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Comment refaire partir un MacBook Pro 2011 dont la carte vidéo ATI a grillé

Une fois n’est pas coutume, je laisse pour une fois le blog à mon ami Yann Jacob, spécialiste émérite des ordinateurs portables Apple, qui va vous expliquer comment faire pour sauver votre ancestral MacBook Pro 2011 affecté par le problème bien pénible de la carte graphique ATI grillée.Yann, c’est à toi !

Mbp 2011

ATTENTION : cette méthode désactive la sortie vidéo externe (merci @dandumontP).

Le pitch

Suite à la demande d’un ami dans la panade, je me suis (enfin) retrouvé avec dans les mains l’un de ces MacBook Pro de 2011 dont le contrôleur graphique Radeon X3000 a un problème de vidéo, dû à la fiabilité de ses soudures de placement, et qui nécessiterait un rebillage de ce composant de type BGA, ou son remplacement.

 

L’histoire

Ce type de composant a à plusieurs reprises posé des problèmes chez ATI/AMD, que ce soit sur des Mac (iBook vers 2005) mais aussi sur des PC Windows utilisant le même chip graphique. Nvidia a également eu à une époque des problèmes similaires sur d’autres types d’ordinateurs…

 

Le fait pour un portable d’être transporté rudement, ou de surchauffer (surtout si les pieds sous le boitier manquent ou que les radiateurs internes sont pleins de poussières) sont des critères aggravants qui peuvent précipiter la panne.

 

Les symptômes de cette panne sont variables: soit une trame de fond irrégulière, soit des lignes verticales de couleur répétées, soit un fond blanc ou noir, mais ils se soldent tous par l’absence de tout affichage video mac lors du démarrage en mode graphique. Mais tant que le Mac est en mode texte le problème n’apparaît pas (démarrage en mode verbeux avec Cmd v, mode single user avec Cmd s).

 

La réparation?

Mais ce type de réparation matérielle n’est pas à la portée d’un amateur sans du matériel bien spécifique (flux liquide et d’air chaud avec une buse à la bonne température, composant AMD de remplacement ou stencils pour son rebillage, soudure en pâte, capteurs thermiques, caméra video de placement, chauffage programmable de la carte, sequence de température de soudure… et un bon savoir-faire !). Il n’est donc disponible que chez très peu de spécialistes, et donc à un prix élevé en rapport avec leur experience et investissement matériel (ex http://macpc.fr)…

 

Les méthodes empiriques de ressoudage par chauffage du composant ou de la carte disponibles sur internet (utilisation d’une bougie, ou d’un four pour espérer rétablir les soudures du composant sur la carte mère) tiennent plutôt de la loterie, et requièrent donc beaucoup de chance pour réussir…

 

Il y aurait bien sûr la possibilité de remplacer la carte mère chez Apple, mais après neuf ans elle n’y est plus disponible, et ici encore le coût aurait été prohibitif…

 

 

Non, plutôt le contournement sans frais !

Pourtant tout ne serait pas perdu !Car cette architecture de portable Apple contient aussi un autre processeur vidéo Intel intégré, bien moins puissant mais bien plus économe en batterie.

 

Après des recherches sur le net, je me suis donc penché sur la méthode la plus simple pour désactiver le contrôleur vidéo Radeon (activé par défaut au démarrage)… en changeant déjà les réglages de démarrage par défaut (écrits dans la mémoire sauvegardée NVRAM), mais aussi pour déplacer l’extension Radeon (qui active le composant fautif s’il est présent) dans un dossier inactif.

 

Il est aussi possible d’utiliser une clé usb pour bosser sur un ArchLinux externe, mais j’ai préféré la solution du mode de démarrage en Single User ne le nécessitant pas.

Voici donc dans l’ordre les commandes que j’ai utilisé. Il serait d’ailleurs possible d’en faire un script Shell lancé au démarrage pour automatiser son action en cas de reset NVRAM, ou mise à jour système comportant la mise à jour des drivers Radeon. Certains le vendent d’ailleurs sur le net !

