Archives de catégorie : Astuces

Adobe, tes paquets, si tu savais où on…

Je me suis encore pris la tête chez un client sur un problème d’installation des apps Adobe. Il faut savoir que la suite Creative Cloud , qui est quand même un outil qu’on a tendance à déployer beaucoup en entreprise, fait partie de ces produits qui sont particulièrement pénibles à déployer en entreprise. Enfin, qui ont été, à priori, car si ça a été très compliqué à une époque, Adobe fournit depuis quelques temps une console d’administration en ligne qui permet de générer des paquets customisés qu’on peut facilement déployer.

Sauf que.

Récemment, mon client m’informe qu’il n’arrive pas à installer un paquet d’installation fraichement généré pour la suite complète. Même en local, rien à faire, ça ne se déploie pas.

On tente de re-créer les paquets, pareil. On tente de créer un paquet de Photoshop seul, pareil.

Dans l’historique d’installation, un code d’erreur -112, et rien de bien probant sur internet. Les liens vers les quelques articles de base de connaissance d’Adobe que je trouve… ne fonctionnent pas parce que ÉVIDEMMENT les hyperliens c’est trop compliqué de les laisser fonctionnels (non). Mais je trouve finalement un dossier d’historique (/Library/Logs/Adobe/Installers/) qui contient deux fichiers, l’un totalement inutile, le second étant un log d’Adobe Acrobat. Vu que les développeurs d’Acrobat ont l’art et la manière de déployer leur soft de façon pour la moins pourrie alambiquée, je regarde, et là :

10/15/20 14:40:17:064 | [ERROR] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | DW046: Following Conflicting processes were running -
10/15/20 14:40:17:064 | [ERROR] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | block:Safari
10/15/20 14:40:17:064 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | :: END TIMER :: [Total Timer] took 614 milliseconds (0.614 seconds) DTR = 6729.64 KBPS (6.57192 MBPS)
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | -------------------------------------- Summary --------------------------------------
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | - 0 fatal error(s), 1 error(s)
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | OSX version: 10.15.7
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 |
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | ERROR: DW046: Following Conflicting processes were running -
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | block:Safari
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 |
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | Please search the above error string(s) to find when the error occurred.
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | These errors resulted in installer Exit Code mentioned below.
10/15/20 14:40:18:113 | [INFO] | | OOBE | DE | | | | 1326262 | -------------------------------------------------------------------------------------

Quoi hein ? Safari ??? Donc, ça serait l’installation d’Acrobat qui bloque TOUTE l’installation parce que Safari est ouvert ???

Je quitte Safari, je relance, et là… OH ÇA S’INSTALLE DIS DONC.

Donc, les développeurs d’Adobe (enfin, plus particulièrement, l’équipe en charge de l’installation des logiciels) sont des rigolos. Si un simple navigateur ouvert peut bloquer complètement une installation, on peut parfaitement indiquer dans un script de préinstallation qu’il est indispensable de quitter les navigateurs ouverts avant l’installation (je peux même parfaitement comprendre qu’Adobe souhaite cela pour pouvoir installer son plug-in PDF de daube).

Mais être incapable de générer un vrai message d’erreur compréhensible par l’utilisateur et lui imposer de se démerder par lui-même pour trouver une solution ? Ça confine juste au ridicule, et ça montre aussi le piètre niveau des tests de QA d’Adobe. Ce qui ne m’étonne plus vraiment.

Office Reset : l’outil indispensable quand Office vous fait des misères

Il y a quelques jours, un nouveau site a été annoncée par l’équipe de développeurs de Microsoft Office pour macOS : https://www.office-reset.com. Ce site propose différents outils pour remettre d’aplomb une installation d’Office défaillante.

Le principal outil s’appelle donc Office-Reset. L’approche est assez simple : il s’agit d’un paquet d’installation à télécharger et à lancer sur le Mac. Une fois lancé, l’app propose différentes options à cocher pour réinitialiser les apps de façon individuelle, ou de façon plus globale. Vous pouvez aussi en profiter pour supprimer Skype for Business (obsolète, il faut passer sur MS Teams maintenant enfin !), réinitialiser la licence (utile par exemple si vous décidez de basculer vers une licence Office 365 alors que vous utilisiez une licence Office à l’achat)…

Cochez les bonnes cases pour faire un nettoyage de Microsoft Office… plus ou moins en profondeur.

