Installer Windows 10 avec Boot Camp sur macOS 10.13

Pour diverses raisons, j’ai décidé de réinstaller macOS et Windows sur mon Mac Pro 2013 il y a quelques jours. Et comme j’avais pas trop envie de casser certains outils que j’utilise, j’ai décidé de rester sur macOS 10.13 High Sierra (en partie parce que j’utilise une vieille version de GarageBand pour monter mes podcasts, comme Plombiers et Champignons).

Après réinstallation de macOS 10.13, j’ai donc tenté de réinstaller Windows 10.

Spoiler alert : ça n’a pas été fun.

Sur ce modèle de Mac (et pour d’autres d’ailleurs), il faut savoir que l’installation se fait en deux étapes :

  • Choisir la taille de la partition Windows ;
  • Télécharger les pilotes Boot Camp.

Mais après le téléchargement, j’ai eu droit à ce charmant message :

Échec de l’installation de Boot Camp. Une erreur s’est produite lors de la copie des fichiers d’installation de Windows.

BootCamp Erreur

Après plusieurs tentatives infructueuses, j’ai trouvé la solution sur cette vidéo. En résumé, le problème vient d’un détail idiot : le logiciel d’installation de Windows 10 contient un fichier qui pèse plus de 4 Go. Or, la partition temporaire OSXRESERVED créée par Boot Camp pour installer Windows est formatée en FAT-32… qui ne supporte pas de fichier de plus de 4 Go. Ballot.

La solution :

  1. Avec Utilitaire de disque, reformatez la partition OSXRESERVED au format ExFAT. Ce format est rapide et gère très bien les fichiers de plus de 4 Go.
  2. Ouvrez le fichier ISO de Windows 10, et copiez son contenu dans la partition OSXRESERVED.
  3. Relancez l’Assistant Boot Camp.
  4. Dans le menu Actions, cliquez sur Télécharger le logiciel de prise en charge de Windows.
  5. Copiez les fichiers téléchargés du logiciel de Boot Camp…

Sauf que là… ça coince à nouveau. La taille des fichiers Windows 10 + fichiers Boot Camp est trop importante pour la partition de 8 Go ! À 200 Mo près.

Solution dans la solution : dégager les fichiers d’installation des pilotes nVidia, vu que de toute façon ce Mac n’a qu’une carte AMD (enfin deux, pour ce modèle).

  1. Ouvrez le dossier WindowsSupport tout juste téléchargé ;
  2. Copiez les fichiers $WinPEDriver$ et AutoUnattend.xml
  3. Créez un dossier BootCamp.
  4. Copiez les fichiers Setup.exe et BootCamp.xml du dossier WindowsSupport.
  5. Créez un dossier Drivers.
  6. Copiez dans ce dossier tous les dossiers du dossier Drivers dans WindowsSupport SAUF le dossier nVidia.
  7. Ouvrez le fichier BootCamp.xml avec un éditeur de texte.
  8. Supprimez tous les paragraphes (tout ce qui se trouve entre les balises <name>…</name>) qui comprennent le mot nVidia. Par exemple, si vous trouvez :
<Name>NVIDIA System Driver
 <InfName>nvsmbus.inf</InfName>
 <Class> System</Class>
 <ClassGUID> {4D36E97D-E325-11CE-BFC1-08002BE10318}</ClassGUID>
 <CatalogFile> nvsmb.cat</CatalogFile>
 <Provider>NVIDIA</Provider>
 <DriverVer> 03/22/2010, 4.7.9</DriverVer>
 <ServiceBinary></ServiceBinary>
 <HardwareID></HardwareID>
 <isX64>no</isX64>
 </Name>

Supprimez tout ce paragraphe.

Enregistrez le fichier, et redémarrez sur l’installation de Windows en enfonçant la touche Option au démarrage et en choisissant la partition d’installation Windows.

Pfiouuuuuuu ! Tout ça pour ça.

