Archive for 27 février 2010

Apple, la passion du design… au Musée de l’informatique !

Depuis presque un an, le Musée de l’informatique dirigé de main de maître par Philippe Nieuwbourg (oui, le même qui préface Snow Leopard Efficace !) propose une exposition à l’occasion des 25 ans du Mac. Succès oblige, l’exposition a été prolongée jusqu’au 31 mars prochain.

Et pour fêter dignement la fin de cette superbe exposition, je vous invite à assister à la conférence Apple : la passion du Design, que j’aurai le plaisir de présenter le mardi 30 mars (juste un jour avant, donc !) à 18h précises. Cela se passera donc au sommet de la Grande Arche de la Défense, et je reviendrai durant un peu plus d’une heure sur l’histoire d’Apple, ses produits et surtout comment le design a été un concept majeur au sein de cette histoire… Avec démonstration « live » de produits que vous n’aurez peut-être jamais l’occasion d’avoir vu, et sûrement quelques surprises…

Plus d’informations très très bientôt sur le site du Musée de l’informatique, et ici-même !

(Pour ajouter l’événement dans iCal, cliquez ici)

Snow Leopard Efficace, dispo en PDF !

De nombreux lecteurs m’ont demandé si il était possible d’acheter Snow Leopard Efficace en version PDF. Et bien ça y est, il est désormais disponible au format Izibook pour la somme modique de 28€.

Plus aucune excuse pour ne pas vous le procurer !

Ça se passe comme ça avec Adobe

Ça se passe comme ça avec Adobe…

– Quand tu installes Adobe Creative Suite 4, tu as un fichier Installer CS4, qui est en fait un dossier ;
– Dans le dossier, tu as un ensemble de fichiers au nom impossible, sauf un qui s’appelle « Setup », ce qui signifie non pas installer, mais configurer. Bon courage si tu parles pas anglais.
– Quand on va télécharger une mise à jour sur le site, on clique d’abord pour afficher la page de la mise à jour, puis on clique sur un bouton Télécharger… qui affiche une autre page avec un autre bouton sur lequel on doit cliquer pour télécharger vraiment la mise à jour. Ça doit augmenter le compteur de hits chez Adobe.
– Et pour trouver la mise à jour qui va bien, Adobe va ajouter un peu de fun en les affichant sur son site dans le désordre. Si si, vérifiez par exemple pour Acrobat.
– Quand on fait les mises à jour automatiques, on télécharge des images-disques au nom jamais standardisé, qui s’affichent sur le bureau au fur et à mesure des installations de packages. Ça fait des clignotements sur le bureau, c’est rigolo.
– Pour désinstaller la CS4, on trouve des scripts pour chaque application, individuellement… ou pas, car certaines applications n’ont pas de fichier de désinstallation dans leur dossier.
– Les « assets » pour un logiciel comme Soundbooth se placent dans le dossier /Applications. /Bibliothèque/Application Support, c’est pour les petits joueurs.
– L’installeur d’Adobe AIR crée son propre dossier Library/Application Support à lui, dans… /Utilisateurs/Partagé. Faut SURTOUT pas utiliser les dossiers prévus par Apple, ça pourrait trop faciliter la vie des administrateurs système.
– Et tant qu’à faire, on rajoute aussi un dossier Adobe dans /Utilisateurs/Partagé. Oui, en plus du dossier Library cité plus haut. L’organisation est un concept maître chez Adobe.
– On pense aussi à créer des fichiers d’historique compressés pour indiquer ce qui a été installé. Oui, on les compresse, parce que 81,3 Mo de texte brut pour indiquer quels fichiers ont été installés et avec quelles autorisations, ça fait un peu beaucoup. Alors, certes, notre fichier d’historique est quasi-inutilisable, mais qui va le regarder de toute façon ?
– On vous laissera aussi pour 96 Mo de fichiers dans un dossier Installers. Ne nous demandez pas s’il sert à quelque chose, on n’en est plus tout à fait sûr.
– On a aussi un dossier Uninstall de 58,9 Mo. Faites-nous confiance, on sait comment désinstaller nos logiciels, on a fait SIMPLE, on vous dit.

