Archives de catégorie : iOS

WWDC 2021 : les trucs que vous avez râtés (surtout si vous n’êtes pas un Sysadmin Apple)

Bien souvent, quand on est administrateur de parc Apple, les nouveautés les plus intéressantes d’une WWDC ne sont pas celles que l’ont découvre avec tout le monde durant la conférence inaugurale, mais plutôt les petits nuggets comme j’aime à les appeler, ce qui est relégué dans d’obscures notes de développeur ou autres.

Pour ma part, j’ai noté quelques changements très bienvenus dans macOS 12 en particulier et un peu également sur iOS en lisant les Release Notes des nouvelles versions beta de macOS et iOS. Entre autres :

Effacer le contenu et les réglages débarque sur macOS !

Que je l’attendais, cette fonction qui existe depuis les débuts de l’iPhone, surtout avec l’arrivée des partitions système et données séparées avec macOS 10.15 ! Et c’est désormais possible pour les Mac équipés de co-processeur T2 ou les Mac Apple Silicon :

Cette commande lance en réalité un utilitaire appelé Erase Assistant (localisé dans /System/Library/CoreServices/), qui vous prévient que certaines données seront supprimées, et vous invitera à désactiver votre compte iCloud si nécessaire sur ce Mac, ou ici, les empreintes liées à Touch ID :

Enfin, une fois qu’on clique sur Continuer, une petite alerte, et l’obligation de saisir le mot de passe d’un compte d’administrateur (quand même).

Mine de rien, c’est un apport énorme, en particulier pour les gens qui comme moi restaurent régulièrement des Mac pour faire des tests d’intégration. Fini les 20 à 30 minutes de réinstallation !

Notez que les administrateurs qui ont enrôlé leurs postes dans un MDM pourront aussi restrreindre cette possibilité… ou la lancer à distance sur un poste via une commande MDM. Le bonheur.

L’enrôlement de n’importe quel Mac dans Apple Business Manager et Apple School Manager, enfin possible !

Ça aussi, on l’attendait énormément, surtout que la possibilité existait depuis quelques temps sur iOS. Explication : depuis quelques temps déjà, il est possible d’intégrer dans les plate-formes Apple Business Manager et Apple School Manager des appareils iOS et iPadOS, même s’ils n’avaient pas été acheté à la base dans un canal validé par Apple. Pour comprendre ce point, il faut expliquer un peu l’enrôlement automatisé d’appareils (ADE pour Automated Device Enrollment, appelé auparavant DEP). Je ne reviens pas sur les détails du DEP de l’ADE, j’ai tout expliqué en détails durant cette magnifique conférence sur le sujet lors de Command-IT en 2019.

Mais voilà. Pour intégrer un appareil dans ABM/ASM, il fallait que le poste soit acheté dans un canal validé par Apple, avec un compte d’entreprise. Ce qui pouvait être très pénible : j’ai par exemple parfois acheté des appareils qui ne pouvaient pas être enrôlés, car achetés sur mon Apple ID personnel, et non pas sur un compte d’entreprise dédié. Idem avec les appareils achetés d’occasion. Du coup, impossible de réintégrer ces appareils à posteriori dans un compte d’entreprise. Parfois fort pénible.

Il y a quelques temps (iOS 13, je crois), Apple a proposé une parade pour les appareils iOS, en permettant leur réintégration dans un compte ABM/ASM à l’aide de l’app Apple Configurator sur macOS. Et bien, désormais… on va pouvoir faire l’inverse ! Pour les appareils iOS, un effacement de l’appareil sera indispensable depuis Configurator afin de le placer en mode supervisé, avec une inscription de l’appareil avec un profil d’enrôlement spécifique. Profil qui devra être conservé durant trente jours sur l’appareil : s’il est supprimé par l’utilisateur, l’appareil sera sorti du compte ABM/ASM, mais au-delà de 30 jours, l’inscription devient définitive.