 

 

Faire un Reset du gestionnaire d’énergie (SMC)

Faire la séquence de touches Shift + Ctrl + Option + Power

 

Faire un Reset de la mémoire sauvegardée (NVRAM)

Faire la séquence de quatre touches Command + Option + p + r  jusqu’a entendre le son de redémarrage une ou deux fois

 

Forcer l’extinction de l’ordinateur (en gardant la touche de mise en marche enfoncée quelques secondes)

 

Demarrer l’ordinateur en mode Single User de la partition de recovery et obtenir le Shell (root#)

Démarrer en pressant les touches Command + s   (voire Command + r + s pour High Sierra)

 

Désactiver si besoin la protection contre les modifications système (SIP) si elle est active

Pour savoir son état taper d’abord

csrutil status

 

s’il répond qu’elle est « enabled », alors taper

csrutil disable

 

Forcer le démarrage sur le contrôleur video intégré Intel par défaut, et ainsi désactiver l’usage du contrôleur video discret (la Radeon) au démarrage, en tapant cette commande de configuration de la mémoire sauvegardée NVRAM…

nvram fa4ce28d-b62f-4c99-9cc3-6815686e30f9:gpu-power-prefs=%01%00%00%00

Activer l’affichage des infos au démarrage, et à l’extinction (c’est juste pour mieux voir ce qui se passe) en tapant

nvram boot-args="-v"

 

Note: une fois la machine fonctionnelle on pourra si l’on veut le désactiver, en tapant plutôt

nvram boot-args=""

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Demarrer l’ordi en mode Single User

Démarrer en pressant les touches Command + s

 

Monter la partition du disque en lecture/écriture en tapant

/sbin/mount -uw /

 

Creer un dossier extensions-off (pour désactiver et y sauvegarder ensuite l’extension de la Radeon), en tapant

mkdir -p /System/Library/Extensions-off

 

Deplacer l’extension de la Radeon nommée AMDRadeonX3000.kext, du dossier extensions au dossier extensions-off en tapant

mv /System/Library/Extensions/AMDRadeonX3000.kext  /System/Library/Extensions-off/

 

Informer le système de la modification de la liste des extensions actives, pour qu’il en mette à jour le cache, en tapant

touch /System/Library/Extensions/

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Normalement il devrait redémarrer et rester sur le contrôleur video intégré Intel HD3000, et si l’on installe l’utilitaire gfxCardStatus on devrait donc voir dans la barre des menus l’icône i comme intégré (dGPU off et iGPU on); pour la gestion de la température, il risque encore de ventiler à tort (il y a des utilitaires comme smcfancontrol qui permettent d’anticiper un peu avec des réglages différents). Certains logiciels de jeu ou de traitement graphiques risquent de ramer avec le contrôleur video Intel, et la machine de chauffer, mais il marchera quand même assez bien pour le commun des applications avec le contrôleur Intel HD3000 intégré.

 

Bonne nouvelle vie donc à ce MacBook Pro, et aux autres que cette documentation pourra aider… et bises à Mélanie et Guillaume (puisqu’on ne peut plus le faire en vrai)!

 

Yann

 

 

De la taille des mises à jour de macOS et des mises à jour de macOS en général

Dans l’ensemble, j’aime toujours autant macOS depuis plus de 25 ans que je travaille sur Mac. Mais il y a une tendance sur laquelle Apple n’a pas vraiment fait d’effort depuis si longtemps : la taille des mises à jour. Et ça devient un vrai problème, à plein de niveaux, qu’Apple devrait traiter urgemment.

