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Faut-il déployer Microsoft Office via le Mac App Store ?

Depuis quelques semaines, Office 2019 est disponible sur le Mac App Store, Un mouvement très attendu de la part de Microsoft, et qui pourrait faciliter le déploiement de la suite en entreprise.

Office Mac App Store

Ou la compliquer. C’est assez délicat en fait.

One Office to rule them all (not)

Il faut bien comprendre que la version proposée est en réalité Office 365, la version en abonnement de Microsoft Office. Donc, si vous déployez cette version  d’Office mais que vous n’avez pas d’abonnement Office 365, les applications servent juste de liseuse de documents Office. Bon, c’est mieux que rien, mais pas forcément folichon. Il vous en coûtera de 68,99€ à 124,99€ par an selon la formule choisie. Pour ce prix, vous aurez le bonheur de pouvoir utiliser les apps Office, de bénéficier d’une adresse e-mail via Exchange, de plein de stockage OneDrive et autres joyeusetés. Si à la fin vous en avez marre, hop, vous arrêtez de payer et vous n’avez plus rien. Snif.

Le truc, c’est que si vous n’aimez pas vous abonner à vos logiciels, vous pouvez toujours utiliser les apps Office. En effet, Microsoft vend toujours des licences en achat unique. C’est plus cher : 299€. ET vous ne pouvez installer l’application que sur UN seul poste. Alors que les abonnements Office 365 vous permettent d’installer plusieurs copies des apps dans votre famille. Notez aussi que chez Microsoft, une tablette 10,1″, par exemple, c’est un ordinateur, et pas une tablette. Oui, c’est TROP SIMPLE parfois chez eux.

Notons aussi (mais ça c’est pas la faute de Microsoft) que les applications Office sont devenus beaucoup plus lourdes sur le disque avec le temps : la faute à Apple, qui oblige à ce que toutes les apps du Mac App Store soient sandboxées.

Abonnement ou achat définitif ? L’épineux choix

La question est surtout : avez-vous envie de confier toutes vos données à une seule société et utiliser tous ses services de façon optimale ? Économiquement, basculer vers Office 365 peut être plus intéressant que d’utiliser des services séparés. C’est pouvoir utiliser aussi les applicationss en mode cloud, récupérer ses fichiers depuis OneDrive, bénéficier de la solidité d’Exchange… Ce n’est pas un choix déconnant. Office 365 dispose également de solides fonctionnalisés de travail en collaboration, et si vous êtes prêt à investir du temps, la bascule peut être un choix intéressant en supprimant les services redondants (plus besoin de Dropbox – même si ce dernier est meilleur techniquement que OneDrive, pas besoin d’avoir des comptes mails en plus, etc).

De plus, il est important de rappeler que Microsoft réserve certaines fonctionnalités à Office 365. Ainsi, pendant très longtemps, la fonction de d’envoi de mail différé était réservé à Office 365. Si vous aviez une licence perpétuelle d’Office 2016, impossible d’avoir accès à cette fonction ! En revanche, c’est désormais possible avec Office 2019. Mais là encore, dans les futures évolutions d’Office, il est probable que certaines fonctionnalités soient réservées à Office 365 et que les utilisateurs d’Office 2019 ne puissent que les regarder de loin avec un petite larmichette dans les yeux. La vie est dure.

Il est évident que sur le long terme, Microsoft gagne plus d’argent en louant ses licences plutôt qu’en les vendant plein pot. À vous de voir si vous avez surtout envie de gérer toute votre vie au sein de l’écosystème Microsoft ou non, et de tirer partir de 100% des fonctions des logiciels.

Une autre possibilité aussi : vous pouvez utiliser la suite iWork (Pages, Keynote, Numbers) et rester dans l’écosystème Apple, en important/exportant si nécessaire vos documents aux formats Office. C’est ce que je fais la plupart du temps, mais je conserve encore un abonnement Office (essentiellement pour raison de tests).

Bon, alors, on déploie via le Mac App Store ou pas ?

C’est vrai, ça ! On cause, on cause… mais on n’a toujours pas répondu à cette question. Vaut-il mieux déployer Office pour Mac via l’App Store, ou continuer de déployer via les packages classiques proposés par Microsoft ?

