Archives de catégorie : Actualité

macOS : à quoi sert « Copier en tant que lien » dans le Finder ?

Toujours à la recherche de raccourcis-claviers inconnus, je suis tombé récemment sur un truc curieux : dans le Finder, après avoir sélectionné le menu Édition, en ajoutant la touche Option, l’option Copier le fichier devient Copier en tant que nom de chemin. Et effectivment, dans ce cas, on copie le chemin complet du fichier sous sa notation , par exemple /Users/guillaumegete/Desktop/monfichier.txt.

Cependant, j’ai constaté aussi qu’en ajoutant la touche Ctrl à Option, la commande devenait Copier en tant que lien. Sauf que… ce choix ne s’active jamais. J’ai essayé plusieurs fichiers sur mon Mac, des dossiers, des disques externes… rien à faire, le menu restait desespérément grisé.

Menu Edition > Copier en tant que lien grisé

Pourtant, ce choix peut être activé, mais dans un cas bien précis : en sélectionnant un fichier stocké sur un serveur, par exemple un fichier monté sur un partage SMB ou AFP. Et dans ce cas, si vous sélectionnez le fichier avec Ctrl, la commande devient disponible, et le chemin est effectivement copié en prenant en compte l’adresse du serveur.

Ici, deux exemples, avec le même fichier. J’ai sélectionné le même fichier, stocké sur un serveur SMB et monté via le Finder.

Vue du Finder de macOS vers un fichier sur un partage

Voyons le résultat. Dans le premier cas, j’utilise Cmd + Option + C. Et dans le deuxième, j’utilise Cmd + Option + Ctrl + C.

Un document texte avec deux liens.

Comme vous pouvez le voir, dans le deuxième cas, le chemin prend en compte également le nom du serveur (son nom local, pour être précis, car je l’ai monté via Bonjour), et le chemin vers le fichier. L’intérêt est surtout qu’on peut ensuite transmettre ce lien à un autre utilisateur du réseau : dans ce cas, s’il a les autorisations d’accès au fichier, il pourra directement l’ouvrir en un clic. Vous pouvez même transmettre le lien dans un mail, et le destinataire pourra cliquer dessus pour ouvrir le fichier ou dossier, ce qui lancer automatiquement la connexion au serveur.

e-Mail contenant un lien

Récupérer l’espace purgeable de macOS

Depuis l’arrivée du système de fichier APFS, on constate parfois un problème agaçant : le système renvoie une certaine quantité d’espace-disque disponible, mais les apps peuvent renvoyer une quantité plus faible. Exemple : sur mon serveur de gestion de parc, mon logiciel de gestion m’envoyait des alertes d’espace-disque manquant alors qu’il restait vraiment beaucoup d’espace sur le disque. Ou encore, après avoir supprimé plusieurs machines virtuelles, le Finder pensait encore qu’il y avait beaucoup d’espace à récupérer. Le système est sensé alors purger l’espace… quand ça lui chante, c’est-à-dire, quand le disque manque vraiment d’espace. Par exemple, sur la capture suivante, on voit qu’on a presque 20 Go de donnéees marquées purgeables. Mais j’ai vu parfois des cas où on atteignait les 200 Go sur un disque de 1 To !

Mais il peut arriver donc qu’on ait besoin de récupérer réellement l’espace manquant, ne serait-ce que pour éviter qu’un logiciel commence à paniquer. Et Apple dans sa grande mansuétude propose un outil qui… Ah non, pardon, Apple ne propose pas de solution, à part dire « Écoutez, laissez l’APFS faire son travail, dès que j’aurais de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés. »

DONC. Solution gratos.

  • Quittez toutes vos applications.
  • Lancez le Terminal 😱
  • Tapez : dd if=/dev/zero of=~/fichiertemp.tmp bs=2m (merci à Pierre Dandumont pour l’astuce sur l’ajout de bs=2m en fin de commande, ça accélère effectivement drastiquement la vitesse de remplissage…).
  • Validez

Un fichier fichiertemp.tmp va se générer dans votre dossier de départ, un fichier qui va grossir très vite, jusqu’à prendre l’intégralité du disque. Si vous avez des alertes comme quoi le disque arrive à saturation, ignorez-les.