Pour macOS, il faudra lancer l’application Configurator pour iOS, s’authentifier avec un compte disposant des droits Administrateur ou gestionnaire d’enrôlement d’appareils, et scanner une image dans l’assistant macOS. Ensuite, le Mac se verra assigné un serveur MDM virtuel « Ajouté par Apple Configurator » dans ABM/ASM, et pourra enfin se voir attribué son serveur MDM définitif.

Mine de rien, là aussi, c’est un énorme pas en avant de la part d’Apple.

Les administrateurs peuvent enfin supprimer des System Extensions

Depuis quelques versions de macOS, Apple pousse les System Extensions en remplacement des extensions de noyau (Kernel Extension) pour les logiciels qui n’en ont pas vraiment besoin. De nombreux éditeurs de logiciels ont fait le saut vers les System Extensions (ou sont en train de le faire), en particulier les éditeurs de solutions antivirus ou de contrôle de traffic (VPN, firewall…).

Soyons clair : l’implémentation des System Extensions a été pour le moins chaotique, en particulier leur pendant réseau, les Network Extensions. Éditeurs pas prêts au lancement de Big Sur, gestion des autorisations par les administrateurs pour le moins foireuse sur Big Sur en raison de bugs côté Apple… Pour être clair, la gestion des System Extensions ne fonctionne bien que depuis macOS 11.3.

Et il y avait surtout une limitation très pénible. Lors de la suppression d’une System Extension, il faut absolument que cette dernière soit supprimée par l’utilisateur lui-même, et plus précisément, en supprimant l’application associée à cette System Extension. Le problème, c’est quand vous passez par exemple d’un outil de contrôle de poste à un autre : l’administrateur ne peut pas lancer un simple script pour simplement supprimer l’extension, mais doit forcément demander à un moment ou un autre l’autorisation à un compte d’administrateur local du poste de la supprimer. Ce qui peut compliquer la gestion.

Désormais, les administrateurs qui ont proprement enrôlés leurs Mac dans un MDM disposeront d’une commande supplémentaire pour supprimer les System Extensions d’une app, sans avoir besoin de demander l’autorisation d’un compte d’administrateur local. Ouf !

Des mises à jour moins lourdes !

C‘est un truc qui me rend fou (et pas que moi) : la taille des mises à jour (et leur durée d’installation, aussi), depuis Big Sur. Mais ça va peut-être changer Une info trouvée par mon inestimable Laurent Pertois à moi que j’ai : la taille des mises à jour de macOS devrait être significativement réduite dans macOS 12, jusqu’à 2 Go de réduction dixit Apple (bon, ils précisent pas de combien on part, cela dit, parce que si la mise à jour fait 10 Go mais qu’on gagne 2 Go, bon…).

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la bande passante et l’espace-disque. Mais j’attends de voir, quand même.

Des fonds d’écran à la demande

Tiens, ça aussi ça m’énervait, et là aussi Apple a fait des efforts : finis les plus de 1 Go de fonds d’écran, on passe à peine à une centaine de Mo, et quand on choisit un fond qui n’est pas sur le Mac, un petit nuage à côté de son titre vous invite à le télécharger.

Une meilleure gestion des mises à jour

Dire que la gestion des mises à jour dans macOS 11 était compliquée est un euphémisme. En réalité, depuis qu’Apple a forcé le déploiement des mises à jour de macOS avec une taille de mise à jour colossale, mettre à jour son Mac n’a jamais été plus complexe. Et forcer à mettre un parc à jour encore plus ! Du coup, on saluera l’arrivée de nouvelles commandes MDM (en espérant qu’elles fonctionnent bien cette fois-ci) pour forcer les mises à jour mineures OU majeures avec un délai de grâce pour l’utilisateur. Reste à voir comment tout cela va s’articuler, mais cela reste une bonne nouvelle.

