Archive for 27 octobre 2009

Quand le Mac dit Bonjour à l’écologie

Moins de blog ces temps-ci, mais ce n’est pas pour autant que je reste inactif, puisque voici un petit article que j’ai pondu pour le site Tom’s Hardware à propos de l’influence de Bonjour dans la stratégie « plus écologique » d’Apple :

http://www.presence-pc.com/tests/bonjour-apple-23209/

Bonne lecture !

Confs Apple à Colmar, 29 et 30 octobre

Je serai présent au salon Colmar Multimédia Expo la semaine prochaine, les 29 et 30 octobre pour être précis, avec les gens de BeMac qui sont des gens charmants et très bien sous tous rapports. Au programme : des démos des capacités du Mac en entreprise, et deux conférences (jeudi à 10h et vendredi à 15h) où je présenterai les nouveautés de Snow Leopard ainsi que l’intégration du Mac en environnement Windows. N’hésitez pas à passer me voir et à faire coucou, ou à me poser des questions particulièrement tordues sur le stand de BeMac (je me ferai un plaisir de vous montrer comment ne pas y répondre avec talent). Ou à venir faire dédicacer vos copies de Leopard Efficace (mince, je n’aurai pas encore Snow Leopard Efficace sous le coude, les joies des délais de conception).

Venez nombreux !

MISE À JOUR : je présenterai la première conférence, et elle a lieu à 10h le jeudi et non pas 11h. Venez donc plus tôt…

Pourquoi les ventes de Mac ne seront pas menacées par Windows 7

C’est le buzz du jour : le lancement de Windows 7 ne devrait pas avoir d’impact sur les ventes de Mac. En fait, si on pense le contraire, c’est qu’on a oublié qu’aujourd’hui, ce n’est pas vraiment le système qui vend l’ordinateur, mais ses logiciels. Et cela est vrai pour toute plate-forme.

Je m’étais d’ailleurs posé la question il y a quelques mois : pourquoi Microsoft n’a pas réussi pas à imposer Vista ? Car après tout, si on regarde en profondeur, Vista, malgré ses défauts, ses lenteurs, possède une architecture logicielle autrement plus sophistiquée que XP (et c’est heureux, pourrait-on dire). Vista est un produit qui pourrait se vendre tout seul, mais les clients autant que les vendeurs font de la résistance. Alors, qu’est-ce qui fait que l’on n’a pas envie de passer à Vista, et que de plus en plus de gens passent au Mac quand ils envisagent de changer de machine ?

Certes, les incompatibilités sont une raison non négligeable. Mais je pense qu’il y a une autre raison, à la fois simple et complexe : Vista ne propose aucune « killer app ». La killer app, c’est ce logiciel que l’on voit tourner sur une plate-forme et qui vous fait dire « bon sang, il FAUT que j’ai ce logiciel ! », et donc vous pousser à acheter le dit produit. C’est un truc que les fabricants de consoles ont bien compris : l’arrivée d’une licence comme Final Fantasy sur la PlayStation a sûrement plus contribué à pousser de nombreux joueurs à adopter cette dernière que n’importe quel autre jeu, et ceci parce qu’il créait une rupture technologique et une nouvelle expérience au joueur. Idem pour la GameBoy, qui a bouleversé le marché du jeu portable grâce à… Tetris, vendu avec. Idem pour la Nintendo DS et des jeux comme Nintendogs, ou la Wii avec Wii Sports. En quelques mois, ces produits ont bouleversé le marché en s’imposant grâce à leur logiciel. C’est parce que le logiciel tirait parti du hardware de façon plus ou moins intelligente ou parce que ces logiciels apportaient une nouvelle interaction, une nouvelle dimension que les matériels se sont imposés.

