Mac M1 : le miracle premier d’Apple

Je n’ai pas voulu réagir à chaud sur le lancement des Mac M1 (on aura l’occasion d’y revenir prochainement), préférant attendre d’avoir les machines dans les mains pour en parler plus en détails.

Le processeur M1 d'Apple.

J’ai donc réussi à me procurer un MacBook Air M1 (256 Go, 8 Go de RAM, l’entrée de gamme, simple, basique) ce vendredi 20 novembre (le jour de l’anniversaire de ma fille, joyeux anniversaire ma chérie ! Et non le MBA n’est pas pour toi…), merci la Fnac, vu qu’Apple a du mal à livrer en ce moment. Rentré à la maison, déballage du Mac, démarrage…

Une boite de MacBook Air équipé de processeur M1.

Ah oui, ça démarre vite. Vraiment vite. Mais plus encore, c’est la fluidité constante de la machine qui surprend. Et évidemment, pas de chaleur, pas de bruit.

Côté performances… ça dépote.

Pour le fun, je me suis amusé à réaliser un de mes tests favoris : lancer un lot d’applications à la chaine… genre toutes les apps des dossiers Applications et Utilitaire . Les apps se lancent à une vitesse impressionnante, mais surtout, la machine reste réactive ET silencieuse. Là où le même test sur un MacBook Air de 2019 déclenche les ventilateurs en quelques secondes. Impressionnant.

Puisque je parlais de fluidité, un petit test rapide. J’ai installé Office 2019 sur ce Mac, et j’ai lancé Excel. Comme on peut le voir, côté consommation de RAM, c’est pas vraiment ça :

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 via Rosetta.

Comme vous pouvez le constater, la consommation de RAM est très élevée, même avec un simple document Excel lancée. Rosetta 2 fonctionne très bien, mais semble gourmand en RAM : presque 1 Go direct. Ouch.

De même, côté fluidité de l’affichage, c’est pas encore ça sous Rosetta. Redimensionnez une page, et ça saccade pas mal. Mais attention : ça reste totalement, parfaitement utilisable, autant que sur un processeur Intel natif, voire meilleur ! Et rien que ça, c’est déjà très impressionnant. J’ai par exemple lancé Pixelmator sur le MacBook Air, et je me suis seulement posé la question après de savoir si j’avais une version native… et en fait, non (en fait seul Pixelmator Pro aura une version native, à priori… enfin, en dispose déjà).

Mais quand on installe la version native M1 (encore en beta) d’Excel & co, les comportements changent radicalement. La consommation de RAM devient totalement délirante : au lancement, Excel ne consomme plus que 200 Mo de RAM, voire moins (là il est à près de 110 Mo…), le système semblant beaucoup plus rapide à allouer la RAM aux apps, ou également à la récupérer.

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 en version native.

Ces différences de comportement sur la consommation de RAM sont très intéressantes et très enthousiasmantes, et permettent de se poser la question de la pertinence de prendre des machines avec plus de mémoire vive. Pour 95% des utilisateurs, 8 Go devraient être suffisants pour les années à venir. Si vous avez cependant des doutes, prenez 16 Go, mais dites-vous juste que ça devrait être quand même OK avec 8 Go pour la plupart des cas.

Mais là encore, ce qui étonne toujours, c’est la réactivité de l’application qui impressionne, là où Excel pouvait rester lourdingue même avec un Mac récent. Là, ça reste toujours ultra fluide. Utilisez Mission Control, même avec 40 fenêtres, et l’effet reste toujours fluide là où le MBA tire la langue.

Et l’autonomie ? Là aussi, ça reste très impressionnant puisque j’utilise ce MBA depuis hier soir 21h30 environ, et je n’ai pas à chercher à le charger, et à 15 heures, il a encore 38% de batterie, alors que j’ai installé des logiciels, surfé, regardé des vidéos sur Twitch… En revanche, je pense qu’il a quand même perdu pas mal de batterie durant la nuit (environ 10% je dirais, après environ 10h de mise en veille). À vérifier. Mais dans tous les cas, je trouve la consommation très raisonnable, surtout vu les performances derrière.

