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WWDC 2021 : les trucs que vous avez râtés (surtout si vous n’êtes pas un Sysadmin Apple)

Bien souvent, quand on est administrateur de parc Apple, les nouveautés les plus intéressantes d’une WWDC ne sont pas celles que l’ont découvre avec tout le monde durant la conférence inaugurale, mais plutôt les petits nuggets comme j’aime à les appeler, ce qui est relégué dans d’obscures notes de développeur ou autres.

Pour ma part, j’ai noté quelques changements très bienvenus dans macOS 12 en particulier et un peu également sur iOS en lisant les Release Notes des nouvelles versions beta de macOS et iOS. Entre autres :

Effacer le contenu et les réglages débarque sur macOS !

Que je l’attendais, cette fonction qui existe depuis les débuts de l’iPhone, surtout avec l’arrivée des partitions système et données séparées avec macOS 10.15 ! Et c’est désormais possible pour les Mac équipés de co-processeur T2 ou les Mac Apple Silicon :

Cette commande lance en réalité un utilitaire appelé Erase Assistant (localisé dans /System/Library/CoreServices/), qui vous prévient que certaines données seront supprimées, et vous invitera à désactiver votre compte iCloud si nécessaire sur ce Mac, ou ici, les empreintes liées à Touch ID :

Enfin, une fois qu’on clique sur Continuer, une petite alerte, et l’obligation de saisir le mot de passe d’un compte d’administrateur (quand même).

Mine de rien, c’est un apport énorme, en particulier pour les gens qui comme moi restaurent régulièrement des Mac pour faire des tests d’intégration. Fini les 20 à 30 minutes de réinstallation !

Notez que les administrateurs qui ont enrôlé leurs postes dans un MDM pourront aussi restrreindre cette possibilité… ou la lancer à distance sur un poste via une commande MDM. Le bonheur.

L’enrôlement de n’importe quel Mac dans Apple Business Manager et Apple School Manager, enfin possible !

Ça aussi, on l’attendait énormément, surtout que la possibilité existait depuis quelques temps sur iOS. Explication : depuis quelques temps déjà, il est possible d’intégrer dans les plate-formes Apple Business Manager et Apple School Manager des appareils iOS et iPadOS, même s’ils n’avaient pas été acheté à la base dans un canal validé par Apple. Pour comprendre ce point, il faut expliquer un peu l’enrôlement automatisé d’appareils (ADE pour Automated Device Enrollment, appelé auparavant DEP). Je ne reviens pas sur les détails du DEP de l’ADE, j’ai tout expliqué en détails durant cette magnifique conférence sur le sujet lors de Command-IT en 2019.

Mais voilà. Pour intégrer un appareil dans ABM/ASM, il fallait que le poste soit acheté dans un canal validé par Apple, avec un compte d’entreprise. Ce qui pouvait être très pénible : j’ai par exemple parfois acheté des appareils qui ne pouvaient pas être enrôlés, car achetés sur mon Apple ID personnel, et non pas sur un compte d’entreprise dédié. Idem avec les appareils achetés d’occasion. Du coup, impossible de réintégrer ces appareils à posteriori dans un compte d’entreprise. Parfois fort pénible.

Il y a quelques temps (iOS 13, je crois), Apple a proposé une parade pour les appareils iOS, en permettant leur réintégration dans un compte ABM/ASM à l’aide de l’app Apple Configurator sur macOS. Et bien, désormais… on va pouvoir faire l’inverse ! Pour les appareils iOS, un effacement de l’appareil sera indispensable depuis Configurator afin de le placer en mode supervisé, avec une inscription de l’appareil avec un profil d’enrôlement spécifique. Profil qui devra être conservé durant trente jours sur l’appareil : s’il est supprimé par l’utilisateur, l’appareil sera sorti du compte ABM/ASM, mais au-delà de 30 jours, l’inscription devient définitive.

Pour macOS, il faudra lancer l’application Configurator pour iOS, s’authentifier avec un compte disposant des droits Administrateur ou gestionnaire d’enrôlement d’appareils, et scanner une image dans l’assistant macOS. Ensuite, le Mac se verra assigné un serveur MDM virtuel « Ajouté par Apple Configurator » dans ABM/ASM, et pourra enfin se voir attribué son serveur MDM définitif.

Mine de rien, là aussi, c’est un énorme pas en avant de la part d’Apple.

