Archives de catégorie : Actualité

Mac M1 : le miracle premier d’Apple

Je n’ai pas voulu réagir à chaud sur le lancement des Mac M1 (on aura l’occasion d’y revenir prochainement), préférant attendre d’avoir les machines dans les mains pour en parler plus en détails.

Le processeur M1 d'Apple.

J’ai donc réussi à me procurer un MacBook Air M1 (256 Go, 8 Go de RAM, l’entrée de gamme, simple, basique) ce vendredi 20 novembre (le jour de l’anniversaire de ma fille, joyeux anniversaire ma chérie ! Et non le MBA n’est pas pour toi…), merci la Fnac, vu qu’Apple a du mal à livrer en ce moment. Rentré à la maison, déballage du Mac, démarrage…

Une boite de MacBook Air équipé de processeur M1.

Ah oui, ça démarre vite. Vraiment vite. Mais plus encore, c’est la fluidité constante de la machine qui surprend. Et évidemment, pas de chaleur, pas de bruit.

Côté performances… ça dépote.

Pour le fun, je me suis amusé à réaliser un de mes tests favoris : lancer un lot d’applications à la chaine… genre toutes les apps des dossiers Applications et Utilitaire . Les apps se lancent à une vitesse impressionnante, mais surtout, la machine reste réactive ET silencieuse. Là où le même test sur un MacBook Air de 2019 déclenche les ventilateurs en quelques secondes. Impressionnant.

Puisque je parlais de fluidité, un petit test rapide. J’ai installé Office 2019 sur ce Mac, et j’ai lancé Excel. Comme on peut le voir, côté consommation de RAM, c’est pas vraiment ça :

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 via Rosetta.

Comme vous pouvez le constater, la consommation de RAM est très élevée, même avec un simple document Excel lancée. Rosetta 2 fonctionne très bien, mais semble gourmand en RAM : presque 1 Go direct. Ouch.

De même, côté fluidité de l’affichage, c’est pas encore ça sous Rosetta. Redimensionnez une page, et ça saccade pas mal. Mais attention : ça reste totalement, parfaitement utilisable, autant que sur un processeur Intel natif, voire meilleur ! Et rien que ça, c’est déjà très impressionnant. J’ai par exemple lancé Pixelmator sur le MacBook Air, et je me suis seulement posé la question après de savoir si j’avais une version native… et en fait, non (en fait seul Pixelmator Pro aura une version native, à priori… enfin, en dispose déjà).

Mais quand on installe la version native M1 (encore en beta) d’Excel & co, les comportements changent radicalement. La consommation de RAM devient totalement délirante : au lancement, Excel ne consomme plus que 200 Mo de RAM, voire moins (là il est à près de 110 Mo…), le système semblant beaucoup plus rapide à allouer la RAM aux apps, ou également à la récupérer.

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 en version native.

Ces différences de comportement sur la consommation de RAM sont très intéressantes et très enthousiasmantes, et permettent de se poser la question de la pertinence de prendre des machines avec plus de mémoire vive. Pour 95% des utilisateurs, 8 Go devraient être suffisants pour les années à venir. Si vous avez cependant des doutes, prenez 16 Go, mais dites-vous juste que ça devrait être quand même OK avec 8 Go pour la plupart des cas.

Mais là encore, ce qui étonne toujours, c’est la réactivité de l’application qui impressionne, là où Excel pouvait rester lourdingue même avec un Mac récent. Là, ça reste toujours ultra fluide. Utilisez Mission Control, même avec 40 fenêtres, et l’effet reste toujours fluide là où le MBA tire la langue.

Et l’autonomie ? Là aussi, ça reste très impressionnant puisque j’utilise ce MBA depuis hier soir 21h30 environ, et je n’ai pas à chercher à le charger, et à 15 heures, il a encore 38% de batterie, alors que j’ai installé des logiciels, surfé, regardé des vidéos sur Twitch… En revanche, je pense qu’il a quand même perdu pas mal de batterie durant la nuit (environ 10% je dirais, après environ 10h de mise en veille). À vérifier. Mais dans tous les cas, je trouve la consommation très raisonnable, surtout vu les performances derrière.

