Archive for iOS

Envoyer un mail avec une autre adresse e-mail via Gmail sur iOS

Une cliente m’a posé une petite colle ces derniers jours. Elle utilise un compte Gmail pour sa messagerie, mais souhaite que son adresse avec son domaine personnalisé apparaisse quand elle envoie un message. En clair, plutôt que le destinataire reçoive un message de la part de contactclient@gmail.com, le message apparaisse comme provenant de contact@leclient.fr. Ce qui n’est ni esthétique, ni très pro.

Et bien, effectuer une configuration de ce type est loin d’être aussi évident qu’il y paraît avec iOS. Après avoir cherché longtemps, et lancé un appel sur Twitter, il semble que les conclusions sont définitives :

C’est un peu beaucoup la merde à mettre en place. J’ai reçu pas mal de réponses, certaines assez contradictoires, mais au final, j’ai réussi à avoir des infos à peu près claires.

En fait, lorsque vous envoyez un message via un compte Gmail sur iOS, l’adresse Gmail original apparaît toujours (sauf à utiliser un compte Google Apps, et donc payer, selon @ristic OU à ne pas utiliser le SMTP de Gmail).

Mais même dans ce cas, c’est moins évident qu’il n’y paraît. En effet, si vous créez un compte de type Gmail sur iOS, le SMTP utilisé sera TOUJOURS celui de Google. Même si vous ajoutez un serveur SMTP secondaire, celui de Google aura toujours la priorité. Pire encore, vous ne pouvez pas le désactiver.

Seule solution : passer… en IMAP. Donc supprimer le compte Gmail, et re-paramétrer un compte de messagerie de type Autre > Mail dans la partie Réglages > Mail, Contacts, Calendrier d’iOS.

Mais là encore, subtilité. J’avais au départ renseigné le compte en mettant tous les paramètres de Gmail, y compris SMTP, puis paramètré un serveur SMTP secondaire non Gmail, avant de désactiver le serveur SMTP principal Gmail. Théoriquement, on se dit que si le serveur Gmail est désactivé dans iOS, le serveur secondaire devrait être pris en compte en priorité. Et bien, pas du tout ! Le serveur Gmail continue d’être exploité en priorité, même s’il est désactivé selon iOS. Là, je penche plutôt pour le bug idiot, parce que je ne vois pas la logique de permettre de désactiver un compte  mais qu’il reste finalement actif ET prioritaire.

La seule solution consiste donc à mettre dans les paramètres du compte toutes les informations d’un autre compte SMTP non Gmail dans les paramètres du serveur primaire. Et là, ça marche : le message arrive bien avec la bonne adresse e-mail affichée.

Malgré tout, c’est un vrai problème, dû à la fois à Google ET à Apple. Si Gmail a un fonctionnement en IMAP bien particulier (les déboires de la 10.9 avec Gmail sont là pour le rappeler), son fonctionnement en SMTP est tout aussi étrange : à partir du moment où le serveur accepte un identifiant pour l’authentification SMTP ET que l’adresse d’envoi est bonne, il n’y a aucune raison pour que le serveur ré-écrive l’adresse e-mail d’expédition. Mais Apple ne nous simplifie pas non plus la vie, en empêchant toute modification sur la création d’un compte Gmail à posteriori (les réglages du serveur d’envoi sont tous grisés), et en utilisant un serveur SMTP pourtant désactivé comme serveur primaire d’expédition…

iOS 7 gère le TCP multipath

Ça a l’air bien pratique.

Et du coup, j’ai pas pu m’empêcher.

Multipass2

 

Et bon week-end à tous.

« It’s all part of the Plan »

L’un des plus gros changements opérés par Apple dans iOS 6 est évidemment l’abandon de Google Maps au profit d’une solution maison pour l’application Plans. Et évidemment ça n’a pas raté : Apple reçoit une volée de bois vert pour proposer une solution incomplète, gavée d’erreurs, qui ne propose pas ce que propose Google Maps.

