Archive for Guillaume

Utiliser les anciennes versions des apps Adobe sur un Mac récent

Souci récemment chez un client : après migration vers macOS 10.14, les apps Adobe de la Creative Suite 3 ou 4 râlent au lancement car il manque un moteur Java (le fameux JRE). Et en installant le vieux JRE Apple, ben ça ne marche pas mieux (et côté sécurité, on repassera). 

AdobeJava

 

Alors je sais : on parle d’apps très vieilles, qui ne passeront de toute façon pas sous macOS 10.15 parce qu’elles sont 32-bit, mais :

  1. On n’a pas tous besoin de la dernière version en date de Photoshop ;
  2. Les abonnements pour faire des retouches super light dans Photoshop, ça picote toujours un peu ;
  3. Oui, y’a Pixelmator ou Affinity Photos qui sont très bien, mais c’est pas la question, merci bien hein (et il faut s’adapter un peu à l’interface, même si elles sont très bien) ;
  4. Et la beauté du sport, bordel ?

Donc solution (trouvée par ici, je ne suis que le messager, et j’ai juste adapté un peu) :

  • Installer une version du JRE compatible. On va éviter les versions Oracle (désormais payantes dans le cadre d’un usage commercial), et on va essayer par exemple, Amazon Java Corretto. Téléchargez et installez la version JDK (elle inclut le JRE).
  • Avez l’éditeur de texte de votre choix, en root, ouvrez le fichier /Library/Java/JavaVirtualMachines/amazon-corretto-8.jdk/Contents/Info.plist
  • Cherchez la chaine de caractères suivants :

    <string>CommandLine</string>

    Et remplacez-la par : 

    <string>JNI</string>
    <string>BundledApp</string>
    <string>CommandLine</string>

    (Et oui, ça revient bien à rajouter deux lignes au dessus de la ligne <string>CommandLine</string>

  • Enregistrez le fichier (rappel : vous devez être admin, donc sudo obligatoire en ligne de commande).
  • Lancez Photoshop.
  • Enjoy.

Attention : vous devrez sûrement refaire la manipulation à chaque mise à jour de votre version de Java ! Est-ce que le jeu en vaut la chandelle, à vous de voir…

Command-iT 2019 : toutes les conférences sont en ligne !

JLogo Command iTe n’avais pas pris le temps de l’annoncer officiellement, mais toutes les conférences de Command-iT 2019 sont visibles en ligne sur la chaine YouTube de Command-iT !

Encore merci à tous les intervenants d’avoir joué le jeu en donnant de leur personne pour aborder tous ces sujets variés et passionnants, avec parfois des points de vue très marqués ^^

De mon côté, j’ai pris plaisir à animer ma conférence sur le DEP (enfin, Apple Business) ainsi que le workshop sur les packages (une première pour moi). Encore merci à tous les participants pour leurs commentaires, leur enthousiasme, et tous les échanges qui ont enrichi ces deux journées. 

Et si vous souhaitez voir un peu les coulisses de Command-iT, n’hésitez pas à regarder l’émission spéciale d’iWeek consacrée à Command-iT, avec Benjamin Vincent et une bonne partie de l’équipe habituelle ! Merci à Ouatch.tv de nous avoir suivis !

Quand à nous (enfin, les équipes de Gete.Net Consulting et Maxerviciz), nous prenons un peu de repos avant de préparer la troisième édition l’année prochaine… Car oui, Command-iT reviendra en 2020 !


L’affaire Zoom : quand la simplicité prévaut (trop) sur la sécurité

Zoom us SelfServiceIcon 512x512

Hier, l’affaire Zoom a éclaté au grand jour, avec la révélation de l’installation d’un serveur web tournant en loucedé sur tous les Mac sur lesquels cette application populaire de gestion de visioconférence est installée (et elle n’est à priori pas la seule à agir ainsi).

Tout ça pour quoi ? Pour éviter un clic de plus par l’utilisateur dans Safari quand ce dernier ouvre une conférence, car la page en question veut demander à ouvrir une autre application, ce que Safari n’aime pas vraiment (en fait c’est Apple qui n’aime pas ça, mais du coup Safari non plus).

Répétez cela avec moi :

Pour contourner une fonction de sécurité de macOS, un éditeur installe un serveur web local sur un Mac.

