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Test

Mac M1 : le miracle premier d’Apple

Je n’ai pas voulu réagir à chaud sur le lancement des Mac M1 (on aura l’occasion d’y revenir prochainement), préférant attendre d’avoir les machines dans les mains pour en parler plus en détails.

Le processeur M1 d'Apple.

J’ai donc réussi à me procurer un MacBook Air M1 (256 Go, 8 Go de RAM, l’entrée de gamme, simple, basique) ce vendredi 20 novembre (le jour de l’anniversaire de ma fille, joyeux anniversaire ma chérie ! Et non le MBA n’est pas pour toi…), merci la Fnac, vu qu’Apple a du mal à livrer en ce moment. Rentré à la maison, déballage du Mac, démarrage…

Une boite de MacBook Air équipé de processeur M1.

Ah oui, ça démarre vite. Vraiment vite. Mais plus encore, c’est la fluidité constante de la machine qui surprend. Et évidemment, pas de chaleur, pas de bruit.

Côté performances… ça dépote.

Pour le fun, je me suis amusé à réaliser un de mes tests favoris : lancer un lot d’applications à la chaine… genre toutes les apps des dossiers Applications et Utilitaire . Les apps se lancent à une vitesse impressionnante, mais surtout, la machine reste réactive ET silencieuse. Là où le même test sur un MacBook Air de 2019 déclenche les ventilateurs en quelques secondes. Impressionnant.

Puisque je parlais de fluidité, un petit test rapide. J’ai installé Office 2019 sur ce Mac, et j’ai lancé Excel. Comme on peut le voir, côté consommation de RAM, c’est pas vraiment ça :

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 via Rosetta.

Comme vous pouvez le constater, la consommation de RAM est très élevée, même avec un simple document Excel lancée. Rosetta 2 fonctionne très bien, mais semble gourmand en RAM : presque 1 Go direct. Ouch.

De même, côté fluidité de l’affichage, c’est pas encore ça sous Rosetta. Redimensionnez une page, et ça saccade pas mal. Mais attention : ça reste totalement, parfaitement utilisable, autant que sur un processeur Intel natif, voire meilleur ! Et rien que ça, c’est déjà très impressionnant. J’ai par exemple lancé Pixelmator sur le MacBook Air, et je me suis seulement posé la question après de savoir si j’avais une version native… et en fait, non (en fait seul Pixelmator Pro aura une version native, à priori… enfin, en dispose déjà).

Mais quand on installe la version native M1 (encore en beta) d’Excel & co, les comportements changent radicalement. La consommation de RAM devient totalement délirante : au lancement, Excel ne consomme plus que 200 Mo de RAM, voire moins (là il est à près de 110 Mo…), le système semblant beaucoup plus rapide à allouer la RAM aux apps, ou également à la récupérer.

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 en version native.

Ces différences de comportement sur la consommation de RAM sont très intéressantes et très enthousiasmantes, et permettent de se poser la question de la pertinence de prendre des machines avec plus de mémoire vive. Pour 95% des utilisateurs, 8 Go devraient être suffisants pour les années à venir. Si vous avez cependant des doutes, prenez 16 Go, mais dites-vous juste que ça devrait être quand même OK avec 8 Go pour la plupart des cas.

Mais là encore, ce qui étonne toujours, c’est la réactivité de l’application qui impressionne, là où Excel pouvait rester lourdingue même avec un Mac récent. Là, ça reste toujours ultra fluide. Utilisez Mission Control, même avec 40 fenêtres, et l’effet reste toujours fluide là où le MBA tire la langue.

Et l’autonomie ? Là aussi, ça reste très impressionnant puisque j’utilise ce MBA depuis hier soir 21h30 environ, et je n’ai pas à chercher à le charger, et à 15 heures, il a encore 38% de batterie, alors que j’ai installé des logiciels, surfé, regardé des vidéos sur Twitch… En revanche, je pense qu’il a quand même perdu pas mal de batterie durant la nuit (environ 10% je dirais, après environ 10h de mise en veille). À vérifier. Mais dans tous les cas, je trouve la consommation très raisonnable, surtout vu les performances derrière.