C’est tout pour le moment, mais d’ici la sortie officielle de macOS Monterey, je suis sûr que nous aurons plein d’autres petits trucs à découvrir. Stay tuned

Comment intégrer des polices supplémentaires dans iOS

MacG a publié hier soir un article très intéressant 1 sur  les nouvelles polices intégrées dans les documents Pages, Numbers et Keynote. L’article note qu’il n’y a pas d’équivalent au Livre des polices et du coup semble impliquer qu’il est impossible d’ajouter des polices sur iOS. Et pourtant, c’est tout à fait possible, même sans Livre de polices ! Ce n’est pas cependant pas totalement évident (euphémisme), car il faut les importer à l’aide d’un profil de configuration.

Première étape : installer Apple Configurator

Pour ajouter des polices, vous pouvez utiliser une application Apple gratuite à installer sur macOS : Apple Configurator 2, un outil utilisé en général pour gérer le déploiement en masse d’appareils. Mais il permet aussi de créer des profils de configuration pour forcer certains réglages sur des appareils iOS 2

Installez donc Apple Configurator 2, lancez-le, puis cliquez sur le menu Fichier > Nouveau profil.

Apple Configurator 1

Tapez un nom pour votre fichier de configuration. Vous pouvez aussi rajouter d’autres informations, comme une description du profil. Il n’est normalement pas nécessaire de changer l’identifiant unique.

Apple Configurator 4

Dans la colonne de gauche, cliquez ensuite sur Polices, et cliquez sur le bouton Configurer.

Apple Configurator 2

Sélectionnez maintenant une police à ajouter. Attention : seules les polices OpenType (.otf)  ou Truetype (.ttf) seront prises en charge. Pas de police PostScript !

Apple Configurator 3

Si vous souhaitez ajouter d’autres polices, cliquez sur le bouton + en haut à droite.

Enregistrez maintenant votre profil (menu Fichier > Enregistrer) sous le nom de votre choix. Notez que le fichier généré est un profil de configuration avec l’extension .mobileconfig.

Deuxième étape : transférer le profil sur votre appareil iOS

La deuxième étape consiste donc à envoyer le fichier .mobileconfig vers votre iPhone, iPad ou iPod Touch3. Une des méthodes les plus simples : passer par AirDrop (mais vous pouvez aussi envoyer le fichier par mail, ou le mettre à dispo en téléchargement). 

Apple Configurator 5

Côté iPhone, ça donne quoi ? Si vos appareils sont reliés via iCloud, le profil sera directement accepté. 

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Ouvrez l’app Réglages, et cliquez sur Profils téléchargés.

Transferrt Polices 2

Cliquez maintenant sur Installer… 

Transferrt Polices 3

Tapez ensuite votre code de sécurité…

Transferrt Polices 4

Puis cliquez sur Installer, et encore Installer.

Transferrt Polices 5

Transferrt Polices 6

Et voilà ! Cliquez sur OK

Transferrt Polices 7

VOILÀ. Votre profil est bien installé, et il contient la ou les polices sélectionnées.

Transferrt Polices 8

Et maintenant, si vous ouvrez Pages ou n’importe quelle autre app, vous pouvez sélectionner votre police !

Transfert Polices Pages

 

Mais quid des nouvelles polices de Pages & co ?

Les nouvelles polices intégrées pourraient être intégrées… si on pouvait les exposer depuis le Livre des polices de macOS ! Ce n’est cependant pas le cas : on peut juste exporter la collection de polices (au format .ttc), mais celle-ci ne peut pas être intégrée dans le profil. Apple a sûrement voulu restreindre l’usage de ces polices pour des raisons de licence. Dommage… mais ça n’empêche pas la manipulation ci-dessus à vous aider à rapatrier quelques-unes de vos polices préférées sur vos iDevices (dans le respect de leur licence d’utilisation, bien entendu).

  1. Comme très souvent, je vous invite d’ailleurs à vous abonner au Club MacG !)
  2. Et aussi macOS, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.
  3. mais oui, n’oublions pas les iPod touch !

Command-iT 2019 : toutes les conférences sont en ligne !

