Archive for Apple

Un message caché sur icloud.com

Le saviez-vous ? La page d’accueil d’iCloud contient un message caché. Pour le visualiser, il faut activer le menu Développement de Safari (menu Safari > Préférences > Avancées > Afficher le menu Développement dans la barre des menus), puis cliquer sur le menu Développement > Afficher l’Inspecteur Web. Dans la division de fenêtre, cliquez enfin sur l’onglet Console.

Et hop !

ICloud Message Cache

Il ne vous reste plus qu’à postuler chez Apple !

Comprendre les conteneurs APFS : partitionner pour mieux régner

J’ai pas mal parlé du système de fichiers APFS ces derniers jours, et voici un autre sujet peu expliqué sur le Net, alors qu’il me semble particulièrement intéressant : la notion de conteneur APFS. Pour la comprendre, il faut revenir à la notion de volume sur un disque.

Normalement, quand vous initialisez un disque, vous créez ensuite un ou plusieurs volumes dessus. Un volume est une partie de l’espace de stockage préparé pour recevoir des données. Traditionnellement, vous voyez un volume sur votre Mac, et il s’appelle Macintosh HD (alors que le petit du pangolin se serait appelé Gérard).

Cependant, pour plein de raisons historiques, il a été possible depuis la nuit des temps de préparer un disque pour créer non pas un mais plusieurs volumes, qu’on a appelé partitions. Et c’était fort pratique pour séparer des données les unes les autres, typiquement : pour installer deux versions de système sur un même disque dur. Cependant, une partition n’est pas forcément un volume : on peut très bien créer une partition sans lui appliquer de système de fichier. Dans ce cas, cette partition ne sera juste pas visible ou exploitable par votre ordinateur.

Donc : un disque peut contenir des partitions, chacune étant ou non préparée pour être un volume.

C’est clair pour tout le monde ? Je peux passer à la suite ?

La partition sur un disque classique

Sur un système de fichier classique, on détermine la taille de la partition lors de sa création. Les systèmes d’exploitation modernes comme macOS sont capables de créer une nouvelle partition simplement en diminuant la taille de la partition en cours, et en créant la nouvelle partition dans l’espace restant. C’est ce que permet Utilitaire de disque quand vous ajoutez une partition sur un système de fichier macOS Étendu (HFS+).

Prenons un cas pratique. J’ai un disque de 500 Go. J’ai initialisé le disque et formaté une partition A pour y créer un volume A1. Tout va bien pour le moment.

Je souhaite maintenant installer un autre système d’exploitation dessus sans toucher à mon système existant. Dans ce cas, je crée une nouvelle partition B de 250 Go, sur lequel j’applique un volume, que j’appelle B1 , et j’installe mon système dessus. Tout va bien aussi.

Le hic, c’est qu’il me faut décider à l’avance de la taille de ma partition, et l’espace alloué lui est définitivement réservé. Ici, chaque volume prend 250 Go, et si une partition est remplie, et bien… tant pis ! Dans certains cas, on pourra éventuellement réduire la taille de la partition, mais c’est une opération quelque peu complexe… et un poil dangereuse (oui, il vaut quand même mieux éviter de triturer les tables de partition dans la mesure du possible même si en cas de problème, Utilitaire de disque saura remettre normalement tout dans l’état avant le partitionnement du disque).

Et alors, et alors, et alors ? APFS est arrivéééééééééééé…

Contrairement à un disque HFS+, un volume APFS est un conteneur intégrant plusieurs volumes distincts. Avec Utilitaire de disque, si on sélectionne le conteneur APFS, on note par exemple un volume VM avant même le volume principal.

Le point le plus intéressant est que l’espace entre les différents volumes du conteneur est fluide, dans le sens où il est partagé entre les différents volumes. Vous disposez de la même quantité d’espace sur votre conteneur APFS, et tous les volumes voient la totalité de l’espace du conteneur comme disponible.

Quel intérêt ? Très simple : ne plus avoir à décider à l’avance la taille d’une partition… et regretter plus tard ce choix. Là, si vous avez décidé de rajouter un volume sur votre conteneur APFS, ça n’a aucune incidence sur l’espace disponible pour les autres partitions. Si vous aviez 300 Go d’espace libre précédemment dans votre conteneur pour votre volume A1, après avoir créé un nouveau volume APFS, le volume A1 verra toujours 300 Go de disponible ! L’espace disponible indiqué pour chaque volume sera toujours exactement le même.