ATTENTION CEPENDANT : l’option Supprimer les données Outlook fait ce qu’elle indique, à savoir supprimer toutes les données d’Outlook en local. Du coup, si vous gardiez des messages d’une boite relevée en POP ou si vous stockiez des messages hors ligne (visible dans Outlook dans le dossier « Sur mon ordinateur »), ces messages seront intégralement perdus. À n’utiliser qu’en dernier recours, donc.

Quand est-ce que je dois utiliser ce paquet ?

Quand vous rencontrez un problème avec une app de la suite Office. Sinon, pas la peine. Vous trouverez sur cette page quelques-uns des dialogues ou messages d’erreurs qui pourraient vous inciter à utiliser une des options de ce paquet.

Et si on est un administrateur Mac, est-ce que c’est intéressant ?

Je veux, mon neveu ! Vous pouvez utiliser évidemment ce paquet à la demande poste par poste, mais les développeurs de Microsoft ont eu aussi l’ingénieuse idée de proposer plusieurs paquets différents, chacun correspondant à une des options pré-citées. Du coup, cela vous permet de créer différentes options de nettoyage à la demande, que vous pouvez laisser à à la disposition de vos utilisateurs dans un outil comme le Self Service de Jamf, le kiosque de FileWave ou le centre de gestion des logiciels de Munki. Vous pouvez même récupérer sur cette page des p’tites icônes trop meugnonnes pour customiser votre store d’entreprise (en haut à droite, cliquez sur chaque petite icône, elles sont en fait en 512×512 pixels).

Le kiosque FileWave, tel que proposé chez mes clients, avec tous les outils de désinstallation d’Office Reset. À utiliser avec précaution, quand même.

Si on regarde derrière le capot, les paquets contiennent en fait juste des scripts de post-installation, et sont signés et notariés. Rappelons que vous pouvez ensuite télécharger les paquets des apps Microsoft (que ça soit Office complet ou les apps en version individuelle) pour Mac depuis le site https://macadmins.software.

De plus, Microsoft propose deux packages individuels : Factory Reset et Remise en état d’usine. Dans le premier cas, tous les réglages sont supprimés, les licences retirées, etc, mais les fichiers des apps elle-mêmes sont conservés. Dans le deuxième cas, on passe à l’option nuclaire, en dégageant toutes les apps. Là encore, vos données Outlook locales seront supprimées, donc à n’utiliser qu’en cas critique.

C’est donc un ensemble d’outils très pratiques et bien pensés que Microsoft distribue ici, et on les remercie bien bas de nous les proposer de façon si propre (hey, Adobe, si tu pouvais en faire autant, y’a plein de monde qui serait content).

iCloud Photos : impossible d’activer la synchronisation sur le système de fichiers actuel

Petit problème curieux : depuis quelques jours, mon Mac refuse de synchroniser les données d’iCloud Photos. Et quand j’ouvre la préférence Système iCloud, il est impossible d’activer la synchro iCloud Photos, et j’obtiens ce message curieux :

Photos iCloud est uniquement disponible sur les volumes aux formats macOS standard, macOS étendu et APFS.

Bon. Alors autant je peux comprendre pour l’APFS ou macOS étendu, mais… macOS Standard ? Sérieusement ? On parle d’un système de fichiers qui n’est plus accessible qu’en lecture seule depuis Mac OS X 10.6 (Snow Leopard). Il y a onze ans…

Bref. Passée la surprise de ce message plutôt incongru, j’ai cherché un peu sur le web, et la solution est finalement très simple : redémarrez sur la partition Recovery (Cmd + R au démarrage), et lancez une réparation du volume APFS avec Utilitaire de disque. Redémarrez normalement, et la case devrait pouvoir être cochée sans problème (chez moi elle s’est même automatiquement cochée à nouveau).

Comment refaire partir un MacBook Pro 2011 dont la carte vidéo ATI a grillé

Une fois n’est pas coutume, je laisse pour une fois le blog à mon ami Yann Jacob, spécialiste émérite des ordinateurs portables Apple, qui va vous expliquer comment faire pour sauver votre ancestral MacBook Pro 2011 affecté par le problème bien pénible de la carte graphique ATI grillée.Yann, c’est à toi !