Mais il semble que chez Microsoft, on ait oublié que ce qui fait vendre une plate-forme, ce sont ses logiciels. La plupart des logiciels qui sortent sur Vista doivent également être compatibles avec XP… et on ne voit rien de vraiment sexy qui tire parti des capacités graphiques uniques de Vista. Les tous derniers jeux restent compatibles avec XP, car il reste le système le plus utilisé. Rendre un logiciel compatible uniquement avec Vista, c’est se couper de 90% du marché. Et c’est un peu le serpent qui se mord la queue : sans grand logiciel, Vista ne se vend pas, et sans marché de Vista assez large, les éditeurs ne se risquent pas à employer ses capacités…

À contrario, Apple a un avantage sur Microsoft : la rupture avec son passé a déjà été faite il y a quelques années, et ses frameworks sont désormais très sophistiqués. Pour les développeurs, il est désormais trivial de créer des applications à l’esthétique léchée, aux animations sophistiquées. Et ils ne se gênent pas pour le faire ! Prenons la suite iLife : non seulement les capacités de Leopard sont utilisées pour créer des compositions d’images sophistiquées, mais les fonctions implémentées ne pourraient parfois pas exister sans les technologies de Leopard, comme Core Animation. Les différents effets des palettes dans iMovie, les diaporamas léchés d’iPhoto sont des exemples simples mais très efficaces pour impressionner le public. Même une application comme Photo Booth, sous son aspect rigolo, cache un véritable moteur d’animation super puissant, et c’est d’ailleurs pourquoi je conseille souvent aux vendeurs d’utiliser ce dernier comme logiciel par défaut sur un Mac : c’est une excellente vitrine technologique.

Un autre point important : l’intégration. On achète un Mac non seulement à cause du logiciel, mais aussi par le lien entre le matériel et le logiciel. Ce lien n’existe toujours pas chez Microsoft, qui reste juste le constructeur du système. Tant que Microsoft ne fera qu’édicter des normes, elle ne pourra que constater les dégâts des torpilles lancées par des sociétés comme Apple et Google pour démonter sa crédibilité (si vous n’êtes pas convaincu, regardez du côté des Windows Phone pour constater que le mot débâcle n’est pas vain).

Le lancement de Windows 7 ne changera donc effectivement pas grand chose pour Apple, à moins que Microsoft décide de changer la donne et de se lancer réellement dans des logiciels qui tirent vraiment parti de Seven, en oubliant vraiment XP. Là, Apple pourrait avoir un petit peu peur… Et encore : elle dispose désormais d’une marge de manœuvre impressionnante, ne serait-ce que par son compte en banque ou son assise sur le marché de la vente numérique, et parce qu’elle a sûrement bien compris que ceux qui veulent s’occuper sérieusement de leur logiciel devrait aussi fabriquer leur matériel, comme le disait Alan Kay et l’a répété Steve Jobs. Aujourd’hui, l’évolution du marché de l’informatique n’est plus dictée par Microsoft, et finalement, je comprendrais que ça fasse un petit peu peur à Steve Ballmer. Le pire, c’est que lui croit toujours qu’il est invincible… On en reparle dans un an ?

Màj : juste au moment où je poste cet article, l’immanquable John Gruber poste un billet fort proche du mien sur certains points, en insistant sur le fait que Microsoft vend des licences logicielles et Apple des ordinateurs, ce qui est fort différent…

Déménagement

Je déménage dans quelques heures, donc pas d’inquiétude si je mets du temps à vous répondre ou si rien n’est publié durant quelques jours. De retour dès que j’ai à nouveau une connexion Internet valable et un peu de temps !

Slate.fr et la mauvaise foi

Slate.fr se démarque une nouvelle fois par un article absolument ridicule : selon eux, Apple devrait autoriser n’importe quel périphérique à pouvoir se synchroniser avec le contenu de l’ordinateur via iTunes.

Outre le fait que cela demande à Apple de s’occuper de la gestion de périphériques tierce-partie et à assurer leur support (ce que personne ne fait, pas même Microsoft) avec son logiciel, il faudrait aussi arrêter de penser que Palm est un gentil ch’tit n’ange et que Apple c’est le gros méchant qui veut rien que les bloquer.

