Archive for 13 février 2008

De la cohérence du Dock

Notre Grouik préféré nous explique qu’il n’est pas content du nouveau Dock de Mac OS X 10.5.2. Non pas parce qu’Apple a décidé de remettre les listes au goût du jour – ça c’est bien – mais plutôt parce que le comportement a changé :
Sauf que… tout n’est pas complètement rentré dans l’ordre. En effet, sous Tiger, lorsque vous faisiez un clic sur un dossier du dock, son contenu apparaissait dans le finder. Et le clic droit, lui, laissait apparaître l’arborescence du dossier. Avec la 10.5.2, la hierarchie est au clic gauche et le clic droit est réservé aux paramétrages. Apple manque donc encore une fois de consistance, en ne réintroduisant qu’une partie des fonctions manquantes.

Et bien… Pas d’accord. Qu’Apple ait décidé d’afficher le contenu du dossier dans le menu en liste quand on fait un clic standard, et affiche les options quand on fait un clic droit est parfaitement consistant avec l’interface du Dock. Les piles étaient une mauvaise solution à un vrai problème : le retour des listes et leur mise en avant sont une vraie réponse.

En effet, depuis ses débuts, le Dock est divisé en deux parties : la gauche (ou la haute, pour ceux qui placent le Dock sur les côtés), réservée aux applications, et la droite (ou basse), réservée à… tout le reste.

Quand on fait un clic standard sur une icône d’application, le programme s’ouvre. Bien. Le même clic standard sur une icône de dossier ouvre sa fenêtre dans le Finder. Bien aussi. Sauf qu’en réalité, si on place une icône dans le Dock, c’est souvent pour accéder rapidement au contenu, et pour éviter d’avoir la fenêtre tout le temps à l’écran. Et le souci, c’est que très souvent, les gens ne voyaient pas la possibilité de défiler dans les dossiers, car l’option était masquée sous le clic droit… Or, le clic droit en standard sur les souris Mac, ça ne date que d‘il y a deux ans et demi, finalement. Je sais, on peut aussi y accéder via un clic maintenu, ou un contrôle-clic, mais ça reste du domaine du power user.

Mais que se passe-t-il si on fait un clic droit sur une icône d’application ? On voit différentes options : Afficher dans le Finder, Masquer, Quitter… Des actions qu’on retrouve normalement dans un menu standard ou un menu contextuel. Ce qui est cohérent avec le reste du système : quand je fais un clic droit sur une icône dans le Finder, j’ai un menu qui apparaît, avec différentes options selon l’élément sélectionné. Et quand je fais un clic droit sur un dossier dans le Dock, désormais j’ai… la même chose : un menu qui affiche les différentes options disponibles pour ce dossier. On y gagne donc bien en cohérence.

Par ailleurs, il y a une option qui a échappé à beaucoup : avec Leopard, le Dock gère les dossiers à ouverture automatique. Quand on glisse un élément sur le dossier et qu’on attend une seconde (ou qu’on appuie sur la barre d’espace), il s’ouvre dans le Finder. On glisse l’élément, et hop, il se referme. Je trouve ça plutôt intéressant… encore que là, Apple a un peu foiré le design puisque si on va alors dans un sous-dossier, la fenêtre ne se ferme pas automatiquement. Graoumpf.

Par ailleurs, contrairement à ce qu’annonce Grouik, on peut placer un alias d’un dossier dans le Dock ainsi que ce dossier sans souci. Du moins, ça marche chez moi.

Tout ça pour dire que les choix de design ne sont jamais évidents. Mais je trouve bien qu’Apple mette en avant le menu hiérarchique dans le Dock en le réservant au clic standard, car c’est souvent le contenu des dossiers qui nous intéresse, rarement les dossiers en tant que tel. Et si ça ne vous plait toujours pas, il reste la solution ultime dont j’ai fait la pub depuis plus de dix ans sans relâche : DragThing.

Enfin, il y a un dernier aspect que je trouve plutôt très, très bien : le feedback négatif sur Leopard a vraiment servi, puisque nous n’avons pas du attendre la 10.6 pour voir corriger ce qui semblait – à juste titre – des énormités : donc, retour de la barre des menus opaque (en option), Dock avec gestion des listes dans les dossiers, un menu Time Machine qui rend les opérations de ce dernier plus visibles (et permet de retirer son icône du Dock…)… C’est pas du positif tout ça ?