Dans un sens, ces critiques sont justifiées. Plans est effectivement parfois franchement à côté de la plaque. C’est une situation qui s’améliorera rapidement, avec les informations fournies par ses utilisateurs. Et je pense qu’Apple n’avait malheureusement pas le choix que de lancer sa solution maintenant. Même si incomplète, même si imparfaite. Expliquons pourquoi.

Google, l’ex-meilleur ami de 30 ans d’Apple

En 1994, Édouard Balladur, ami de 30 ans de Jacques Chirac, avait assuré à ce dernier qu’il ne se présenterait pas aux élections présidentielles, quand bien même les médias le mettent en tête dans les sondages.

1995 : BIM. Balladur se présente. Comme lui faisait dire sa marionnette à Chirac : « ça picote un peu« . Curieusement, Chirac a gardé une certaine rancœur contre Édouard et son dauphin, un certain Sarkozy.

Apple et Google, c’est Chirac et Balladur.

En 2007, Steve Jobs présente en fanfare l’iPhone. Parmi les nombreux partenaires : Google, qui est associé pour l’application Plans. Eric Schmidt vient sur scène faire un petit speech, c’est le bonheur, tout juste s’ils ne vont pas se faire un gros calin sur scène avec Steve.

Fin 2007, Google présente pour la première fois Android, et annonce sa volonté de développer un OS qui, de façon assez étonnante, ressemble de plus en plus à iPhone OS. Steve Jobs pète un cable, la guerre est déclarée.

L’émergence du GPS

Par ailleurs, le GPS a commencé très rapidement à faire son entrée sur l’iPhone, dès le modèle 3G. Fonction très demandée, et très populaire, pour laquelle Google a sur Android un avantage non négligeable : proposer le guidage vocal pour les déplacements, gratuitement. Le mode GPS de Maps est particulièrement convaincant, et pour Apple, il ne fait guerre de doute qu’il va falloir y passer pour ne pas perdre en popularité dans les années à venir.

L’avantage de Google : le temps

Problème : avec Maps, Google a un avantage non négligeable puisqu’elle dispose d’une API bien gaulée, autour de laquelle se sont greffées des multillions de services. Comment concurrencer alors Google, qui a récupéré tant et tant d’informations mises à jour de façon contributive par autant d’utilisateurs depuis des années ?

Il n’y a pas vraiment de solution magique. La seule solution pour Apple était de se lancer dans sa propre solution de cartographie. Un domaine complexe, immense, pour laquelle il y aurait certainement des difficultés au départ. Car il ne faut pas oublier qu’avec son avance, Google Map s’est affiné avec les années… alors que le service lui-même est resté en stade de beta durant de nombreux mois.

Le prix de la dépendance

Chez Apple, on a du se faire bien mal au cerveau pour savoir quoi faire à la fin du contrat avec Google. Je suppose que pas mal de solutions ont du être abordées, mais il était surtout évident qu’il était difficile d’accepter de continuer à travailler avec une société qui avait décidé d’attaquer un marché commun. « Ça picote. » Et chez Apple, on n’aime pas non plus être trop dépendant d’une société tierce. C’est l’effet Office : quand en 1997, Microsoft menaçait de ne plus produire Office pour Mac, il était évident que pour Apple, cela aurait été une catastrophe capable d’enterrer le Mac, si bien que Jobs a du faire de nombreuses concessions à Redmond.

La solution était donc évidente : pour ne plus être dépendante de son ancien partenaire devenu nouvel adversaire, il fallait qu’Apple crée sa propre solution de cartographie / GPS. Et c’est ce qu’elle a commencé à faire il y a quelques années.

Bienvenue au nouveau Plans

Plans sur iOS 6 a donc vu ses cartes remplacées par celles d’Apple. Et là, au lancement d’iOS 6, c’est le drame. On entend Internet râler sur la différence de qualité entre Google Maps et Plans. Un Tumbler montre les horreurs proposées par iOS 6 quand on utilise Plans. Certaines erreurs sont clairement très graves, d’autres sont plutôt amusantes.