Quand le Terminal annonce que le disque est plein, là, en revanche, il va falloir agir. Supprimez le fichier temporaire en le glissant dans la Corbeille et videz-la (ou via le Terminal : rm ~/fichiertemp.tmp) Normalement, vous devriez avoir récupéré tout votre espace-disque.

NB : j’aurais aussi pu utiliser la commande yes > ~/fichiertemp.tmp qui dans ce cas précis fait un peu la même chose que la commande dd, mais cette méthode est trois fois moins rapide pour remplir le disque…

Tester l’impression Airprint avec Printer Simulator

Dans mon travail, en ce moment, je dois faire des tests d’impression sur des imprimantes AirPrint. Ce qui est très sympa… sauf quand parfois, on a envie de faire des tests et qu’on n’a pas d’imprimante compatible AirPrint sous la main.

Heureusement, il existe une solution : le Printer Simulator. Il s’agit d’une application qui permet de générer des imprimantes virtuelles, qui apparaitront directement comme imprimantes AirPrint sur vos appareils, et vous permettront de faire vos tests comme vous le souhaitez. Cet utilitaire n’est pas installé par défaut : il vous faudra un compte développeur pour le télécharger, puisqu’il fait partie des outils additionnels d’Xcode. Pour le récupérer, connectez-vous donc sur cette page et authentifiez-vous avec votre compte développeur Apple, puis cherchez Additional Tools for Xcode. Téléchargez le DMG, dans lequel vous trouverez différents dossiers. C’est dans le dossier Hardware que se trouve celui qui nous intéresse : copiez l’app Printer Simulator où vous le souhaitez sur votre Mac, et lancez-la 1.

Automatiquement, un ensemble de six files d’attente est publié, visible depuis le menu d’impression de vos appareils iOS ou depuis la préférence Système Imprimantes et scanners de macOS. Mais vous pouvez agir un peu sur les paramètres en cliquant sur le bouton Load Paper.

Patientez quelques secondes, et les réglages de chaque imprimante virtuelle apparaitront, ce qui vous permettra de définir par exemple du papier A4 ou des bacs à enveloppe. Plus intéressant encore, vous pouvez générer directement des PDF depuis un appareil en imprimant sur l’imprimante virtuelle, et choisir un emplacement d’impression dans les préférences de l’app.

Et côté iOS par exemple, vous pourrez visualiser ces imprimantes et lancer l’impression sur ces imprimantes virtuelles, ce qui générera du coup un zouli PDF sur votre Mac.

Après, n’essayez pas d’utiliser ces imprimantes pour autre chose que des tests, mais ça peut quand même être pratique, par exemple pour tester le déploiement de configurations d’imprimantes depuis un serveur Jamf Pro.

  1. Via un double-clic, s’il fallait le préciser, mais vous pouvez aussi sélectionner l’app et cliquer sur le menu Fichier > Ouvrir, ou faire Cmd + O, ou clic droit > Ouvrir, ou lancer le Terminal et taper open /chemin/de/Printer Simulator.app, mais franchement ça serait bizarre.

L’iPad, dix ans plus tard

Apple iPad Pro 2018

J’avoue : je n’ai pas une super bonne relation avec l’iPad.

Ma vie avec Apple a commencé avec le Mac, il y a presque vingt-six ans. J’ai déjà raconté cette histoire, je ne reviens plus dessus. Mais j’ai du coup une relation particulière avec le Mac, car c’est l’outil qui m’a fait vivre, qui m’a passionné depuis tout ce temps, qui m’a fait rencontrer ma merveilleuse épouse, des amis inséparables, et qui a radicalement changé ma vie.

