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Critique : Iron Man 3

Iron man 3 - poster

Après un premier épisode enthousiasmant et un deuxième très décevant car beaucoup trop sérieux pour être honnête, voici qu’Iron Man revient sur nos écrans pour un troisième épisode. Alors, daube ou pas daube ?

Ben franchement : super pas daube. En réalité, j’ai même vraiment beaucoup aimé cet épisode. Alors attention, cependant : je rappelle que je suis super bon public, et que quand je vais au ciné, c’est essentiellement pour en prendre plein les mirettes et les oreilles. Si en plus, le spectacle est fun, c’est gagné pour moi. Et en l’occurrence, Iron Man 3 est très fun. Autant le précédent opus était raté car se prenant beaucoup trop au sérieux, autant celui-ci est vraiment drôle. On retrouve un Tony Stark mordant, cynique, toujours plus intéressé par son propre sort, mais également fragilisé par les épreuves rencontrés lors de Avengers, et que son arrogance va meurtrir avant de le faire repartir toujours plus haut.

Les scènes d’action sont impressionnantes et passionnantes dans l’ensemble, avec un final plus que sympathique, les effets spéciaux sont superbes, mais surtout, encore une fois, l’humour est de retour, Robert Downey Jr nous offre un Stark toujours plus mordant. Alors certes, on peut hurler sur le traitement accordé au Mandarin (encore que je l’ai trouvé plutôt… intéressant), ou s’interroger sur certaines incohérences du film, mais Shane Black s’en sort plus que bien et mérite nos remerciements pour avoir remis Iron Man sur les rails. J’ai aimé, et ça fait bien plaisir.

Critique ciné : Thor

Attention : cette critique n’a pas pour d’autre but que de permettre  quelques jeux de mots foireux. Vous aurez été prévenus. Ah, et il y a aussi des SPOILERS.

Thor est un film que j’attendais peu. D’abord, parce que ce n’était pas un super-héros que je trouvais parmi les plus intéressants de la galaxie Marvel, ensuite parce que les premières bandes-annonces ou photos ne donnaient pas spécialement envie, et je me disais donc : « Mjolnir’ait peut-être pas le voir ce film-là ». Pourtant, j’avais quand même envie de le voir, puisqu’il s’agit d’une nouvelle étape avant l’arrivée du très attendu Avengers prévu pour 2012. Donc, direction le ciné vendredi soir.

Et dans l’ensemble, j’ai été assez agréablement surpris. Asgard’ très bien ce film.

Certes, le scénario est assez simple : Thor, fils d’Odin prétentieux et bagarreur, est banni du royaume d’Asgard et renvoyé sur Terre par son papounet après avoir fait une grooooooooosse bêtise qui est en fait indirectement causée par Loki, son frangin. Lequel Loki met en place un plan machiavélique pour récupérer le trône, profitant du fait que Thor est bloqué sur Terre. Heureusement, Thor est récupéré par la reine Amidala… euh, une archéologiste et ses collègues, et devra essayer de retrouver ses pouvoirs en récupérant son marteau, Mjolnir donc, coincé dans le Bricorama local sous la garde du SHIELD, retourner à Asgard pour réparer le lifting de Loki (très bien joué par Gad El Maleh (quoi non c’est pas lui ? )) et éventuellement revenir sur Terre bosser à la Poste [1]., parce que quand même, Nathalie Portman elle est quand même loin d’être moche et Thor nade yeux que pour elle. Et c’est ainsi, d’ailleurs, que se termina Thor.

(Bon, mon résumé est un peu Thor-du, je l’avoue.)

Tout ça pour dire que j’ai bien aimé Thor. Le personnage est plutôt bien joué par Chris Hemsworth, qui gagne en humanité au fur et à mesure du film, les motivations de Loki sont un chouïa plus complexe qu’on aurait pu croire, l’humour est bien présent et plutôt bien trouvé dans l’ensemble, et le temps ne s’écoule pas trop lentement. Du côté des défauts, on pourrait citer des scènes d’actions trop rares et manquant quelque peu d’enjeu et floutées par cette PUTAIN D 3D QUI NE SERT À RIEN. Le combat contre le Destructeur est en particulier un peu raté à mon goût : il s’agit normalement d’un des personnages les plus puissants de  l’univers Marvel, et il est détruit en moins de 2 minutes par Thor ? Quelle fainéantise. Il faut dire que situer l’action dans un désert, ça limite les interactions avec les décors, du coup, Thor n’aura pas trop l’occasion de montrer son iiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnncroyable potentiel. Dommage, car quand il y va vraiment fort, Thor tue, et il n’y a finalement que peu de films de super-héros que Thor pille.

Sur ce, et pour ne pas entamer le peu de crédibilité qu’il me reste, j’arrête les critiques ciné. Jusqu’à Captain America, évidemment.

  1. On oublie souvent que sur Asgard, Thor est facteur.

Avatar : mon avis (pour de vrai cette fois-ci)

avatarJe suis donc allé voir Avatar hier avec mon épouse et des amis (coucou Mourad), en 3D pour la peine, et salle pleine, tant qu’à faire.

Alors, comment résumer Avatar ? Une sorte de remake de Danse avec les Loups, en version technoïde et dans une jungle z’hostile, avec à la place des méchants ‘ricains qui massacrent les indiens, les méchants ‘ricains qui massacrent les gentils N’aavis qui communiquent avec la Terre, les ancêtres et tout le toutim.

