Pourquoi je n’aime pas les suites Office Open Source

Quand je dis que je préfère MS Office à Open Office, on me regarde souvent avec des yeux tout ronds. « C’est vrai, quoi, les p’tits gars qui font Open Office, NeoOffice et tant d’autres projets Open Source (Gimp, etc) ont quand même le courage d’affronter Microsoft, avec leur faibles moyens, et ils réussissent à faire aussi bien que Microsoft ! »

Et bien non : le souci, ce n’est pas qu’ils font aussi bien, c’est qu’ils font hélas aussi mal. Ces logiciels réussissent l’exploit d’être encore plus usine à gaz qu’Office, à être encore plus intimidants, à avoir encore moins d’ergonomie. Et comme ils ont une intégration inférieure à Mac OS X, et bien, MS Office leur tient la dragée haute. J’ai toujours du mal à comprendre comment, en 2007, les développeurs de ces suites n’ont pas compris que trop d’options tuaient ces logiciels. Qu’à force de vouloir trop faire comme Microsoft, on en reprend les mauvaises idées.

Et je suis rassuré de lire un article comme celui-ci, expliquant comment faire des logiciels plus « humains ». Avec des exemples de logiciels qui ont réussi à être proches de l’humain, Firefox étant sûrement ce qui se fait de mieux dans le domaine Open source.

Alors, je garde espoir qu’un jour, Open Office & co réussissent à devenir proches des humains. Et en attendant, je préfère largement investir quelques dizaines d’euros dans iWork, qui m’a redonné le goût des logiciels bureautiques. J’en reparlerai à l’occasion. Mais en attendant, allez lire l’article ci-dessus, riche et extrêmement bien expliqué. Si vous ne parlez pas anglais… dommage pour vous. Mais j’essaierai de donner un point de vue plus complet à ce sujet également prochainement.

12 comments

  1. Sanji dit :

    Pour moi, le soucis n’est pas dans le trop d’option. Le soucis est qu’ils reprennent le même principe, et la même ergonomie. Et c’est justement LE point où Microsoft est incompétent.
    De façon générale, je suis assez d’accord, je préfère Microsoft Office.

  2. nautilebleu dit :

    Je souscris totalement. D’une façon générale, un des problèmes de l’open source, c’est l’innovation: beaucoup de projets sont en fait des clones de logiciels existants, sans réflexion pour offrir mieux que l’original, à commencer par GNU/Linux. Je trouve dommage que 40 ans après Unix, personne n’est d’idée pour faire mieux et différent (de ce point de vue, c’est aussi vrai pour Apple ou même pour Microsoft dont Windows NT s’inspire par certains aspects d’Unix). Et je ne parle pas des bureaux KDE ou Gnome, qui ont beaucoup de mal à offrir une alternative meilleure que Windows. Et les développeurs open source innovent, c’est pour apporter une fonctionnalité totalement gadget et inutile (les fenêtre molles) au lieu de réfléchir à une utilisation pertinente des technologies vectorielles et « 3D » possibles aujourd’hui.

    Je crois que tout ça est à rechercher dans un problème de marché: on pourrait penser que les développements open source sont indépendants des problématiques d’économie de marché. Mais bien que gratuits, ils doivent pour exister occuper une part de marché suffisante pour que les sociétés qui subventionnent ces développements (Sun, IBM, Novell…) y gagnent.
    Du coup, elles privilégient des secteurs où les utilisateurs n’attendent pas vraiment de nouvelles fonctionnalités différentiatrices mais plutôt d’alléger le coup de possession. En fait, la plupart des sociétés ne sont pas intéressées par de nouvelles versions de MS Windows ou Office, elles veulent avant tout trouver le moyen de réduire le coup de possession. Alors avoir un clone gratuit des soft de MS (et le mot important ici est gratuit, pas libre), ça va très bien aux DSI.