Alors, je veux bien que parfois, les alertes de macOS soient un peu pénibles (et ça ne va pas aller en s’arrangeant), mais personnellement, je trouve le comportement du développer absolument extraordinaire de désinvolture en disant « c’est pas si grave ». Ben si, un peu quand même…

Mais il n’y a pas que ça. J’ai du coup profité de l’occasion pour installer Zoom sur une machine de test, avec le package fourni par défaut sur le site de Zoom. Et là… surprises. En pagaille.

Le package se lance sans alerte particulière, puis on a une fenêtre d’alerte comme quoi le package veut lancer un script de vérification, ce qui peut sembler logique.

Sauf que.

Si vous cliquez sur Continuer, le logiciel d’installation… quitte. Directement. Pas de dialogue supplémentaire, rien.

Zoom Installer

L’application Zoom est déjà dans votre dossier /Applications. Vous n’avez pas accepté de licence, rien. Pas vu de Lisez-moi. Rien. Pas d’acceptation de licence, que dalle. Même pas besoin de taper votre mot de passe administrateur. Le logiciel s’installe et se lance tout seul. J’ai répété plusieurs fois le processus, sur différents Mac, même résultat.

Et effectivement, le package d’installation, au lieu de faire ce qu’il devrait faire, à savoir vous inviter à faire quelques clics, est juste tué sans condition, car le script de pré-installation…est devenu un script d’installation en force.

Ah, et au passage, il va aussi télécharger un fichier MacRetinaRes.zip qu’il va coller… quelque part. Aucune info.

Et comme l’application d’installation a été tuée direct… pas de trace de l’installation dans les reçus d’installation du système. C’est juste complètement n’importe quoi.

Bref, le logiciel d’installation de Zoom fait pas mal de trucs assez dégueulasses d’un point de vue déploiement. Alors qu’il aurait été tout aussi simple de proposer d’installer l’application à partir d’un DMG téléchargé, le mettre dans /Applications à la main et zou.

Mais il y a encore mieux (ou pire, c’est selon).

Zoom propose un package pour les administrateurs. C’est sur leur site, en haut à droite. Et le package d’installation IT est… tout à fait standard. Il installe proprement, il ne tue rien, bref… c’est presque propre.

Mais pourquoi gérer deux packages différents, dans ce cas, bon sang ? Pourquoi se compliquer ainsi la vie ?

La réponse pour Zoom semble finalement assez simple à comprendre :

Pour éviter toute friction entre la visioconférence et l’utilisateur.

D’un point de vue technique, ce que fait Zoom (et ils le disent), c’est vouloir limiter le nombre de clics entre le moment où une conférence est mise en route et un lancement de l’application est effectué, avec un téléchargement allégé. Ce qui ne part pas d’une mauvaise intention : les employés dans les entreprises perdent souvent beaucoup de temps à lancer une conférence, c’est souvent un moment de stress. Zoom essaye de limiter au maximum la friction1 pour éviter ce stress.

Malheureusement, à partir du moment où on contourne des sécurités fondamentales d’un système d’exploitation pour supprimer des clics, le développeur fait à mon goût une grave erreur. On ne peut pas dire « je vais faire sauter la serrure de votre porte, car le jour où un livreur doit déposer un colis chez vous, ça pourrait être gênant si la porte est fermée ».

La sécurité informatique n’est pas une option de nos jours, et qu’une société comme Zoom se permette de contourner ces sécurités est dangereux. Mieux vaut éduquer les utilisateurs que faire n’importe quoi sur un ordinateur, au risque de perdre la confiance de ses clients, actuels ou potentiels.

Zoom est revenu en arrière, a fait amende honorable (après avoir dit quand même au départ « ouais, OSEF »), mais les dégâts sont déjà faits en terme d’image, et ils mettront du temps à s’estomper.

  1. coucou Mourad !

Corriger des lenteurs de macOS Mojave… en désactivant Siri ?

J’avoue : mon passage à macOS Mojave ne s’est pas fait sans heurt. En particulier, je rencontrai des ralentissements hyper agaçants, voire des gels complets d’interface durant plusieurs secondes, sans aucune raison logique, depuis plusieurs semaines. Et rien dans les historiques du Mac.

