Nintendo qui rit, Sony qui pleure, Microsoft… ben Microsoft, quoi

Lionel nous apprend que
le processeur Cell passe au 65 nm. Si le prix de la PS3 est évidemment un frein à son achat, je ne pense pas cependant que ça soit son principal souci. Non, son premier problème, c’est… son manque de bons jeux. À son lancement, la PS3 n’a présenté aucun titre fort, rien n’apportant à réellement apporter du vrai sang neuf dans le monde vidéoludique. Pour 600$, le moins qu’on pourrait espérer serait d’avoir des jeux capables de renouveler leurs genres respectifs. Mais les problèmes de conception de la PS3, la difficulté à programmer le Cell, sont autant de freins à l’arrivée de vraies nouvelles expériences. Sony a voulu pousser le « tout pour la puissance », sans vraiment chercher à améliorer l’immersion de l’utilisateur dans le jeu. Rajoutez à cela la complexité de programmation du Cell, et vous aurez une idée du casse-tête pour Sony. Et même si elle était moins chère, je ne suis pas sûr de vouloir m’acheter une PS3.

À contrario, la Wii est toujours en rupture de stock un peu partout dans le monde, pas de disponibilité avant mars sur la France. C’est pourtant la console la moins chère, mais aussi la plus innovante, la plus simple à apprivoiser. Certes, ses premiers jeux ne sont pas encore au top graphiquement : The Legend of Zelda : Twilight Princess n’est finalement qu’un (très beau) jeu GameCube. Mais la console est bien moins chère, et de plus en plus d’éditeurs voient l’intérêt de développer dessus. On regrettera surtout pour le moment l’indigence de sa ludothèque sur la Console Virtuelle, où l’on attend certains jeux depuis bien trop longtemps, ainsi que leurs tarifs un peu trop prohibitifs. À part ça, la Wii devient l’objet le plus intéressant du moment avec la Nintendo DS. À l’image d’un nouveau Nintendo, qui aimerait bien ressembler à un certain… Apple. Et pour avoir joué à Wii Tennis à 4 avec des copains, on a envie de dire qu’une chose : Welcome to the (real) social.

Enfin, la XBox 360 flotte entre deux eaux… Mais là encore, tout comme pour Sony, c’est la puissance graphique qui a primé. Microsoft a heureusement très bien réussi le passage au online, avec un bémol : la nouvelle fâcheuse tendance à pousser au micropaiement pour proposer à la vente des armes, des nouveaux niveaux… pour des petites sommes qui, mises bout à bout, grèvent encore plus le portefeuille du joueur. De plus, il semble que ses problèmes de fiabilité soient chroniques : le site IGN a récemment testé récemment la « boite de renvoi de sa Xbox 360 HS vers Microsoft ». Le pire étant que ce n’était pas la première fois qu’ils ont du la renvoyer : Matt Casamina du même site en est à son cinquième renvoi. Si la console n’arrive pas à être plus fiable que ça, ça fout les j’tons. Finalement, la Xbox 360 ressemble bien à un produit Microsoft…

Ce qui ressort de tout ça, c’est surtout que l’année 2007 va être déterminante pour l’ensemble de l’industrie du jeu vidéo. Soit Nintendo continue son succès insolent, et là, les autres doivent se mettre à flipper, soit Sony sort enfin ses titres forts et revient dans la danse, soit Microsoft mise tout sur Halo 3 pour réellement casser la barraque.

Ce que je sais surtout, c’est qu’encore une fois, mon portefeuille va encore fondre comme neige au soleil face à toutes ces sorties :-)

Windows Vista : “Wouarf !”