Et ce n’est que le début

Je complèterai mes impressions durant les prochains jours, mais pour le moment, je suis totalement bluffé par les performances de ces nouveaux Mac, leur autonomie, et ceci même s’il s’agit finalement des mêmes machines extérieurement parlant. Et à moins de disposer d’apps très spécialisées pour lesquelles Rosetta pourrait poser problème , je vous invite à considérer sérieusement l’option M1 si vous envisagez de changer de Mac. Certes, peut-être que les premiers mois seront un peu rock’n’roll, le temps que les apps M1 débarquent en masse.

Et puis, reste évidemment les problèmes liés à l’absence de compatibilité Windows. Peut-être rédhibitoire pour certains, pas tellement pour la majorité. Là aussi, si vous devez utiliser des VM en masse, les Mac Intel restent la solution à privilégier.

Je tâcherai de revenir prochainement sur des points un peu plus techniques sur ces nouvelles machines. Mais aujourd’hui, je ne peux qu’applaudir Apple d’avoir osé faire ce pas très audacieux vers des Mac intégralement basés sur son propre silicium. Si la première génération de processeurs M1 dédiés aux Mac donne des performances aussi décoiffantes (corroborées par l’ensemble des tests que j’ai pu lire), je ne peux qu’être impatient de voir ce que ça donnera pour les futures machines professionnelles.

Comment bloquer l’installation de macOS Big Sur

Ça y est, macOS Big Sur est enfin disponible depuis jeudi 12 novembre ! Et du coup, en tant qu’administrateur système, vous êtes extrêmement pressé de voir tout votre parc adopter la nouvelle version…

Attendez, non, c’est pas ça ! Vous n’avez plutôt pas trop envie que vos utilisateurs basculent sur cette nouvelle version de macOS, parce que ça risque de vouloir dire incompatibilités en tout genre.

Faire le point sur les incompatibilités

Il faut d’abord regarder où se trouvent les éventuelles incompatibilités logicielles. En particulier :

  • Les applications encore 32-bit. Tout comme pour Catalina, celles-ci ne feront pas le saut vers macOS Big Sur.
  • Les applications reposant sur des extensions de noyau (les fameux kext). Même si macOS Big Sur ne les abat pas encore totalement (pour certaines, un redémarrage peut suffire), ces dernières n’ont pas vocation à rester et peuvent poser problème. Il faut pour certaines extensions de noyau déployer un profil pour les valider, et il faut redémarrer le poste… Pas idéal. Si l’éditeur d’un logiciel utilisant des extensions de noyau vous annonce qu’il n’est pas encore compatible pour macOS Big Sur, et qu’il ne sait pas quand ça arrivera… Il est peut-être temps de changer de crémerie.
  • Vérifiez aussi la compatibilité de vos matériels avec macOS Big Sur, en particulier vos imprimantes, traceurs… Si certains constructeurs assurent un bon suivi dans le temps, ce n’est pas toujours le cas. Donc, méfiance.
  • Certaines apps web, si vous utilisez Safari. Même si ça semble peu probable, mais si cela vous arrive, il faudra peut-être changer de navigateur.
  • Historiquement, on sait que les versions point zéro de macOS peuvent contenir des bugs parfois réhdibitoires voire critiques. Du coup, attendre la version 11.0.2 est sûrement un choix raisonnable. Et j’ai bien écrit 11.0.2 et non pas 11.0.1 puisque la version finale de macOS cette année est la 11.0.1, et non pas la 11.0 comme la tradition le veut. Bref, attendre quelques semaines n’est pas totalement déconnant.

Je ne veux pas que mes utilisateurs passent sur Big Sur, je fais quoi ?

À une époque où le modern management des ordinateurs devient une idée de plus en plus courante (accès administrateur autorisé à l’utilisateur, sous supervision du système informatique) , il est important de communiquer sur les raisons du blocage. Certains utilisateurs souhaiteront avoir accès dès que possible au dernier macOS, d’autres n’y verront aucun intérêt, mais c’est l’administrateur du parc qui doit assurer la continuité de service. Donc, si vous pouvez bloquer… bloquez.

Pour cela, il existe différentes méthodes.