J’ai aussi constaté que lors de la connexion sur une page web demandant une authentification, le Mac avait tendance à afficher l’arc-en-ciel de la mort, comme s’il rencontrait des difficultés majeures lors de l’accès au trousseau. Ce qui ne serait pas étonnant… Imaginez un compte d’utilisateur qui a migré depuis environ 15 ans d’un Mac à un autre, d’un système à un autre, tout en conservant les mêmes données dans son trousseau… Forcément, ce dernier est un peu rempli, et contient sûrement beaucoup de données obsolètes : réseaux Wi-Fi plus utilisés, informations de serveurs  d’anciens clients, sites web fermés depuis des années…

Hier, les nerfs m’ont pris. J’ai donc commencé à essayer de supprimer des anciennes données du trousseau, mais un bug a commencé à me faire froncer les sourcils. En effet, il était très difficile de sélectionner plusieurs éléments avec la touche Maj. À chaque fois que je cliquais, la sélection « sautait ». Très étrange… Et j’avais l’impression que le trousseau tentait de rafraichir régulièrement une information.

Du coup, j’ai essayé de comprendre, en triant les informations du trousseau par date, du plus récent au plus ancien.

Trousseau bug 1

Et là, très curieusement, j’ai trouvé cet entrée « com.apple.assistant ». Sauf que l’Assistant de démarrage de macOS, ça fait longtemps que je ne l’ai pas lancé. Et surtout, cette entrée semblait se mettre à jour en permanence. Genre, le rafraichissement sautait toutes les cinq secondes… Hmmmmmm.

En cliquant dessus, on découvre une information intéressante : le compte associé à cet élément du trousseau.

Trousseau bug 2

C’est une information importante, car elle nous donne une idée du service qui pourrait être coupable. Ici, l’entrée en question s’appelle :

Siri Global - com.apple.assistant.music.fusetoken

Et donc, le coupable s’appellerait…

SIRI !

Good Grief It s You

Ni une, ni deux, je fonce sur les préférences Système > Siri…

Pref Siri 1

Et vu que je n’utilise jamais Siri sur mon Mac, je décide juste de le / la désactiver en décochant Activer Demander à Siri.

Pref Siri 2

J’ai ensuite profité de l’occasion pour continuer le nettoyage du trousseau. Et croyez-le ou non, mais le changement est radical. Je travaille depuis ce matin sur mon Mac sans ressentir le moindre ralentissement, tout va beaucoup plus vite, et l’accès aux pages web authentifiées se fait désormais à la vitesse de l’éclair. En fait, depuis ce matin, je n’ai plus vu une seule roue multicolore, et ça, ça fait bien plaisir.

Donc, conseil du jour : si vous rencontrez des lenteurs inexpliquées sur Mojave, commencez par désactiver Siri, et regardez aussi si y’a pas des trucs chelou dans le trousseau. On ne sait jamais.

Attention à la suppression des données Touch ID sur Mac T2 !

Mise à jour : ajout du résultat des tests avec Mac à coprocesseur T1, et modification du titre sur à ces tests).

Je suis tombé récemment sur un souci intéressant : j’utilise beaucoup ces derniers temps un MacBook Air équipé de Touch ID, que je dois reformater après mes tests. Et j’avais pris l’habitude de le tester en activant TouchID dessus. Sauf qu’à un moment, Touch ID a dit « Niet, je n’enregistre plus tes empreintes : y’en a trop ! ». Non pas que j’ai utilisé mes dix doigts plus mes dix doigts de pied, mais parce que Touch ID dispose pour chaque doigt enregistré d’un emplacement spécifique dans la Secure Enclave. Et ce nombre est limité ! Du coup, si on enregistre trop de doigts… ça coince !

Renommer un doigt avec Touch ID dans la préférence Système Touch ID

Le sachiez-tu ? On peut renommer une empreinte dans la préférence Système Touch ID.

Pas de souci, cherchons donc comment supprimer les empreintes en trop. Ça tombe bien, Pierre Dandumont de l’exceeeeeeellent Journal du lapin a publié un article exactement sur ce sujet. En gros, on redémarre sur la partition Recovery et on tape la commande :

xartutil --erase-all

Ce qui efface immédiatement les empreintes stockées sur le Mac.

SAUF QUE.

