Archives de catégorie : Mac

La mort dans la (PR)AM

Ça n’a pas été signalé très fort, mais : fini les bobos aux doigts pour essayer de réaliser cette fameuse gymnastique pour réintialiser la PRAM ou la NVRAM de votre tout nouveau Mac équipé d’un rutilant processeur Apple Silicon, donc M1 pour le moment.

Car comme le précise la note de support technique d’Apple sur la réinitialisation de la PRAM (dans sa version anglaise pour le moment, pas encore mise à jour pour la VF) :

Cet article ne s’adresse qu’aux Mac équipés de processeurs Intel.

Adieu, donc, Cmd – Option – P -R bien aimé, adieu toi qui était parfois tout autant efficace qu’un morceau de sucre des laboratoires Boiron, adieu à toi, chère combinaison de touches qui nous a fait déclencher une arthrite précoce du bout des doigts. Tu nous auras quand même bien souvent sauvé la mise.

Et mine de rien, c’est un vrai reliquat du monde Mac qui disparaît ici. L’une des premières combinaisons de touches que j’ai retenues en lisant Le Mac pour les Nuls (ou Univers Mac, en tout cas c’était au milieu des années 90). Tout technicien qui se respectait et avait envie de gagner quelques minutes de répit savait qu’il fallait ordonner à l’utilisateur au bout du fil d’appuyer sur ces quatre touches magiques, soit au redémarrage du Mac, soit en l’ayant bien éteint au préalable pour nettoyer la NVRAM (après 2 démarrages, hein, pas moins).

Et de la même façon, la réinitialisation du SMC restera aussi une spécificité des Mac Intel. Fini là aussi les combinaisons de touches chelou différentes selon les modèles mais bien pratiques parfois quand la gestion de l’énergie se prenait les pieds dans le tapis, ou quand les ventilos décidaient de déclencher l’équivalent d’un ouragan force 12 dans le bureau…

Mais alors, on va faire quoi en cas de problème ? Et bien on s’appuiera sur la partition Recovery… ou sur Apple Configurator, comme expliqué par l’ami Dandumont.

Ou peut-être sur une autre combinaison de touches dont Apple a le secret. Qui sait.

Mac M1 : le miracle premier d’Apple

Je n’ai pas voulu réagir à chaud sur le lancement des Mac M1 (on aura l’occasion d’y revenir prochainement), préférant attendre d’avoir les machines dans les mains pour en parler plus en détails.

Le processeur M1 d'Apple.

J’ai donc réussi à me procurer un MacBook Air M1 (256 Go, 8 Go de RAM, l’entrée de gamme, simple, basique) ce vendredi 20 novembre (le jour de l’anniversaire de ma fille, joyeux anniversaire ma chérie ! Et non le MBA n’est pas pour toi…), merci la Fnac, vu qu’Apple a du mal à livrer en ce moment. Rentré à la maison, déballage du Mac, démarrage…

Une boite de MacBook Air équipé de processeur M1.

Ah oui, ça démarre vite. Vraiment vite. Mais plus encore, c’est la fluidité constante de la machine qui surprend. Et évidemment, pas de chaleur, pas de bruit.

Côté performances… ça dépote.

Pour le fun, je me suis amusé à réaliser un de mes tests favoris : lancer un lot d’applications à la chaine… genre toutes les apps des dossiers Applications et Utilitaire . Les apps se lancent à une vitesse impressionnante, mais surtout, la machine reste réactive ET silencieuse. Là où le même test sur un MacBook Air de 2019 déclenche les ventilateurs en quelques secondes. Impressionnant.

Puisque je parlais de fluidité, un petit test rapide. J’ai installé Office 2019 sur ce Mac, et j’ai lancé Excel. Comme on peut le voir, côté consommation de RAM, c’est pas vraiment ça :

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 via Rosetta.

Comme vous pouvez le constater, la consommation de RAM est très élevée, même avec un simple document Excel lancée. Rosetta 2 fonctionne très bien, mais semble gourmand en RAM : presque 1 Go direct. Ouch.

De même, côté fluidité de l’affichage, c’est pas encore ça sous Rosetta. Redimensionnez une page, et ça saccade pas mal. Mais attention : ça reste totalement, parfaitement utilisable, autant que sur un processeur Intel natif, voire meilleur ! Et rien que ça, c’est déjà très impressionnant. J’ai par exemple lancé Pixelmator sur le MacBook Air, et je me suis seulement posé la question après de savoir si j’avais une version native… et en fait, non (en fait seul Pixelmator Pro aura une version native, à priori… enfin, en dispose déjà).