Les administrateurs peuvent enfin supprimer des System Extensions

Depuis quelques versions de macOS, Apple pousse les System Extensions en remplacement des extensions de noyau (Kernel Extension) pour les logiciels qui n’en ont pas vraiment besoin. De nombreux éditeurs de logiciels ont fait le saut vers les System Extensions (ou sont en train de le faire), en particulier les éditeurs de solutions antivirus ou de contrôle de traffic (VPN, firewall…).

Soyons clair : l’implémentation des System Extensions a été pour le moins chaotique, en particulier leur pendant réseau, les Network Extensions. Éditeurs pas prêts au lancement de Big Sur, gestion des autorisations par les administrateurs pour le moins foireuse sur Big Sur en raison de bugs côté Apple… Pour être clair, la gestion des System Extensions ne fonctionne bien que depuis macOS 11.3.

Et il y avait surtout une limitation très pénible. Lors de la suppression d’une System Extension, il faut absolument que cette dernière soit supprimée par l’utilisateur lui-même, et plus précisément, en supprimant l’application associée à cette System Extension. Le problème, c’est quand vous passez par exemple d’un outil de contrôle de poste à un autre : l’administrateur ne peut pas lancer un simple script pour simplement supprimer l’extension, mais doit forcément demander à un moment ou un autre l’autorisation à un compte d’administrateur local du poste de la supprimer. Ce qui peut compliquer la gestion.

Désormais, les administrateurs qui ont proprement enrôlés leurs Mac dans un MDM disposeront d’une commande supplémentaire pour supprimer les System Extensions d’une app, sans avoir besoin de demander l’autorisation d’un compte d’administrateur local. Ouf !

Des mises à jour moins lourdes !

C‘est un truc qui me rend fou (et pas que moi) : la taille des mises à jour (et leur durée d’installation, aussi), depuis Big Sur. Mais ça va peut-être changer Une info trouvée par mon inestimable Laurent Pertois à moi que j’ai : la taille des mises à jour de macOS devrait être significativement réduite dans macOS 12, jusqu’à 2 Go de réduction dixit Apple (bon, ils précisent pas de combien on part, cela dit, parce que si la mise à jour fait 10 Go mais qu’on gagne 2 Go, bon…).

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la bande passante et l’espace-disque. Mais j’attends de voir, quand même.

Des fonds d’écran à la demande

Tiens, ça aussi ça m’énervait, et là aussi Apple a fait des efforts : finis les plus de 1 Go de fonds d’écran, on passe à peine à une centaine de Mo, et quand on choisit un fond qui n’est pas sur le Mac, un petit nuage à côté de son titre vous invite à le télécharger.

Une meilleure gestion des mises à jour

Dire que la gestion des mises à jour dans macOS 11 était compliquée est un euphémisme. En réalité, depuis qu’Apple a forcé le déploiement des mises à jour de macOS avec une taille de mise à jour colossale, mettre à jour son Mac n’a jamais été plus complexe. Et forcer à mettre un parc à jour encore plus ! Du coup, on saluera l’arrivée de nouvelles commandes MDM (en espérant qu’elles fonctionnent bien cette fois-ci) pour forcer les mises à jour mineures OU majeures avec un délai de grâce pour l’utilisateur. Reste à voir comment tout cela va s’articuler, mais cela reste une bonne nouvelle.

C’est tout pour le moment, mais d’ici la sortie officielle de macOS Monterey, je suis sûr que nous aurons plein d’autres petits trucs à découvrir. Stay tuned

Quand Apple Notes est un poil trop gourmand

Depuis quelques temps (en fait depuis mon passage sur Big Sur ou sur le M1), je rencontre un bug curieux avec l’app Notes sur mon Mac : son utilisation du processeur est juste complètement démesurée (conjointement à une hausse également de consommation CPU) pour WindowServer :

Cela se traduit du coup par une baisse significative de l’autonomie et une chauffe excessive de la machine (ce qui est quand même fâcheux sur les Mac M1).

Après recherche, il s’avère que je ne suis pas le seul (comme souvent dans ce cas-là), et la solution semble relativement simple : il faut basculer du mode de présentation en liste vers une présentation en mode Galerie. Vous pouvez pour cela soit cliquer sur l’icône ad hoc, soit cliquer sur le menu Présentation > Par galerie.

Bon, le souci, c’est que c’est évidemment pas une vraie solution, le mode Galerie étant moins pratique que le mode Liste à mon goût, et du coup j’ai remonté le bug à Apple (FB9122849). N’hésitez pas à le remonter également afin de le faire corriger.

