un Mac dans Apple Business Manager

J’en avais un peu parlé dans mon article sur la WWDC 2021 : il est désormais possible avec macOS Monterey de réintégrer un Mac dans une solution Apple Business Manager ou Apple School Manager, même si ce dernier n’a pas été acheté dans le circuit Apple classique (à savoir : un revendeur Apple agréé entreprise, ou un Apple Store). C’était pourtant possible depuis quelques temps pour les appareils iOS et iPadOS, à l’aide de l’app Apple Configurator pour macOS. Si vous ne connaissez rien à Apple Business Manager, je vous invite à voir ma conférence sur le sujet.

Mais alors, comment ça se passe ? Et bien, il faudra passer par l’app Configurator… pour iPhone ou iPad. Celle-ci est encore en bêta (disponible entre autres sur AppleSeed for IT), mais elle ne devrait plus trop tarder à être disponible pour tous (croisons les doigts). Il y a cependant quelques contraintes importantes pour pouvoir réintégrer un Mac dans Apple Business Manager : 

– le Mac doit être équipé d’un processeur Apple Silicon, ou d’un contrôleur de sécurité T2 (liste ici) ;

– Le Mac doit être intégralement effacé au préalable (par exemple en utilisant la fameuse commande startosinstall avec l’option eraseinstall).

– Un administrateur du Mac peut retirer le poste d’Apple Business Manager durant 30 jours après l’enrôlement, simplement en le désenrôlant. Après 30 jours, l’intégration dans Apple Business Manager devient définitive.

J’ai testé avec un Mac que j’avais révoqué il y a quelques temps d’Apple Business Manager, et que je souhaitais réintégrer.

 

Une fois l’app Configurator installée sur l’iPhone ou l’iPad, il faut la lancer et la configurer avec un compte de votre instance Apple Business Manager. Le compte utilisé doit disposer des droits de Gestionnaire d’inscription des appareils.

Enrolement Configurator 9

Une fois configurée, l’app propose de chercher un Mac pour l’enrôler. Approchez donc votre iPhone de votre Mac (ce dernier doit être sur l’écran de choix du pays), et si tout va bien, l’écran va alors afficher le QR Code magique d’Apple. Il faudra alors essayer de mettre le motif dans le cercle. Attention, c’est plus facile à dire qu’à faire : si l’écran a un peu trop de reflet, ou pas assez de lumière, ça peut être délicat. J’ai remarqué que ça fonctionnait mieux avec la luminosité poussée à fond.

Enrolement Configurator 12

Si vous n’arrivez pas à faire reconnaître le motif pour appairer le Mac à l’iPhone, pas d’inquiétude : vous pouvez aussi utiliser un code unique à afficher sur le Mac et à recopier sur l’iPhone.

Enrolement Configurator 13

L’iPhone va alors transférer ses réglages de réseau au Mac (soit en utilisant le Wi-Fi existant, soit en transférant un profil créé au préalable et contenant la configuration Wi-Fi souhaitée). 

Enrolement Configurator 11

Si tout se passe bien, le Mac est alors ajouté (vous pouvez voir le statut de l’ajout en cliquant sur l’icône de liste en bas à droite).

Enrolement Configurator 8

Et voilà, le Mac est correctement assigné à votre instance Apple Business Manager ! Enrolement Configurator 3

Cependant, il ne pourra pas être associé automatiquement à votre MDM : il sera listé dans un MDM spécifique Apple Configurator. Vous devrez donc attribuer votre MDM habituel à votre appareil dans Apple Business Manager avant de le redémarrer.

Enrolement Configurator 2

Notez qu’on rencontre parfois des bugs toujours rigolos liés à Apple Business Manager, ainsi le MacBook Pro ajoutait apparaissait comme… un iMac. Ça arrive de temps en temps… mais ça n’a pas impact à l’utilisation.

Même si Apple a mis pas mal de limitations sur cette fonctionnalité, cela reste une nouveauté fort utile dans certains cas, qui devrait faciliter le redéploiement des anciens Mac dans les parcs informatiques des entreprises ou des écoles.