Ouaip. J’aime Adobe.

iPad vs GooglePad : guerre (pas encore) déclarée

Le très souvent pertinent et très « dans le(s) nuage(s) » Louis Naugès aborde sur son blog la concurrence à venir de l’iPad, qui pourrait se présenter sous la forme d’une GooglePad (appelée ici gPad…). Il en profite pour apporter un peu d’eau à son moulin en expliquant pourquoi le gPad sera sûrement le meilleur choix face à l’iPad.

Malheureusement, le score sans appel (4/1 pour le gPad) est très fortement sujet à caution. Pour s’en rendre compte, il faut reprendre le p’tit schéma de M. Naugès.

Maintenant, je reviens sur ses conclusions :
– Monotâche vs multitâches : L’iPad fonctionne avec l’OS de l’iPhone qui est encore, pour le moment, monotâche. Le gPad sera nativement multitâche, dès sa sortie.
Avantage …. gPad.

Cet argument-là est totalement pernicieux, puisqu’il compare un OS existant à un OS qui n’existe pas. Tout en supposant que l’OS existant n’évoluera pas d’ici là… Par ailleurs, il faut arrêter avec l’argument selon lequel iPhone OS n’est pas multitâche : il l’est, mais Apple refuse pour le moment que les applications tierce-partie puissent fonctionner en tâche de fond. Rien n’empêche une future évolution d’iPhone OS de tirer parti du multitâche, mais c’est seulement quand Apple aura trouvé la bonne implémentation qu’elle le mettra en route.
Enfin, Chrome OS est, à ce que j’ai compris, un système complètement basé sur le « Cloud », donc, un navigateur doté d’onglets, chacun de ces onglets étant une « tâche »… Rien n’empêche dans ce cas Safari d’être considéré comme une base de système multitâches ». Pour moi, pas de gagnant.

– Client lourd vs Client Allégé : l’iPad perpétue la logique client lourd d’Apple et privilégie les usages en mode non connecté. Le gPad, à l’inverse, ne fonctionnera qu’en mode connecté, toutes les applications étant accessibles depuis un navigateur. Pour les rares situations de non-accès au réseau, HTML 5 fournira en standard la capacité de travailler Off-line. Avantage …. gPad.

Là encore, il y a une erreur à mon avis importante : parce que le HTML 5 permettRA de faire du off-line, cela annihilerai la capacité actuelle de l’iPad… à déjà faire du offline ? Pas d’avantage particulier au gPad, je dirais même plutôt « au contraire », car il restreint l’usage au web. Souvenez-vous de l’accueil glacial des développeurs en 2007 quand Steve Jobs leur a expliqué que le truc super cool avec l’iPhone, c’est qu’on pouvait faire des Web apps et que ça serait suffisant… Le SDK est arrivé l’année suivante, et le paysage de la mobilité a été littéralement chamboulé. Avantage iPad, et pour moi, il est très clair ! Ah, et pour rappel : Safari sait *déjà* gérer le offline avec HTML5.

« – OS propriétaire vs Open Source : Microsoft avec son annonce récente de Windows Mobile 7 et Apple persistent dans leur démarche d’OS mobiles propriétaires. Google, Intel, Nokia ont choisi la voie Open Source, comme l’immense majorité des acteurs de ce marché. » Ouaip, et on voit comment ça leur réussit en termes de vente, par exemple chez Nokia. Par ailleurs, c’est oublier que ce n’est pas parce qu’une partie de l’OS est propriétaire qu’il est entièrement propriétaire (cf WebKit, qu’ils sont bien contents d’avoir chez Google & co). Enfin, avoir son propre OS, c’est aussi se permettre d’innover à son propre rythme. L’iPhone n’aurait jamais pu exister si Apple avait du attendre qu’un autre développeur se bouge les fesses pour sortir ce qu’elle voulait. Et parfois, il vaut mieux tout reprendre à zéro que s’embêter avec l’existant ! Pour rappel, Apple avait envisagé à une époque de prendre Linux pour iPhone OS, avant d’adopter OS X… Si elle ne l’a pas fait, il y avait probablement d’excellentes raisons. Enfin, si les autres plate-formes se sont mises aux applications en téléchargement sur les portables, c’est probablement que la logique « Web partout » ne fonctionne pas pour tout.