C’est oublier que Google Maps a également eu son lot d’erreurs plus ou moins graves, qui n’ont été corrigées que parce qu’elles avaient été remontées par les utilisateurs. Chance : iOS 6 propose d’envoyer un correctif en quelques secondes (1. Sûrement moins de temps qu’il n’en faut pour râler sur un Tumblr, d’ailleurs. Excusez-moi pour cette perfidie.].

Par ailleurs, et pour mon expérience très personnelle : j’ai utilisé l’application Plans pour me diriger avec l’assistance vocale dans Paris sans aucune difficulté. Bien parti et bien arrivé. Comme d’habitude : on ne parle que des trains en retard… Mais pour beaucoup d’utilisateurs de Plans, l’application sera fonctionnnelle.

Par ailleurs, je trouve les vues proposées par Plans plutôt sympathiques, le mode 3D donnant un effet bien rendu, et le déplacement à deux doigts pour agrandir ou changer l’angle de visualisation est fluide et rapide. En clair : le moteur de l’application est plutôt pas mal du tout.

Apple aurait-elle du lancer Plans dans cet état ?

À mon avis : oui. Quand bien même sa réputation doit en souffrir durant quelques semaines ou mois, l’application Plans verra sa qualité augmenter rapidement, sans avoir besoin de mettre à jour l’OS. Car évidemment, tout se passe du côté des serveurs d’Apple. Apple va corriger inlassablement les données, et on verra une meilleure qualité dans Plans dans les mois à venir 1. Plans continuera d’évoluer au fur et à mesure qu’Apple intègrera de nouvelles bases d’informations, que Yelp renforcera ses commentaires, que les utilisateurs enverront des corrections, etc.

Cela me rappelle le lancement du geoportail de l’IGN : difficultés techniques car sous-dimensionné, moins à jour que des sites comme pagejaunes.fr, etc. Le problème reste le même : à un moment, il faut juste se jeter à l’eau. Il est impossible d’attendre les 100% de satisfaction sur un service de cartographie dès le départ, avec des informations 100% pertinentes. Ces services s’amélioreront2.

Apple a cependant commis quelques erreurs à mon avis plus grave que les erreurs sur les cartes :

  • Ne pas mentionner que Plans est en mode beta pour le moment. Les utilisateurs assument que Plans est en version finale et c’est dommageable, car on s’attend alors à quelque chose d’au moins aussi bon que Google Maps. Alors que ce n’est tout simplement pas possible ave un système qui se construira au fur et à mesure des années.
  • Ne pas proposer de version web de son service. Probablement l’erreur la plus importante. Google Maps est accessible par le plus grand nombre, depuis n’importe quel navigateur. Pour utiliser Plans, il faut forcément un appareil iOS sous OS 6. Même un Mac ne peut pas l’utiliser ! Sûrement dans OS X Sea Lion3… Apple devrait rendre sa solution accessible au plus grand nombre pour la rendre vraiment populaire, et ne pas se restreindre aux utilisateurs d’iOS.
  • Plans devrait être intégré à iCloud, pour que les cartes ou les informations saisies sur un appareil soient automatiquement disponibles sur les autres. Exemple : créer un trajet sur son Mac, récupérer son iPhone et accéder directement à ce trajet à travers Plans.

Encore une fois : il est difficile, du côté utilisateur, d’accepter que l’application Plans ne soit pas aussi bonne que Google Maps. Et clairement, elle ne l’est pas. Loin de moi l’idée de tresser des couronnes à Apple pour la qualité de sa nouvelle application, mais Apple était un peu dans une impasse face à cette situation. Elle a pris un chemin délicat, qui lui vaudra quelques claques dans la gueule. Et dans quelques mois, on aura oublié tout ça et on sera passé à autre chose, parce qu’il faut bien avancer. C’est ce que fait Apple, à sa façon…

« La route est droite, mais la pente est forte. » ©Raffarin. (Et promis, mon prochain article ne fera plus aucune allusion à la droite française.)

(PS : et si vous n’avez pas compris le titre de cet article, regardez l’excellentissime The Dark Knight).