Quand Dropbox rame vraiment, vraiment trop

J’ai constaté depuis quelques semaines que Dropbox sur mon Mac consommait toujours 100% d’un CPU, même sans rien faire. Ce qui est assez irritant : nos ordis chauffent déjà assez sans se taper en plus d’avoir un processeur occupé par un logiciel qui ne fout rien.

Après avoir essayé un paquet de solutions tirées de cet article de Dropbox, j’ai constaté que les lenteurs étaient aussi dans l’interface même de Dropbox : cliquer par exemple sur l’icône Dropbox ne faisait apparaitre le menu qu’après un petit délai, et l’ouverture des préférences était affreusement lente, en particulier l’accès aux notifications. Décocher une case de cet onglet pouvait prendre entre cinq et dix secondes ! Pas normal du tout…

Je me suis bien pris le chou, mais j’ai finalement trouvé. Le problème a été résolu en cliquant dans les préférences de Dropbox sur l’onglet Réseau puis sur Bande passante, et là, j’ai basculé l’option Limiter automatiquement à Ne pas limiter

Miracle : d’un seul coup, l’interface est devenue hyper rapide, les synchronisations se sont accélérées, et la charge CPU est passée à seulement quelques pour-cents ! Et même quand on ajoute ou supprime un fichier, la synchronisation ne met plus le processeur à genoux.

Je ne dis pas que c’est une solution ultime, mais dans le doute, vous pouvez toujours tenter…

Dropbox réglage de réseau

L’iPad, dix ans plus tard

Apple iPad Pro 2018

J’avoue : je n’ai pas une super bonne relation avec l’iPad.

Ma vie avec Apple a commencé avec le Mac, il y a presque vingt-six ans. J’ai déjà raconté cette histoire, je ne reviens plus dessus. Mais j’ai du coup une relation particulière avec le Mac, car c’est l’outil qui m’a fait vivre, qui m’a passionné depuis tout ce temps, qui m’a fait rencontrer ma merveilleuse épouse, des amis inséparables, et qui a radicalement changé ma vie.

Quand Apple a présenté l’iPad il y a 10 ans, j’étais très enthousiaste. J’avais commandé un iPad peu de temps après sa sortie aux US, et j’avais même écrit un petit bouquin sur sa prise en main. Mais si l’iPad a été adopté par beaucoup d’utilisateurs débutants, des entreprises, des écoliers ou étudiants… j’ai parfois l’impression qu’il s’est un peu perdu en chemin. Son interface, qui aurait du devenir un étalon en termes d’intuitivité, a rendu compliquées des tâches qui paraissaient simplismes auparavant, les gestes multitouch difficiles à découvrir n’ont finalement pas simplifié son utilisation. Je me suis pris récemment la tête pour mettre deux apps côte à côte sur mon iPad. Ce n’est pas vraiment un souci que j’ai eu sur mon Mac depuis mes débuts, et je ne m’estime pas non plus totalement débutant en informatique… Le multitâche de l’iPad est terriblement mal foutu, comme l’explique très bien John Gruber, et il y a plein de choses qui sont trop compliquées à faire, dix ans après son lancement. Dix ans après, on se pose encore la question de savoir si on peut travailler avec l’iPad. Et pourtant, quel potentiel ! Et il est vrai que si on utilise les bonnes apps, on peut faire beaucoup de choses avec l’iPad. Embrasser de nouveaux workflows pour améliorer l’ordinaire. Pourquoi pas ?

Personnellement, je n’ai jamais embrassé à 100% l’iPad, car pour y arriver, il faut lui ajouter un clavier. Ce que je me refuse à faire. Si j’ai besoin d’un clavier, mon MacBook Pro est là. Et j’écris très mal, donc impossible pour moi d’utiliser efficacement l’iPad Pencil. En revanche, quand je suis en congés, l’iPad constitue un moyen agréable de couper les ponts… mais pas trop. Je l’utilise plutôt comme outil de consommation de media (c’est un lecteur de comics et de vidéos extraordinaire). Et sa 4G permanente… J’adorerais qu’Apple intègre la 4G dans la gamme MacBook Pro, car aujourd’hui j’utilise plus souvent mon iPad comme borne 4G… que comme iPad. C’est quand même dommage.