  3. Barzi dit :

    Et moi je déteste Pages. Quand on a pris l’habitude de la pléthore de fonctions de Word, Pages coince un peu trop aux épaules.
    Je suis un fan de Word et d’Excel et je préfère Keynote à Powerpoint. Par contre, je n’arrive pas à me faire aux suites Office libres. Elle reprennent effectivement le pire de MS Office, mais en plus le pire des versions PC. Là où elles pourraient faire la différence, elles font pire. Par exemple, la gestion d’images, pénible dans Word, est misérable dans NeoOffice. Sans compter un grand nombre de fichirs corrompus lors de l’enregistrement.
    Le problème est maintenant de défendre dans un milieu professionnel l’achat de licences MS lorsqu’on nous rétorque sans arrêt que les suites OO sont gratuites.

  4. theClimber dit :

    Bon, y’a plein de choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. A commencer par dire que les logiciels libre ne sont pas innovant. C’est qui qui a développé le format de fichier OpenDocument qui est une grande évolution dans le domaine des suites bureautiques.

    Alors si vous vous limitez à l’aspect graphique, je suis d’accord que Mac OS X vous apporte une facade très jolie, mais derrière cette facade c’est un OS complètement vide et malfoutu … Je suis moi-même utilisateur de OS X et combien de fois ne m’arrives-t-il pas de regretter ce choix. Je vous renvoie vers un article qui décrit un peu ma vision des choses :
    http://www.hanoian.com/index.php?option=com_content&task=view&id=46&Itemid=44

    Quand on voit des logiciels comme Gimp qui a une modularité sans précédent. On peut y ajouter des fonctionnalités en toute simplicité, ou encore mieux, le logiciel ImageMagick qui est over puissant pour la gestion d’images. Mais c’est vrai qu’au niveau des interfaces graphiques c’est pas toujours « aussi beau » qu’on le souhaite. Le problème c’est que les braves gens qui se dévouent à programmer dans leur temps libre sont des Informaticiens … (entendez par là, programmeurs) mais ne sont pas des graphistes … chacun son boulot … et les graphistes ne sont pas nombreux dans le monde du libre.

    Il ne faut pas penser que le monde du libre est fort subventionné. Même les développeurs de Open Office n’ont pas énormément de soutiens financier. Je ne prendrais pas l’exemple de la fondation Mozilla qui, elle a pu prendre énormément de parts de marché et a vraiment un capital qui lui permet de travailler de manière plus « complète », si j’ose dire.

    Il est là le noeud du problème selon moi. Les fonctionnalités innovantes existent, et il n’en fait aucun doute. Le problème c’est que ces fonctionnalités ne sont pas toujours accessibles « à la windows » ou « à la Mac OS X » … mais de manière plus subtile.

    Bref, pour finir, je dirais que je comprends votre « coup de gueule » par rapport aux logiciels libres. Il est justifié car je reconnais qu’il y a un manque. Mais par contre, par ce mot je veux quand même vous assurer que des efforts sont faits … et il ne faut pas toujours jeter la pierre et arrêter de soutenir le monde du libre pour « si peu ».

  5. GG dit :

    The Climber : il n’est pas question de dire que le monde Open Source n’est pas innovant. Le problème est qu’il veut parfois TROP imiter le monde Windows, sans apporter des vraies solutions à des problèmes réels. Le cas des applications Office en est la preuve : plutôt que de proposer une chouette interface vraiment attirante pour les utilisateurs, on en fait un produit repoussant. Du coup, les projets se bousculent au portillon : NeoOffice, Open Office,OOO, et j’en passe… Mais tous se ressemblent. Super, le moteur est différent ! Wah, NeoOffice utilise Aqua ! Sauf qu’il l’utilise tellement mal qu’on dirait une grosse verrue plantaire sur le pied d’Adriana Karembeu. Peut-être que ça te gêne pas, mais MOI, ça me gêne. Et je ne suis pas le seul. Et manque de bol, c’est moi qui décide des produits que je vais utiliser, et des logiciels.

    La modularité de Gimp… C’est super. Mais si de base je ne peux pas faire ce que je veux avec, ou que le logiciel me balance des icônes imbuvables ou cache mal ses centaines d’options, il est intimidant. Il n’est pas accessible.

