Archive for 15 août 2009

Intégrer des données multimédia dans un bloc Pages

J’utilise Pages à peu près tous les jours, et j’adore tout particulièrement son intégration avec la suite iLife via le navigateur multimédia (appelé aussi « Navigateur iLife »), qui donne accés instantanément à toutes les photos d’iPhoto, Aperture, Photo Booth…, la musique d’iTunes ou encore les séquences vidéos dans le dossier Séquences, etc.

Lorsque vous glissez une image du navigateur multimédia vers un document Pages, elle se positionne par défaut en mode flottant, au dessus du texte. Mais il y a une petite astuce que je viens de découvrir : si vous enfoncez la touche Commande en même temps que vous glissez l’image, vous pouvez intégrer l’image directement en mode Alignement, c’est à dire intégrée dans un bloc de texte. Si ce n’est pas clair, essayez, vous comprendrez (c’est un peu comme le Keno).

C’était l’astuce cadeau du jour ! À dans trois mois pour une autre astuce cadeau !

Là-haut

Le nouveau Pixar est un chef-d'œuvre.

Le nouveau Pixar est un chef-d'œuvre.

Je dois l’avouer : quand j’ai vu la première bande-annonce du nouveau film de Pixar il y a quelques mois (un an ?) de cela, j’étais circonspect. Car le thème du film – un vieillard qui part en voyage dans sa maison portée par des milliers de ballons – ne me semblait pas aussi épique que les aventures d’un petit robot solitaire perdu sur notre planète ou d’une bande de jouets délirants (dont le troisième épisode débarque l’année prochaine, miam !).

Je me suis lourdement trompé. Là-haut est un chef-d’œuvre. Le genre de films à vous donner l’amour du cinéma, qui vous fait vous demander « mais pourquoi les films d’animation sont toujours déconsidérés par le monde du cinéma (ben oui, pourquoi un film d’animation ne pourrait-il pas être le meilleur film de l’année aux Oscars ?), qui apporte des émotions à la pelle, qui vous bouleverse par sa franchise, sa légereté, son intelligence. La seule scène d’introduction, racontant la rencontre du héros et de son épouse, est incroyablement simple, formidablement bien racontée, et bouleversante, à en avoir plus que les larmes aux yeux.

Le reste de l’histoire est parfaitement bien mené, sans faiblesse de rythme, avec autant d’humour que d’émotion, avec un gamin attachant et parfois crétin, avec un grand-père bougon qui porte littéralement sa maison et son histoire comme un fardeau, avec des scènes d’actions inventives et spectaculaires, avec un méchant inquiétant mais à la motivation limpide, un chien bien gentil et d’autres bien méchants… Et toujours cette émotion qui se dégage tout au long du film, par petites touches intelligentes.

Vous l’aurez compris : j’ai adoré Là-haut, son incroyable sensibilité, sa tendresse, son humour intelligent, et le fait que pas un instant on ne prend le spectateur pour un con. Si on compare Là-haut aux derniers D.A. que j’ai vu au cinéma (le médiocre Madagascar II et le gentillet L’âge de glace III), on se rend compte que Pixar est aussi éloigné de ses compétiteurs que l’iPhone de Windows Mobile : de par l’intelligence de la mise en scène, la prise de risque (oser mettre un grand-père en antihéros dans un film blockbuster de l’été et aux capacités de merchandising fort limitées face à un Scrat, ça frise le culot) et l’incroyable foisonnement technique qu’on ne remarque que par moments (les animations des chiens sont assez phénoménales) lorsque l’action baisse légèrement en rythme. Définitivement dans mon Top 3 des films Pixar.

Si vous ne devez voir qu’un seul film cette année, allez voir Là-haut. Seul, ou en famille, mais allez-y, bon sang !

PS : j’allais oublier : la musique est magnifique.