Et ce n’est que le début

Je complèterai mes impressions durant les prochains jours, mais pour le moment, je suis totalement bluffé par les performances de ces nouveaux Mac, leur autonomie, et ceci même s’il s’agit finalement des mêmes machines extérieurement parlant. Et à moins de disposer d’apps très spécialisées pour lesquelles Rosetta pourrait poser problème , je vous invite à considérer sérieusement l’option M1 si vous envisagez de changer de Mac. Certes, peut-être que les premiers mois seront un peu rock’n’roll, le temps que les apps M1 débarquent en masse.

Et puis, reste évidemment les problèmes liés à l’absence de compatibilité Windows. Peut-être rédhibitoire pour certains, pas tellement pour la majorité. Là aussi, si vous devez utiliser des VM en masse, les Mac Intel restent la solution à privilégier.

Je tâcherai de revenir prochainement sur des points un peu plus techniques sur ces nouvelles machines. Mais aujourd’hui, je ne peux qu’applaudir Apple d’avoir osé faire ce pas très audacieux vers des Mac intégralement basés sur son propre silicium. Si la première génération de processeurs M1 dédiés aux Mac donne des performances aussi décoiffantes (corroborées par l’ensemble des tests que j’ai pu lire), je ne peux qu’être impatient de voir ce que ça donnera pour les futures machines professionnelles.

[Test] Fibaro, un détecteur d’ouverture de porte compatible HomeKit

Drame il y a quelques jours : un Velux resté ouvert, un orage un peu violent, une manette GamePad Wii U laissé sur le canapé… sous le Velux.

Et plouf le Gamepad.

Après avoir déboursé la rondelette somme de 80€ pour un nouveau GamePad (ouch), il a fallu trouver une solution pour éviter que le problème se reproduise. Et comme je n’en suis pas encore à lancer un Leetchi pour me faire offrir un nouvel iPhone remplacer le Velux par un modèle à détection de pluie, j’ai du chercher une solution pour au moins être alerté quand la fenêtre est ouverte.

Je n’ai donc pas encore trouvé la solution idéale, mais j’ai trouvé un détecteur de porte efficace chez Fibaro : le Door/Window Sensor (référence FGBHDW-002).

FIbaro Home door detection

Attention, il n’est pas donné : à 67,90€ chez Amazon, on n’est pas dans du produit d’entrée de gamme. L’indispensable Pierre Dandumont a lui testé deux autres solutions sur son blog.

La mise en route est normalement simplissime : on allume l’accessoire (en retirant le petit papier qui bloque la pile), et on scanne le code HomeKit (à bien conserver précieusement) avec l’application Maison. Puis…

Rien. Accessoire non détecté.

Grumpf.

Mais est-ce que le souci ne viendrait pas d’iOS ? Car je venais juste de faire le passage vers la GM d’iOS 12…

Nouveau test, avec un iPad encore en iOS 11 et des brouettes…

Eureka ! Le jumelage se fait du premier coup, et l’accessoire est ajouté et visible dans l’application Maison.

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Et désormais, quand la fenêtre est ouverte, je reçois une alerte sur mon iPhone ! Enfin presque : il a fallu que je décolle et recolle l’accessoire dans le bon sens (on peut le visser). Après, c’est bon.

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… Et même sur l’Apple Watch !

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Idem quand elle est fermée : on reçoit alors une nouvelle alerte.

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Et dans l’app Maison, le détecteur est visible et son état indiqué.