Gérer les instantanés Time Machine APFS avec macOS Monterey

NB : MacG a publié quasiment le même article quelques heures avant moi… Promis, j’ai pas copié ! :D

Une petite nouveauté qui n’a pas été très mise en avance par Apple : désormais, vous pouvez gérer les instantanés locaux (snapshots) APFS utilisés par Time Machine pour la sauvegarde à l’aide d’Utilitaire de disque. Les instantanés, ce sont ces sauvegardes Time Machine qui ne sont pas exécutées directement sur un disque externe, mais qui sont stockés sur le disque interne de votre Mac, par exemple lorsqu’il est déconnecté du disque de sauvegarde quand vous êtes en vadrouille avec votre MacBook Pro flambant neuf. Jusqu’à maintenant, Apple ne permettait pas un accès simple à ces disques, à l’exception de l’utilisation de la commande tmutil.

Désormais, avec Monterey, c’est beaucoup plus simple : lancez Utilitaire de disque et cliquez sur le menu Présentation > Afficher les instantanés APFS.

Hop ! Instantanément (huh huh), une nouvelle zone apparaît dans la fenêtre, vous permettant de visualiser ces fameux instantanés. Vous pouvez même double-cliquer sur un instantané dans la liste pour le monter sur le Bureau, comme une vulgaire disquette (oui, on est en 2021, et je parle de disquettes, jugez-moi). Vous pouvez alors naviguer dans la sauvegarde pour essayer de retrouver un fichier (est-ce vraiment plus intéressant que de passer par la jolie interface de Time Machine, je vous laisse juge).

Surtout, vous pouvez décider de supprimer des instantanés s’ils prennent trop de place (la colonne Taille privée vous indique l’occupation de l’instantané sur le disque). Il suffit effectivement de sélectionner un instantané puis de cliquer sur le bouton Moins pour le dégager sans sommation (enfin presque, vous devrez quand même valider la suppression de l’instantané).

Bon, en pratique, à moins de travailler pour la NSA, pas vraiment besoin de s’occuper de nettoyer les sauvegardes Time Machine à la main, vu qu’il y a un processus de macOS qui s’occupe de faire le ménage quand c’est nécessaire… Mais c’est toujours sympa de voir qu’Apple s’occupe de donner un peu plus de visibilité à certaines fonctions.

Le retour du MacBook Pro

Il y a encore quelques années, Apple était révérée pour le talent de ses designers, pour sa capacité à proposer des nouveaux ordinateurs qui imposaient des concepts radicalement différents, ou qui étaient tout simplement les meilleurs de leur catégorie. C’était en particulier vrai pour les Mac portables, qui restaient le fer de lance de la gamme, sur un marché en demande d’hyper-mobilité. 

C’était vrai jusqu’en 2015. Et là… c’est le drame

Le MacBook Pro 2016, accompagné de ses fameux ports USB-C et de sa Touch Bar représente le moment où Johnny Ive et son équipe sont probablement allés trop loin. Le moment où on est passé de Design is how it works à uniquement Design is how it looks. Où la recherche de la finesse absolue s’est fracassée sur la réalité de la physique et des besoins des utilisateurs. Notons, entre autres :

  • la Touch Bar, qui malgré ses quelques rares avantages par moment, a rapidement été considérée comme une erreur ergonomique1 ;
  • Les ports USB-C, seule porte de communication vers l’extérieur, alors que les périphériques USB-C étaient inexistants ;
  • La suppression de certains ports utilisés couramment sur les portables, comme le HDMI et le SD-Card ;
  • La suppression du connecteur MagSafe, idée géniale du connecteur magnétique qui est fixé mais pas trop sur le Mac et qui a sauvé tellement de machines ;
  • Et surtout, surtout… le fameux clavier papillon. Ça aurait pu être une bonne idée si la fiabilité avait été là. Manque de bol, le clavier papillon a été une catastrophe industrielle comme rarement chez Apple. Un programme de réparation existe toujours, j’ai du faire changer mon clavier 2 fois, pareil pour celui de mon épouse. Pire encore, il a été impossible de vraiment fiabiliser ce matériel dans le temps.

Tout ça pour gagner quelques millimètres sur une machine… qui n’avait pas forcément besoin de cela. Et ces quelques millimètres ont sûrement coûté très cher à Apple au final.