– Connectique minimale vs connectique ouverte : L’iPad est vraiment très pauvre dans ce domaine : une prise écouteur et une prise «propriétaire» pour se relier à un dock de chargement et de synchronisation, comme l’iPhone. Le gPad disposera, lui de connecteurs ouverts, USB en priorité.
Avantage …. gPad.

Ok, léger avantage. Encore que des accessoires pour le connecteur iPhone, c’est pas ce qui manque… Et que les accessoires indispensables seront probablement disponibles dès sa sortie.

– Applications propriétaires vs Applications Web : Les utilisateurs d’iPad auront immédiatement à leur disposition les 140 000 + applications déjà disponibles pour l’iPhone plus des applications nouvelles construites spécialement pour profiter des nouvelles caractéristiques de l’iPad. Les utilisateurs de gPad auront, immédiatement… toutes les applications du Web à leur disposition et probablement quelques applications spécialement réalisées pour le gPad.
Avantage …. iPad.

Et là encore, l’avantage est bien plus important pour l’iPad, puisqu’il bénéficie également de toutes les applications pour le Web, et d’applications qui seront optimisées pour son interface !

La conclusion suivante me semble encore bien hasardeuse : « Le gPad sera un choix beaucoup plus logique pour des responsables informatiques qui souhaiteront proposer une tablette professionnelle à leurs clients, capable d’accéder facilement à tous les nouveaux usages SaaS / Cloud Computing en situation de mobilité. » Je ne vois pas en quoi une solution basée sur iPad serait moins logique, alors qu’elle sera déjà fiabilisée, et qu’il existe déjà de nombreuses applications développées par ces mêmes entreprises pour l’iPhone, y compris en SaaS ou Cloud Computing.

Pour en revenir au sujet initial, je pense que le Cloud a clairement de beaux jours devant lui, et bien évidemment les solutions en ligne auront les faveurs de bien des services informatiques. Mais il reste un critère important à ne pas sortir de l’équation : l’utilisateur. Et là, Apple dispose d’une arme de poids : un parc d’utilisateurs déjà plus que conséquent de la plate-forme iPhone OS. Les entreprises qui se sont déjà lancées avec succès sur iPhone OS ne vont pas forcément avoir envie de se lancer sur une plate-forme juste parce qu’il y a marqué Google dessus. Par contre, avec une plate-forme déjà reconnue comme iPhone OS, les risques sont moins importants…

Enfin, il est toujours facile de comparer un vaporware face à un produit réel… Pour le moment, le gPad n’existe pas, l’iPad sort dans moins de 45 jours. D’ici à fin 2010, Apple dispose d’un boulevard pour convaincre les entreprises de la pertinence de sa plate-forme et pour faire évoluer iPhone OS… Et ce n’est pas parce que l’approche d’Apple est différente qu’elle est forcément mauvaise. Enfin, est-ce que toutes les entreprises ont vraiment envie d’être dépendantes de Google, alors qu’elles sont à peine en train de sortir de l’hégémonie de Microsoft ? Rien n’est moins sûr…

En tout cas, je rejoins Louis Naugès sur un point : les mois à venir vont être compliqués pour les services informatiques. Et passionnants :-)

Technicien recherché pour CDI sur Paris

Et non, c’est pas encore pour Gete.Net Consulting ! Peut-être un jour…

En attendant, Matthieu Hutin, GG (Gentil Gérant) de Cliczone recherche un tech Mac pour un poste en CDI à pourvoir sur Paris, et c’est assez urgent speed :

Un petit mot pour te dire que je suis à la recherche d’un technicien Apple pour compléter mon équipe. Il s’agira de gérer nos différents clients sur site (Paris essentiellement) tant sur de la station PAO que sur du serveur OSX (avec gestion OD, profils déportés et plus si affinités…). Alors si un de tes lecteur peut être intéressé par ce challenge, qu’il n’hésites pas à me contacter sur l’adresse recrutement@cliczone.fr pour proposer ses services. Le poste est sympa et ceux qui aiment l’autonomie seront servis ;-)

Si vous avez des compétences sur Mac, vous savez ce qu’il vous reste à faire !