Le petit secret des iMac colorés

On a beaucoup parlé des couleurs des magnifiques nouveaux iMac cette semaine, et la comparaison avec les modèles des années 1990 était aussi assez évidente.

iMac 1999 en couleurs
IMac 24“ 2021

Mais le saviez-vous ? Ces derniers recelaient un petit détail étonnant : lorsqu’on réinstallait le système (macOS 8.5 à l’époque), l’apparence de l’interface et le fond d’écran par défaut reprenaient la couleur d’origine du Mac. Ainsi, quand on restaurait un iMac couleur fraise, le fond d’écran, la couleur de contraste des menus, les ascenseurs des fenêtres… prenaient tous une jolie couleur rouge lorsqu’on arrivait sur le bureau ! C’est quelque chose qui a perduré pour tous les Mac, jusqu’à l’arrivée de Mac OS X.

Pas de magie ici, évidemment, même si la méthode n’aurait pas été reniée par Arthur C. Clarke : lors de l’installation, le système récupérait le modèle exact du Mac en lisant le numéro de série, et adaptait ainsi la couleur de l’interface à la machine. C’était totalement inutile, mais du coup, parfaitement indispensable, pour reprendre la célèbre expression de Jérôme Bonaldi ^^ Et je suis curieux de voir si Apple va à nouveau reprendre cette idée pour la fournée des nouveaux iMac 2021, reprenant ainsi ce sens du détail qui fait sa réputation…

Déployer les apps de Microsoft Office à la demande avec un profil de configuration

Parfois chez Gete.Net Consulting, nous sommes confrontés à des problèmes techniques… intéressants. Ainsi, chez certains clients, nous devons déployer la suite Microsoft Office, mais sans installer Outlook, le logiciel par défaut choisi dans l’entreprise étant Apple Mail.

Dans ce cas, l’installation d’Office est un peu compliquée puisqu’il faut installer chaque application séparément, ou installer l’ensemble de la suite puis supprimer Outlook. Et installer les apps séparément peut être beaucoup plus lourd, puisque l’ensemble des applications d’Office installée individuellement pèse plus du double du package complet de Microsoft Office !

Et oui, si on retire Outlook de l’installation, ça fait quand même 3,38 contre 1,92 Go pour le package complet d’Office.

Autre cas aussi : vous souhaitez ne pas installer l’application Microsoft AutoUpdate pour garder le contrôle sur les mises à jour. Mais elle est installée par défaut. Même si vous pouvez la supprimer à posteriori, ça pourrait être plus simple de ne juste pas l’installer (et de ne plus avoir à y penser).

Il existe pourtant une solution pour forcer l’installation uniquement des applications de votre choix depuis le package Office. Pour cela, il faut passer par un profil de configuration (proposé par Paul Bowden, ingénieur Microsoft de l’équipe Microsoft Office Mac) poussé par votre MDM. Ce profil doit contenir des informations personnalisées que vous pouvez retrouver ici :

https://github.com/pbowden-msft/Payloads/blob/master/DeploymentExcluder.plist

Téléchargez ce fichier Property List, et modifiez son contenu pour passer à false toutes les apps que vous ne souhaitez pas installer.

Dans notre cas, pour installer tout Microsoft Office sans installer Outlook, on utiliserait le fichier plist suivant :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!DOCTYPE plist PUBLIC "-//Apple//DTD PLIST 1.0//EN" "http://www.apple.com/DTDs/PropertyList-1.0.dtd">
<plist version="1.0">
<dict>
	<key>InstallWord</key>
	<true/>
	<key>InstallExcel</key>
	<true/>
	<key>InstallPowerPoint</key>
	<true/>
	<key>InstallOutlook</key>
	<false/>
	<key>InstallOneNote</key>
	<true/>
	<key>InstallOneDrive</key>
	<true/>
	<key>InstallTeams</key>
	<true/>
	<key>InstallAutoUpdate</key>
	<true/>
</dict>
</plist>

Il suffit maintenant d’importer ce fichier dans un profil de configuration. La méthode dépendra évidemment de votre MDM. Par exemple, dans Jamf Pro :

  • Cliquez sur Profils de configuration > Nouveau
  • Ciquez sur Apps et réglages personnalisés > Upload.
  • Donnez un nom à votre profil.
  • Spécifiez com.microsoft.office dans la ligne Domaine de préférence et collez le contenu du fichier Plist modifié dans le champ Liste de propriétés.
  • Spécifiez enfin le scope de votre profil…
  • Et cliquez sur Enregistrer.