Déployer un profil de configuration pour retarder les mises à jour via MDM

Si vos Mac sont intégrés dans un MDM (si ce n’est pas le cas aujourd’hui, c’est mal) ou un outil de déploiement de profil comme Munki, vous pouvez déployer un profil masquant les mises à jour pour une certaine durée. Pour cela, utilisez la clé enforcedSoftwareUpdate du payload Restrictions.

Vous pouvez créer ce profil à la main, avec un outil comme ProfileCreator ou configurer directement le réglage dans votre MDM s’il supporte ce payload, par exemple ici dans Jamf Pro :

Attention à bien choisir de retarder les mises à jour de logiciels. Il faudra macOS 10.13.4 minimum pour déployer ce profil.

Le défaut de cette méthode est qu’elle masque toutes les mises à jour, y compris d’éventuelles nouvelles mises à jour de sécurité pour l’OS actuel.

Utiliser une règle de restriction pour empêcher le lancement de l’app d’installation de macOS Big Sur

Quid des utilisateurs qui copient le logiciel d’installation de macOS Big Sur depuis un autre poste pour le lancer ? Dans ce cas, il peut être intéressant de bloquer complètement l’app d’installation de macOS Big Sur pour empêcher toute installation. Sur Jamf Pro, il suffit de bloquer le processus Install macOS Big Sur pour empêcher son lancement.

Déployer un package pour bloquer complètement macOS Big Sur

Une autre solution consiste à installer un package qui bloquera l’installation de macOS Big Sur : BigSurBlocker. Installez le package via votre outil de gestion habituel, et hop, l’utilisateur aura le droit à un petit message pour lui dire que non, nope, c’est pas pour tout de suite. La page liste également une méthode pour désinstaller BigSurBlocker proprement via un script.

Bloquer l’affichage de la mise à jour

Un point agaçant : quelque soit la solution utilisée, la mise à jour macOS Big Sur continuera d’apparaître dans la préférence Système Mise à jour de logiciels. Pour la masquer définitivement, utilisez la commande suivante (en root) :

softwareupdate --ignore "macOS Big Sur"

Cependant, cette commande ne sera efficace que si votre Mac est intégré dans un MDM. Si ce n’est pas le cas, elle ne fera absolument rien. Si votre Mac fonctionne sous mac OS Catalina, elle ne devrait être fonctionnelle que pour macOS 10.15.6 avec les dernières mises à jour de sécurité (Apple ayant apporté quelques changements pénibles sur les versions précédentes de la commande softwareupdate).

Si vous souhaitez à nouveau faire apparaître la mise à jour, envoyez la commande :

softwareupdate --reset-ignored

Adobe, tes paquets, si tu savais où on…

Je me suis encore pris la tête chez un client sur un problème d’installation des apps Adobe. Il faut savoir que la suite Creative Cloud , qui est quand même un outil qu’on a tendance à déployer beaucoup en entreprise, fait partie de ces produits qui sont particulièrement pénibles à déployer en entreprise. Enfin, qui ont été, à priori, car si ça a été très compliqué à une époque, Adobe fournit depuis quelques temps une console d’administration en ligne qui permet de générer des paquets customisés qu’on peut facilement déployer.

Sauf que.

Récemment, mon client m’informe qu’il n’arrive pas à installer un paquet d’installation fraichement généré pour la suite complète. Même en local, rien à faire, ça ne se déploie pas.

On tente de re-créer les paquets, pareil. On tente de créer un paquet de Photoshop seul, pareil.

Dans l’historique d’installation, un code d’erreur -112, et rien de bien probant sur internet. Les liens vers les quelques articles de base de connaissance d’Adobe que je trouve… ne fonctionnent pas parce que ÉVIDEMMENT les hyperliens c’est trop compliqué de les laisser fonctionnels (non). Mais je trouve finalement un dossier d’historique (/Library/Logs/Adobe/Installers/) qui contient deux fichiers, l’un totalement inutile, le second étant un log d’Adobe Acrobat. Vu que les développeurs d’Acrobat ont l’art et la manière de déployer leur soft de façon pour la moins pourrie alambiquée, je regarde, et là :