Mac OS X Server 10.5 et son firewall trop adaptatif

Après avoir fait mumuse avec le firew… euh, coupe-feu de Mac OS X Server 10.5, je me suis rendu compte que celui-ci avait tendance à bloquer tout seul certaines adresses IP. Dont la mienne, ce qui pouvait être gênant. C’est que Leo Server intègre un nouveau firewall adaptatif trop puissant, mais alors vraiment trop. C’est d’ailleurs une grosse fonction qui avait été annoncée pour la première Developer Preview (celle de 2006), et intégrée en silence dans la release finale (il y est fait mention uniquement dans la doc, dans un très court paragraphe).

Suite à une petite râlouille, j’ai quand même eu une info intéressante : le firewall adaptatif peut se voir appliqué des listes d’exclusion (blacklists), mais aussi des listes d’autorisations (whitelists). Et pour les appliquer, il faut passer par la commande afctl.
Par exemple, pour ajouter votre adresse IP pour éviter qu’elle soit blacklistée automatiquement, vous pouvez faire :

# sudo afctl -w adresse_ip

Spécifiez bien l’adresse IP (et pas le nom DNS). Les notations par bloc CIDR sont également autorisées.

Et comme d’hab : man -8 afctl pour en savoir plus.

10/10

Ça, c’était moi vers 15h hier après-midi :

avant12.JPG

Et ça, c’est moi ce matin :

apres11.JPG

La différence ?

Mis à par l’oeil rouge… je suis passé à 10/10 environ à chaque oeil. J’ai en effet sauté le pas : je me suis fait corriger ma myopie au laser. Et c’est… impressionnant. J’en ai presque la larme à l’oeil (quoique non, ça doit plutôt être une petite douleur post-opératoire).

En résumé :
– Découpe d’une lamelle de la cornée en sens transversal, une dizaine de secondes de laser ;
– Attente d’une heure, ouch bon dieu ça fait maaaaaaaaaaal quand l’effet de l’anesthésie est dissipéééé ;
– Après que le « capot » précédemment découpé ait été soulevé (très impressionnant), correction au laser de la myopie (Lasik), quelques dizaines de seconde cette fois-ci. Et au passage, on m’enlève ma petite astigmatie, y’a pas de raison ;
– Fin de l’opération vers 17h, et déjà, dans la salle d’attente, avant que l’effet de l’anesthésie se soit là encore dissipé, je peux constater que… ça marche, et même très bien : je peux envoyer un message avec mon iPhone à ma douce et tendre, et je peux lire les lettres sur le clavier en tendant le bras. « Avant », je crois que je n’aurais jamais pu même voir que c’était un iPhone à cette distance…
– On sort de la clinique vers 17h45, le temps de laisser le (gros) chèque à la réception. Heureusement on peut payer en plusieurs fois.

Retour à la maison à 18h30 (merci à mon épouse d’avoir été avec moi pour me raccompagner), et environ trois heures à déguster après avoir pris les multiples collyres et gouttes prescrites. Un peu comme si un lutin malin s’amusait à jouer avec des oursins sous les paupières. Allongé dans le noir, dans le calme… patience.

22h30 : debout ! Et là, on peut déjà savourer : l’aggressivité de la lumière a disparu, tout est net, je peux lire l’heure correctement sur mon réveil (ça fait près de 25 ans que ça n’a pas du m’arriver), sans même prendre mes lunettes. Qui sont où d’ailleurs ? Faut que je pense aussi à jeter ma boite de lentilles, tiens. Je peux lire mes mails, travailler un chouïa, sans pratiquement être gêné.

Reste encore quelques semaines plus ou moins pénibles, sous collyres, avec des coques sur les yeux pour dormir, etc. Mais je pense que les quelques souffrances engrangées valent largement le confort et le plaisir de redécouvrir la vie avec ses vrais yeux. Si vous avez l’occasion, si vous n’avez pas peur des opérations… Allez-y !

PS : j’ai fait les deux yeux d’un coup, certains préféreront les faire l’un après l’autre… C’est un choix personnel. Mais quand on a goûté au plaisir d’avoir un oeil corrigé, je me dis que l’attente pour se faire corriger le deuxième doit être insoutenable :-)