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Cependant, HomeKit reste limité : impossible de rajouter un appareil détecteur de pluie, comme une station météo, pour déclencher une alerte si le détecteur de porte est en position ouverte ET il commence à tomber de la pluie. Mais c’est peut-être faisable avec des solutions comme Homebridge. À suivre donc…

Test : Epson LW-600P, l’imprimante à étiquettes idéale

Ça fait un petit paquet de temps que je cherchais une imprimante à étiquettes autocollantes noir et blanc sympathique à utiliser. Car quand je fais une installation informatique, c’est toujours sympa indispensable de pouvoir étiqueter tout ce qui traine dans la salle informatique : les serveurs, les routeurs, les switches, les câbles… J’utilisais jusqu’à maintenant une imprimante portable Dymo, mais j’ai toujours trouvé cette dernière incommode, et surtout anti-ergonomique au possible : changer rapidement une partie seulement d’une étiquette était une gageure, le clavier était pénible au possible, etc. Et surtout, sa compatibilité Mac annoncée sur la boite était juste inexistante dans les faits. Bref, pas satisfait, le GG. Enfin, idéalement, je souhaitais avoir une imprimante compatible non seulement avec mon Mac, mais surtout avec mon iPhone : pouvoir juste utiliser ce dernier pour rapidement taper le texte, et envoyer l’impression. Et jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore trouvé mon bonheur…

Mais… je crois que ça y est, j’ai enfin trouvé ! Et c’est chez Epson qu’elle se trouve : la bien nommée LW-600P.

Epson LW 600P

 

Non j’déconne, comme quasiment toutes les imprimantes, elle a un nom affreux. MAIS elle a de solides arguments qui la rendent très attractive.

Tout d’abord, elle n’est vraiment pas très grosse : 54  x 132 x 146 mm, soit un petit peu moins qu’une borne Airport, et un peu moins de deux fois plus épaisse1. Donc assez facilement portable, d’autant qu’elle ne pèse que 500 g, et que son bloc d’alimentation externe est tout léger. Alors certes, il y a un bloc d’alimentation externe, mais non seulement il pèse que dalle (95g), mais en plus vous pouvez le remplacer par un jeu de 6 piles bâton AA (155g, quand même, et oui j’ai pesé). En tout cas, c’est sympa de pouvoir l’utiliser en mode full autonome.

L'imprimante est un peu plus petite mais plus épaisse qu'une borne Airport.

Une connexion simplissime

Côté ports, il n’y a pas grand chose à l’arrière : le port d’alimentation, une entrée USB2 type B, et un bouton Bluetooth, qui vous permet d’activer la connexion Bluetooth si elle a été désactivée (éteignez l’imprimante, puis appuyez sur le bouton Bluetooth et d’allumage en même temps). Le logo Bluetooth se met alors à pulser : ça va être le moment de vous connecter avec votre appareil iOS ! Un saut dans les réglages Bluetooth, et on y découvre la LW-600 dans toute sa splendeur… Un tap, et hop, c’est connecté. Petit défaut cependant : si l’imprimante s’éteint, vous devrez sûrement repasser par la préférence Bluetooth pour la re-connecter à votre appareil une fois rallumée.

Imprimer depuis iOS

Mais ça ne suffira pas ! Il faut maintenant aller dans l’App Store, et télécharger l’app Epson iLabel. Une fois installée, elle permettra d’imprimer… ce que vous voulez, ou presque. On parle d’étiquettes autocollantes en noir et blanc, quand même, hein. Alors certes, l’interface n’est pas délirante, mais elle est plutôt fonctionnelle. On y trouve plusieurs possibilités :

 

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    • Nouvelle étiquette : probablement celle que vous utilisez le plus. On peut choisir différentes polices, l’alignement du texte, les marges à l’impression (NB : inutile de trop les diminuer, le texte sera sûrement coupé… Laissez le réglage en automatique). Notez que sur l’iPhone, il faudra défiler à droite pour voir les options supplémentaires d’intégration d’image, alors qu’elles sont toutes disponibles sur l’iPad. Vous pourrez ajouter des cadres, des signes, écrire à la main, ajouter des infos de contact… et même des côtes-barres ou des QR Codes. Mieux encore : vous pourrez ajouter à votre texte une photo importée depuis Dropbox, Google Drive ou les photos de votre iPad/iPhone, avec différentes méthodes d’importation.
    • QR Code : utile pour créer un QR Code, par exemple pour télécharger facilement un pilote pour une imprimante, et poser le sticker sur ladite imprimante.  Je me suis amusé à créer un QR Code pour le diriger ver une page web, et ça fonctionne sans souci. Vous pouvez aussi faire un QR Code à partir d’un de vos contacts. J’ai testé avec un ruban 18mm, et ça… ne marche pas. Du tout. Je pense qu’il faut l’imprimer sur du ruban plus large pour que le code soit vraiment interprétable par le téléphone2.