JLogo Command iTe n’avais pas pris le temps de l’annoncer officiellement, mais toutes les conférences de Command-iT 2019 sont visibles en ligne sur la chaine YouTube de Command-iT !

Encore merci à tous les intervenants d’avoir joué le jeu en donnant de leur personne pour aborder tous ces sujets variés et passionnants, avec parfois des points de vue très marqués ^^

De mon côté, j’ai pris plaisir à animer ma conférence sur le DEP (enfin, Apple Business) ainsi que le workshop sur les packages (une première pour moi). Encore merci à tous les participants pour leurs commentaires, leur enthousiasme, et tous les échanges qui ont enrichi ces deux journées. 

Et si vous souhaitez voir un peu les coulisses de Command-iT, n’hésitez pas à regarder l’émission spéciale d’iWeek consacrée à Command-iT, avec Benjamin Vincent et une bonne partie de l’équipe habituelle ! Merci à Ouatch.tv de nous avoir suivis !

Quand à nous (enfin, les équipes de Gete.Net Consulting et Maxerviciz), nous prenons un peu de repos avant de préparer la troisième édition l’année prochaine… Car oui, Command-iT reviendra en 2020 !


Command-iT 2.0 : Paris, Grand Rex, 15 et 16 mai !

En 2018, Bertrand Pourcel et moi-même avons lancé Command-iT, la première grande conférence pour les administrateurs et consultants Apple francophone de tous horizons. Nous avions souhaité faire de cet événement un rassemblement de compétences, trouver des gens capables de partager leur passion pour des sujets techniques, afin de discuter du présent et du futur de la gestion des appareils Apple : Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, ou encore Apple TV.

Forts du succès rencontré, nous avons écouté, disséqué les commentaires des participants. Nous avons analysé ce qui avait marché… ou pas. Nous avons essayé de voir comment améliorer cet événement pour lui donner encore plus de résonnance. Encore plus de raison d’être.

Command-iT 2.0 aura donc lieu les 15 et 16 mai. Parce que pour beaucoup, en semaine, c’était bien plus simple que le week-end.

Et puis, on a décidé de faire les choses en plus grand. À Paris, cette fois-ci. Parce que c’est comme ça.

Plus grand, ça veut dire aussi trouver une plus grande salle. Et après un peu de recherche, le Grand Rex s’est imposé (presque) tout seul. On a souhaité un lieu équipé de sièges confortables, d’un écran de projection de grande qualité, central dans Paris. Le Grand Rex respectait toutes ces conditions. Et puis… le Grand Rex, quoi ! Y a-t-il une salle plus mythique ? J’y ai mis les pieds il y a presque 20 ans pour un concert de Mike Oldfield (et le lendemain pour y voir Matrix sur l’écran géant, quelle claque mes aïeux). Bon, d’accord, on n’aura pas LA grande salle (on n’était pas sûrs de disposer de 2600 participants), mais on pourra accueillir près de 120 personnes. C’est un bon début.

120 participants, pour échanger, discuter de l’écosystème Apple, de ses challenges. Huit conférenciers pour vous aider à réfléchir sur les meilleures approches à entretenir en terme de gestion de parc, de sécurité, de support.

La grande nouveauté pour cette année : des ateliers (workshops) durant la deuxième journée. On nous a reproché (à juste titre) de ne pas pouvoir mettre les mains dans le cambouis après les conférences. Cette fois-ci, quatre ateliers seront organisés pour permettre à chaque participant de mettre en œuvre les solutions étudiées.

Nous aurons aussi une soirée spéciale, dans un lieu encore tenu secret le jeudi 15. Mais chuuuut. C’est une surprise :)

Command-iT 2.0, ce seront aussi des partenaires. La liste n’est pas encore bouclée, alors n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en faire partie pour présenter vos produits, vos solutions durant ces jours. Ce sera une occasion unique en France.