Tout ça pour dire que ce n’est pas très original, mais que l’aspect technique est bien mis en avant, et de ce côté-là, on peut le dire, le film est très beau. Techniquement, rien à dire, c’est superbe à tous les niveaux, les mechas ou les animaux sont très détaillés et superbement rendus, mais pas encore trop originaux, contrairement à ce que j’espérais. Quand à la 3D, elle n’était pas vraiment indispensable. Peut-être qu’en IMAX c’est clairement très différent, mais dans la salle où j’étais, je n’ai pas trouvé que la 3D apportait un « plus » révolutionnaire.

En résumé : je ne suis pas super déçu, mais je ne pense pas non plus qu’Avatar mérite toutes les critiques dithyrambiques à son sujet. On est laaaaaaaaaaargement au-dessus d’un téléfilm de M6, mais j’ai du mal à rejoindre l’enthousiasme de ceux présentant Avatar comme le Star Wars du XXIe siècle. Un bon film, mais je n’attendrai pas avec impatience sa sortie en DVD ou Blu-Ray (alors que Là-Haut, qui vient de sortir, si).

Transformers II : mon avis très intéressant

transformers2J’avais pensé faire un long billet pour parler de Transformers II, et ça tombe bien, ce billet sera un peu plus long que la moyenne. ATTENTION : CE BILLET COMPORTE D’ÉNORMES SPOILERS. Si vous comptez voir le film, fermez tout de suite cette fenêtre. Pour ceux qui n’auraient pas lu ce précédent billet où je cause du premier film, allez-y, puis revenez.

J’ai donc décidé de voir Transformers II mercredi soir avec quelques copains, séance de 22h en VO. Précision importante : je ne vais pas forcément au cinéma pour me poser des grandes questions existentielles sur la vie, ses travers, ses désespoirs, etc. Ce que j’aime dans le cinéma, c’est quand même essentiellement le grand spectacle, être scotché au fauteuil par les effets spéciaux, ce genre de truc quoi (même si je trouve un film comme Casablanca remarquable à plus d’un titre, par exemple). Je ne m’érigerai pas en critique de film, je dirais même que je suis un spectacteur finalement assez basique. Bref.

Tout ça pour dire que l’objectif avec ce film était d’en prendre plein la gueule, et on peut le dire, c’est carrément réussi. Ce qui est gênant, c’est qu’on en prend peut-être un peu trop plein la gueule. Explications.

L’une des dernières tendances au cinéma, c’est le montage « cut ». C’est à dire qu’on enchaîne des plans variés de façon très rapides pour donner l’impression (l’illusion ?) d’une très, très grande activité. C’est parfois bien fait et agréable, mais le souci, c’est que ça devient un peu trop systématique au ciné grand spectacle. Le niveau d’alerte maximal avait déjà été donné avec Spiderman III : autant les deux premiers réussissaient l’exploit d’être incroyablement inventifs dans les scènes d’action tout en conservant une très grande lisibilité, autant le premier combat du troisième est une bouillie infâme où les scènes s’enchaînent dans la plus grande incompréhension. Et ça s’est encore aggravé dans le dernier James Bond (mais si, Quantum of Solace, celui au nom tellement intraduisible qu’il n’a finalement pas été traduit du tout…). Là encore, la première scène (en voiture) donne presque l’envie de vomir tellement les plans d’une durée de 1/10ème de seconde s’enchaînent sans interruption, et ça ne s’arrange pas avec les autres scènes d’action.

Dans TRII, rebelote : ce taré de Michael Bay multiplie les plans rapprochés ultra-rapides, souvent à l’excès, ce qui rend complexe et fatigante la lecture à l’écran. Et c’est bien dommage, car il y a parfois des superbes idées dans les combats (entre autre cette scène dans la forêt où Optimus Prime essaie de protéger Sam tout en combattant Starscream et Megatron en plus de je sais plus quel robot pas sympa).

De plus, le film souffre d’un gros défaut : il est trop long. Environ 2h30, c’est énorme pour ce genre de films, et ça se sent, en particulier durant l’arrivée en Egypte : ça rame, Bay veut compter son temps, et il nous impose des scènes à rallonge sur l’envoi des troupes sur le terrain, leurs gros portes-n’avions et leurs gros canons, on se croirait presque dans une campagne de recrutement pour la US Army. Cette fascination de Bay pour les G.I.s vire presque à l’écoeurement par moments, hélas, tellement il nous fait des ralentis d’hélicos, de démonstration de décollages d’avions de chasse, de mise en place de tanks, etc. Et puis, vient le combat final, qui après une période d’attente bien trop longue, se termine aussi de façon beaucoup trop courte, hélas… Pourtant, il y avait une très bonne idée derrière.

Et malgré tout ça, la sauce réussit à prendre. Certes moins que dans le premier épisode, mais quand même, ça prend, à cause de ou grâce à :
– l’humour (parfois de mauvais goût, mais bon…), en particulier grâce à l’ex-agent de l’ex-Sector Seven joué par l’excellentissime John Turturro et un petit robot franchement fendard ;
– des effets malgré tout spectaculaires de démesure : il suffit de voir la scène d’intro, ou encore Devastator pour s’en convaincre !
– L’incroyable inventivité de certaines scènes : là je pense plutôt à JetFire, vieux robot arthritique mais dont l’action sera salutaire au dernier moment du film, ou encore la récupération du Cube par les Decepticons, avec l’intrusion à base de « robots-boulettes » (mais qui m’a fait d’un autre côté penser à Aeon Flux)… ;
– la plastique de Megan Fox – ça c’est pour l’ado qui sommeille en chacun de nous, mais je parle uniquement aux garçons hein ;
– Et de ce doux délire qui parsème l’ensemble du film…

En clair : si vous avez aimé le premier Transformers, vous aimerez probablement le deuxième, s’il vous avait donné des boutons, ne tentez même pas d’entrer dans la salle.

Maintenant, j’aimerais vraiment savoir où s’est barré mon Mac mini…