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Comment restaurer BridgeOS sur un Mac T2 ?

J’ai rencontré il y a quelques mois un problème sur un MacBook Air 2018, qui d’un seul coup redémarrait dès qu’il avait affaire à un élément d’interface lié à Touch ID (l’Assistant réglages, préférence système…). Systématique, avec une erreur liée à BridgeOS, la partie qui gère la Touch Bar et la sécurité Touch ID du Mac. Réinstallation de système, pareil, formatage du disque, idem, j’y ai passé pas mal de temps. À la fin, j’ai quand même découvert qu’il était possible d’utiliser la procédure DFU… comme sur iOS, pour restaurer BridgeOS sur le Mac, à l’aide d’Apple Configurator (je connaissais déjà la procédure avec l’iMac Pro, mais je n’avais pas vu qu’Apple avait mis à jour la documentation pour les Mac plus récents).

Cet article du site Mr Macintosh récapitule en anglais toutes les informations liées à la restauration de BridgeOS, et en particulier comment mettre le Mac en mode DFU. Et croyez-moi, c’est bien moins facile qu’il y paraît, entre le bon modèle de câble à utiliser et le timing qui est moins évident que ce qu’Apple indique… 

Et pour mon MacBook Air ? J’ai réussi à le passer en DFU et à restaurer BridgeOS… Et ça n’a rien changé. Zou, retour atelier, non mais !

(PS : merci à Darkomen pour le rappel ^^)

Attention à la suppression des données Touch ID sur Mac T2 !

Mise à jour : ajout du résultat des tests avec Mac à coprocesseur T1, et modification du titre sur à ces tests).

Je suis tombé récemment sur un souci intéressant : j’utilise beaucoup ces derniers temps un MacBook Air équipé de Touch ID, que je dois reformater après mes tests. Et j’avais pris l’habitude de le tester en activant TouchID dessus. Sauf qu’à un moment, Touch ID a dit « Niet, je n’enregistre plus tes empreintes : y’en a trop ! ». Non pas que j’ai utilisé mes dix doigts plus mes dix doigts de pied, mais parce que Touch ID dispose pour chaque doigt enregistré d’un emplacement spécifique dans la Secure Enclave. Et ce nombre est limité ! Du coup, si on enregistre trop de doigts… ça coince !

Renommer un doigt avec Touch ID dans la préférence Système Touch ID

Le sachiez-tu ? On peut renommer une empreinte dans la préférence Système Touch ID.

Pas de souci, cherchons donc comment supprimer les empreintes en trop. Ça tombe bien, Pierre Dandumont de l’exceeeeeeellent Journal du lapin a publié un article exactement sur ce sujet. En gros, on redémarre sur la partition Recovery et on tape la commande :

xartutil --erase-all

Ce qui efface immédiatement les empreintes stockées sur le Mac.

SAUF QUE.

Ce qui n’est pas indiqué dans les différents articles donnant cette astuce1, supprimer toutes les empreintes empêche également de déverrouiller la partition FileVault si une empreinte était stockée en relation avec un compte d’utilisateur ! Et il est impossible de réinitialiser le mot de passe du compte en démarrant sur la partition Recovery : c’est une réinstallation obligatoire à la clé ! Notez que ce n’est pas le cas si votre Mac est équipé d’un processeur T1 (Mac équipé de Touch Bar mais sans processeur de chiffrement matériel, donc Macbook Pro modèle fin 2016 ou 2017).

Donc, attention avec cette commande ! Utilisez-la uniquement si vous avez effectivement pour but de revendre un Mac comme conseillé dans l’article de Pierre. Ne l’utilisez pas sur un Mac T2 en production sans disposer d’une sauvegarde, car vous risqueriez de verrouiller définitivement le Mac et d’empêcher l’accès à toutes ses données.

  1. Et à juste titre, comme le souligne Yoann Gini, car ils ont été écrits pour la plupart avant l’arrivée des processeurs T2), c’est que si votre Mac est chiffré et équipé d’un processeur de sécurité T2 [1.À la date de cet article, cela implique les modèles suivants : iMac Pro, Mac mini 2018, MacBook Pro 2018 ou MacBook Air 2018

Kickstarter : le Side Kick, de Fuse

Il y a quelques temps, dans l’émission iWeek, j’avais présenté le Side Winder de Fuse (à 34:05), un adaptateur/enrouleur fort pratique pour les chargeurs des MacBook et MacBook Pro. Un accessoire fort utile quand on désenroule/enroule son chargeur plusieurs fois par jour. Le projet a été plus que backé, j’ai bien reçu mon adaptateur dans les temps, et il fonctionne très bien, merci pour lui.