À moins d’avoir décollé avec la lune en 1999 , il y a peu de chances que vous soyez passé à travers la déferlante médiatique du lancement officiel pour le grand public de Windows Vista ce mardi. Le budget alloué au lancement du nouveau système d’exploitation de Microsoft aurait coûté la bagatelle de 500 millions d’euros, rien que ça… Quand on voit dans quoi ils ont mis une bonne partie de ce pognon, c’est… pfffffffffff. Parler d’un produit avec autant de naturel, c’est « tout simplement éblouissant » :-)

J’ai quand même envie de dire : « Et tout ça… pour ça ? » Et le pire, c’est que je suis très, très loin d’être le seul à le penser. Ce qui ressort de Vista, c’est le terrible manque d’imagination de Microsoft, condamné à refaire les mêmes erreurs d’ergonomie pourtant si faciles à corriger, à recopier chez ses voisins leurs forces, sans proposer mieux. Pourtant, Aero est clairement bien plus sympathique que l’interface Luna de XP, bien plus flatteuse pour l’oeil. Et pour l’avoir testé, oui, je peux le dire : Windows Vista est (heureuwement) bien plus agréable à utiliser que Windows XP.

Pourtant, on ne peut qu’être consterné par des « innovations » comme Flip3D : utiliser la 3D pour mettre les fenêtres de côté, quel intérêt… si on masque le contenu de ces mêmes fenêtres ? Certes, il ne fallait surtout pas s’amuser à trop copier Exposé, ça aurait été ridicule. Mais est-ce qu’Apple doit être le seul modèle à copier ? N’y a-t-il donc pas chez Microsoft une seule personne capable d’aller au-delà de ce qui est proposé aujourd’hui ?

Pourquoi toujours proposer une petite fenêtre ridicule et anti-ergonomie pour configurer le réseau ? Pourquoi lorsque je dois revenir en arrière dans certaines fenêtres de certains assistants, je n’ai pas un bouton « Précédent », mais une flèche à la Internet Explorer, alors qu’il y a bien un bouton « Suivant » ? Pourquoi ne pas avoir changé l’exécrable fenêtre des réglages de réseau de XP, toujours aussi exiguë, pour la rendre aussi simple que celle d’un Mac OS X ?

Mais plus encore que ces problèmes d’interface irritants, et faciles à corriger, ce qui ressort de Vista, c’est cette envie désespérée de Microsoft de vouloir être cool… et de ne jamais y arriver.

Une stratégie commerciale désespérante

Car c’est bien là ce qui ressort de toute la charge publicitaire de Redmond : ils adoreraient qu’on les aime pour leur côté « cool ». Le slogan de Vista veut faire jeune (« waouh »). Le lancement avec feu d’artifice à la Défense, c’est symbolique de l’envie de vouloir éblouir tout le monde, tendance « regardez, je suis un pote, je vous offre un super feu d’artifice et une méga-fête, dis, tu veux bien être mon ami ? ». Le Zune vous dit « Bonjour de Seattle »…Microsoft est une société en manque d’amour du public, et ça se sent de plus en plus.

Mais le public en a peut-être un peu marre de Windows et de Microsoft. Il en a peut-être un peu marre et se dit que Vista n’est finalement pas la révolution annoncée, mais uniquement l’évolution logique de Windows pour réussir à rattraper un retard désormais bien trop visible en terme d’environnement graphique, de technologies de recherche ou de réseau. Ce qu’il voit, c’est que les nouvelles versions de Windows sont devenues très (trop) chères, pour des gains pas forcément évidents, et une plate-forme amenée à réduire de plus en plus leurs libertés individuelles. Comme on dit souvent : la montagne a accouché d’une souris.

Le rouleau-compresseur de Microsoft continuera cependant de fonctionner : Vista est déjà préinstallé sur les nouveaux ordinateurs, il se vendra par paquets de 10 000 aux entreprises, et rapportera des milliards à Microsoft.

Il n’y a plus qu’à espérer qu’Apple saura encore une fois refaire largement la différence dans les futures versions de Mac OS X, afin de rappeler à Bill Gates & co que si coté finances, Microsoft mène la danse, côté innovations, Apple est le champion (oh, et ça rime !). Et finalement, heureusement, Windows ne sera pas le système qui fera venir les utilisateurs de Mac vers Windows… Ça, ça serait encore plus désespérant, non ? :-)

Windows Vista : « Wouarf ! »