Là encore, la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

Selon la taille et la structure de votre entreprise, mettre à jour Office (une mise à jour tous les mois désormais) peut être lourd… et long. C’est là où on constate une grosse différence entre l’App Store et le package classique : l’application Office sera plus lourde, et surtout, la mettre à jour implique de re-télécharger toute l’app. Enfin chaque app, ce qui peut avoir un impact significatif sur la bande passante disponible et le trafic Internet.

Il existe pourtant une parade : la mise en cache du contenu. Dans la préférence Système Partage, cliquez sur Mise en cache de contenu, et les mises à jour des apps seront stockées en local, dès qu’un des postes aura commencé à les télécharger. Les postes suivants les téléchargeront depuis ce Mac au lieu de se connecter à Internet (truc en option : cliquez sur le bouton Options avec la touche Option enfoncée pour accéder à plus de réglages).

Mise en cache de Contenu

Cependant, sachez que Microsoft propose aussi de télécharger les mises à jour sur un serveur web local avec Microsoft Auto Update. Cependant, la mise en œuvre est BEAUCOUP plus complexe que celle proposée par Apple. Cela peut être intéressant si vous souhaitez conserver un contrôle très précis sur les mises à jour Office déployées.  Et surtout, le système de Microsoft permet de déployer des versions d’Office en version intégrale, en plus des versions pour Office 365, là où l’App Store ne connaît que la version par abonnement.

Je dirais que si vous avez une petite structure, un Mac qui traine (ou un macOS Server à dégager), mettre en place la mise en cache de contenu est une bonne solution très simple à mettre en œuvre, tout en conservant la facilité de déploiement du Mac App Store et les bénéfices d’Office 365.

La page à connaître : macadmins.software

Dans tous les cas, si vous voulez récupérer les mises à jour de Microsoft Office et des autres apps Microsoft sur Mac, il y a une adresse et une seule à connaître : https://macadmins.software ! Cette page est non-officielle mais bien gérée par l’équipe des développeurs de Microsoft Office Mac. Vous y trouverez des dizaines d’astuces, les liens vers toutes les versions d’Office, des logiciels pour assurer le support technique

Et donc, plusieurs versions d’Office. Trop, sans doute. Déchiffrons un peu l’offre.

  • Office 365 : la dernière version d’Office 365. Abonnement obligatoire.
  • Office 365 Business Pro : la dernière version d’Office 365, avec en plus l’application Teams. Abonnement obligatoire.
Toutes les versions suivantes ne nécessitent PAS d’abonnement et sont en achat perpétuel :
  • Office 2019 Volume License Serializer : logiciel d’activation si vous disposez d’une licence Microsoft Office 2019 en volume. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer ce package..
  • Office 2019 Volume License : application d’installation, compatible avec le logiciel de déploiement du numéro de série. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer le package de déploiement de la licence Office 2019.
  • Office 2019 Home & Student Retail : Office 2019 pour la maison et pour les étudiants.
  • Office 2016 Volume License Serializer : logiciel d’activation, pour Office 2016 cette fois-ci. Et il vous faudra…
  • Office 2016 Volume License : … cette version d’Office 2016 pour pouvoir déployer cette version proprement.
  • Office 2016 Home & Student Retail : Office 2016 pour la maison et pour les étudiants, désormais plus vendu (remplacé par Office 2019).

En résumé : si vous devez déployer Office 365, déployez le premier ou deuxième package… ou passez par le Mac App Store.

En conclusion

J’ai failli juste écrire « comme d’hab avec Microsoft, côté licences, c’est le bordel », et finalement ça n’aurait pas été si injustifié que ça. Il faut juste penser à déployer la version d’Office qui convient à votre licence, et à choisir la licence en fonction de vos besoins réels. Si vous êtes prêts à investir dans l’environnement Microsoft, foncez sur Office 365, c’est une offre de plus en plus riche et ambitieuse, et vous serez sûr de bénéficier toujours des nouvelles fonctionnalités. SI vous préférez des licences classiques et que vous pensez ne pas être frustré par les différences fonctionnelles avec Office 365, restez sur une licence classique et ne vous prenez pas la tête.

(Et si vous avez vraiment du mal, contactez Gete.Net Consulting, on fournit aussi des services de déploiement d’apps pour les parcs d’entreprise).

Et j’en profite quand même pour applaudir Microsoft qui fait vraiment du bon boulot sur la partie déploiement et gestion d’Office pour les administrateurs Mac. Le chemin parcouru est spectaculaire, les équipes sont super à l’écoute sur le channel Microsoft-Office sur Slack, de nombreux outils et formations en ligne ont été fournis… Très, très appréciable. Si Apple pouvait toujours en faire autant…

Command-iT 2.0 : Paris, Grand Rex, 15 et 16 mai !