Exemple pratique : j’ai du il y a quelques jours installer un système de test sur un Mac. Plutôt que de partitionner le disque (ce qui peut prendre beaucoup de temps si votre disque contient beaucoup de données, et là encore, manipuler les tables de partition, plutôt bof) sans savoir de combien de place j’aurai besoin, j’ai rajouté un volume au sein du conteneur APFS sans me prendre la tête sur la quantité d’espace nécessaire pour ce volume. Temps de l’opération : 30 secondes, impact sur ma façon de gérer mes données sur mon volume actuel : nul.

Si on ouvre Utilitaire de disque, on a bien ici un conteneur, qui contient d’ailleurs déjà un volume TARDIS.

Conteneur APFS 01

Si on clique sur Partitionner, on obtient un étrange message qui propose de partitionner « à l’ancienne », ou de rajouter plutôt un conteneur APFS.

Conteneur APFS 02

Notez qu’effectivement, il y a bien comme indiqué un menu Ajouter un volume APFS dans le menu Édition. Notez-le si vous décidez de devenir un maniaque du volume APFS.

Conteneur APFS 03

Nommez le volume, et cliquez enfin sur le bouton Ajouter.

Conteneur APFS 04

Et hop : en quelques secondes, le volume APFS était dispo, sans que cela ampute le volume d’origine d’un seul octet (bon, allez, sûrement quelques octets, mais vraiment c’était pas cher payé, et c’était rapide).

Notez bien : désormais, chaque volume dispose du même espace disque disponible. Bon, pas tout à fait, presque disponible, pour des raisons sûrement passionnantes, le volume additionnel peut présenter une taille un peu différente (une vingtaine de Go quand même dans notre cas…). Mais si vous copiez un élément sur le nouveau volume, vous constaterez que l’espace perdu le sera également sur la première.

APFS Comparaison Volumes

Bref, les conteneurs APFS, ce sont les joies de la création de volumes en quelques secondes, et sans toutes les emmerdes habituelles du partitionnement, c’est pas génial ça ? Si, bon.

Pour supprimer le conteneur, cliquez dessus, puis sur le bouton moins, et validez. Hop, le volume disparaît quasi instantanément et toutes ses données avec lui, et vous retrouvez votre volume de démarrage préféré tout seul aux commandes.

Déterminer une taille de réserver et/ou un quota sur un volume APFS

Malgré cela, vous aurez peut-être envie de limiter la place prise par un volume au sein du conteneur APFS. C’est pourquoi, au moment de la création du volume, vous pouvez cliquer sur Options de taille puis déterminer une taille de réserve et un quota de réserve.  La taille de réserve, c’est l’espace minimum garanti pour ce volume APFS : quoi qu’il arrive, il ne pourra descendre en dessous de la taille indiquée. Du coup, il lui sera donné priorité si l’espace venait à manquer entre les deux volumes. La taille de quota, c’est en fait la taille maximale du volume : vous ne pourrez pas le remplir de données au-delà de la quantité indiquée (sinon il hurle et alerte Alexandre Benalla).

Conteneur APFS 06

Considération philosophique du jour : à quand un volume APFS… réservé au système ?

La gestion des conteneurs APFS apporte, mine de rien, un changement assez important dans la façon dont nous traitons les volumes sur nos Mac. Cela peut même avoir certains intérêts pour, par exemple, sécuriser des données dans un volume particulier d’un conteneur dédié (et oui, chaque volume APFS peut avoir son propre chiffrement).

Mai je vois sur le long terme qu’Apple pourrait profiter de son expérience avec iOS pour répliquer le même fonctionnement sur macOS. À savoir : stocker le système des Mac de façon sécurisée dans un volume APFS, et rendre ce dernier quasiment inaccessible. En terme de sécurité, cela serait un progrès non négligeable, et l’intérêt de l’APFS serait de s’assurer que dans tous les cas, les données de l’utilisateur bénéficient toujours du maximum d’espace disponible sur le disque malgré la partition. Les données de l’utilisateur resteraient alors localisées uniquement sur un conteneur séparé du système. Peut-être que je me méprends, mais vu l’iOSsification de macOS, je ne serais pas surpris de voir cela arriver un jour, et peut-être même plus tôt que vous pourriez le croire.