10/15/20 14:40:17:064 | [ERROR] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | DW046: Following Conflicting processes were running -
10/15/20 14:40:17:064 | [ERROR] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | block:Safari
10/15/20 14:40:17:064 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | :: END TIMER :: [Total Timer] took 614 milliseconds (0.614 seconds) DTR = 6729.64 KBPS (6.57192 MBPS)
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | -------------------------------------- Summary --------------------------------------
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | - 0 fatal error(s), 1 error(s)
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | OSX version: 10.15.7
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 |
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | ERROR: DW046: Following Conflicting processes were running -
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | block:Safari
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 |
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | Please search the above error string(s) to find when the error occurred.
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | These errors resulted in installer Exit Code mentioned below.
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | -------------------------------------------------------------------------------------

Quoi hein ? Safari ??? Donc, ça serait l’installation d’Acrobat qui bloque TOUTE l’installation parce que Safari est ouvert ???

Je quitte Safari, je relance, et là… OH ÇA S’INSTALLE DIS DONC.

Donc, les développeurs d’Adobe (enfin, plus particulièrement, l’équipe en charge de l’installation des logiciels) sont des rigolos. Si un simple navigateur ouvert peut bloquer complètement une installation, on peut parfaitement indiquer dans un script de préinstallation qu’il est indispensable de quitter les navigateurs ouverts avant l’installation (je peux même parfaitement comprendre qu’Adobe souhaite cela pour pouvoir installer son plug-in PDF de daube).

Mais être incapable de générer un vrai message d’erreur compréhensible par l’utilisateur et lui imposer de se démerder par lui-même pour trouver une solution ? Ça confine juste au ridicule, et ça montre aussi le piètre niveau des tests de QA d’Adobe. Ce qui ne m’étonne plus vraiment.

Office Reset : l’outil indispensable quand Office vous fait des misères

Il y a quelques jours, un nouveau site a été annoncée par l’équipe de développeurs de Microsoft Office pour macOS : https://www.office-reset.com. Ce site propose différents outils pour remettre d’aplomb une installation d’Office défaillante.

Le principal outil s’appelle donc Office-Reset. L’approche est assez simple : il s’agit d’un paquet d’installation à télécharger et à lancer sur le Mac. Une fois lancé, l’app propose différentes options à cocher pour réinitialiser les apps de façon individuelle, ou de façon plus globale. Vous pouvez aussi en profiter pour supprimer Skype for Business (obsolète, il faut passer sur MS Teams maintenant enfin !), réinitialiser la licence (utile par exemple si vous décidez de basculer vers une licence Office 365 alors que vous utilisiez une licence Office à l’achat)…

Cochez les bonnes cases pour faire un nettoyage de Microsoft Office… plus ou moins en profondeur.

ATTENTION CEPENDANT : l’option Supprimer les données Outlook fait ce qu’elle indique, à savoir supprimer toutes les données d’Outlook en local. Du coup, si vous gardiez des messages d’une boite relevée en POP ou si vous stockiez des messages hors ligne (visible dans Outlook dans le dossier « Sur mon ordinateur »), ces messages seront intégralement perdus. À n’utiliser qu’en dernier recours, donc.

Quand est-ce que je dois utiliser ce paquet ?

Quand vous rencontrez un problème avec une app de la suite Office. Sinon, pas la peine. Vous trouverez sur cette page quelques-uns des dialogues ou messages d’erreurs qui pourraient vous inciter à utiliser une des options de ce paquet.

Et si on est un administrateur Mac, est-ce que c’est intéressant ?

Je veux, mon neveu ! Vous pouvez utiliser évidemment ce paquet à la demande poste par poste, mais les développeurs de Microsoft ont eu aussi l’ingénieuse idée de proposer plusieurs paquets différents, chacun correspondant à une des options pré-citées. Du coup, cela vous permet de créer différentes options de nettoyage à la demande, que vous pouvez laisser à à la disposition de vos utilisateurs dans un outil comme le Self Service de Jamf, le kiosque de FileWave ou le centre de gestion des logiciels de Munki. Vous pouvez même récupérer sur cette page des p’tites icônes trop meugnonnes pour customiser votre store d’entreprise (en haut à droite, cliquez sur chaque petite icône, elles sont en fait en 512×512 pixels).