Pour vous donner une idée de l’ambiance de Command-iT, n’hésitez pas à regarder notre chaine Youtube : toutes les conférences de 2018 y sont présentées.

N’hésitez donc plus. Inscrivez-vous dès maintenant à Command-iT. Vous bénéficierez d’un tarif réduit jusqu’au 1er mars.

Bertrand et moi vous attendons nombreux pour Command-iT 2.0 !

Supprimer l’accès à un réseau Wi-Fi du Mac… mais pas d’iCloud

Il n’est pas inutile de faire le tri parfois dans la liste des réseaux Wi-Fi mémorisés sur son Mac. Je le fais une fois par an, par exemple pour retirer les hotspots où je me suis connecté une fois, les hôtels, les anciens clients… Pour accéder à la liste des réseaux mémorisés, cliquez sur le menu Wi-Fi > Ouvrir les préférences Réseau, sélectionnez la ligne Wi-Fi et cliquez sur Avancé.

MacOS WiFi 1

Si vous sélectionnez un réseau Wi-Fi et cliquez sur le bouton Moins , macOS propose de supprimer le réseau Wi-Fi de votre compte iCloud. En clair : ce réseau sera totalement oublié de tous les appareils connectés à votre compte iCloud (iPhone, iPad, autre Mac…). 

MacOS WiFi 2

Cependant, vous avez peut-être envie de supprimer le réseau Wi-Fi uniquement de votre Mac, tout en le laissant disponible sur les autres appareils connectés à iCloud. Dans ce cas, enfoncez la touche Option tout en cliquant sur le bouton Moins : un nouveau message apparaitra alors pour expliquer que seule la copie locale de ce réseau Wi-Fi sera supprimée.

MacOS WiFi 3

[Test] Fibaro, un détecteur d’ouverture de porte compatible HomeKit

Drame il y a quelques jours : un Velux resté ouvert, un orage un peu violent, une manette GamePad Wii U laissé sur le canapé… sous le Velux.

Et plouf le Gamepad.

Après avoir déboursé la rondelette somme de 80€ pour un nouveau GamePad (ouch), il a fallu trouver une solution pour éviter que le problème se reproduise. Et comme je n’en suis pas encore à lancer un Leetchi pour me faire offrir un nouvel iPhone remplacer le Velux par un modèle à détection de pluie, j’ai du chercher une solution pour au moins être alerté quand la fenêtre est ouverte.

Je n’ai donc pas encore trouvé la solution idéale, mais j’ai trouvé un détecteur de porte efficace chez Fibaro : le Door/Window Sensor (référence FGBHDW-002).

FIbaro Home door detection

Attention, il n’est pas donné : à 67,90€ chez Amazon, on n’est pas dans du produit d’entrée de gamme. L’indispensable Pierre Dandumont a lui testé deux autres solutions sur son blog.

La mise en route est normalement simplissime : on allume l’accessoire (en retirant le petit papier qui bloque la pile), et on scanne le code HomeKit (à bien conserver précieusement) avec l’application Maison. Puis…

Rien. Accessoire non détecté.

Grumpf.

Mais est-ce que le souci ne viendrait pas d’iOS ? Car je venais juste de faire le passage vers la GM d’iOS 12…

Nouveau test, avec un iPad encore en iOS 11 et des brouettes…

Eureka ! Le jumelage se fait du premier coup, et l’accessoire est ajouté et visible dans l’application Maison.

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Et désormais, quand la fenêtre est ouverte, je reçois une alerte sur mon iPhone ! Enfin presque : il a fallu que je décolle et recolle l’accessoire dans le bon sens (on peut le visser). Après, c’est bon.

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… Et même sur l’Apple Watch !

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Idem quand elle est fermée : on reçoit alors une nouvelle alerte.

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Et dans l’app Maison, le détecteur est visible et son état indiqué.