Conférence : Apple et le Design, 24 janvier 2019, Paris (confirmé)

280px Macintosh 128k transparency

À l’occasion des 35 ans du Mac, je donnerai une conférence Apple et le Design, le 24 janvier 2019, avec le Club Photoshop à Paris. Je reviendrai sur l’importance du design chez Apple, les processus industriels, l’évolution du design du Mac à travers les âges… Une conférence haute en couleurs et en anecdotes !

Il faut s’inscrire sur le site http://www.photoshop-paris.org. Si vous êtes membre du club Photoshop, l’inscription est gratuite, sinon, la participation vous en coûtera 15 euros (l’association ayant des frais à couvrir), avec également la participation de l’exceeeeeeeeellent Michel Netzer d’Apple qui causera déploiement de parc et du non moins exceeeeeeeeellent Hervé Petit qui viendra parler colorimétrie. Pour info, il n’y aura pas de captation vidéo des conférences.

Et si vous avez envie de voir cette conférence Apple et le Design, et que vous vous sentez l’âme d’organiser un tel événement, n’hésitez pas à me contacter !

Le syndrome du Pro

Qu’est-ce qu’un pro ?

Je me pose la question encore une fois, suite à de nombreuses discussions sur mon fil Twitter. Certains estiment que l’iPad Pro… n’est pas pro. Parce qu’il n’est pas capable par exemple de gérer facilement un disque dur USB à travers l’appli Fichiers. Une limite totalement arbitraire imposée par Apple, c’est vrai.

Pour d’autres, ça sera l’absence de souris qui constituera une faiblesse. L’absence de pavé numérique. L’absence de Photoshop / InDesign / une application de bureau classique.

Pour d’autres, c’est l’absence de Microsoft Office. Ah mais non, il est dispo depuis bientôt 4 ans. Ah oui mais non, c’est pas la même chose que sur un ordinateur de bureau. Donc pas pro.

Mais est-ce que ces seuls points discréditent l’iPad (pas forcément Pro, non plus), de remplir des tâches professionnelles ?

Chaque jour, on rencontre de nouveaux utilisateurs d’iPad qui s’en disent satisfaits. Qui bossent avec, qui créent. Ce sont aussi des pros. Mais à la différence d’autres utilisateurs, ils ont été prêts à accepter les quelques sacrifices qu’imposaient la bascule vers iOS pour un outil qui leur correspondait peut-être plus. Qui leur proposait des choses qu’un ordinateur portable ne fait pas aussi facilement. Comme prendre une photo, et griffonner des remarques dessus avec un Apple Pencil avant de l’envoyer à un contact quelconque ou le stocker dans un service cloud dédié pour qu’un client puisse également l’annoter. C’est pas pro, ça ? Pourtant, c’est exactement ce pourquoi l’iPad a été conçu.

IPad Pro

Tenez, prenez la revue-fleuve de Federico Vittici sur iOS 12. Ce n’est pas sa première revue, loin de là, entièrement réalisée sur iOS. Ce n’est donc pas un usage professionnel ? Vraiment ? Pourtant, il a produit plusieurs milliers de signe, et tout mis en ligne uniquement avec son iPad. En revanche, il est intéressant de constater que dans la liste des applications utilisées pour réaliser cette revue, il n’y a pas de ces killer apps si indispensables à tout usage pro. Pas de Microsoft Word™, pas d’Adobe Photoshop™. Car l’iPad Pro n’est pas une machine de confort. C’est un ordinateur (disons-le, oui, c’est un ordinateur, ni plus ni moins), qui ne se laissera apprivoiser que si vous acceptez de remettre en cause votre façon de travailler, vos outils, pour y trouver de bien meilleurs outils, plus adaptés à vos besoins.

C’est un peu d’ailleurs un problème général : se dire que Word ou Excel sont incontournables, alors qu’il existe des outils cent fois meilleurs pour certaines tâches, même sur Mac. Personnellement, j’ai par exemple de plus en plus de mal à travailler avec Word, alors que je prends de plus en plus plaisir avec Pages, ne serait-ce que parce qu’il gère correctement les fonctions d’auto-enregistrement de macOS.

Mais alors, on peut toujours revenir à la question initiale : qu’est-ce qu’un pro ? Un professionnel, donc. Mais de quoi ?