Et ce n’est que le début

Je complèterai mes impressions durant les prochains jours, mais pour le moment, je suis totalement bluffé par les performances de ces nouveaux Mac, leur autonomie, et ceci même s’il s’agit finalement des mêmes machines extérieurement parlant. Et à moins de disposer d’apps très spécialisées pour lesquelles Rosetta pourrait poser problème , je vous invite à considérer sérieusement l’option M1 si vous envisagez de changer de Mac. Certes, peut-être que les premiers mois seront un peu rock’n’roll, le temps que les apps M1 débarquent en masse.

Et puis, reste évidemment les problèmes liés à l’absence de compatibilité Windows. Peut-être rédhibitoire pour certains, pas tellement pour la majorité. Là aussi, si vous devez utiliser des VM en masse, les Mac Intel restent la solution à privilégier.

Je tâcherai de revenir prochainement sur des points un peu plus techniques sur ces nouvelles machines. Mais aujourd’hui, je ne peux qu’applaudir Apple d’avoir osé faire ce pas très audacieux vers des Mac intégralement basés sur son propre silicium. Si la première génération de processeurs M1 dédiés aux Mac donne des performances aussi décoiffantes (corroborées par l’ensemble des tests que j’ai pu lire), je ne peux qu’être impatient de voir ce que ça donnera pour les futures machines professionnelles.

Comment bloquer l’installation de macOS Big Sur

Ça y est, macOS Big Sur est enfin disponible depuis jeudi 12 novembre ! Et du coup, en tant qu’administrateur système, vous êtes extrêmement pressé de voir tout votre parc adopter la nouvelle version…

Attendez, non, c’est pas ça ! Vous n’avez plutôt pas trop envie que vos utilisateurs basculent sur cette nouvelle version de macOS, parce que ça risque de vouloir dire incompatibilités en tout genre.

Faire le point sur les incompatibilités

Il faut d’abord regarder où se trouvent les éventuelles incompatibilités logicielles. En particulier :

  • Les applications encore 32-bit. Tout comme pour Catalina, celles-ci ne feront pas le saut vers macOS Big Sur.
  • Les applications reposant sur des extensions de noyau (les fameux kext). Même si macOS Big Sur ne les abat pas encore totalement (pour certaines, un redémarrage peut suffire), ces dernières n’ont pas vocation à rester et peuvent poser problème. Il faut pour certaines extensions de noyau déployer un profil pour les valider, et il faut redémarrer le poste… Pas idéal. Si l’éditeur d’un logiciel utilisant des extensions de noyau vous annonce qu’il n’est pas encore compatible pour macOS Big Sur, et qu’il ne sait pas quand ça arrivera… Il est peut-être temps de changer de crémerie.
  • Vérifiez aussi la compatibilité de vos matériels avec macOS Big Sur, en particulier vos imprimantes, traceurs… Si certains constructeurs assurent un bon suivi dans le temps, ce n’est pas toujours le cas. Donc, méfiance.
  • Certaines apps web, si vous utilisez Safari. Même si ça semble peu probable, mais si cela vous arrive, il faudra peut-être changer de navigateur.
  • Historiquement, on sait que les versions point zéro de macOS peuvent contenir des bugs parfois réhdibitoires voire critiques. Du coup, attendre la version 11.0.2 est sûrement un choix raisonnable. Et j’ai bien écrit 11.0.2 et non pas 11.0.1 puisque la version finale de macOS cette année est la 11.0.1, et non pas la 11.0 comme la tradition le veut. Bref, attendre quelques semaines n’est pas totalement déconnant.

Je ne veux pas que mes utilisateurs passent sur Big Sur, je fais quoi ?