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Cependant, HomeKit reste limité : impossible de rajouter un appareil détecteur de pluie, comme une station météo, pour déclencher une alerte si le détecteur de porte est en position ouverte ET il commence à tomber de la pluie. Mais c’est peut-être faisable avec des solutions comme Homebridge. À suivre donc…

Test : Epson LW-600P, l’imprimante à étiquettes idéale

Ça fait un petit paquet de temps que je cherchais une imprimante à étiquettes autocollantes noir et blanc sympathique à utiliser. Car quand je fais une installation informatique, c’est toujours sympa indispensable de pouvoir étiqueter tout ce qui traine dans la salle informatique : les serveurs, les routeurs, les switches, les câbles… J’utilisais jusqu’à maintenant une imprimante portable Dymo, mais j’ai toujours trouvé cette dernière incommode, et surtout anti-ergonomique au possible : changer rapidement une partie seulement d’une étiquette était une gageure, le clavier était pénible au possible, etc. Et surtout, sa compatibilité Mac annoncée sur la boite était juste inexistante dans les faits. Bref, pas satisfait, le GG. Enfin, idéalement, je souhaitais avoir une imprimante compatible non seulement avec mon Mac, mais surtout avec mon iPhone : pouvoir juste utiliser ce dernier pour rapidement taper le texte, et envoyer l’impression. Et jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore trouvé mon bonheur…

Mais… je crois que ça y est, j’ai enfin trouvé ! Et c’est chez Epson qu’elle se trouve : la bien nommée LW-600P.

Epson LW 600P

 

Non j’déconne, comme quasiment toutes les imprimantes, elle a un nom affreux. MAIS elle a de solides arguments qui la rendent très attractive.

Tout d’abord, elle n’est vraiment pas très grosse : 54  x 132 x 146 mm, soit un petit peu moins qu’une borne Airport, et un peu moins de deux fois plus épaisse1. Donc assez facilement portable, d’autant qu’elle ne pèse que 500 g, et que son bloc d’alimentation externe est tout léger. Alors certes, il y a un bloc d’alimentation externe, mais non seulement il pèse que dalle (95g), mais en plus vous pouvez le remplacer par un jeu de 6 piles bâton AA (155g, quand même, et oui j’ai pesé). En tout cas, c’est sympa de pouvoir l’utiliser en mode full autonome.

L'imprimante est un peu plus petite mais plus épaisse qu'une borne Airport.

Une connexion simplissime

Côté ports, il n’y a pas grand chose à l’arrière : le port d’alimentation, une entrée USB2 type B, et un bouton Bluetooth, qui vous permet d’activer la connexion Bluetooth si elle a été désactivée (éteignez l’imprimante, puis appuyez sur le bouton Bluetooth et d’allumage en même temps). Le logo Bluetooth se met alors à pulser : ça va être le moment de vous connecter avec votre appareil iOS ! Un saut dans les réglages Bluetooth, et on y découvre la LW-600 dans toute sa splendeur… Un tap, et hop, c’est connecté. Petit défaut cependant : si l’imprimante s’éteint, vous devrez sûrement repasser par la préférence Bluetooth pour la re-connecter à votre appareil une fois rallumée.

Imprimer depuis iOS

Mais ça ne suffira pas ! Il faut maintenant aller dans l’App Store, et télécharger l’app Epson iLabel. Une fois installée, elle permettra d’imprimer… ce que vous voulez, ou presque. On parle d’étiquettes autocollantes en noir et blanc, quand même, hein. Alors certes, l’interface n’est pas délirante, mais elle est plutôt fonctionnelle. On y trouve plusieurs possibilités :

 