Mbp 2011

ATTENTION : cette méthode désactive la sortie vidéo externe (merci @dandumontP).

Le pitch

Suite à la demande d’un ami dans la panade, je me suis (enfin) retrouvé avec dans les mains l’un de ces MacBook Pro de 2011 dont le contrôleur graphique Radeon X3000 a un problème de vidéo, dû à la fiabilité de ses soudures de placement, et qui nécessiterait un rebillage de ce composant de type BGA, ou son remplacement.

 

L’histoire

Ce type de composant a à plusieurs reprises posé des problèmes chez ATI/AMD, que ce soit sur des Mac (iBook vers 2005) mais aussi sur des PC Windows utilisant le même chip graphique. Nvidia a également eu à une époque des problèmes similaires sur d’autres types d’ordinateurs…

 

Le fait pour un portable d’être transporté rudement, ou de surchauffer (surtout si les pieds sous le boitier manquent ou que les radiateurs internes sont pleins de poussières) sont des critères aggravants qui peuvent précipiter la panne.

 

Les symptômes de cette panne sont variables: soit une trame de fond irrégulière, soit des lignes verticales de couleur répétées, soit un fond blanc ou noir, mais ils se soldent tous par l’absence de tout affichage video mac lors du démarrage en mode graphique. Mais tant que le Mac est en mode texte le problème n’apparaît pas (démarrage en mode verbeux avec Cmd v, mode single user avec Cmd s).

 

La réparation?

Mais ce type de réparation matérielle n’est pas à la portée d’un amateur sans du matériel bien spécifique (flux liquide et d’air chaud avec une buse à la bonne température, composant AMD de remplacement ou stencils pour son rebillage, soudure en pâte, capteurs thermiques, caméra video de placement, chauffage programmable de la carte, sequence de température de soudure… et un bon savoir-faire !). Il n’est donc disponible que chez très peu de spécialistes, et donc à un prix élevé en rapport avec leur experience et investissement matériel (ex http://macpc.fr)…

 

Les méthodes empiriques de ressoudage par chauffage du composant ou de la carte disponibles sur internet (utilisation d’une bougie, ou d’un four pour espérer rétablir les soudures du composant sur la carte mère) tiennent plutôt de la loterie, et requièrent donc beaucoup de chance pour réussir…

 

Il y aurait bien sûr la possibilité de remplacer la carte mère chez Apple, mais après neuf ans elle n’y est plus disponible, et ici encore le coût aurait été prohibitif…

 

 

Non, plutôt le contournement sans frais !

Pourtant tout ne serait pas perdu !Car cette architecture de portable Apple contient aussi un autre processeur vidéo Intel intégré, bien moins puissant mais bien plus économe en batterie.

 

Après des recherches sur le net, je me suis donc penché sur la méthode la plus simple pour désactiver le contrôleur vidéo Radeon (activé par défaut au démarrage)… en changeant déjà les réglages de démarrage par défaut (écrits dans la mémoire sauvegardée NVRAM), mais aussi pour déplacer l’extension Radeon (qui active le composant fautif s’il est présent) dans un dossier inactif.

 

Il est aussi possible d’utiliser une clé usb pour bosser sur un ArchLinux externe, mais j’ai préféré la solution du mode de démarrage en Single User ne le nécessitant pas.

Voici donc dans l’ordre les commandes que j’ai utilisé. Il serait d’ailleurs possible d’en faire un script Shell lancé au démarrage pour automatiser son action en cas de reset NVRAM, ou mise à jour système comportant la mise à jour des drivers Radeon. Certains le vendent d’ailleurs sur le net !