Pour le moment, la voie d’une nouvelle informatique simplifiée, rêvée par Apple, n’est, pour moi, pas vraiment là. Et j’insiste : pour moi. Si au contraire, vous êtes ravi de n’avoir plus que votre iPad sous le bras, je suis très heureux pour vous. Pour le moment, j’ai l’impression qu il me frustre toujours plus qu’il ne m’apporte de la joie1.

J’espère quand même qu’il ne faudra pas dix ans de plus à l’iPad pour vivre son plein potentiel.

Et au pire, il me restera toujours le Mac.

Enfin, j’espère.

  1. Non, Marie Kondo, je ne vais pas pour autant le jeter, calme-toi.

Corriger le problème de connexion aux réseaux Wi-Fi avec portail captif sous de macOS Catalina 10.15

Souci très agaçant avec macOS Catalina : il est la plupart du temps impossible de se connecter à un réseau Wi-fi si celui-ci affiche une page via un portail captif. Normalement, une application est sensée se lancer quand vous vous connectez à ce type de réseau (comme les hotspots chez McDo ou Free). Sauf que là, l’app ne se lance pas. Un certain Chris a trouvé une solution, en générant un fichier LaunchAgent qui va vérifier l’état des connexion Wi-Fi.

Pour vous simplifier un peu la vie, je vous livre un petit package à déployer sur vos postes en 10.15 / 10.15.1. Le package est signé mais non notarié, il faut donc l’installer en faisant un clic droit > Ouvrir (sauf si vous l’installez via un MDM par exemple). Et revenez sur cette page une fois que macOS 10.15.2 sera sorti : il faudra en effet un autre package pour déinstaller celui-ci (mais ça ne sera pas trop compliqué à faire). MISE À JOUR : ah ben voilà, le package de désinstallation est dispo en dessous.

Télécharger le package Catalina Captive Portal Fix (17 Ko)

Télécharger le package de désinstallation (16 Ko)

Oublier un package d’installation pour pouvoir le réinstaller

Problème curieux rencontré il y a quelques jours : impossible de réinstaller un package sur le poste d’un client. Sur les autres postes, aucun souci, mais pas sur le sien. Il s’agissait d’un package Cisco AnyConnect customisé pour installer uniquement la partie VPN. Quand on veut le réinstaller via le Self Service de Jamf, l’installation semble se passer… mais rien n’apparaît sur le Mac. Idem si on essaye avec la commande installer. Et quand on veut l’installer par l’interface graphique… rien à faire, car le logiciel d’installation bloque au moment de choisir les options disponibles pour l’installation.

Solution :

  • Lancer le Terminal ;
  • Taper :
pkgutil --pkgs

Ce qui vous donnera déjà le Package ID de tous les packages installés. Dans cette liste, cherchez le package qui correspond au logiciel installé. Dans mon cas, c’était com.cisco.AnyConnect.

  • Tapez maintenant :
sudo pkgutil --forget Package ID

En remplaçant le Package ID par celui trouvé précédemment, donc par exemple :

sudo pkgutil --forget com.cisco.AnyConnect

Tapez votre mot de passe d’administrateur, et validez. La présence du package est désormais oubliée par le système, et le package devrait être installé correctement.

Comment restaurer BridgeOS sur un Mac T2 ?

J’ai rencontré il y a quelques mois un problème sur un MacBook Air 2018, qui d’un seul coup redémarrait dès qu’il avait affaire à un élément d’interface lié à Touch ID (l’Assistant réglages, préférence système…). Systématique, avec une erreur liée à BridgeOS, la partie qui gère la Touch Bar et la sécurité Touch ID du Mac. Réinstallation de système, pareil, formatage du disque, idem, j’y ai passé pas mal de temps. À la fin, j’ai quand même découvert qu’il était possible d’utiliser la procédure DFU… comme sur iOS, pour restaurer BridgeOS sur le Mac, à l’aide d’Apple Configurator (je connaissais déjà la procédure avec l’iMac Pro, mais je n’avais pas vu qu’Apple avait mis à jour la documentation pour les Mac plus récents).