À une époque où le modern management des ordinateurs devient une idée de plus en plus courante (accès administrateur autorisé à l’utilisateur, sous supervision du système informatique) , il est important de communiquer sur les raisons du blocage. Certains utilisateurs souhaiteront avoir accès dès que possible au dernier macOS, d’autres n’y verront aucun intérêt, mais c’est l’administrateur du parc qui doit assurer la continuité de service. Donc, si vous pouvez bloquer… bloquez.

Pour cela, il existe différentes méthodes.

Déployer un profil de configuration pour retarder les mises à jour via MDM

Si vos Mac sont intégrés dans un MDM (si ce n’est pas le cas aujourd’hui, c’est mal) ou un outil de déploiement de profil comme Munki, vous pouvez déployer un profil masquant les mises à jour pour une certaine durée. Pour cela, utilisez la clé enforcedSoftwareUpdate du payload Restrictions.

Vous pouvez créer ce profil à la main, avec un outil comme ProfileCreator ou configurer directement le réglage dans votre MDM s’il supporte ce payload, par exemple ici dans Jamf Pro :

Attention à bien choisir de retarder les mises à jour de logiciels. Il faudra macOS 10.13.4 minimum pour déployer ce profil.

Le défaut de cette méthode est qu’elle masque toutes les mises à jour, y compris d’éventuelles nouvelles mises à jour de sécurité pour l’OS actuel.

Utiliser une règle de restriction pour empêcher le lancement de l’app d’installation de macOS Big Sur

Quid des utilisateurs qui copient le logiciel d’installation de macOS Big Sur depuis un autre poste pour le lancer ? Dans ce cas, il peut être intéressant de bloquer complètement l’app d’installation de macOS Big Sur pour empêcher toute installation. Sur Jamf Pro, il suffit de bloquer le processus Install macOS Big Sur pour empêcher son lancement.

Déployer un package pour bloquer complètement macOS Big Sur

Une autre solution consiste à installer un package qui bloquera l’installation de macOS Big Sur : BigSurBlocker. Installez le package via votre outil de gestion habituel, et hop, l’utilisateur aura le droit à un petit message pour lui dire que non, nope, c’est pas pour tout de suite. La page liste également une méthode pour désinstaller BigSurBlocker proprement via un script.

Bloquer l’affichage de la mise à jour

Un point agaçant : quelque soit la solution utilisée, la mise à jour macOS Big Sur continuera d’apparaître dans la préférence Système Mise à jour de logiciels. Pour la masquer définitivement, utilisez la commande suivante (en root) :

softwareupdate --ignore "macOS Big Sur"

Cependant, cette commande ne sera efficace que si votre Mac est intégré dans un MDM. Si ce n’est pas le cas, elle ne fera absolument rien. Si votre Mac fonctionne sous mac OS Catalina, elle ne devrait être fonctionnelle que pour macOS 10.15.6 avec les dernières mises à jour de sécurité (Apple ayant apporté quelques changements pénibles sur les versions précédentes de la commande softwareupdate).

Si vous souhaitez à nouveau faire apparaître la mise à jour, envoyez la commande :

softwareupdate --reset-ignored

macOS : à quoi sert « Copier en tant que lien » dans le Finder ?

Toujours à la recherche de raccourcis-claviers inconnus, je suis tombé récemment sur un truc curieux : dans le Finder, après avoir sélectionné le menu Édition, en ajoutant la touche Option, l’option Copier le fichier devient Copier en tant que nom de chemin. Et effectivment, dans ce cas, on copie le chemin complet du fichier sous sa notation , par exemple /Users/guillaumegete/Desktop/monfichier.txt.

Cependant, j’ai constaté aussi qu’en ajoutant la touche Ctrl à Option, la commande devenait Copier en tant que lien. Sauf que… ce choix ne s’active jamais. J’ai essayé plusieurs fichiers sur mon Mac, des dossiers, des disques externes… rien à faire, le menu restait desespérément grisé.