 

 

Faire un Reset du gestionnaire d’énergie (SMC)

Faire la séquence de touches Shift + Ctrl + Option + Power

 

Faire un Reset de la mémoire sauvegardée (NVRAM)

Faire la séquence de quatre touches Command + Option + p + r  jusqu’a entendre le son de redémarrage une ou deux fois

 

Forcer l’extinction de l’ordinateur (en gardant la touche de mise en marche enfoncée quelques secondes)

 

Demarrer l’ordinateur en mode Single User de la partition de recovery et obtenir le Shell (root#)

Démarrer en pressant les touches Command + s   (voire Command + r + s pour High Sierra)

 

Désactiver si besoin la protection contre les modifications système (SIP) si elle est active

Pour savoir son état taper d’abord

csrutil status

 

s’il répond qu’elle est « enabled », alors taper

csrutil disable

 

Forcer le démarrage sur le contrôleur video intégré Intel par défaut, et ainsi désactiver l’usage du contrôleur video discret (la Radeon) au démarrage, en tapant cette commande de configuration de la mémoire sauvegardée NVRAM…

nvram fa4ce28d-b62f-4c99-9cc3-6815686e30f9:gpu-power-prefs=%01%00%00%00

Activer l’affichage des infos au démarrage, et à l’extinction (c’est juste pour mieux voir ce qui se passe) en tapant

nvram boot-args="-v"

 

Note: une fois la machine fonctionnelle on pourra si l’on veut le désactiver, en tapant plutôt

nvram boot-args=""

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Demarrer l’ordi en mode Single User

Démarrer en pressant les touches Command + s

 

Monter la partition du disque en lecture/écriture en tapant

/sbin/mount -uw /

 

Creer un dossier extensions-off (pour désactiver et y sauvegarder ensuite l’extension de la Radeon), en tapant

mkdir -p /System/Library/Extensions-off

 

Deplacer l’extension de la Radeon nommée AMDRadeonX3000.kext, du dossier extensions au dossier extensions-off en tapant

mv /System/Library/Extensions/AMDRadeonX3000.kext  /System/Library/Extensions-off/

 

Informer le système de la modification de la liste des extensions actives, pour qu’il en mette à jour le cache, en tapant

touch /System/Library/Extensions/

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Normalement il devrait redémarrer et rester sur le contrôleur video intégré Intel HD3000, et si l’on installe l’utilitaire gfxCardStatus on devrait donc voir dans la barre des menus l’icône i comme intégré (dGPU off et iGPU on); pour la gestion de la température, il risque encore de ventiler à tort (il y a des utilitaires comme smcfancontrol qui permettent d’anticiper un peu avec des réglages différents). Certains logiciels de jeu ou de traitement graphiques risquent de ramer avec le contrôleur video Intel, et la machine de chauffer, mais il marchera quand même assez bien pour le commun des applications avec le contrôleur Intel HD3000 intégré.

 

Bonne nouvelle vie donc à ce MacBook Pro, et aux autres que cette documentation pourra aider… et bises à Mélanie et Guillaume (puisqu’on ne peut plus le faire en vrai)!

 

Yann

 

 

Comment intégrer des polices supplémentaires dans iOS

MacG a publié hier soir un article très intéressant 1 sur  les nouvelles polices intégrées dans les documents Pages, Numbers et Keynote. L’article note qu’il n’y a pas d’équivalent au Livre des polices et du coup semble impliquer qu’il est impossible d’ajouter des polices sur iOS. Et pourtant, c’est tout à fait possible, même sans Livre de polices ! Ce n’est pas cependant pas totalement évident (euphémisme), car il faut les importer à l’aide d’un profil de configuration.

Première étape : installer Apple Configurator

Pour ajouter des polices, vous pouvez utiliser une application Apple gratuite à installer sur macOS : Apple Configurator 2, un outil utilisé en général pour gérer le déploiement en masse d’appareils. Mais il permet aussi de créer des profils de configuration pour forcer certains réglages sur des appareils iOS 2

Installez donc Apple Configurator 2, lancez-le, puis cliquez sur le menu Fichier > Nouveau profil.

Apple Configurator 1

Tapez un nom pour votre fichier de configuration. Vous pouvez aussi rajouter d’autres informations, comme une description du profil. Il n’est normalement pas nécessaire de changer l’identifiant unique.

Apple Configurator 4

Dans la colonne de gauche, cliquez ensuite sur Polices, et cliquez sur le bouton Configurer.

Apple Configurator 2

Sélectionnez maintenant une police à ajouter. Attention : seules les polices OpenType (.otf)  ou Truetype (.ttf) seront prises en charge. Pas de police PostScript !

