Archives de catégorie : Astuces

De l’art de la présentation

J’ai eu il y a quelques semaines la chance d’être invité par l’équipe de BeMac et Apple France à donner une conférence à Strasbourg sur le sujet « Apple et le design », dans le cadre du Parcours du Design organisé par le Chambre du Commerce et de l’Industrie de cette charmante contrée. Manque de chance, il n’y a pas eu beaucoup de monde (la faute m’en incombe partiellement, je ne vous avais pas prévenu, ô mes fans, mais il faut dire aussi que ça tombait le premier jour des soldes). Si tout va bien, d’ici quelques semaines, on aura la vidéo de la conférence en ligne, avec les diapos.

De cette conférence, je garde cependant une excellente expérience et un excellent souvenir, car cela m’a rappelé pas mal de points essentiels pour réussir une présentation en public, entre autres :
Regardez le public. Captez le regard de chacun, montrez que vous souhaitez captiver chaque membre. Ne fixez pas une seule personne : vous risquez de la mettre mal à l’aise. De même, ne regardez pas vos pieds ou le fond de la salle, puisque là, vous donnerez l’impression d’être vous-même mal à l’aise ;

Maitrisez votre sujet. Pas la peine de monter sur scène si vous ne savez pas de quoi vous allez parler. Montrez que vous avez confiance en vos connaissances. Si vous ne savez pas de quoi vous parlez, cela va se sentir très, très rapidement…

Répétez, répétez, répétez ! La maîtrise de votre présentation ne viendra qu’avec de la répétition. N’ayez pas peur d’être ridicule chez vous, c’est de toute façon préférable à être ridicule devant deux-cent personnes… La répétition, c’est aussi quelque chose qui peut se faire dans la tête. Par exemple, j’essayais durant la journée, par exemple en faisant la vaisselle, de reprendre mentalement l’ensemble de mes diapositives exactement dans le bon ordre.
Accessoirement, la répétition permet également d’éliminer un autre problème : la panne du projecteur. En effet, si vous réussissez à continuer votre présentation et à captiver votre public malgré l’absence d’image, c’est que vous être un vrai présentateur, et cela vous attirera une admiration sans borne du public.

Soignez vos diapositives. En vrac : limitez au maximum le texte, privilégiez les images haute définition, banissez les cliparts et les GIFs (surtout animés !), banissez tout ce qui fait cheap. Au passage, si vous avez besoin d’utiliser une image haute définition d’un produit ou d’une personne, n’hésitez pas à contacter le service presse de la société en question : j’avais par exemple besoin pour cette présentation d’une image haute def de M. Helmut Harsslinger de FrogDesign. Après avoir contacté leur service de presse, j’ai eu une photo haute def le lendemain matin de l’illustre Monsieur dans la boite aux lettres, c’est quand même mieux que de perdre deux heures à chercher sur Google non ?

Banissez également les puces : les puces créent une barrière entre l’auditoire et le présentateur. Si vous devez vraient placer des puces parce que vous pensez que chaque point est important, faites une diapositive par point, et illustrez chaque point, au sens même du mot « illustrer » : attribuer une image correspondant à l’idée que vous souhaitez faire passer.

– De même, ne surchargez pas vos diapositives en texte… Sinon, vous allez les lire, et il n’y a rien de pire qu’un présentateur qui lit sa présentation.

Faites face à votre public. Un acteur ne tourne jamais le dos au public, et surtout pas pour lire une diapositive !!! C’est cependant extrêmement dur. Mais n’oubliez pas que votre ordinateur peut afficher la même image sur l’écran interne et sur le vidéoprojecteur. Donc, regardez votre écran de temps en temps, et restez concentré sur les réactions du public ;

Écartez-vous de votre pupitre : ne restez pas derrière un pupitre ou une table, prenez le micro, et déplacez-vous devant la scène. Le pupitre est une autre barrière avec le public. Ne restez pas non plus avec le projecteur dans les yeux, ça ne sert à rien, si ce n’est à perdre quelques dixièmes à chaque oeil à la fin de la journée ;

Soyez exigeant avec vous-même. Si vous trouvez qu’une diapositive n’est pas bonne, refaites-la. Si vous trouvez que l’ensemble de la présentation n’est pas bonne, réorganisez vos diapositives jusqu’à ce que l’ensemble soit cohérent et fluide. J’ai refait certaines diapositives dans le train avant d’arriver à Strasbourg l’après-midi même, et j’étais content au final de l’avoir fait ;

Ayez de l’humour. Je sais, c’est pas forcément facile. Mais tentez de mettre une dose d’humour dans votre présentation, ça fait toujours mieux passer la pilule, surtout si le sujet est indigeste. Attention, il faut être drôle, pas vulgaire !

– Enfin… Montrez votre passion. Si vous montrez que vous connaissez et que vous aimez votre sujet, vous n’aurez aucun mal à convaincre votre public de l’intérêt de votre cause.