Les nouveaux MacBook Pro semblent à l’opposé de tout cela. La preuve : l’épaisseur du MBP 16″ et son poids ont augmenté (oh de rien du tout, hein, 0,6 mm, et 100 grammes. Mais quand même). Depuis combien d’années n’était-ce pas arrivé ? Depuis quand n’avions-nous pas entendu Apple répéter que le nouveau MacBook Pro était plus fin que le précédent ?2

Et surtout, il semblerait que les équipes d’Apple ont tellement écouté les clients. HDMI ? Check. MagSafe ? Un peu, mon neveu (et allez, c’est cadeau, vous pourrez quand même continuer à charger en USB-C, et on propose même en option juste le câble USB-C vers MagSafe, gardez vos chargeurs !). Lecteur SDXC ? Hop, c’est cadeau. Touch Bar ? On est d’accord, des touches physiques finalement c’est pas plus mal, on la dégage. Clavier papillon ? Hmmm nan, on remet l’ancien, et avec des flèches de direction en T inversé vu que c’est mieux. 

Je serais Johnny Ive, je me poserais quand même des questions. 

Mais ça ne s’arrête pas là. En fait, Apple aurait juste annoncé ces nouveautés, tout le monde aurait déjà été content.

Mais il y a les processeurs Apple Silicon. J’avais oui dire il y a un an que le M1 n’était que le début, et qu’il allait falloir attacher nos ceintures pour la suite. Et bien, la suite ne déçoit clairement pas. 

Non seulement les performances des M1 Pro et M1 Max sont hallucinantes, mais elles ne se font pas au détriment de l’autonomie. Grosso modo, la puissance de calcul est phénoménale, avec un bond de performance jamais vu d’une génération à une autre de processeur, sur une seule année, avec une consommation électrique incroyable. Sans oublier l’arrivée de l’écran Promotion, qui améliore encore l’autonomie sur un écran Mini-LED magnifique. Alors oui, il y a une encoche en haut de l’écran, et vous savez quoi ? Ça choquera 5 mn, on entendra parfois « Hin hin » et… on passera à autre chose. 

Le mieux dans tout cas ? La gamme n’a pas augmenté de prix. Comparé aux MBP de 2016, les tarifs sont identiques. Et, bonus : Apple a arrêté certaines petites mesquineries, comme forcer à prendre un modèle supérieur pour disposer de certaines options. Vous voulez un MacBook Pro 14″ mais bénéficier d’un M1 Max Pro gavé de RAM ? C’est possible ! Même le stockage des versions de base sont très bien dotées, avec un SSD de 512 Go.

En clair : des Mac ultra-puissants, dotés d’un équipement digne de ce nom, qui redonnent enfin ses lettres de noblesse à cette gamme maltraitée. 

Le MacBook Pro est mort. Vive le MacBook Pro !

  1. Je n’ai jamais eu un dégoût profond pour la Touch Bar, mais à part quelques petits points très particuliers, je n’ai jamais ressenti un manque depuis que je suis passé au MacBook Air M1.
  2. J’ai vérifié dans le communiqué de presse : le mot fin n’est pas cité.

L’airtag à 15000€

Gros choc au réveil ce lundi matin : en ouvrant mon bureau, je découvre que j’ai été cambriolé durant la nuit. Bilan des courses : une dizaine de MacBook (Air et Pro), ainsi qu’un iPad, volés, perdus corps et âme. Not cool. D’autant qu’une bonne partie de ce matériel est du matériel de test de mes clients. Stress total, même si je sais que ce ne sont pas des machines contenant des données sensibles. Mais quand même, les boules, en plus du stress de savoir qu’on a été visité la nuit.

Visite de la police scientifique, puis de la police tout court en début d’après-midi, et là, je constate qu’en plus du matériel, ma sacoche contenant mes papiers, CB et autres joyeusetés a été volée. Ainsi que… mon sac à dos.

Tiens donc. Un sac à dos et une sacoche où j’ai glissé un AirTag. Lançons donc vite l’app Localiser…

Mon sac et ma sacoche ont été vus quelques heures plus tôt. Deux rues plus loin. Littéralement.

Je rappelle la police, leur indique l’emplacement, ils me préviennent que je dois me rendre sur place, et m’y rejoignent. Toujours stressé mais un peu excité, j’arrive devant le lieu où est censé se trouver mon sac. Un petit immeuble. L’app Localiser confirme : le sac est bien dans le coin ! Les policiers arrivent, et pensent que le sac se trouve dans un squat quelques mètres plus loin.