Si vous voulez faire la même chose dans FileWave, il suffit de créer un fileset contenant un profil de configuration, et d’ajouter les données comme Custom Settings.

Poussez ensuite le profil sur les appareils de votre choix, et lancez l’installation de Microsoft Office (via une policy pour Jamf Pro, ou un Fileset dédié pour FileWave, ou en le poussant avec Munki ou le MDM de votre choix). Et si tout va bien, seules les applications validées seront installées.

On dit merci qui ? Merci Paul Bowden (moi je ne suis que le messager) !

Verrouiller le Mac avec Touch ID

Une astuce totalement ridicule et découverte par hasard : si vous pouvez utiliser le bouton Touch ID de votre Mac pour le déverrouiller, vous pouvez également utiliser le même bouton pour verrouiller le Mac. Il suffit de laisser le bouton appuyé fermement (il y a un petit coup à prendre, c’est pas systématique). Testé sur un Mac Intel et un Mac M1 sous Big Sur et Catalina. Attention : ça doit verrouiller le Mac dans la seconde. S’il n’est pas rapidement verrouillé, relâchez, car si vous attendez trop longtemps, vous risquez d’éteindre votre Mac de force…

Créer rapidement des groupes d’un certain nombre d’appareils dans Jamf Pro

(Oui, je sais, mes titres sont parfois un peu longs.)

Une petite astuce qui m’a été fort utile il y a quelques jours avec Jamf Pro : un de mes clients avait besoin de créer plusieurs groupes d’une cinquantaine de Mac chacun pour procéder à un déploiement progressif sur l’ensemble du parc (plusieurs centaines de machines).

La première idée était de créer des groupes statiques comportant chacun une cinquantaine de machines. Et ça… c’est long à créer, car il faut créer le groupe, cocher 50 postes, enregistrer le groupe, créer un autre groupe, cocher les 50 postes suivants, enregistrer, etc… Fastidieux.

Mais en y réfléchissant un peu, il y avait une approche plus pertinente. À chaque fois qu’un poste est enrôlé, il lui est associé un identifiant unique : le JSS Computer ID. Et cet identifiant augmente de 1 pour chaque nouvel appareil ajouté. Le premier appareil a donc l’identifiant 1, le deuxième 2, etc. C’est bien fichu.

Et d’un coup, la solution est arrivée : il suffit de créer le nombre de groupes désirés (ici 8) sous forme de groupe intelligent, et spécifier comme critère pour le premier groupe :

JSS Computer ID est plus grand que 0

ET

JSS Computer ID est plus petit que 50

Capture d'écran de Jamf Pro pour illustrer la création de groupes d'une certaine taille.
Finalement, ce JSS Computer ID sert à quelque chose…

Et pour créer les groupes suivants ? Vous avez juste besoin de dupliquer le groupe et changer les valeurs (49 -> 100, 99 -> 150, etc).

Voilà. Enregistrez votre groupe, et regardez le contenu : oooooh, des groupes des 50 postes ! Ou presque : en effet, chaque poste supprimé ne se voit plus réattribué un ancien JSS Computer ID. Donc peut-être que vous aurez un premier groupe comportant moins de machines. Mais l’idée étant surtout de dégrossir pour éviter d’avoir une charge trop importante et pouvoir déployer « au fil de l’eau », cela reste une solution très satisfaisante.

Jamf Pro : contrôler quand installer un profil durant le déploiement

Allez, ça faisait un longtemps, un article bien technique, à l’attention d’un public averti. Je vais d’ailleurs cette année essayer de pousser un peu plus ces articles techniques destinés aux administrateurs systèmes et gestionnaires de MDM Apple.

Dans le cadre d’une intégration Jamf Pro chez un des mes clients, j’ai du gérer la problématique suivante :

Comment contrôler à quel moment un profil de configuration doit être installé sur un Mac ?

En effet, une fois un Mac enrôlé dans le MDM (que ça soit automatiquement au démarrage via le programme Apple Business Manager ou Apple School Manager, ou manuellement), à partir du moment où l’on souhaite par exemple déployer un profil Wi-Fi, il est déployé automatiquement via la magie du push. Ce qui pose le risque de casser le déploiement si le profil Wi-Fi impose une bascule automatique.