Le kiosque FileWave, tel que proposé chez mes clients, avec tous les outils de désinstallation d’Office Reset. À utiliser avec précaution, quand même.

Si on regarde derrière le capot, les paquets contiennent en fait juste des scripts de post-installation, et sont signés et notariés. Rappelons que vous pouvez ensuite télécharger les paquets des apps Microsoft (que ça soit Office complet ou les apps en version individuelle) pour Mac depuis le site https://macadmins.software.

De plus, Microsoft propose deux packages individuels : Factory Reset et Remise en état d’usine. Dans le premier cas, tous les réglages sont supprimés, les licences retirées, etc, mais les fichiers des apps elle-mêmes sont conservés. Dans le deuxième cas, on passe à l’option nuclaire, en dégageant toutes les apps. Là encore, vos données Outlook locales seront supprimées, donc à n’utiliser qu’en cas critique.

C’est donc un ensemble d’outils très pratiques et bien pensés que Microsoft distribue ici, et on les remercie bien bas de nous les proposer de façon si propre (hey, Adobe, si tu pouvais en faire autant, y’a plein de monde qui serait content).

iCloud Photos : impossible d’activer la synchronisation sur le système de fichiers actuel

Petit problème curieux : depuis quelques jours, mon Mac refuse de synchroniser les données d’iCloud Photos. Et quand j’ouvre la préférence Système iCloud, il est impossible d’activer la synchro iCloud Photos, et j’obtiens ce message curieux :

Photos iCloud est uniquement disponible sur les volumes aux formats macOS standard, macOS étendu et APFS.

Bon. Alors autant je peux comprendre pour l’APFS ou macOS étendu, mais… macOS Standard ? Sérieusement ? On parle d’un système de fichiers qui n’est plus accessible qu’en lecture seule depuis Mac OS X 10.6 (Snow Leopard). Il y a onze ans…

Bref. Passée la surprise de ce message plutôt incongru, j’ai cherché un peu sur le web, et la solution est finalement très simple : redémarrez sur la partition Recovery (Cmd + R au démarrage), et lancez une réparation du volume APFS avec Utilitaire de disque. Redémarrez normalement, et la case devrait pouvoir être cochée sans problème (chez moi elle s’est même automatiquement cochée à nouveau).

macOS : à quoi sert « Copier en tant que lien » dans le Finder ?

Toujours à la recherche de raccourcis-claviers inconnus, je suis tombé récemment sur un truc curieux : dans le Finder, après avoir sélectionné le menu Édition, en ajoutant la touche Option, l’option Copier le fichier devient Copier en tant que nom de chemin. Et effectivment, dans ce cas, on copie le chemin complet du fichier sous sa notation , par exemple /Users/guillaumegete/Desktop/monfichier.txt.

Cependant, j’ai constaté aussi qu’en ajoutant la touche Ctrl à Option, la commande devenait Copier en tant que lien. Sauf que… ce choix ne s’active jamais. J’ai essayé plusieurs fichiers sur mon Mac, des dossiers, des disques externes… rien à faire, le menu restait desespérément grisé.

Menu Edition > Copier en tant que lien grisé

Pourtant, ce choix peut être activé, mais dans un cas bien précis : en sélectionnant un fichier stocké sur un serveur, par exemple un fichier monté sur un partage SMB ou AFP. Et dans ce cas, si vous sélectionnez le fichier avec Ctrl, la commande devient disponible, et le chemin est effectivement copié en prenant en compte l’adresse du serveur.

Ici, deux exemples, avec le même fichier. J’ai sélectionné le même fichier, stocké sur un serveur SMB et monté via le Finder.

Vue du Finder de macOS vers un fichier sur un partage

Voyons le résultat. Dans le premier cas, j’utilise Cmd + Option + C. Et dans le deuxième, j’utilise Cmd + Option + Ctrl + C.

Un document texte avec deux liens.