En 2018, Bertrand Pourcel et moi-même avons lancé Command-iT, la première grande conférence pour les administrateurs et consultants Apple francophone de tous horizons. Nous avions souhaité faire de cet événement un rassemblement de compétences, trouver des gens capables de partager leur passion pour des sujets techniques, afin de discuter du présent et du futur de la gestion des appareils Apple : Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, ou encore Apple TV.

Forts du succès rencontré, nous avons écouté, disséqué les commentaires des participants. Nous avons analysé ce qui avait marché… ou pas. Nous avons essayé de voir comment améliorer cet événement pour lui donner encore plus de résonnance. Encore plus de raison d’être.

Command-iT 2.0 aura donc lieu les 15 et 16 mai. Parce que pour beaucoup, en semaine, c’était bien plus simple que le week-end.

Et puis, on a décidé de faire les choses en plus grand. À Paris, cette fois-ci. Parce que c’est comme ça.

Plus grand, ça veut dire aussi trouver une plus grande salle. Et après un peu de recherche, le Grand Rex s’est imposé (presque) tout seul. On a souhaité un lieu équipé de sièges confortables, d’un écran de projection de grande qualité, central dans Paris. Le Grand Rex respectait toutes ces conditions. Et puis… le Grand Rex, quoi ! Y a-t-il une salle plus mythique ? J’y ai mis les pieds il y a presque 20 ans pour un concert de Mike Oldfield (et le lendemain pour y voir Matrix sur l’écran géant, quelle claque mes aïeux). Bon, d’accord, on n’aura pas LA grande salle (on n’était pas sûrs de disposer de 2600 participants), mais on pourra accueillir près de 120 personnes. C’est un bon début.

120 participants, pour échanger, discuter de l’écosystème Apple, de ses challenges. Huit conférenciers pour vous aider à réfléchir sur les meilleures approches à entretenir en terme de gestion de parc, de sécurité, de support.

La grande nouveauté pour cette année : des ateliers (workshops) durant la deuxième journée. On nous a reproché (à juste titre) de ne pas pouvoir mettre les mains dans le cambouis après les conférences. Cette fois-ci, quatre ateliers seront organisés pour permettre à chaque participant de mettre en œuvre les solutions étudiées.

Nous aurons aussi une soirée spéciale, dans un lieu encore tenu secret le jeudi 15. Mais chuuuut. C’est une surprise :)

Command-iT 2.0, ce seront aussi des partenaires. La liste n’est pas encore bouclée, alors n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en faire partie pour présenter vos produits, vos solutions durant ces jours. Ce sera une occasion unique en France.

Pour vous donner une idée de l’ambiance de Command-iT, n’hésitez pas à regarder notre chaine Youtube : toutes les conférences de 2018 y sont présentées.

N’hésitez donc plus. Inscrivez-vous dès maintenant à Command-iT. Vous bénéficierez d’un tarif réduit jusqu’au 1er mars.

Bertrand et moi vous attendons nombreux pour Command-iT 2.0 !

Faire un snapshot de macOS avant un déploiement

Avec l’arrivée d’APFS, Apple a introduit dans son système de fichiers une fonction très puissante : les snapshots. L’idée est de pouvoir rapidement prendre une sorte de photographie instantanée du disque, et de pouvoir rapidement y retourner en cas de problème. Par exemple : vous installez une mise à jour système, mais la mise à jour échoue : en quelques secondes, vous pouvez utiliser le snapshot fait avant l’installation pour revenir à un état de votre Mac exactement tel qu’il était avant le plantage. Puissant et très pratique !

C’est encore plus pratique pour pouvoir tester par exemple un processus de déploiement de Mac et rapidement revenir à l’état du poste avant le déploiement, en conjonction avec l’astuce précédente qui consistait à appeler le Terminal lors du premier démarrage du Mac. Une fois la fenêtre du Terminal apparue, tapez simplement :

tmutil localsnapshot

Et validez avec Entrée. Un message apparaitra pour confirmer le snapshot avec sa date de création.

Createlocalsnapshot

Si vous souhaitez revenir à l’état du Mac avant le snapshot, démarrez sur la partition Recovery avec Cmd +R puis sélectionnez Restaurer une sauvegarde Time Machine. Sélectionnez alors votre volume APFS, puis la sauvegarde à restaurer. Après quelques secondes, votre Mac redémarre tel qu’il était au moment du snapshot.