Fuse Reel, enrouleur pour MacBook et MacBook Pro

Février 2019, rebelote : Fuse lance le Side Kick, un autre mécanisme d’enrouleur, plus compact et sûrement plus pratique avec un petit champignon qui se colle sur le chargeur, sûrement plus discret que le Side Winder. Si vous êtes intéressé, ça se finance ici. Le projet est déjà financé, en fait, mais vous pouvez encore commander.

NB : ce n’est pas un billet sponsorisé, juste un conseil d’achat d’un utilisateur satisfait :-)

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Un MacBook Pro sans DVD ?

J’ai posté cet après-midi sur Twitter mon avis sur les caractéristiques potentielles d’un prochain MacBook Pro. Attention : cela n’est pas une vérité absolue, je n’ai même pas eu d’info à ce sujet par quelqu’un d’Apple, c’est juste une supposition par rapport au marché actuel informatique. Je disais donc ceci :

Prédiction pour le prochain MacBook Pro : DVD out, SSD 64 Go mini standard + DD classique. + de batterie.

Évidemment, c’est une prévision très audacieuse que de penser voir disparaître le lecteur DVD des Mac portables d’ici quelques mois. Et pourtant, pourtant… je pense que ce mouvement risque d’apparaître bien plus vite que ce que l’on pourrait croire.

1) On lit de moins en moins de films sur DVD sur nos ordinateurs.

Il y a dix ans, votre seule possibilité pour disposer d’un film sur votre ordinateur était de disposer d’un lecteur DVD. Et nous avons tous dépensé beaucoup d’argent pour disposer de nos films sur une petite galette.

  • À cette époque, la différence de prix d’achat entre un disque dur d’ordinateur portable et d’un film en DVD était très significative, et la capacité des disques durs ne permettait pas de stocker beaucoup de données. Une galette pouvait contenir un film de 4,7 Go. Le disque dur de mon PowerBook G4 en 2001 disposait en standard de 10 Go. Votre iPhone en a au moins 8. En janvier 2001, un disque dur de 61 Go en 3,5″ (qui ne tenait même pas dans votre portable) coûtait 388$, soit 7,31$ au Go. Aujourd’hui, 1 tera-octet en 2,5″ coûte moins de 130$, soit 13 cts le Go… soit 50 fois moins !
  • Par ailleurs, les formats de compression n’étaient pas très bons sur les ordinateurs : il y avait une vraie différence qualitative entre un film sur DVD et ce qu’on pouvait avoir sur les écrans de nos ordinateurs.
  • Internet et le haut débit étaient bien moins présents qu’aujourd’hui : avant de disposer de nos lignes à haut débit à plusieurs Mb/s, nous devions nous contenter de nos maigres modems à 56K…
  • Surtout, sur un seul disque de poche, je peux disposer de centaines de films ou épisodes de séries télé, même téléchargés légalement avec iTunes (tiens tiens). Pourquoi finalement m’encombrer avec des DVD en voyage ?

On pourra m’objecter que ce n’est pas vrai, que vous utilisez à titre personnel votre lecteur DVD en voyage, etc. Mais je pense qu’Apple analyse très clairement les usages de ses produits, et que chaque cas particulier ne représente pas la réalité.

2) Le lecteur DVD est de moins en moins utilisé pour installer des logiciels.

Les débits aidant, les logiciels sont de plus en plus téléchargés. Je me souviens avec émotion il y a 15 ans lorsque j’allais acheter mon CD d’Univers Mac et que je passais des heures à fouiller dedans pour  tester des logiciels à en pourrir mon Mac. Désormais, ce sont les sites Mac comme MacGe, Welovemac and co qui nous pourrissent nos disques durs en nous conseillants moult merveilles.