Des mises à jour colossales

Prenons exemple sur macOS 10.15. Nous devons aujourd’hui télécharger plus de 8 Go pour avoir un système complet à déployer sur un Mac. Mais si vous avec commencé avec macOS 10.15.0 (fous que vous êtes !), et que vous effectuez régulièrement les mises à jour système, vous aurez téléchargé :

MacOS 10.15.1 : 4,53 Go

MacOS 10.15.2 : 3,04 Go

MacOS 10.15.3 : 2,99 go

macOS 10.15.4 : 3 Go

(J’ai la flemme de mettre les liens, mais vous me croirez sur parole, hein ?)

Donc, si on résume, depuis l’arrivée de Catalina, on a du télécharger plus de 13,5 Go de mises à jour de macOS, soit une fois et demi la taille du système original. Sur seulement quatre mises à jour. C’est colossal. Et probablement inutile : Apple a-t-elle réellement besoin de mettre à jour un tiers de son système à chaque mise à jour ? Ou alors, est-ce la preuve de déficiences plus colossales dans le développement de macOS ? C’est d’autant plus surprenant que le problème, qui a existé avec iOS, a depuis été largement mis sous contrôle : même si les mises à jour restent parfois importantes, on n’en est plus au point où une mise à jour de sécurité pour résilier un certificat (soit un fichier à retirer) exige un téléchargement complet d’iOS….

Des mises à jour opaques

Mais au fait, pour corriger quoi ? Penchons-nous donc sur les notes qui accompagnent ces mises à jour. Si celles de macOS 10.15.1 sont correctes, je me dis qu’il y a des Go dépensés pour rien, quand par exemple je vois la mise à jour 10.15.3 :

La mise à jour 10.15.3 de macOS Catalina améliore la stabilité, la fiabilité et la sécurité de votre Mac. Elle est recommandée à tous les utilisateurs. 

  • Optimisation de la gestion gamma des niveaux de gris faibles sur le Pro Display XDR pour les flux opérationnels SDR lors de l’utilisation de macOS.
  • Amélioration des performances de montage vidéo multiflux pour les vidéos 4K encodées au format HEVC et H.264 sur le MacBook Pro (16 pouces, 2019).

Deux. Correctifs.

Pour 3 Go de mises à jour. Sur du matériel que vous n’avez probablement pas (parce que bon, les Mac Pro et les écrans XDR, ça ne court pas les rues).

La réalité est que cette mise à jour corrige probablement d’autres problèmes, certains pourtant jamais documentés par Apple ou déclarés comme tel par Apple, parce que j’ai du mal à croire qu’il faut 3 Go de données pour corriger deux problèmes sur du matériel hautement spécifique (et dans ce cas : pourquoi ne pas diffuser une mise à jour uniquement pour ce matériel ?).

Par exemple, le fameux bug des portails captifs dont j’ai parlé ici a été corrigé… par macOS 10.15.2 ! Pourtant, les notes de macOS 10.15.2 ne mentionnent pas de correction de ce bug. Donc, oui, cette mise à jour a un intérêt, mais Apple ne communique pas du tout dessus, ce qui est encore plus irritant.

De même, je suis ravi qu’Apple mette à jour Apple News… sauf qu’en France et dans de nombreux autres pays, on n’a pas Apple News pour raison de droits de diffusion. Donc pourquoi imposer une app et une mise à jour qu’un public très restreint peut utiliser ?

Ah mais attendez, il y a aussi des mises à jour de sécurité ! C’est vrai, et elles constituent sûrement une bonne partie du poids des mises à jour système… mais dans ce cas, pourquoi ne pas séparer les mises à jour de sécurité intégralement des mises à jour de macOS ? Apple le fait bien pour ses anciens systèmes, qui n’ont alors plus de mises à jour fonctionnelles ou de bugs logiciels, mais bien des correctifs de sécurité ?

Des patchs plus fréquents… et moins lourds ?

Le poids des mises à jour est d’autant plus énervant quand on est confronté à un vrai problème et que le correctif aurait pu être disponible bien avant, peut-être dans un patch intermédiaire bien plus léger, plutôt que de proposer une mise à jour monolithique à chaque fois.