La vérité, c’est que chez Palm, ce sont des grosses feignasses, et qu’ils ont été bien plus pourris qu’Apple par le passé. Souvenez-vous : il y a quelques années, Palm a vendu de nombreux périphériques capables théoriquement de se synchroniser avec le Mac. Théoriquement, c’est le mot : car si Palm a un jour racheté Claris Organizer pour permettre la synchro, son développement était tellement buggé que la plupart des possesseurs de Palm se sont rués sur des solutions tierce-partie payantes, comme The Missing Sync. Et pour avoir eu en ma possession un LifeDrive durant quelques temps, je peux confirmer que ces solutions étaient parfaitement fonctionnelles, et bien meilleures que celles fournies par Palm.

Alors, où est le problème aujourd’hui ? Pas compliqué : il semble que Jon Rubinstein, ancien d’Apple et désormais dans le top trois des boss de Palm, en veuille quelque peu à Steve Jobs de s’être fait lourder, et a décidé de taper là où ça fait du bien pour lui et du mal pour Apple. En clair : « Apple bloque la synchro du Palm ». Non : Apple empêche Palm de faire croire que son appareil est un produit qu’il n’est pas, ce qui est de la malhonnêteté de la part de Palm. Si Palm était honnête, elle aurait arrêté les frais dès le deuxième blocage, et se serait dite « bon, ben achetons une licence Missing Sync à Markspace, et vendons-la avec chaque Palm », fin de l’histoire. Ou mieux, elle aurait créé sa propre soluce de synchro, comme l’a fait RIM récemment pour le BlackBerry. Mais non : Palm, redresseur de torts, décide d’aller jusqu’à contourner les règles de l’USB Consortium en faisant croire que son appareil est fabriqué par Apple. Woah.

« Apple est hypocrite », selon l’auteur du torchon de Slate. « L’iPod aurait été un fiasco si Microsoft l’avait empêché de se brancher sur des PCs. ». Euh, et le soft de synchro, c’est Microsoft qui l’a fourni sur PC ???

« La dernière version du Mac OS peut même automatiquement se synchroniser avec Microsoft Exchange – quelque chose que même Windows ne permet pas ». Apple a fait quoi ? Elle a acheté une licence ActiveSync à Microsoft. Et alors ?

« Palm est obligé de s’en remettre à un piratage parce qu’Apple ferme toutes les voies légales d’accès – en rendant illégale cette même compatibilité qui a longtemps été la raison d’être d’Apple. » Et non, et c’est bien le problème. Si la synchro était impossible sans Apple, Missing Sync n’aurait aucune raison d’être.

Quand à l’argument Samba, il est bidon : Microsoft pouvait ne pas aimer Samba, mais son fonctionnement basé sur du retro-engineering ne pouvait être soumis à caution.

Alors, qu’Apple impose parfois des méthodes limites de verrouillage, pourquoi pas, mais dire qu’Apple bloque la synchronisation d’iTunes est juste de la mauvaise foi. La seule chose qu’Apple bloque, ce sont les méthodes plus que limites de Palm. Si ces derniers veulent fournir leurs outils de synchronisation, les API de synchro via MobileMe sont publiques, et il n’y a pas de difficulté à synchroniser le contenu d’iTunes pour le Pre. Il faut juste que les développeurs de Palm se mettent vraiment au boulot, et arrêtent de faire croire qu’ils sont trop gentils. Imposer à ses clients le jeu du chat et de la souris est un danger pour Palm, pas pour Apple : au bout d’un moment, ce seront les clients qui en auront marre.

Ah, et qu’on arrête avec le monopole d’iTunes et de l’iPod : Apple n’a rien imposé, les clients ont toujours été libres d’acheter leur musique ailleurs que sur iTunes Store, l’iPod n’a jamais été le seul baladeur MP3 du marché, et les DRM ont été imposés par les majors, pas par Apple.

Venez rencontrer Apple (et moi-même) au Salon des micro-enteprises

Je serai présent tous les jours au salon des Micro-entreprises au palais des Congrès à Porte Maillot, de 8h30 à 18h, sur le stand Tryo, où je présenterai les avantages de Mac OS X et des applications du Mac pour l’entreprise.

Venez nombreux !