Menu Edition > Copier en tant que lien grisé

Pourtant, ce choix peut être activé, mais dans un cas bien précis : en sélectionnant un fichier stocké sur un serveur, par exemple un fichier monté sur un partage SMB ou AFP. Et dans ce cas, si vous sélectionnez le fichier avec Ctrl, la commande devient disponible, et le chemin est effectivement copié en prenant en compte l’adresse du serveur.

Ici, deux exemples, avec le même fichier. J’ai sélectionné le même fichier, stocké sur un serveur SMB et monté via le Finder.

Vue du Finder de macOS vers un fichier sur un partage

Voyons le résultat. Dans le premier cas, j’utilise Cmd + Option + C. Et dans le deuxième, j’utilise Cmd + Option + Ctrl + C.

Un document texte avec deux liens.

Comme vous pouvez le voir, dans le deuxième cas, le chemin prend en compte également le nom du serveur (son nom local, pour être précis, car je l’ai monté via Bonjour), et le chemin vers le fichier. L’intérêt est surtout qu’on peut ensuite transmettre ce lien à un autre utilisateur du réseau : dans ce cas, s’il a les autorisations d’accès au fichier, il pourra directement l’ouvrir en un clic. Vous pouvez même transmettre le lien dans un mail, et le destinataire pourra cliquer dessus pour ouvrir le fichier ou dossier, ce qui lancer automatiquement la connexion au serveur.

e-Mail contenant un lien

Récupérer l’espace purgeable de macOS

Depuis l’arrivée du système de fichier APFS, on constate parfois un problème agaçant : le système renvoie une certaine quantité d’espace-disque disponible, mais les apps peuvent renvoyer une quantité plus faible. Exemple : sur mon serveur de gestion de parc, mon logiciel de gestion m’envoyait des alertes d’espace-disque manquant alors qu’il restait vraiment beaucoup d’espace sur le disque. Ou encore, après avoir supprimé plusieurs machines virtuelles, le Finder pensait encore qu’il y avait beaucoup d’espace à récupérer. Le système est sensé alors purger l’espace… quand ça lui chante, c’est-à-dire, quand le disque manque vraiment d’espace. Par exemple, sur la capture suivante, on voit qu’on a presque 20 Go de donnéees marquées purgeables. Mais j’ai vu parfois des cas où on atteignait les 200 Go sur un disque de 1 To !

Mais il peut arriver donc qu’on ait besoin de récupérer réellement l’espace manquant, ne serait-ce que pour éviter qu’un logiciel commence à paniquer. Et Apple dans sa grande mansuétude propose un outil qui… Ah non, pardon, Apple ne propose pas de solution, à part dire « Écoutez, laissez l’APFS faire son travail, dès que j’aurais de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés. »

DONC. Solution gratos.

  • Quittez toutes vos applications.
  • Lancez le Terminal 😱
  • Tapez : dd if=/dev/zero of=~/fichiertemp.tmp bs=2m (merci à Pierre Dandumont pour l’astuce sur l’ajout de bs=2m en fin de commande, ça accélère effectivement drastiquement la vitesse de remplissage…).
  • Validez

Un fichier fichiertemp.tmp va se générer dans votre dossier de départ, un fichier qui va grossir très vite, jusqu’à prendre l’intégralité du disque. Si vous avez des alertes comme quoi le disque arrive à saturation, ignorez-les.

Quand le Terminal annonce que le disque est plein, là, en revanche, il va falloir agir. Supprimez le fichier temporaire en le glissant dans la Corbeille et videz-la (ou via le Terminal : rm ~/fichiertemp.tmp) Normalement, vous devriez avoir récupéré tout votre espace-disque.

NB : j’aurais aussi pu utiliser la commande yes > ~/fichiertemp.tmp qui dans ce cas précis fait un peu la même chose que la commande dd, mais cette méthode est trois fois moins rapide pour remplir le disque…

Tester l’impression Airprint avec Printer Simulator

Dans mon travail, en ce moment, je dois faire des tests d’impression sur des imprimantes AirPrint. Ce qui est très sympa… sauf quand parfois, on a envie de faire des tests et qu’on n’a pas d’imprimante compatible AirPrint sous la main.