Mais quand on installe la version native M1 (encore en beta) d’Excel & co, les comportements changent radicalement. La consommation de RAM devient totalement délirante : au lancement, Excel ne consomme plus que 200 Mo de RAM, voire moins (là il est à près de 110 Mo…), le système semblant beaucoup plus rapide à allouer la RAM aux apps, ou également à la récupérer.

Capture d'écran du logiciel Moniteur d'activité sur macOS avec Excel sur processeur M1 en version native.

Ces différences de comportement sur la consommation de RAM sont très intéressantes et très enthousiasmantes, et permettent de se poser la question de la pertinence de prendre des machines avec plus de mémoire vive. Pour 95% des utilisateurs, 8 Go devraient être suffisants pour les années à venir. Si vous avez cependant des doutes, prenez 16 Go, mais dites-vous juste que ça devrait être quand même OK avec 8 Go pour la plupart des cas.

Mais là encore, ce qui étonne toujours, c’est la réactivité de l’application qui impressionne, là où Excel pouvait rester lourdingue même avec un Mac récent. Là, ça reste toujours ultra fluide. Utilisez Mission Control, même avec 40 fenêtres, et l’effet reste toujours fluide là où le MBA tire la langue.

Et l’autonomie ? Là aussi, ça reste très impressionnant puisque j’utilise ce MBA depuis hier soir 21h30 environ, et je n’ai pas à chercher à le charger, et à 15 heures, il a encore 38% de batterie, alors que j’ai installé des logiciels, surfé, regardé des vidéos sur Twitch… En revanche, je pense qu’il a quand même perdu pas mal de batterie durant la nuit (environ 10% je dirais, après environ 10h de mise en veille). À vérifier. Mais dans tous les cas, je trouve la consommation très raisonnable, surtout vu les performances derrière.

Et ce n’est que le début

Je complèterai mes impressions durant les prochains jours, mais pour le moment, je suis totalement bluffé par les performances de ces nouveaux Mac, leur autonomie, et ceci même s’il s’agit finalement des mêmes machines extérieurement parlant. Et à moins de disposer d’apps très spécialisées pour lesquelles Rosetta pourrait poser problème , je vous invite à considérer sérieusement l’option M1 si vous envisagez de changer de Mac. Certes, peut-être que les premiers mois seront un peu rock’n’roll, le temps que les apps M1 débarquent en masse.

Et puis, reste évidemment les problèmes liés à l’absence de compatibilité Windows. Peut-être rédhibitoire pour certains, pas tellement pour la majorité. Là aussi, si vous devez utiliser des VM en masse, les Mac Intel restent la solution à privilégier.

Je tâcherai de revenir prochainement sur des points un peu plus techniques sur ces nouvelles machines. Mais aujourd’hui, je ne peux qu’applaudir Apple d’avoir osé faire ce pas très audacieux vers des Mac intégralement basés sur son propre silicium. Si la première génération de processeurs M1 dédiés aux Mac donne des performances aussi décoiffantes (corroborées par l’ensemble des tests que j’ai pu lire), je ne peux qu’être impatient de voir ce que ça donnera pour les futures machines professionnelles.

Comment bloquer l’installation de macOS Big Sur

Ça y est, macOS Big Sur est enfin disponible depuis jeudi 12 novembre ! Et du coup, en tant qu’administrateur système, vous êtes extrêmement pressé de voir tout votre parc adopter la nouvelle version…

Attendez, non, c’est pas ça ! Vous n’avez plutôt pas trop envie que vos utilisateurs basculent sur cette nouvelle version de macOS, parce que ça risque de vouloir dire incompatibilités en tout genre.

Faire le point sur les incompatibilités

Il faut d’abord regarder où se trouvent les éventuelles incompatibilités logicielles. En particulier :

  • Les applications encore 32-bit. Tout comme pour Catalina, celles-ci ne feront pas le saut vers macOS Big Sur.
  • Les applications reposant sur des extensions de noyau (les fameux kext). Même si macOS Big Sur ne les abat pas encore totalement (pour certaines, un redémarrage peut suffire), ces dernières n’ont pas vocation à rester et peuvent poser problème. Il faut pour certaines extensions de noyau déployer un profil pour les valider, et il faut redémarrer le poste… Pas idéal. Si l’éditeur d’un logiciel utilisant des extensions de noyau vous annonce qu’il n’est pas encore compatible pour macOS Big Sur, et qu’il ne sait pas quand ça arrivera… Il est peut-être temps de changer de crémerie.
  • Vérifiez aussi la compatibilité de vos matériels avec macOS Big Sur, en particulier vos imprimantes, traceurs… Si certains constructeurs assurent un bon suivi dans le temps, ce n’est pas toujours le cas. Donc, méfiance.
  • Certaines apps web, si vous utilisez Safari. Même si ça semble peu probable, mais si cela vous arrive, il faudra peut-être changer de navigateur.
  • Historiquement, on sait que les versions point zéro de macOS peuvent contenir des bugs parfois réhdibitoires voire critiques. Du coup, attendre la version 11.0.2 est sûrement un choix raisonnable. Et j’ai bien écrit 11.0.2 et non pas 11.0.1 puisque la version finale de macOS cette année est la 11.0.1, et non pas la 11.0 comme la tradition le veut. Bref, attendre quelques semaines n’est pas totalement déconnant.