Apple Configurator 3

Si vous souhaitez ajouter d’autres polices, cliquez sur le bouton + en haut à droite.

Enregistrez maintenant votre profil (menu Fichier > Enregistrer) sous le nom de votre choix. Notez que le fichier généré est un profil de configuration avec l’extension .mobileconfig.

Deuxième étape : transférer le profil sur votre appareil iOS

La deuxième étape consiste donc à envoyer le fichier .mobileconfig vers votre iPhone, iPad ou iPod Touch3. Une des méthodes les plus simples : passer par AirDrop (mais vous pouvez aussi envoyer le fichier par mail, ou le mettre à dispo en téléchargement). 

Apple Configurator 5

Côté iPhone, ça donne quoi ? Si vos appareils sont reliés via iCloud, le profil sera directement accepté. 

IMG 7307

Ouvrez l’app Réglages, et cliquez sur Profils téléchargés.

Transferrt Polices 2

Cliquez maintenant sur Installer… 

Transferrt Polices 3

Tapez ensuite votre code de sécurité…

Transferrt Polices 4

Puis cliquez sur Installer, et encore Installer.

Transferrt Polices 5

Transferrt Polices 6

Et voilà ! Cliquez sur OK

Transferrt Polices 7

VOILÀ. Votre profil est bien installé, et il contient la ou les polices sélectionnées.

Transferrt Polices 8

Et maintenant, si vous ouvrez Pages ou n’importe quelle autre app, vous pouvez sélectionner votre police !

Transfert Polices Pages

 

Mais quid des nouvelles polices de Pages & co ?

Les nouvelles polices intégrées pourraient être intégrées… si on pouvait les exposer depuis le Livre des polices de macOS ! Ce n’est cependant pas le cas : on peut juste exporter la collection de polices (au format .ttc), mais celle-ci ne peut pas être intégrée dans le profil. Apple a sûrement voulu restreindre l’usage de ces polices pour des raisons de licence. Dommage… mais ça n’empêche pas la manipulation ci-dessus à vous aider à rapatrier quelques-unes de vos polices préférées sur vos iDevices (dans le respect de leur licence d’utilisation, bien entendu).

  1. Comme très souvent, je vous invite d’ailleurs à vous abonner au Club MacG !)
  2. Et aussi macOS, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.
  3. mais oui, n’oublions pas les iPod touch !

Installer Windows 10 avec Boot Camp sur macOS 10.13

Pour diverses raisons, j’ai décidé de réinstaller macOS et Windows sur mon Mac Pro 2013 il y a quelques jours. Et comme j’avais pas trop envie de casser certains outils que j’utilise, j’ai décidé de rester sur macOS 10.13 High Sierra (en partie parce que j’utilise une vieille version de GarageBand pour monter mes podcasts, comme Plombiers et Champignons).

Après réinstallation de macOS 10.13, j’ai donc tenté de réinstaller Windows 10.

Spoiler alert : ça n’a pas été fun.

Sur ce modèle de Mac (et pour d’autres d’ailleurs), il faut savoir que l’installation se fait en deux étapes :

  • Choisir la taille de la partition Windows ;
  • Télécharger les pilotes Boot Camp.

Mais après le téléchargement, j’ai eu droit à ce charmant message :

Échec de l’installation de Boot Camp. Une erreur s’est produite lors de la copie des fichiers d’installation de Windows.

BootCamp Erreur

Après plusieurs tentatives infructueuses, j’ai trouvé la solution sur cette vidéo. En résumé, le problème vient d’un détail idiot : le logiciel d’installation de Windows 10 contient un fichier qui pèse plus de 4 Go. Or, la partition temporaire OSXRESERVED créée par Boot Camp pour installer Windows est formatée en FAT-32… qui ne supporte pas de fichier de plus de 4 Go. Ballot.

La solution :

  1. Avec Utilitaire de disque, reformatez la partition OSXRESERVED au format ExFAT. Ce format est rapide et gère très bien les fichiers de plus de 4 Go.
  2. Ouvrez le fichier ISO de Windows 10, et copiez son contenu dans la partition OSXRESERVED.
  3. Relancez l’Assistant Boot Camp.
  4. Dans le menu Actions, cliquez sur Télécharger le logiciel de prise en charge de Windows.
  5. Copiez les fichiers téléchargés du logiciel de Boot Camp…

Sauf que là… ça coince à nouveau. La taille des fichiers Windows 10 + fichiers Boot Camp est trop importante pour la partition de 8 Go ! À 200 Mo près.