« Hmmm non m’sieur l’agent, vous connaissez peut-être pas les Airtag, mais c’est vraiment précis. Là, on me dit bien que c’est de ce côté de la rue. Essayons d’être plus précis… » J’active la fonction Localiser pour essayer d’être le plus précis possible… Le sac est sensé être là. Mais là, il n’y a que des buissons…

L’un des policiers se penche par dessus, et dit « ah oui, y’a quelque chose là-dedans, et soulève… mon sac à dos.

« Euh, dites donc, il est super lourd ce sac ».

Tu m’étonnes.

Donc mon cambrioleur a fait une légère erreur : en prenant mon sac à dos, il a aussi embarqué son AirTag. Et il a posé tous les Mac dans ce sac à dos, qu’il a déposé dans ce buisson, sans doute pour le récupérer la nuit tombée…

Malheureusement, pas de trace de ma sacoche. Mais honnêtement… c’est un moindre mal. Et je sais que j’ai eu énormément de chance…

Donc : merci l’AirTag. Sûrement un de mes meilleurs investissements de cette année. Et merci aux policiers qui ont suivi mon dossier avec attention (et qui ont été assez épatés quand je leur ai expliqué le fonctionnement des AirTags).

Quand à moi, je vais un peu mieux sécuriser mes locaux. Quand même.

Attention à la mise à jour Big Sur depuis macOS Mojave !

Nous sommes actuellement chez Gete.Net Consulting (enfin, chez nos clients) en période de migration d’OS, et pour beaucoup, nous avons fait le choix de basculer directement de Mojave (10.14.x) vers macOS Big Sur (11.4). Pas de souci jusqu’à la semaine passée… où nous avons mis à jour notre package d’installation vers macOS 11.6.

Et là, c’est le drame…

Depuis le passage sur la version 11.6, l’installation échoue systématiquement et a une fâcheuse tendance à complètement planter les Mac, obligeant à une réinstallation complète. Nous sommes revenus sur le package d’installation 11.4, et plus de souci. Cela semble assez bien confirmé sur le Slack MacAdmins, où de nombreux administrateurs système rencontrent le même problème.

Donc, si vous devez faire un saut conséquent de version de macOS, évitez pour le moment les logiciels d’installation 11.5 et 11.6, et préférez le logiciel d’installation 11.4.

WWDC 2021 : les trucs que vous avez râtés (surtout si vous n’êtes pas un Sysadmin Apple)

Bien souvent, quand on est administrateur de parc Apple, les nouveautés les plus intéressantes d’une WWDC ne sont pas celles que l’ont découvre avec tout le monde durant la conférence inaugurale, mais plutôt les petits nuggets comme j’aime à les appeler, ce qui est relégué dans d’obscures notes de développeur ou autres.

Pour ma part, j’ai noté quelques changements très bienvenus dans macOS 12 en particulier et un peu également sur iOS en lisant les Release Notes des nouvelles versions beta de macOS et iOS. Entre autres :

Effacer le contenu et les réglages débarque sur macOS !

Que je l’attendais, cette fonction qui existe depuis les débuts de l’iPhone, surtout avec l’arrivée des partitions système et données séparées avec macOS 10.15 ! Et c’est désormais possible pour les Mac équipés de co-processeur T2 ou les Mac Apple Silicon :

Cette commande lance en réalité un utilitaire appelé Erase Assistant (localisé dans /System/Library/CoreServices/), qui vous prévient que certaines données seront supprimées, et vous invitera à désactiver votre compte iCloud si nécessaire sur ce Mac, ou ici, les empreintes liées à Touch ID :

Enfin, une fois qu’on clique sur Continuer, une petite alerte, et l’obligation de saisir le mot de passe d’un compte d’administrateur (quand même).

Mine de rien, c’est un apport énorme, en particulier pour les gens qui comme moi restaurent régulièrement des Mac pour faire des tests d’intégration. Fini les 20 à 30 minutes de réinstallation !

Notez que les administrateurs qui ont enrôlé leurs postes dans un MDM pourront aussi restrreindre cette possibilité… ou la lancer à distance sur un poste via une commande MDM. Le bonheur.