  1. Les mauvaises langues ajouteront évidemment que vu l’état de Plans, ça ne pourra que s’améliorer. C’est petit.
  2. Les beta-testeurs auront constaté déjà des améliorations très significatives entre les premières beta et la version « finale ».
  3. Évidemment ça ne sera pas ce nom, mais je le trouve rigolo.

Conférence intégration iOS et Mac en entreprise en ligne

J’ai donné il y a quelques semaines une conférence sur le thème de l’intégration des systèmes Mac et des appareils iOS dans le cadre de l’entreprise. Cette conférence est en ligne depuis quelques jours, mais j’avais oublié de le signaler. Oubli corrigé : vous pouvez donc la consulter directement sur Dailymotion si vous avez une heure et quart à perdre.

Le programme d’achat en volume pour iOS, bientôt en Europe !

Annoncé chez Apple : 

« Coming Soon. The App Store Volume Purchase Program is expanding to the following countries: Australia, Canada, France, Germany, Italy, Japan, New Zealand, Spain, and United Kingdom. »

Et c’est la même chose avec le programme d’achat pour l’éducation.

Probablement en place avec iOS 6. Et c’est une excellente nouvelle, le manque d’achat en volume de licences pour les logiciels iOS étant régulièrement cité comme un des freins à l’adoption d’iOS en entreprise ou en éducation. Et même si on trouvait moyen de contourner le problème de façon plus ou moins élégante, disposer de cette option n’est pas négligeable.

(Merci Matthieu pour l’info :) )

Conférence Epimac : iOS et le Mac en entreprise le 1er juin

Epimac

J’animerai le vendredi 1er juin une conférence à Epita dans le cadre de l’Apple Day organisé par Epimac. Elle sera consacrée à un état de l’art sur l’intégration d’iOS et de Mac OS X en entreprise, et devrait avoir lieu à 14h à Epimac (Kremlin-Bicètre). Et j’aurai quelques exemplaires de Lion Efficace à tarif réduit pour ceux qui sont intéressés :-)

Pas  forcément de retransmission vidéo ni de podcast, on verra si c’est faisable ou pas (les dernières expériences d’enregistrement dans la salle de conférence utilisée à Epita ayant été assez désastreuses…).

Plus d’infos sur le site epimac.org, avec formulaire d’inscription très très bientôt en ligne !

[MàJ] : le formulaire est en ligne. Il nécessite la création d’un compte sur le site Epimac. Vous pourrez ensuite vous inscrire à la (ou les) conférence(s) de votre choix sur la page de l’événement.

L’iPad est un gadget

Mon papa, 67 ans, a envoyé cette semaine son premier e-mail.

Depuis son iPad1.

Qu’il avait depuis 24 heures.

Lui qui n’avait jamais touché une souris a été ravi de ce cadeau. Lui qui avait toujours pesté contre ces co(cho)nneries d’ordinateurs, a trouvé que c’était vraiment un outil génial.

The Times, They Are-A Changin’.

Indeed, Bob. Indeed.

  1. Que je lui avais préparé avec amour, quand même.

Faut-il brûler iTunes ?

La question revient souvent sur le net ces jours-ci (voir par exemple ici, ici, avec un contre-argument ici) :

Faut-il qu’Apple scinde iTunes en plusieurs applications ?

On reproche souvent à iTunes un côté usine à gaz, trop de fonctions, trop complexe à gérer, trop de bugs… Et la solution serait de rendre les modules d’iTunes autonomes. Ex : séparer les fonctions de synchronisation de la fonction de lecture de média ou de l’iTunes Store. Cette approche rendrait iTunes plus léger et plus efficace à utiliser.

Je pense que ça serait une erreur.

La force d’iTunes, c’est justement l’intégration. Le fait que l’utilisateur lambda ait un seul logiciel à installer pour gérer l’intégralité de ses médias numériques, et pouvoir les retrouver instantanément sur tous ses appareils. Si on se retrouve à morceler les fonctions dans plusieurs applications, on crée  une nouvelle forme de complexité, des interactions difficiles entre composants. Rien ne m’agace plus que lorsque plusieurs morceaux d’une application se retrouvent éparpillés aux quatre coins du système d’exploitation1.