Solution dans la solution : dégager les fichiers d’installation des pilotes nVidia, vu que de toute façon ce Mac n’a qu’une carte AMD (enfin deux, pour ce modèle).

  1. Ouvrez le dossier WindowsSupport tout juste téléchargé ;
  2. Copiez les fichiers $WinPEDriver$ et AutoUnattend.xml
  3. Créez un dossier BootCamp.
  4. Copiez les fichiers Setup.exe et BootCamp.xml du dossier WindowsSupport.
  5. Créez un dossier Drivers.
  6. Copiez dans ce dossier tous les dossiers du dossier Drivers dans WindowsSupport SAUF le dossier nVidia.
  7. Ouvrez le fichier BootCamp.xml avec un éditeur de texte.
  8. Supprimez tous les paragraphes (tout ce qui se trouve entre les balises <name>…</name>) qui comprennent le mot nVidia. Par exemple, si vous trouvez :
<Name>NVIDIA System Driver
 <InfName>nvsmbus.inf</InfName>
 <Class> System</Class>
 <ClassGUID> {4D36E97D-E325-11CE-BFC1-08002BE10318}</ClassGUID>
 <CatalogFile> nvsmb.cat</CatalogFile>
 <Provider>NVIDIA</Provider>
 <DriverVer> 03/22/2010, 4.7.9</DriverVer>
 <ServiceBinary></ServiceBinary>
 <HardwareID></HardwareID>
 <isX64>no</isX64>
 </Name>

Supprimez tout ce paragraphe.

Enregistrez le fichier, et redémarrez sur l’installation de Windows en enfonçant la touche Option au démarrage et en choisissant la partition d’installation Windows.

Pfiouuuuuuu ! Tout ça pour ça.

Quand Dropbox rame vraiment, vraiment trop

J’ai constaté depuis quelques semaines que Dropbox sur mon Mac consommait toujours 100% d’un CPU, même sans rien faire. Ce qui est assez irritant : nos ordis chauffent déjà assez sans se taper en plus d’avoir un processeur occupé par un logiciel qui ne fout rien.

Après avoir essayé un paquet de solutions tirées de cet article de Dropbox, j’ai constaté que les lenteurs étaient aussi dans l’interface même de Dropbox : cliquer par exemple sur l’icône Dropbox ne faisait apparaitre le menu qu’après un petit délai, et l’ouverture des préférences était affreusement lente, en particulier l’accès aux notifications. Décocher une case de cet onglet pouvait prendre entre cinq et dix secondes ! Pas normal du tout…

Je me suis bien pris le chou, mais j’ai finalement trouvé. Le problème a été résolu en cliquant dans les préférences de Dropbox sur l’onglet Réseau puis sur Bande passante, et là, j’ai basculé l’option Limiter automatiquement à Ne pas limiter

Miracle : d’un seul coup, l’interface est devenue hyper rapide, les synchronisations se sont accélérées, et la charge CPU est passée à seulement quelques pour-cents ! Et même quand on ajoute ou supprime un fichier, la synchronisation ne met plus le processeur à genoux.

Je ne dis pas que c’est une solution ultime, mais dans le doute, vous pouvez toujours tenter…

Dropbox réglage de réseau

Oublier un package d’installation pour pouvoir le réinstaller

Problème curieux rencontré il y a quelques jours : impossible de réinstaller un package sur le poste d’un client. Sur les autres postes, aucun souci, mais pas sur le sien. Il s’agissait d’un package Cisco AnyConnect customisé pour installer uniquement la partie VPN. Quand on veut le réinstaller via le Self Service de Jamf, l’installation semble se passer… mais rien n’apparaît sur le Mac. Idem si on essaye avec la commande installer. Et quand on veut l’installer par l’interface graphique… rien à faire, car le logiciel d’installation bloque au moment de choisir les options disponibles pour l’installation.

