Archive for Nintendo

iPhone SDK : la nouvelle revolution multimedia ?

Comme tout le monde ou presque, j’ai regardé la conférence d’hier soir sur les annonces concernant ce que j’appelerai désormais la plate-forme Apple Touch. Et j’ai eu quelques réactions diverses et variées.

  • Le SDK a l’air vraiment bien foutu, et tout développeur Mac OS X devrait très vite pouvoir développer des applications dessus, malgré certaines limitations logiques.
  • Par contre, le support du multi-touch sur l’écran du simulateur va pas être évident… Parce que cliquer à plusieurs endroits simultanément sur un écran, on sait pas encore faire ! ;-) ;
  • Côté jeu, j’ai été assez bluffé par l’aspect technique des jeux présentés, et l’argument de Sega qui a sous-estimé la puissance de l’iPhone est très intéressant…
  • Mais surtout, surtout, la plate-forme Apple Touch risque de faire très mal à… Nintendo. En effet, on a désormais sous la main le potentiel d’une console de jeu très puissante, et disposant de capacités de contrôle plus évoluées que celles de la Nintendo DS !!! Sans oublier un modèle de distribution beaucoup plus sophistiqué, et… l’absence de cartouches (on conserve tout sur l’iPhone lui-même, qui dispose d’une bonne capacité de stockage). De ce côté, Apple dispose d’un avantage de poids par rapport à la firme de Kyoto : elle dispose d’un modèle de distribution qui a plus que fait ses preuves, qui est intégré dans le périphérique, et connecté à Internet à tout moment de la journée. Vous voulez télécharger un jeu à trois heures du mat ? Aucun souci, vous pouvez y aller. Par contre, il est évident qu’un jeu de plate-forme classique (à la New Super Mario Bros) sera plus délicat à contrôler. Mais l’accéléromètre intégré des produits Apple Touch pourra faire des merveilles dans bien d’autres cas (la démo de Monkey Ball était à ce titre éloquente). Comme dit sur Mac4ever : avec son SDK, l’iPhone devient un peu la DS + la Wii + Surface… En fait, si on réfléchit bien, un jeu comme l’excellentissime Zelda Phantom Hourglass est quasiment intégralement adaptable sur l’Apple Touch ;
  • Si le tarif pour la publication semble un peu élevé (99$), il faut le comparer à celui d’autres SDK. Par exemple, le SDK pour la Nintendo DS coûterait (chiffre non officiel)… 10000 $ ! Celui pour la PSP étant à pas loin de 4500 $… Donc, 99$ par an, c’est en fait… donné. Et cela aura l’avantage de limiter le développement d’applications sans suivi : si le développeur investit dans le SDK, ça ne sera sûrement pas pour faire juste « une p’tite appli » comme ça, juste pour une fois…
  • Je l’avais déjà dit, et j’en reste convaincu : le développement sur iPhone va pousser les ventes de Mac vers le haut. Cela va également avoir le bon goût de pousser nombre de développeurs à s’intéresser au Mac lui-même, et peut-être à pousser leurs logiciels sur notre ordinateur préféré ;
  • Pour réussir sur le marché des jeux vidéo, il faudra que les développeurs japonais suivent, mais le fait que Sega soit au rendez-vous dès maintenant est très, très intéressant…
  • Mais que se passe-t-il si je reçois un coup de fil durant une partie d’un jeu intense ? Pourvu qu’il y ait moyen de bloquer les communications au moment du lancement du jeu… ou au moins d’avoir le choix de renvoyer sur répondeur tout appel entrant durant les parties intenses de [mettez le nom de votre jeu préféré ici].

    En fait, en constatant les possibilités offertes par le SDK, je me dis que l’Apple Touch a tout du périphérique numérique du XXIe siècle, l’objet versatile par excellence dont on a tous rêvé. D’un seul coup, on se met à rêver d’un Tom-Tom lié à un boitier GPS BlueTooth (comme sur Palm), d’un FileMaker Mobile qui pourrait facilement conserver la mise en forme des informations, d’un vrai lecteur PDF pour consulter des documentations stockées sur le disque de l’iPhone, d’un Final Fantasy contrôlable au doigt et à l’oeil… Décidément, le mois de juin ne nous aura jamais paru aussi loin.