Ce qui n’est pas indiqué dans les différents articles donnant cette astuce1, supprimer toutes les empreintes empêche également de déverrouiller la partition FileVault si une empreinte était stockée en relation avec un compte d’utilisateur ! Et il est impossible de réinitialiser le mot de passe du compte en démarrant sur la partition Recovery : c’est une réinstallation obligatoire à la clé ! Notez que ce n’est pas le cas si votre Mac est équipé d’un processeur T1 (Mac équipé de Touch Bar mais sans processeur de chiffrement matériel, donc Macbook Pro modèle fin 2016 ou 2017).

Donc, attention avec cette commande ! Utilisez-la uniquement si vous avez effectivement pour but de revendre un Mac comme conseillé dans l’article de Pierre. Ne l’utilisez pas sur un Mac T2 en production sans disposer d’une sauvegarde, car vous risqueriez de verrouiller définitivement le Mac et d’empêcher l’accès à toutes ses données.

  1. Et à juste titre, comme le souligne Yoann Gini, car ils ont été écrits pour la plupart avant l’arrivée des processeurs T2), c’est que si votre Mac est chiffré et équipé d’un processeur de sécurité T2 [1.À la date de cet article, cela implique les modèles suivants : iMac Pro, Mac mini 2018, MacBook Pro 2018 ou MacBook Air 2018

Plaidoyer pour un Bureau libre !

Je vois parfois sur les Mac de mes clients, des utilisateurs de la famille ou autres un bureau d’une parfaite clarté.

Et surtout j’entends parfois dire :

« Votre Mac est lent, c’est parce qu’il y a trop de trucs sur le bureau ! »

Alors : non.

Meme si vous disposez de plusieurs dizaines d’icônes sur le bureau, il y a très peu de chances que ça soit la cause de problèmes notoires sur votre Mac. Vraiment. Il faudrait vraiment beaucoup d’icônes pour que l’effet d’un quelconque ralentissement se fasse sentir. Genre plusieurs milliers.

Mais surtout, je lis ou j’entends parfois que le Bureau d’un Mac est une zone temporaire de stockage sur laquelle il vaut mieux éviter de stocker des éléments trop longtemps. Pourquoi ? Parce que.

Alors techniquement, c’est une aberration. Le Bureau est un dossier comme un autre. Rien ne vous empêche d’y empiler les données que vous voulez. Que ça soit dans le dossier Documents ou ailleurs, le niveau de sécurité de vos donnees sur le disque est le même.

Je pense quand même que le bureau d’un Mac n’a pas à être un dépotoir permanent. Quand vos icônes atteignent le bord gauche de l’ecran, c’est probablement la limite maximum. Quand elles se superposent à droite, c’est vraiment le moment de ranger.

Pour les gens qui aiment automatiser le classement, tournez-vous vers les actions de dossier d’Automator (cf l’excellent bouquin de Sylvain Gamel) ou vers le non moins excellent Hazel.

Transférer un fichier avec AirDrop via Glisser-déposer

Il y a quelques jours, j’ai fait une manipulation avec AirDrop qui a fait s’écarquiller en grand les yeux de mon Lolo préféré. Si lui ne

connaissait pas cette astuce, alors autant dire que vous êtes nombreux à ne pas la connaître. Il faut dire qu’elle n’a rien d’évident.

Quand vous transférez un fichier avec AirDrop, si l’utilisateur cible a la fenêtre AirDrop ouverte (celle qui s’affiche via le menu Aller > AirDrop, ou via la barre latérale), un petit pop-up surgit pour vous inviter à accepter le téléchargement. Là, trois possibilités :

AirDrop Fenetre Standard

Mais le truc qui n’est pas visible du tout, c’est que vous pouvez glisser l’icône de l’élément qui s’affiche dans le pop-up pour le placer sur le Bureau ou dans le dossier de votre choix, ce qui revient d’ailleurs à accepter le téléchargement (forcément).

C’est plus facile à comprendre en vidéo :

Notez que l’application-cible doit être le Finder. Forcément, vu que le document n’existe pas encore sur votre Mac.

Ça paraît idiot, mais dès qu’on a pris goût à cette astuce, difficile de revenir en arrière… Et l’astuce fonctionne depuis pas mal de temps (je dirais au moins OS X 10.9).

Comment notarier une application développée en AppleScript ?

C’est une des grosses nouveautés à venir de macOS 10.14.5 : les extensions de noyau devront être notariées pour fonctionner. Le contrôle de la notarisation des apps va d’ailleurs être activée par défaut dans macOS 10.15.