Cet article du site Mr Macintosh récapitule en anglais toutes les informations liées à la restauration de BridgeOS, et en particulier comment mettre le Mac en mode DFU. Et croyez-moi, c’est bien moins facile qu’il y paraît, entre le bon modèle de câble à utiliser et le timing qui est moins évident que ce qu’Apple indique… 

Et pour mon MacBook Air ? J’ai réussi à le passer en DFU et à restaurer BridgeOS… Et ça n’a rien changé. Zou, retour atelier, non mais !

(PS : merci à Darkomen pour le rappel ^^)

Utiliser les anciennes versions des apps Adobe sur un Mac récent

Souci récemment chez un client : après migration vers macOS 10.14, les apps Adobe de la Creative Suite 3 ou 4 râlent au lancement car il manque un moteur Java (le fameux JRE). Et en installant le vieux JRE Apple, ben ça ne marche pas mieux (et côté sécurité, on repassera). 

AdobeJava

 

Alors je sais : on parle d’apps très vieilles, qui ne passeront de toute façon pas sous macOS 10.15 parce qu’elles sont 32-bit, mais :

  1. On n’a pas tous besoin de la dernière version en date de Photoshop ;
  2. Les abonnements pour faire des retouches super light dans Photoshop, ça picote toujours un peu ;
  3. Oui, y’a Pixelmator ou Affinity Photos qui sont très bien, mais c’est pas la question, merci bien hein (et il faut s’adapter un peu à l’interface, même si elles sont très bien) ;
  4. Et la beauté du sport, bordel ?

Donc solution (trouvée par ici, je ne suis que le messager, et j’ai juste adapté un peu) :

  • Installer une version du JRE compatible. On va éviter les versions Oracle (désormais payantes dans le cadre d’un usage commercial), et on va essayer par exemple, Amazon Java Corretto. Téléchargez et installez la version JDK (elle inclut le JRE).
  • Avez l’éditeur de texte de votre choix, en root, ouvrez le fichier /Library/Java/JavaVirtualMachines/amazon-corretto-8.jdk/Contents/Info.plist
  • Cherchez la chaine de caractères suivants :

    <string>CommandLine</string>

    Et remplacez-la par : 

    <string>JNI</string>
    <string>BundledApp</string>
    <string>CommandLine</string>

    (Et oui, ça revient bien à rajouter deux lignes au dessus de la ligne <string>CommandLine</string>

  • Enregistrez le fichier (rappel : vous devez être admin, donc sudo obligatoire en ligne de commande).
  • Lancez Photoshop.
  • Enjoy.

Attention : vous devrez sûrement refaire la manipulation à chaque mise à jour de votre version de Java ! Est-ce que le jeu en vaut la chandelle, à vous de voir…

Command-iT 2019 : toutes les conférences sont en ligne !

JLogo Command iTe n’avais pas pris le temps de l’annoncer officiellement, mais toutes les conférences de Command-iT 2019 sont visibles en ligne sur la chaine YouTube de Command-iT !

Encore merci à tous les intervenants d’avoir joué le jeu en donnant de leur personne pour aborder tous ces sujets variés et passionnants, avec parfois des points de vue très marqués ^^

De mon côté, j’ai pris plaisir à animer ma conférence sur le DEP (enfin, Apple Business) ainsi que le workshop sur les packages (une première pour moi). Encore merci à tous les participants pour leurs commentaires, leur enthousiasme, et tous les échanges qui ont enrichi ces deux journées. 

Et si vous souhaitez voir un peu les coulisses de Command-iT, n’hésitez pas à regarder l’émission spéciale d’iWeek consacrée à Command-iT, avec Benjamin Vincent et une bonne partie de l’équipe habituelle ! Merci à Ouatch.tv de nous avoir suivis !