Si l’on prend la définition de Wikipedia: Le professionnel est une personne spécialisée dans un secteur d’activité ou exerçant une profession ou un métier. Le professionnalisme caractérise la qualité du travail de quelqu’un ayant de l’expérience. Le professionnalisme est la capacité à assurer un engagement envers la société et à répondre à ses attentes. Mais historiquement, chez Apple, les Pro… ce sont les créatifs. Enfin, ça c’était avant. Depuis, Apple a conquis avec l’iPad et l’iPhone bien d’autres marchés professionnels, dont on parle beaucoup moins, parce qu’on reste attaché à cette frange de professionnels qu’ont été les créa de l’image, du son et de la vidéo durant des années pour Apple.

Il y a cependant une différenciation très importante chez Apple sur l’utilisation du mot pro. Chez Apple, le Pro s’applique pour différencier les gammes de matériel. Ce terme Pro a remplacé le terme Power avec le temps : Power Macintosh > Mac Pro, PowerBook > MacBook Pro, Power Pascal > Pascal Praud (ok je sors). L’iPad aurait pu s’appeler le Power iPad… et cela aurait été finalement plus clair. Un iPad, avec plus de puissance, tout simplement. Apple fait donc peut-être une erreur et complique la situation en attribuant le terme Pro à ses ordinateurs qui sont simplement les plus puissants, et pas juste réservés à une clientèle pro voire une clientèle s’intéressant uniquement à la création pure.

Revenons donc à nos iPad Pro. Si vous estimez donc que vous avez absolument besoin de connecter un disque dur externe de 8 To dessus pour travailler toute la journée, alors peut-être qu’effectivement, l’iPad Pro n’est pas (encore) pour vous. Mais ne pensez pas que ce que vous ne pouvez faire qu’avec votre ordinateur disqualifie automatiquement l’iPad comme outil professionnel pour beaucoup de gens. Considérez juste l’iPad comme un outil inadapté à votre besoin, tout comme le MacBook Pro pourrait être considéré comme inadapté à d’autres besoins. Seul importe le résultat final. Et ça ne rendra pas l’iPad pro moins pro pour les autres. Your mileage may vary, comme disent les anglais avant le Brexit (après, ils diront juste « Fuck fuck fuck »).

Ce n’est pas l’outil qui décidera si vous êtes un pro ou non. C’est ce que vous ferez de cet outil qui le décidera pour vous.

DiskMaker X 8 for Mojave est disponible

Si vous avez besoin de créer une clé de démarrage de macOS, et que vous avez envie de vous jeter su le nouvel OS d’Apple ce soir comme la misère sur le pauvre monde, pensez à sortir couvert ! DiskMaker X est mis à jour dans une nouvelle version pour la modique somme de ce que vous voulez.

Toutes les infos nécessaires sont sur le site http://diskmakerx.com. Qu’il va falloir qu’un jour je me prenne la tête à remettre en VF, suite à une mauvaise manip de ma part qui avait fait sauter les différentes langues, WOUHOUUUUUUU !!!

Et je reste à l’écoute de vos commentaires et suggestions à l’adresse ldm@gete.net.

Bonne migration, et n’oubliez pas le plus important avec de passer sur un nouvel OS :

SAUVEGARDEZ !!!

 

BACKUP

Réinitialiser la liste des Services de macOS

Une des fonctions les plus sous-utilisées de macOS reste les Services. Accessibles via le menu du nom de l’application en cours (à côté du menu Pomme) > Services, ou via un clic droit > Services, ce menu contextuel permet de lancer différentes actions définies par rapport à la sélection en cours. Par exemple, j’avais créé il y a pas mal de temps un service pour compter les signes de la sélection en cours (script toujours fonctionnel d’ailleurs).

Automator permet depuis quelques versions de macOS de créer ses propres services, comme très bien expliqué par Sylvain Gamel dans son livre Automatisez sous Mac1. Vous trouverez d’ailleurs plein d’exemples de services à créer avec Automator sur son site automatisez.net.

Mais j’étais confronté depuis quelques jours à un petit problème agaçant : les menus étaient toujours dans le désordre, et surtout, après avoir tenté de renommer un service, celui-ci continuait à s’afficher avec son ancien nom. Virer des préférences ou supprimer des caches ne servait à rien, même après reboot.

Un message posté sur Slack m’a donné la piste : lancez le Terminal et tapez :

/System/Library/CoreServices/pbs -update

Le menu des Services devrait être proprement réinitialisé. L’ordre alphabétique sera quand à lui partiellement rétabli, macOS préférant à priori classer les services d’abord par application, puis par ordre alphabétique au sein de ces mêmes applications. Enfin je crois, c’est pas si évident (surtout que l’ordre n’est pas le même que dans le menu de l’application > Services). Mais au moins, les noms sont à nouveau corrects, toujours ça de pris.