Mais au fait, c’est quoi cette histoire d’applications notariées ?

Et bien, j’ai la flemme de vous expliquer et MacG l’a déjà très bien fait, donc suivez cet hyperlien pour en savoir plus.

Maintenant, comme vous le savez peut-être, j’ai écrit il y a quelques temps déjà DiskMaker X, une application pour créer une clé USB d’installation de macOS. Et cette application est développée en AppleScript, un langage qu’Apple soutient propose encore dans macOS. Et théoriquement, chaque app devant être notariée, ça devrait aussi être le cas de DiskMaker X.

Sauf qu’Apple n’a pas expliqué du tout dans ses documentations comment effectuer cette notarisation pour les apps développées en AppleScript. C’est Alex Narvey qui a donné la solution sur Slack : pour que l’application soit notariée, il ne faut pas la notarier elle-même mais il faut notarier l’image-disque au format DMG qui la contient ! 

Et en pratique, donc, selon le code d’Alex (encore non testé), ça donnerait quelque chose comme ça (en anglais parce que de toute façon, si vous faites de l’AppleScript vous parlez anglais) :

0. Get a one time password for your App from your Develper Apple ID account.
1. Export your Script to an unsigned app in a folder on the Desktop:
/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app
2. Clear any extended attributes:

sudo xattr -rc “/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app”
3. CodeSign the script using the hardening option:

codesign --force --options runtime --deep --sign "Developer ID Application: Precursor.ca, Inc. (SERIAL#)" "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app"
4. Verify the Signature:

codesign -dv --verbose=4 "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app"
5. with your onetime signature ready, create a DMG from the app’s enclosing folder.

/usr/bin/hdiutil create -imagekey zlib-level=9 -srcfolder "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder" -fs HFS+ -volname Test /Users/precursor/Desktop/MyAppleScript.dmg

(my enclosing folder also has a ReadMe file in it)
6. Upload the dmg to Apple for notarization with your one-time password:
xcrun altool --notarize-app --primary-bundle-id "com.apple.ScriptEditor.id.MyAppleScript" --username "email_address" --password "one-time-pass-word" --file "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript.dmg"
7. Record successful RequestUUID:

ce0af42942-cfec-5580-ad8f-80625ec2d7
8. Validate the Notarization:

xcrun altool --notarization-info ce0af42942-cfec-5580-ad8f-80625ec2d7 --username "email_address" --password "one-time-pass-word"
9. Staple the notarization to the dmg:

xcrun stapler staple "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript.dmg"

Donc, en résumé :

– On crée un mot de passe à usage unique sur le portail développeur d’Apple ;

– On exporte le script comme script non signé ;

– On supprime ses attributs étendus ;

– On le signe et on vérifie la signature ;

– On crée une image-disque DMG depuis le dossier de l’application ;

– On envoie le DMG chez Apple avec son mot de passe unique ;

– On valide la notarisation ;

– On attache la notarisation au fichier DMG. Et on met ce dernier en téléchargement évidemment.

Et c’est tout (et c’est déjà pas mal). 

 

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Faut-il fuir le DNS de Cloudflare ?

À cette question, la réponse simple semble être : oui.

Mais vous pouvez aussi me poser une autre question, comme :

« Euh, c’est quoi le DNS, et c’est quoi Cloudflare ? »

À cela, je vous ferai remarquer que vous posez deux questions et pas une seule. Mais bon, je suis de bonne humeur, et je répondrai aux deux.

Le DNS, c’est quoi ? 

Le DNS, c’est ça. Et grosso-modo, c’est l’annuaire d’Internet : vous tapez le nom www.apple.com et ça vous fait tomber sur le site web d’Apple, site hébergé sur une ou plusieurs adresses IP.

Comment ça se configure ?

La plupart du temps, vous n’avez pas à le configurer : il est automatiquement renvoyé par votre routeur Internet (votre box Internet, par exemple). Ce sont les entrées qu’on trouve dans la préférence Système Réseau > Avancé > DNS.

Préférence Réseau DNS

Bon alors, c’est quoi ton problème, GG ?