Même s’il est clair que macOS repose sur de nombreux frameworks interdépendants, il doit être possible pour Apple de trouver moyen de mettre à jour partiellement macOS pour corriger les bugs les plus urgents ou les plus courants. Je reviens une nouvelle fois sur ce problème de portail captif : le correctif (développé à l’arrache) pèse quelques Ko, et ne requière même pas de démarrage. Pourquoi Apple ne serait pas capable de faire de même ?

Et si Apple allégeait macOS ?

Et en général, Apple pourrait de toute façon mettre un peu macOS au régime. Par exemple, en ne forçant pas le téléchargement systématique de tous les fonds d’écran, mais proposer de les récupérer uniquement à la demande, par exemple en affichant une version basse définition le temps de télécharger la version HD ou 5K, ou même en les proposant juste sur l’App Store (pourquoi pas dans une catégorie dédiée ?). Rien que ça, on économiserait entre 1 et 2 Go. Apple le fait déjà bien pour les voix de Siri…

Encore mieux : Apple pourrait proposer des patchs plus fréquents et plus légers, plutôt que des grosses mises à jour monolithiques. À quoi ça sert de faire patienter 4 mois ses clients avec un bug, qui peut être corrigé en modifiant un fichier ? Je suis sûr que certains développeurs viendront m’expliquer qu’Apple ne peut pas le faire, pour une raison technique X ou Y. Je pense pourtant que si Apple veut, Apple peut. Les obstacles techniques, ce n’est pas vraiment ce qui lui fait peur. La volonté politique, probablement plus… Microsoft a déjà choisi cette approche depuis plusieurs années, avec les Patch Tuesdays1 pour les mises à jour de sécurité. Avantage énorme de cette approche : on sait quand les patchs de sécurité tombent. De même, Apple pourrait faire en sorte que les petits patches qui ne nécessitent pas de redémarrage soient déployées silencieusement. S’il n’y a pas besoin de redémarrer, le patch peu probablement être déployé en dehors du reste. Ou au pire, juste demander une fermeture de session.

Pour la WWDC 2020, j’aimerais donc qu’Apple annonce :

  • Un OS plus léger à installer ;
  • De meilleures notes de mises à jour quand les bugs sont connus et corrigés ;
  • Des mises à jour de taille réduite, si possible découplées des mises à jour de sécurité ;
  • Oh, et j’adorerais qu’Apple remette en ligne une liste des articles de support régulièrement mise à jour, comme elle le faisait à l’époque glorieuse de la TIL FR (les vrai savent), avec un flux RSS, à l’ancienne, pour qu’on soit mis au courant des problèmes connus et des éventuelles solutions (y compris temporaires).

C’est pas forcément énorme, mais ça serait déjà bien. Les gens qui n’ont pas une fibre à domicile et les techniciens de support informatique lui diront déjà bien merci.

Oh, et moins de bugs. Quitte à ce qu’il y ait moins de fonctionnalités. Si on pouvait avoir un Snow Catalina, ça serait pas mal du tout.

  1. C’est une approche non officielle, mais elle semble quand même assez standardisée.

Comment intégrer des polices supplémentaires dans iOS

MacG a publié hier soir un article très intéressant 1 sur  les nouvelles polices intégrées dans les documents Pages, Numbers et Keynote. L’article note qu’il n’y a pas d’équivalent au Livre des polices et du coup semble impliquer qu’il est impossible d’ajouter des polices sur iOS. Et pourtant, c’est tout à fait possible, même sans Livre de polices ! Ce n’est pas cependant pas totalement évident (euphémisme), car il faut les importer à l’aide d’un profil de configuration.

Première étape : installer Apple Configurator

Pour ajouter des polices, vous pouvez utiliser une application Apple gratuite à installer sur macOS : Apple Configurator 2, un outil utilisé en général pour gérer le déploiement en masse d’appareils. Mais il permet aussi de créer des profils de configuration pour forcer certains réglages sur des appareils iOS 2

Installez donc Apple Configurator 2, lancez-le, puis cliquez sur le menu Fichier > Nouveau profil.