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    • Nouvelle étiquette : probablement celle que vous utilisez le plus. On peut choisir différentes polices, l’alignement du texte, les marges à l’impression (NB : inutile de trop les diminuer, le texte sera sûrement coupé… Laissez le réglage en automatique). Notez que sur l’iPhone, il faudra défiler à droite pour voir les options supplémentaires d’intégration d’image, alors qu’elles sont toutes disponibles sur l’iPad. Vous pourrez ajouter des cadres, des signes, écrire à la main, ajouter des infos de contact… et même des côtes-barres ou des QR Codes. Mieux encore : vous pourrez ajouter à votre texte une photo importée depuis Dropbox, Google Drive ou les photos de votre iPad/iPhone, avec différentes méthodes d’importation.
    • QR Code : utile pour créer un QR Code, par exemple pour télécharger facilement un pilote pour une imprimante, et poser le sticker sur ladite imprimante.  Je me suis amusé à créer un QR Code pour le diriger ver une page web, et ça fonctionne sans souci. Vous pouvez aussi faire un QR Code à partir d’un de vos contacts. J’ai testé avec un ruban 18mm, et ça… ne marche pas. Du tout. Je pense qu’il faut l’imprimer sur du ruban plus large pour que le code soit vraiment interprétable par le téléphone2.

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  • Code-Barres : choisissez votre type de code-barre, et go ! Pas testé, mais pas de raison que ça ne marche pas.
  • Catalogue d’étiquettes : sympa, plein d’étiquettes prêtes à l’emploi pour la sécurité, l’information… Il y en a vraiment un paquet ! Avec texte et logo.

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    • Date et heure : vraiment besoin d’expliquer ?
    • Service en ligne : importez directement vos contenus (images ou étiquettes enregistrées depuis l’app) depuis Dropbox ou Google Drive. Dommage qu’il n’y en ait pas plus de supportés. Si l’app était compatible avec le Document Picker standard d’OS X, ça aurait pu être sympa…
    • Historique. Là aussi, pas besoin d’expliquer.
    • Acheter un ruban : bah oui, vous pouvez commander directement vos rubans sur le site d’Epson. Et il y en a BEAUCOUP de types disponibles : ininflammable, pour câbles, transparents, phosphorescent… un choix très complet !

Bref : si l’ergonomie de l’app est parfois perfectible et si elle n’est pas la plus jolie du marché, elle est incroyablement complète. Honnêtement, je n’en attendais pas autant.

Imprimer depuis un Mac

Pour le Mac, à peu près pareil, mais il faudra d’abord télécharger et installer le (très léger) pilote, et brancher l’imprimante en USB. Enfin, il faudra également télécharger l’app Epson Label Editor Lite sur le Mac App Store. Malheureusement, l’app est clairement moins complète (pas de catalogue d’étiquettes) et beaucoup plus old school que sa comparse iOS (lire : moche). Bon, si vous avez beaucoup d’étiquettes texte à faire, ça peut être  quand même plus pratique que l’app iOS.

 

Epson Label Mac

Impression depuis Windows

J’en sais rien, et je m’en tape, et non, je ne ferai pas de test sous Windows. Vous savez où vous êtes, non ?

Impression depuis Android

Cf supra.

Qualité d’impression

Il ne faut pas évidemment s’attendre à avoir une qualité délirante : il s’agit d’une imprimante à étiquettes. Il n’y a pas une définition de fou, mais à quelques dizaines de cm, ça fait bien illusion. En terme de vitesse d’impression, comptez moins de 10s entre l’ordre d’impression et l’étiquette récupérée dans votre main, découpée et prête à coller. Ah oui, car comme toute imprimante à étiquette qui se respecte, elle découpe toute seule le ruban comme une grande. Notez que vous pouvez changer à n’importe quel moment de ruban d’étiquettes, mais cela mettra l’imprimante hors tension.

Conclusion

Cette imprimante fait le job proprement, de façon hyper simple et rapide. Pour de l’informatif, c’est largement suffisant, même si on verra évidemment bien le manque de définition à l’impression. Mais pour moi, elle remplit parfaitement les critères demandés : petite, portable, autonome, et compatible avec mon iPhone avec un logiciel largement plus que correct, même si perfectible. Et tout ça pour 72€ TTC en ce moment chez Amazon, avec 3 ans de garantie par Epson. La LW-600 d’Epson remplacera donc idéalement ma médiocre Dymo. Que demande le peuple ?