Quand Apple a présenté l’iPad il y a 10 ans, j’étais très enthousiaste. J’avais commandé un iPad peu de temps après sa sortie aux US, et j’avais même écrit un petit bouquin sur sa prise en main. Mais si l’iPad a été adopté par beaucoup d’utilisateurs débutants, des entreprises, des écoliers ou étudiants… j’ai parfois l’impression qu’il s’est un peu perdu en chemin. Son interface, qui aurait du devenir un étalon en termes d’intuitivité, a rendu compliquées des tâches qui paraissaient simplismes auparavant, les gestes multitouch difficiles à découvrir n’ont finalement pas simplifié son utilisation. Je me suis pris récemment la tête pour mettre deux apps côte à côte sur mon iPad. Ce n’est pas vraiment un souci que j’ai eu sur mon Mac depuis mes débuts, et je ne m’estime pas non plus totalement débutant en informatique… Le multitâche de l’iPad est terriblement mal foutu, comme l’explique très bien John Gruber, et il y a plein de choses qui sont trop compliquées à faire, dix ans après son lancement. Dix ans après, on se pose encore la question de savoir si on peut travailler avec l’iPad. Et pourtant, quel potentiel ! Et il est vrai que si on utilise les bonnes apps, on peut faire beaucoup de choses avec l’iPad. Embrasser de nouveaux workflows pour améliorer l’ordinaire. Pourquoi pas ?

Personnellement, je n’ai jamais embrassé à 100% l’iPad, car pour y arriver, il faut lui ajouter un clavier. Ce que je me refuse à faire. Si j’ai besoin d’un clavier, mon MacBook Pro est là. Et j’écris très mal, donc impossible pour moi d’utiliser efficacement l’iPad Pencil. En revanche, quand je suis en congés, l’iPad constitue un moyen agréable de couper les ponts… mais pas trop. Je l’utilise plutôt comme outil de consommation de media (c’est un lecteur de comics et de vidéos extraordinaire). Et sa 4G permanente… J’adorerais qu’Apple intègre la 4G dans la gamme MacBook Pro, car aujourd’hui j’utilise plus souvent mon iPad comme borne 4G… que comme iPad. C’est quand même dommage.

Pour le moment, la voie d’une nouvelle informatique simplifiée, rêvée par Apple, n’est, pour moi, pas vraiment là. Et j’insiste : pour moi. Si au contraire, vous êtes ravi de n’avoir plus que votre iPad sous le bras, je suis très heureux pour vous. Pour le moment, j’ai l’impression qu il me frustre toujours plus qu’il ne m’apporte de la joie1.

J’espère quand même qu’il ne faudra pas dix ans de plus à l’iPad pour vivre son plein potentiel.

Et au pire, il me restera toujours le Mac.

Enfin, j’espère.

  1. Non, Marie Kondo, je ne vais pas pour autant le jeter, calme-toi.

Corriger le problème de connexion aux réseaux Wi-Fi avec portail captif sous de macOS Catalina 10.15

Souci très agaçant avec macOS Catalina : il est la plupart du temps impossible de se connecter à un réseau Wi-fi si celui-ci affiche une page via un portail captif. Normalement, une application est sensée se lancer quand vous vous connectez à ce type de réseau (comme les hotspots chez McDo ou Free). Sauf que là, l’app ne se lance pas. Un certain Chris a trouvé une solution, en générant un fichier LaunchAgent qui va vérifier l’état des connexion Wi-Fi.

Pour vous simplifier un peu la vie, je vous livre un petit package à déployer sur vos postes en 10.15 / 10.15.1. Le package est signé mais non notarié, il faut donc l’installer en faisant un clic droit > Ouvrir (sauf si vous l’installez via un MDM par exemple). Et revenez sur cette page une fois que macOS 10.15.2 sera sorti : il faudra en effet un autre package pour déinstaller celui-ci (mais ça ne sera pas trop compliqué à faire). MISE À JOUR : ah ben voilà, le package de désinstallation est dispo en dessous.

Télécharger le package Catalina Captive Portal Fix (17 Ko)

Télécharger le package de désinstallation (16 Ko)

Plaidoyer pour un Bureau libre !

Je vois parfois sur les Mac de mes clients, des utilisateurs de la famille ou autres un bureau d’une parfaite clarté.

Et surtout j’entends parfois dire :

« Votre Mac est lent, c’est parce qu’il y a trop de trucs sur le bureau ! »

Alors : non.