Exemple : vous êtes employé de Gete.Net Consulting, et vous recevez votre nouveau Mac rutilant. Votre nouveau boss, qui a tout prévu, vous a fait livrer votre Mac, et vous devez l’enrôler dans votre solution de gestion. Ce Mac a été prévu pour se connecter automatiquement au réseau GeteOuEssayéMaisRienNWiFi, dont le mot de passe particulièrement complexe est intégré au profil. Ce qui peut présenter l’avantage d’éviter de devoir transmettre le mot de passe oralement ou par écrit, et de lui donner une complexité bien plus importante. Le profil pourrait aussi permettre de pousser une authentification au Wi-Fi via certificat, ce qui est bien plus sécurisé.

Cependant, si le réseau est à portée d’antenne, le Mac aura tendance durant l’enrôlement à basculer sur ce réseau Wi-Fi sécurisé dès qu’il sera disponible, sans s’occuper de savoir si le reste de l’enrôlement (installation de logiciels par ex) est terminé. Ce qui peut être gênant, vous en conviendrez.

Pour éviter cette rupture dans le déploiement, on peut avoir deux approches :

  1. Fournir le profil à l’utilisateur via le Self Service de Jamf Pro ;
  2. Utiliser une méthode un peu plus complexe, mais entièrement automatisée.

Si nous optons pour l’approche automatisée, voici comment faire. Attention, c’est particulièrement sioux.

Créer un attribut d’extension

Dans la console Jamf Pro, cliquez sur Réglages > Ordinateur et sélectionnez Attributs d’extension.

Cliquez sur Nouveau

Appliquez les différents réglages comme sur la capture d’écran ci-dessous. Pour ce qui est du script lui-même, voici son contenu :

!/usr/bin/env bash
RESULT="Wifi KO"
if [ -f "/var/db/.wifi-ok" ] ; then
RESULT="Wifi OK"
fi
/bin/echo "$RESULT"

Par défaut, on aura donc un attribut d’extension dont le résultat est Wi-Fi KO. Les chemins et les noms de fichier choisis ici sont par ailleurs totalement arbitraires, vous pouvez donc les customiser comme vous le souhaitez.

Variante : vous pouvez aussi créer le fichier à la fin d’un script d’enrôlement pour indiquer que l’enrôlement est bien terminé pour appliquer d’autres conditions. Vous pourriez donc nommer le fichier .EnrolementFini si ça vous chante. Par contre, je vous conseille de le laisser invisible. Perso, je génère un dossier au nom du client dans /usr/local et j’essaie de créer une petite hiérarchie propre dedans, donc ça pourrait être /usr/local/getenet/.EnrolementFini.

Créez un groupe intelligent

Une fois votre attribut étendu généré :

  1. Cliquez sur Groupe intelligent d’ordinateurs > Nouveau ;
  2. Cliquez sur Afficher les critères avancés ;
  3. Choisissez votre critère Activation Wi-Fi ;
  4. Dans la case Valeur, tapez Wifi OK (ou toute autre valeur générée dans le script).
  5. Enregistrez.

Associer le groupe au profil Wi-Fi

Il nous faut maintenant créer notre profil Wi-Fi pour l’associer au Groupe intelligent. Pas l’opération la plus dure :

  1. Cliquez sur Profils de configuration ;
  2. Cliquez sur Nouveau ;
  3. Remplissez votre profil de configuration Wi-Fi comme d’habitude ;
  4. Cliquez sur Périmètre ;
  5. Cliquez sur Computer Groups ;
  6. Cliquez sur le bouton Add en face de votre groupe intelligent créé précédemment (oui, la régionalisation de Jamf Pro, c’est pas toujours ça…) ;
  7. Validez, comme Johnny.

Pfiouuuu. Allez, c’est presque fini.

Activer l’état Wi-Fi Ready

Mais comment lui faire changer son état ? Facile : il suffit de générer le fichier /var/db/.wifi-ok via une simple commande, par exemple en ajoutant dans le script de déploiement la commande :

touch /var/db/.wifi-ok

Suivie d’une mise à jour de l’inventaire :

jamf recon

Notez que tout cela doit se faire dans le contexte du compte root (mais Jamf lance tous les scripts en tant que root, donc c’est OK).

Personnellement, j’ai utilisé cette méthode chez deux clients différents, et elle fonctionne parfaitement avec une version modifiée du script DEPNotify Starter, en générant le fichier à la fin du script.