Je ne veux pas que mes utilisateurs passent sur Big Sur, je fais quoi ?

À une époque où le modern management des ordinateurs devient une idée de plus en plus courante (accès administrateur autorisé à l’utilisateur, sous supervision du système informatique) , il est important de communiquer sur les raisons du blocage. Certains utilisateurs souhaiteront avoir accès dès que possible au dernier macOS, d’autres n’y verront aucun intérêt, mais c’est l’administrateur du parc qui doit assurer la continuité de service. Donc, si vous pouvez bloquer… bloquez.

Pour cela, il existe différentes méthodes.

Déployer un profil de configuration pour retarder les mises à jour via MDM

Si vos Mac sont intégrés dans un MDM (si ce n’est pas le cas aujourd’hui, c’est mal) ou un outil de déploiement de profil comme Munki, vous pouvez déployer un profil masquant les mises à jour pour une certaine durée. Pour cela, utilisez la clé enforcedSoftwareUpdate du payload Restrictions.

Vous pouvez créer ce profil à la main, avec un outil comme ProfileCreator ou configurer directement le réglage dans votre MDM s’il supporte ce payload, par exemple ici dans Jamf Pro :

Attention à bien choisir de retarder les mises à jour de logiciels. Il faudra macOS 10.13.4 minimum pour déployer ce profil.

Le défaut de cette méthode est qu’elle masque toutes les mises à jour, y compris d’éventuelles nouvelles mises à jour de sécurité pour l’OS actuel.

Utiliser une règle de restriction pour empêcher le lancement de l’app d’installation de macOS Big Sur

Quid des utilisateurs qui copient le logiciel d’installation de macOS Big Sur depuis un autre poste pour le lancer ? Dans ce cas, il peut être intéressant de bloquer complètement l’app d’installation de macOS Big Sur pour empêcher toute installation. Sur Jamf Pro, il suffit de bloquer le processus Install macOS Big Sur pour empêcher son lancement.

Déployer un package pour bloquer complètement macOS Big Sur

Une autre solution consiste à installer un package qui bloquera l’installation de macOS Big Sur : BigSurBlocker. Installez le package via votre outil de gestion habituel, et hop, l’utilisateur aura le droit à un petit message pour lui dire que non, nope, c’est pas pour tout de suite. La page liste également une méthode pour désinstaller BigSurBlocker proprement via un script.

Bloquer l’affichage de la mise à jour

Un point agaçant : quelque soit la solution utilisée, la mise à jour macOS Big Sur continuera d’apparaître dans la préférence Système Mise à jour de logiciels. Pour la masquer définitivement, utilisez la commande suivante (en root) :

softwareupdate --ignore "macOS Big Sur"

Cependant, cette commande ne sera efficace que si votre Mac est intégré dans un MDM. Si ce n’est pas le cas, elle ne fera absolument rien. Si votre Mac fonctionne sous mac OS Catalina, elle ne devrait être fonctionnelle que pour macOS 10.15.6 avec les dernières mises à jour de sécurité (Apple ayant apporté quelques changements pénibles sur les versions précédentes de la commande softwareupdate).

Si vous souhaitez à nouveau faire apparaître la mise à jour, envoyez la commande :

softwareupdate --reset-ignored

Comment refaire partir un MacBook Pro 2011 dont la carte vidéo ATI a grillé

Une fois n’est pas coutume, je laisse pour une fois le blog à mon ami Yann Jacob, spécialiste émérite des ordinateurs portables Apple, qui va vous expliquer comment faire pour sauver votre ancestral MacBook Pro 2011 affecté par le problème bien pénible de la carte graphique ATI grillée.Yann, c’est à toi !

Mbp 2011

ATTENTION : cette méthode désactive la sortie vidéo externe (merci @dandumontP).