On voit cependant qu’Apple a déjà réfléchi au moins en partie au problème, en proposant la synchronisation via iCloud. Elle est encore loin d’être parfaite, mais elle existe, et fonctionne dans l’ensemble plutôt bien. Mais elle n’est pas adaptée à tous les média, en particulier la vidéo, beaucoup trop lourde aujourd’hui2. La synchro locale a donc encore ses avantages, qu’elle se fasse en Wi-Fi ou via un câble USB.

Le plus gros problème d’iTunes vient de son âge. iTunes est né en 2001. C’est un des plus vieux logiciels d’Apple toujours en activité… plus vieux qu’OS X3 ! Apple a ensuite greffé de plus en plus de fonctions sur iTunes, le rendant effectivement bien plus complexe qu’à l’origine, même si elle en a retiré pas mal au passage. N’oublions pas non plus que la plupart de ces fonctions sont intégrées… à la demande des utilisateurs ! Le compromis entre fonctionnalités et simplicité est toujours très dur à trouver, et je pense qu’avec iTunes, les développeurs ont fort à faire pour trouver le juste milieu. En fait, j’ai même tendance à penser que le travail d’Apple sur iTunes est sacrément bon vu les challenges qu’il implique. Sans compter, comme remarqué très justement sur un blog, les problèmes légaux impliqués par les partenariats avec les majors de la musique, de la TV et du cinéma, qui ne doivent pas faciliter le développement.

Là où Apple pourrait améliorer iTunes, c’est en séparant le moteur de l’application de son interface. Ainsi, cela rendrait l’utilisation d’interfaces alternatives de gestion plus simples, et éviterait d’avoir à lancer iTunes juste pour écouter un morceau ou pour faire une synchronisation standard ou une sauvegarde. Mais ce n’est sûrement pas facile à faire, d’autant qu’iTunes reste encore une des rares applications Carbon de Mac OS X car même si iTunes est écrit en Cocoa dans Lion (avec sûrement quelques gros bouts de Carbon dedans), il reste Carbon sous Mac OS X 10.6.8, tout en conservant les mêmes fonctions et la même compatibilité avec iTunes pour Windows ! Je ne serais du coup pas surpris qu’un iTunes X soit en cours de développement chez Apple, avec un moteur réécrit de zéro, un peu comme Final Cut X.

Parfois, la meilleure solution, c’est juste de recommencer depuis le début.

L’avantage : on sait que ça n’a jamais fait peur à Apple.

(Et si vous voulez plus d’infos sur les logiciels pour améliorer iTunes, voir iTunes : comment l’améliorer… ou s’en passer chez MacG.

  1. Les panneaux de configuration Windows m’ont par exemple toujours exaspéré, en particulier les réglages de réseau et de partage. Pourquoi le nom de l’ordinateur est-il à régler dans le poste de travail, et pas dans un panneau de configuration de partage, par exemple, comme le fait Mac OS X ?
  2. Rappel : un film HD de haute qualité, c’est plusieurs Go à transférer.
  3. À part Final Cut Pro et iMovie, je ne vois pas d’application aussi ancienne. Et même Final Cut Pro et iMovie ont subi un lifting majeur, les rendant très largement différents de leurs ancêtres.

Le Mac est le futur Apple II

Apple II

J’allais écrire un long billet sur le futur de Mac OS X, mais David Bosman m’a utilement précédé il  y a assez longtemps pour exprimer une grosse partie de ce que je ressens ces jours-ci.

Surtout, la question ultime à se poser : est-ce qu’Apple peut se débarrasser complètement du Mac ?

La réponse me semble de plus en plus claire : oui. Juste pas tout de suite. Mais ça arrivera.

À ceux à qui cela semblerait juste dingue, souvenez-vous de l’Apple ][. Le premier grand succès d’Apple a continué à se vendre après le lancement du Mac 1. Et il a permis à Apple de survivre jusqu’à ce que le Mac prenne le dessus… Mais les meilleurs choses ont une fin, et Apple a du tuer à un moment un de ses produits-phares pour que vive son autre produit majeur.