Il y aurait encore bien d’autres choses à dire, comme les méthodes pour assurer une bonne démonstration technologique (logiciel, matériel…). Je garde ça sous le coude pour un autre billet :-)

(Et au passage, si vous aimeriez que je fasse pour vous cette présentation en live, vous pouvez toujours me contacter !)

ChronoCopie : un script pour calculer les vitesses de copie

Bon, ça servira pas à tout le monde tous les jours, mais je vous mets à dispo un petit script en AppleScript qui permet de sélectionner un dossier et de le copier dans un autre dossier cible, et qui vous donne au final la durée de la copie et la vitesse moyenne de copie. Les esthètes s’amuseront surtout à faire des jolis arrondis. Par contre, c’est pas d’une précision extrême, vu qu’il ne compte qu’en secondes.

Le code-source du script est libre, faites-en ce que vous voulez. Dans tous les cas, ça se télécharge en cliquant ici.

Faisons mumuse avec les modèles de Pages

pages2.pngJ’aime beaucoup Pages. Malgré ses bugs, malgré ses lenteurs, malgré ses limitations… J’aime vraiment de plus en plus ce logiciel. Et comme je l’avais déjà dit, j’en attends beaucoup plus encore dans le futur iWork 07. Mais pour le moment, je vis encore plutôt pas trop mal avec ses limitations.

Cependant, il y en a une qui m’a toujours agacée : sa gestion de la fenêtre des modèles. Et en particulier, le peu de customisation qu’elle autorise… du moins, en apparence.

Quand vous ouvrez Pages et que vous choisissez de créer un nouveau document vierge, il affiche sa page par défaut. Bien. Ces modèles sont classés par groupes, avec les groupes généraux en premier, et les groupes personnalisés de l’utilisateur en second. Comment crée-t-on des groupes perso ? Facile : il suffit de créer un ou plusieurs dossiers dans le dossier ~/Bibliothèque/Application Support/iWork/Pages/Modèles/. Jusque là, ça va encore.

Le souci, c’est que lorsqu’on ouvre les modèles, ceux d’Apple sont toujours présentés en premier dans la liste, quoi qu’on fasse ! Vous aurez bon changé le nom de vos dossiers et modèles, les votres seront toujours en tout dernier.

Si vous souhaitez quand même personnaliser cette fenêtre et mettre vos modèles préférés en premier choix, ouvrez le dossier
/Applications/Pages/Contents/Resources/French.lproj/Templates/ISO (faites contrôle-clic sur l’icône de Pages et sélectionnez Afficher le contenu du paquet pour y arriver).

Une fois là, double-cliquez sur le fichier TemplatesInfo.plist pour l’ouvrir avec Property List Editor (quoi, vous n’avez pas ce logiciel ? N’attendez pas pour l’installer, il est livré avec les autres applications des outils Développeur).

Ce fichier se décompose en trois parties :
defaultGroup : le nom du groupe par défaut qui sera affiché en premier quand vous ouvrirez la fenêtre. Ici, GeteNet Consulting ;
sortedFiles : L’ordre des fichiers tels que listés dans chaque groupe. Pour ajouter votre groupe de modèles dans cette liste, cliquez sur SortedFiles puis sur New Child. Double-cliquez sur New Item et tapez le nom du groupe, puis cliquez sur String et choisissez Array à la place. Enfin, créez des nouveaux « childs » en dessous en indiquant les noms de vos modèles, dans l’ordre que vous souhaitez les afficher (n’oubliez pas de terminer par .template).
sortedGroups : même principe, il faut créer un nouveau child dans cet array, et le nommer du nom de votre groupe.

Enfin, reste à retourner dans le Finder pour créer un alias de votre dossier-groupe dans le dossier
/Applications/Pages/Contents/Resources/French.lproj/Templates/ISO.

Même pas besoin de relancer Pages pour savourer : demandez juste à créer un nouveau document, et vos modèles seront exactement là où vous le souhaitez.

pages_modeles.png

Jouer à Asteroids avec Office 2004

asteroids.pngJouer à Asteroids dans Office 2004.

En français : lancez l’application Microsoft Office Notifications (dans le dossier Microsoft Office 2004/Office), enfoncez Commande-Option-Contrôle, sélectionnez À propos de Microsoft Office Notifications dans le menu de l’application, et cliquez sur l’icône en bas à droite, au dessus de OK.

Comme ça, la prochaine fois que vous aurez un gros plantage dans Office, vous pourrez vous passer les nerfs sur Asteroids.

(NB : je décline toute responsabilité sur la perte de productivité engendrée par l’utilisation abusive de cet Easter Egg).

Security Update 2007-004, Mac OS X Server et FTP cassé

La dernière mise à jour de sécurité 2007-004 a une tendance systèmatique à « faire sauter » le service FTP. En clair : plus aucun point de partage ne fonctionne correctement, et les changements de réglages ne donnent rien avec Server Admin. Pire encore : les utilisateurs connectés risquent de se retrouver à la racine du système !