Quand à nous (enfin, les équipes de Gete.Net Consulting et Maxerviciz), nous prenons un peu de repos avant de préparer la troisième édition l’année prochaine… Car oui, Command-iT reviendra en 2020 !


L’affaire Zoom : quand la simplicité prévaut (trop) sur la sécurité

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Hier, l’affaire Zoom a éclaté au grand jour, avec la révélation de l’installation d’un serveur web tournant en loucedé sur tous les Mac sur lesquels cette application populaire de gestion de visioconférence est installée (et elle n’est à priori pas la seule à agir ainsi).

Tout ça pour quoi ? Pour éviter un clic de plus par l’utilisateur dans Safari quand ce dernier ouvre une conférence, car la page en question veut demander à ouvrir une autre application, ce que Safari n’aime pas vraiment (en fait c’est Apple qui n’aime pas ça, mais du coup Safari non plus).

Répétez cela avec moi :

Pour contourner une fonction de sécurité de macOS, un éditeur installe un serveur web local sur un Mac.

Alors, je veux bien que parfois, les alertes de macOS soient un peu pénibles (et ça ne va pas aller en s’arrangeant), mais personnellement, je trouve le comportement du développer absolument extraordinaire de désinvolture en disant « c’est pas si grave ». Ben si, un peu quand même…

Mais il n’y a pas que ça. J’ai du coup profité de l’occasion pour installer Zoom sur une machine de test, avec le package fourni par défaut sur le site de Zoom. Et là… surprises. En pagaille.

Le package se lance sans alerte particulière, puis on a une fenêtre d’alerte comme quoi le package veut lancer un script de vérification, ce qui peut sembler logique.

Sauf que.

Si vous cliquez sur Continuer, le logiciel d’installation… quitte. Directement. Pas de dialogue supplémentaire, rien.

Zoom Installer

L’application Zoom est déjà dans votre dossier /Applications. Vous n’avez pas accepté de licence, rien. Pas vu de Lisez-moi. Rien. Pas d’acceptation de licence, que dalle. Même pas besoin de taper votre mot de passe administrateur. Le logiciel s’installe et se lance tout seul. J’ai répété plusieurs fois le processus, sur différents Mac, même résultat.

Et effectivement, le package d’installation, au lieu de faire ce qu’il devrait faire, à savoir vous inviter à faire quelques clics, est juste tué sans condition, car le script de pré-installation…est devenu un script d’installation en force.

Ah, et au passage, il va aussi télécharger un fichier MacRetinaRes.zip qu’il va coller… quelque part. Aucune info.

Et comme l’application d’installation a été tuée direct… pas de trace de l’installation dans les reçus d’installation du système. C’est juste complètement n’importe quoi.

Bref, le logiciel d’installation de Zoom fait pas mal de trucs assez dégueulasses d’un point de vue déploiement. Alors qu’il aurait été tout aussi simple de proposer d’installer l’application à partir d’un DMG téléchargé, le mettre dans /Applications à la main et zou.

Mais il y a encore mieux (ou pire, c’est selon).

Zoom propose un package pour les administrateurs. C’est sur leur site, en haut à droite. Et le package d’installation IT est… tout à fait standard. Il installe proprement, il ne tue rien, bref… c’est presque propre.

Mais pourquoi gérer deux packages différents, dans ce cas, bon sang ? Pourquoi se compliquer ainsi la vie ?

La réponse pour Zoom semble finalement assez simple à comprendre :

Pour éviter toute friction entre la visioconférence et l’utilisateur.

D’un point de vue technique, ce que fait Zoom (et ils le disent), c’est vouloir limiter le nombre de clics entre le moment où une conférence est mise en route et un lancement de l’application est effectué, avec un téléchargement allégé. Ce qui ne part pas d’une mauvaise intention : les employés dans les entreprises perdent souvent beaucoup de temps à lancer une conférence, c’est souvent un moment de stress. Zoom essaye de limiter au maximum la friction1 pour éviter ce stress.