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Note de l’auteur : test fait avec un exemplaire payé par mes soins, et sans aucune pression d’Epson, que je ne connais d’ailleurs pas mais qui sont sûrement des gens charmants.

  1. Comme je crois qu’il y a parfois des fans d’Apple qui me lisent, je pense qu’il faut que je donne des référentiels qu’ils comprennent :-)
  2. iPhone 6s Plus, vous excuserez du peu, hein.

iTunes, iPhone et le piège du chiffrement de sauvegarde

Petit cas intéressant la semaine passée : soit un iPhone 5s à faire migrer vers un nouvel iPhone 6 pour un de mes clients. Je branche le 5s sur son Mac, et je vais lancer la sauvegarde, qui était chiffrée. C’est pratique de chiffrer sa sauvegarde iTunes : au moins, quand on restaure sa sauvegarde, on conserve les éléments du trousseau, comme les mots de passe de mail, des points d’accès Wi-Fi… Fort utile. Si vous ne savez pas comment créer une sauvegarde chiffrée, rien de plus simple : cochez la case Chiffrer la sauvegarde locale dans le résumé de l’iPhone sur iTunes (c’est un iPad sur les captures d’écran, mais l’opération reste identique avec l’iPhone), puis tapez un mot de passe et confirmez-le.

Chiffrement iOS1

Chiffrement iOS4

Enfin, c’est utile SI ON N’OUBLIE PAS LE MOT DE PASSE DE LA SAUVEGARDE, ou si on a bien pensé à cocher la case Mémoriser ce mot de passe dans mon trousseau.

Or, ce n’était pas le cas ici : j’avais lancé une sauvegarde quelques temps auparavant de cet appareil, il a été sauvegardé sans problème, mais le mot de passe n’avait pas été stocké dans le trousseau1. Du coup, impossible de restaurer la sauvegarde (qui pouvait cependant toujours être effectuée).

Bah, pas grave, j’ai qu’à faire une nouvelle sauvegarde, et ne pas ré-utiliser la dernière, me dis-je.

Pas compliqué : menu iTunes > Préférences > Appareils > Supprimer la sauvegarde. Woké. Et on relance la sauvegarde.

Chiffrement iOS6

Maaiieeeeeeuh… Pourquoi iTunes veut toujours que j’utilise une sauvegarde chiffrée ?

Et pourquoi je dois toujours re-taper le mot de passe de la sauvegarde alors qu’il s’agit d’une nouvelle sauvegarde ?

Donc, là, iTunes me bloque. Woké, Pas grave, je prends l’iPhone, je le branche sur un autre Mac, et je relance la sauve…

HEIN QUOI QUE DONC QUOI HEIN ?

iTunes veut TOUJOURS le mot de passe de la sauvegarde ? Le mot de passe original que je n’ai plus ?!?

Conclusion donc définitive, et confirmée via Twitter ainsi que par cet article technique d’Apple : c’est l’iPhone lui-même qui gère le chiffrement de la sauvegarde, à partir du moment où celui-ci a été activé. Pas iTunes, pas le Mac, non : l’iPhone uniquement.

Donc, si vous perdez le mot de passe de la sauvegarde : vous êtes mort. Enfin, façon de parler, mais vous ne serez plus capable d’utiliser une sauvegarde chiffrée tant que vous n’aurez pas  complètement restauré l’iPhone.

La seule solution sera alors de sauvegarder via iCloud votre appareil, puis restaurer sa sauvegarde sur votre iPhone/iPad/iPod Touch. Ou de déchiffrer la sauvegarde existante en mode brute force avec un utilitaire dédié (il en existe, fonctionnels uniquement sous Windows malheureusement). En espérant que le mot de passe ne soit pas trop long, car sinon ça pourrait prendre très, très longtemps…

Toujours bon à savoir !

  1. C’était là ma plus grosse erreur, qui a entrainé tout le reste)