Explication : cette mise à jour remplace le fichier ftpd.plist situé dans /System/Library/LaunchDaemons sur Mac OS X server avec la version du même fichier pour Mac OS X Client. Et du coup, ce n’est plus xftpd mais ftpd qui est lancé à la place.

Solution : remplacez le fichier ftp.plist par une copie de sauvegarde du fichier d’un serveur, ou remplacez son contenu avec le code que j’indique dans cette page (désolé, mais il semble que WordPress ait du mal à afficher proprement mon code XML).

Relancez le serveur (relancer le service FTP ne suffit pas), et vous êtes paré.

Un disque dur bootable sous Mac Intel ET PPC ? C’est possible

Depuis l’arrivée des Mac Intel, on peut utiliser deux types de partitionnement : le schéma de partition Apple (APM) ou le schéma GUID pour Intel. C’est ce qu’on voit s’afficher quand on clique sur le bouton Options dans l’onglet Partitionner d’Utilitaire de disques.

Le panneau des options pour déterminer le type de schéma de partition du disque.

Comme vous pouvez le lire, pour faire démarrer un Mac Intel, il faut utiliser du GUID, et pour du PPC, il faut de l’APM. Donc, impossible de démarrer un Mac Intel à partir d’une partition APT. Et problème si vous avez des Mac et des PC à gérer, car il faut un disque formaté dans chaque type pour pouvoir démarrer dessus.

Du moins… c’est ce que je croyais, car je suis tombé sur un vieil article de Jonathan Rentzsch (écrit en janvier 2006), qui explique qu’il est possible d’installer Mac OS X pour Intel sur une partition APM.

La solution ? Il ne faut PAS redémarrer du DVD d’installation de la version Intel pour procéder à l’installation, mais procéder à l’installation sur le disque de démarrage d’un Mac Intel, puis cloner la partition à l’aide de la fonction Restaurer d’Utilitaire de disque, de Deploy Studio ou NetRestore, bref tout outil s’appuyant sur la copie en mode bloc via la ligne de commande asr, vers la partition réservée à votre système Intel sur votre disque dur externe APM.

Et hop, ceci fait, votre disque pourra faire booter les Mac Intel et les Mac PPC, à condition de choisir le bon système (sinon boum le Kernel Panic).

Pratique !

Un disque dur bootable sous Mac Intel ET PPC ? C’est possible

Depuis l’arrivée des Mac Intel, on peut utiliser deux types de partitionnement : le schéma de partition Apple (APM) ou le schéma GUID pour Intel. C’est ce qu’on voit s’afficher quand on clique sur le bouton Options dans l’onglet Partitionner d’Utilitaire de disques.

Le panneau des options pour déterminer le type de schéma de partition du disque.

Comme vous pouvez le lire, pour faire démarrer un Mac Intel, il faut utiliser du GUID, et pour du PPC, il faut de l’APM. Donc, impossible de démarrer un Mac Intel à partir d’une partition APT. Et problème si vous avez des Mac et des PC à gérer, car il faut un disque formaté dans chaque type pour pouvoir démarrer dessus.

Du moins… c’est ce que je croyais, car je suis tombé sur un vieil article de Jonathan Rentzsch (écrit en janvier 2006), qui explique qu’il est possible d’installer Mac OS X pour Intel sur une partition APM.

La solution ? Il ne faut PAS redémarrer du DVD d’installation de la version Intel pour procéder à l’installation, mais procéder à l’installation sur le disque de démarrage d’un Mac Intel, puis cloner la partition à l’aide de la fonction Restaurer d’Utilitaire de disque, de Deploy Studio ou NetRestore, bref tout outil s’appuyant sur la copie en mode bloc via la ligne de commande asr, vers la partition réservée à votre système Intel sur votre disque dur externe APM.

Et hop, ceci fait, votre disque pourra faire booter les Mac Intel et les Mac PPC, à condition de choisir le bon système (sinon boum le Kernel Panic).

Pratique !

Mac OS X Server 10.4.8 et les partages AFP

L’excellent Nigel Kersten expliquait il y a quelques temps sur afp548.com que la version Universal Binary de Mac OS X Server 10.4.7 contenait des curieuses différences sur sa partie AppleShare avec la version de Mac OS X Server 10.4.7 qu’on obtient en installant la 10.4 puis les mises à jour (ou la mise à jour 10.4.7 combo, c’est plus simple). L’une de ses optimisations concernait directement le service AFP (Apple Filing Protocol), apparemment bien plus robuste en cas de charge importante.

Joie et bonheur, plus besoin de faire la quête auprès d’Apple pour demander cette version magique du dévédé de Mac OS X Server, car les modifications apportées sont désormais intégrées à la toute jeune version serveur de la 10.4.8. Donc, théoriquement, ça devrait marcher bien vite et bien mieux…