Le pitch

Suite à la demande d’un ami dans la panade, je me suis (enfin) retrouvé avec dans les mains l’un de ces MacBook Pro de 2011 dont le contrôleur graphique Radeon X3000 a un problème de vidéo, dû à la fiabilité de ses soudures de placement, et qui nécessiterait un rebillage de ce composant de type BGA, ou son remplacement.

 

L’histoire

Ce type de composant a à plusieurs reprises posé des problèmes chez ATI/AMD, que ce soit sur des Mac (iBook vers 2005) mais aussi sur des PC Windows utilisant le même chip graphique. Nvidia a également eu à une époque des problèmes similaires sur d’autres types d’ordinateurs…

 

Le fait pour un portable d’être transporté rudement, ou de surchauffer (surtout si les pieds sous le boitier manquent ou que les radiateurs internes sont pleins de poussières) sont des critères aggravants qui peuvent précipiter la panne.

 

Les symptômes de cette panne sont variables: soit une trame de fond irrégulière, soit des lignes verticales de couleur répétées, soit un fond blanc ou noir, mais ils se soldent tous par l’absence de tout affichage video mac lors du démarrage en mode graphique. Mais tant que le Mac est en mode texte le problème n’apparaît pas (démarrage en mode verbeux avec Cmd v, mode single user avec Cmd s).

 

La réparation?

Mais ce type de réparation matérielle n’est pas à la portée d’un amateur sans du matériel bien spécifique (flux liquide et d’air chaud avec une buse à la bonne température, composant AMD de remplacement ou stencils pour son rebillage, soudure en pâte, capteurs thermiques, caméra video de placement, chauffage programmable de la carte, sequence de température de soudure… et un bon savoir-faire !). Il n’est donc disponible que chez très peu de spécialistes, et donc à un prix élevé en rapport avec leur experience et investissement matériel (ex http://macpc.fr)…

 

Les méthodes empiriques de ressoudage par chauffage du composant ou de la carte disponibles sur internet (utilisation d’une bougie, ou d’un four pour espérer rétablir les soudures du composant sur la carte mère) tiennent plutôt de la loterie, et requièrent donc beaucoup de chance pour réussir…

 

Il y aurait bien sûr la possibilité de remplacer la carte mère chez Apple, mais après neuf ans elle n’y est plus disponible, et ici encore le coût aurait été prohibitif…

 

 

Non, plutôt le contournement sans frais !

Pourtant tout ne serait pas perdu !Car cette architecture de portable Apple contient aussi un autre processeur vidéo Intel intégré, bien moins puissant mais bien plus économe en batterie.

 

Après des recherches sur le net, je me suis donc penché sur la méthode la plus simple pour désactiver le contrôleur vidéo Radeon (activé par défaut au démarrage)… en changeant déjà les réglages de démarrage par défaut (écrits dans la mémoire sauvegardée NVRAM), mais aussi pour déplacer l’extension Radeon (qui active le composant fautif s’il est présent) dans un dossier inactif.

 

Il est aussi possible d’utiliser une clé usb pour bosser sur un ArchLinux externe, mais j’ai préféré la solution du mode de démarrage en Single User ne le nécessitant pas.

Voici donc dans l’ordre les commandes que j’ai utilisé. Il serait d’ailleurs possible d’en faire un script Shell lancé au démarrage pour automatiser son action en cas de reset NVRAM, ou mise à jour système comportant la mise à jour des drivers Radeon. Certains le vendent d’ailleurs sur le net !

 

 

Faire un Reset du gestionnaire d’énergie (SMC)

Faire la séquence de touches Shift + Ctrl + Option + Power

 

Faire un Reset de la mémoire sauvegardée (NVRAM)

Faire la séquence de quatre touches Command + Option + p + r  jusqu’a entendre le son de redémarrage une ou deux fois

 

Forcer l’extinction de l’ordinateur (en gardant la touche de mise en marche enfoncée quelques secondes)

 

Demarrer l’ordinateur en mode Single User de la partition de recovery et obtenir le Shell (root#)

Démarrer en pressant les touches Command + s   (voire Command + r + s pour High Sierra)

 

Désactiver si besoin la protection contre les modifications système (SIP) si elle est active

Pour savoir son état taper d’abord

csrutil status

 

s’il répond qu’elle est « enabled », alors taper

csrutil disable

 

Forcer le démarrage sur le contrôleur video intégré Intel par défaut, et ainsi désactiver l’usage du contrôleur video discret (la Radeon) au démarrage, en tapant cette commande de configuration de la mémoire sauvegardée NVRAM…

nvram fa4ce28d-b62f-4c99-9cc3-6815686e30f9:gpu-power-prefs=%01%00%00%00

Activer l’affichage des infos au démarrage, et à l’extinction (c’est juste pour mieux voir ce qui se passe) en tapant

nvram boot-args="-v"