Apple Configurator 1

Tapez un nom pour votre fichier de configuration. Vous pouvez aussi rajouter d’autres informations, comme une description du profil. Il n’est normalement pas nécessaire de changer l’identifiant unique.

Apple Configurator 4

Dans la colonne de gauche, cliquez ensuite sur Polices, et cliquez sur le bouton Configurer.

Apple Configurator 2

Sélectionnez maintenant une police à ajouter. Attention : seules les polices OpenType (.otf)  ou Truetype (.ttf) seront prises en charge. Pas de police PostScript !

Apple Configurator 3

Si vous souhaitez ajouter d’autres polices, cliquez sur le bouton + en haut à droite.

Enregistrez maintenant votre profil (menu Fichier > Enregistrer) sous le nom de votre choix. Notez que le fichier généré est un profil de configuration avec l’extension .mobileconfig.

Deuxième étape : transférer le profil sur votre appareil iOS

La deuxième étape consiste donc à envoyer le fichier .mobileconfig vers votre iPhone, iPad ou iPod Touch3. Une des méthodes les plus simples : passer par AirDrop (mais vous pouvez aussi envoyer le fichier par mail, ou le mettre à dispo en téléchargement). 

Apple Configurator 5

Côté iPhone, ça donne quoi ? Si vos appareils sont reliés via iCloud, le profil sera directement accepté. 

IMG 7307

Ouvrez l’app Réglages, et cliquez sur Profils téléchargés.

Transferrt Polices 2

Cliquez maintenant sur Installer… 

Transferrt Polices 3

Tapez ensuite votre code de sécurité…

Transferrt Polices 4

Puis cliquez sur Installer, et encore Installer.

Transferrt Polices 5

Transferrt Polices 6

Et voilà ! Cliquez sur OK

Transferrt Polices 7

VOILÀ. Votre profil est bien installé, et il contient la ou les polices sélectionnées.

Transferrt Polices 8

Et maintenant, si vous ouvrez Pages ou n’importe quelle autre app, vous pouvez sélectionner votre police !

Transfert Polices Pages

 

Mais quid des nouvelles polices de Pages & co ?

Les nouvelles polices intégrées pourraient être intégrées… si on pouvait les exposer depuis le Livre des polices de macOS ! Ce n’est cependant pas le cas : on peut juste exporter la collection de polices (au format .ttc), mais celle-ci ne peut pas être intégrée dans le profil. Apple a sûrement voulu restreindre l’usage de ces polices pour des raisons de licence. Dommage… mais ça n’empêche pas la manipulation ci-dessus à vous aider à rapatrier quelques-unes de vos polices préférées sur vos iDevices (dans le respect de leur licence d’utilisation, bien entendu).

  1. Comme très souvent, je vous invite d’ailleurs à vous abonner au Club MacG !)
  2. Et aussi macOS, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.
  3. mais oui, n’oublions pas les iPod touch !

Installer Windows 10 avec Boot Camp sur macOS 10.13

Pour diverses raisons, j’ai décidé de réinstaller macOS et Windows sur mon Mac Pro 2013 il y a quelques jours. Et comme j’avais pas trop envie de casser certains outils que j’utilise, j’ai décidé de rester sur macOS 10.13 High Sierra (en partie parce que j’utilise une vieille version de GarageBand pour monter mes podcasts, comme Plombiers et Champignons).

Après réinstallation de macOS 10.13, j’ai donc tenté de réinstaller Windows 10.

Spoiler alert : ça n’a pas été fun.

Sur ce modèle de Mac (et pour d’autres d’ailleurs), il faut savoir que l’installation se fait en deux étapes :

  • Choisir la taille de la partition Windows ;
  • Télécharger les pilotes Boot Camp.

Mais après le téléchargement, j’ai eu droit à ce charmant message :

Échec de l’installation de Boot Camp. Une erreur s’est produite lors de la copie des fichiers d’installation de Windows.