Time Machine Restore local snapshot 2

Time Machine Restore local snapshot 1

Attention cependant : les snapshots effectués ainsi expirent au bout de 24 heures. Il faut donc penser à recréer régulièrement un nouveau snapshot pour éviter tout souci !

Comment déployer un fond d’écran sur macOS ?

Ça semble être une question idiote, mais elle est récurrente chez mes clients qui souhaitent appliquer un fond d’écran uniforme sur tous leurs postes (fond d’écran corporate comme on dit. Je ne vais pas donc vous donner ici d’explications sur comment utiliser la préférence Système Bureau et économiseur d’écrans mais plutôt vous donner des pistes sur la façon de déployer et appliquer le fond de votre choix.

Il existe plusieurs approches pour se faire. Mais commençons par le commencement…

Créer un package pour vos fonds d’écran

Tout d’abord, il faut bien se souvenir que les fonds d’écran par défaut sont situés dans /Bibliothèque/Desktop Pictures/. Si vous devez placer un nouveau fond d’écran, il faudra donc de préférence le copier dans ce dossier et pas ailleurs. Il vous faudra packager votre fond pour le déployer, et là-dessus, les méthodes ne manquent pas. Si vous devez utiliser un seul  outil de création de packages, Packages est sûrement celui qu’il vous faut (Jamf Composer est pas mal non plus, mais payant).

Une fois le package généré, vous le déployez sur vos Mac avec l’outil de votre choix. Si vous avez une solution de gestion de parc capable de déployer des packages, c’est le moment de l’exploiter !

Packages Fond Ecran

Remplacer le fond d’écran par défaut de macOS par une autre image.

C’est peut-être la méthode la plus simple, finalement : remplacer les fonds d’écran macOS par défaut par un autre fond d’écran avec le même nom. C’est une méthode qui fonctionne bien… à l’exception de Mojave, qui change un peu les règles en raison de son nouveau format de fichier. Et il est préférable de faire une copie des fonds d’écran d’origine, au cas où un utilisateur souhaiterait plutôt utiliser le fond d’écran proposé par Apple… Enfin, ça rend les choses un peu plus confuses, puisque le nom du fond d’écran affiché restera celui du fond d’écran Apple, donc par exemple sous High Sierra, il faudra choisir le fond d’écran High Sierra pour afficher le fond d’écran de l’entreprise. Pas très logique…

Déployer un fond d’écran puis l’appliquer par profil

C’est la méthode la plus efficace si vous disposez d’une solution de gestion de parc, mais elle a une limitation importante : le fond d’écran est imposé ET verrouillé pour tous vos utilisateurs. ET il faut que votre poste soit intégré dans une solution MDM (bon, ça peut se faire sans, avec un profil appliqué à la main, mais c’est clairement moins intéressant).

Pour appliquer cette méthode, il faut au préalable copier le fond d’écran à l’endroit de votre choix (par défaut, on dira dans /Bibliothèque/Desktop Pictures). Puis on utilisera un profil de configuration qui appliquera le bon réglage.

Notez qu’Apple définit deux clés :

locked : booléen, valeur TRUE ou FALSE – Verrouille le fond d’écran.

override-picture-path : string, valeur (exemple) : /Library/Desktop Pictures/supermario.jpg – Chemin du fond d’écran.

Mais en pratique, si vous définissez un chemin via le profil, quoi qu’il arrive, le fond d’écran est appliqué et on ne peut pas changer le fond. C’est moche.

En théorie on pourrait aussi jouer avec les préférences gérées (les fameux MCX bien connus des admins Mac) pour l’appliquer une seule fois, mais je n’ai pas réussi à faire un profil pour ça. Si vous avez des idées, je prends :-)

Déployer un fond d’écran par défaut avec desktoppr et outset

La méthode suivante requiert l’installation de deux outils open source en ligne de commande : desktoppr et outset.

desktoppr est un outil super simple à utiliser : vous lancez juste la ligne de commande desktoppr et le chemin d’accès du fond d’écran, et il est appliqué instantanément. Facile comme tout. Ça se télécharge par là.