Et si vous avez besoin d’aide pour mettre cette solution en place, il suffit de demander.

La mort dans la (PR)AM

Ça n’a pas été signalé très fort, mais : fini les bobos aux doigts pour essayer de réaliser cette fameuse gymnastique pour réintialiser la PRAM ou la NVRAM de votre tout nouveau Mac équipé d’un rutilant processeur Apple Silicon, donc M1 pour le moment.

Car comme le précise la note de support technique d’Apple sur la réinitialisation de la PRAM (dans sa version anglaise pour le moment, pas encore mise à jour pour la VF) :

Cet article ne s’adresse qu’aux Mac équipés de processeurs Intel.

Adieu, donc, Cmd – Option – P -R bien aimé, adieu toi qui était parfois tout autant efficace qu’un morceau de sucre des laboratoires Boiron, adieu à toi, chère combinaison de touches qui nous a fait déclencher une arthrite précoce du bout des doigts. Tu nous auras quand même bien souvent sauvé la mise.

Et mine de rien, c’est un vrai reliquat du monde Mac qui disparaît ici. L’une des premières combinaisons de touches que j’ai retenues en lisant Le Mac pour les Nuls (ou Univers Mac, en tout cas c’était au milieu des années 90). Tout technicien qui se respectait et avait envie de gagner quelques minutes de répit savait qu’il fallait ordonner à l’utilisateur au bout du fil d’appuyer sur ces quatre touches magiques, soit au redémarrage du Mac, soit en l’ayant bien éteint au préalable pour nettoyer la NVRAM (après 2 démarrages, hein, pas moins).

Et de la même façon, la réinitialisation du SMC restera aussi une spécificité des Mac Intel. Fini là aussi les combinaisons de touches chelou différentes selon les modèles mais bien pratiques parfois quand la gestion de l’énergie se prenait les pieds dans le tapis, ou quand les ventilos décidaient de déclencher l’équivalent d’un ouragan force 12 dans le bureau…

Mais alors, on va faire quoi en cas de problème ? Et bien on s’appuiera sur la partition Recovery… ou sur Apple Configurator, comme expliqué par l’ami Dandumont.

Ou peut-être sur une autre combinaison de touches dont Apple a le secret. Qui sait.

Mac M1 : le miracle premier d’Apple

Je n’ai pas voulu réagir à chaud sur le lancement des Mac M1 (on aura l’occasion d’y revenir prochainement), préférant attendre d’avoir les machines dans les mains pour en parler plus en détails.

Le processeur M1 d'Apple.

J’ai donc réussi à me procurer un MacBook Air M1 (256 Go, 8 Go de RAM, l’entrée de gamme, simple, basique) ce vendredi 20 novembre (le jour de l’anniversaire de ma fille, joyeux anniversaire ma chérie ! Et non le MBA n’est pas pour toi…), merci la Fnac, vu qu’Apple a du mal à livrer en ce moment. Rentré à la maison, déballage du Mac, démarrage…

Une boite de MacBook Air équipé de processeur M1.

Ah oui, ça démarre vite. Vraiment vite. Mais plus encore, c’est la fluidité constante de la machine qui surprend. Et évidemment, pas de chaleur, pas de bruit.

Côté performances… ça dépote.

Pour le fun, je me suis amusé à réaliser un de mes tests favoris : lancer un lot d’applications à la chaine… genre toutes les apps des dossiers Applications et Utilitaire . Les apps se lancent à une vitesse impressionnante, mais surtout, la machine reste réactive ET silencieuse. Là où le même test sur un MacBook Air de 2019 déclenche les ventilateurs en quelques secondes. Impressionnant.

Puisque je parlais de fluidité, un petit test rapide. J’ai installé Office 2019 sur ce Mac, et j’ai lancé Excel. Comme on peut le voir, côté consommation de RAM, c’est pas vraiment ça :

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 via Rosetta.

Comme vous pouvez le constater, la consommation de RAM est très élevée, même avec un simple document Excel lancée. Rosetta 2 fonctionne très bien, mais semble gourmand en RAM : presque 1 Go direct. Ouch.