Comme vous pouvez le voir, dans le deuxième cas, le chemin prend en compte également le nom du serveur (son nom local, pour être précis, car je l’ai monté via Bonjour), et le chemin vers le fichier. L’intérêt est surtout qu’on peut ensuite transmettre ce lien à un autre utilisateur du réseau : dans ce cas, s’il a les autorisations d’accès au fichier, il pourra directement l’ouvrir en un clic. Vous pouvez même transmettre le lien dans un mail, et le destinataire pourra cliquer dessus pour ouvrir le fichier ou dossier, ce qui lancer automatiquement la connexion au serveur.

e-Mail contenant un lien

Récupérer l’espace purgeable de macOS

Depuis l’arrivée du système de fichier APFS, on constate parfois un problème agaçant : le système renvoie une certaine quantité d’espace-disque disponible, mais les apps peuvent renvoyer une quantité plus faible. Exemple : sur mon serveur de gestion de parc, mon logiciel de gestion m’envoyait des alertes d’espace-disque manquant alors qu’il restait vraiment beaucoup d’espace sur le disque. Ou encore, après avoir supprimé plusieurs machines virtuelles, le Finder pensait encore qu’il y avait beaucoup d’espace à récupérer. Le système est sensé alors purger l’espace… quand ça lui chante, c’est-à-dire, quand le disque manque vraiment d’espace. Par exemple, sur la capture suivante, on voit qu’on a presque 20 Go de donnéees marquées purgeables. Mais j’ai vu parfois des cas où on atteignait les 200 Go sur un disque de 1 To !

Mais il peut arriver donc qu’on ait besoin de récupérer réellement l’espace manquant, ne serait-ce que pour éviter qu’un logiciel commence à paniquer. Et Apple dans sa grande mansuétude propose un outil qui… Ah non, pardon, Apple ne propose pas de solution, à part dire « Écoutez, laissez l’APFS faire son travail, dès que j’aurais de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés. »

DONC. Solution gratos.

  • Quittez toutes vos applications.
  • Lancez le Terminal 😱
  • Tapez : dd if=/dev/zero of=~/fichiertemp.tmp bs=2m (merci à Pierre Dandumont pour l’astuce sur l’ajout de bs=2m en fin de commande, ça accélère effectivement drastiquement la vitesse de remplissage…).
  • Validez

Un fichier fichiertemp.tmp va se générer dans votre dossier de départ, un fichier qui va grossir très vite, jusqu’à prendre l’intégralité du disque. Si vous avez des alertes comme quoi le disque arrive à saturation, ignorez-les.

Quand le Terminal annonce que le disque est plein, là, en revanche, il va falloir agir. Supprimez le fichier temporaire en le glissant dans la Corbeille et videz-la (ou via le Terminal : rm ~/fichiertemp.tmp) Normalement, vous devriez avoir récupéré tout votre espace-disque.

NB : j’aurais aussi pu utiliser la commande yes > ~/fichiertemp.tmp qui dans ce cas précis fait un peu la même chose que la commande dd, mais cette méthode est trois fois moins rapide pour remplir le disque…

Tester l’impression Airprint avec Printer Simulator

Dans mon travail, en ce moment, je dois faire des tests d’impression sur des imprimantes AirPrint. Ce qui est très sympa… sauf quand parfois, on a envie de faire des tests et qu’on n’a pas d’imprimante compatible AirPrint sous la main.

Heureusement, il existe une solution : le Printer Simulator. Il s’agit d’une application qui permet de générer des imprimantes virtuelles, qui apparaitront directement comme imprimantes AirPrint sur vos appareils, et vous permettront de faire vos tests comme vous le souhaitez. Cet utilitaire n’est pas installé par défaut : il vous faudra un compte développeur pour le télécharger, puisqu’il fait partie des outils additionnels d’Xcode. Pour le récupérer, connectez-vous donc sur cette page et authentifiez-vous avec votre compte développeur Apple, puis cherchez Additional Tools for Xcode. Téléchargez le DMG, dans lequel vous trouverez différents dossiers. C’est dans le dossier Hardware que se trouve celui qui nous intéresse : copiez l’app Printer Simulator où vous le souhaitez sur votre Mac, et lancez-la 1.

Automatiquement, un ensemble de six files d’attente est publié, visible depuis le menu d’impression de vos appareils iOS ou depuis la préférence Système Imprimantes et scanners de macOS. Mais vous pouvez agir un peu sur les paramètres en cliquant sur le bouton Load Paper.