    Sérieusement, l’article que tu cites est très drôle, car il se place du point de vue d’un développeur. Et dire qu’on ne peut pas faire de travail sérieux à cause d’un microkernel est une insulte aux milliers de programmeurs qui bossent sous Mac OS X, et aux millions de personnes qui les utilisent chaque jour.

    Tu sais quoi ? Mac OS X a un microkernel, et *je m’en tape* : il a une interface sexy, il gère le glisser-déposer mieux que personne et de façon cohérente, et je gagne ma vie avec. Ce programmeur est super mignon, mais oublie-t-il que par exemple, tout ce qui est écrit sur du papier journal est passé sur un Mac ? Et que si aucune rédaction au monde ne fait de la publication de A à Z sous Linux, c’est peut-être parce que le système est IMBUVABLE pour ce type d’utilisations ?

    Tu vas peut-être être surpris, mais les gens qui applaudissent l’arrivée d’iWork’08 partagent une même idée : que le traitement de texte ou le tableur redeviennent « sexy ». Ça parait dingue ? Ben c’est normal : on a été tellement habitués à des traitements de texte gavés d’options qu’on en oublie que trop de choix, parfois, c’est mal.

    Ensuite, tu confonds « beau » et « ergonomique ». Qu’une interface ne soit pas super léchée n’est pas un énorme souci. Qu’elle soit incohérente ou difficilement compréhensible l’est beaucoup plus. Quand par exemple tu dis qu’il faut des graphistes dans le monde libre, c’est faux : on ne cherche pas à avoir des icônes plus jolies, mais des interfaces accessibles avec des zones de dialogue compréhensibles. Ça n’est pas du tout la même chose.

    Quand à parler de « subtilité » pour accéder aux fonctions… Non, ce n’est pas un bon argument. S’il faut être super subtile pour faire ce qu’on veut avec un logiciel, il y a erreur.

    Enfin, la question n’est pas de ne pas soutenir le monde du libre, mais plutôt que le monde du libre se pose la question de savoir comment être plus acceptable et donc plus « soutenable » par tout le monde. Car si Linux & co souhaitent vraiment attaquer le grand public, il faudra forcément passer par la case « cohérence » et la case « simplicité d’utilisation ». Sans aucune subtilité. Et peut-être faudrait-il déjà arrêter de faire x distributions d’un même logiciel et rassembler les ressources sur des projets mieux encadrés, car c’est souvent ce qui manque : l’encadrement, le « Benevolent Dictator ».

  6. theClimber dit :

    Bon, j’ai pas vraiment la tête à faire une belle argumentation. Ce que je voudrais simplement dire c’est qu’il faut être prudent en critiquant le monde du libre.

    Le monde du libre n’a jamais eu la prétention de vouloir prendre le relais sur les solutions propriétaire. Les logiciels libres sont apparus parce que des gens qui avaient envie de mettre leur savoir à la disposition de tous l’ont fait bénévolement sans rien demander en échange. Personne ne te force à utiliser des logiciels libre … et d’ailleurs, si c’était le cas, ils ne serait plus « libre ».

    L’objectif des logiciels libre est simplement d’être une alternative à ce qui existe dans le monde du logiciel propriétaire pour les gens de plus faible moyen, ou pour ceux qui veulent, tout simplement.

    Alors si ça ne plait pas … ben personne n’est forcé. Donc si y’a plusieurs distributions, si c’est mal organisé, c’est peut-être vrai. Mais il faut bien se dire que sans ces gens qui donnent de leur temps libre, on aurait rien… alors à choisir, le partage de connaissances est déjà très positif.

    Alors je reviens à mon exemple de la différence entre les graphistes et les informaticiens. Les informaticiens, leur premier objectif est d’avoir un truc qui marche. Le peux te donner un exemple typique : tu vas sur un site d’université voir les sites persos des profs d’ingénieurs ou d’informaticiens, c’est hyper succint, c’est du HTML pur, pas de style, juste du contenu. Simple et efficace.

    Après, c’est sur qu’il faut faire tout un travail de mettre les logiciels à la sauce des utilisateurs. Mais ça c’est encore un autre travail qui vient après. Ce travail là est aussi très gros, mais il ne requiert pas les même compétences. Or, les gens qui ont les compétences de faire ce genre de choses ne sont pas (ou peu) présentes dans le monde du libre. Tu vois ce que je veux dire?