26 octobre 2007

Qu’est-ce qui sort donc le 26 octobre 2007 ?

Réponse ici.

(Hmmmmm ? Y’aurait autre chose ?)

Wii Play : les jeux refusés – Non Wii

Wii Play : les jeux refusés

Particulièrement hilarant : le plaisir féminin :-)

Wii Play : les jeux refusés – Non Wii

Wii Play : les jeux refusés

Particulièrement hilarant : le plaisir féminin :-)

Nintendo qui rit, Sony qui pleure, Microsoft… ben Microsoft, quoi

Lionel nous apprend que
le processeur Cell passe au 65 nm. Si le prix de la PS3 est évidemment un frein à son achat, je ne pense pas cependant que ça soit son principal souci. Non, son premier problème, c’est… son manque de bons jeux. À son lancement, la PS3 n’a présenté aucun titre fort, rien n’apportant à réellement apporter du vrai sang neuf dans le monde vidéoludique. Pour 600$, le moins qu’on pourrait espérer serait d’avoir des jeux capables de renouveler leurs genres respectifs. Mais les problèmes de conception de la PS3, la difficulté à programmer le Cell, sont autant de freins à l’arrivée de vraies nouvelles expériences. Sony a voulu pousser le « tout pour la puissance », sans vraiment chercher à améliorer l’immersion de l’utilisateur dans le jeu. Rajoutez à cela la complexité de programmation du Cell, et vous aurez une idée du casse-tête pour Sony. Et même si elle était moins chère, je ne suis pas sûr de vouloir m’acheter une PS3.

À contrario, la Wii est toujours en rupture de stock un peu partout dans le monde, pas de disponibilité avant mars sur la France. C’est pourtant la console la moins chère, mais aussi la plus innovante, la plus simple à apprivoiser. Certes, ses premiers jeux ne sont pas encore au top graphiquement : The Legend of Zelda : Twilight Princess n’est finalement qu’un (très beau) jeu GameCube. Mais la console est bien moins chère, et de plus en plus d’éditeurs voient l’intérêt de développer dessus. On regrettera surtout pour le moment l’indigence de sa ludothèque sur la Console Virtuelle, où l’on attend certains jeux depuis bien trop longtemps, ainsi que leurs tarifs un peu trop prohibitifs. À part ça, la Wii devient l’objet le plus intéressant du moment avec la Nintendo DS. À l’image d’un nouveau Nintendo, qui aimerait bien ressembler à un certain… Apple. Et pour avoir joué à Wii Tennis à 4 avec des copains, on a envie de dire qu’une chose : Welcome to the (real) social.

Enfin, la XBox 360 flotte entre deux eaux… Mais là encore, tout comme pour Sony, c’est la puissance graphique qui a primé. Microsoft a heureusement très bien réussi le passage au online, avec un bémol : la nouvelle fâcheuse tendance à pousser au micropaiement pour proposer à la vente des armes, des nouveaux niveaux… pour des petites sommes qui, mises bout à bout, grèvent encore plus le portefeuille du joueur. De plus, il semble que ses problèmes de fiabilité soient chroniques : le site IGN a récemment testé récemment la « boite de renvoi de sa Xbox 360 HS vers Microsoft ». Le pire étant que ce n’était pas la première fois qu’ils ont du la renvoyer : Matt Casamina du même site en est à son cinquième renvoi. Si la console n’arrive pas à être plus fiable que ça, ça fout les j’tons. Finalement, la Xbox 360 ressemble bien à un produit Microsoft…

Ce qui ressort de tout ça, c’est surtout que l’année 2007 va être déterminante pour l’ensemble de l’industrie du jeu vidéo. Soit Nintendo continue son succès insolent, et là, les autres doivent se mettre à flipper, soit Sony sort enfin ses titres forts et revient dans la danse, soit Microsoft mise tout sur Halo 3 pour réellement casser la barraque.

Ce que je sais surtout, c’est qu’encore une fois, mon portefeuille va encore fondre comme neige au soleil face à toutes ces sorties :-)