Malheureusement, à partir du moment où on contourne des sécurités fondamentales d’un système d’exploitation pour supprimer des clics, le développeur fait à mon goût une grave erreur. On ne peut pas dire « je vais faire sauter la serrure de votre porte, car le jour où un livreur doit déposer un colis chez vous, ça pourrait être gênant si la porte est fermée ».

La sécurité informatique n’est pas une option de nos jours, et qu’une société comme Zoom se permette de contourner ces sécurités est dangereux. Mieux vaut éduquer les utilisateurs que faire n’importe quoi sur un ordinateur, au risque de perdre la confiance de ses clients, actuels ou potentiels.

Zoom est revenu en arrière, a fait amende honorable (après avoir dit quand même au départ « ouais, OSEF »), mais les dégâts sont déjà faits en terme d’image, et ils mettront du temps à s’estomper.

  1. coucou Mourad !

Corriger des lenteurs de macOS Mojave… en désactivant Siri ?

J’avoue : mon passage à macOS Mojave ne s’est pas fait sans heurt. En particulier, je rencontrai des ralentissements hyper agaçants, voire des gels complets d’interface durant plusieurs secondes, sans aucune raison logique, depuis plusieurs semaines. Et rien dans les historiques du Mac.

J’ai aussi constaté que lors de la connexion sur une page web demandant une authentification, le Mac avait tendance à afficher l’arc-en-ciel de la mort, comme s’il rencontrait des difficultés majeures lors de l’accès au trousseau. Ce qui ne serait pas étonnant… Imaginez un compte d’utilisateur qui a migré depuis environ 15 ans d’un Mac à un autre, d’un système à un autre, tout en conservant les mêmes données dans son trousseau… Forcément, ce dernier est un peu rempli, et contient sûrement beaucoup de données obsolètes : réseaux Wi-Fi plus utilisés, informations de serveurs  d’anciens clients, sites web fermés depuis des années…

Hier, les nerfs m’ont pris. J’ai donc commencé à essayer de supprimer des anciennes données du trousseau, mais un bug a commencé à me faire froncer les sourcils. En effet, il était très difficile de sélectionner plusieurs éléments avec la touche Maj. À chaque fois que je cliquais, la sélection « sautait ». Très étrange… Et j’avais l’impression que le trousseau tentait de rafraichir régulièrement une information.

Du coup, j’ai essayé de comprendre, en triant les informations du trousseau par date, du plus récent au plus ancien.

Trousseau bug 1

Et là, très curieusement, j’ai trouvé cet entrée « com.apple.assistant ». Sauf que l’Assistant de démarrage de macOS, ça fait longtemps que je ne l’ai pas lancé. Et surtout, cette entrée semblait se mettre à jour en permanence. Genre, le rafraichissement sautait toutes les cinq secondes… Hmmmmmm.

En cliquant dessus, on découvre une information intéressante : le compte associé à cet élément du trousseau.

Trousseau bug 2

C’est une information importante, car elle nous donne une idée du service qui pourrait être coupable. Ici, l’entrée en question s’appelle :

Siri Global - com.apple.assistant.music.fusetoken

Et donc, le coupable s’appellerait…

SIRI !

Good Grief It s You

Ni une, ni deux, je fonce sur les préférences Système > Siri…

Pref Siri 1

Et vu que je n’utilise jamais Siri sur mon Mac, je décide juste de le / la désactiver en décochant Activer Demander à Siri.

Pref Siri 2

J’ai ensuite profité de l’occasion pour continuer le nettoyage du trousseau. Et croyez-le ou non, mais le changement est radical. Je travaille depuis ce matin sur mon Mac sans ressentir le moindre ralentissement, tout va beaucoup plus vite, et l’accès aux pages web authentifiées se fait désormais à la vitesse de l’éclair. En fait, depuis ce matin, je n’ai plus vu une seule roue multicolore, et ça, ça fait bien plaisir.

Donc, conseil du jour : si vous rencontrez des lenteurs inexpliquées sur Mojave, commencez par désactiver Siri, et regardez aussi si y’a pas des trucs chelou dans le trousseau. On ne sait jamais.

Le meilleur blog Mac de le monde. Ou pas.