    Alors quand tu prends l’exemple de Gimp (je ne vais pas parler d’iWork que je ne connais pas), est-ce que Gimp est plus complexe d’utilisation que Photoshop? Je ne pense pas ! Photoshop est même beaucoup plus compliqué, pourtant c’est un logiciel qui a été travaillé au niveau de son layout. Et si les options te dérangent … rien ne t’empêche de ne pas t’en servir après tout.

    L’avantage du libre, c’est que s’il te manque quelque chose dans un logiciel, rien ne t’empêche d’aller le rajouter. Chose que tu ne peux pas faire sur un logiciel propriétaire.

    Un autre argument que je pourrais soulever c’est la modularité. Les logiciels tel que OpenOffice ou Gimp sont tous les deux disponible sur Windows/Linux/OSX … ça aussi c’est du boulot, pour une maigre équipe qui travaille bénévolement. Lorsque les développeurs de Microsoft travaillent sur la nouvelle version de Ms Office, ils sont une armée de programmeurs à se consacrer uniquement à Windows, puis un an plus tard, uniquement à OSX.

    Là où je veux en venir … même si tu trouve que les logiciels libres doivent parfois penser à être plus innovant … c’est qu’il ne faut pas oublier que tu ne paye pas ton logiciel libre … il n’y a donc AUCUNE obligation pour que ça te plaise ou non. T’as pas payé, t’as rien à dire (en quelque sorte). Alors que pour Apple ou Windows … pour le prix qu’on paye … on pourrait avoir un minimum.

    Je terminerais en te faisant remarquer que ton blog tourne sur un produit libre. Est-ce que tu trouve que WordPress n’est pas innovant en matière de blog???

  7. Goldevil dit :

    Bonjour,

    je suis à la fois d’accord et pas d’accord. J’utilise OpenOffice sur PC depuis de nombreuses années (du temps ou il s’agissait encore de StarOffice 5)
    Je lui ai toujours reproché son côté confus et certaines fonctionnalités géniales sont tout de même bien cachées. Et puis certaines choses évidentes sont trop complexes (installer un dictionnaire). De plus, si c’est pour copier Ms Office pourquoi simplement changer certaines options de menu de place (juste pour pas dire qu’on a copié ?!)

    Mais finalement j’ai toujours été content de l’utiliser pour plusieurs raisons :
    - la possibilité d’enregistrer en PDF depuis longtemps
    - l’ouverture qui donne des API bien documentées (là c’est le programmeur qui parle)
    - la gratuité
    - le coté multi-plateforme

    Depuis quelques années je vire de plus en plus au Mac et j’apprécie vraiment mon récent achat de iWork 08 (enfin un chouette tableur!).
    Néanmoins, Pages et Numbers sont effectivement « juste aux entournures ». Et, malgré ce qui est dit, la compatibilité avec Excel est vraiment très limitée.

    J’aurais vraiment aimé une bonne compatibilité avec les formats OpenDocument car comme c’est un format parfaitement ouvert et documenté, la conversion aurait vraiment été bien meilleure.

    Pour ma part, je trouve assez positif la multiplication des suites basées sur OpenOffice. Car si le moteur sous-jacent est le même, c’est l’ergonomie qui fera la différence entre les concurrents. Ce qui manquait c’est une concurrence au niveau des suite office libres. C’est une des raisons, à mon avis, du peu d’évolution dans ce domaine alors que d’autres logiciels OSS sont bien plus intéressants. Firefox ne pouvait se permettre de copier Internet Explorer car ce dernier était gratuit également. Il fallait faire mieux, il fallait que l’utilisateur le préfère à IE.

    Il y a aussi des contre-exemples. AbiWord ne peut pas concurrencer OpenOffice car il s’agit que d’un traitement de texte simple mais son interface est très agréable. Je trouve Entourage, qui fait partie pourtant de la suite MS Office, trop lourd et j’ai migré mes parents vers Thunderbird qui est plus simple à utiliser tout en ayant certaines fonctionnalités bien plus performantes (l’anti-spam bayesien par exemple).