BootCamp Erreur

Après plusieurs tentatives infructueuses, j’ai trouvé la solution sur cette vidéo. En résumé, le problème vient d’un détail idiot : le logiciel d’installation de Windows 10 contient un fichier qui pèse plus de 4 Go. Or, la partition temporaire OSXRESERVED créée par Boot Camp pour installer Windows est formatée en FAT-32… qui ne supporte pas de fichier de plus de 4 Go. Ballot.

La solution :

  1. Avec Utilitaire de disque, reformatez la partition OSXRESERVED au format ExFAT. Ce format est rapide et gère très bien les fichiers de plus de 4 Go.
  2. Ouvrez le fichier ISO de Windows 10, et copiez son contenu dans la partition OSXRESERVED.
  3. Relancez l’Assistant Boot Camp.
  4. Dans le menu Actions, cliquez sur Télécharger le logiciel de prise en charge de Windows.
  5. Copiez les fichiers téléchargés du logiciel de Boot Camp…

Sauf que là… ça coince à nouveau. La taille des fichiers Windows 10 + fichiers Boot Camp est trop importante pour la partition de 8 Go ! À 200 Mo près.

Solution dans la solution : dégager les fichiers d’installation des pilotes nVidia, vu que de toute façon ce Mac n’a qu’une carte AMD (enfin deux, pour ce modèle).

  1. Ouvrez le dossier WindowsSupport tout juste téléchargé ;
  2. Copiez les fichiers $WinPEDriver$ et AutoUnattend.xml
  3. Créez un dossier BootCamp.
  4. Copiez les fichiers Setup.exe et BootCamp.xml du dossier WindowsSupport.
  5. Créez un dossier Drivers.
  6. Copiez dans ce dossier tous les dossiers du dossier Drivers dans WindowsSupport SAUF le dossier nVidia.
  7. Ouvrez le fichier BootCamp.xml avec un éditeur de texte.
  8. Supprimez tous les paragraphes (tout ce qui se trouve entre les balises <name>…</name>) qui comprennent le mot nVidia. Par exemple, si vous trouvez :
<Name>NVIDIA System Driver
 <InfName>nvsmbus.inf</InfName>
 <Class> System</Class>
 <ClassGUID> {4D36E97D-E325-11CE-BFC1-08002BE10318}</ClassGUID>
 <CatalogFile> nvsmb.cat</CatalogFile>
 <Provider>NVIDIA</Provider>
 <DriverVer> 03/22/2010, 4.7.9</DriverVer>
 <ServiceBinary></ServiceBinary>
 <HardwareID></HardwareID>
 <isX64>no</isX64>
 </Name>

Supprimez tout ce paragraphe.

Enregistrez le fichier, et redémarrez sur l’installation de Windows en enfonçant la touche Option au démarrage et en choisissant la partition d’installation Windows.

Pfiouuuuuuu ! Tout ça pour ça.

Quand Dropbox rame vraiment, vraiment trop

J’ai constaté depuis quelques semaines que Dropbox sur mon Mac consommait toujours 100% d’un CPU, même sans rien faire. Ce qui est assez irritant : nos ordis chauffent déjà assez sans se taper en plus d’avoir un processeur occupé par un logiciel qui ne fout rien.

Après avoir essayé un paquet de solutions tirées de cet article de Dropbox, j’ai constaté que les lenteurs étaient aussi dans l’interface même de Dropbox : cliquer par exemple sur l’icône Dropbox ne faisait apparaitre le menu qu’après un petit délai, et l’ouverture des préférences était affreusement lente, en particulier l’accès aux notifications. Décocher une case de cet onglet pouvait prendre entre cinq et dix secondes ! Pas normal du tout…

Je me suis bien pris le chou, mais j’ai finalement trouvé. Le problème a été résolu en cliquant dans les préférences de Dropbox sur l’onglet Réseau puis sur Bande passante, et là, j’ai basculé l’option Limiter automatiquement à Ne pas limiter

Miracle : d’un seul coup, l’interface est devenue hyper rapide, les synchronisations se sont accélérées, et la charge CPU est passée à seulement quelques pour-cents ! Et même quand on ajoute ou supprime un fichier, la synchronisation ne met plus le processeur à genoux.