Meme si vous disposez de plusieurs dizaines d’icônes sur le bureau, il y a très peu de chances que ça soit la cause de problèmes notoires sur votre Mac. Vraiment. Il faudrait vraiment beaucoup d’icônes pour que l’effet d’un quelconque ralentissement se fasse sentir. Genre plusieurs milliers.

Mais surtout, je lis ou j’entends parfois que le Bureau d’un Mac est une zone temporaire de stockage sur laquelle il vaut mieux éviter de stocker des éléments trop longtemps. Pourquoi ? Parce que.

Alors techniquement, c’est une aberration. Le Bureau est un dossier comme un autre. Rien ne vous empêche d’y empiler les données que vous voulez. Que ça soit dans le dossier Documents ou ailleurs, le niveau de sécurité de vos donnees sur le disque est le même.

Je pense quand même que le bureau d’un Mac n’a pas à être un dépotoir permanent. Quand vos icônes atteignent le bord gauche de l’ecran, c’est probablement la limite maximum. Quand elles se superposent à droite, c’est vraiment le moment de ranger.

Pour les gens qui aiment automatiser le classement, tournez-vous vers les actions de dossier d’Automator (cf l’excellent bouquin de Sylvain Gamel) ou vers le non moins excellent Hazel.

Command-iT 2.0 : Paris, Grand Rex, 15 et 16 mai !

En 2018, Bertrand Pourcel et moi-même avons lancé Command-iT, la première grande conférence pour les administrateurs et consultants Apple francophone de tous horizons. Nous avions souhaité faire de cet événement un rassemblement de compétences, trouver des gens capables de partager leur passion pour des sujets techniques, afin de discuter du présent et du futur de la gestion des appareils Apple : Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, ou encore Apple TV.

Forts du succès rencontré, nous avons écouté, disséqué les commentaires des participants. Nous avons analysé ce qui avait marché… ou pas. Nous avons essayé de voir comment améliorer cet événement pour lui donner encore plus de résonnance. Encore plus de raison d’être.

Command-iT 2.0 aura donc lieu les 15 et 16 mai. Parce que pour beaucoup, en semaine, c’était bien plus simple que le week-end.

Et puis, on a décidé de faire les choses en plus grand. À Paris, cette fois-ci. Parce que c’est comme ça.

Plus grand, ça veut dire aussi trouver une plus grande salle. Et après un peu de recherche, le Grand Rex s’est imposé (presque) tout seul. On a souhaité un lieu équipé de sièges confortables, d’un écran de projection de grande qualité, central dans Paris. Le Grand Rex respectait toutes ces conditions. Et puis… le Grand Rex, quoi ! Y a-t-il une salle plus mythique ? J’y ai mis les pieds il y a presque 20 ans pour un concert de Mike Oldfield (et le lendemain pour y voir Matrix sur l’écran géant, quelle claque mes aïeux). Bon, d’accord, on n’aura pas LA grande salle (on n’était pas sûrs de disposer de 2600 participants), mais on pourra accueillir près de 120 personnes. C’est un bon début.

120 participants, pour échanger, discuter de l’écosystème Apple, de ses challenges. Huit conférenciers pour vous aider à réfléchir sur les meilleures approches à entretenir en terme de gestion de parc, de sécurité, de support.

La grande nouveauté pour cette année : des ateliers (workshops) durant la deuxième journée. On nous a reproché (à juste titre) de ne pas pouvoir mettre les mains dans le cambouis après les conférences. Cette fois-ci, quatre ateliers seront organisés pour permettre à chaque participant de mettre en œuvre les solutions étudiées.

Nous aurons aussi une soirée spéciale, dans un lieu encore tenu secret le jeudi 15. Mais chuuuut. C’est une surprise :)

Command-iT 2.0, ce seront aussi des partenaires. La liste n’est pas encore bouclée, alors n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en faire partie pour présenter vos produits, vos solutions durant ces jours. Ce sera une occasion unique en France.

Pour vous donner une idée de l’ambiance de Command-iT, n’hésitez pas à regarder notre chaine Youtube : toutes les conférences de 2018 y sont présentées.

N’hésitez donc plus. Inscrivez-vous dès maintenant à Command-iT. Vous bénéficierez d’un tarif réduit jusqu’au 1er mars.