L’enrôlement de n’importe quel Mac dans Apple Business Manager et Apple School Manager, enfin possible !

Ça aussi, on l’attendait énormément, surtout que la possibilité existait depuis quelques temps sur iOS. Explication : depuis quelques temps déjà, il est possible d’intégrer dans les plate-formes Apple Business Manager et Apple School Manager des appareils iOS et iPadOS, même s’ils n’avaient pas été acheté à la base dans un canal validé par Apple. Pour comprendre ce point, il faut expliquer un peu l’enrôlement automatisé d’appareils (ADE pour Automated Device Enrollment, appelé auparavant DEP). Je ne reviens pas sur les détails du DEP de l’ADE, j’ai tout expliqué en détails durant cette magnifique conférence sur le sujet lors de Command-IT en 2019.

Mais voilà. Pour intégrer un appareil dans ABM/ASM, il fallait que le poste soit acheté dans un canal validé par Apple, avec un compte d’entreprise. Ce qui pouvait être très pénible : j’ai par exemple parfois acheté des appareils qui ne pouvaient pas être enrôlés, car achetés sur mon Apple ID personnel, et non pas sur un compte d’entreprise dédié. Idem avec les appareils achetés d’occasion. Du coup, impossible de réintégrer ces appareils à posteriori dans un compte d’entreprise. Parfois fort pénible.

Il y a quelques temps (iOS 13, je crois), Apple a proposé une parade pour les appareils iOS, en permettant leur réintégration dans un compte ABM/ASM à l’aide de l’app Apple Configurator sur macOS. Et bien, désormais… on va pouvoir faire l’inverse ! Pour les appareils iOS, un effacement de l’appareil sera indispensable depuis Configurator afin de le placer en mode supervisé, avec une inscription de l’appareil avec un profil d’enrôlement spécifique. Profil qui devra être conservé durant trente jours sur l’appareil : s’il est supprimé par l’utilisateur, l’appareil sera sorti du compte ABM/ASM, mais au-delà de 30 jours, l’inscription devient définitive.

Pour macOS, il faudra lancer l’application Configurator pour iOS, s’authentifier avec un compte disposant des droits Administrateur ou gestionnaire d’enrôlement d’appareils, et scanner une image dans l’assistant macOS. Ensuite, le Mac se verra assigné un serveur MDM virtuel « Ajouté par Apple Configurator » dans ABM/ASM, et pourra enfin se voir attribué son serveur MDM définitif.

Mine de rien, là aussi, c’est un énorme pas en avant de la part d’Apple.

Les administrateurs peuvent enfin supprimer des System Extensions

Depuis quelques versions de macOS, Apple pousse les System Extensions en remplacement des extensions de noyau (Kernel Extension) pour les logiciels qui n’en ont pas vraiment besoin. De nombreux éditeurs de logiciels ont fait le saut vers les System Extensions (ou sont en train de le faire), en particulier les éditeurs de solutions antivirus ou de contrôle de traffic (VPN, firewall…).

Soyons clair : l’implémentation des System Extensions a été pour le moins chaotique, en particulier leur pendant réseau, les Network Extensions. Éditeurs pas prêts au lancement de Big Sur, gestion des autorisations par les administrateurs pour le moins foireuse sur Big Sur en raison de bugs côté Apple… Pour être clair, la gestion des System Extensions ne fonctionne bien que depuis macOS 11.3.

Et il y avait surtout une limitation très pénible. Lors de la suppression d’une System Extension, il faut absolument que cette dernière soit supprimée par l’utilisateur lui-même, et plus précisément, en supprimant l’application associée à cette System Extension. Le problème, c’est quand vous passez par exemple d’un outil de contrôle de poste à un autre : l’administrateur ne peut pas lancer un simple script pour simplement supprimer l’extension, mais doit forcément demander à un moment ou un autre l’autorisation à un compte d’administrateur local du poste de la supprimer. Ce qui peut compliquer la gestion.

Désormais, les administrateurs qui ont proprement enrôlés leurs Mac dans un MDM disposeront d’une commande supplémentaire pour supprimer les System Extensions d’une app, sans avoir besoin de demander l’autorisation d’un compte d’administrateur local. Ouf !

Des mises à jour moins lourdes !