Solution :

  • Lancer le Terminal ;
  • Taper :
pkgutil --pkgs

Ce qui vous donnera déjà le Package ID de tous les packages installés. Dans cette liste, cherchez le package qui correspond au logiciel installé. Dans mon cas, c’était com.cisco.AnyConnect.

  • Tapez maintenant :
sudo pkgutil --forget Package ID

En remplaçant le Package ID par celui trouvé précédemment, donc par exemple :

sudo pkgutil --forget com.cisco.AnyConnect

Tapez votre mot de passe d’administrateur, et validez. La présence du package est désormais oubliée par le système, et le package devrait être installé correctement.

Comment restaurer BridgeOS sur un Mac T2 ?

J’ai rencontré il y a quelques mois un problème sur un MacBook Air 2018, qui d’un seul coup redémarrait dès qu’il avait affaire à un élément d’interface lié à Touch ID (l’Assistant réglages, préférence système…). Systématique, avec une erreur liée à BridgeOS, la partie qui gère la Touch Bar et la sécurité Touch ID du Mac. Réinstallation de système, pareil, formatage du disque, idem, j’y ai passé pas mal de temps. À la fin, j’ai quand même découvert qu’il était possible d’utiliser la procédure DFU… comme sur iOS, pour restaurer BridgeOS sur le Mac, à l’aide d’Apple Configurator (je connaissais déjà la procédure avec l’iMac Pro, mais je n’avais pas vu qu’Apple avait mis à jour la documentation pour les Mac plus récents).

Cet article du site Mr Macintosh récapitule en anglais toutes les informations liées à la restauration de BridgeOS, et en particulier comment mettre le Mac en mode DFU. Et croyez-moi, c’est bien moins facile qu’il y paraît, entre le bon modèle de câble à utiliser et le timing qui est moins évident que ce qu’Apple indique… 

Et pour mon MacBook Air ? J’ai réussi à le passer en DFU et à restaurer BridgeOS… Et ça n’a rien changé. Zou, retour atelier, non mais !

(PS : merci à Darkomen pour le rappel ^^)

Utiliser les anciennes versions des apps Adobe sur un Mac récent

Souci récemment chez un client : après migration vers macOS 10.14, les apps Adobe de la Creative Suite 3 ou 4 râlent au lancement car il manque un moteur Java (le fameux JRE). Et en installant le vieux JRE Apple, ben ça ne marche pas mieux (et côté sécurité, on repassera). 

AdobeJava

 

Alors je sais : on parle d’apps très vieilles, qui ne passeront de toute façon pas sous macOS 10.15 parce qu’elles sont 32-bit, mais :

  1. On n’a pas tous besoin de la dernière version en date de Photoshop ;
  2. Les abonnements pour faire des retouches super light dans Photoshop, ça picote toujours un peu ;
  3. Oui, y’a Pixelmator ou Affinity Photos qui sont très bien, mais c’est pas la question, merci bien hein (et il faut s’adapter un peu à l’interface, même si elles sont très bien) ;
  4. Et la beauté du sport, bordel ?

Donc solution (trouvée par ici, je ne suis que le messager, et j’ai juste adapté un peu) :

  • Installer une version du JRE compatible. On va éviter les versions Oracle (désormais payantes dans le cadre d’un usage commercial), et on va essayer par exemple, Amazon Java Corretto. Téléchargez et installez la version JDK (elle inclut le JRE).
  • Avez l’éditeur de texte de votre choix, en root, ouvrez le fichier /Library/Java/JavaVirtualMachines/amazon-corretto-8.jdk/Contents/Info.plist
  • Cherchez la chaine de caractères suivants :

    <string>CommandLine</string>

    Et remplacez-la par : 

    <string>JNI</string>
    <string>BundledApp</string>
    <string>CommandLine</string>

    (Et oui, ça revient bien à rajouter deux lignes au dessus de la ligne <string>CommandLine</string>

  • Enregistrez le fichier (rappel : vous devez être admin, donc sudo obligatoire en ligne de commande).
  • Lancez Photoshop.
  • Enjoy.

Attention : vous devrez sûrement refaire la manipulation à chaque mise à jour de votre version de Java ! Est-ce que le jeu en vaut la chandelle, à vous de voir…