De même, côté fluidité de l’affichage, c’est pas encore ça sous Rosetta. Redimensionnez une page, et ça saccade pas mal. Mais attention : ça reste totalement, parfaitement utilisable, autant que sur un processeur Intel natif, voire meilleur ! Et rien que ça, c’est déjà très impressionnant. J’ai par exemple lancé Pixelmator sur le MacBook Air, et je me suis seulement posé la question après de savoir si j’avais une version native… et en fait, non (en fait seul Pixelmator Pro aura une version native, à priori… enfin, en dispose déjà).

Mais quand on installe la version native M1 (encore en beta) d’Excel & co, les comportements changent radicalement. La consommation de RAM devient totalement délirante : au lancement, Excel ne consomme plus que 200 Mo de RAM, voire moins (là il est à près de 110 Mo…), le système semblant beaucoup plus rapide à allouer la RAM aux apps, ou également à la récupérer.

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 en version native.

Ces différences de comportement sur la consommation de RAM sont très intéressantes et très enthousiasmantes, et permettent de se poser la question de la pertinence de prendre des machines avec plus de mémoire vive. Pour 95% des utilisateurs, 8 Go devraient être suffisants pour les années à venir. Si vous avez cependant des doutes, prenez 16 Go, mais dites-vous juste que ça devrait être quand même OK avec 8 Go pour la plupart des cas.

Mais là encore, ce qui étonne toujours, c’est la réactivité de l’application qui impressionne, là où Excel pouvait rester lourdingue même avec un Mac récent. Là, ça reste toujours ultra fluide. Utilisez Mission Control, même avec 40 fenêtres, et l’effet reste toujours fluide là où le MBA tire la langue.

Et l’autonomie ? Là aussi, ça reste très impressionnant puisque j’utilise ce MBA depuis hier soir 21h30 environ, et je n’ai pas à chercher à le charger, et à 15 heures, il a encore 38% de batterie, alors que j’ai installé des logiciels, surfé, regardé des vidéos sur Twitch… En revanche, je pense qu’il a quand même perdu pas mal de batterie durant la nuit (environ 10% je dirais, après environ 10h de mise en veille). À vérifier. Mais dans tous les cas, je trouve la consommation très raisonnable, surtout vu les performances derrière.

Et ce n’est que le début

Je complèterai mes impressions durant les prochains jours, mais pour le moment, je suis totalement bluffé par les performances de ces nouveaux Mac, leur autonomie, et ceci même s’il s’agit finalement des mêmes machines extérieurement parlant. Et à moins de disposer d’apps très spécialisées pour lesquelles Rosetta pourrait poser problème , je vous invite à considérer sérieusement l’option M1 si vous envisagez de changer de Mac. Certes, peut-être que les premiers mois seront un peu rock’n’roll, le temps que les apps M1 débarquent en masse.

Et puis, reste évidemment les problèmes liés à l’absence de compatibilité Windows. Peut-être rédhibitoire pour certains, pas tellement pour la majorité. Là aussi, si vous devez utiliser des VM en masse, les Mac Intel restent la solution à privilégier.

Je tâcherai de revenir prochainement sur des points un peu plus techniques sur ces nouvelles machines. Mais aujourd’hui, je ne peux qu’applaudir Apple d’avoir osé faire ce pas très audacieux vers des Mac intégralement basés sur son propre silicium. Si la première génération de processeurs M1 dédiés aux Mac donne des performances aussi décoiffantes (corroborées par l’ensemble des tests que j’ai pu lire), je ne peux qu’être impatient de voir ce que ça donnera pour les futures machines professionnelles.

Comment bloquer l’installation de macOS Big Sur

Ça y est, macOS Big Sur est enfin disponible depuis jeudi 12 novembre ! Et du coup, en tant qu’administrateur système, vous êtes extrêmement pressé de voir tout votre parc adopter la nouvelle version…

Attendez, non, c’est pas ça ! Vous n’avez plutôt pas trop envie que vos utilisateurs basculent sur cette nouvelle version de macOS, parce que ça risque de vouloir dire incompatibilités en tout genre.