Bertrand et moi vous attendons nombreux pour Command-iT 2.0 !

De l’iPhone 7 et de la critique d’Apple en général

Mon copain Pierre Dandumont a rédigé hier un excellent billet intitulé Vous êtes lourd avec l’iPhone. Il synthétise généralement ce que je pense des gens qui critiquent les choix des autres, mais je vais juste en rajouter une toute petite couche en cette soirée de sortie d’iOS 10.

Honnêtement, j’en ai aussi marre qu’à chaque sortie d’appareil Apple, on entende les mêmes critiques des mêmes gens. « Pas révolutionnaire, ils ne font que suivre les autres, Steve Jobs n’aurait jamais fait ça », et tellement d’autres conneries dans le genre que j’ai décidé de prendre une grande décision :

Je ne vais plus essayer de vous convaincre de quoi que ce soit concernant Apple. Que ça soit la meilleure boite du monde, ou pas. Elle fait des produits qui me plaisent, ils peuvent ne pas vous plaire, et vous savez quoi ? Je m’en cogne. J’en ai marre d’être le punching-ball de vos frustrations ou de votre besoin d’être rassuré sur vos choix.

Ça fait vingt-deux ans que je suis dans le monde Apple, vingt-deux ans que j’entends les mêmes critiques, les mêmes raisonnements foireux, les mêmes analyses de comptoir de gens qui ne comprennent pas Apple, vingt-deux ans que je vois une boite au bord du gouffre se relever pour devenir l’une des plus incroyables success story du XXIe siècle.

Je viens de passer la quarantaine, j’en ai marre de devoir donner les mêmes explications aux mêmes gens ou à des nouveaux qui ont envie d’être rassurés sur leur propres choix. J’en ai marre des idées préconçues sur Apple, d’être traité de bobo (ça tombe bien, en 1996, j’étais un ringard) juste parce que je ne choisis pas d’être dans la majorité et de choisir d’utiliser des produits qui ME plaisent et qui ME font en plus bosser avec bonheur depuis 20 ans.

Donc, maintenant, si vous m’abordez en m’expliquant que « Apple c’est nul » ou « Apple c’est has been », pas grave. Je vous laisse à vos opinions, et je vais arrêter de chercher à argumenter. Je vais juste continuer à faire ce que j’aime, ne plus perdre mon temps, et continuer dans cet environnement dans lequel je m’éclate depuis plus de vingt ans, où j’ai rencontré des gens fantastiques, vécu des moments parfois délicats, parfois formidables, avec des vrais émotions. Je continuerai d’écrire de temps en temps pour me faire plaisir.

Et ça m’ira très bien.

Ah, et au passage : je stoppe les commentaires sur ce blog. Je n’écris pas pour me faire incendier, j’écris pour me faire plaisir.

Je suis Paris.

Ce soir, je suis allé avec Laurent au cinéma. Nous étions allés voir… Spectre. Une histoire de terroristes.

A plusieurs moments, pas mal d’agitation dans la salle. Puis écran et son figés, en plein dans la dernière ligne droite du film. Un membre de l’équipe du Pathé Grenelles annoncé l’évacuation de la salle en raison des événements ce soir à Paris. On ne comprend pas. On s’exécute. On rallume les portables, les alertes, les messages très inquiets arrivent, on remonte le fil de Twitter sous le choc. On sort du film mais on est toujours dedans, sauf que ce n’est plus un film. On décide de rentrer chez Laurent et on voit toute l’horreur. La timeline de Twitter qui explose de ces photos de parents, proches de ces jeunes, sans nouvelle depuis le début de la soirée, dans l’angoisse absolue. La solidarité qui s’organise tant bien que mal.

Ce soir des fous ont décidé d’attaquer notre pays, une fois de plus. Ce soir, j’aurais pu être l’un des victimes. Ce soir nous devons plus que jamais être solidaires et unis contre ces dingues. Ne sombrons pas dans les amalgames. Contre la haine, donnons toujours plus d’amour.

J’aime Paris, et ce soir, comme toujours, je suis Paris.

Fluctuat nec mergitur.