Patientez quelques secondes, et les réglages de chaque imprimante virtuelle apparaitront, ce qui vous permettra de définir par exemple du papier A4 ou des bacs à enveloppe. Plus intéressant encore, vous pouvez générer directement des PDF depuis un appareil en imprimant sur l’imprimante virtuelle, et choisir un emplacement d’impression dans les préférences de l’app.

Et côté iOS par exemple, vous pourrez visualiser ces imprimantes et lancer l’impression sur ces imprimantes virtuelles, ce qui générera du coup un zouli PDF sur votre Mac.

Après, n’essayez pas d’utiliser ces imprimantes pour autre chose que des tests, mais ça peut quand même être pratique, par exemple pour tester le déploiement de configurations d’imprimantes depuis un serveur Jamf Pro.

  1. Via un double-clic, s’il fallait le préciser, mais vous pouvez aussi sélectionner l’app et cliquer sur le menu Fichier > Ouvrir, ou faire Cmd + O, ou clic droit > Ouvrir, ou lancer le Terminal et taper open /chemin/de/Printer Simulator.app, mais franchement ça serait bizarre.

Comment refaire partir un MacBook Pro 2011 dont la carte vidéo ATI a grillé

Une fois n’est pas coutume, je laisse pour une fois le blog à mon ami Yann Jacob, spécialiste émérite des ordinateurs portables Apple, qui va vous expliquer comment faire pour sauver votre ancestral MacBook Pro 2011 affecté par le problème bien pénible de la carte graphique ATI grillée.Yann, c’est à toi !

Mbp 2011

ATTENTION : cette méthode désactive la sortie vidéo externe (merci @dandumontP).

Le pitch

Suite à la demande d’un ami dans la panade, je me suis (enfin) retrouvé avec dans les mains l’un de ces MacBook Pro de 2011 dont le contrôleur graphique Radeon X3000 a un problème de vidéo, dû à la fiabilité de ses soudures de placement, et qui nécessiterait un rebillage de ce composant de type BGA, ou son remplacement.

 

L’histoire

Ce type de composant a à plusieurs reprises posé des problèmes chez ATI/AMD, que ce soit sur des Mac (iBook vers 2005) mais aussi sur des PC Windows utilisant le même chip graphique. Nvidia a également eu à une époque des problèmes similaires sur d’autres types d’ordinateurs…

 

Le fait pour un portable d’être transporté rudement, ou de surchauffer (surtout si les pieds sous le boitier manquent ou que les radiateurs internes sont pleins de poussières) sont des critères aggravants qui peuvent précipiter la panne.

 

Les symptômes de cette panne sont variables: soit une trame de fond irrégulière, soit des lignes verticales de couleur répétées, soit un fond blanc ou noir, mais ils se soldent tous par l’absence de tout affichage video mac lors du démarrage en mode graphique. Mais tant que le Mac est en mode texte le problème n’apparaît pas (démarrage en mode verbeux avec Cmd v, mode single user avec Cmd s).

 

La réparation?

Mais ce type de réparation matérielle n’est pas à la portée d’un amateur sans du matériel bien spécifique (flux liquide et d’air chaud avec une buse à la bonne température, composant AMD de remplacement ou stencils pour son rebillage, soudure en pâte, capteurs thermiques, caméra video de placement, chauffage programmable de la carte, sequence de température de soudure… et un bon savoir-faire !). Il n’est donc disponible que chez très peu de spécialistes, et donc à un prix élevé en rapport avec leur experience et investissement matériel (ex http://macpc.fr)…

 

Les méthodes empiriques de ressoudage par chauffage du composant ou de la carte disponibles sur internet (utilisation d’une bougie, ou d’un four pour espérer rétablir les soudures du composant sur la carte mère) tiennent plutôt de la loterie, et requièrent donc beaucoup de chance pour réussir…

 

Il y aurait bien sûr la possibilité de remplacer la carte mère chez Apple, mais après neuf ans elle n’y est plus disponible, et ici encore le coût aurait été prohibitif…

 

 

Non, plutôt le contournement sans frais !