 

Note: une fois la machine fonctionnelle on pourra si l’on veut le désactiver, en tapant plutôt

nvram boot-args=""

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Demarrer l’ordi en mode Single User

Démarrer en pressant les touches Command + s

 

Monter la partition du disque en lecture/écriture en tapant

/sbin/mount -uw /

 

Creer un dossier extensions-off (pour désactiver et y sauvegarder ensuite l’extension de la Radeon), en tapant

mkdir -p /System/Library/Extensions-off

 

Deplacer l’extension de la Radeon nommée AMDRadeonX3000.kext, du dossier extensions au dossier extensions-off en tapant

mv /System/Library/Extensions/AMDRadeonX3000.kext  /System/Library/Extensions-off/

 

Informer le système de la modification de la liste des extensions actives, pour qu’il en mette à jour le cache, en tapant

touch /System/Library/Extensions/

 

Rebooter le Mac en tapant

reboot

 

Normalement il devrait redémarrer et rester sur le contrôleur video intégré Intel HD3000, et si l’on installe l’utilitaire gfxCardStatus on devrait donc voir dans la barre des menus l’icône i comme intégré (dGPU off et iGPU on); pour la gestion de la température, il risque encore de ventiler à tort (il y a des utilitaires comme smcfancontrol qui permettent d’anticiper un peu avec des réglages différents). Certains logiciels de jeu ou de traitement graphiques risquent de ramer avec le contrôleur video Intel, et la machine de chauffer, mais il marchera quand même assez bien pour le commun des applications avec le contrôleur Intel HD3000 intégré.

 

Bonne nouvelle vie donc à ce MacBook Pro, et aux autres que cette documentation pourra aider… et bises à Mélanie et Guillaume (puisqu’on ne peut plus le faire en vrai)!

 

Yann

 

 

Oublier un package d’installation pour pouvoir le réinstaller

Problème curieux rencontré il y a quelques jours : impossible de réinstaller un package sur le poste d’un client. Sur les autres postes, aucun souci, mais pas sur le sien. Il s’agissait d’un package Cisco AnyConnect customisé pour installer uniquement la partie VPN. Quand on veut le réinstaller via le Self Service de Jamf, l’installation semble se passer… mais rien n’apparaît sur le Mac. Idem si on essaye avec la commande installer. Et quand on veut l’installer par l’interface graphique… rien à faire, car le logiciel d’installation bloque au moment de choisir les options disponibles pour l’installation.

Solution :

  • Lancer le Terminal ;
  • Taper :
pkgutil --pkgs

Ce qui vous donnera déjà le Package ID de tous les packages installés. Dans cette liste, cherchez le package qui correspond au logiciel installé. Dans mon cas, c’était com.cisco.AnyConnect.

  • Tapez maintenant :
sudo pkgutil --forget Package ID

En remplaçant le Package ID par celui trouvé précédemment, donc par exemple :

sudo pkgutil --forget com.cisco.AnyConnect

Tapez votre mot de passe d’administrateur, et validez. La présence du package est désormais oubliée par le système, et le package devrait être installé correctement.

Comment restaurer BridgeOS sur un Mac T2 ?

J’ai rencontré il y a quelques mois un problème sur un MacBook Air 2018, qui d’un seul coup redémarrait dès qu’il avait affaire à un élément d’interface lié à Touch ID (l’Assistant réglages, préférence système…). Systématique, avec une erreur liée à BridgeOS, la partie qui gère la Touch Bar et la sécurité Touch ID du Mac. Réinstallation de système, pareil, formatage du disque, idem, j’y ai passé pas mal de temps. À la fin, j’ai quand même découvert qu’il était possible d’utiliser la procédure DFU… comme sur iOS, pour restaurer BridgeOS sur le Mac, à l’aide d’Apple Configurator (je connaissais déjà la procédure avec l’iMac Pro, mais je n’avais pas vu qu’Apple avait mis à jour la documentation pour les Mac plus récents).

Cet article du site Mr Macintosh récapitule en anglais toutes les informations liées à la restauration de BridgeOS, et en particulier comment mettre le Mac en mode DFU. Et croyez-moi, c’est bien moins facile qu’il y paraît, entre le bon modèle de câble à utiliser et le timing qui est moins évident que ce qu’Apple indique… 

Et pour mon MacBook Air ? J’ai réussi à le passer en DFU et à restaurer BridgeOS… Et ça n’a rien changé. Zou, retour atelier, non mais !