 

MacOS Reinitialiser Services

/System/Li



bdfrary/CoreServices/pbs -update

  1. Dont je ne peux que vous recommander la lecture, et surtout la superbe préface.

[Test] Fibaro, un détecteur d’ouverture de porte compatible HomeKit

Drame il y a quelques jours : un Velux resté ouvert, un orage un peu violent, une manette GamePad Wii U laissé sur le canapé… sous le Velux.

Et plouf le Gamepad.

Après avoir déboursé la rondelette somme de 80€ pour un nouveau GamePad (ouch), il a fallu trouver une solution pour éviter que le problème se reproduise. Et comme je n’en suis pas encore à lancer un Leetchi pour me faire offrir un nouvel iPhone remplacer le Velux par un modèle à détection de pluie, j’ai du chercher une solution pour au moins être alerté quand la fenêtre est ouverte.

Je n’ai donc pas encore trouvé la solution idéale, mais j’ai trouvé un détecteur de porte efficace chez Fibaro : le Door/Window Sensor (référence FGBHDW-002).

FIbaro Home door detection

Attention, il n’est pas donné : à 67,90€ chez Amazon, on n’est pas dans du produit d’entrée de gamme. L’indispensable Pierre Dandumont a lui testé deux autres solutions sur son blog.

La mise en route est normalement simplissime : on allume l’accessoire (en retirant le petit papier qui bloque la pile), et on scanne le code HomeKit (à bien conserver précieusement) avec l’application Maison. Puis…

Rien. Accessoire non détecté.

Grumpf.

Mais est-ce que le souci ne viendrait pas d’iOS ? Car je venais juste de faire le passage vers la GM d’iOS 12…

Nouveau test, avec un iPad encore en iOS 11 et des brouettes…

Eureka ! Le jumelage se fait du premier coup, et l’accessoire est ajouté et visible dans l’application Maison.

IMG 5210

Et désormais, quand la fenêtre est ouverte, je reçois une alerte sur mon iPhone ! Enfin presque : il a fallu que je décolle et recolle l’accessoire dans le bon sens (on peut le visser). Après, c’est bon.

IMG 5210

… Et même sur l’Apple Watch !

IMG 5211

Idem quand elle est fermée : on reçoit alors une nouvelle alerte.

IMG 5212

Et dans l’app Maison, le détecteur est visible et son état indiqué.

IMG 5208

Cependant, HomeKit reste limité : impossible de rajouter un appareil détecteur de pluie, comme une station météo, pour déclencher une alerte si le détecteur de porte est en position ouverte ET il commence à tomber de la pluie. Mais c’est peut-être faisable avec des solutions comme Homebridge. À suivre donc…

iMac : la rupture d’Apple

Il fallait vraiment avoir la foi pour croire au retour possible d’Apple en mai 1998. Steve Jobs a repris les rênes de la société depuis moins d’un an, et il a mis en chantier un plan ambitieux, axé durant les premiers mois autour de l’image de la marque, et de Mac OS (pas encore macOS), son joyau. Apple n’avait pas encore cependant marqué les esprits, et Mac OS X n’existait alors que virtuellement, le chantier de l’adaptation de NextSTEP au Mac ayant à peine commencé. La seule grande raison pour laquelle Apple avait fait parler d’elle quelques mois auparavant dans les médias, c’était lorsque Bill Gates avait daigné mettre 150 millions de dollars dans la boite (« Microsoft rachète Apple »), en actions sans droit de vote. Ce qui a permis surtout d’étouffer les procès en cours…

Mais il manquait une vraie annonce, capable de marquer durablement les esprits. Un produit capable de remettre Apple au centre de la scène. Capable de créer une déflagration.