    A part cela, l’article sur Humanized.com est vraiment très intéressant. J’aime en général beaucoup les articles que tu déniche.

  8. GG dit :

    theCliber : Que l’on ne s’y méprenne pas : je ne critique pas l’originalité des logiciels libres, ni leurs qualités techniques intrasèques.

    Simplement, je trouve qu’ils sont encore des logiciels pour développeurs. Pas pour M. Tout le monde. Manque d’ergonomie, d’intégration au sein de l’OS. C’est là que se trouve le gros du travail à effectuer. Mais ce n’est pas impossible : FireFox l’a prouvé.

    Par contre, je réfute le « L’avantage du libre, c’est que s’il te manque quelque chose dans un logiciel, rien ne t’empêche d’aller le rajouter. Chose que tu ne peux pas faire sur un logiciel propriétaire. ». Les APIs de nombreux logiciels sont ouverts, cf plug-ins Photoshop, XTensions, macros Office, etc. Je ne dis pas qu’on a la modularité du libre, mais on a plus de libertés qu’on voudrait le faire croire. Je ne dis pas qu’elle est totale, mais elle existe, et est souvent suffisante pour M. Tout le monde. Je répète : M. Tout le monde, pas celui qui a du temps à investir sur de la formation Linux à outrance :-)

    Et quand tu parles des gens qui n’ont pas les moyens, ça rejoint ce que je dis : Linux est encore très loin d’être le système pour M. et Mme Michu. Quand dans l’article que tu cites, le développeur dit « Le Mac n’est pas une machine sérieuse », je dirais presque « tant mieux ». C’est celle qui fait tourner iLife et iWork, logiciels qui ont leurs faiblesses, mais qui mettent énormément de puissance dans les mains des utilisateurs avec une interface simple à appréhender. Pour à peine plus cher qu’un logiciel gratuit.

    Quand à la complexité de Gimp… J’ai beau l’essayer encore et encore, mais désolé, ça ne marche pas, son interface est clairement non-ergonomique, pas du tout basée sur des tâches simples. Il y a beaucoup de travail encore.

    WordPress, innovant… Excellente question. Agréable, oui. Innovant, difficile à dire. Mais c’est clairement un produit où les développeurs ont bossé un minimum l’interface, effectivement. Je pense que c’est beaucoup moins évident sur les applications « lourdes » que sur les web apps.

    Goldevil : tu as raison, la concurrence des suites basées sur OpenOffice pourrait faire la différence. Le seul problème, c’est qu’à l’heure actuelle, c’est très loin d’être le cas. Et tu as raison aussi sur un autre point, et en celà tu me rejoins totalement : pour contrer MS, il faut faire mieux qu’eux. Or, c’est encore loin d’être le cas. Non pas en terme de fonctionnalités, mais d’accessibilité.

    En fait, c’est ça le souci : ces produits ne sont pas accessibles. Et il faudrait qu’ils le deviennent. Vraiment. Là, on pourra s’intéresser vraiment à eux comme remparts à Office. Mais on en est encore loin, hélas.

  9. Goldevil dit :

    Trois petits commentaires.

    1) Tout d’abord, je pense que la plupart des logiciels open source ont dans leur liste d’objectifs celui d’être multi-plateforme et c’est un handicap assumé tant au niveau des fonctionnalités que de l’ergonomie. Souvent certains aspect ergonomiques ne sont possible que dans le cadre du plus petit commun dénominateur aux 3 plateformes.

    Prenons par exemple CyberDuck qui est un bon petit logiciel de FTP. Il n’apporte pas grand chose au niveau fonctionnel par rapport à FileZilla mais je le préfère pour une série de petits détails qui sont spécifiques au Mac (Spotlight, le widget,…).
    L’avantage de FileZilla est qu’il existe sur Win et sur Linux avec la même interface et les même fonctionnalités.
    Je suis confronté aux trois mondes et c’est pour cela que j’utilise plus souvent FileZilla.