Pourtant tout ne serait pas perdu !Car cette architecture de portable Apple contient aussi un autre processeur vidéo Intel intégré, bien moins puissant mais bien plus économe en batterie.

 

Après des recherches sur le net, je me suis donc penché sur la méthode la plus simple pour désactiver le contrôleur vidéo Radeon (activé par défaut au démarrage)… en changeant déjà les réglages de démarrage par défaut (écrits dans la mémoire sauvegardée NVRAM), mais aussi pour déplacer l’extension Radeon (qui active le composant fautif s’il est présent) dans un dossier inactif.

 

Il est aussi possible d’utiliser une clé usb pour bosser sur un ArchLinux externe, mais j’ai préféré la solution du mode de démarrage en Single User ne le nécessitant pas.

Voici donc dans l’ordre les commandes que j’ai utilisé. Il serait d’ailleurs possible d’en faire un script Shell lancé au démarrage pour automatiser son action en cas de reset NVRAM, ou mise à jour système comportant la mise à jour des drivers Radeon. Certains le vendent d’ailleurs sur le net !

 

 

Faire un Reset du gestionnaire d’énergie (SMC)

Faire la séquence de touches Shift + Ctrl + Option + Power

 

Faire un Reset de la mémoire sauvegardée (NVRAM)

Faire la séquence de quatre touches Command + Option + p + r  jusqu’a entendre le son de redémarrage une ou deux fois

 

Forcer l’extinction de l’ordinateur (en gardant la touche de mise en marche enfoncée quelques secondes)

 

Demarrer l’ordinateur en mode Single User de la partition de recovery et obtenir le Shell (root#)

Démarrer en pressant les touches Command + s   (voire Command + r + s pour High Sierra)

 

Désactiver si besoin la protection contre les modifications système (SIP) si elle est active

Pour savoir son état taper d’abord

csrutil status

 

s’il répond qu’elle est « enabled », alors taper

csrutil disable

 

Forcer le démarrage sur le contrôleur video intégré Intel par défaut, et ainsi désactiver l’usage du contrôleur video discret (la Radeon) au démarrage, en tapant cette commande de configuration de la mémoire sauvegardée NVRAM…

nvram fa4ce28d-b62f-4c99-9cc3-6815686e30f9:gpu-power-prefs=%01%00%00%00

Activer l’affichage des infos au démarrage, et à l’extinction (c’est juste pour mieux voir ce qui se passe) en tapant

nvram boot-args="-v"

 

Note: une fois la machine fonctionnelle on pourra si l’on veut le désactiver, en tapant plutôt

nvram boot-args=""

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Demarrer l’ordi en mode Single User

Démarrer en pressant les touches Command + s

 

Monter la partition du disque en lecture/écriture en tapant

/sbin/mount -uw /

 

Creer un dossier extensions-off (pour désactiver et y sauvegarder ensuite l’extension de la Radeon), en tapant

mkdir -p /System/Library/Extensions-off

 

Deplacer l’extension de la Radeon nommée AMDRadeonX3000.kext, du dossier extensions au dossier extensions-off en tapant

mv /System/Library/Extensions/AMDRadeonX3000.kext  /System/Library/Extensions-off/

 

Informer le système de la modification de la liste des extensions actives, pour qu’il en mette à jour le cache, en tapant

touch /System/Library/Extensions/

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Normalement il devrait redémarrer et rester sur le contrôleur video intégré Intel HD3000, et si l’on installe l’utilitaire gfxCardStatus on devrait donc voir dans la barre des menus l’icône i comme intégré (dGPU off et iGPU on); pour la gestion de la température, il risque encore de ventiler à tort (il y a des utilitaires comme smcfancontrol qui permettent d’anticiper un peu avec des réglages différents). Certains logiciels de jeu ou de traitement graphiques risquent de ramer avec le contrôleur video Intel, et la machine de chauffer, mais il marchera quand même assez bien pour le commun des applications avec le contrôleur Intel HD3000 intégré.

 

Bonne nouvelle vie donc à ce MacBook Pro, et aux autres que cette documentation pourra aider… et bises à Mélanie et Guillaume (puisqu’on ne peut plus le faire en vrai)!

 

Yann

 

 

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