C‘est un truc qui me rend fou (et pas que moi) : la taille des mises à jour (et leur durée d’installation, aussi), depuis Big Sur. Mais ça va peut-être changer Une info trouvée par mon inestimable Laurent Pertois à moi que j’ai : la taille des mises à jour de macOS devrait être significativement réduite dans macOS 12, jusqu’à 2 Go de réduction dixit Apple (bon, ils précisent pas de combien on part, cela dit, parce que si la mise à jour fait 10 Go mais qu’on gagne 2 Go, bon…).

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la bande passante et l’espace-disque. Mais j’attends de voir, quand même.

Des fonds d’écran à la demande

Tiens, ça aussi ça m’énervait, et là aussi Apple a fait des efforts : finis les plus de 1 Go de fonds d’écran, on passe à peine à une centaine de Mo, et quand on choisit un fond qui n’est pas sur le Mac, un petit nuage à côté de son titre vous invite à le télécharger.

Une meilleure gestion des mises à jour

Dire que la gestion des mises à jour dans macOS 11 était compliquée est un euphémisme. En réalité, depuis qu’Apple a forcé le déploiement des mises à jour de macOS avec une taille de mise à jour colossale, mettre à jour son Mac n’a jamais été plus complexe. Et forcer à mettre un parc à jour encore plus ! Du coup, on saluera l’arrivée de nouvelles commandes MDM (en espérant qu’elles fonctionnent bien cette fois-ci) pour forcer les mises à jour mineures OU majeures avec un délai de grâce pour l’utilisateur. Reste à voir comment tout cela va s’articuler, mais cela reste une bonne nouvelle.

C’est tout pour le moment, mais d’ici la sortie officielle de macOS Monterey, je suis sûr que nous aurons plein d’autres petits trucs à découvrir. Stay tuned

Quand Apple Notes est un poil trop gourmand

Depuis quelques temps (en fait depuis mon passage sur Big Sur ou sur le M1), je rencontre un bug curieux avec l’app Notes sur mon Mac : son utilisation du processeur est juste complètement démesurée (conjointement à une hausse également de consommation CPU) pour WindowServer :

Cela se traduit du coup par une baisse significative de l’autonomie et une chauffe excessive de la machine (ce qui est quand même fâcheux sur les Mac M1).

Après recherche, il s’avère que je ne suis pas le seul (comme souvent dans ce cas-là), et la solution semble relativement simple : il faut basculer du mode de présentation en liste vers une présentation en mode Galerie. Vous pouvez pour cela soit cliquer sur l’icône ad hoc, soit cliquer sur le menu Présentation > Par galerie.

Bon, le souci, c’est que c’est évidemment pas une vraie solution, le mode Galerie étant moins pratique que le mode Liste à mon goût, et du coup j’ai remonté le bug à Apple (FB9122849). N’hésitez pas à le remonter également afin de le faire corriger.

Le petit secret des iMac colorés

On a beaucoup parlé des couleurs des magnifiques nouveaux iMac cette semaine, et la comparaison avec les modèles des années 1990 était aussi assez évidente.

iMac 1999 en couleurs
IMac 24“ 2021

Mais le saviez-vous ? Ces derniers recelaient un petit détail étonnant : lorsqu’on réinstallait le système (macOS 8.5 à l’époque), l’apparence de l’interface et le fond d’écran par défaut reprenaient la couleur d’origine du Mac. Ainsi, quand on restaurait un iMac couleur fraise, le fond d’écran, la couleur de contraste des menus, les ascenseurs des fenêtres… prenaient tous une jolie couleur rouge lorsqu’on arrivait sur le bureau ! C’est quelque chose qui a perduré pour tous les Mac, jusqu’à l’arrivée de Mac OS X.

Pas de magie ici, évidemment, même si la méthode n’aurait pas été reniée par Arthur C. Clarke : lors de l’installation, le système récupérait le modèle exact du Mac en lisant le numéro de série, et adaptait ainsi la couleur de l’interface à la machine. C’était totalement inutile, mais du coup, parfaitement indispensable, pour reprendre la célèbre expression de Jérôme Bonaldi ^^ Et je suis curieux de voir si Apple va à nouveau reprendre cette idée pour la fournée des nouveaux iMac 2021, reprenant ainsi ce sens du détail qui fait sa réputation…