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  • Code-Barres : choisissez votre type de code-barre, et go ! Pas testé, mais pas de raison que ça ne marche pas.
  • Catalogue d’étiquettes : sympa, plein d’étiquettes prêtes à l’emploi pour la sécurité, l’information… Il y en a vraiment un paquet ! Avec texte et logo.

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    • Date et heure : vraiment besoin d’expliquer ?
    • Service en ligne : importez directement vos contenus (images ou étiquettes enregistrées depuis l’app) depuis Dropbox ou Google Drive. Dommage qu’il n’y en ait pas plus de supportés. Si l’app était compatible avec le Document Picker standard d’OS X, ça aurait pu être sympa…
    • Historique. Là aussi, pas besoin d’expliquer.
    • Acheter un ruban : bah oui, vous pouvez commander directement vos rubans sur le site d’Epson. Et il y en a BEAUCOUP de types disponibles : ininflammable, pour câbles, transparents, phosphorescent… un choix très complet !

Bref : si l’ergonomie de l’app est parfois perfectible et si elle n’est pas la plus jolie du marché, elle est incroyablement complète. Honnêtement, je n’en attendais pas autant.

Imprimer depuis un Mac

Pour le Mac, à peu près pareil, mais il faudra d’abord télécharger et installer le (très léger) pilote, et brancher l’imprimante en USB. Enfin, il faudra également télécharger l’app Epson Label Editor Lite sur le Mac App Store. Malheureusement, l’app est clairement moins complète (pas de catalogue d’étiquettes) et beaucoup plus old school que sa comparse iOS (lire : moche). Bon, si vous avez beaucoup d’étiquettes texte à faire, ça peut être  quand même plus pratique que l’app iOS.

 

Epson Label Mac

Impression depuis Windows

J’en sais rien, et je m’en tape, et non, je ne ferai pas de test sous Windows. Vous savez où vous êtes, non ?

Impression depuis Android

Cf supra.

Qualité d’impression

Il ne faut pas évidemment s’attendre à avoir une qualité délirante : il s’agit d’une imprimante à étiquettes. Il n’y a pas une définition de fou, mais à quelques dizaines de cm, ça fait bien illusion. En terme de vitesse d’impression, comptez moins de 10s entre l’ordre d’impression et l’étiquette récupérée dans votre main, découpée et prête à coller. Ah oui, car comme toute imprimante à étiquette qui se respecte, elle découpe toute seule le ruban comme une grande. Notez que vous pouvez changer à n’importe quel moment de ruban d’étiquettes, mais cela mettra l’imprimante hors tension.

Conclusion

Cette imprimante fait le job proprement, de façon hyper simple et rapide. Pour de l’informatif, c’est largement suffisant, même si on verra évidemment bien le manque de définition à l’impression. Mais pour moi, elle remplit parfaitement les critères demandés : petite, portable, autonome, et compatible avec mon iPhone avec un logiciel largement plus que correct, même si perfectible. Et tout ça pour 72€ TTC en ce moment chez Amazon, avec 3 ans de garantie par Epson. La LW-600 d’Epson remplacera donc idéalement ma médiocre Dymo. Que demande le peuple ?

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Note de l’auteur : test fait avec un exemplaire payé par mes soins, et sans aucune pression d’Epson, que je ne connais d’ailleurs pas mais qui sont sûrement des gens charmants.

  1. Comme je crois qu’il y a parfois des fans d’Apple qui me lisent, je pense qu’il faut que je donne des référentiels qu’ils comprennent :-)
  2. iPhone 6s Plus, vous excuserez du peu, hein.