Il y a environ un an (le 1er avril 2018, pour être précis), Cloudflare, une société qui propose un service de cache d’informations sur le web (pour accélérer les accès aux sites) et de sécurisation (pour résister à des attaques type DDOS), a proposé son propre service DNS, utilisant les adresses IP 1.1.1.1 et 1.0.0.1. L’énooooooorme avantage était alors de proposer un service DNS théoriquement très rapide. Notez que Google propose aussi son propre service DNS depuis longtemps aux adresses 8.8.8.8 et 8.8.4.4 (mais perso, moins j’utilise les services de Google, mieux je me porte).

Sauf que.

Depuis quelques temps, je rencontrais énormément de lenteurs lors d’affichages de vidéo sur Twitter avec le client Twitterrific, autant sur Mac que sur iOS, mais uniquement connecté sur mon réseau Wi-Fi. Et forcément, ça m’agaçait un peu. J’ai tilté récemment, et j’ai posé la question sur Twitter. Tout juste après, je me suis rendu compte que vous étiez des milliers à avoir le même souci !

Dozens of us arrested development

J’ai donc remplacé mes DNS par ceux de Verisign (64.6.65.6, 64.6.64.6), et la situation s’est laaaaaargement améliorée. Et à priori, j’ai lu aussi quelques commentaires comme quoi les DNS de Cloudflare pouvaient être plus problématiques. J’ai aussi eu beaucoup de lenteurs lors du téléchargement de jeux sur PS4… Peut-être lié également, puisque ces contenus sont souvent mis en cache sur des CDN (Contents Distribution Networks), comme les serveurs d’Akamai.

Donc, méfiance : si vous utilisez les DNS de Cloudflare, pensez éventuellement à basculer vers d’autres serveurs (ceux de votre FAI, Google, Verisign ou autre) si vous rencontrez des lenteurs inexpliquées. Et n’hésitez pas à commenter sous ce billet si vous avez aussi constaté des soucis similaires.

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Karl Lagerfeld, vrai fan d’Apple : une petite histoire

Comme l’a signalé Macg, Karl Lagerfeld était un vrai fou d’Apple. Une histoire me revient en mémoire à ce sujet.

Aux alentours de 2002, quelques temps après le lancement de l’iMac G4, le centre de formation Apple où je travaillais à l’époque avait été contacté, je crois par les ateliers du Carrousel du Louvre, pour une requête particulière. Dans le cadre d’une exposition, on nous avait demandé de diffuser une interview de Karl Lagerfeld sur 15 iMac G4, soigneusement installés dans une pièce derrière une grande baie vitrée, la lecture devant être synchronisée entre les différents iMac. Et la requête d’avoir des iMac G4 venait directement de Lagerfeld.

Au départ, nous avions envisagé une lecture simultanée des vidéos en utilisant de l’AppleScript lançant un DVD simultanément sur tous les appareils, mais cela s’est révélé vite trop compliqué. À la place, nous avions décidé de trouver une autre solution en utilisant la technologie QuickTime Streaming Server : un Power Mac G4 qui diffusait un flux vidéo en streaming, capté par tous les Mac en même temps. La solution fut testée, validée et mise en production par mes camarades de jeux, le plus difficile étant de trouver un compromis en terme de qualité d’image acceptable avec le réalisateur de l’interview.

J’ai eu à me déplacer une fois sur le site de l’événement, pour régler un petit souci. Et c’était franchement chouette : ces 15 iMac, posés sur différents niveaux, diffusant l’interview dans une synchronisation impeccable, avec au sol de magnifiques immenses affiches de Lagerfeld qui dansait avec un modèle, ça avait vraiment de la gueule.

Selon l’organisateur de l’événement, les 15 iMac ont tourné sans discontinuer durant les quelques semaines de l’expo sans aucun problème, tout juste un redémarrage de temps en temps quand ça coinçait. Ce fut un succès. Et paraît-il, Lagerfeld était venu voir tout ça sur place, et avait été ravi. 

Tout ça pour dire : l’univers de la mode ne m’intéresse pas vraiment, et sûrement que Lagerfeld avait son lot d’excentricité, une certaine folie plus ou moins assumée. Mais il est évident que c’était un vrai inconditionnel d’Apple.

Accessoirement, il a aussi prêté son image à une des meilleures pubs de la Sécurité Routière (même s’il n’a pas porté réellement le fameux gilet).

Et rien que pour ça, merci M. Lagerfeld. 

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