Heureusement, il existe une solution : le Printer Simulator. Il s’agit d’une application qui permet de générer des imprimantes virtuelles, qui apparaitront directement comme imprimantes AirPrint sur vos appareils, et vous permettront de faire vos tests comme vous le souhaitez. Cet utilitaire n’est pas installé par défaut : il vous faudra un compte développeur pour le télécharger, puisqu’il fait partie des outils additionnels d’Xcode. Pour le récupérer, connectez-vous donc sur cette page et authentifiez-vous avec votre compte développeur Apple, puis cherchez Additional Tools for Xcode. Téléchargez le DMG, dans lequel vous trouverez différents dossiers. C’est dans le dossier Hardware que se trouve celui qui nous intéresse : copiez l’app Printer Simulator où vous le souhaitez sur votre Mac, et lancez-la 1.

Automatiquement, un ensemble de six files d’attente est publié, visible depuis le menu d’impression de vos appareils iOS ou depuis la préférence Système Imprimantes et scanners de macOS. Mais vous pouvez agir un peu sur les paramètres en cliquant sur le bouton Load Paper.

Patientez quelques secondes, et les réglages de chaque imprimante virtuelle apparaitront, ce qui vous permettra de définir par exemple du papier A4 ou des bacs à enveloppe. Plus intéressant encore, vous pouvez générer directement des PDF depuis un appareil en imprimant sur l’imprimante virtuelle, et choisir un emplacement d’impression dans les préférences de l’app.

Et côté iOS par exemple, vous pourrez visualiser ces imprimantes et lancer l’impression sur ces imprimantes virtuelles, ce qui générera du coup un zouli PDF sur votre Mac.

Après, n’essayez pas d’utiliser ces imprimantes pour autre chose que des tests, mais ça peut quand même être pratique, par exemple pour tester le déploiement de configurations d’imprimantes depuis un serveur Jamf Pro.

  1. Via un double-clic, s’il fallait le préciser, mais vous pouvez aussi sélectionner l’app et cliquer sur le menu Fichier > Ouvrir, ou faire Cmd + O, ou clic droit > Ouvrir, ou lancer le Terminal et taper open /chemin/de/Printer Simulator.app, mais franchement ça serait bizarre.

L’iPad, dix ans plus tard

Apple iPad Pro 2018

J’avoue : je n’ai pas une super bonne relation avec l’iPad.

Ma vie avec Apple a commencé avec le Mac, il y a presque vingt-six ans. J’ai déjà raconté cette histoire, je ne reviens plus dessus. Mais j’ai du coup une relation particulière avec le Mac, car c’est l’outil qui m’a fait vivre, qui m’a passionné depuis tout ce temps, qui m’a fait rencontrer ma merveilleuse épouse, des amis inséparables, et qui a radicalement changé ma vie.

Quand Apple a présenté l’iPad il y a 10 ans, j’étais très enthousiaste. J’avais commandé un iPad peu de temps après sa sortie aux US, et j’avais même écrit un petit bouquin sur sa prise en main. Mais si l’iPad a été adopté par beaucoup d’utilisateurs débutants, des entreprises, des écoliers ou étudiants… j’ai parfois l’impression qu’il s’est un peu perdu en chemin. Son interface, qui aurait du devenir un étalon en termes d’intuitivité, a rendu compliquées des tâches qui paraissaient simplismes auparavant, les gestes multitouch difficiles à découvrir n’ont finalement pas simplifié son utilisation. Je me suis pris récemment la tête pour mettre deux apps côte à côte sur mon iPad. Ce n’est pas vraiment un souci que j’ai eu sur mon Mac depuis mes débuts, et je ne m’estime pas non plus totalement débutant en informatique… Le multitâche de l’iPad est terriblement mal foutu, comme l’explique très bien John Gruber, et il y a plein de choses qui sont trop compliquées à faire, dix ans après son lancement. Dix ans après, on se pose encore la question de savoir si on peut travailler avec l’iPad. Et pourtant, quel potentiel ! Et il est vrai que si on utilise les bonnes apps, on peut faire beaucoup de choses avec l’iPad. Embrasser de nouveaux workflows pour améliorer l’ordinaire. Pourquoi pas ?