(PS : merci à Darkomen pour le rappel ^^)

Utiliser les anciennes versions des apps Adobe sur un Mac récent

Souci récemment chez un client : après migration vers macOS 10.14, les apps Adobe de la Creative Suite 3 ou 4 râlent au lancement car il manque un moteur Java (le fameux JRE). Et en installant le vieux JRE Apple, ben ça ne marche pas mieux (et côté sécurité, on repassera). 

AdobeJava

 

Alors je sais : on parle d’apps très vieilles, qui ne passeront de toute façon pas sous macOS 10.15 parce qu’elles sont 32-bit, mais :

  1. On n’a pas tous besoin de la dernière version en date de Photoshop ;
  2. Les abonnements pour faire des retouches super light dans Photoshop, ça picote toujours un peu ;
  3. Oui, y’a Pixelmator ou Affinity Photos qui sont très bien, mais c’est pas la question, merci bien hein (et il faut s’adapter un peu à l’interface, même si elles sont très bien) ;
  4. Et la beauté du sport, bordel ?

Donc solution (trouvée par ici, je ne suis que le messager, et j’ai juste adapté un peu) :

  • Installer une version du JRE compatible. On va éviter les versions Oracle (désormais payantes dans le cadre d’un usage commercial), et on va essayer par exemple, Amazon Java Corretto. Téléchargez et installez la version JDK (elle inclut le JRE).
  • Avez l’éditeur de texte de votre choix, en root, ouvrez le fichier /Library/Java/JavaVirtualMachines/amazon-corretto-8.jdk/Contents/Info.plist
  • Cherchez la chaine de caractères suivants :

    <string>CommandLine</string>

    Et remplacez-la par : 

    <string>JNI</string>
    <string>BundledApp</string>
    <string>CommandLine</string>

    (Et oui, ça revient bien à rajouter deux lignes au dessus de la ligne <string>CommandLine</string>

  • Enregistrez le fichier (rappel : vous devez être admin, donc sudo obligatoire en ligne de commande).
  • Lancez Photoshop.
  • Enjoy.

Attention : vous devrez sûrement refaire la manipulation à chaque mise à jour de votre version de Java ! Est-ce que le jeu en vaut la chandelle, à vous de voir…

Command-iT 2019 : toutes les conférences sont en ligne !

JLogo Command iTe n’avais pas pris le temps de l’annoncer officiellement, mais toutes les conférences de Command-iT 2019 sont visibles en ligne sur la chaine YouTube de Command-iT !

Encore merci à tous les intervenants d’avoir joué le jeu en donnant de leur personne pour aborder tous ces sujets variés et passionnants, avec parfois des points de vue très marqués ^^

De mon côté, j’ai pris plaisir à animer ma conférence sur le DEP (enfin, Apple Business) ainsi que le workshop sur les packages (une première pour moi). Encore merci à tous les participants pour leurs commentaires, leur enthousiasme, et tous les échanges qui ont enrichi ces deux journées. 

Et si vous souhaitez voir un peu les coulisses de Command-iT, n’hésitez pas à regarder l’émission spéciale d’iWeek consacrée à Command-iT, avec Benjamin Vincent et une bonne partie de l’équipe habituelle ! Merci à Ouatch.tv de nous avoir suivis !

Quand à nous (enfin, les équipes de Gete.Net Consulting et Maxerviciz), nous prenons un peu de repos avant de préparer la troisième édition l’année prochaine… Car oui, Command-iT reviendra en 2020 !


Transférer un fichier avec AirDrop via Glisser-déposer

Il y a quelques jours, j’ai fait une manipulation avec AirDrop qui a fait s’écarquiller en grand les yeux de mon Lolo préféré. Si lui ne

connaissait pas cette astuce, alors autant dire que vous êtes nombreux à ne pas la connaître. Il faut dire qu’elle n’a rien d’évident.

Quand vous transférez un fichier avec AirDrop, si l’utilisateur cible a la fenêtre AirDrop ouverte (celle qui s’affiche via le menu Aller > AirDrop, ou via la barre latérale), un petit pop-up surgit pour vous inviter à accepter le téléchargement. Là, trois possibilités :

AirDrop Fenetre Standard

Mais le truc qui n’est pas visible du tout, c’est que vous pouvez glisser l’icône de l’élément qui s’affiche dans le pop-up pour le placer sur le Bureau ou dans le dossier de votre choix, ce qui revient d’ailleurs à accepter le téléchargement (forcément).

C’est plus facile à comprendre en vidéo :

Notez que l’application-cible doit être le Finder. Forcément, vu que le document n’existe pas encore sur votre Mac.