Alors certes, certains GROS logiciels nécessitent un DVD pour s’installer. Mais même la CS5 peut être téléchargée… Et il n’est pas inimaginable que les logiciels désormais passent sur clé USB, comme Apple l’a fait avec le DVD d’installation du MacBook Air qui est une toute ch’tite mignonne clé. Moi je verrais bien l’installation de Final Cut Pro à partir d’une clé 64 Go : probablement moins de problèmes techniques, moins de problèmes avec les archives sur plusieurs disques à gérer, etc. Mais ça serait peut-être un cas extrême, et Apple préférera encore peut-être durant quelques temps fournir ce soft sur DVD, l’utilisation d’un lecteur DVD externe ne posant aucun problème. Et pour les gens qui ont un portable, il y a des chances qu’ils aient aussi un PC ou un Mac à portée de main pour utiliser le partage de DVD.

Les jeux vidéo ? Voyons, maintenant qu’il y a Steam sur Mac, pourquoi s’embêter encore avec des DVD ?

Et puis, reste évidemment cette fameuse icône qui a débarqué il y a quelques semaines sur nos disques durs…

Si vous vous demandiez pourquoi on pouvait désormais s’acheter Apple Remote Desktop ou Aperture pour un cinquième du prix en boite… c’est peut-être aussi pour préparer le terrain à la prochaine révolution matérielle du Mac. Songez que l’installation d’un iWork pèse moins que le dernier Tom-Tom de votre iPhone. L’App Store est la preuve que la dématéralisation a déjà marché pour les mobiles.

Enfin, n’oubliez pas que chez Apple, le logiciel et le matériel évoluent ensemble. Le Mac App Store est peut-être la preuve que le lecteur DVD n’est déjà plus le futur pour Apple.

3) On sauvegarde de moins en moins sur DVD.

Graver des données sur un DVD vierge n’est plus aussi intéressant qu’il y a 10 ans :

  • On met beaucoup moins de données sur un DVD que sur un disque dur.
  • Le ratio temps perdu/vitesse est clairement en défaveur du DVD, le coût d’un disque dur est tellement ridicule qu’il est plus rapide et moins cher de sauvegarder sur plusieurs disques différents que de graver plusieurs DVD (à moins d’avoir très, très peu de données).

J’ai calculé que sur mon MacBook Pro, j’avais utilisé moins de 5 fois mon lecteur DVD en 3 ans. Et encore, j’aurais sûrement pu m’en passer. Et pour faire une sauvegarde complète de mon disque interne actuel, il me faudrait maintenant 25 DVD double couche…

4) Apple n’aime pas se pourrir la vie avec le passé.

Le premier MacBook Air était un terrain d’expérimentation. Le nouveau modèle a été conçu autour du SSD et s’arrache, malgré l’absence de lecteur DVD.

« Oui, mais moi j’ai encore besoin d’utiliser un lecteur DVD pour transférer des fichiers, pour faire mes sauvegardes, pour lire mes films, pour… ».

À ceux-là, je rappelerai qu’en 1999, on utilisait la disquette pour démarrer pour réparer un disque, pour installer un système, pour transférer des documents, etc.

« And then this happened » 1

Apple avait OSÉ sortir un ordinateur qui n’utilisait pas les anciennes technologies du Mac (ni ADB ni SCSI au profit du tout nouveau USB), et qui sacrifiait le sacro-saint lecteur de disquettes au profit de… euh, rien. Apple pensait qu’Internet permettrait le transfert de fichiers, que le réseau Ethernet en standard ça serait bien mieux, etc. Tout le monde a hurlé que les disquettes seraient indispensables, qu’on en aurait toujours besoin pour travailler. Jusqu’à ce que la disquette disparaisse quasiment du paysage informatique. Ça a pris un peu de temps, certains ont du acheter un lecteur de disquettes USB externe2 , mais c’est arrivé. L’iMac aurait du être un échec, il a marqué le renouveau d’Apple.

Je l’ai déjà dit : Apple est souvent la première entreprise à intégrer une nouvelle technologie, mais elle n’hésitera pas non plus à être beaucoup moins conservatrice et à s’en débarrasser si nécessaire.

5) OK, mais on met quoi à la place ? Un trou ?3

Non, quand même pas. Mais si on retourne le MacBook Pro et qu’on l’ouvre, on voit que le lecteur DVD prend vraiment beaucoup de place… Pas loin du quart de la machine. Que peut faire Apple de cette place ?