À moins d’avoir décollé avec la lune en 1999 , il y a peu de chances que vous soyez passé à travers la déferlante médiatique du lancement officiel pour le grand public de Windows Vista ce mardi. Le budget alloué au lancement du nouveau système d’exploitation de Microsoft aurait coûté la bagatelle de 500 millions d’euros, rien que ça… Quand on voit dans quoi ils ont mis une bonne partie de ce pognon, c’est… pfffffffffff. Parler d’un produit avec autant de naturel, c’est « tout simplement éblouissant » :-)

J’ai quand même envie de dire : « Et tout ça… pour ça ? » Et le pire, c’est que je suis très, très loin d’être le seul à le penser. Ce qui ressort de Vista, c’est le terrible manque d’imagination de Microsoft, condamné à refaire les mêmes erreurs d’ergonomie pourtant si faciles à corriger, à recopier chez ses voisins leurs forces, sans proposer mieux. Pourtant, Aero est clairement bien plus sympathique que l’interface Luna de XP, bien plus flatteuse pour l’oeil. Et pour l’avoir testé, oui, je peux le dire : Windows Vista est (heureuwement) bien plus agréable à utiliser que Windows XP.

Pourtant, on ne peut qu’être consterné par des « innovations » comme Flip3D : utiliser la 3D pour mettre les fenêtres de côté, quel intérêt… si on masque le contenu de ces mêmes fenêtres ? Certes, il ne fallait surtout pas s’amuser à trop copier Exposé, ça aurait été ridicule. Mais est-ce qu’Apple doit être le seul modèle à copier ? N’y a-t-il donc pas chez Microsoft une seule personne capable d’aller au-delà de ce qui est proposé aujourd’hui ?

Pourquoi toujours proposer une petite fenêtre ridicule et anti-ergonomie pour configurer le réseau ? Pourquoi lorsque je dois revenir en arrière dans certaines fenêtres de certains assistants, je n’ai pas un bouton « Précédent », mais une flèche à la Internet Explorer, alors qu’il y a bien un bouton « Suivant » ? Pourquoi ne pas avoir changé l’exécrable fenêtre des réglages de réseau de XP, toujours aussi exiguë, pour la rendre aussi simple que celle d’un Mac OS X ?

Mais plus encore que ces problèmes d’interface irritants, et faciles à corriger, ce qui ressort de Vista, c’est cette envie désespérée de Microsoft de vouloir être cool… et de ne jamais y arriver.

Une stratégie commerciale désespérante

Car c’est bien là ce qui ressort de toute la charge publicitaire de Redmond : ils adoreraient qu’on les aime pour leur côté « cool ». Le slogan de Vista veut faire jeune (« waouh »). Le lancement avec feu d’artifice à la Défense, c’est symbolique de l’envie de vouloir éblouir tout le monde, tendance « regardez, je suis un pote, je vous offre un super feu d’artifice et une méga-fête, dis, tu veux bien être mon ami ? ». Le Zune vous dit « Bonjour de Seattle »…Microsoft est une société en manque d’amour du public, et ça se sent de plus en plus.

Mais le public en a peut-être un peu marre de Windows et de Microsoft. Il en a peut-être un peu marre et se dit que Vista n’est finalement pas la révolution annoncée, mais uniquement l’évolution logique de Windows pour réussir à rattraper un retard désormais bien trop visible en terme d’environnement graphique, de technologies de recherche ou de réseau. Ce qu’il voit, c’est que les nouvelles versions de Windows sont devenues très (trop) chères, pour des gains pas forcément évidents, et une plate-forme amenée à réduire de plus en plus leurs libertés individuelles. Comme on dit souvent : la montagne a accouché d’une souris.

Le rouleau-compresseur de Microsoft continuera cependant de fonctionner : Vista est déjà préinstallé sur les nouveaux ordinateurs, il se vendra par paquets de 10 000 aux entreprises, et rapportera des milliards à Microsoft.

Il n’y a plus qu’à espérer qu’Apple saura encore une fois refaire largement la différence dans les futures versions de Mac OS X, afin de rappeler à Bill Gates & co que si coté finances, Microsoft mène la danse, côté innovations, Apple est le champion (oh, et ça rime !). Et finalement, heureusement, Windows ne sera pas le système qui fera venir les utilisateurs de Mac vers Windows… Ça, ça serait encore plus désespérant, non ? :-)