Personnellement, je n’ai jamais embrassé à 100% l’iPad, car pour y arriver, il faut lui ajouter un clavier. Ce que je me refuse à faire. Si j’ai besoin d’un clavier, mon MacBook Pro est là. Et j’écris très mal, donc impossible pour moi d’utiliser efficacement l’iPad Pencil. En revanche, quand je suis en congés, l’iPad constitue un moyen agréable de couper les ponts… mais pas trop. Je l’utilise plutôt comme outil de consommation de media (c’est un lecteur de comics et de vidéos extraordinaire). Et sa 4G permanente… J’adorerais qu’Apple intègre la 4G dans la gamme MacBook Pro, car aujourd’hui j’utilise plus souvent mon iPad comme borne 4G… que comme iPad. C’est quand même dommage.

Pour le moment, la voie d’une nouvelle informatique simplifiée, rêvée par Apple, n’est, pour moi, pas vraiment là. Et j’insiste : pour moi. Si au contraire, vous êtes ravi de n’avoir plus que votre iPad sous le bras, je suis très heureux pour vous. Pour le moment, j’ai l’impression qu il me frustre toujours plus qu’il ne m’apporte de la joie1.

J’espère quand même qu’il ne faudra pas dix ans de plus à l’iPad pour vivre son plein potentiel.

Et au pire, il me restera toujours le Mac.

Enfin, j’espère.

  1. Non, Marie Kondo, je ne vais pas pour autant le jeter, calme-toi.

Corriger le problème de connexion aux réseaux Wi-Fi avec portail captif sous de macOS Catalina 10.15

Souci très agaçant avec macOS Catalina : il est la plupart du temps impossible de se connecter à un réseau Wi-fi si celui-ci affiche une page via un portail captif. Normalement, une application est sensée se lancer quand vous vous connectez à ce type de réseau (comme les hotspots chez McDo ou Free). Sauf que là, l’app ne se lance pas. Un certain Chris a trouvé une solution, en générant un fichier LaunchAgent qui va vérifier l’état des connexion Wi-Fi.

Pour vous simplifier un peu la vie, je vous livre un petit package à déployer sur vos postes en 10.15 / 10.15.1. Le package est signé mais non notarié, il faut donc l’installer en faisant un clic droit > Ouvrir (sauf si vous l’installez via un MDM par exemple). Et revenez sur cette page une fois que macOS 10.15.2 sera sorti : il faudra en effet un autre package pour déinstaller celui-ci (mais ça ne sera pas trop compliqué à faire). MISE À JOUR : ah ben voilà, le package de désinstallation est dispo en dessous.

Télécharger le package Catalina Captive Portal Fix (17 Ko)

Télécharger le package de désinstallation (16 Ko)

Plaidoyer pour un Bureau libre !

Je vois parfois sur les Mac de mes clients, des utilisateurs de la famille ou autres un bureau d’une parfaite clarté.

Et surtout j’entends parfois dire :

« Votre Mac est lent, c’est parce qu’il y a trop de trucs sur le bureau ! »

Alors : non.

Meme si vous disposez de plusieurs dizaines d’icônes sur le bureau, il y a très peu de chances que ça soit la cause de problèmes notoires sur votre Mac. Vraiment. Il faudrait vraiment beaucoup d’icônes pour que l’effet d’un quelconque ralentissement se fasse sentir. Genre plusieurs milliers.