Ça paraît idiot, mais dès qu’on a pris goût à cette astuce, difficile de revenir en arrière… Et l’astuce fonctionne depuis pas mal de temps (je dirais au moins OS X 10.9).

Faut-il déployer Microsoft Office via le Mac App Store ?

Depuis quelques semaines, Office 2019 est disponible sur le Mac App Store, Un mouvement très attendu de la part de Microsoft, et qui pourrait faciliter le déploiement de la suite en entreprise.

Office Mac App Store

Ou la compliquer. C’est assez délicat en fait.

One Office to rule them all (not)

Il faut bien comprendre que la version proposée est en réalité Office 365, la version en abonnement de Microsoft Office. Donc, si vous déployez cette version  d’Office mais que vous n’avez pas d’abonnement Office 365, les applications servent juste de liseuse de documents Office. Bon, c’est mieux que rien, mais pas forcément folichon. Il vous en coûtera de 68,99€ à 124,99€ par an selon la formule choisie. Pour ce prix, vous aurez le bonheur de pouvoir utiliser les apps Office, de bénéficier d’une adresse e-mail via Exchange, de plein de stockage OneDrive et autres joyeusetés. Si à la fin vous en avez marre, hop, vous arrêtez de payer et vous n’avez plus rien. Snif.

Le truc, c’est que si vous n’aimez pas vous abonner à vos logiciels, vous pouvez toujours utiliser les apps Office. En effet, Microsoft vend toujours des licences en achat unique. C’est plus cher : 299€. ET vous ne pouvez installer l’application que sur UN seul poste. Alors que les abonnements Office 365 vous permettent d’installer plusieurs copies des apps dans votre famille. Notez aussi que chez Microsoft, une tablette 10,1″, par exemple, c’est un ordinateur, et pas une tablette. Oui, c’est TROP SIMPLE parfois chez eux.

Notons aussi (mais ça c’est pas la faute de Microsoft) que les applications Office sont devenus beaucoup plus lourdes sur le disque avec le temps : la faute à Apple, qui oblige à ce que toutes les apps du Mac App Store soient sandboxées.

Abonnement ou achat définitif ? L’épineux choix

La question est surtout : avez-vous envie de confier toutes vos données à une seule société et utiliser tous ses services de façon optimale ? Économiquement, basculer vers Office 365 peut être plus intéressant que d’utiliser des services séparés. C’est pouvoir utiliser aussi les applicationss en mode cloud, récupérer ses fichiers depuis OneDrive, bénéficier de la solidité d’Exchange… Ce n’est pas un choix déconnant. Office 365 dispose également de solides fonctionnalisés de travail en collaboration, et si vous êtes prêt à investir du temps, la bascule peut être un choix intéressant en supprimant les services redondants (plus besoin de Dropbox – même si ce dernier est meilleur techniquement que OneDrive, pas besoin d’avoir des comptes mails en plus, etc).

De plus, il est important de rappeler que Microsoft réserve certaines fonctionnalités à Office 365. Ainsi, pendant très longtemps, la fonction de d’envoi de mail différé était réservé à Office 365. Si vous aviez une licence perpétuelle d’Office 2016, impossible d’avoir accès à cette fonction ! En revanche, c’est désormais possible avec Office 2019. Mais là encore, dans les futures évolutions d’Office, il est probable que certaines fonctionnalités soient réservées à Office 365 et que les utilisateurs d’Office 2019 ne puissent que les regarder de loin avec un petite larmichette dans les yeux. La vie est dure.

Il est évident que sur le long terme, Microsoft gagne plus d’argent en louant ses licences plutôt qu’en les vendant plein pot. À vous de voir si vous avez surtout envie de gérer toute votre vie au sein de l’écosystème Microsoft ou non, et de tirer partir de 100% des fonctions des logiciels.

Une autre possibilité aussi : vous pouvez utiliser la suite iWork (Pages, Keynote, Numbers) et rester dans l’écosystème Apple, en important/exportant si nécessaire vos documents aux formats Office. C’est ce que je fais la plupart du temps, mais je conserve encore un abonnement Office (essentiellement pour raison de tests).

Bon, alors, on déploie via le Mac App Store ou pas ?

C’est vrai, ça ! On cause, on cause… mais on n’a toujours pas répondu à cette question. Vaut-il mieux déployer Office pour Mac via l’App Store, ou continuer de déployer via les packages classiques proposés par Microsoft ?