Je ne dis pas que c’est une solution ultime, mais dans le doute, vous pouvez toujours tenter…

Dropbox réglage de réseau

L’iPad, dix ans plus tard

Apple iPad Pro 2018

J’avoue : je n’ai pas une super bonne relation avec l’iPad.

Ma vie avec Apple a commencé avec le Mac, il y a presque vingt-six ans. J’ai déjà raconté cette histoire, je ne reviens plus dessus. Mais j’ai du coup une relation particulière avec le Mac, car c’est l’outil qui m’a fait vivre, qui m’a passionné depuis tout ce temps, qui m’a fait rencontrer ma merveilleuse épouse, des amis inséparables, et qui a radicalement changé ma vie.

Quand Apple a présenté l’iPad il y a 10 ans, j’étais très enthousiaste. J’avais commandé un iPad peu de temps après sa sortie aux US, et j’avais même écrit un petit bouquin sur sa prise en main. Mais si l’iPad a été adopté par beaucoup d’utilisateurs débutants, des entreprises, des écoliers ou étudiants… j’ai parfois l’impression qu’il s’est un peu perdu en chemin. Son interface, qui aurait du devenir un étalon en termes d’intuitivité, a rendu compliquées des tâches qui paraissaient simplismes auparavant, les gestes multitouch difficiles à découvrir n’ont finalement pas simplifié son utilisation. Je me suis pris récemment la tête pour mettre deux apps côte à côte sur mon iPad. Ce n’est pas vraiment un souci que j’ai eu sur mon Mac depuis mes débuts, et je ne m’estime pas non plus totalement débutant en informatique… Le multitâche de l’iPad est terriblement mal foutu, comme l’explique très bien John Gruber, et il y a plein de choses qui sont trop compliquées à faire, dix ans après son lancement. Dix ans après, on se pose encore la question de savoir si on peut travailler avec l’iPad. Et pourtant, quel potentiel ! Et il est vrai que si on utilise les bonnes apps, on peut faire beaucoup de choses avec l’iPad. Embrasser de nouveaux workflows pour améliorer l’ordinaire. Pourquoi pas ?

Personnellement, je n’ai jamais embrassé à 100% l’iPad, car pour y arriver, il faut lui ajouter un clavier. Ce que je me refuse à faire. Si j’ai besoin d’un clavier, mon MacBook Pro est là. Et j’écris très mal, donc impossible pour moi d’utiliser efficacement l’iPad Pencil. En revanche, quand je suis en congés, l’iPad constitue un moyen agréable de couper les ponts… mais pas trop. Je l’utilise plutôt comme outil de consommation de media (c’est un lecteur de comics et de vidéos extraordinaire). Et sa 4G permanente… J’adorerais qu’Apple intègre la 4G dans la gamme MacBook Pro, car aujourd’hui j’utilise plus souvent mon iPad comme borne 4G… que comme iPad. C’est quand même dommage.

Pour le moment, la voie d’une nouvelle informatique simplifiée, rêvée par Apple, n’est, pour moi, pas vraiment là. Et j’insiste : pour moi. Si au contraire, vous êtes ravi de n’avoir plus que votre iPad sous le bras, je suis très heureux pour vous. Pour le moment, j’ai l’impression qu il me frustre toujours plus qu’il ne m’apporte de la joie1.

J’espère quand même qu’il ne faudra pas dix ans de plus à l’iPad pour vivre son plein potentiel.

Et au pire, il me restera toujours le Mac.

Enfin, j’espère.