IMac

L’iMac a été cette déflagration. Un vrai choc. Son annonce a été scrutée, analysée, disséquée. C’était un produit clivant, mais capable aussi de rassembler. Sa couleur (le fameux Bondi Blue, du nom de la plage de Bondi en Australie) ne laissait jamais indifférent

Je me souviens des débats sans fin sur fr.comp.sys.mac autour de cette annonce, de ce produit fou, sorti de nulle part, ressemblant à aucun autre. Et surtout de la rupture technologique qu’il a constitué, avec un processeur G3 performant, et l’abandon de technologies historiques comme l’ADB ou le port série, ou encore le SCSI, et l’adoption de l’USB, standard émergeant de l’époque. La fin du syndrome NIH : Not Invented Here. Des choix très critiqués à l’époque, mais finalement justifiés et qui ont permis à Apple de se relancer. Et puis, le début de la fin pour le lecteur de disquettes, alors que les clés de stockage USB n’étaient même pas un concept pour l’époque.

C’était aussi le vrai retour d’Apple sur le marché grand public et dans l’éducation, avec un ordinateur doté d’un port Ethernet (très rare en standard à l’époque), et d’un modem 33,6k en standard. Ce point avait tellement fait râler qu’Apple l’a corrigé avant la sortie de l’iMac, en intégrant finalement un modem à 56k, plus dans l’air du temps.

L’iMac a créé une rupture technologique et une rupture financière avec la fin du cycle infernal des baisses des ventes (il me semble qu’il n’y a eu ensuite qu’un ou deux trimestres où elle a vraiment bu la tasse ensuite, pas merci le G4 Cube…).

Mais surtout, l’iMac a créé une rupture émotionnelle, avec l’arrivée d’un ordinateur vraiment design, en rondeur, un véritable OVNI (« it comes from another planet… a good planet, with better designers, ajoutera-t-il malicieusement) dans le triste design industriel de l’époque. C’était la véritable arrivée de Johnny Ive aux commandes de l’Apple Industrial Design Group.

Qu’on l’aime ou pas, l’iMac aura été le symbole pour Apple d’un retour sur le devant de la scène, de sa renaissance, et le terme n’est pas trop fort. Et il est toujours amusant de constater qu’il s’agit sûrement du seul produit Apple à n’avoir jamais changé de nom depuis 20 ans, malgré ses différentes itérations qui l’ont petit à petit éloigné du concept original dans la forme, mais pas dans le fond : un ordinateur tout-en-un, pour tous.

Alors, joyeux anniversaire iMac. Le monde (et Apple) aurait été un peu moins sympa sans toi.

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur le design des produits Apple, vous pouvez revoir ma conférence « Apple et le design », où je parle de l’iMac à partir de 24:30.

Command-iT : la conférence des Administrateurs et Administratrices Apple

Il y a presque une année de celà, mon copain Bertrand Pourcel de Maxerviciz et moi-même de Gete.Net Consulting assistions à MacAD UK, chez nos amis grand-bretons (où j’avais eu l’honneur de présenter une conférence sur DiskMaker X, entre autres). Et revint sur la table un débat qui nous avait déjà bien pris la tête durant ces dernières années :

Mais pourquoi on n’organise pas la même chose pour les Français, bon sang ?

En clair : est-ce que nous ne serions pas capables également de lancer une conférence francophone, de faire venir les experts du monde Apple pour discuter des outils d’administration, des meilleures méthodes de gérer un parc Apple, de notre façon d’appréhender ces déploiements, d’améliorer la sécurité, bref… de nous faciliter la vie et de faire profiter de notre expérience le maximum de nos confrères et consœurs ?

Un an plus tard, la réponse est SI. Nous en sommes capables. On relève le défi parce que c’est notre projet.

Voici Command-iT. IT, parce que c’est ce que nous faisons, de l’Information Technology. Command, parce que c’est la touche emblématique que l’on ne trouve que sur le clavier du Mac. Pour les plus anciens d’entre nous, elle nous accompagne depuis trente-quatre ans. Elle est le symbole de quelque chose d’intéressant.

Et c’est exactement ce que nous allons faire : quelque chose d’intéressant. De passionnant. Nous allons construire quelque chose, dès le 24 mars 2018 (inscriptions ici, avec un tarif préférentiel si vous vous inscrivez avant fin janvier). Nous allons essayer de partager notre passion, et de rendre notre travail encore plus efficace.

Être administrateur Apple, en 2018, c’est œuvrer pour un écosystème parfois complexe, en constante évolution, avec des problématiques de plus en plus pointues, dans un besoin de sécurité toujours plus important. Ce sont de nouveaux challenges, des nouvelles situations à appréhender, des nouveaux types d’appareils, de systèmes qui sont autant de nouveaux défis à surmonter. C’est devoir jongler entre des problématiques grand public et des milieux professionnels pas toujours au courant des spécificités de ces environnements.