    Mozilla a solutionné en partie ce problème en créant un nouveau langage de description d’interface, XUL. Le résultat est là et est formidable. Mais peu de gens se rendent compte de l’énorme travail qui se cache derrière ces trois lettres. Peu de projets OpenSource peuvent se permettre d’investir autant dans le domaine de l’interface.

    2) Je pense que si Linux reste effectivement trop technique dans la plupart des distributions, les choses changent tout de même assez vite.
    Par exemple Ubuntu reste assez simple d’approche même pour un néophyte et il y a beaucoup de développements qui sont orientés sur l’ergonomie. Il ne faut pas limiter Beryl aux fenêtres molles et qui collent. L’utilisation de plusieurs espaces de travail via un « cube » est vraiment très pratique.
    Il faut se rappeler d’où on vient. Rappelez-vous de Linux il y a 5 ans et comparez avec maintenant. L’écart se réduit.

    3) Il n’y a pas que OpenOffice mais aussi KOffice. Cette dernière suite semble assez facile d’utilisation et sera disponible en version 2 sur Mac OSX en 2008 (aussi sur Windows mais ce n’est pas le sujet). Je suis très curieux de voir le résultat. Vive la concurrence !

    PS: Je suis également rétif à l’ergonomie de Gimp malgré ses fonctions très puissantes.

  10. Augury dit :

    On va mettre les choses au point : je bosse dans un environnement varié ( Sun/Linux/Windows), et à ce titre je suis un ardent défenseur d’oOo dans ce genre de situation, ou on n’a pas à choisir sa station de travail pour rédiger une doc, avec un bemol pour les présentations, un cran au dessous de PowerPoint.

    Par contre sous OsX, les deux verrues que sont X11 (oOo) ou Java (NeoOffice), font que je passe mon tour. Pour mes docs perso, je préfère largement Abiword, ou iWork. Quand le port natif sera terminé, je redonnerai une chance à oOo.

    Quand au débat micro-kernel / noyau monolithique, il me semble que l’auteur a fait une légère impasse sur un autre (gros) OS commercial à base de micro noyau.

  11. Damien dit :

    @theClimber

    La seule chose que montre ton article, c’est que que cette personne ne connait strictement rien à l’architecture et aux fonctionnement internes de Mac OS X.
    Je vais juste lever le fait que le noyau de Mac OS X est Hybride tout comme celui de linux (bien que d’architecture différente). Alors la latence du micro noyau …

    Je rappel que le système le plus abouti en son temps Digital Unix était aussi basé sur le micronoyau Mach. Non seulement c’était le sytème le plus rapide, mais aujourd’hui encore, personne n’a complètement rattrapé le retard sur D UNIX. AdvFS créé il y a plus de 10 ans possède déjà une bonne partie des fonctionnalitées avancées de ZFS et même plus (capacité de migrer les données d’un disque à l’autre).

    La seule chose que ce gars explique dans son article, c’est qu’il n’est pas content parce que Mac OS X n’est pas Linux …

    Ensuite expliquer que Mac OS X c’est une belle interface graphique avec une système pourri derrière, ça ressemble bcp aux idées colportées par les linuxiens intégristes de base qui n’ont jamais touché Mac OS X en profondeur.

    Il suffit de lire le bouquin Mac OS X Internals pour comprendre que Mac OS X est justement très bien foutu. Un avis difficelement remis en cause vu que Amit Singh, son auteur, sait de quoi il parle ayant travaillé sur le kernel de FreeBSD, Linux, Solaris 10 dans ses nombreux postes chez IBM, les laboratoires BELL et maintenant Google.

    J’ai commencé à apprendre Unix via linux et contrairement à ce que la communauté raconte, plus je suis monté en compétence sur Unix, et plus j’ai trouvé Linux nullissime par rapport aux ‘vrais’ système Unix comme Solaris ou AIX. Linux a des années de retard…

  12. laurange dit :

    un train de retard mais l’interface de IBM Lotus Symphony (reprenant le code de oOOo) essaye d’innover et devrait à terme être bien supérieure à ce qu’il se fait dans le monde libre d’habitude.

    Il sera porté sur macos x en 2008, les versions actuelles sont encore loin d’être utilisables en prod.