Là encore, la réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

Selon la taille et la structure de votre entreprise, mettre à jour Office (une mise à jour tous les mois désormais) peut être lourd… et long. C’est là où on constate une grosse différence entre l’App Store et le package classique : l’application Office sera plus lourde, et surtout, la mettre à jour implique de re-télécharger toute l’app. Enfin chaque app, ce qui peut avoir un impact significatif sur la bande passante disponible et le trafic Internet.

Il existe pourtant une parade : la mise en cache du contenu. Dans la préférence Système Partage, cliquez sur Mise en cache de contenu, et les mises à jour des apps seront stockées en local, dès qu’un des postes aura commencé à les télécharger. Les postes suivants les téléchargeront depuis ce Mac au lieu de se connecter à Internet (truc en option : cliquez sur le bouton Options avec la touche Option enfoncée pour accéder à plus de réglages).

Mise en cache de Contenu

Cependant, sachez que Microsoft propose aussi de télécharger les mises à jour sur un serveur web local avec Microsoft Auto Update. Cependant, la mise en œuvre est BEAUCOUP plus complexe que celle proposée par Apple. Cela peut être intéressant si vous souhaitez conserver un contrôle très précis sur les mises à jour Office déployées.  Et surtout, le système de Microsoft permet de déployer des versions d’Office en version intégrale, en plus des versions pour Office 365, là où l’App Store ne connaît que la version par abonnement.

Je dirais que si vous avez une petite structure, un Mac qui traine (ou un macOS Server à dégager), mettre en place la mise en cache de contenu est une bonne solution très simple à mettre en œuvre, tout en conservant la facilité de déploiement du Mac App Store et les bénéfices d’Office 365.

La page à connaître : macadmins.software

Dans tous les cas, si vous voulez récupérer les mises à jour de Microsoft Office et des autres apps Microsoft sur Mac, il y a une adresse et une seule à connaître : https://macadmins.software ! Cette page est non-officielle mais bien gérée par l’équipe des développeurs de Microsoft Office Mac. Vous y trouverez des dizaines d’astuces, les liens vers toutes les versions d’Office, des logiciels pour assurer le support technique

Et donc, plusieurs versions d’Office. Trop, sans doute. Déchiffrons un peu l’offre.

  • Office 365 : la dernière version d’Office 365. Abonnement obligatoire.
  • Office 365 Business Pro : la dernière version d’Office 365, avec en plus l’application Teams. Abonnement obligatoire.
Toutes les versions suivantes ne nécessitent PAS d’abonnement et sont en achat perpétuel :
  • Office 2019 Volume License Serializer : logiciel d’activation si vous disposez d’une licence Microsoft Office 2019 en volume. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer ce package..
  • Office 2019 Volume License : application d’installation, compatible avec le logiciel de déploiement du numéro de série. Pas d’abonnement obligatoire, mais il faut un accès à un portail spécifique pour récupérer le package de déploiement de la licence Office 2019.
  • Office 2019 Home & Student Retail : Office 2019 pour la maison et pour les étudiants.
  • Office 2016 Volume License Serializer : logiciel d’activation, pour Office 2016 cette fois-ci. Et il vous faudra…
  • Office 2016 Volume License : … cette version d’Office 2016 pour pouvoir déployer cette version proprement.
  • Office 2016 Home & Student Retail : Office 2016 pour la maison et pour les étudiants, désormais plus vendu (remplacé par Office 2019).

En résumé : si vous devez déployer Office 365, déployez le premier ou deuxième package… ou passez par le Mac App Store.

En conclusion

J’ai failli juste écrire « comme d’hab avec Microsoft, côté licences, c’est le bordel », et finalement ça n’aurait pas été si injustifié que ça. Il faut juste penser à déployer la version d’Office qui convient à votre licence, et à choisir la licence en fonction de vos besoins réels. Si vous êtes prêts à investir dans l’environnement Microsoft, foncez sur Office 365, c’est une offre de plus en plus riche et ambitieuse, et vous serez sûr de bénéficier toujours des nouvelles fonctionnalités. SI vous préférez des licences classiques et que vous pensez ne pas être frustré par les différences fonctionnelles avec Office 365, restez sur une licence classique et ne vous prenez pas la tête.

(Et si vous avez vraiment du mal, contactez Gete.Net Consulting, on fournit aussi des services de déploiement d’apps pour les parcs d’entreprise).

Et j’en profite quand même pour applaudir Microsoft qui fait vraiment du bon boulot sur la partie déploiement et gestion d’Office pour les administrateurs Mac. Le chemin parcouru est spectaculaire, les équipes sont super à l’écoute sur le channel Microsoft-Office sur Slack, de nombreux outils et formations en ligne ont été fournis… Très, très appréciable. Si Apple pouvait toujours en faire autant…