Alors, rejoignez-nous pour cette première expérience. Elle ne sera certainement pas parfaite, car ce sera une première en France. Mais on saura enfin si nous avions raison, on vous écoutera, et si ça marche, on sera prêt pour rendre la deuxième édition encore meilleure. Et si vous avez envie de devenir partenaire, de sponsoriser l’événement, contactez-nous.

Le bonus : pour sa première, Command-iT prendra place dans un lieu fantastique, au Futuroscope de Poitiers. D’abord parce que ce sont les seuls à avoir accepté notre proposition Bertrand est du coin (ce qui me déchargeait bien de la partie logistique, soyons honnête), ensuite parce que j’ai déjà visité le parc et qu’il en vaut vraiment le coup, que ça soit en terme de qualité des attractions, d’architecture, de nourriture (sérieusement, les restaurants du parc sont à cent-mille lieux de ce que vous avez pu vous infliger dans d’autres parcs). Enfin parce que c’est un parc axé sur la technologie, et la technologie, c’est notre métier. En bonus, vous pourrez profiter du parc le dimanche, en famille si vous le souhaitez (ou tout seul, c’est très bien aussi).

Alors…

Construisons des choses intéressantes. Ensemble.

Bienvenue à Command-iT.

Apple Mail : quand il est impossible de déplacer un message d’une boite à une autre

Bug curieux chez un client ces derniers jours : suite à un crash ou à une fausse manipulation, plusieurs milliers de messages se sont déplacés dans des dossiers « Mail – éléments récupérés ». Près de 600 dossiers… Mais surtout, un gros souci, car à chaque tentative de déplacer certains messages dans un autre dossier, on tombe sur le message suivant : 

Le message « Blah blah » n’ pas pu être déplacé dans la boite « Truc ». Impossible de charger le corps du message pour LibM {“199990:34323:Wh*:2017-08-29 17:00:01 CET}”}.

Reconstruire la boite ne servait à rien, pas plus que d’exporter le dossier (la boite exportée pesait quelques Ko) ou de supprimer les messages (même erreur). Même chose également en supprimante les fichiers d’index de Mail. Mes quelques recherches sur le sujet n’ont pas donné grand chose, à part ce message d’un utilisateur sur les forums de discussion d’Apple expliquant qu’il est touché par le problème quand il est offline, par exemple dans un avion. Cela dit, c’était un début de piste intéressant. D’autant plus que certains messages se transféraient mais pas d’autres. Pourquoi donc ?

Après avoir regardé un peu dans la hiérarchie de Mail, j’ai trouvé une solution : certains messages qui posaient souci étaient indiqués dans le Finder comme étant de type .partial.emlx, alors que les autres étaient juste des fichiers .emlx. Et effectivement ces derniers se déplaçaient bien, mais pas les autres.

Et donc, en pratique : 

  1. Quittez Mail.
  2. Dans le Finder, ouvrez votre dossier Bibliothèque personnel (cliquez sur le menu Aller tout en enfonçant la touche Option pour afficher le menu Bibliothèque).
  3. Allez dans le dossier Mail/V4 (vous êtes donc dans ~/Library/Mail/V4). 
  4. Cherchez le compte ou se trouvent les messages qui posent problème. Pas forcément évident si vous avez beaucoup de comptes, car ils utilisent un UUID plutôt qu’un nom de compte… Dans ce cas, cherchez un dossier au nom bien particulier qui se trouverait sur ce compte (sinon créez un dossier « GG est le plus grand » et vous le retrouverez facilement, pensez juste à quitter Mail ensuite.
  5. Placez-vous dans le dossier où se trouvent les mails problématiques.
  6. Ouvrez le dossier qui s’y trouve (avec un numéro) puis le dossier Data.
  7. Dans les souss-dossiers qui s’y trouvent, vous découvrirez différents fichiers de mail, dont certains commencent par .partial.emlx : ce sont ces messages qui posent souci. En réalité ils sont bien complets (on peut les consulter sans problème) mais pour une raison inconnue Mail les a considérés comme incomplets.
  8. Supprimez donc « .partial » du nom de chaque message. Si vous disposez de centaines de dossiers, c’est le moment de mettre le nez dans Automator (Sylvain Gamel a écrit d’excellents bouquins sur le sujet ) !
  9. Relancez Mail.
  10. Déplacez vos messages à nouveau comme vous le souhaitez.