Faire le point sur les incompatibilités

Il faut d’abord regarder où se trouvent les éventuelles incompatibilités logicielles. En particulier :

  • Les applications encore 32-bit. Tout comme pour Catalina, celles-ci ne feront pas le saut vers macOS Big Sur.
  • Les applications reposant sur des extensions de noyau (les fameux kext). Même si macOS Big Sur ne les abat pas encore totalement (pour certaines, un redémarrage peut suffire), ces dernières n’ont pas vocation à rester et peuvent poser problème. Il faut pour certaines extensions de noyau déployer un profil pour les valider, et il faut redémarrer le poste… Pas idéal. Si l’éditeur d’un logiciel utilisant des extensions de noyau vous annonce qu’il n’est pas encore compatible pour macOS Big Sur, et qu’il ne sait pas quand ça arrivera… Il est peut-être temps de changer de crémerie.
  • Vérifiez aussi la compatibilité de vos matériels avec macOS Big Sur, en particulier vos imprimantes, traceurs… Si certains constructeurs assurent un bon suivi dans le temps, ce n’est pas toujours le cas. Donc, méfiance.
  • Certaines apps web, si vous utilisez Safari. Même si ça semble peu probable, mais si cela vous arrive, il faudra peut-être changer de navigateur.
  • Historiquement, on sait que les versions point zéro de macOS peuvent contenir des bugs parfois réhdibitoires voire critiques. Du coup, attendre la version 11.0.2 est sûrement un choix raisonnable. Et j’ai bien écrit 11.0.2 et non pas 11.0.1 puisque la version finale de macOS cette année est la 11.0.1, et non pas la 11.0 comme la tradition le veut. Bref, attendre quelques semaines n’est pas totalement déconnant.

Je ne veux pas que mes utilisateurs passent sur Big Sur, je fais quoi ?

À une époque où le modern management des ordinateurs devient une idée de plus en plus courante (accès administrateur autorisé à l’utilisateur, sous supervision du système informatique) , il est important de communiquer sur les raisons du blocage. Certains utilisateurs souhaiteront avoir accès dès que possible au dernier macOS, d’autres n’y verront aucun intérêt, mais c’est l’administrateur du parc qui doit assurer la continuité de service. Donc, si vous pouvez bloquer… bloquez.

Pour cela, il existe différentes méthodes.

Déployer un profil de configuration pour retarder les mises à jour via MDM

Si vos Mac sont intégrés dans un MDM (si ce n’est pas le cas aujourd’hui, c’est mal) ou un outil de déploiement de profil comme Munki, vous pouvez déployer un profil masquant les mises à jour pour une certaine durée. Pour cela, utilisez la clé enforcedSoftwareUpdate du payload Restrictions.

Vous pouvez créer ce profil à la main, avec un outil comme ProfileCreator ou configurer directement le réglage dans votre MDM s’il supporte ce payload, par exemple ici dans Jamf Pro :

Attention à bien choisir de retarder les mises à jour de logiciels. Il faudra macOS 10.13.4 minimum pour déployer ce profil.

Le défaut de cette méthode est qu’elle masque toutes les mises à jour, y compris d’éventuelles nouvelles mises à jour de sécurité pour l’OS actuel.

Utiliser une règle de restriction pour empêcher le lancement de l’app d’installation de macOS Big Sur

Quid des utilisateurs qui copient le logiciel d’installation de macOS Big Sur depuis un autre poste pour le lancer ? Dans ce cas, il peut être intéressant de bloquer complètement l’app d’installation de macOS Big Sur pour empêcher toute installation. Sur Jamf Pro, il suffit de bloquer le processus Install macOS Big Sur pour empêcher son lancement.

Déployer un package pour bloquer complètement macOS Big Sur

Une autre solution consiste à installer un package qui bloquera l’installation de macOS Big Sur : BigSurBlocker. Installez le package via votre outil de gestion habituel, et hop, l’utilisateur aura le droit à un petit message pour lui dire que non, nope, c’est pas pour tout de suite. La page liste également une méthode pour désinstaller BigSurBlocker proprement via un script.

Bloquer l’affichage de la mise à jour

Un point agaçant : quelque soit la solution utilisée, la mise à jour macOS Big Sur continuera d’apparaître dans la préférence Système Mise à jour de logiciels. Pour la masquer définitivement, utilisez la commande suivante (en root) :

softwareupdate --ignore "macOS Big Sur"

Cependant, cette commande ne sera efficace que si votre Mac est intégré dans un MDM. Si ce n’est pas le cas, elle ne fera absolument rien. Si votre Mac fonctionne sous mac OS Catalina, elle ne devrait être fonctionnelle que pour macOS 10.15.6 avec les dernières mises à jour de sécurité (Apple ayant apporté quelques changements pénibles sur les versions précédentes de la commande softwareupdate).

Si vous souhaitez à nouveau faire apparaître la mise à jour, envoyez la commande :

softwareupdate --reset-ignored