Apple n’a jamais eu peur de laisser une technologie pour passer à une autre. Elle a abandonné à vitesse grand V Mac OS  Classic pour passer à Mac OS X. Elle a abandonné l’ADB et le SCSI pour foncer vers USB. Demain, Apple abandonnera peut-être définitivement le Mac pour nous faire tous passer sur iOS. Il suffira à ce dernier d’être assez mur pour permettre de faire tout ce dont on a besoin sur Mac OS X. Il le fera différemment, sûrement de façon plus simple, plus pratique. Ou très différemment. L’essor du tactile augmentera les usages, permettra de nouvelles interfaces innovantes dans les apps… Apple n’hésitera pas à se débarrasser de tous ses fardeaux. Et au vu de son chiffre d’affaires actuel, le Mac sera probablement bientôt un fardeau.

Mais dans quelques années, on ne regardera peut-être plus le Finder, ou les menus déroulants, ou le bureau qu’avec nostalgie. En nous disant que finalement, cette évolution était logique…

 

  1. Et même bien au-delà, le II GS n’ayant été arrêté que fin 1992 !

iOS et Mac OS X : une autre intégration est-elle possible ?

Par le jeu magique des liens sur lesquels je rebondis quand je surfe sur le web, je suis (re)tombé sur cet article de Gizmodo expliquant en quoi l’interface de Lion est bancale : en voulant intégrer des éléments d’iOS à Mac OS X, Apple a finalement mis au point un fourre-tout pas forcément inintéressant, mais mélangeant un peu trop une interface d’ordinateur « classique » à un système non-tactile. Et j’avoue que je suis plutôt d’accord avec cet article (je l’avais déjà dit à la sortie de Lion). La volonté d’Apple de proposer certaines des nouveautés d’iOS est certes louable, mais les personnes habituées à l’informatique ne cherchent pas forcément à avoir un LaunchPad à portée de main alors que le Dock leur suffisait très bien. Ce n’est pas que le Launchpad soit une mauvaise interface : son efficacité sur iOS n’est plus à démontrer (et mon boudchou de 3 ans me le démontre tous les jours), mais je pense qu’elle marche aussi très bien parce que c’est la seule interface pour lancer les applications. À contrario, on pourrait très bien vouloir utiliser l’interface d’iOS sur un ordinateur quand on a commencé à utiliser un iPad, et qu’on souhaite retrouver ses fonctionnalités sur le Mac : les switchers sont effectivement de plus en plus nombreux sur Mac… et pour le boudchou en question, pouvoir utiliser un Mac comme il utilise l’iPad pourrait être finalement plus simple.

Ce qui me fait penser qu’Apple pourrait finalement satisfaire tout le monde en proposant deux interfaces distinctes, selon l’envie  de l’utilisateur : ce que j’appellerai les « mode iOS » et « mode Mac OS X« . Idiot ? Pas forcément, d’autant que ce mode existe déjà partiellement sous la forme du « Finder simplifié », accessible via la préférence Système Contrôle parental. Pourquoi ne pas le faire évoluer vers un utilisation plus proche de celle d’iOS ?

Finder Simplifie

Quand on active ce mode sur un compte, on dispose d’une présentation affichant les applications avec des grosses icônes qui s’activent en un clic. Un mode finalement très proche du Launchpad… Apple pourrait alors en profiter pour imposer le mode plein écran aux applications compatibles, en oubliant complètement Mission Control (beaucoup trop complexe). Du coup, on se retrouverait avec un simili-iOS sur Mac, et ça serait plus cohérent.

Quand ce mode serait-il actif ? Facile : dès la création du premier compte du Mac, ou lors de la création d’un nouveau compte d’utilisateur. Évidemment, il faudra bien expliquer à l’utilisateur l’avantage d’un mode ou de l’autre. Voire, lui proposer le choix entre l’un et l’autre à la première ouverture de session, afin de lui permettre de choisir son interface…