Pour moi, la solution la plus logique serait de mettre un SSD EN PLUS d’un disque dur classique. Le SSD est vraiment révolutionnaire, c’est la technologie qui a donné le plus grand coup de fouet à l’informatique depuis longtemps. Avec un SSD, tout va vraiment beaucoup plus vite, l’ordinateur est silencieux, etc. Le problème, c’est le coût : on n’est pas encore à la parité entre SSD et disque à plateaux. Mais ça devrait arriver d’ici 18 mois maximum. En attendant, Apple pourrait très bien utiliser la place dégagée par le lecteur DVD pour mettre un deuxième disque classique. Ainsi, on cumule l’avantage d’un disque de grande capacité pour le stockage longue durée et le SSD pour garder une vitesse de transfert optimale. Avec éventuellement un assistant à la Apple pour délocaliser facilement son dossier de départ sur le disque externe ou seulement une partie des données comme la bibliothèque iTunes. Et une option sur l’Apple Store pour virer le disque dur et mettre un deuxième SSD à la place.

Mais même avec un deuxième disque, il restera encore dans un 15″ ou un 17″ de l’espace disponible… pour mettre par exemple encore plus de batterie. Car on a toujours envie d’avoir plus d’autonomie dans nos portables, mais avec deux disques, celle-ci risque de chuter légèrement. Pourquoi donc ne pas imaginer que la batterie pourrait occuper toute la longueur du MacBook Pro ? Et Apple aurait même éventuellement le luxe de rajouter quelques ports sur le côté gauche : pourquoi pas de l’USB 3, un deuxième FW800, un port eSATAp, le fameux LightPeak… Et toujours le lecteur DVD en option. Certes, un accessoire de plus à emporter avec soi dans certains cas, mais tellement rares finalement que dans quelques mois, on n’y pensera même plus.

Évidemment, tout ceci n’est que supposition. Évidemment, je peux me planter à 100%. Mais tout de même, il n’est pas interdit de penser que si Apple voulait une nouvelle fois marquer les esprits, elle pourrait annoncer dès maintenant la mort du lecteur DVD.

Et si cela arrive, vous l’aurez lu ici en premier. Gnark gnark.

  1. Pour reprendre le génial article de Marco Arment
  2. Et encore, le lecteur DVD externe existe déjà, alors qu’il a fallu attendre des mois après la sortie de l’iMac pour voir débarquer des lecteurs de disques USB…
  3. Cela me rappelle furieusement la voiture non-fumeur de Jacques Calvet dans les Guignols…

Glossy

Lorsque les nouveaux MacBook Pro sont sortis, je me suis jeté dessus. J’ai donc commandé et reçu depuis quelques semaines le modèle 2,53 GHz. Je n’avais pas encore fait de commentaire dessus, mais je peux surtout dire qu’il s’agit d’une superbe machine, à la finition assez magnifique, et qui dégage une impression de solidité étonnante (merci le boitier « unibody » !).

Il y avait cependant un point sur lequel j’étais particulièrement circonspect : le fameux écran « brillant ». Non pas que j’étais contre, mais je n’arrivais pas à me faire un avis sur les écrans brillants depuis que les constructeurs PC puis Apple ont commencé à l’implémenter sur leurs ordinateurs. C’était assez étonnant : je n’arrivais pas à savoir si j’étais pour ou contre. D’un certain côté, l’aspect brillant me semblait assez superbe en terme de restitution des couleurs et luminosité, mais de l’autre, les reflets me faisaient un peu peur.

Maintenant, j’avoue : depuis que je suis passé au nouveau MBP avec LED et écran brillant, j’ai du mal à voir les reflets. Non pas qu’ils n’existent pas, mais une fois dans le feu de l’action, ça devient vraiment quelque chose de secondaire. Quand je bosse dessus, je me fous un peu des reflets, en fait, je n’y fais plus attention, car je suis très rapidement concentré sur mon taf, et pas sur les bords de l’écran.

Alors, peut-être que dans d’autres corps de métier (photo…) on dira que non, les écrans glossy c’est le MAL, etc. Mais très clairement, quand on regarde l’écran du MBP avec la luminosité à fond, il est difficile de revenir en arrière… Avant de juger, testez donc, car l’écran de ce portable est vraiment très, très lumineux… Et vraiment beau.