Mais surtout, je lis ou j’entends parfois que le Bureau d’un Mac est une zone temporaire de stockage sur laquelle il vaut mieux éviter de stocker des éléments trop longtemps. Pourquoi ? Parce que.

Alors techniquement, c’est une aberration. Le Bureau est un dossier comme un autre. Rien ne vous empêche d’y empiler les données que vous voulez. Que ça soit dans le dossier Documents ou ailleurs, le niveau de sécurité de vos donnees sur le disque est le même.

Je pense quand même que le bureau d’un Mac n’a pas à être un dépotoir permanent. Quand vos icônes atteignent le bord gauche de l’ecran, c’est probablement la limite maximum. Quand elles se superposent à droite, c’est vraiment le moment de ranger.

Pour les gens qui aiment automatiser le classement, tournez-vous vers les actions de dossier d’Automator (cf l’excellent bouquin de Sylvain Gamel) ou vers le non moins excellent Hazel.

Command-iT 2.0 : Paris, Grand Rex, 15 et 16 mai !

En 2018, Bertrand Pourcel et moi-même avons lancé Command-iT, la première grande conférence pour les administrateurs et consultants Apple francophone de tous horizons. Nous avions souhaité faire de cet événement un rassemblement de compétences, trouver des gens capables de partager leur passion pour des sujets techniques, afin de discuter du présent et du futur de la gestion des appareils Apple : Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, ou encore Apple TV.

Forts du succès rencontré, nous avons écouté, disséqué les commentaires des participants. Nous avons analysé ce qui avait marché… ou pas. Nous avons essayé de voir comment améliorer cet événement pour lui donner encore plus de résonnance. Encore plus de raison d’être.

Command-iT 2.0 aura donc lieu les 15 et 16 mai. Parce que pour beaucoup, en semaine, c’était bien plus simple que le week-end.

Et puis, on a décidé de faire les choses en plus grand. À Paris, cette fois-ci. Parce que c’est comme ça.

Plus grand, ça veut dire aussi trouver une plus grande salle. Et après un peu de recherche, le Grand Rex s’est imposé (presque) tout seul. On a souhaité un lieu équipé de sièges confortables, d’un écran de projection de grande qualité, central dans Paris. Le Grand Rex respectait toutes ces conditions. Et puis… le Grand Rex, quoi ! Y a-t-il une salle plus mythique ? J’y ai mis les pieds il y a presque 20 ans pour un concert de Mike Oldfield (et le lendemain pour y voir Matrix sur l’écran géant, quelle claque mes aïeux). Bon, d’accord, on n’aura pas LA grande salle (on n’était pas sûrs de disposer de 2600 participants), mais on pourra accueillir près de 120 personnes. C’est un bon début.

120 participants, pour échanger, discuter de l’écosystème Apple, de ses challenges. Huit conférenciers pour vous aider à réfléchir sur les meilleures approches à entretenir en terme de gestion de parc, de sécurité, de support.

La grande nouveauté pour cette année : des ateliers (workshops) durant la deuxième journée. On nous a reproché (à juste titre) de ne pas pouvoir mettre les mains dans le cambouis après les conférences. Cette fois-ci, quatre ateliers seront organisés pour permettre à chaque participant de mettre en œuvre les solutions étudiées.

Nous aurons aussi une soirée spéciale, dans un lieu encore tenu secret le jeudi 15. Mais chuuuut. C’est une surprise :)

Command-iT 2.0, ce seront aussi des partenaires. La liste n’est pas encore bouclée, alors n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en faire partie pour présenter vos produits, vos solutions durant ces jours. Ce sera une occasion unique en France.

Pour vous donner une idée de l’ambiance de Command-iT, n’hésitez pas à regarder notre chaine Youtube : toutes les conférences de 2018 y sont présentées.

N’hésitez donc plus. Inscrivez-vous dès maintenant à Command-iT. Vous bénéficierez d’un tarif réduit jusqu’au 1er mars.

Bertrand et moi vous attendons nombreux pour Command-iT 2.0 !