  1. Non, Marie Kondo, je ne vais pas pour autant le jeter, calme-toi.

Corriger le problème de connexion aux réseaux Wi-Fi avec portail captif sous de macOS Catalina 10.15

Souci très agaçant avec macOS Catalina : il est la plupart du temps impossible de se connecter à un réseau Wi-fi si celui-ci affiche une page via un portail captif. Normalement, une application est sensée se lancer quand vous vous connectez à ce type de réseau (comme les hotspots chez McDo ou Free). Sauf que là, l’app ne se lance pas. Un certain Chris a trouvé une solution, en générant un fichier LaunchAgent qui va vérifier l’état des connexion Wi-Fi.

Pour vous simplifier un peu la vie, je vous livre un petit package à déployer sur vos postes en 10.15 / 10.15.1. Le package est signé mais non notarié, il faut donc l’installer en faisant un clic droit > Ouvrir (sauf si vous l’installez via un MDM par exemple). Et revenez sur cette page une fois que macOS 10.15.2 sera sorti : il faudra en effet un autre package pour déinstaller celui-ci (mais ça ne sera pas trop compliqué à faire). MISE À JOUR : ah ben voilà, le package de désinstallation est dispo en dessous.

Télécharger le package Catalina Captive Portal Fix (17 Ko)

Télécharger le package de désinstallation (16 Ko)

Oublier un package d’installation pour pouvoir le réinstaller

Problème curieux rencontré il y a quelques jours : impossible de réinstaller un package sur le poste d’un client. Sur les autres postes, aucun souci, mais pas sur le sien. Il s’agissait d’un package Cisco AnyConnect customisé pour installer uniquement la partie VPN. Quand on veut le réinstaller via le Self Service de Jamf, l’installation semble se passer… mais rien n’apparaît sur le Mac. Idem si on essaye avec la commande installer. Et quand on veut l’installer par l’interface graphique… rien à faire, car le logiciel d’installation bloque au moment de choisir les options disponibles pour l’installation.

Solution :

  • Lancer le Terminal ;
  • Taper :
pkgutil --pkgs

Ce qui vous donnera déjà le Package ID de tous les packages installés. Dans cette liste, cherchez le package qui correspond au logiciel installé. Dans mon cas, c’était com.cisco.AnyConnect.

  • Tapez maintenant :
sudo pkgutil --forget Package ID

En remplaçant le Package ID par celui trouvé précédemment, donc par exemple :

sudo pkgutil --forget com.cisco.AnyConnect

Tapez votre mot de passe d’administrateur, et validez. La présence du package est désormais oubliée par le système, et le package devrait être installé correctement.

Comment restaurer BridgeOS sur un Mac T2 ?

J’ai rencontré il y a quelques mois un problème sur un MacBook Air 2018, qui d’un seul coup redémarrait dès qu’il avait affaire à un élément d’interface lié à Touch ID (l’Assistant réglages, préférence système…). Systématique, avec une erreur liée à BridgeOS, la partie qui gère la Touch Bar et la sécurité Touch ID du Mac. Réinstallation de système, pareil, formatage du disque, idem, j’y ai passé pas mal de temps. À la fin, j’ai quand même découvert qu’il était possible d’utiliser la procédure DFU… comme sur iOS, pour restaurer BridgeOS sur le Mac, à l’aide d’Apple Configurator (je connaissais déjà la procédure avec l’iMac Pro, mais je n’avais pas vu qu’Apple avait mis à jour la documentation pour les Mac plus récents).

Cet article du site Mr Macintosh récapitule en anglais toutes les informations liées à la restauration de BridgeOS, et en particulier comment mettre le Mac en mode DFU. Et croyez-moi, c’est bien moins facile qu’il y paraît, entre le bon modèle de câble à utiliser et le timing qui est moins évident que ce qu’Apple indique… 

Et pour mon MacBook Air ? J’ai réussi à le passer en DFU et à restaurer BridgeOS… Et ça n’a rien changé. Zou, retour atelier, non mais !

(PS : merci à Darkomen pour le rappel ^^)