Le problème : idéalement, il faudrait pouvoir le lancer une seule fois sur le poste pour définir le fond de notre choix comme fond par défaut, mais éviter que le fond d’écran soit ensuite à nouveau modifié. C’est là qu’intervient outset. Cet outil à télécharger ici permet de lancer des scripts, paquets d’installations ou profils de configuration au démarrage du Mac ou au démarrage d’une session, mais on peut l’utiliser pour lancer un élément uniquement à la première ouverture de session de l’utilisateur.

Une fois installé sur un poste, outset propose plusieurs dossiers dans /usr/local/outset/. Un seul nous intéresse ici : 

login-once : lance un script à la première ouverture de session d’un utilisateur 

Placez donc un script avec le contenu suivant :

#!/bin/bash
/usr/local/bin/desktoppr /Library/Desktop\ Pictures/MonFond.jpg
exit 0

Et enregistrez ce script dans /usr/local/outset/login-once/.

Attention : le script doit être exécutable (chmod 755 chemin/du/script par exemple).

Il semble aussi qu’il y ait un petit bug avec outset sur Mojave, pour le corriger, un coup de ligne de commande :

sudo chown -R root:admin /usr/local/outset/
sudo chmod -R 755 /usr/local/outset/

Quelques considérations techniques sur la qualité du fond d’écran

Votre fond d’écran doit être de très bonne qualité pour s’afficher sur un écran 5K maximum à l’heure actuelle, soit une définition de 5120 pixels de large sur 2880 pixels de haut.

Testez la lisibilité de votre fond d’écran avec des icônes. S’il le faut, modifiez le contraste du fond pour qu’il soit propre.

La marque de votre entreprise est peut-être importante… mais l’imposer ne doit pas se faire au détriment de la fonctionnalité. Si votre fond d’écran est trop lourd, trop chargé visuellement, il pourra être très mal perçu (surtout en environnement créatif, où les graphistes préfèrent souvent un fond gris neutre). Testez donc bien votre fond afin qu’il soit bien perçu.

Enfin, une considération plus philosophique que technique : nous passons pour certains plus de huit heures par jour sur nos satanées bécanes, et parfois, le simple fait de pouvoir mettre un fond d’écran conforme à nos passions peut suffire à embellir nos journées et à faire passer la journée un peu plus vite. Ne pensez donc pas forcément que la marque de votre entreprise prime sur le reste.

https://github.com/scriptingosx/desktoppr/releases

Appeler une fenêtre de Terminal dès le premier démarrage de macOS

Comme expliqué dans mon astuce précédente, on peut facilement faire ré-apparaître l’assistant de choix de langue de macOS au premier démarrage du Mac après une réinstallation complète du système. Mais cette astuce est plus stratégique qu’il n’y paraît.

En effet, elle permet aussi d’appeler une fenêtre de Terminal… en mode root ! Ce qui permet par exemple de lancer un script pour personnaliser le système avant même le premier démarrage du Mac après avoir monté un disque externe. Ce qui peut être fort utile puisque désormais, les Mac deviennent de plus en plus durs à configurer en sortie de carton, en dehors du programme Apple Business (ex-DEP). Dans certains environnements où je travaille, on me demande de préparer un poste avant de le livrer à l’utilisateur, et cette solution peut être intéressante pour rapidement remettre un poste à neuf, installer des mises à jour système ou quelques application, des fonds d’écran, etc.

Pour faire apparaître la fenêtre de Terminal, enfoncez donc simplement les touches : Cmd + T (pour certaines versions de macOS, c’est peut-être Cmd + Shift + Ctrl + T, mais en 10.13, Cmd + T semble suffire).

MacOS Root Terminal Language Chooser

Une fois que vous avez obtenu l’accès root, vous pouvez faire différentes opérations, mais le plus intéressant est bien évidemment de lancer un script d’installation via la ligne de commande. Pour monter un disque externe, tapez :

diskutil mountDisk disk2

En supposant qu’un seul disque externe soit connecté, sinon utilisez :

diskutil list

pour trouver le bon disque.

Si tout est OK, les volumes du disque externe seront montés dans /Volumes/, et vous pourrez vous y déplacer :

cd /Volumes/NomDuVolume

Ceci fait, vous n’avez plus qu’à lancer par exemple un script stocké sur votre disque externe :

./install.sh

Script dans lequel vous placerez toutes les actions à déclencher à la chaine, comme l’installation de packages avec la commande installer. N’oubliez donc pas de rajouter un shutdown à la fin du script pour éteindre le Mac avant de le livrer à son utilisateur final.